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Journal ELWATAN du 07 02 2013 .pdf



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El Watan
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 7 février 2013

RETROUVEZ
VOTRE SUPPLÉMENT
VOYAGES & LOISIRS
EN PAGES 13, 14 ET 15
E

ÉDITION DU CENTRE

N°6786 - Vingt-troisième année - Prix : Algérie : 15 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

NOTRE CORRESPONDANT À TUNIS ÉTAIT SUR
LES LIEUX DE L’ASSASSINAT DE CHOKRI BELAÏD

L’attentat
minute par minute

Cette photo a été
prise par notre
correspondant
de son appartement
juste après l’attentat

PUBLICITÉ

LIRE LE TÉMOIGNAGE DE MOURAD SELLAMI,
NOTRE CORRESPONDANT À TUNIS ET LES ARTICLES DE
HASSAN MOALI, NADJIA BOUARICHA, HACEN OUALI,
MUSTAPHA BENFODIL, ZINE CHERFAOUI
ET NABILA AMIR EN PAGES 2, 3 ET 4

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 2

L’ÉVÉNEMENT
CHOKRI BELAÏD EST LE SECOND OPPOSANT À AVOIR ÉTÉ ASSASSINÉ DEPUIS OCTOBRE

Peur sur la Tunisie
● Le recours aux liquidations physiques des opposants constitue le modus operandi de certains milieux, au pouvoir ou dans l’opposition,
qui veulent installer le chaos dont ils espèrent tirer les dividendes.

L

’assassinat hier de l’opposant Chokri
Belaïd, responsable du Parti des patriotes démocrates (PPD), devant
son domicile, est assurément une mauvaise nouvelle pour nos voisins tunisiens.
On craignait que la violence politico-religieuse
qui rythme la chronique dans ce pays, depuis
deux ans, ne vire au rouge. Nous y voilà, hélas,
en plein dedans avec ce premier meurtre politique de la Tunisie post-Ben Ali. Le sang de cet
acteur politique en vue versé, hier, risque d’ouvrir – A Dieu ne plaise – un long tunnel, d’où ce
pays aura bien du mal à sortir.
C’est connu, le recours aux liquidations physiques des opposants constitue le modus operandi de certains milieux, au pouvoir ou dans
l’opposition, qui veulent installer le chaos dont
ils espèrent tirer les dividendes.
Et la situation politique mais aussi économique
et sociale actuelle de la Tunisie offre, malheureusement, un terreau propice à ceux qui trépignent
d’impatience de faire main basse sur une révolution inachevée. Il est à craindre, en effet, que
l’assassinat de Chokri Belaïd ne serve d’étincelle

pour allumer le feu de la «fitna» dans un pays où
les islamistes au pouvoir peinent à proposer autre
chose qu’une campagne de moralisation aux
accents salafisites. De fait, de par l’extraction
politique et idéologique de feu Chokri Belaïd, les
soupçons vont presque naturellement au mouvement Ennahda de Ghannouchi, même ce dernier
a dénoncé «un acte criminel, un acte de terrorisme pas seulement contre Belaïd, mais contre
toute la Tunisie». Mais au-delà de la «signature»
que porterait cet assassinat politique et qui va,
on s’en doute, alimenter la polémique dans les
prochains jours, c’est l’avenir de la Tunisie qui
est aujourd’hui en jeu.
UN ACTE ISOLÉ ?
Pour avoir vécu cette sombre période jalonnée
de meurtres d’hommes politiques, de journalistes, d’artistes et autres intellectuels durant la
décennie noire, les Algériens mesurent mieux
que quiconque la menace qui pèse désormais
sur leurs voisins. L’assassinat de cet opposant de
gauche, qui n’a jamais caché ses convictions et
son allergie pour la gestion d’Ennhada, est incon-

testablement un grave dérapage de la violence
politique en Tunisie.
Il y a désormais l’avant et l’après-meurtre de
Chokri Belaïd. Nul ne peut croire que la liquidation de cet homme politique serait l’œuvre d’un
individu dépressif ou qu’il s’agisse d’un simple
règlement de compte déconnecté de la tension
politique qui étouffe la Tunisie. Cet argument fallacieux en vogue dans nos contrées pour justifier
ce genre de forfaits ne tient pas la route.
LE JASMIN SENT LA MORT…
Chokri Belaïd a été assassiné pour ce qu’il
incarnait, pour les idées qu’il portait et les
idéaux qu’il défendait. C’est pour cela qu’il est
aujourd’hui vital pour les Tunisiens au pouvoir,
dans l’opposition et au sein de la société civile,
de prendre conscience de la gravité de la situation pour éviter que leur pays ne bascule dans
l’inconnu.
Ils doivent s’unir comme un seul homme pour
dénoncer un acte abject visant à fermer à double
tour les maigres acquis de leur révolution. Il y
a, en effet, des forces centrifuges qui essayent

de réinstaller l’état d’esprit des sinistres années
Ben Ali. Bien que les Tunisiens aient compris
aujourd’hui que le régime islamiste d’Ennahda
est loin d’être un modèle du genre en matière
de démocratie, ils ne souhaitent pas pour autant
revivre le cauchemar vécu sous la botte de Ben
Ali. Et dans un contexte aussi délétère caractérisé
par une impasse politique de la troïka au pouvoir
qui a du mal à s’entendre même sur un «attelage»
gouvernemental, les résidus du RCD et ses
réseaux se feraient un malin plaisir d’y mettre
leur grain de sel.
Quoi de pire (ou de mieux, c’est selon) alors
que d’inaugurer un cycle infernal d’assassinats
politiques ciblés pour tuer l’espoir démocratique
des Tunisiens et rouvrir une brèche aux hommes
de main de Ben Ali afin de réinvestir le paradis
perdu. Les Tunisiens doivent donc se servir du
meurtre de Chokri Belaïd comme un déclic pour
amorcer un sursaut patriotique. Comme en Algérie, la peur devrait vite changer de camp, faute de
quoi, la «révolution du Jasmin» sentira l’odeur
de la mort… Et pour longtemps peut-être.
Hassan Moali

LA VIOLENCE POLITIQUE S’INSTALLE
F

aute d’un compromis sur la future
Constitution qui bloque l’organisation de nouvelles élections, la Tunisie
est plongée dans une crise politique aiguë. Celle-ci s’est dernièrement aggravée avec le refus du mouvement Ennahda au pouvoir d’accéder à la demande
de l’opposition de remanier la composante du gouvernement et de retirer
aux islamistes des ministères régaliens.
Parallèlement à l’impasse politique, les
violences ne cessent de se multiplier.
Plusieurs opposants ont accusé des
milices de la Ligue de protection de la
révolution (LPR), présentées comme
étant proches d’Ennahda par la presse
tunisienne, d’orchestrer des heurts ou
des attaques contre l’opposition.
Leur but : neutraliser la société par
la peur et se préparer à s’emparer du
pouvoir par la force dans le cas où les
résultats des urnes n’iraient pas en leur
faveur.
Ces violences, régulièrement dénoncées par l’opposition et la société civile,
ont atteint un pic avec l’assassinat,
hier à Tunis, de Chokri Belaïd, un des
principaux chefs de l’opposition tunisienne. Ce meurtre, non encore revendiqué, a spontanément provoqué des
manifestations de colère et des attaques

contre des locaux du parti islamiste au
pouvoir, Ennahda.
Le mouvement islamiste dirigé par
Rached Ghannouchi a été encore accusé d’avoir commandité ce meurtre.
Zohra Abid, rédactrice en chef du site
d’info Kapitalis et amie de cette figure
de l’opposition a accusé, quant à elle,
les milices de la LPR d’être derrière
son assassinat. Les regards se sont
directement orientés vers celles-ci car
elles ont déjà été accusées d’avoir tué,
en octobre dernier, Lotfi Nagdh, représentant de Nida Tounes à Tataouine, et
qu’elles n’hésitent pas à recourir à la
violence pour s’imposer sur le terrain.
LE PRÉCÉDENT LOTFI NAGDH
En fait, les lâches assassinats de Chokri
Belaïd et de Lotfi Nagdh sont effectivement loin de renvoyer à un épiphénomène.
La violence politique et le terrorisme
sont devenus une réalité dans le paysage politique tunisien depuis plusieurs
mois déjà. Sauf que le gouvernement
de Djebali a décidé, par calcul politique
sans doute, de ne pas trop en parler
et de fermer l’œil sur certaines des
exactions commises par les islamistes
radicaux. La complaisance et parfois

la complicité dont font preuve certains
dirigeants d’Ennahda à l’égard des
salafistes risquent aujourd’hui de coûter cher à la Tunisie. Si rien n’est fait
pour contenir toute cette violence, il
est d’ailleurs à craindre que la Tunisie
connaisse la même tragédie que l’Algérie. Cette complaisance est interprétée,
en tout cas, comme un permis de tuer.
Les djihadistes tunisiens, aidé par
AQMI, ont également ainsi mis à profit
la confusion politique ambiante pour
«ré-islamiser» la Tunisie et mettre
dehors les «forces impies».
Bien entendu, leur objectif suprême est
d’y instaurer un califat, projet qui ne
serait certainement pas pour déplaire à
Ennahda. C’est ainsi que toute l’année
2012 a été émaillée par des accrochages sanglants entre des djihadites et
les forces tunisiennes de sécurité. Suite
à une soudaine flambée de violence au
cours de laquelle des salafistes et des
jeunes se sont affrontés aux forces de
sécurité, faisant plus de 100 blessés,
dont 65 parmi les policiers, le Premier
ministre, Hamadi Djebali, a d’ailleurs
été bien obligé, le 12 juin dernier, d’instaurer le couvre-feu à Tunis (de 21h à
5h) et dans sept autres gouvernorats du
pays (Ben Arous, Manouba, Sousse,

Monastir, Jendouba, Médenine et dans
la ville de Ben Gardane) pour reprendre
le contrôle de la situation. En l’espace
de 24 heures, des postes de police,
des sièges de parti politique et celui
de l’Union générale des travailleurs
tunisiens (UGTT), la puissante centrale syndicale, ont été incendiés, des
routes bloquées en plusieurs endroits. A
Sijoumi, un tribunal, spécialisé dans les
affaires financières a même été la proie
des flammes.
LA COMPLAISANCE COUPABLE
D’ENNAHDA
La situation a été jugée d’autant plus
préoccupante qu’elle a correspondu
avec la diffusion, abondamment relayée sur les sites internet, d’un appel
attribué à Ayman Al Zawahiri, dans
lequel le chef d’Al Qaîda, successeur
d’Oussama Ben Laden, avait incité les
Tunisiens à réclamer la charia. Puis la
tension est encore montée d’un cran
avec un autre message, d’un «chef» salafiste tunisien cette fois, Abou Ayoub,
qui avait appelé dans une vidéo à «un
soulèvement populaire».
En octobre 2011, le même personnage
avait lancé, rappelle-t-on, les attaques
contre la chaîne de télévision Nessma

TV. Pour la petite histoire, Abou
Iyadh – de son vrai nom Seif Allah
Ibn Hussein –, chef d’Ançar Al Charia
en Tunisie, est soupçonné, malgré ses
démentis, d’avoir orchestré l’attaque
contre l’ambassade des Etats-Unis le
14 septembre 2012 à Tunis, qui a fait
quatre morts parmi les assaillants. Il est
recherché depuis cette date pour «homicide volontaire avec préméditation,
complot contre la sécurité intérieure
du pays, attaque contre la sécurité extérieure de l’Etat» ainsi que la formation
d’un groupe «en vue de commettre un
acte terroriste» en Tunisie et à l’étranger.
Les incidents, qualifiés à l’époque
d’«actes terroristes» par le porte-parole
du ministère de l’Intérieur, Khaled
Tarrouche, ont commencé à éclater le
10 juin 2012, jour de la fermeture du
Printemps des arts, principale manifestation tunisienne des arts plastiques
depuis une dizaine d’années, organisé
au palais Abdellia, dans la banlieue
chic de Tunis, à La Marsa. Plusieurs
artistes y exposaient leurs œuvres
récentes mais aussi leurs profondes
angoisses. Loin d’être injustifiées, ces
angoisses sont aujourd’hui partagées
par tous au Maghreb. Zine Cherfaoui

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 3

L’ÉVÉNEMENT
CHRONIQUE D’UN ASSASSINAT POLITIQUE ANNONCÉ

Maître Chokri Belaïd victime
de la recrudescence de la violence

● Le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates, Chokri Belaïd, a été froidement assassiné, hier matin, de quatre balles par des inconnus
dans le parking de l’immeuble où il habite, à Tunis.

I

l s’agit du premier assassinat
politique en Tunisie indépendante. En effet, si le lynchage
de Lotfi Nagdh, le 18 octobre
2012 à Tataouine, a été qualifié,
lui aussi, d’assassinat politique,
c’est la première fois, en Tunisie,
que l’on assassine quelqu’un juste
parce qu’il s’agit d’un adversaire
politique. Chokri Belaïd est la
première victime de cette recrudescence de violence.

L

L’icône d’une
opposition déchirée

Le véhicule dans lequel a
été assassiné l’avocat.
En médaillon, le défunt
Chokri Belaïd

porter la victime. Ils l’ont retirée
de la voiture aux vitres brisées par
les coups de feu, l’ont allongée sur
un brancard et mise dans une ambulance qui a fusé vers la clinique
Ennasr, toutes sirènes hurlantes.
Je sautais dans ma voiture et
suivis l’ambulance. En cours de
route, j’appelais Faouzi Charfi
et Emna Menif, activistes certes
dans le monde politique mais
médecins avant tout. J’appelais
aussi Issam Chebbi et Ahmed
Brahim, membres de l’Assemblée
nationale constituante, pour les
informer de l’attentat.
Les premières informations, recueillies auprès du gardien de
l’immeuble, disaient que l’assassin avait attendu que Chokri Belaïd
occupe le siège passager avant de
se placer à côté de la voiture et tirer
sur lui à bout portant. Les cinq premières balles étaient dirigées vers

la victime, alors que la dernière
visait le gardien, qui voulait intercepter l’assassin. Ce dernier s’est
enfui par la rue adjacente, où une
moto l’attendait avec un complice.
Les premiers témoignages parlent
de deux jeunes avec des bérets et
des cache-col.
SENTENCE CRUELLE
La clinique était tout près. L’ambulance est arrivée en moins de cinq
minutes. Chokri Belaïd a été introduit directement au bloc opératoire. Les premières informations
disaient qu’il était encore en vie,
mais que son état était critique. Je
priais pour lui, pour ses enfants et
pour la Tunisie.
Le docteur Faouzi Charfi est arrivé
entre-temps à la clinique. Les
informations ne sont plus rassurantes. Au bout de quarante
minutes, la sentence tombe telle un

LA TUNISIE S’EMBRASE

a Tunisie bascule. Elle s’est réveillée brutalement avec l’horrible assassinat d’un des
porte-voix de la révolution, l’opposant de gauche
Chokri Belaïd. Un assassinat politique qui a
bouleversé tout le pays. La terrible nouvelle s’est
répandue à travers toute la Tunisie, soulevant spontanément des milliers de Tunisiens pour dénoncer
un «lâche assassinat qui vise à faire taire les voix
de la liberté». Les manifestants ont pris d’assaut
le siège du ministère de l’Intérieur scandant des
slogans hostiles au parti islamiste Ennahda de
Rached Ghannouchi : «La chute pour Rached
Ghannouchi, le criminel du peuple… La mort de
Chokri ne va pas passer sous silence, tout le peuple
tunisien va venger Chokri». La police a usé de gaz
lacrymogènes pour disperser les manifestants qui
ont érigé des barricades, rapportent des témoins.
Une colère nationale contre les islamistes. Dans
d’autres villes du pays, des manifestants ont
saccagé les locaux du parti islamiste au pouvoir.
A Sidi Bouzid, haut lieu de la révolution qui a
renversé Ben Ali, des manifestants ont incendié les
locaux du parti Ennahda. A Gafsa, bassin minier

du centre du pays, des centaines de manifestants
en colère s’en sont pris aussi au siège du parti
islamiste. Une grande manifestation dans la ville
s’en est suivie pour dénoncer le «lâche assassinat
politique à travers lequel on cherche à tuer l’esprit
de la révolution», témoigne une avocate. L’indignation et la colère ont gagné également les villes
de Kasserine, Béja, Bizerte, Kef et Mezzouna
où des foules exaspérées criaient «Vengeance,
vengeance…». Tous les berceaux de la révolution
tunisienne étaient, hier, en colère. Il y règne une
situation pré-insurrectionnelle qui rappelle celle
de janvier 2011.
Prenant pour cible les locaux d’Ennahda, les
manifestants appellent à la démission du gouvernement dominé par le parti islamiste, accusé de
laxisme envers les extrémistes religieux. Le parti
de Rached Ghannouchi s’en défend. Il a nié «toute
implication dans ce meurtre», estimant que ses
auteurs «veulent un bain de sang» en Tunisie. Il
a dénoncé «un acte de terrorisme pas seulement
contre Belaïd, mais contre toute la Tunisie». Mais
l’épouse de la victime, Besma Khalfaoui, a déclaré

couperet. Les médecins n’ont pu le
sauver. Chokri Belaïd est décédé.
La clinique est déjà pleine. Il y a sa
famille, ses amis et de nombreux
représentants de la société civile
et politique. Tout le monde est en
pleurs. L’émotion est grande.
Les démocrates ont certes régulièrement dit que la violence politique était en train de gagner la Tunisie. Dans ces mêmes colonnes,
nous avons écrit qu’un virage
violent s’était opéré ces derniers
jours dans le pays.
L’émotion est grande en Tunisie.
La rue chauffe. Les manifestations
sont partout. Plusieurs locaux
d’Ennahda ont été pris pour cible.
Les forces de l’ordre ont utilisé des
gaz lacrymogènes pour disperser
les manifestants. Mais, tel n’est
pas le problème. La Tunisie vit un
blocage asphyxiant.
Mourad Sellami

que son mari «a été menacé plusieurs fois et avait
lancé des avertissements à maintes reprises, sans
résultat. On lui répondait qu’il devait assumer le
fait d’être un opposant à Ennahda». La veille de
son assassinat, Chokri Belaïd avait dénoncé, sur un
plateau de Nessma TV, «la stratégie méthodique
d’explosion de violence à chaque crise au sein
du mouvement Ennahda». Quelques jours auparavant, il avait accusé «les milices d’Ennahda, les
fameuses Ligues de protection de la révolution,
d’être à l’origine des agressions visant des militants de l’opposition démocratique». Coordinateur général du Parti des patriotes démocrate unifié, de tendance marxiste, Chokri Belaïd était une
figure emblématique de l’insurrection de 2011.
Farouchement opposé aux islamistes d’Ennahda
et grand tribun, il est devenu une icône de la résistance aux velléités hégémoniques des islamistes.
A travers son assassinat, c’est l’esprit de la révolution démocratique qui est visé. En proie à une
violence extrémiste et à un blocage politique, la
Tunisie franchit un cap dangereux dans la spirale
de la violence.
Hacen Ouali

PHOTO : EL WATAN

REPORTAGE
Maître Chokri Belaïd habite au
premier étage d’un immeuble qui
en compte huit, situé à la cité
l’Avenir d’El Menzah 6, à proximité de la Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT). J’habite
quatre étages plus haut. J’étais
assis à mon bureau, en cette matinée du 6 février, pour regarder les
derniers mails reçus, lorsque j’ai
entendu cinq détonations, suivies
quelques instants plus tard d’une
dernière. Il était 7h55. Mon aîné,
25 ans, est sorti de sa chambre
pour me dire que c’était de l’artillerie vive. Je m’en doutais un peu.
Les détonations étaient sèches,
rappelant celles que j’avais fréquemment entendues pendant la
révolution libyenne. Mon fils a
couru au balcon et on entendait
déjà des cris de femmes pleurant
la victime. J’avais le pressentiment
que c’était Chokri Belaïd qui avait
été visé. Ne pouvant attendre l’ascenseur, je descendis les escaliers
en courant. Je ne saurais oublier le
spectacle qui se présentait à mes
yeux. Chokri Belaïd, agonisant,
était adossé au siège du passager
avant de sa voiture de location.
Ses habits étaient tachés de sang.
Il y avait même du sang qui coulait
par terre. Il était clair que son état
était grave.
Mais tant qu’il y a de la vie, il
y a de l’espoir. Tous les voisins
accouraient. Et comme des ambulanciers avaient élu domicile dans
notre immeuble, depuis quelques
jours, ils s’affairaient déjà à trans-

QUI EST CHOKRI BELAÏD ?

Le 17 décembre 2010, l’opinion internationale
découvrait Mohamed Bouazizi, un vendeur
ambulant qui se brûle à vif à Sidi Bouzid, et dont
l’immolation provoquera un embrasement
généralisé qui emportera Ben Ali. Ce mercredi 6
février 2013, l’opposition tunisienne s’est
découvert une nouvelle icône et un nouvel héros :
Chokri Belaïd. Son effigie altière enflamme les
réseaux sociaux, accompagnée de formules émues.
Son sang n’a pas séché qu’il est déjà affublé du
statut de martyr. Béret beige et moustache drue, il
faut dire que Chokri Belaïd avait la tête de l’emploi :
celle d’un vrai militant de gauche, à l’ancienne. Ses
grands yeux noirs dégageaient un regard acéré
corroborant son verbe acerbe. Son visage buriné
par les luttes était davantage celui d’un syndicaliste
que d’un professionnel du droit, rompu aux arcanes
des tribunaux. Chokri Belaïd ne gueulera plus. Il ne
plaidera plus dans les procès politiques où il
mettait un point d’honneur à défendre les proscrits
de tout acabit. C’était d’ailleurs son terrain favori
sous Ben Ali. Il ne battra plus les pavés de Tunis et
de Siliana en vociférant contre les billevesées de
Ghannouchi et les foucades assassines d’Ennahda.
Ainsi en ont décidé ses bourreaux. Mais qui est
donc cet homme qui a semé la panique au pays de
Bourguiba au point d’obliger ses ennemis à lui
planter trois balles dans la tête pour le faire taire ?
Chokri Belaïd est né le 26 novembre 1964 à Djebel
Jelloud, dans la banlieue sud de Tunis, indique une
bio-express de l’AFP. Juriste de formation, il
épousera naturellement une carrière d’avocat. Mais
il refuse de s’installer dans le confort du barreau et
ses effets de manche et préfère se frotter à d’autres
prétoires. Ses goûts précoces pour la fronde en
feront un militant acharné des droits humains. Pour
l’idéologie, il faisait partie de ces élites de gauche
qui s’inscrivaient dans une sorte de «marxisme
arabe», mélange de «Che» et de Nasser. Car Chokri
Belaïd croyait fermement à un destin arabe.
D’aucuns ont relevé, chez nous, que « Belaïd » avait
plutôt une résonance berbère. C’est que Chokri
était avant tout un Maghrébin pluriel.
Feu Chokri Belaïd, on s’en doute, a fait allègrement
de la prison sous «Zaba» (surnom donné par
Taoufik Ben Brik au mari de Leila Trabelsi). Fidèle à
ses convictions panarabes, il a tenu à faire partie du
collectif de défense de Saddam Hussein, précise
encore la bio de l’AFP. Il était coordinateur général
du «Watad» («lien» en arabe,) acronyme des
«wataniyine dimocratiyine», le mouvement des
Patriotes démocrates, une des nombreuses
formations nées après la révolution du 14 janvier.
Chokri Belaïd était également une figure de proue
du Front populaire, coalition de partis de gauche,
d’extrême gauche et de «qamwiyine » tunisiens.
Peu après la révolution, il devient membre de la
«Haute Instance pour la réalisation des objectifs de
la révolution, de la réforme politique et de la
transition démocratique». Tribun fougueux,
polémiste impétueux, Chroki Belaïd est connu pour
ses positions tranchées à l’égard d’Ennahda et de la
Troïka. Sur Youtube, on peut retrouver les vidéos de
ses coups de gueule sur les plateaux télés qu’il
écumait ou dans les meetings qu’il animait, et où il
mettait régulièrement en garde contre le fascisme
des islamistes et les menaces qu’ils représentaient
pour l’opposition laïque. Il fêta ses 48 ans en
attisant des manifestations sociales à Siliana. Peu
avant sa tragique disparition, il avait engagé un
bras de fer avec le ministre de l’Intérieur
nahdhaoui, Ali Laârayedh. La veille de son
assassinat, il dénonçait la «création de milices pour
terroriser les citoyens et entraîner le pays dans une
spirale de violence» en martelant à qui voulait
l’entendre qu’Ennahda fomentait une série
d’assassinats politiques. Terriblement
prémonitoire…
M. B.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 4

L’ÉVÉNEMENT
ASSASSINAT DE CHOKRI BELAÏD

Marzouki : «C’est une lettre envoyée,
mais qui ne sera pas reçue»
L

a Tunisie vit aujourd’hui une
des phases les plus sensibles
de son histoire. L’espoir
qu’avait semé la révolution du Jasmin en 2011 connaît une sérieuse
menace avec l’assassinat de l’opposant Belaïd Chokri, hier, devant son
domicile.
Le fleuve et l’élan démocratiques
seront-ils détournés ? L’avenir apportera les réponses, mais la crainte
aujourd’hui est de voir tous les efforts consentis par le peuple tunisien
pour la démocratie dévoyés et servir
les fossoyeurs des libertés. L’annonce de l’assassinat de l’opposant
tunisien a jeté l’effroi dans la société
tunisienne. La classe politique a vite
fait de dénoncer cet attentat contre
l’opposant et contre la marche de la
révolution démocratique.
Le président tunisien, Moncef
Marzouki, qui se trouvait au Parlement européen hier, a dénoncé
«l’odieux assassinat d’une figure
d’opposition de gauche». Emu,
Marzouki a affirmé que «l’odieux
assassinat du leader politique que je
connais bien est une menace, c’est
une lettre envoyée, mais qui ne sera
pas reçue».
Le président tunisien, qui est rentré
d’urgence en Tunisie après l’annonce de la mort de Belaïd Chokri, a

ajouté : «Nous refusons ce message
et nous continuons à démasquer
les ennemis de la révolution. Le
chemin est semé d’embûches pour
la Tunisie avec une violence verbale
orchestrée, des marabouts brûlés et
le drame survenu ce mercredi (hier,
ndlr).» «Nous avançons sur un chemin extrêmement étroit, balisé de
plusieurs difficultés : la révolution,
c’est simple, l’après-révolution,
c’est compliqué», indique le chef
d’Etat. Le discours de Marzouki a
suscité beaucoup d’émotion dans
l’assistance, dont une partie a même
versé des larmes, à l’image du
député vert, Daniel Cohn-Bendit,
et le chef de file des conservateurs,
Joseph Daul. A la fin du vibrant
discours, les parlementaires européens, toutes tendances confondues,
se sont levés pour ovationner le
président tunisien qui était aussi
attendu le jour même au Caire pour
la tenue du sommet de l’Organisation de la coopération islamique,
mais il a annulé sa participation en
faisant vite de rentrer en Tunisie où
des manifestations de dénonciation
et de rejet de la violence s’y déroulaient.
Dans son discours bilan du printemps tunisien, Marzouki a promis
de «protéger le mode de vie de la Tu-

nisie moderniste, de défendre toutes
les libertés et de protéger les acquis
de la femme», avant de souhaiter
recevoir de nouveaux appuis de
l’Europe, sous forme économique.
Quatre formations de l’opposition
tunisienne, à savoir le Front populaire, le Parti républicain, Al Massar
et Nida Tounès, ont lancé hier un
appel à la grève générale pour aujourd’hui et annoncé la suspension
de leur participation à l’Assemblée
nationale constituante. Alors que les
parents de Belaïd Chokri ont accusé
les islamistes d’Ennahda d’être derrière son assassinat, le Premier
ministre tunisien, Hamadi Jbali, qui
est aussi secrétaire général du parti

Ennahda, a qualifié cet assassinat
«d’acte terroriste contre toute la
Tunisie». «C’est un acte criminel,
un acte de terrorisme pas seulement
contre Belaïd, mais contre toute la
Tunisie» a-t-il affirmé.
Le parti Ennahda a attribué «l’entière responsabilité de ce crime aux
parties ayant fomenté l’assassinat»
et appelé les services de sécurité à
«déployer des efforts pour dévoiler
l’identité des criminels, les traduire
devant la justice et éclairer l’opinion publique sur leurs desseins»,
alors que des centaines de personnes
se sont rassemblées devant le ministère de l’Intérieur réclamant justice.
N. B.

L’Algérie condamne l’assassinat
de l’opposant tunisien
L’Algérie a «fermement condamné», hier, l’«assassinat odieux» de
l’opposant tunisien Chokri Belaïd et a exprimé sa «profonde solidarité
avec le peuple tunisien», selon un communiqué officiel. L’Algérie a
rappelé sa position «contre l’utilisation de la violence, sous toutes ses
formes, comme moyen d’expression politique», a indiqué un
communiqué du ministère des Affaires étrangères cité par l’APS.
L’Algérie exprime sa «profonde solidarité avec le peuple tunisien frère»,
se disant «convaincue de la capacité des Tunisiens à surmonter cette dure
épreuve et à aller de l’avant dans le parachèvement du processus
démocratique».

Me Bourayou évoque un homme de courage et de conviction
M

PHOTO : D. R.

aître Khaled Bourayou, avocat, s’est
dit très peiné par l’assassinat de Chokri Belaïd, avocat de formation et leader du
Mouvement des patriotes démocratiques en
Tunisie. Me Bourayou a connu la victime lors
du procès ayant opposé Nabil Karaoui, patron
de la chaîne de télévision Nessma TV, aux
islamistes, et ce, après la diffusion par cette
dernière du film Héliopolis, jugé diffamatoire
par les islamistes. Belaïd comme Bourayou
ont défendu, dans cette
affaire Nabil Karaoui.
Lors de ce procès, l’exchef de file de l’opposition avait crié haut et fort
que le procès en question
est politisé et marquera
l’histoire de la justice tunisienne. «On veut faire
de la Tunisie un nouvel
Afghanistan en imposant
le retour de la répression idéologique et politique», avait alors lancé
la victime. La Tunisie
entre-t-elle de plain-pied
dans cette phase cruciale
Maître Khaled Bourayou
qu’est le terrorisme ? Me
Bourayou est persuadé qu’avec l’assassinat
de Belaïd, un opposant de première ligne,
un homme porteur d’idéaux et un défenseur
des libertés, la Tunisie emprunte un virage
des plus dangereux, elle risque de connaître
le même enfer et la même spirale qu’a vécus
l’Algérie. «Les personnes qui ont assassiné
Belaïd ne communiquent qu’avec la lâcheté
et ciblent l’élite, notamment les individus
qui véhiculent des idées», témoigne Me Bourayou. Celui-ci n’a pas caché son inquiétude
quant à l’évolution de la situation chez ce
pays voisin. «Ce qui se passe en Tunisie
n’est pas de bon augure. Il s’agit d’une étape
sensible où les assassins vont frapper fort.
Ils passeront au génocide sélectif», craint
Me Bourayou précisant que Belaïd était un

homme de conviction et de caractère. «Je
l’ai connu en 2012. Il était non seulement
un homme de loi, mais également un homme
politique. Il a suivi de très près l’évolution
des événements en Algérie. Nous avons animé
ensemble des émissions et j’ai admiré en lui
son acharnement pour la défense des libertés,
notamment d’expression», affirme Me Bourayou soulignant que Belaïd était un homme
de dialogue et une personnalité agissante sur
la scène politique tunisienne. La victime,

selon Me Bourayou, vouait un grand respect au
combat des journalistes algériens. Ils étaient,
pour lui, une référence en matière de courage
et de persévérance. Maître Belaïd, rapporte Me
Bourayou, avait manifesté l’idée de créer une
association pour la défense de la liberté d’expression dans le Maghreb. «Un projet qui n’a
malheureusement pu se concrétiser», regrette
Me Bourayou qui, sur une note d’optimisme,
espère avec un collectif d’avocats relancer ce
projet.
Nabila Amir

La FIDH appelle à des
mesures urgentes

L

a Fédération internationale des droits de
l’homme (FIDH) a condamné hier l’assassinat de Chokri Belaïd, avocat, secrétaire
général du Parti des patriotes démocrates unifié
et leader du Front populaire, une coalition de 12
partis de la gauche tunisienne. Dans un communiqué rendu public hier, cette ONG a appelé à des
mesures urgentes qui doivent être prises pour faire
la vérité sur ce «crime odieux». «Nous sommes
sous le choc. Avec l’assassinat de Chokri Belaïd
un cap est franchi. Les autorités ont la responsabilité de diligenter immédiatement une enquête
impartiale et doivent faire la preuve qu’elles sont
au service de l’Etat, de la justice et de la sécurité des citoyens. Toutes les mesures nécessaires
doivent être prises pour que ces crimes ne restent
pas impunis et que la violence ne l’emporte pas»,
a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la
FIDH, estimant, par ailleurs : «Quels qu’en soient
les auteurs, cet assassinat est le résultat direct
de violences politiques dont jusqu’à ce jour les
responsables même quand ils sont connus restent
largement impunis.» Ces derniers mois, la Tunisie
a été le théâtre d’attaques ayant pris des formes
diverses : meurtre, incitation à la haine et au
meurtre, agressions physiques, destructions de
biens et campagnes de diffamation. Ces attaques
ciblent aussi bien des défenseurs des droits
humains et autres militants de la société civile,
particulièrement des femmes, que des membres
des partis politiques, ou encore des artistes ou
des universitaires. A plusieurs reprises, la FIDH
a dénoncé l’inertie des autorités face à ces actes.
«La recrudescence de la violence politique s’est
nourrie de l’impunité dont ont généralement bénéficié les auteurs de ces actes qui visent à mettre
à mal les libertés fondamentales, en particulier
les libertés d’association, d’expression et de rassemblement pacifique et le pluralisme politique.
Dans ce contexte, la majorité des partis politiques
tunisiens et les organisations de la société civile
ne cessent entre autres de demander, en vain, la
dissolution des ligues de protection de la révolution qui revendiquent la plus grande partie de ces
actes», est-il écrit dans ce document.
M.-F. G.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 5

L’ACTUALITÉ
LA CNISEL REND PUBLIC SON RAPPORT
SUR LES ÉLECTIONS LOCALES

GROUPEMENT TFT –
IN AMENAS

«L’argent sale a influé
sur leurs résultats»

Le plan de
sécurité revu

U

ne élection entachée
de fraude et dénuée de
toute crédibilité.» Telle
est la conclusion du rapport de
la Commission nationale indépendante de surveillance des
élections (Cnisel) sur le scrutin
du 29 novembre 2012, rendu
public hier lors d’une conférence de presse. Adopté par
45 partis sur les 52 ayant pris
part aux élections locales, ce
document de 38 pages relève
de nombreux dépassements
enregistrés depuis le début de
l’opération.
La commission présidée par
Mohamed Seddiki dénonce, en
effet, l’influence de «l’argent
sale» et «la partialité de l’administration» durant ce scrutin. «L’argent sale a influé
lourdement sur le résultat du
scrutin ; l’administration a été
partiale et elle a favorisé certains partis. De ce fait, l’opération électorale a manqué de
transparence», lit-on dans ce
rapport.
Selon le président de la Cnisel, la commission a enregistré 52 catégories de dépassements constatés à travers

les 1541 communes et les 48
wilayas. «Dans ce document,
nous avons choisi de relever uniquement la nature des
dépassements sans s’attarder
sur les endroits où ils ont été
constatés et leur nombre, qui
est très important», soutient-il.
Ces dépassements, ajoute-til, vont du vote massif des
militaires à la signature de PV
non conformes. Le rapport
dénonce d’abord le vote des
éléments de l’armée et des
corps constitués loin de leurs
communes de résidence. «De
plus, chaque militaire a eu
trois à quatre procurations. Et
cela influe négativement sur le
résultat du scrutin», soulignet-on dans ce document.
La commission évoque également le non-assainissement
du fichier électoral que les
membres de la Cnisel n’ont pas
pu contrôler. «Les CD fournis
par l’administration étaient
inexploitables», indique-t-il,
précisant que cela a entravé
le travail de la commission
chargée de contrôler les élections. «Si nous ne pouvons pas
vérifier le fichier électoral,

comment pouvons-nous affirmer avoir contrôlé le scrutin ?
Nous avons seulement accompagné l’opération électorale,
sans plus», reconnaît-il.
«NOUS AVONS SUBI DES
PRESSIONS MORALES»
Selon la commission, le fichier
électoral qui constitue un élément important dans l’opération contient des anomalies. «Il
y a des centaines de personnes
décédées qui sont toujours
considérées comme des électeurs. On y trouve aussi des
noms inscrits plusieurs fois,
ce qui leur donne le droit de
voter deux ou trois fois, voire
plus», explique-t-il, tout en
citant d’autres dépassements
concernant le respect de la loi
électorale. M. Seddiki affirme
que les membres de la commission ont subi des pressions
morales durant l’exercice de
leur mission. Mais il ne donne
pas plus de détails. Il estime
aussi qu’«on ne peut pas prétendre bâtir un Etat fort avec
des institutions crédibles si on
n’est pas capable d’organiser
des élections libres et transpa-

rentes». Ce faisant, la Cnisel
élabore un certain nombre de
recommandations. L’instance a
repris pratiquement les mêmes
demandes que celles faites
dans son rapport sur les législatives du 10 mai 2012. Elle
exige l’utilisation d’un bulletin
de vote unique, l’accès de tous
les partis au fichier électoral, le
vote des militaires uniquement
dans leur lieu de résidence,
la limitation du nombre de
bureaux spéciaux et la désignation d’une seule commission neutre qui sera chargée à
la fois de la supervision et de la
surveillance des élections.
La commission demande également la tenue de réunions
préalables entre le gouvernement et les partis avant les
élections et la révision de la
loi électorale, en particulier les
mesures relatives aux quotas
réservés aux femmes et la
proportion de 7% des suffrages
exigé pour l’accès des listes au
partage des sièges à pourvoir.
«La loi électorale actuelle est
dépassée», lance le président
de cette instance.
Madjid Makedhi

COOPÉRATION SÉCURITAIRE

Le commandant
de la gendarmerie turque à Alger
L

e général-major Ahmed Bousteila, commandant de la Gendarmerie nationale,
a reçu hier, au siège du commandement de
l’institution, une délégation de la gendarmerie turque conduite par son comman-

EMPLOI

Salon
de l’embauche
de l’Insim

L

a deuxième édition du Salon de
l’embauche organisée par les étudiants de l’Institut international de management (Insim) aura lieu le 9 février
à l’hôtel El Aurassi, selon les organisateurs. Pour cette édition, il est prévu la
participation de plus de 300 étudiants
et de 50 entreprises. L’objectif de cette
rencontre est de «créer de véritables
opportunités d’emploi. Des entretiens
doivent avoir lieu entre les participants
et les chefs d’entreprise pour recenser
les possibilités de recrutement.
La première édition a eu lieu en janvier
2012 à l’hôtel El Djazaïr et avait vu
la participation de 500 étudiants et 40
entreprises. Près de 71,1% des étudiants
candidats à un emploi ou à un stage ont
pu être recrutés lors du premier Salon,
selon les organisateurs qui sont encadrés par les enseignants et les dirigeants
de l’institut.
L. S.

dant, le général d’armée Bekir Kalyoncu,
apprend-on du commandement national.
D’une durée de trois jours, cette visite de
travail s’inscrit dans le cadre de l’échange
d’expérience en matière de sécurité publique et de lutte contre la criminalité organisée. L’objectif assigné est la consolidation
et la promotion des relations bilatérales
entre les deux institutions dans le domaine
de la formation et l’échange d’expériences
professionnelles sécuritaires. Au cours de
cette visite, des contacts ont eu lieu entre
les deux parties en présence de hauts cadres
de la Gendarmerie nationale algérienne.
Cette délégation s’est rendue à travers les
organes de formation et différentes structures opérationnelles et spécialisées de ce
corps constitué, particulièrement à l’Institut

criminalistique de Bouchaoui (Alger). Cette
mission de haut niveau de la gendarmerie
turque intervient, faut-il le souligner, au lendemain de l’opération de la prise d’otages
perpétrée par un commando terroriste sur le
site gazier de Tiguentourine (In Amenas) où
la gendarmerie a pris part à l’assaut avec sa
section de sécurité et d’intervention (SSI).
A rappeler qu’avant-hier, le directeur général de la police française, Claude Baland,
était en visite de deux jours à Alger ; sa
mission l’a conduit chez le général-major
Abdelghani Hamel, directeur général de
la Sûreté nationale. Le patron de la police
française avait les mêmes objectifs pour sa
mission, à savoir l’«échange d’expériences»
et le «renforcement de la coopération» entre
les polices des deux pays.
M.-F. Gaïdi

ENTRÉE EN BOURSE

NCA Rouiba obtient le OK !

L

’entreprise agroalimentaire NCA Rouiba
a obtenu hier le feu vert pour son entrée
en Bourse, selon la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de
Bourse (Cosob). Le nombre d’actions de
NCA Rouiba, objet de l’offre, est de 2 122
988 actions, de type ordinaire, soit 25% du
capital de la société qui est constitué de 8 491
950 actions, ajoute la Cosob dans un communiqué rendu public.
Le montant de l’offre est de 849,195 millions de dinars. La valeur nominale de
l’action est de 100 DA, alors que son prix
de cession a été fixé à 400 DA. Les salariés

bénéficient par contre d’un prix réduit
fixé à 380 DA. La vente des actions est
réservée aux nationaux résidents répartis
en deux catégories d’investisseurs, préciset-on. La première concerne les salariés
de la société avec un quota maximum de
85 000 actions, alors que la seconde est réservée aux personnes physiques et personnes
morales avec un quota de 2 037 988 actions.
L’entrée en Bourse de NCA Rouiba porte
à quatre le nombre d’entreprises cotées.
Actuellement, seules les sociétés El Aurassi,
Saidal et Alliance Assurances sont cotées à la
Bourse d’Alger.
H. L.

D

e nouvelles mesures de sécurité sont mises en place dans
les différents sites pétroliers de la région. A Tin Fouyé
Tabankort, une unité de l’ANP a été appelée en renfort
pour protéger le complexe gazier et le personnel, afin d’éviter le
scénario de Tiguentourine. De nouveaux mécanismes d’action
ont été instaurés pour éviter toute attaque terroriste, notamment,
des fortifications en attendant l’installation d’un système de télésurveillance par des caméras sophistiquées, inscrit comme projet
depuis deux années. Les travaux de construction ont finalement
été confiés à MSG, une société privée qui a remplacé Martec, une
entreprise étrangère dissoute. Ainsi, un camp militaire vient d’être
installé en face du centre de production gazier, ce qui soulage la
société Shaps qui assure le gardiennage au niveau de l’usine et de
la base-vie. La rotation est prise en charge par des équipes armées
qui assurent la protection du matériel et du personnel. Depuis les
nouvelles directives émanant de la hiérarchie de l’entreprise Sonatrach en collaboration avec les services de sécurité de tous corps,
la communication est devenue un acte opérationnel permanent
entre l’ANP, la brigade de gendarmerie TFT, le GIR, la société
Shaps et la direction du GTFT, ce qui permet la maîtrise de la
situation par un important dispositif de sécurité. Le quotidien du
personnel expatrié se limite à mener à bien leur mission, d’où les
mesures prises par la société Total Elf vis-à-vis de son personnel
cadre détaché dans cette compagnie où des mesures de sécurité
draconiennes permettent de les mettre à l’abri.
Nacer Lallam

SYNDICALISTES
SUSPENDUS À HASSI R’MEL

Les travailleurs
de Sonatrach
expriment
leur soutien
L

’affaire de la suspension de quatre syndicalistes par les instances de l’UGTA a fait réagir les travailleurs de Sonatrach, qui
ont exprimé leur soutien dans un communiqué rendu public hier.
Les travailleurs de Sonatrach ont dénoncé cet acte, jugé arbitraire,
des instances syndicales de l’UGTA. Et pour cause, «ces syndicalistes suspendus ont une très haute opinion de leur mission et
se sont de tout temps opposés à la situation de pourrissement et
au statu quo imposé par l’UGTA, en étroite collaboration avec
l’administration. Les syndicalistes ’soudoyés’ jusque-là, sont invités à ne pas se faire les complices de la manipulation. Car il n’est
pas trop tard pour se ressaisir. Désormais, le combat syndical est
en dehors des structures de l’UGTA». C’est dans ce contexte que
les travailleurs accusent l’UGTA de placer des «pseudo-syndicalistes» pour protéger les privilèges de la rente et du système qui
les engraissent, alors que les syndicats autonomes accompagnent
et structurent le mouvement social dans les secteurs où ils sont
implantés, exprimant leur pleine solidarité à l’égard de leurs
collègues et camarades qui n’aspirent qu’à exercer sereinement
leurs fonctions de syndicalistes sincères. Le communiqué exhorte
par ailleurs les syndicalistes à exercer leur noble mission dans un
cadre autonome, loin des structures du sérail. Taleb Badreddine

La Casnos nous écrit

A

la suite de l’article paru dans votre journal ce jour sous le titre
«Travailleurs de la Casnos», la Casnos tient à préciser.
Dans les doléances formulées par le partenaire social, il est fait
mention, d’une part, de la lenteur dans l’application de certains
protocoles d’accord et, d’autre part, d’une contestation du mode
de gestion en place.
En ce qui concerne l’application de protocoles d’accord, la commission paritaire exerce normalement ses prérogatives, suivies
de décisions concrètes en faveur du personnel concerné. La date
d’effet d’application de ces décisions est conforme aux dispositions prévues par les protocoles d’accord. Pour certains cas, le
partenaire social prend position, sans aucune base objective, de
l’application avec un effet rétroactif au-delà de ce qui est prévu,
générant un impact financier au-dessus des moyens de la Caisse.
Pour ce qui est de la contestation du mode de gestion, limité à
l’attribution de la prime de rendement, il est rappelé que celleci est octroyée conformément aux dispositions prévues par la
convention collective.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 6

ÉCONOMIE
MANQUE DE MATIÈRE PREMIÈRE, IMPORTATIONS MASSIVES ET FAIBLESSE DU SECTEUR PUBLIC

L’industrie algérienne
du papier en péril

CLÉS

44 000
tonnes
est la quantité de fibres
vierges sous forme de
pâte marchande importée
par l’Algérie en 2010.

687 millions
de dollars
est la valeur des
importations algériennes
de pâte à papier en 2011.

128 000
tonnes
est la quantité produite
par le secteur, tous types
de produits confondus.

640 000
tonnes
est le volume global de
la consommation, tous
produits confondus.

500 tonnes

PUBLICITÉ

est le volume d’alfa
produit par l’Algérie en
2011. Il était de 30 000
tonnes en 1990.

L

’industrie algérienne du papier et carton traverse une
situation des plus critiques.
C’est la conclusion à laquelle
est parvenue une étude sectorielle
réalisée par le cabinet d’audit et de
conseil Grant Thornton, élaborée à la
demande de la SGP Gephac. L’étude,
non encore rendue publique, dresse
un état des lieux du secteur, filière
par filière, en décortiquant l’ensemble des activités industrielles de
la cellulose, des papiers et cartons,
du conditionnement et de l’emballage en Algérie. Aucune de ces
activités n’échappe à l’ambiance
générale : des contraintes et des difficultés tellement invalidantes que
la rentabilité et le fonctionnement du
secteur sont aujourd’hui mis en péril.
Mettant en cause, en premier lieu,
le manque chronique de matière
première, l’étude affirme que «les
produits finis du secteur, fabriqués
en Algérie, sont absolument insuffisants en volume pour satisfaire
les besoins dont les perspectives
de croissance sont à deux chiffres
pour les cinq années à venir». Les
entreprises publiques, qui «maîtrisent mal les importations de pâte,
papiers et cartons à transformer»,
sont victimes de la «rigidité du
code des marchés publics» et se
plaignent des «lenteurs dans les
procédures d’achat», alors que le
marché mondial «fluctue, au jour
le jour, en quantités, et donc en
cotation». Les conséquences sont
également catastrophiques sur l’activité des transformateurs locaux
privés qui déplorent, eux aussi,
«un approvisionnement en matière
première insuffisamment maîtrisé»
les obligeant à recourir à l’importation de produits semi-finis. Il en est
de même pour «les clients finaux
des secteurs utilisateurs contraints
d’importer des produits finis pour
emballer leurs produits ou pour
imprimer leurs revues», souligne
encore la même étude. Tout en
rappelant que le pays ne dispose
pas d’une production de pâte à base
de fibres cellulosique vierges, les
experts du cabinet d’audit affirment
que «le gisement exploité, la collecte et le tri des vieux papiers sont
estimés à 120 000 tonnes annuellement, mais en réalité leur manque
de disponibilité conduit à arrêter
certaines machines ou à travailler en forte sous-capacité». Et de
noter qu’à ce titre, «l’implantation
croissante de multinationales et
d’entreprises privées constitue une
menace ou une opportunité à saisir
pour le secteur national». Un secteur dont la balance commerciale
est aujourd’hui particulièrement
déficitaire en ce sens qu’aucune
exportation n’est réalisée sur la
filière bois, pâte à papier, papier et
transformation.
PRODUCTION ALFATIÈRE
EN CHUTE
«Depuis l’arrêt des unités de production de pâte à papier, la substitution par les importations est
devenue, de fait, la seule et unique
source d’approvisionnement du
secteur», précise-t-on dans l’étude.
Le recours à l’importation ne cesse
de prendre de l’ampleur et les
chiffres révélés le montrent claire-

ment : l’Algérie a importé, en 2010,
100% des fibres vierges sous forme
de pâte marchande, nécessaires à sa
consommation, soit 44 000 tonnes,
alors qu’elle importait 77,8% de ses
besoins en 2000, soit 18 000 tonnes.
En valeur, ces importations, bien
que nécessaires pour répondre à la
demande croissante, ont coûté 687
millions de dollars en 2011, contre
531 millions de dollars en 2008.
Concernant la récolte d’alfa, une
plante utilisée pour la fabrication de
pâte à papier, l’étude indique que
«la production alfatière continue de
chuter de manière drastique d’année
en année pour atteindre moins de
500 tonnes en 2011», alors qu’«en
moyenne 30 000 tonnes étaient récoltées par an au début des années
1990». Conséquence inévitable :
le pays est aujourd’hui classé au
39e rang des importateurs mondiaux de pâte avec zéro exportation.
Globalement, selon la même étude,
l’importation de papiers, en 2010, a
été chiffrée à 80% de la consommation nationale, soit 640 000 tonnes,
comparativement aux 86,2% chiffrés
en 2000 pour 268 000 t de consommation. L’Algérie est considérée
ainsi comme le 33e importateur mondial de papier. Tout en affirmant que
le pays est entièrement dépendant
de ses importations de matières
premières et «d’une façon d’autant
plus cruciale qu’aucune entreprise
publique ou privée n’est totalement
intégrée», l’étude sectorielle montre
que «l’attractivité de l’Algérie est
actuellement très faible pour les
producteurs mondiaux de cellulose,
de pâte et de papier». S’agissant de
la production, le secteur a réalisé, en
2010, un volume global de 128 000
tonnes pour tous types de produits.
La consommation, quant à elle, dépasse de loin les quantités produites
puisqu’elle est estimée à près de
640 000 tonnes, tous produits
confondus.
UNE MISE À NIVEAU NÉCESSAIRE
Il faut dire, à ce propos, que cette
situation on ne peut plus déplorable
reflète celle dans laquelle l’entreprise algérienne du secteur évolue.
Le cabinet d’audit a relevé, en effet,
un certain nombre de faiblesses traduites, entre autres, par «la vétusté
et la non-opérationnalité de certains équipements en place, notamment pour les entreprises Papcas et
Soachlore, la sous-exploitation des
capacités, l’entrave à la réactivité
face aux marchés national et international, les difficultés à obtenir la
mise à niveau ou la réparation de
certains équipements et le départ à la

retraite des compétences techniques
présentes». En revanche, la force
dont dispose le secteur se trouve
dans les entreprises du secteur privé
qui possèdent, selon l’étude, «des
sites de transformation relativement
modernes, des compétences locales
et un niveau technologique performant dans la transformation de
carton ondulé». C’est la raison pour
laquelle le cabinet d’étude suggère,
pour la relance de l’industrie du
papier, de renforcer particulièrement
les entreprises publiques «car tout le
secteur national repose sur elles». Il
propose notamment d’ «optimiser les
ressources matérielles, financières
et humaines du groupe Tonic-Gipec,

de diminuer les importations de la
Ballots de papier-carton
destinés à la récupération
PHOTO : DR

matière première en fibres pour diminuer la dépendance aux marchés
internationaux, permettre ainsi aux
unités du groupe de fonctionner à
meilleur régime». Il est suggéré aussi
d’«adopter et de maîtriser les technologies nouvelles» tout en procédant à la mise à niveau technologique
des sites.
Lyes Mechti

■ RÉCUPÉRATION DES VIEUX PAPIERS : UNE FILIÈRE PEU

DÉVELOPPÉE
La relance de la production de papier doit s’articuler principalement autour
de la récupération de vieux papiers et non pas des importations, souligne
l’étude du cabinet d’audit. Actuellement, la récupération est estimée à 100
000 tonnes/an, avec des objectifs à court terme de 200 000 t/an, selon
les experts. La filière de récupération des vieux papiers se développe
timidement et un potentiel énorme reste à être exploiter. Les vieux papiers
sont considérés comme une ressource capitale pour le recyclage, puisqu’ils
permettent un gain de productivité et, de ce fait, une option stratégique
pour l’Algérie afin de lui permettre de réduire ses importations par rapport
au reste du monde. Une meilleure réorganisation et structuration du
réseau en amont est indispensable pour assurer une récupération et un
approvisionnement constant pour les unités de recyclage, soulignent
encore les experts.
■ PAPCAS : UNE FILIALE DE GIPEC À L’ARRÊT
La fabrication de pâte à papier issue de fibres vierges est quasi-nulle en
Algérie, selon l’étude du cabinet Grant Thornton. L’ex-Somic, aujourd’hui
appelée Papcas, filiale de Gipec, est considérée comme une entreprise
intégrée. Elle produisait, depuis 1976, la pâte de paille avec une production
de 5000 t/an et 18 000 t/an en 1986. Sa production s’est estompée en
raison du manque de matière première, d’une part, et du phénomène de
sécheresse, d’autre part. En substitut, le vieux papier est recyclé pour en
faire de la pâte. Les experts rédacteurs de l’étude affirment cependant
qu’à la suite de leur déplacement sur site, il a été constaté que la seule
unité encore en fonctionnement est quasiment à l’arrêt en raison de la
non-disponibilité de vieux papiers en quantité suffisante et de la vétusté de
l’appareil de production.
■ CARTON ONDULÉ : DEUX PRIVÉS DÉTIENNENT 54% DU

MARCHÉ
Deux entreprises privées, Maghreb Emballage et Général Emballage,
détiennent, à elles seules, environ 54% du marché du carton ondulé.
Tonic, avec 16% de parts de marché, vient en troisième position avec une
utilisation de 33% de sa capacité réelle. Les entreprises publiques, Papcas
et Sacar, viennent en dernière position avec des parts très réduites ne
dépassant pas les 4% du marché total national. Avec un potentiel nominal
moyen de 100 000 tonnes, soit 24% des capacités nationales installées, le
secteur public couvre à peine 20% des besoins du marché national. Sur les
sept concurrents opérant dans la production de carton ondulé, très utilisé
pour les emballages ordinaires, seule Général Emballage dispose de deux
trains onduleurs.
■ RÉPARTITION DES ENTREPRISES : 45% DANS LA CAPITALE
Selon l’étude du cabinet de conseil, le centre-nord du pays renferme la plus
grande concentration d’entreprises morales du secteur, au nombre de 151,
dont 7 publiques. La capitale, à elle seule, regroupe 45% d’entre elles. Une
agglomération de ce type d’entreprises est également constatée sur l’axe
Alger-Sétif. Les pôles historiques, en l’occurrence Oran et Constantine,
cumulent entre 20 à 50 entreprises de cette catégorie. Il est à relever que
8 wilayas du pays n’ont aucune entreprise morale active dans le secteur.

L. M.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 7

ALGER INFO
SOLDES D’HIVER :
188 AUTORISATIONS
SEULEMENT DÉLIVRÉES

la direction du commerce de
la wilaya d’Alger n’a pourtant
délivré au 31 janvier que 188
autorisations pour les soldes
d’hiver. «Le nombre de
demandes d’autorisation de
vente en soldes représente
moins de 1% des magasins
exerçant dans la vente
d’habillement et de
chaussures, seule activité où
on pratique les soldes», a
déclaré à l’APS le
responsable du contrôle au
niveau de cette direction,
Mohamed Hadjal. Le nombre
de commerçants autorisés à
chaque période de soldes
est, cependant, en constante
augmentation d’une
opération à une autre : le
nombre est passé d’environ
60 autorisations en 2009, à
près de 190 en 2013. Les
magasins qui pratiquent les
soldes sont répartis à AlgerCentre et Hydra, alors qu’il
existe des communes où les
commerçants n’ont jamais
pratiqué cette opération,
selon M. Hadjal.

Les nouveaux tarifs irritent

les usagers
● Les usagers, eux, soutiennent que les transporteurs privés ne peuvent pas aligner leurs tarifs sur ceux de l’Etusa,
puisque les prestations ne sont guère les mêmes.

L

es nouveaux tarifs de transport
des voyageurs appliqués sur
la ligne Bab El Oued vers la
commune de Aïn Benian, en passant par Bologhine, Raïs Hamidou
et Hammamet, suscitent colère et
incompréhension parmi les usagers.
Avec une hausse de 5 à 10 DA, des
citoyens interrogés ont indiqué que
cette hausse est «injustifiée», en raison notamment des prestations qui
laissent à désirer et de l’état des bus
plutôt défectueux. En fait, depuis la
mise en application de la nouvelle
tarification, il y a une semaine, les
usagers payent 20 à 30 DA le trajet.
Un prix jugé «exorbitant», d’autant
qu’il ne répond «à aucune logique».
«Il est inadmissible de payer 20 DA
pour aller à Bologhine», relève un
usager, ajoutant que ces prix ne sont
points adaptés, et pourtant «ils ont
eu l’aval de la direction des transports». «Il est anormal de payer
un ticket à 20 DA pour un déplacement ne dépassant pas 2 km»,
s’indigne un autre citoyen. Notre
interlocuteur précisera d’ailleurs que
chaque jour que Dieu fait, d’interminables engueulades opposent des
voyageurs aux receveurs des bus.
Le seul argument avancé par les transporteurs est que les nouveaux tarifs
sont affichés, conformément à la loi.
Les usagers, eux, soutiennent
que «les transporteurs privés ne
peuvent aligner leurs tarifs sur
ceux de l’Etusa, puisque les prestations ne sont guère les mêmes».
«En plus du mauvais état des bus et
du temps record qu’ils passent en ar-

PHOTO : H. LYES

Les soldes ont été lancés à
Alger. L’engouement n’est
guère important. Les soldes,
réglementés par un décret
paru en juin 2006, ont
débuté officiellement à Alger
le 18 janvier dernier et
s’étaleront jusqu’au 28
février, indique la direction
du commerce de la wilaya.
Sur les centaines de
magasins d’habillement, de
prêt-à-porter, de chaussures,

TRANSPORT PLUS CHER DE BAB EL OUED VERS AÏN BENIAN

Une augmentation tarifaire refusée en bloc par les usagers

rêt, les receveurs et les conducteurs
sont souvent mal vêtus, mal rasés,
avec un langage déplacé, contrairement à ceux de l’Etusa qui tiennent
à respecter, tant bien que mal, certaines normes», relève un citoyen.
Se disant lésés par la décision des autorités publiques, des citoyens ont exprimé le vœu de voir les responsables
des transports exiger, au moins,

M. Tchoubane

Casbah : l’envers
d’un patrimoine
asbah : âme et architecture», tel est
l’intitulé de la conférence animée
dernièrement, au Palais des Raïs, par Lahbib
Lamouri Boulemfaâ, architecte et professeur
à l’université de Soumaâ. Un thème fort
intéressant qui nous sort un tant soit peu des
redondantes questions liées au patrimoine
séculaire de l’antique médina, dans ses mutiples
volets historico-culturels que sont l’état de
décrépitude de la médina et la restauration
de son bâti, les figures ayant traversé les âges
depuis Bologhine Menad Ibn Ziri jusqu’au
délitement ou l’état des lieux et la perspective
de la réhabilitation du patrimoine en passant par
les dynasties almoravide et almohade, le siège
du penon par les Espagnols au XVIe siècle,
le séisme de 1716 à l’époque de la Régence
d’Alger dépendant de la Sublime porte, le
pillage du trésor lors de l’invasion coloniale
française par de Bourmont, les hauts faits
d’armes ayant marqué la guerre de Libération
nationale et autres réminiscences volées au
détour de qaâdate ici et là. Les présents à cette
rencontre s’attendaient à des débats autour
des thèmes sus-évoqués. Mais le conférencier
a jugé bon, à partir de son corpus D’Alger
et d’ailleurs paru aux éditions Dalimen, à

puis l’application de ces nouveaux
tarifs, les services de contrôle sont
déployés sur le terrain afin de veiller
à éviter tout dépassement de la part
des transporteurs.
On croit savoir que certains d’entre
eux ont été sanctionnés pour avoir
dépassé le seuil réglementaire des
tarifs limités par la direction des
transports.
Djamel G.

EL MEGHARIA

INSTANTANÉ

C

l’amélioration des conditions de
transport dans ces «bus poubelles».
«Certains bus sont tellement sales
et vétustes qu’ils font peur aux voyageurs», souligne une femme d’un
certain âge, ajoutant que «certains
receveurs se comportent comme
des voyous et n’inspirent pas la
moindre confiance aux usagers.»
L’on apprend, par ailleurs, que de-

mettre en évidence un chapitre jamais mis en
lumière, voire jeter un pavé dans la mare. Il
s’est attelé, le long de la conférence, à éclairer
l’assistance sur une étude qui, bien qu’elle
se prête à une quelconque controverse dès
lors qu’elle ne fait pas consensus, ne suscite
pas moins l’intérêt. En résumé, la réflexion
saillante de l’animateur polarisait autour de
«l’architecture de la médina et ses modules en
relation avec la dimension sacrée». En somme,
tenait à disserter le conférencier, l’âme de La
Casbah est bien présente et son archirecture est
le miroir de son âme. «Colonnes, patio, beyt,
voûtes revêtues de faiences», autant d’éléments
architectoniques qui confèrent une signification
qui invite à la méditation. On peut accorder
un crédit à la réflexion de l’auteur comme on
peut ne pas y adhérer en émettant des réserves,
voire des critiques. Mais le comble est que
quelques troublions parmi les invités dont
des présidents d’association ont fait acte de
présence avant de quitter la salle au bout de dix
minutes, grommelant sans même prendre la
peine d’écouter l’essentiel pour pouvoir enrichir
les débats qui ont suivi la conférence. Mais «la
critique est aisée, et l’art est difficile», pour
reprendre Philippe Destouches.

UNE PÉTITION CONTRE LES AGRESSIONS

L

es habitants des cités Ofares, FICO,
APC-CNEP et LSP (96 et 56 Logts),
situées dans la commune d’El Megharia
(ex-Leveilly), réclament, dans une pétition
adressée au président de l’APC, une prise
en charge urgente de leurs problèmes quotidiens. Les agressions répétées des habitants
par des délinquants ont fait réagir les résidants de ces cités situées à l’extérieur de la
commune.
«Les résidants font face aux agressions
de délinquants. Ces derniers s’adonnent
à la boisson à l’intérieur des locaux de la
CNEP situés dans l’enceinte de la cité. La

vie des résidants est devenue insupportable
à cause de ces agissements», soutiennent les
signataires. Autres problèmes mis en avant :
l’éclatement des eaux usées et l’impossibilité de réunir les factures de consommation.
Les habitants, qui affirment qu’un comité
de quartier sera incessamment mis en place,
réclament l’installation de gardiens de parking, une sûreté urbaine de proximité (SUP),
un centre de santé, une annexe de l’APC et
un bureau de poste. Plusieurs milliers d’habitants résident dans les cinq cités visibles de
l’autoroute de Oued Ouchayah.
N. I.

ADMINISTRATION DE WILAYA

REMANIEMENT EN VUE

D

es changements interviendraient, dans les prochains jours, à la tête des directions de
wilaya et de certaines wilayas déléguées, apprend-on d’une source de la wilaya.
Des directeurs qui étaient aux commandes de leur administration depuis plusieurs années
seraient sur le départ. Ces commis de l’Etat ont souvent dépassé la durée de trois ans au-delà
de laquelle ils devaient, comme le veut l’usage, rejoindre d’autres postes. Certains responsables seraient annoncés, nous assure-t-on, à la tête de certaines wilayas déléguées à Alger
ou dans d’autres administrations décentralisées. Des changements ont déjà affecté certaines
administrations et wilayas déléguées, comme celle de Sidi M’hamed dont le premier responsable a été désigné comme responsable du service biométrique au niveau du ministère
de l’Intérieur. Dernièrement, le directeur de l’emploi d’Alger a été relevé de son poste. Ce
directeur, présenté devant le tribunal de Bir Mourad Raïs, «aurait été placé, a rapporté Le
Soir d’Algérie, sous mandat de dépôt suite à une affaire de délivrance de permis de travail à
des ressortissants étrangers en contrepartie de sommes d’argent».
N. I.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 7

RÉGION EST
TRANSPORT À SETTARA (JIJEL)

BORDJ BOU ARRÉRIDJ

Un port sec sera réalisé
bientôt à Tixter

Une crise qui perdure

D

● La grève des transporteurs a plongé dans le désarroi travailleurs et élèves, qui n’ont

PHOTO: ARCHIVES/ EL WATAN

pu rallier leurs postes pour les uns, et leurs établissements scolaires pour les autres.

L’APC a mobilisé un bus scolaire qui n’a pas suffi à résoudre le problème

L

es habitants du village
de Bordj Ali et de la
commune de Settara sont
confrontés, depuis deux jours,
à de grandes difficultés dans
leurs déplacements suite à la
grève des transporteurs assurant la liaison entre ces deux
localités à la ville d’El Milia.
C’est en effet depuis mardi
dernier que cette grève a été
lancée pour protester contre le
refus des autorités concernées

d’avaliser leur décision d’augmenter le tarif de transport.
«Subitement, ils ont décidé
d’eux-mêmes d’augmenter de
10 DA le prix du transport entre Bordj Ali et Settara, et c’est
préjudiciable pour les habitants, notamment ceux qui ont
à leur charge des enfants scolarisés, déjà confrontés à une
vie de plus en plus difficile au
plan matériel», soutient, non
sans désappointement, un ci-

toyen. A leur tour, les transporteurs justifient cette hausse par
les problèmes qu’ils rencontrent dans l’exercice quotidien
de leur activité et affirment faire face à un métier qui ne leur
rapporte plus grand-chose. Ce
conflit a tout de même plongé
dans le désarroi de nombreux
citoyens qui n’ont pu rallier
leur lieu de travail. Pour permettre aux élèves de rejoindre
leur établissement, les services

MILA

CONSTANTINE

Le rapt d’enfants en débat
L

ors de la conférence organisée hier à Dar El Imam Sidi El Ketteni (sise à la place
Bouhali Saïd) par la direction des affaires religieuses et des Wakfs, le Dr Noureddine Missaoui, de l’université des sciences islamiques Emir Abdelkader, a plaidé pour
l’élaboration d’études et exposés approfondis pour cerner le «phénomène» des crimes
et du kidnapping des enfants qui, selon lu, prend de l’ampleur. Le conférencier a mis
en exergue quelques chiffres alarmants établis en 2012 et qui ont été publiés dans la
presse. Il a cité, entre autres, 266 cas de suicide, 1700 tentatives de suicide et 200 cas
de kidnapping enregistrés. De sa part, le conseiller juridique Khaled Abbed a insisté
sur la nécessité de revoir le code pénal, notamment l’article 25, relatif aux crimes avec
préméditation et aux agressions des sujets âgés. Il a mis l’accent également sur «l’amnistie générale» qui, selon lui, a favorisé chez certains prisonniers libérés «l’esprit
criminel, qui le pousse à commettre des forfaits pervers». Il a aussi appelé à mettre en
place un appareil sécuritaire pour la lutte contre le kidnapping.
O. -S. M.

Démantèlement d’un
réseau des malfaiteurs
à El Khroub
C

inq éléments d’un réseau de malfaiteurs ont été arrêtés, hier, par les services de
la Gendarmerie nationale de la wilaya de Constantine. Selon le capitaine Taher
Kada, chargé de communication au groupement territorial de la wilaya, il sont cinq
jeunes, âgés entre 17 et 22 ans, natifs de la cité des Frères Abbès- plus connue par
Oued El Had-, Ali Mendjeli, El khroub et Constantine. Ils ont semé la terreur parmi
les usagers des routes de wilaya passant à proximité des localités d’El Baâraouia et El
M’ridj, dans la daïra d’El Khroub. «Deux parmi ces malfaiteurs simulent une panne de
voiture sur la route pour demander de l’aide alors que les trois autres attaquent ceux
qui s’arrêtent en utilisant des armes blanches, dont des couteaux et des haches», nous
dit le chargé de communication, qui ajoute que c’est suite à plusieurs plaintes pour vol
et agressons qui ont été déposées par quatre victimes, que cette prise a été possible.
Une enquête a été lancée par les éléments des services de recherche et d’investigation
de la gendarmerie. Les deux premiers malfaiteurs ont été arrêtés au niveau du village
des Frère Brahmia, dans la zone d’El Mridj, avec l’aide des habitants. Les trois autres
ont été arrêtés quelques heures après, alors que l’enquête est en cours pour éventuellement appréhender d’autres éléments.
R. B.

de l’APC ont mobilisé un
bus de transport scolaire, sans
pour autant parvenir à résoudre totalement le problème. En
fin d’après-midi, on apprend
qu’un terrain d’entente a été
trouvé avec les transporteurs
qui ont accepté de revenir à
de meilleurs sentiments en
augmentant que de 5 DA le
tarif sur la liaison entre Settara
et Bordj Ali, qui passe ainsi à
35DA.
Zouikri A.

L’UGEA charge
la direction
de l’UFC
P

ar communiqués interposés, les étudiants
et les enseignants de l’université de la formation continue (UFC) livrent une guéguerre
sans merci au directeur de cet établissement
depuis le 19 du mois dernier. Et le conflit
n’est pas près de s’estomper. En témoigne la
récente volée de bois vert de l’union générale
des étudiants algériens (UGEA), qui vient de
prendre fait et cause pour les deux corps susmentionnés. A son tour, cette instance charge,
par le biais d’une pétition incendiaire adressée
au ministre de tutelle et au DG de L’UFC,
le premier responsable de cette institution à
qui il est reproché des griefs répertoriés en
10 points : manifestation flagrante de fait du
prince, carences pédagogiques répétitives,
licenciements arbitraires d’enseignants et
frasques relationnelles, -qui sont autant de
dépassements portés à l’encontre du mis en
cause. Le directeur du centre, dans l’une de
ses réactions, a balayé d’un revers de la main
les faits qui lui sont reprochés.
Selon lui, «les accusations mises en avant ne
sont que prétextes fallacieux ourdis en sousmain par quelques enseignants trublions, qui
cherchent à le ‘débarquer’ de son poste». Pour
rappel, les deux corporations, étudiants et enseignants, ont interpellé, il y a quelques jours,
le ministre de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche scientifique, exigeant l’ouverture d’une enquête à même de faire toute la
lumière sur cette affaire qui a fait couler beauM. Boumelih
coup d’encre.

ans le souci de désengorger certaines infrastructures portuaires, déjà au bord de l’asphyxie, une nouvelle structure sera
prochainement réalisée. Il s’agit d’un nouvel espace destiné à
accueillir les containers. S’étalant sur une superficie de 22 ha, une assiette foncière a été dégagée dans la commune de Tixter, relevant de
la daïra de Aïn Taghrout, pour abriter le premier port sec de la région
Est des hautes plaines. Selon le P/APC de Tixter, les travaux avancent
à un rythme correct ; d’abord par l’implication de la Sonelgaz dans
le règlement du problème des poteaux qui longent le site, l’opération
touche à sa fin. Concernant l’aménagement de la voie ferrée, notre
interlocuteur a assuré que la direction régionale de la SNTF a récemment dépêché ses équipes sur les lieux en vue d achever l’étude du
projet devant relier le site à la voie principale. «Ce projet est en bonne
voie de concrétisation», a souligné le wali lors d’une journée d’information sur les mesures arrêtées par le gouvernement pour soutenir
l’investissement dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux. Le
nouveau port sec de Tixter sera doté de tous les moyens nécessaires
pour le traitement de containers dans le cadre du programme de
l’assainissement des structures portuaires, avec, à la clé, un terminal
à conteneurs, des structures abritant les services des douanes, le
service chargé du contrôle aux frontières, le service phytosanitaire,
l’inspection vétérinaire, les transitaires et les consignataires. Toutes
les formalités douanières seront accomplies sur place, nous dit-on.
L’on saura que le projet a été confié à une entreprise espagnole. Dans
le même contexte une zone industrielle sur une superficie de 117 ha,
sera réalisée à l’entrée nord de Ras El Oued qui n’est distante que de
6 km du port en question.
A. Djerbah

Trois personnes arrêtées
pour vol

L

es services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Bordj
Bou Arréridj ont procédé, ce mardi, à l’arrestation de trois personnes : Y.N., 40 ans, B.W., 22 ans et M.S., 27 ans, soupçonnés d’être
impliqués dans un cas de vol dans les entrepôts de l’usine Condor
à Bordj Bou Arréridj. Le 31 janvier écoulé, les agents de sécurité
de l’usine ont déposé plainte pour le vol de 66 disques durs pour
micro-ordinateurs. Les premiers éléments de l’enquête ont mené à
l’arrestation d’un agent, Y.N., chargé de la sécurité de l’entrepôt de
l’usine. Selon les informations en notre possession, une fois le forfait
perpétré, le mis en cause vendra la marchandise à B.W., 22 ans, pour
240 000 DA. Ce dernier à son tour la revendra à M.S., 27 ans, pour
315 500 DA. Cette troisième personne a vendu un grand nombre de
ces disques à un commerçant de Sétif sans prendre son identité. Présentés devant le magistrat instructeur près le tribunal de Bordj Bou
Arréridj, les trois mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt
pour vol et recel d’objets volés.
A. B.

SOUK AHRAS

Les vacataires de l’APC
impayés depuis deux mois

I

ls sont 400 employés vacataires de l’APC de Souk Ahras à attendre leurs salaires du mois de janvier, eux qui perçoivent dans
le meilleur des cas 9 000 DA. «Nous sommes dans une situation
lamentable et ces retards récurrents nous réduisent à la disette»,
réclame l’aîné du groupe qui a pris attache hier avec El Watan. Les
autres racontent chacun de son côté son histoire avec l’épicier du
quartier, ou celle d’un enfant malade qu’on n’arrive pas à prendre en
charge. Selon des employés de l’APC, ces retards seraient dus à des
défaillances dans le logiciel utilisé dans cette opération. «Ces dernières justifient des rejets fondés de la part des instances du contrôle financier à cause de plusieurs erreurs», estime une source proche de la
mairie. Notons également le retard enregistré dans la régularisation
de la prime de rendement pour d’autres employés de l’APC, dont le
nombre avoisine les 600 travailleurs.
A. Djafri

SÉTIF

Sit-in des travailleurs
du pré-emploi à Aïn Oulmène

P

rès de 120 travailleurs, recrutés dans le cadre du pré-emploi dans
la commune de Saleh Bey, ont observé ce lundi un sit-in devant
le siège de l’agence de l’emploi de Aïn Oulmène. Ils ont dénoncé le
non-versement de leurs salaires à temps. En effet, ces travailleurs
n’avaient pas perçu leurs rémunérations depuis le mois de novembre
dernier. Ils se disent lésés dans leurs droits et accusent l’agence dont
la gestion de leurs affaires n’est pas sans conséquences pour les pères
de famille. Les causes de ce retard demeurent toujours inconnues, et
les responsables se rejettent la balle. Les travailleurs du pré-emploi,
qui sont déterminés à poursuivre leur protestation, interpellent le
wali pour mettre un terme à une situation qui perdure. Chaïma Ben

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 7

RÉGION OUEST
TIARET

TLEMCEN

Le directeur de la
maison de la
culture limogé
Le dénommé F.A., directeur de
la maison de la culture de Tiaret, a été limogé de son poste
pour des raisons liées à sa
gestion décriée par le personnel. Un personnel qui avait,
pour rappel, organisé une
grève illimitée pour «dénoncer les abus constatés» dont
«le recrutement anarchique
d’un administrateur» et
d’autres tares qu’il «traînerait
depuis sa prise de fonction».
En attendant la nomination,
par le ministère de tutelle,
d’un responsable, l’intérim
est assuré provisoirement par
le directeur de la Culture. Le
sort du directeur limogé reste
inconnu bien que certaines
sources au fait du dossier
croient savoir que la justice
va se saisir de cette affaire
puisqu’une plainte aurait été
déposée.
A. F.

L’ex-maire de Hamri
La liste des
condamné à trois
bénéficiaires de 1024 ans de prison
logements affichée L

Un vibrant hommage a été
rendu récemment à Messaoud Boudoumi par les
responsables de la commune
de Khemisti. Ce jeune artiste,
disparu le 23 janvier 2010 à
l’âge de 35 ans, a beaucoup
apporté au mouvement associatif local. Il a réussi à réunir
les jeunes talents de la région
sous «L’étoile». Une troupe
théâtrale qui se penche surtout sur la redynamisation du
7e art dans cette localité. Les
jeunes talents qu’il a formés
furent d’ailleurs distingués
par leur professionnalisme et
leur amour à cet art qu’est le
théâtre. En effet, ils étaient
toujours présents dans les
différentes manifestations
culturelles tenues dans la
Ali Ben.
région.

’ex-maire de Hamri, commune relevant de la daïra de Djidiouia, le dénommé K.G., (44 ans), a été condamné à trois
ans de prison ferme par le tribunal de Mazouna. Les chefs
d’accusation retenus contre lui sont : dilapidation des deniers
publics, non-respect des recommandations du code des marchés,
destruction de documents administratifs et abus de pouvoir. Son
adjoint a écopé de deux ans d’emprisonnement et le secrétaire
général s’en est sorti avec un an. C’est sur injonction du wali
que les éléments de la brigade de recherche de Oued R’hiou
ont ouvert une enquête sur le dossier. Il est à rappeler que le mis
en cause a été condamné récemment par le tribunal de Oued
R’hiou à six mois de prison pour incitation à l’émeute durant les
dernières élections locales. Au cours de ces manifestations, 27
Issac B.
sujets ont été alors arrêtés et jugés.

● Après plusieurs années d’attente, les pouvoirs publics ont
enfin libéré les logements sociaux.

A

vant-hier, la liste des
1024 bénéficiaires des
logements a été placardée dans plusieurs quartiers de la ville dont Sidi
Saïd, Koudia, Abou Tachfine
et Boudghène. Craignant
d’éventuelles réactions des
citoyens ne figurant pas parmi
les heureux attributaires, les
autorités de la wilaya ont pris
les devants en mobilisant un
nombre important d’agents
de sécurité à proximité des

TISSEMSILT

Hommage
à un militant
du théâtre

RELIZANE

sièges de l’APC, de la daïra
et de la wilaya. Des policiers
étaient postés, aussi, devant
les nouveaux bâtiments de la
cité Oujlida pour éviter que
des mécontents n’accaparent
illégalement les appartements.
Par ailleurs, les services de la
wilaya ont pris toutes des dispositions administratives exceptionnelles pour encadrer et
orienter les citoyens désirant
déposer des recours et ce, dans
un délai de huit jours. A cet

effet, il a été mis à la disposition des citoyens dix sites dont
des annexes administratives et
des maisons de jeunes, sous
la responsabilité de directeurs
exécutifs, pour l’opération de
recours. A noter qu’au mois de
juin prochain, la wilaya libèrera un deuxième quota de 1 000
logements sociaux. Tlemcen
compte 30 000 demandes de
logements sociaux, selon une
information des services de la
daïra de cette ville. C. Berriah

Des grévistes de la faim
évacués sur l’hôpital

E

ntrés en grève de la faim pour réclamer leur intégration dans
leurs postes de travail et l’amélioration de leurs conditions
socioprofessionnelles, sept parmi les 43 employés du jardin «Yasmine» ont été évacués par les éléments de la Protection civile sur
l’établissement public hospitalier de la ville suite à la dégradation
de leur état de santé. Suite à cette situation, leurs collègues ont
décidé de poursuivre leur action jusqu’à concrétisation de leurs
revendications.
I. B.

NAÂMA

Plaidoyer pour la protection
de la biodiversité

CHLEF

24 000 foyers seront
raccordés au réseau de gaz

L

a wilaya a bénéficié d’une enveloppe de 4,52 milliards de
dinars pour le raccordement de 24 000 foyers au gaz naturel.
Dans cette optique, les directions de la société de distribution de
l’électricité et du gaz ont procédé à un recensement des quartiers et
cités qui sont actuellement dépourvus de cette énergie.
Les bénéficiaires de ce programme sont implantés dans des zones
rurales et urbaines, à l’image de Chegga (Chlef), Cherairia, Beni
Oudrene, Khelailia, Si Youcef (Sendjas), Bir Saf Saf (Oued Fodda),
Benairia- centre, Dahra-centre, ainsi que les sièges des communes
de Sidi Abderrahmane, El Marsa, Herenfa, Dahra, Tadjena, Ouled
Abbès et Beni Rached.
L’opération englobe 15 projets dont 11 ont fait l’objet d’études
préalables à la réalisation des réseaux de distribution et de transport
du gaz naturel, sur une longueur totale de 505 kilomètres. L’objectif
des pouvoirs publics vise à améliorer le taux de couverture qui
est inférieur à 36%. Le retard accumulé est tel que beaucoup de
quartiers au centre de Chlef restent privés de cette source d’énergie
depuis le séisme de 1980.
A.Yechkour

SIDI BEL ABBÈS

BÉCHAR

Les éléments de la brigade
de Gendarmerie de Makedra,
au nord de la ville de Sidi
Bel-Abbès, ont appréhendé,
dimanche, les auteurs présumés de l’assassinat d’un
jeune homme originaire de la
localité de Reghaïa (Alger).
Les investigations entreprises
par les enquêteurs ont abouti
à l’interpellation de deux des
mis en cause à Oran et à la
récupération du fourgon de la
victime de marque «Renault
Master» alors que leurs deux
acolytes ont été interpellés
à Naâma. Déférés devant le
magistrat instructeur près le
tribunal de Sfisef, trois mis en
cause ont été écroués pour
association de malfaiteurs,
homicide volontaire par arme
blanche suivi de vol alors que
le quatrième a été mis en liberté provisoire.
M. A.

PHOTO : D. S.

Les présumés
auteurs du crime
arrêtés
Des sorties ont été effectuées sur le terrain

P

lusieurs membres de la Fédération Nationale de la Protection de l’Environnement
(FNPE), à leur tête la présidente Mme F.
Zerouati et plus d’une trentaine d’associations
venues de toutes les régions du pays (Est, Ouest,
Centre et Sud), ont été invités deux jours durant
par l’Association pour la Protection et l’Amélioration de l’Environnement (APAE) de la
wilaya de Naâma. Mettre sur pied une nouvelle
approche pour la protection de la biodiversité,
tel a été l’objectif de cette rencontre dont les
travaux ont été clôturés samedi dernier. Organisé à l’INSFP auquel la presse et la radio locale
ont été conviées, ce colloque national a donné
lieu à plusieurs communications qui, en somme,
consistaient à placer l’homme au centre de la
nature. Thèmes rehaussés par des propositions
et des résolutions pour une nouvelle stratégie
d’actions. A ce propos, une feuille de route
assez précise a pu être rédigée qui demeure un
maillon fort. En effet, trois projets de charte

ont été retenus, et qui sont la Charte Nationale
des performances environnementales, la Charte
de l’Ethique environnementale et la Charte du
développement et de l’évaluation des performances économiques locales. Cet ensemble,
nous déclare M. Nacer Eddine Haderbache,
vice-président de la FNPE, «constitue le contenu d’un document fédéral intitulé «La Charte de
Naâma» qui marque la volonté de la fédération
à travailler en ce sens pour devenir un partenaire à part entière des pouvoirs publics et des
collectivités locales». Ce rassemblement convivial et communicatif, renforcé par des sorties sur
le terrain, notamment dans les zones humides
classées Ramsar et autres sites naturels, a entraîné des échanges enrichissants à l’ensemble des
participants. C’est aussi une occasion fortuite,
nous dira M. Bendaho, président de l’APAE,
«pour mieux faire connaître les richesses et les
spécificités des différents écosystèmes de notre
wilaya».
D. Smaili

L’évaluation du programme
scolaire en débat

U

ne journée de concertation sur la réforme de l’enseignement obligatoire a été organisée mardi par la direction de
l’Education de la wilaya de Béchar et à laquelle ont pris part les
directeurs d’établissements scolaires, les inspecteurs de tous les
paliers, les représentants syndicaux, les directeurs de centres
d’orientation scolaire. Les sujets soumis au débat ont porté
sur l’évaluation du programme de l’enseignement obligatoire,
la formation des formateurs et l’amélioration de leur niveau,
les conditions de scolarité ainsi que les garanties de chance et
de réussite pour tous les élèves et enfin la modernisation de la
gestion pédagogique et administrative à travers l’intégration et
l’élargissement de l’utilisation de technologies de l’information
et de communication.
Les participants à cette rencontre vont pouvoir dégager à l’issue
de leurs travaux une plateforme comportant les critiques et
propositions afin d’améliorer le système d’éducation. Pour sa
part la direction de l’Education a invité les participants à ouvrir
et à approfondir le débat au niveau des établissements scolaires
notamment autour des points soulevés. Les recommandations
retenues seront présentées à la direction de l’Education laquelle,
dans un rapport de synthèse, les soumettra à la rencontre régionale prévue au mois de mars prochain avant d’être finalisées lors
des assises nationales qui se tiendront à Alger pour le débat sur la
réforme de l’enseignement.
M. Nadjah

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 9

RÉGION CENTRE
SECTEUR DE LA PÊCHE À TIPASA

BOU ISMAÏL

Des médecins
Le deuxième centre
interpellent Ziari
conchylicole opérationnel E

Un centre de recherche et de développement au profit des investisseurs

L

a wilaya de Tipasa vient
de bénéficier du 2e centre
pilote conchylicole algérien, qui avait été inauguré par
M. Ferroukhi, ministre de la
Pêche et des Ressources halieutiques, mardi dernier.
La concrétisation de ce projet du
secteur de la pêche, qui relève
du Centre national de recherche
et développement de la pêche et
de l’aquaculture de Bou Ismaïl,
inscrit en 2003 faut-il le préciser,
a connu un retard de 10 ans.
Implanté à l’est de la localité
côtière de Bou Ismaïl, le centre
pilote conchylicole est érigé sur
une surface de 2000 m2 et a
bénéficié d’une étendue en mer
de 5 ha.
Sa réalisation et son équipement auront coûté 90 millions
de dinars.
Ce centre pilote conchylicole
est appelé à intensifier les
recherches afin de faciliter le

développement de l’élevage des
bivalves en mer ouverte, d’une
part, et d’autre part encourager
les investisseurs vers ce secteur.
Une meilleure qualité du milieu marin est impérative
pour assurer un élevage sain
et rentabiliser l’investissement.
Le membre du gouvernement
a discuté longuement avec les
étudiants des nouvelles technologies et de l’utilisation intelligente des équipements en matière de traitement des analyses
des données.
Parmi les réflexions abordées
lors d’une rencontre informelle
avec les responsables du centre
pilote avec les étudiants, il a été
question de l’installation de récifs artificiels pour protéger les
activités marines, la faune et la
flore, obliger les professionnels
à suivre des cours pratiques et
théoriques dans le centre pilote
conchylicole avant de s’engager

dans la filière, interdiction à tout
opérateur économique d’investir
dans l’aquaculture si celui-ci
et son personnel n’apprennent
pas les techniques d’élevage et
de gestion au niveau du centre
pilote conchylicole de Bou Ismaïl ou dans les laboratoires de
Mostaganem, Arzew et Annaba.
Le centre pilote conchylicole
est obligé à son tour de suivre
chaque projet de l’aquaculture
sur le site après son lancement
afin d’observer l’évolution de
toutes les opérations et pouvoir comptabiliser l’expérience.
L’Ansej et l’Angem sont
impliquées dans les démarches pour éviter la faillite des jeunes promoteurs.
Le wali de Tipasa, Layadi
Mostefa, a d’ailleurs proposé
une évaluation des sites le long
de la côte de sa wilaya pour faciliter la tâche aux investisseurs
avant d’implanter leur projet.

Le secteur de la formation professionnelle de Tipasa, qui a
déjà signé des conventions avec
la Seaal pour enrichir la formation des jeunes dans le secteur
de l’eau et de l’assainissement,
avec la Chambre de l’agriculture
de wilaya pour encourager les
jeunes vers l’apiculture, avec
l’UDES pour impliquer les filles
et les garçons stagiaires de la
formation professionnelle dans
l’entretien et l’installation des
équipements des énergies renouvelables, s’engagera à signer une
convention avec le centre pilote
conchylicole pour inciter les
jeunes à investir dans l’élevage
des bivalves en mer, d’autant
plus que l’investissement dans
ce secteur n’est pas aussi lourd.
La présence de ces centres de recherche dans la wilaya de Tipasa
constitue un atout pour le secteur
de la formation professionnelle.
M’hamed H.

UNIVERSITÉ DE BLIDA

Rencontre avec le secteur économique
en perspective
● Le but est de créer des consortiums spécialisés autour de filières stratégiques pour
la région de la Mitidja.

U

ne rencontre qualifiée de très importante sera organisée au mois
de mars prochain entre l’université de Blida et un panel d’acteurs sociaux économiques représentant principalement la région de la Mitidja.
Cette rencontre aura comme objet principal, déclare Abadlia Mohamed Tahar,
recteur de l’université Saâd Dahleb de
Blida (USDB), lors d’un point de presse
au niveau du siège de l’Association des
journalistes et correspondants de la wilaya
de Blida, la création de consortiums
spécialisés autour de filières stratégiques
pour la région de la Mitidja, ainsi que
pour l’économie du pays. «Il faudra que

le secteur économique joue le jeu. L’Etat
ne doit pas rester le seul bailleur de fonds
dans les processus de formation supérieure et la recherche scientifique. Notre
université, outre qu’elle doit développer
la fonction recherche et développement,
est appelée aussi à booster les spécialités
«professionnalisantes» pour redynamiser
l’interaction avec le secteur économique,
que nous invitons à cette occasion à
participer pleinement à l’opération de
formation et d’évaluation de la qualité», a-t-il défendu. Actuellement, 70%
des formations dispensées par l’université de Blida sont académiques, alors que
30% seulement sont professionnalisantes.

Il s’agit, selon le conférencier, d’une
donnée valable au niveau national.
Le premier responsable de l’USDB a
qualifié l’université de Blida d’espace
universitaire universel, car 600 étudiants
issus de 38 nationalités y suivent des formations dans un vaste établissement qui
abrite 53 000 étudiants ! Cette expansion
quantitative et à l’horizontale, assure le
recteur de l’USDB, sera inversée d’ici
trois à quatre ans avec l’installation du
système assurance-qualité qui «va nous
permettre d’évoluer à la verticale vers la
qualité par la mise en œuvre du principe
de l’obligation de résultat», a-t-il conclu.
Mohamed Abdelli

HADJOUT

Communications utiles
D

epuis mardi dernier, 3 grands panneaux électroniques lumineux installés au niveau de 3 sites stratégiques de la ville de
l’ex-Marengo donnent de simples informations au public. Après
la mise en service des feux rouges, voilà que Hadjout innove en
matière de communication avec ses administrés. Un simple fait qui
produit un immense impact auprès des citoyens. Boulahiya Aïssa,
chef de daïra de Hadjout, nous confirme que ces 3 panneaux sont
reliés directement à un centre créé au siège de l’APC. «Nous allons
communiquer aux familles de la commune de Hadjout, aux jeunes,
aux lycéens et collégiens et aux commerçants toutes les informations utiles à leur quotidien, nous dit-il, telles que les campagnes
que nous devons mener pour le nettoyage des quartiers, la vaccination des enfants, les informations sportives locales et nationales,
ajoute-t-il, y compris les décès des personnes, enchaîne-t-il ; nous
allons nous corriger au fur et à mesure, nous essayons d’améliorer
le service public», conclut-il. Toujours dans le cadre de l’amélioration du service public, le chef de daïra de Hadjout nous révèle que
certains comportements au niveau de l’administration irritent les
citoyens. «Comment voulez-vous que l’administration qui devait
commencer à travailler à partir des horaires affichés au public
ne les respecte pas, indique-t-il, en raison des retards de certains
individus, portant ainsi atteinte à l’image que nous voulons transmettre, déclare-t-il, alors nous avons décidé d’installer une pointeuse électronique digitale pour remettre de l’ordre et permettre
aux citoyens d’obtenir les documents dans le respect des règles et
répondre à leurs doléances selon la règlementation», conclut-il. La
pointeuse digitale, encore une première dans la wilaya de Tipasa,
fera beaucoup de mécontents. L’absentéisme est à l’origine de
moult tensions dans les structures administratives centralisées et
décentralisées de la wilaya de Tipasa. La daïra de Hadjout vient de
franchir le premier pas. Sera-t-elle suivie par les autres daïras, les
directions de wilaya et les APC ?
M. H.

BUREAU DE

EL WATAN

PHOTO : D. R.

● Le centre est érigé sur une surface de 2000 m2 et a bénéficié d’une étendue en mer
de 5 ha ● Ce projet a coûté 90 millions de dinars.

n se rendant compte que leurs multiples démarches auprès
des autorités locales et les différentes institutions n’ont pas
abouti, les médecins contestataires de l’EPSP (Etablissement
public de santé de proximité) de Bou Ismaïl (Tipasa) avaient décidé
de remettre leur requête au secrétariat du département ministériel de M. Ziari. Le chef de cabinet du ministre de la Santé avait
accusé réception de leur courrier le 27 janvier dernier (document
avec cachet en notre possession, ndlr). Plus de 170 praticiens sont
employés par l’EPSP de Bou Ismaïl. Les médecins mécontents rappellent une série d’articles de loi et du statut particulier du médecin,
d’une part, et d’autre part de l’instruction n°007 MSP/Cab du
07/01/1998, relative aux modalités d’application du décret exécutif
n°97-437 du 17/11/1997, qui ne sont pas appliqués malheureusement au sein de leur EPSP, en raison de la loi du silence. «Nous
sommes conscients que le projet de création des pools de garde, qui
serait applicable à partir du mois de février 2013, nous disent-ils,
n’est en réalité qu’un subterfuge qui permet aux praticiens privilégiés de notre EPSP de perpétuer la situation insoutenable, de
surcroît instaurée et entretenue grâce aux complicités des responsables locaux de notre secteur, au détriment de l’intérêt général»,
précisent-ils. L’inéquitable liste des gardes établie par le comité de
garde et signée par le directeur de l’EPSP est à l’origine de cette
détestable atmosphère qui règne au niveau des polycliniques de
Bou Ismaïl, Fouka et Attatba. La Direction de la santé de la wilaya
de Tipasa ne semble pas concernée par cette situation. Plusieurs
dizaines de médecins «chanceux» ne figurent pas sur les listes de
garde. «L’établissement des listes des gardes ne relève pas de mes
prérogatives», avait affirmé le directeur de l’EPSP de Bou Ismaïl à
l’un de nos confrères. Or, ce même directeur de l’EPSP avait signé
la liste des médecins de garde le 27 janvier dernier (document en
notre possession, ndlr). Ce qui irrite le groupe de médecins contestataires, c’est cette persistance «des intouchables» dans la gestion
des listes de garde, sachant que l’effectif global des praticiens pour
toutes les infrastructures de l’EPSP de Bou Ismaïl s’élève à 170
et non pas à une trentaine. «Chaque médecin est concerné par les
gardes, nous demandons à notre ministre de dépêcher une commission pour constater les faits et remettre de l’ordre», concluent-ils.
M. H.

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El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 9

CONSTANTINE INFO
UN COMPTEUR
D’EAU
GARGANTUESQUE

LE SNAPO
SUSPEND
SA GRÈVE
syndicat national des pharmaciens d’ofL eficine
(Snapo), section de la wilaya de
Constantine, informe par le biais de son por-

Mise en service
en juin
● Sur les 420 m que compte la trémie, il reste 100 m à réaliser,
portant le taux d’avancement des travaux à 80%.

C

ontrairement à ce qui a été
annoncé auparavant par les
différents responsables, la
trémie en cours de réalisation à la
cité Daksi Abdesslem ne sera pas
réceptionnée avant le mois de juin
prochain. C’est ce que nous a affirmé Mustapha Dib, chef de projet et représentant de l’entreprise
nationale des grands ouvrage
d’art (Engoa), chargée de la réalisation de l’ouvrage. «Les travaux
ont atteint un taux d’avancement
de 80%, où sur toute la longueur
de la trémie estimée à 420 m, il
reste environ 100 m à réaliser»,
a-t-il expliqué. Interrogé au sujet
du retard pris dans la livraison du
projet, prévue à la fin du mois en
cours, notre interlocuteur niera en
bloc l’existence d’un quelconque
retard. «Le projet sera livré dans
les délais prévus et inscrits dans
le cahier des charges dès le début,
c’est-à-dire 11 mois à partir de
la date d’installation du chantier
en juillet 2012», a-t-il assuré. Le
même responsable a précisé que
la situation de la trémie, se trouvant au centre d’un secteur urbain
caractérisé par une circulation et
une activité intenses, leur a créé
plusieurs difficultés lors de sa
réalisation. «Ce tronçon est un
point de liaison stratégique entre
les parties sud et nord de la ville;
c’est aussi un passage vital en
raison de la présence de plusieurs
sièges administratifs et publics,
dont la clinique rénale, la wilaya,
les banques et le marché ; une situation qui nous a obligé à opéré
par tranches sur ce site pour ne
pas bloquer la circulation et perturber encore plus les citoyens», a
déclaré le chef de projet, qui ajou-

PHOTOS: EL WATAN

Les faits sont avérés. Ils nous ont
été rapportés, preuves à l’appui,
par Abdelhamid M., abonné de la
Seaco, habitant la cité 600
Logements à Zouaghi. « Après
avoir subi le payement au forfait
durant plusieurs semaines, j’ai
demandé aux services de la Seaco
l’installation d’un nouveau
compteur d’eau, ce qui fut fait,
seulement au bout d’un certain
temps, j’ai constaté que l’appareil
indiquait des quantités d’eau que
nous n’avons jamais consommées,
y compris durant les périodes de
longues coupures», indique ce
client qui a pris attache avec notre
rédaction, accompagné des relevés
de son compteur qu’il avait pris le
soin de noter sur une vingtaine de
jours. «Depuis le 7 janvier dernier,
le compteur signale chaque 24
heures une consommation d’un m3,
ce que nous n’avons jamais
consommé, surtout que nous
sommes une famille réduite ;
cette même quantité d’eau a été
relevée même durant les journées
où nous avons subi des coupures
d’eau pendant les derniers jours
du mois de janvier», précise notre
interlocuteur qui nous exhibe
une facture trop salée pour
le 4ème trimestre de l’année
précédente. «Je ne comprends pas
pourquoi je dois payer une
consommation à quatre tranches,
que seuls les gros consommateurs
parviennent à réaliser en plus des
frais de l’assainissement ;
ceci à cause d’un compteur
anormal», notera-t-il, tout en
rappelant qu’il a beau réclamer
auprès de l’agence de la Seaco,
allant même jusqu’à porter sa
requête au niveau de la direction
située à la zone Palma, rien
n’a changé. «A chaque fois,
on me demande de régler la facture
avant que les services concernés ne
procèdent aux vérifications,
mais rien n’a été fait ; jusqu’à
quand je vais continuer à être
pénalisé pour les anomalies
d’un compteur qui a fini par
bouffer tout mon budget»,
S. A.
s’interroge-t-il.

TRÉMIE DE LA CITÉ DAKSI ABDESSLEM

Ce projet a nécessité une enveloppe de 35 milliards de dinars

tera qu’une première partie de la
trémie longue de 144 m et large
de 10 m, a été achevée du côté de
Sidi Mabrouk, précisément face
à la clinique rénale. Par ailleurs,
la troisième partie, soit 36 m, qui
représente la sortie de la trémie
vers la cité Frère Abbès, est à un
taux de réalisation très avancé. Il
ne reste que le dallage de la partie
centrale de l’ouvrage longue de
240 m qui nécessite une intervention spéciale. «Cette partie
du projet située face au siège
d’Algérie Télécom englobe une
grande canalisation qui relie le
réseau d’assainissement de Sidi

Mabrouk à celui de Daksi ; cette
conduite de 800 mm de diamètre
doit être réinstallée au-dessous
de la trémie à une profondeur de
8 m», a-t-il encore expliqué. Et
d’ajouter : «Cette phase du projet
exige une fermeture complète
des passages d’environ 15 à 20
m pour assurer la sécurité des
citoyens et la fluidité au déplacement des engins.» La cadence du
travail a été perturbée, selon notre
interlocuteur, par les intempéries. Rappelons qu’une enveloppe
de 35 milliards de dinars a été
accordée pour la réalisation de ce
projet.
Ratiba B.

PORTRAIT

Un enseignant comme
on n’en fait plus
C

’est l’école qui construit la société ; beaucoup de pays ont investi dans l’être humain,
pourquoi pas nous ?» C’est la conviction profonde de Kamel Hichem, professeur d’histoire-géographie au lycée Ibn Badis. Cet homme
plein d’humilité, qui croit dur comme fer que
la réussite ne peut se faire que par l’effort et
le sérieux, est presque une espèce en voie de
disparition, tant beaucoup voient maintenant
dans ce métier un simple gagne-pain, ou encore
une énorme source de profit, grâce surtout aux
cours de «soutien».
Consacrer un peu de son temps aux élèves en
difficulté moyennant rétribution, n’est pas une
hérésie, mais obliger systématiquement tout le
monde à prendre des cours, et ce dans un but
exclusivement lucratif, et le plus souvent dans
des conditions de promiscuité et d’inconfort
inouïes, est scandaleux. C’est pourquoi nous
avons pensé à rendre hommage à cet enseignant
désintéressé, qui arrive à faire aimer à ses
élèves ces deux matières jumelles le plus sou-

vent exécrées. «Les élèves deviennent réceptifs
à partir du moment où vous utilisez une vraie
méthodologie pour réveiller en eux une curiosité pour le monde dans lequel ils évoluent ; il

ne s’agit pas d’apprendre par cœur des dates,
il s’agit de faits à commenter, à analyser pour
comprendre le passé, le présent et l’avenir… on
peut dépasser le cours magistral et ennuyeux
en développant leur esprit critique, au-delà
des contraintes des examens», nous explique
cet enseignant (pas comme les autres), qui
s’adonne cœur et âme à ce métier depuis plus
de 30 ans. En dépit des difficultés que vit
aujourd’hui l’école algérienne, les élèves de
ce professeur, témoigne une de ses collègues
de l’administration, décrochent toujours une
excellente moyenne au bac.
A titre d’exemple, à la session de juin 2012,
92,81% ont obtenu une note supérieure à 10.
Outre les cours qu’il dispense sans distinction
et bénévolement aux élèves de terminale, il a
également élaboré à leur intention des abrégés
d’histoire et de géographie, colligeant un large
éventail de sujets d’examen, «remarquables de
rigueur», selon Mohamed Sbihi, ancien directeur de l’éducation.
Farida Hamadou

te-parole, Raouf Laïb, que la grève décidée
pour dimanche prochain par l’ensemble de la
corporation au niveau de la wilaya, suspendra
d’une semaine sa grève pour raisons humanitaires si le plan orsec est déclenché par les
instances de wilaya à cause des intempéries
importantes annoncées à partir de la fin de la
semaine en cours. «Une cellule d’information
remplacera la cellule de crise ; les pharmaciens
d’officine se mettront systématiquement au
service des citoyens en assurant normalement
leurs prestations. Cependant, mardi prochain
dans la matinée, une autre assemblée générale
sera organisée à la salle El Mizania (zone industrielle Palma) pour discuter de la deuxième
grève que nous avions prévue 48 heures après
la première au cas où celle-ci n’aurait pas eu
l’effet escompté», précise le porte-parole du
Snapo, qui nous a également remis la liste des
pharmacies devant assurer le service minimum
durant le débrayage. Par ailleurs, la section
ordinale régionale des pharmaciens (Sorp), qui
a tenu une réunion lundi dernier avec les représentants du Snapo (P.-V. faisant foi, et dont une
copie nous a été remise), a entamé une action
officielle auprès de l’administration sanitaire et
envisage éventuellement une action en justice à
l’encontre de l’Endimed pour exercice illégal»,
est-il indiqué dans le même document. De toute
évidence, au vu de l’importance des intempéries prévues, les autorités de wilaya ont d’ores et
déjà mis en place un plan orsec.
F. H.

FORMATION
PARAMÉDICALE

PROJET
D’UNE ÉCOLE
SUPÉRIEURE
À ALI MENDJELI
ne nouvelle école supérieure en paraméU
dical de 300 places pédagogiques sera
bientôt érigée à Ali Mendejeli», a annoncé le
directeur de la santé de wilaya, Azzouz Assassi.
«Ce nouveau projet, dont l’appel d’offres a été
lancé récemment, viendra combler l’insuffisance en personnel paramédical qui s’accentue
d’une année à l’autre ; pour l’exemple, cette
année universitaire a vu le nombre d’étudiants
orientés vers cette spécialité augmenter pour
atteindre les 760, ce qui dépasse de loin la capacité pédagogique de l’institut de formation
supérieure en paramédical situé sur la route de
Aïn El Bey», a-t-il précisé. Il ajoutera que la wilaya de Constantine est suffisamment couverte
en terme de personnel hospitalier (médecins),
mais qu’en revanche, les paramédicaux, notamment les manipulateurs en radiologie, les
techniciens en anesthésie et réanimation, ainsi
que les sages-femmes font cruellement défaut
; c’est un véritable déficit constaté à l’échelle
nationale. Selon les chiffres livrés par certains
services de la DSP, ils sont 4 284 techniciens de
santé publique à exercer au sein des différentes
structures sanitaires de la wilaya. Cette appellation de «technicien de la santé publique» est,
selon les explications qui nous ont été fournies
à la DSP, valable pour l’ensemble du corps
paramédical affecté au secteur étatique. Un personnel qui assure des tâches médicales, qu’elles
soient urgentes et rapides, comme la réanimation, ou régulières et complémentaires comme
la perfusion et l’anesthésie, ou encore d’ordre
technique, à l’exemple de la radiologie. Cette
frange du personnel de la santé, très sollicitée
surtout par le secteur privé, qui n’en compte que
141, sera prochainement renforcée, selon les
déclarations du DSP.
O. -S. Merrouche

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 9

ORAN INFO
SECTEUR DE LA
CONSTRUCTION

NARCOTRAFIC

La drogue provenait
du Maroc via le Nord Mali

DES MALAXEURS
PRODUISENT DU BÉTON
DANGEREUX !

P

● Un réseau de trafic de drogue a été démantelé. Il comprend des narcotrafiquants
de diverses nationalités.

PHOTO : DR

V

ingt années de réclusion criminelle ont été infligées par la cour
d’assises à un membre d’un réseau
international de trafic de stupéfiant. Ce
réseau, qui était connu sous le nom de
Chikha, un surnom donné à son chef
dont les initiales de son nom sont T.O.,
importait de la résine de cannabis du
Maroc vers l’Algérie via le nord malien.
Trois membres de ce réseau ont été arrêtés le mois de juin 2008 dans la zone de
Tabelbala dans le Sud-ouest de l’Algérie.
La neutralisation de ces trafiquants s’est
déroulée après un accrochage armé et
des fouilles opérées dans les 3 véhicules
tout-terrain qui formaient le convoi. Elle
s’est soldée par la découverte de plus de
quatre tonnes de kif traité. Confondus
devant les faits, les mis en cause ont tous
reconnu être membres du réseau Chikha
et ont été déférés devant les juridictions
compétentes non sans livrer le nom de leur
complice H.S., celui-là même qui comparaissait hier devant le tribunal criminel

Le trafic de drogue bat son plein

d’Oran. Durant les plaidoiries, le représentant du ministère public lui a réclamé
la peine maximale. Il faut savoir que ce

réseau comprend, outre ces éléments,
d’autres individus de diverses nationalités.
A. Belkedrouci

TRAFIC DE VÉHICULES

8 voitures volées récupérées
S

uite à une plainte pour vol de véhicule déposée par un
commerçant de la place d’Oran, une enquête a été lancée
par les éléments de la 6ème Sûreté urbaine. Il en a résulté le
démantèlement d’un réseau national de trafic de véhicules.
Composée de 3 personnes âgées entre 30 et 36 ans, des repris
de justice notoires, cette bande volait les voitures en usant de
violence. D’ailleurs, un des membres de cette bande faisait
l’objet de 8 mandats d’arrêt pour différentes affaires. L’enquête
a révélé qu’un quatrième membre de cette bande se trouvait

en détention, emprisonné pour une affaire de vol également.
Il gérait les affaires de vol de véhicules de cette bande à partir
de la maison d’arrêt d’Oran. Les trois mis en cause arrêtés à
l’issue de l’enquête ont avoué avoir volé 8 véhicules qu’ils ont
réussi à vendre dans différentes wilayas du pays. Ces véhicules
ont été récupérés. Les mis en cause ont répondu aux chefs
d’accusation de vols qualifiés avec violence, détention d’armes
prohibées, faux et usages de faux et falsification de documents
officiels. Les trois mis en cause ont été écroués.
H. B.

UTILISATION DE LA CARTE CHIFA
HORS WILAYA DE RÉSIDENCE

Le processus est effectif et graduel
L

a carte chifa est utilisable même hors
wilaya de résidence. Ceci est devenu
effectif depuis le 3 février, a affirmé
M. Benaïcha, responsable à la Caisse
nationale de sécurité sociale (CNAS).
Ce responsable a indiqué que «583
pharmaciens implantés à Oran sont
conventionnés à notre caisse.180 ont
téléchargé le jour même la mise à jour.
350 se sont présentés pour leur part avec
leurs unités centrales et ont retiré sur
place la mise en conformité. Notre interlocuteur, précise-t-il, est le syndicat des

pharmaciens (SNAPO)». La notion de
télétransmission a été rendue obligatoire
par la loi CHIFA de 2010.
La CNAS dispose pour ce faire d’un site
web qui permet aux professionnels de
la pharmacie d’obtenir tous les renseignements utiles et nécessaires ainsi que
l’envoi des bordereaux et la réception
des listes noires des fraudeurs. Notre
interlocuteur a rassuré sur la fiabilité du
système mis en place. Un système interconnecté, dit-il, à tous les centres payeurs
du territoire national. Concernant le

remboursement des frais médicaux au
profit des pharmacies et officines, M.
Benaïcha a annoncé la mise en service
du virement électronique bancaire qui
se fera très prochainement et qui réduira
de ce fait le délai de paiement à 3 jours,
celui effectué actuellement étant de 15
jours. Une autre précision a été apportée
par ce responsable.
Elle concerne le contrôle médical. Un
contrôle qui peut se faire n’importe où,
clame-t-il, et au gré des assurés.
Hadj Sahraoui

FILIÈRE AVICOLE

Un plan de sauvetage pour l’ORAVIO
U

ne enveloppe de 324 milliards de centimes a été débloquée
par le comité de participation de l’Etat au profit du groupe
avicole de l’Ouest (ORAVIO) pour la mise à niveau de toutes ses
infrastructures d’élevage. Le projet lancé fin 2012 porte sur un
renouvellement de tous les bâtiments et les équipements datant
des années 80 et qui sont implantés au niveau de la région Ouest.
L’opération concernera cinq abattoirs industriels situés à Hassi
Bounif (Oran), Aïn Kihel (Aïn Témouchent), Zahana (Mascara), Sidi Brahim dans la wilaya de Sidi Bel Abbès et Bouguirat
(Mostaganem), et six autres unités de fabrication d’aliment, qui
permettront de passer de l’aliment farineux à l’aliment granulé.
L’avis d’appel d’offres a été lancé pour le choix des entreprises
chargées de réaliser ces travaux de rénovation et de finaliser ce

dossier, a fait savoir un responsable du groupe à l’occasion du
salon de l’agroalimentaire organisé depuis hier à Oran. Cette
mise à niveau ciblera aussi les cinq couvoirs industriels ainsi
que les centres d’engraissement du poulet de chair de façon à
améliorer l’élevage avec l’introduction d’une nouvelle technique
pour passer de l’élevage au sol à l’élevage en étages. L’objectif
est de revoir à la hausse la production de viandes blanches qui
passera ainsi de 12 kg par an/ habitant à 20 kg par an. Celle-ci
atteindra les 700 000 tonnes de viandes blanches, une solution
pour répondre aux besoins du marché et de pallier le déficit enregistré en matière de consommation. La consommation nationale
est loin des normes édictées par l’OMS qui prévoit 200 grammes
de viande blanche par personne et par jour.
Foued A.

as moins de 6 207 opérations de contrôle et de vérification des instruments de mesures ont été effectuées par les
contrôleurs de l’Office national de la métrologie légale régionale d’Oran durant l’année écoulée Ces sorties sur le terrain se
sont soldées par la constatation de plusieurs infractions et le
refus de 395 moyens de mesure. Ainsi et sur les 179 malaxeurs
à béton contrôlés durant cette période, 10 ont été refusés. Ces
malaxeurs produisaient du béton non conforme aux normes
requises, ce qui peut être à l’origine de nombreux problèmes,
notamment des anomalies techniques dans les constructions et
qui peuvent avoir des conséquences fâcheuses. Pour faire face
à ce genre d’infractions, les agents de l’ONML ont multiplié
les visites des chantiers de construction pour le contrôle des
malaxeurs de béton. Après le refus, les agents de l’ONML
accordent aux propriétaires de ces moyens de mesure un délai
pour la réparation avant un deuxième contrôle.
Des sanctions sont envisagées en cas de non réparation. Par
ailleurs, pour certaines stations-service, quand elles ne vous
procurent pas un carburant mélangé à l’eau, c’est carrément
les volucompteurs qui sont truqués. Sur les 1 253 volucompteurs contrôlés durant cette période, 141 étaient défaillants, vu
que ces derniers n’affichaient pas la valeur réelle du volume
du carburant. D’autre part, 161 compteurs de taxi (taximètres)
ont été blackboulés sur les 5 340 examinés. Les compteurs de
taxi ont été contrôlés suite aux nombreuses protestations des
clients de taxi, qui ne cessent de se plaindre des «tarifs abusifs» affichés par les compteurs électroniques pour des courses
de courte distance et notamment la nuit. Même lorsqu’il s’agit
d’une défectuosité de l’appareil non intentionnelle, la responsabilité incombe au conducteur du taxi dans la mesure où il est
de son devoir de veiller en permanence au bon fonctionnement
de son compteur en le soumettant au contrôle périodiquement.
Les agents du même organisme ont également procédé au
contrôle de près de 644 camions-citernes destinés au transport
de carburant. Les contrôleurs de cet organisme ont aussi mené
une opération de contrôle qui a touché 395 ponts bascule au
niveau des ports. Cette intervention s’est soldée par la découverte de 9 balances non conformes.
Cherifa K.

JUSTICE

LES HUISSIERS EN CONCLAVE

D

epuis deux jours, l’hôtel Le Méridien abrite les travaux de
la deuxième édition du Forum international, organisée,
depuis hier, par la chambre régionale des huissiers de justice
de l’Ouest du pays.
Cette rencontre a regroupé 400 huissiers de justice et des
juristes. Ont également pris part à cette rencontre des huissiers
de justice d’une dizaine de pays africains, européens ainsi que
de l’Union internationale des huissiers de justice (UIHJ).
Les participants ont passé en revue les difficultés rencontrées
sur le terrain, notamment lorsqu’il s’agit des expulsions.
A Oran, sur les 4 432 décisions de justice établies en 2012,
4 347 ont été notifiées à leurs destinataires par les huissiers et
souvent exécutées par la force publique.
T. K.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 11

KABYLIE INFO
COUPURES DU GAZ
AU SUD DE LA WILAYA
es coupures du gaz de ville sont intervenues depuis hier merD
credi au niveau de la région du sud de la wilaya de Tizi Ouzou
et devront perdurer jusqu’à samedi, selon un communiqué rendu

SECTEUR DES SPORTS À TIZI OUZOU

Le stade de 50 000 places
livré en 2014

public par les services de la société de la distribution de l’électricité du centre (SDC). Elles concernent notamment les localités
de Ouacif et de Beni Zmenzer. Un glissement de terrain au niveau
de la localité d’Ain Turk dans la wilaya de Bouira est à l’origine
de ces perturbations. Les travaux de réparations ont été ont été
entreprises depuis hier par la Sonatrach sur le gazoduc GG1 qui
relie Hassi R’mel à Bordj Menail. En effet, des appréhensions ont
été exprimée par les citoyens. «Un bulletin météo a indiqué qu’il
y aurait des perturbations climatique en fin de semaine, sincèrement, on ne sait pas quoi faire à l’arrivée des chutes de pluie et
des neige», déclare un citoyen de Draâ el Mizan. «Ces coupures
interviennent dans un moment difficile et crucial vu les conditions
climatiques que connait la région ainsi que le manque des bonbonnes du gaz butane», ajoute un autre. Dans le même contexte,
les stations de Naftal ont connu depuis la journée d’hier une vive
tension en raison des files d’attente interminables constatées. À
Draâ el Mizan, des centaines de citoyens qui ont désespéramment
attendu l’arrivée d’un camion livreur des bonbonnes de gaz ont dû
rentrer bredouille.
Mustapha Chaouchi

● 33 mois après le lancement du chantier, le taux d’avancement des travaux
n’est que de 14 %.

L

e stade de football de 50
000 places couvertes,
en réalisation à Boukhalafa, dans la commune de
Tizi Ouzou, sera probablement livré au courant du
premier semestre 2014. C’est
ce que nous a déclaré, mardi
5 février, le directeur de la
Jeunesse et des Sports (DJS)
de la wilaya, Aziz Tahir. «A
en croire les engagements du
groupement d’entreprises et
les bureaux d’études, le projet sera fin prêt au courant
du 1er semestre de l’année
2014. Toutes les contraintes
soulevées ont été levées. Pour
accélérer la cadence des travaux, le chantier sera renforcé d’ici fin février, par deux
équipes d’ouvriers, soit 450
durant la journée relayés par
150 autres la nuit», souligne
M. Tahir. Lors d’une visite
effectuée sur site mardi dernier, le wali de Tizi Ouzou,
Abdelkader Bouazghi, a présidé sur place une séance de
travail ayant regroupé le bureau d’études, le groupement
d’entreprises chargées de la
réalisation du projet ainsi
que le directeur du centre
de Contrôle Technique des
Constructions (CTC) et le
directeur de la jeunesse et
des sports. Dans son intervention, le premier magistrat de la wilaya donnera un
aperçu sur le projet «qui a
connu un taux d’avancement
appréciable» par rapport à la

AÏN EL HAMMAM
AU RYTHME DES
CHUTES DE NEIGE
ans la commune de Ain El hammam (50 km au sud de Tizi
D
Ouzou), comme dans toutes localités situées en haute montagne, les bulletins d’alerte météo mettent en branle tout un rituel

Le besoin de nouvelles infrastructures se fait sentir à Tizi Ouzou

dernière visite d’inspection
effectuée sur les lieux par
le ministre de le Jeunesse
et des sports (MJS) le 15
décembre 2012. En outre, les
intervenants sur ce complexe
sportif ont été instruits à
l’effet de trouver des solutions aux contraintes d’ordre
technique, liées directement
au chantier.
Le wali a exhorté également le groupement d’entreprises à «redoubler d’efforts
et à renforcer le chantier en
moyens humains et matériels, de jour comme de nuit,
dans le souci d’avancer dans
la réalisation afin que le projet soit livré dans les délais
contractuels».Trente trois
mois après son lancement
en mai 2010, pour un délai
contractuel de 47 mois, ce

projet, dont le montant de
son enveloppe avoisine les 34
milliards de dinars, accuse un
grand retard.
Selon les explications fournies au ministre de la Jeunesse et des sports lors de
sa visite d’inspection sur les
lieux, l’état d’avancement
des travaux n’a pas dépassé
le seuil des 14 %. Pour le
représentant du groupement
d’entreprises, ce retard incombe au bureau d’étude
«Dune Architecture», qui
n’aurait pas, selon le même
orateur, «remis en temps requis le plan du projet».
De son côté, le responsable
de ce bureau d’étude a assuré que «tous les plans de
l’ouvrage ont été visés par
l’organisme du Contrôle
technique (CTC)». Le wali

réfute, pour sa part, l’argument de «bureaucratie de
l’administration» mis en
avant, en guise de justification de ce retard, par les
titulaires de ce marché doté
d’une AP (Autorisation de
programme) de 35,7 milliards de DA. D’une capacité de 50 000 places, ce futur
stade, qui sera adapté aux
nouvelles normes internationales, comprend également
un terrain annexe en gazon
naturel pour les entrainements, un stade d’athlétisme
de 6 500 places et un parking
de véhicules. Ce projet a été
lancé dans le cadre du plan
quinquennal de consolidation de la croissance économique, lancé en 2005 par le
président de la République.
Ahcène Tahraoui

dès que les premiers flocons commencent à recouvrir le paysage.
Dimanche dernier, la population s’est réveillée sur une fine couche
de neige. Les citoyens croyaient que la perturbation était passée.
Mais c’était sans compter sur les caprices de Dame nature qui, vers
13h et en un clin d’oeil avait recouvert tout le paysage de son manteau blanc qui a atteint une quinzaine de centimètre en moins d’une
heure. La circulation devient alors difficile.
La plupart des conducteurs se hâtent de rentrer leurs voitures au
garage pour éviter de s’enliser et de gêner ainsi le passage. On se
croise difficilement. Les engins de déneigement, en alerte depuis
deux jours, font leur apparition pour éviter que la neige ne s’accumule sur la chaussée. Les flocons s’abattent avec une telle intensité qu’ils recouvrent les traces de pneus, immédiatement après
leur passage. Les routes en pente de Akkar et de Chemakh, à un
kilomètre de la ville deviennent impraticables. A quatorze heures,
seuls quelques véhicules de type 4x4 s’aventurent sur la route
nationale alors que les fourgons sont à l’arrêt.
Les écoles sont déjà fermées depuis le matin alors que les administrations commencent à se vider des usagers et de leurs employés,
particulièrement des femmes résidant loin de la ville, rentrant
précipitamment, à pied, faute de moyen de transport. Les pères
de familles ont profité de l’accalmie du matin pour faire leurs
emplettes. En dehors de l’éternelle tension sur le lait en sachet,
l’approvisionnement des ménages en denrées alimentaires continue de se faire sans inquiétude. Les ruptures de stock ne peuvent
apparaître que si le mauvais temps perdure. Les voyageurs de retour de Tizi Ouzou ou d’Alger risquent quant à eux d’être bloqués,
avant d’arriver chez eux, comme c’est souvent le cas en pareilles
circonstances.
Nacer Benzekri

OUED AÏSSI

La grève se poursuit à l’Eniem
L

LARBAÂ NATH IRATHEN

L’entreprise est à l’arrêt depuis deux semaines

nouveau régime indemnitaire». Sur la
question de la revalorisation des salaires,
nos vis-à-vis ont estimé : «Les responsables commencent déjà à diffuser des
informations selon lesquelles l’usine n’a
pas engrangé des bénéfices importants
afin d’opérer une augmentation conséquente. C’est totalement faux !».
Car si c’était le cas, poursuit un autre
travailleurs, «nous demandons une commission d’enquête indépendante pour
enquêter sur la gestion de l’entreprise
qui continue, malgré la prétendu faillite

à recruter et à créer des postes d’emploi
au niveau de l’administration». Outre
ces revendications salariales, les grévistes ont demandé, aussi, la revalorisation de certains postes de travail et la
régularisation des contractuels. «Nous
avons des travailleurs qui sont restés à
des catégories inferieures, la 8 notamment, depuis 20 ans de service. Certains
collègues sont passés à la retraite avec
cette catégorie qui ne leur permet pas
d’avoir une retraite décente», fulmine un
ouvrier.
Nordine Douici

PHOTO : EL WATAN

es 5 unités de l’entreprise nationale
des industries de l’électroménager
(Eniem), basée à la zone industrielle de
Oued Aïssi, à 10 km à l’est de Tizi Ouzou
est paralysée depuis le 23 janvier 2013.
Quinze jours d’arrêt de travail qui engendrera sans doute des pertes économiques
considérables pour cette entreprise qui
emploie plus de 2387 travailleurs. Une
situation sur laquelle le Pdg de l’usine,
M. Boudiaf, a refusé de communiquer à
la presse.
Les employés de ce complexe campent
sur leur position : poursuivre la grève
jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. «Nous avons 4 revendications
principales pour lesquelles nous n’avons
pas reçu d’engagement ferme de la part
de la direction. Les dirigeants se sont
rétractés sur un engagement signé ave
le collectif en juillet 2011 concernant la
prime de nuisance», a déclaré un représentant des travailleurs. Et d’expliquer :
«L’employeur s’est engagé à transformer
la valeur de l’indemnité de nuisance qui
été attribuée sous forme de points en
pourcentage, mais ceci n’a pas été suivi
d’application dans les délais ni d’effet
rétroactif à compter de mai 2011 comme
il été convenu dans l’accord cadre du

RETARD DANS
LES TRAVAUX DE
RÉFECTION DES ÉCOLES
travaux de réfection des établissements scolaires du cycle
Lbaâesprimaire
de la circonscription éducative de la commune de LarNath Irathen ont été renvoyés aux calendes grecques.
En effet, les charpentes des toitures des infrastructures éducatives
effondrées dans les 3 écoles primaires du chef-lieu communal
de Larbaâ Nath Irathen et dans les écoles des villages Ait-Frah,
Ikhlidjen, et Azouza attendent toujours réparation et ce depuis
une année. Aussi, le déplacement de la ligne électrique moyenne
tension qui se trouve près de l’école d’Ait-Atelli et qui présente un
danger permanent notamment pour les élèves de cette institution
éducative est toujours en suspens. Cette tâche incombe à la société
de l’électricité et du gaz (Sonelgaz), nous dit-on. Notons à ce propos qu’un budget de 850 millions de centimes été alloué pour la
réalisation de tous ces travaux.
A ce sujet, un parent d’élève nous dira : «Je lance un appel pressant aux autorités concernées et à la Sonelgaz pour entamer
ces travaux dans les brefs délais afin d’éviter que le bilan de ces
dégâts s’alourdisse par les aléas climatiques et les chutes de neige
éventuelles durant cette saison hivernale»
Hamid Meradji

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 11

MOSTAGANEM INFO
HOMMAGE

ÉDUCATION

ONZE ŒUVRES DE
L’ARTISTE-PEINTRE KHADDA
RESSUSCITÉES

La réforme passée au scanner
● Ces rencontres d’évaluation ont été mises à profit pour mettre en évidence
à la fois les lacunes et les aspects positifs de la réforme, aussi bien dans les volets
organisationnels que pédagogiques.

PHOTO : AZIZ

O

Des élèves en classe à Mostaganem

M

ettant à profit l’arrivée d’un
nouveau ministre de l’Éducation
nationale, le secteur de l’enseignement primaire et secondaire, à travers
les directions départementales de l’Éducation, entame, ces jours-ci, une série de
rencontres d’évaluation de la réforme
initiée par Benbouzid, l’ancien ministre
du secteur et ce, dès l’année 2002. C’est
dans ce cadre que la direction de l’Éducation de Mostaganem vient d’entamer une
série de rencontres qui devraient s’étaler
jusqu’au 21 février courant. La première
réunion, présidée par Mohamed Bouhali, s’est tenue au siège de la direction
de l’Éducation et a vu la participation des
chefs de services auprès de la direction,
des chefs d’établissements ainsi que des
inspecteurs de l’Éducation des cycles

moyens et secondaires de l’ensemble de
la wilaya. Cette rencontre a été mise à
profit pour arrêter les grandes lignes de ce
que seront les réunions dévaluation. Une
évaluation qui s’appliquera à mettre en
évidence à la fois les lacunes et les aspects
positifs de la réforme, aussi bien dans les
volets organisationnels que pédagogiques.
Ce travail devra s’articuler, comme le
soulignera le directeur de l’Education,
sur quatre volets, à savoir la formation
continue des enseignants, le contenu
des programmes d’enseignement, les
conditions d’exercice des enseignants et
les moyens d’harmoniser les chances de
succès afin d’en faire profiter la grande
majorité des apprenants. On souligne par
ailleurs tout l’intérêt de cette évaluation
d’étape, dont la finalité consiste à éta-

blir un bilan sans concessions de ces 10
années d’application de la réforme. Ce
bilan permettra d’avoir un état des lieux
du système scolaire afin de l’adapter
aux défis du futur. Avec la participation
de l’ensemble des acteurs de la sphère
scolaire, il est attendu la mise en évidence
des points forts et des points faibles qu’il
conviendra de faire converger afin d’en
finir avec les multiples ajustements ayant
émaillé la dernière décennie. Ce chantier
se fera sans la participation des acteurs
exogènes, comme les associations des
parents d’élèves et des syndicats dont les
rôles respectifs mériteraient d’être à nouveau définis en vue d’éviter à l’avenir les
multiples blocages apparus dans ce palier
sensible de la formation des générations
futures.
Ali Tlemçani

SALAH EDDINE ARIF. Spécialiste en économie finance

A

lors que le non Maghreb
emprunte une voie sans
issue, il se trouve que des
universitaires algériens de la
diaspora maintiennent des
liens à travers des échanges
d’une portée qui n’est pas
que symbolique. C’est en tout
cas le message que ne cesse
de délivrer l’enseignant chercheur Salah Eddine Arif de
l’université d’Evry. Ce diplômé de l’université de Grenoble ne cesse de sillonner
le Maghreb des universités
où il entretient un formidable
réseau d’échanges. Travaillant
à l’université d’Evry-Essonne,
cet économiste est chargé,
depuis une dizaine d’années,
de construire des passerelles
avec les universités de Tunisie,
d’Algérie et du Maroc. N’hésitant pas à faire appel à ses
collègues des deux rives pour
intervenir dans des séminaires,
des colloques et de simples
séminaires de formation, il est

souvent sollicité pour donner
des conférences dans plusieurs
universités algériennes, marocaines et tunisiennes.
Les universités de Mostaganem, de Mascara, de Saïda,
d’Oran et de Tlemcen sont
pour lui des étapes incontournables. C’est ainsi qu’il
vient d’entamer une série
de conférences à travers pas
moins de quatre universités
de l’Oranie. Rencontré entre
deux conférences sur les processus historiques ayant abouti
à la mise en place de l’Union
européenne et les défis de la
mondialisation pour l’Algérie, l’universitaire parle sans
détours de la mission qui lui
a été notifiée par l’université
d’Evry ; qui consiste à mettre
en place un réseau d’échanges
interuniversitaires. Un réseau
dont l’unique ambition est de
permettre un véritable travail
d’approche entre les économistes des deux rives. Il tient

PHOTO : DR

«Le Maghreb universitaire est en marche»

L’enseignant chercheur
Salah Eddine Arif de
l’université d’Evry

à souligner que c’est à sa
demande que sa mission a
été élargie à l’ensemble des
pays du Maghreb. En effet,
dira-t-il, c’était la seule façon
pour moi de faire œuvre utile
et surtout d’éviter les pièges
d’un échange bilatéral. C’est
ainsi que, depuis bientôt une
décennie, Salah Eddine Arif
s’attelle à construire des passerelles entre les trois pays

maghrébins et l’université
d’Evry. Des échanges qui ne
cessent de s’étoffer puisque
des rencontres sont organisées à travers l’ensemble des
universités participantes. A ce
titre, il dira qu’après la série
de conférences qu’il vient de
donner à travers des universités de l’Ouest algérien, va se
tenir une rencontre qu’abritera l’université de Biskra avec
une participation d’universitaires maghrébins et un panel
d’universités de l’Est algérien.
Ce séminaire devrait se dérouler entre le 27 avril et le 12 mai
2013.
Pour le Dr Arif, «le Maghreb
universitaire est en marche et
rien ne pourra l’arrêter car il
est une émanation de la volonté des universitaires des deux
rives». Il ajoutera que «ceux
qui participent à cette action
de longue haleine le font par
conviction et dans une grande
Yacine Alim
abnégation».

rganisée à l’initiative de la direction de la Culture, une rencontre en hommage à l’enfant terrible de l’art pictural mostaganémois vient de se dérouler à la maison de la culture Ould
Abderrahmane Kaki. Le vernissage s’est déroulé en présence de
plusieurs artistes venus d’autres régions d’Algérie.
C’est en compagnie du recteur de l’université de Mostaganem
que le nouveau président de l’APW aura procédé à l’inauguration de l’exposition. Ce sont plus d’une cinquantaine d’œuvres
que les nombreux invités auront le loisir de contempler. Mais
c’est incontestablement les 11 lithographies de Mohammed
Khadda qui feront sensation auprès des amateurs et des artistes
professionnels venus en force honorer l’un des leurs. Cette
divine surprise, on la doit à perspicacité du néo miniaturiste Hachemi Ameur qui a été le premier à signaler la présence de ces
chefs-d’œuvre au niveau des caves de la mairie de Mostaganem.
Le relais sera ensuite assuré par la direction de la Culture qui délèguera la responsable de la bibliothèque afin de s’assurer de la
présence de ces œuvres authentiques. Une fois les lithographies
retrouvées et authentifiées, interviendra un échange de courrier
entre la directrice de la Culture et le nouveau maire de Mostaganem. Ce dernier ne fera aucune objection au prêt de ces œuvres
le temps de l’exposition. C’est bien grâce à toutes ces bonnes
dispositions que les participants à cet hommage, qui aura duré
3 jours, ont pu voir de très près le travail si original de Khadda.
Même des membres de sa famille venus en force ne manqueront
pas de remercier les organisateurs pour cet hommage tardif mais
combien réparateur. Car en sus de l’exposition, les organisateurs
se sont appliqués à concocter un programme étoffé et multiforme. C’est ainsi que grâce à Mohamed Ghobrini, enseignant
à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, les participants ont
eu le loisir de voir de précieux extraits d’une conférence que
Nadjette Khadda, l’épouse du peintre, avait donnée à Alger en
2011. D’une durée de 25 minutes, l’extrait a permis au public de
prendre connaissance des aspects jusque-là méconnus de la vie
et de l’œuvre de Mohammed Khadda. Dans la bouche de celle
qui fut son épouse et sa confidente, ce sont à la fois sa proximité
et sa complicité avec Benanteur, mais aussi sa grande rigueur
professionnelle qui seront partagées par l’ensemble des présents
dans cette petite salle de projections de la maison de la Culture.
Un lieu de convivialité qui se transformera rapidement en un véritable forum de discussion autour de Khadda et de son œuvre.
Une œuvre qui fera également l’objet d’une communication
de l’artiste-peintre Abderrahmane Aïdoud. Une intervention
qui sera relayée par un artiste venu de Tlemcen qui parviendra à émouvoir le public en lisant une lettre manuscrite que
Khadda lui avait envoyée. C’est la voie nouée qu’un participant
se prêtera à la lecture de ce document inédit que les présents
recevront comme une offre céleste. Avec la réapparition de ces
11 lithographies, les organisateurs ont parfaitement réussi dans
une entreprise qui paraissait bien ardue. Comme quoi, «à cœur
vaillant rien d’impossible». Mohammed Khadda méritait bien
une telle manifestation.
Y. A.

MUNICIPALITÉS

DRASTIQUE
RÉTRÉCISSEMENT DU
FONCIER PUBLIC

E

n présidant une réunion avec les maires et les secrétaires généraux des 32 communes, le SG de la wilaya a mis l’accent
sur l’impérieuse nécessité pour les communes de trouver des
terrains d’assiette afin de mener à terme les nombreux projets
en cours. Dans ce cadre, il citera l’exemple le plus prégnant de
l’heure, celui des 22 marchés publics dont la construction permettra d’absorber les centaines de commerçants qui activaient
dans l’informel et dont les étals ont été détruits à la faveur de la
campagne d’assainissement entamée l’automne dernier par les
services du ministère de l’Intérieur.
Le constat est plutôt alarmant pour la plupart des communes,
dont certaines ne disposent pas du moindre are de terrain à
bâtir, ce qui va contrarier les nombreux projets de développement, très gourmands en terrains à construire. Afin de se tirer
de cette impasse, le SG de la wilaya recommande aux élus de
se tourner vers les terres privées qui nécessitent le recours à la
fastidieuse procédure des l’expropriation, qui ne peut intervenir
qu’après de minutieuses expertises et de lourdes indemnisations, soulignant au passage que la procédure ne supporte aucun
laisser-aller ni précipitation. Un rappel à l’ordre bien utile eu
égard à la l’incompétence maintes fois soulignée de la plupart
des collèges d’élus communaux. C’est pourquoi le SG de la
wilaya a rappelé à l’ensemble des secrétaires généraux de mairie leur implication directe dans l’application des règlements,
notamment le nouveau code des marchés dont très peu d’élus
A. Tlem.
connaissent les arcanes.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 11

SÉTIF INFO
CARTE CHIFA,
LA FAUSSE ANNONCE
DE TAYEB LOUH

À CAUSE DE LOURDEURS BUREAUCRATIQUES

Des projets en veilleuse

A

● Plusieurs infrastructures n’ont pas été réalisées en raison des réserves non levées,
ou faute d’assiettes foncières.

BOUANDES:
LE VILLAGE D’AFTIS
SANS ÉLECTRICITÉ
Le village Aftis,
recensant près
de 20 familles, situé à
quelques encablures du
chef-lieu de la commune
de Bouandes, est privé
d’électricité depuis
l’indépendance.
«On n’a pas vraiment
connu le goût de
l’indépendance»,
s’exprime un habitant.
«Beaucoup de familles
ont choisi de quitter ces
lieux alors que d’autres
luttent pour survivre»,
ajoutera-t-il.
Les doléances et
requêtes qui ont été
adressées à qui de droit
n’ont pas reçu le
résultat escompté.
Pour l’heure, les
citoyens vivent dans
le noir, aggravé par
l’absence totale
d’aménagement urbain,
et bien d’autres
commodités, qui
rendent très difficile la
vie dans ce village qui a
sacrifié les meilleurs de
ses enfants lors des
douloureux
événements du 8 mai
1945. Les responsables,
qui ne connaissent pas
pour certains d’entre
eux l’histoire de cette
localité sont plus que
jamais interpellés.
Ch. Ben et K. B.

Les milliers de logements inscrits à l’actif de la wilaya demeurent en suspens

voeux pieux. Les manigances de certains
décideurs bloquent le théâtre de verdure. Les
adeptes de la «délocalisation» qui n’est pas
innocente, brandissent le problème du «tarissement» de l’assiette foncière au niveau
du chef-lieu de wilaya, où l’on trouve toujours moyen de dénicher une belle parcelle,
rien que pour satisfaire l’appel téléphonique
d’en haut. L’hibernation depuis juin 2011
de 570 millions de dinars alloués à l’amé-

nagement de la zone économique d’activité
(ZEA), est le parfait exemple de la mise en
veilleuse délibérée d’une wilaya obligée de
laisser passer les «dopées».
Gavé par cette histoire de procédures administratives qui ne tient plus la route, le
citoyen lambda et les initiés s’expliquent
mal que cette histoire ne s’applique qu’à la
wilaya de Sétif mise au «frigo».
Kamel Beniaiche

NABIL LALMI. 4 ANS APRÈS SA MORT TRAGIQUE

Un souvenir impérissable
D

imanche 8 février 2009, le
terrorisme de la route, qui
continue à endeuiller, fauche
notre ami et collègue Nabil Lalmi.
L’homicide involontaire s’est produit à l’entrée ouest de la ville
de Bordj Bou Arréridj. Luttant à
armes inégales, notre collègue,
qui vit avec et en nous, rendit
l’âme à l’hôpital de la capitale des
Bibans, aux environs de 20 h. Les
médecins, qui n’ont ménagé aucun
effort pour sauver la vie à Nabil,
ne pouvaient finalement rien faire
devant la volonté divine. Premiers
responsables de ces drames, qui
ont brisé des familles entières,
blessées et meurtries à jamais,
les inconscients terroristes de la
route ont vite oublié le martyr de la
famille Lalmi se conjuguant quotidiennement au pluriel. Après un
court séjour au «frigo», les irresponsables chauffards, ne mesurant
toujours pas la gravité du préjudice
causé à la société, reprennent la
route comme si de rien n’était.
Ne se cicatrisant sans nul doute
jamais, la plaie des femmes et
enfants de Nabil, Mohamed, Tahar,
Farouk, Antar, Brahim, Djamel,
Salah, Abderrahmane, Nacer et
des autres victimes de l’incurie, ne
vaut rien aux yeux de ces fous du
volant, que rien n’arrête. Il était de
retour d’Alger, où il s’était rendu
pour la énième fois dans le but de
décrocher un utopique rendezvous à cet ange Akram (première
victime de l’homicide du 8 février

2009), en quête d’un implant cochléaire qu’il n’obtiendra jamais,
tout comme d’ailleurs les enfants
du petit peuple des hautes plaines
sétifiennes. Il faut reconnaître que
depuis le départ de Nabil, la question de l’implant cochléaire a été
enterrée à Sétif, comme beaucoup
d’autres volets inhérents à la couverture sanitaire. Le projet de
réalisation d’une unité d’implants
cochléaires à la clinique ORL du
CHU de Sétif a été renvoyé aux
calendes grecques. Au grand dam
des petits patients de familles
démunies. De là où il est, Nabil
interpelle des consciences devant
se départir d’une nonchalance à
l’origine de la panne à l’origine
de l’immobilisation du moteur
d’une wilaya, disposant pourtant
d’un énorme potentiel. Ceci dit, le

temps n’a effacé ni la douleur, ni
le souvenir d’un homme intègre,
qui est devenu en peu de temps un
observateur attentif de la vie culturelle, sociale et économique de
Sétif. Son engagement, sans faille
et sans retenue, en a fait l’un des
correspondants les plus respectés
de la cité.
N’épousant pas la complaisance
et la duplicité, ses écrits étaient
attendus par les lecteurs avec une
dévorante curiosité. Le souvenir
d’un homme attachant et aimable est impérissable. L’humilité et
l’honnêteté intellectuelle de Nabil
qui était mû par un idéal de liberté
d’expression, habitent les coins
et recoins du bureau d’El Watan
de Sétif, ne ménageant aucun effort pour vaincre, le prédateur de
l’homme : l’oubli.
K. B.

AÏN AZEL

L’APC DANS L’IMPASSE

L

’assemblée populaire de Aïn Azel (chef-lieu de
daïra situé à 52 km au sud-est de Sétif) se trouve dans
l’impasse depuis jeudi dernier. Le refus de dix, sur les
dix-neuf membres que compte l’assemblée d’approuver des projets, en est la cause. Mis à part la question
relative au tribunal, qui sera étudiée lors d’une session
extraordinaire, les opposants au maire ont affiché une fin
de non- recevoir. Cette décision pénalise la population
d’une aussi importante agglomération, tenue à l’écart des
frictions d’une assemblée pourtant fraîchement élue. La
manière de faire du P/APC est décriée par ses opposants,
qui pointent du doigt des décisions relatives aux limogeages, désignations et promotions de fonctionnaires de la
commune, mettant, pour un certain temps, les affaires du
contribuable. Les frondeurs ne passent pas sous silence la
manière de faire du P/APC qui a, selon eux, a procédé à
leur affectation et désignation dans différentes commissions, sans même prendre le soin de connaître leur avis.
«On ne peut cautionner la manière de faire du P/APC
faisant de la commune un bien privé. D’autant plus qu’il
a entamé son mandat par des décisions non seulement
discutables, mais non règlementaires. Ce n’est pas avec
des décisions individuelles, qui n’ont pas obtenu l’aval
de l’assemblée, qu’il va rendre des services à la collectivité qui mérite mieux», diront les élus reliés par de nombreux citoyens indisposés par un tel spectacle. Pour le
premier magistrat de la cité, que nous avons contacté, les
déclarations des autres membres de l’assemblée sont dénuées de tout fondement. Afin de mettre un terme à cette
impasse qui n’arrange pas les affaires de la collectivité, il
a en outre appelé les autres membres à une rencontredébat, devant permettre de mettre sur les tapis tous les
problèmes.
Aïssa L.
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nitié par le président de la République en
2007, le complexe sportif de 50 000 places couvertes sommeille dans les tiroirs
depuis presque six longues années. Décriée
pourtant comme le principal obstacle dudit
projet, la bureaucratie qui n’est toujours pas
vaincue, a apparemment la peau dure. La
réalisation de la gare intermodale confiée à
une certaine époque à trois entreprises est
reportée à une date ultérieure. La lancinante
question du choix du terrain demeure en suspens, au grand dam des usagers du transport
en commun, blasés par les mauvaises prestations de l’ancienne gare où le cahier des
charges a été piétiné par le propriétaire, ayant
donné son feu vert pour faire de l’officine,
des agences postales, bancaires, de tourisme
et d’assurance, des fast-foods où le consommateur est intoxiqué, à la fois par la bouffe
et le décor. A cause des réserves qui ne sont
pas levées depuis des lustres, l’hôpital mère
et enfant n’est toujours pas fonctionnel, au
détriment des malades qui peuvent attendre.
La situation de l’établissement ne fait pas
exception à la règle.
Les travaux de l’annexe de la bibliothèque
nationale ne sont toujours pas lancés, des
mois après le passage à Sétif (en mai dernier)
de la ministre de la Culture, qui avait pourtant déclaré que l’entame de l’opération était
imminente. La nouvelle zone industrielle
d’Ouled Saber, les milliers de logements
inscrits à l’actif de la wilaya, ainsi que la
nouvelle ville de Chouf Lekdad, restent des

PHOTOS: ARCHIVES / EL WATAN

I

nnoncé à grandes pompes par Tayeb Louh, ministre
du Travail, l’élargissement du champ d’utilisation de
la carte chifa sur le territoire national et ce, à partir du 3
février courant, n’est pour de nombreux assurés qu’un
flop. Devant permettre à ses détenteurs de se procurer les
médicaments au niveau de toutes les officines conventionnées avec la CNAS, à condition que la carte chifa soit
activée, l’opération a été bien accueillie par des assurés
qui déchantent. Pour se faire, l’assuré doit, malheureusement, s’adresser toujours à son centre payeur pour une
activation ou une mise à jour. «Je travaille à Sétif alors
que le siège social de mon entreprise se trouve à Alger
où je suis déclaré. Je n’ai jamais pu utiliser ma carte
chifa. En entendant parler de la nouvelle réglementation,
j’ai accouru aux services de la CNAS pour l’activer et
pouvoir enfin bénéficier de ces avantages comme tout
citoyen algérien. Mon enthousiasme est vite refroidi par
un agent qui me demande de faire 300 km pour l’activer», nous dira une assurée rencontrée à la CNAS (caisse
principale de Sétif) où l’assuré est ballotté d’un bureau
à un autre. Et d’enchaîner : «Pour une simple opération
informatique, la CNAS, disposant pourtant d’un réseau
national, oblige ses assurés à la galère. Le ministre qui
a annoncé la généralisation de la carte est interpellé»,
précise l’assurée.
Leïla Benani

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El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 12

I N T E R N AT I O N A L E
MODIBO GOITA. Professeur à l’Ecole de maintien de la paix à Bamako

«L’intervention française
était la seule issue»

Modibo Goita est enseignant à l’Ecole
de maintien de la paix à Bamako. Il a
occupé les postes de chercheur à
l’institut Raoul Wallenberg des droits
de l’homme, professeur de droit
international et des relations
internationales à l’Ecole panafricaine
d’état-major. Il est aussi un fin
connaisseur de la crise du Darfour et
de la menace terroriste au Sahel.
Dans cet entretien, il dissèque la crise
au Mali et donne des éclairages sur
l’évolution possible de la situation.

Interview réalisée par
Amel Blidi
L’intervention militaire était-elle le meilleur
moyen de sortir le Mali de l’impasse ?
Evidemment. Les pourparlers de paix entre
Ançar Eddine et le pouvoir central malien avaient
débouché sur une impasse. Leurs positions étaient
devenues inconciliables ; à l’imposition de la charia s’opposait le maintien de la laïcité. L’offensive
militaire lancée par AQMI et ses alliés a, dans une
certaine mesure, permis de sortir de l’impasse,
mais a provoqué une forte réaction française qu’ils
n’avaient pas prévue, ce fut leur grave erreur
stratégique. Quant à l’appel lancé par le président
malien pour une intervention française, que j’avais
prévue irréversible si l’Algérie ne réagissait pas,
elle était la seule issue pour préserver la survie
du Mali. L’Algérie l’a jugé juste et légitime et a
apporté une forme de soutien.
Y a-t-il un risque d’enlisement de la France
– et de ses alliés – au Mali ? Les troupes ouestafricaines sont-elles à même de prendre le relais
rapidement ?
L’enlisement ne serait pas envisageable au
regard du rapport de force en présence. Le Mali et
ses alliés (12 Etats) plus l’Algérie jouissent de la
suprématie aérienne considérablement renforcée

par la fourniture de précieux renseignements obtenus grâce aux satellites et drones américains. Un
autre atout majeur réside dans le fait que l’Algérie
a, pour la première fois de son histoire, ouvert son
espace aérien aux avions militaires français en
mission de combat vers le Mali et fermé sa frontière terrestre, excluant du coup tout repli ou approvisionnement en carburant et munitions vital à la
survie des éléments d’AQMI et alliés. L’attitude
algérienne, qualifiée d’ambiguë jusqu’alors, sera
considérée comme l’un des plus grands rendezvous dans l’histoire des relations entre nos deux
peuples et provoquera de grands bouleversements
stratégiques et de profondes mutations dans les
rapports entre les Etats de la région et le reste du
monde.
Enfin, les forces alliées disposent de forces terrestres bien entraînées, expérimentées, équipées et
d’une capacité logistique suffisante. A l’opposé,
on fera le constat que les éléments d’AQMI et
alliés ont été sérieusement entamés par les frappes
de l’aviation française et que les rescapés ne
sont pas capables d’entreprendre une opération
militaire d’envergure dans ce vaste espace. Pis, ils
n’ont jamais cherché à gagner ni le cœur ni l’esprit
des populations, facteur essentiel à la poursuite de
leur «combat». C’est pour toutes ces raisons que
j’estime que les troupes africaines seront bien en
mesure de remplacer les forces françaises.
Quelle sera la prochaine phase de cette opération ?
A mon avis, les forces alliées ne rencontreront
pas de résistance majeure pour réoccuper aérodrome, points d’eau et postes stratégiques. Alors,
la libération des otages sera grosso modo l’effet
majeur de l’évolution de la suite des opérations
militaires. Dans cette optique, on pourrait ébaucher les scénarios suivants.
1- Si les otages venaient à être exécutés, cela
équivaudrait à un suicide de leur part, car ce massacre de sang-froid déclencherait contre eux la
plus massive offensive qui aboutirait à leur anéantissement total par des bombardements, attaques
ciblées par des drones suivies d’opérations de
ratissage menées par des forces spéciales.

taires présents à Tombouctou, se sont livrées à des
représailles contre ceux qui ont été accusés, à tort
ou raison, d’avoir collaboré avec l’occupant. Il est
dommage que les dispositions n’aient pas été suffisantes pour les protéger, car même s’ils étaient
présumés coupables de ces crimes, ils devaient
être protégés et traduits en justice conformément
à la loi. S’il s’avérait que des personnes innocentes
ont été ciblées en raison de leur appartenance
ethnique, l’ouverture d’une enquête s’impose,
dont les résultats décideront de la suite à donner.
Le gouvernement a, depuis, pris des mesures pour
renforcer la sécurité de l’ensemble de la population
résidant dans les villes et localités reconquises
et s’attelle à la mise place d’une commission de
réconciliation nationale.
Quel avenir pour le Mali ? Le gouvernement
est-il en mesure de remplir le vide dans les zones
du Nord ? Quand sera-t-il possible d’organiser
des élections ?
L’avenir du Mali est et restera entre les mains
de son peuple et de ses dirigeants. Cette terrible
épreuve nous a permis de tirer de précieuses leçons
en priorité l’importance de l’outil de défense qui
sera profondément reconstitué, modernisé en
tenant compte des menaces non conventionnelles
grâce à l’aide de nos alliés, reconnaître qui sont
nos vrais amis et alliés sur lesquels on peut compter en cas de péril, et le peuple malien n’oubliera
jamais les bienfaits, les ingratitudes et les injures.
S’agissant du développement des zones du Nord
qui représentent un énorme défi, je rappelle que
depuis 2003, plus 1300 milliards de francs CFA
ont été investis pour un résultat décevant. Mais il
n’existe pas d’autre secret que le travail, le sens
du devoir et la discipline qui nous permettront de
transformer cette zone en vergers.
La solution au conflit ne serait pas que purement militaire, mais aussi comporterait un aspect
politique et surtout un vaste programme de développement incluant la zone Sahel-Maghreb. En
ce qui concerne l’organisation de l’élection présidentielle, le président de la République par intérim
table sur le mois de juillet au plus tard pour sa
tenue.
A. B.

2- Le refus de libérer les otages déclencherait
très prochainement des opérations des forces
spéciales françaises et maliennes, appuyées éventuellement par les homologues d’autres Etats dont
je tairais les noms pour le moment.
3- Les éléments d’AQMI et alliés, réfugiés dans
les hauteurs de l’Adrar des Ifoghas et du Tigharghar libèrent les otages, déposent les armes et se
rendent. Alors, il reviendra aux politiques d’envisager une forme d’amnistie pour les repentis et de
décider du jugement ou du transfèrement des responsables de crimes de guerre. Les hauteurs, aérodromes, postes seront transformés en places fortes.
Les rebelles touareg du Mali excluent toute
alliance avec l’armée malienne et la force africaine de la Cédéao. Quel sera, d’après vous,
l’avenir du MNLA ?
Rappelant la fameuse boutade de Staline, je
dirais : «Le MNLA, c’est combien de divisions ?»
De telles déclarations de leur part ne méritent
pas d’être prises au sérieux, car ils n’ignorent
nullement la réalité sur le terrain ni l’adoption par
l’Assemblée nationale d’une résolution excluant
toute forme de négociation avec leur mouvement,
position partagée par l’immense majorité de la
population qui dit en avoir assez des volte-face,
des faux pas des membres du MNLA. Cet avis est
partagé par Mahamadou Issoufou, président du
Niger, qui trouve que le MNLA est une des causes
de la de crise au nord du Mali. Toutefois, le président malien par intérim estime qu’ils pourraient
retrouver leur place à la table de négociations pour
un règlement politique du conflit.
Des accusations d’exactions commises par les
militaires contre des Maliens à la peau claire
(Touareg, Peuls, Arabes) ont été rapportées.
Cela ne risque-t-il pas d’entraîner une radicalisation d’une partie de la population du Nord ?
L’histoire nous rappelle tristement qu’il n’a jamais été facile de protéger de la vindicte populaire
ceux qui ont été considérés comme des traîtres ou
«collabos» ; il y eut des cas où des milliers furent
massacrés et leurs descendants continuent à payer
pour leur faute. Certes, il y a eu des foules incontrôlées qui, en raison du faible nombre de mili-

CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LE MALI À BRUXELLES

L’ONU prépare «l’après-guerre»

LES CONTINGENTS DE LA MISMA
ARRIVENT AU NORD
Bruxelles avait accueilli la veille la 3e réunion
ministérielle du groupe de soutien et de suivi
sur le Mali, à laquelle ont participé l’Union européenne (UE), l’Union africaine (UA) et de la

PHOTO : D. R.

L

es Nations unies ont réitéré la nécessité de combiner les approches militaire et
politique pour résoudre la crise au Mali, où les
forces de la Mission internationale de soutien
(Misma) continuent d’arriver pour aider l’armée malienne à reconquérir la partie nord qui
était contrôlée par des groupes terroristes. Lors
d’une conférence tenue à Bruxelles sur la situation au Mali, le secrétaire général adjoint de
l’ONU aux affaires politiques, Jeffrey Feltman,
a souligné que le succès du soutien au peuple
malien «dépendra d’une combinaison efficace
de nos efforts politiques et sécuritaires».
«Afin de consolider les succès militaires
obtenus jusqu’à présent, il est important que
les promesses soient rapidement tenues afin de
permettre à la Misma de devenir complètement
opérationnelle et de renforcer les capacités des
forces maliennes», a-t-il fait savoir. Le responsable onusien a insisté sur la nécessité de «hâter
les préparatifs pour la phase post-conflit de
l’opération» au Mali, après le déploiement de
la Misma qui doit réfléchir à «sa conception
opérationnelle», sans oublier le besoin pour les
forces maliennes de se reconstruire.

Le ministre malien des AE à la réunion de Bruxelles

Communauté économique des Etats d’Afrique
de l’Ouest (Cédéao). L’Algérie, représentée à
cette réunion par le ministre délégué chargé des
Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader
Messahel, a réaffirmé sa solidarité «effective»
avec le Mali, notamment en matière de lutte
contre le terrorisme et l’encouragement d’un
dialogue inclusif entre Maliens. Soulignant que
cet effort de solidarité est «un devoir» envers le

Mali et la région, M. Messahel a affirmé que
l’effort de solidarité algérienne envers le Mali
continuera à s’exprimer jusqu’au recouvrement
entier de la stabilité et de la sécurité dans la
région, notamment par la poursuite d’une lutte
«inlassable» contre le terrorisme et le crime
organisé. Sur le terrain, les forces intégrant la
Misma continuent d’arriver sur le sol malien.
Quelque 144 militaires guinéens ont quitté

mardi la Guinée pour Bamako, pour prendre
part aux opérations militaires, aux côtés des
autres contingents africains. De son côté, le
Tchad s’est engagé à fournir 2000 soldats, qui
ne font pas partie de la Misma, mais agissent en
coordination avec elle. Parallèlement, après la
reprise par les troupes maliennes avec l’appui
de l’armée française de plusieurs villes du
centre du nord du Mali, dont notamment Gao,
Tombouctou et Kidal, l’impératif de sécuriser
les zones débarrassées des groupes terroristes
devient plus que nécessaire.
A Kidal, 1800 soldats tchadiens sont entrés
dans la ville pour réinstaurer la sécurité, au
moment où les soldats français «poursuivent le
contrôle de l’aéroport grâce au renfort de deux
sections parachutistes».
Mais, selon des analystes, le risque d’enlisement est toujours présent d’autant plus qu’il
est difficile d’identifier les terroristes qui ont
tendance à se fondre dans la nature ou se cacher
au sein de la population civile.
La veille, des «accrochages» ont eu lieu
dans les environs de Gao (nord) entre les
troupes françaises et maliennes d’une part et
des groupes terroristes d’autre part, selon le
ministre français de la Défense, Jean-Yves Le
Drian, qui a précisé que le nombre des soldats
français au Mali devrait commencer à diminuer «à partir de mars, si tout se passe comme
prévu» et «progressivement, passer le relais à
la Misma».
R. I.

El Watan
Carteale
Post

Jeudi 7 février 2013 - P13
Supplément hebdomadaire
Email : vacances@elwatan.com

VOYAGES & Loisirs

IMMERSION DANS LE SUD ALGÉRIEN

Une ambiance
au rythme
de karkabou
????

L

e Gourara est, sans aucun doute, l’une des régions d’Algérie
les plus singulières, non seulement par le charme exquis de
ses ksour enfouis dans de luxuriantes palmeraies, mais aussi
par l’accueil qui reste l’offre la plus importante. Chaque ksar est
indépendant. Il est organisé comme une petite ville, dont les activités
se déroulent à l’intérieur des murs d’enceinte et où la place centrale
relie les ruelles qui séparent les maisons. En général, les habitants
d’un ksar appartiennent tous plus ou moins à la même ethnie,

M

voire la même tribu. Les maisons ksouriennes sont organisées vers
l’intérieur. La porte d’entrée est généralement la seule ouverture
vers l’extérieur, l’histoire de ces ksour remonte aux VIIe et VIIIe
siècles selon les historiens. Longtemps fermée au tourisme après
les années douloureuses qui ont coupé l’Algérie du reste du
monde, Timimoun se veut plus flamboyante que jamais. Voyager à
Timimoun, c’est se laisser ensorceler par le chant rituel de l’Ahellil.
Cette psalmodie sacrée qui n’existe nulle part ailleurs, au point où

PHOTO : D. R.

a destination NADIA BENYOUCEF. Chanteuse

Les Lieux saints de l’Islam
Je m’attendais à ce qu’elle nous parle de Londres où
elle se trouve actuellement, mais c’est plutôt des
Lieux saints de l’Islam dont elle nous fait part où
elle est allée en pèlerinage (omra). En effet, dit-elle,
c’est à l’occasion d’une omra que j’ai effectuée il y a
deux ans avec mon fils (13 ans) que j’ai senti que je
venais de faire un merveilleux voyage. Je croyais
que ce dernier allait être une charge pour moi
pour effectuer les rituels, mais c’est mon fils
qui m’a pris en charge étant attentionné et
avenant. Il a été aux petits soins. Mon
bonheur a été de toucher la Qaaba et
d’avoir mon fils à mes côtés, qui m’a
fait oublier la grande famille restée
à Alger.

l’Unesco l’a inscrite au patrimoine mondial. Le paysage s’enrichit
de teintes multiples. Nous retrouvons cette charge d’images qui crée
des effets sonores et rythmiques. La célébration de la naissance du
Prophète de l’Islam (QSSSL) donne lieu à une fête extraordinaire,
le «sboue». Après une tournée des quatre grands marabouts locaux,
une foule, entre 35 000 et 40 000 personnes, converge le septième
jour vers le tombeau de Sidi El Hadj Belkacem.
(Suite en page II)
Kamel Benelkadi

Carnet

DE BORD

Pompéi renaît
de ses cendres
A Naples, lancement d’un des plus grands
chantiers de restauration du célèbre site de
Pompéi, représentant un investissement total de
100 millions d’euros, financé partiellement par
l’Union européenne. Pompéi a été le théâtre de
nombreux incidents, comme la chute d’un pilier
d’une pergola extérieure, précédée par de
spectaculaires effondrements de pans de murs
dans la Maison des Gladiateurs et celle du
Moraliste. A la fin des travaux, prévue pour le 31
décembre 2015, est attendue une augmentation
notable de la fréquentation touristique du site,
qui devrait selon les estimations passer de 2,3
millions de touristes annuels actuellement
à 2,6 millions en 2017.
K. B.

PHOTO : EL WATAN

TIMIMOUN LA FLAMBOYANTE…

II CARTE POSTALE

El Watan VACANCES & LOISIRS - Jeudi 7 février 2013 - P14

IMMERSION DANS LE SUD ALGÉRIEN

TIMIMOUN
LA FLAMBOYANTE…
Du thé à la menthe pour garder la
zen-attitude

LUC LAMORILLE.
DG du Sofitel d’Alger

«L’ouverture du Sofitel
nous a permis de développer
d’autres marques»
Luc Lamorille est le nouveau directeur
général du Sofitel à Alger. Quelques
mois après son installation, il a accepté
de répondre à nos questions sur
l’évolution de l’enseigne.

PHOTOS : D. R.

Propos recueillis par
Kamel Benelkadi

L

es étendards flottent, le
baroud tonne. Des troupes
folkloriques et notamment
les «Esshab El baroud», les
chameliers et les troupes de
tbal font le show. Une foule
compacte est venue à la
rencontre de toutes ses troupes et
ses cavaliers vêtus de tenues de
parade. Gourara ouvre ainsi ses
portes à des vagues humaines
venues des quatre coins du
pays. Le patrimoine immatériel
(traditions locales, folklore,
modes de vie spécifiques…)
est un élément essentiel de
valorisation dans le cadre d’une
approche globale et intégrée
dans le tourisme saharien. Ce
patrimoine peut constituer un
puissant facteur d’attractivité de
ses régions, de par sa diversité
et sa richesse et le ressort de
l’animation touristique dans le
Sahara.
M’hamed Selkh, président de
l’Office du tourisme de Timimoun, qualifie la région de
«huitième merveille du monde».
Exagération ? Imagination fer-

tile ? Il faut y avoir mis les pieds
pour mesurer la signification
profonde de cette déclaration.
«Il y aurait tant de choses à
dire, beaucoup d’écrivains ont
déjà, et de belle façon, écrit
des choses si admirables sur la
région que l’on ne peut guère
que s’inspirer de leurs textes»,
dira-t-il. Les infrastructures
d’accueil dans cette région sont
caractérisées par l’unique hôtel
public, Le Gourara, classé trois
étoiles, chef-d’œuvre de l’architecte Pouillon, construit en 1976
et qui fait actuellement l’objet
d’une profonde rénovation. Il
a été rattaché à la chaîne El
Djazaïr pour espérer le mettre à
niveau et envisager de l’inclure
dans le tourisme des circuits.
LE BAROUD TONNE,
UNE MERVEILLE S’OFFRE
À NOS YEUX
L’hôtel Ksar Massine, appartenant à un privé, est venu enrichir l’offre (capacité 88 lits/36
chambres et 8 suites). Son restaurant peut servir jusqu’à 150

couverts. Inspectant les travaux
de restauration de l’hôtel Gourara, le secrétaire d’Etat chargé du
Tourisme a insisté sur le respect
du cachet architectural typique
de la région et l’accélération du
rythme des travaux, lancés en
avril 2011, pour le réceptionner
en prévision de la prochaine
saison touristique saharienne.
Cette opération de restauration,
pour laquelle a été consacrée une
enveloppe de 120 millions de
dinars, porte sur la réhabilitation
de l’ensemble des pavillons de
cette structure d’une capacité de
116 lits. Le nouveau positionnement du tourisme d’Adrar
implique une mise en œuvre reposant sur les cinq dynamiques
fondatrices du tourisme algérien.
La valorisation de la destination
vise à accroître l’attractivité et
la compétitivité. Le développement des pôles et villages
touristiques d’excellence passe
par la rationalisation de l’investissement. Le déploiement d’un
plan qualité tourisme (PQT)
est nécessaire pour le dévelop-

pement de la qualité de l’offre
touristique nationale, intégrant
la formation et l’éducation à
l’excellence et aux technologies de l’information et de la
communication, en cohérence
avec l’évolution du produit touristique dans le domaine. La
promotion de la transversalité
et de la cohérence dans l’action
est aussi vitale par l’articulation
de la chaîne touristique et la
mise en place d’un partenariat
public-privé. Enfin, la définition
et la mise en œuvre d’un plan de
financement opérationnel sont
une approche qui a pour but de
soutenir les activités touristiques
et les promoteurs-développeurs
et attirer les grands investisseurs
nationaux et internationaux.
Adrar peut appuyer son tourisme
sur de nombreuses fêtes locales
traditionnelles et événements
assurant une veille permanente,
un marquage dans la mémoire
du visiteur. Ces fêtes sont également des supports possibles à la
valorisation d’un tourisme culturel et cultuel ou de mémoire. Ici,
l’histoire se raconte en vestiges.
Chaque escale est une invitation
à la découverte. Le désert exerce
une forte fascination et une pittoresque magie qu’on ne peut
exorciser qu’en couchant des
mots sur du papier. Les amoureux du désert s’appliquent à en
saisir l’atmosphère, du grain de
sable à l’étoile lointaine, qui s’en
dégage, et à capter leurs tonalités, leurs musiques changeantes,
et leurs rapports. Le Sahara
légendaire, lieu authentique, où
le temps semble s’être arrêté, ne
laisse personne indifférent.
Le touriste découvre la symbiose des éléments fondamentaux, unis dans une rotation
élévatrice qui le projette au-delà
du regard, vers d’autres éblouissements. L’instinct du voyage se
réveille…
K. B.

Le Sofitel a
ouvert ses portes en
1992. C’est l’un des
premiers contrats
de management
signés en Algérie
dans le domaine
hôtelier. Quelle
analyse faites-vous
de la présence de
l’enseigne
en
Algérie ?
E ff e c t ive m e n t ,
nous pouvons même dire maintenant que nous sommes
présents depuis plus de 20 ans et sans interruption.
Le bilan est extrêmement positif, le fait d’être présent
depuis 1992 avec l’ouverture du Sofitel, nous a permis
de développer d’autres marques Accor dans plusieurs
villes du pays avec Mercure, Novotel et Ibis.
Quel type de clientèle fréquente l’hôtel ?
Exclusivement une clientèle d’affaires, nationale et
internationale
La concurrence qui s’intensifie dans le secteur de
l’hôtellerie est-elle bénéfique ?
En général, quand la concurrence s’installe, c’est
qu’il existe un marché profitable et c’est plutôt une
bonne nouvelle. D’autre part, la compétition est
bénéfique et nous oblige à élargir notre offre aux clients
et à donner le meilleur de nous mêmes.
Le Sofitel est une destination gastronomique très
appréciée avec la cuisine algérienne et occidentale.
Quelle est la recette d’un tel succès ?
La gastronomie est un pilier de la marque Sofitel et
nous attachons une grande importance à faire découvrir
le meilleur des cultures française et algérienne qui nous
lient. Le restaurant Le Continental offre une cuisine
française raffinée, dans un cadre feutré et moderne.
La découverte du restaurant El Mordjane permet aux
clients de découvrir la richesse de la gastronomie
algérienne, dans un cadre mauresque élégant, et chaque
soir un groupe de musiciens et chanteurs algériens
traditionnels accompagnent le voyage culinaire des
hôtes.
Comment voyez-vous l’évolution des activités de
l’hôtel, que vous dirigez pour 2013 ?
Dans un contexte économique mondial toujours
difficile, je reste néanmoins très optimiste sur
l’évolution de notre activité en 2013. Des nouvelles
compagnies aériennes s’installent, de nombreux projets
sont en train de voir le jour, ces facteurs contribuent
favorablement au remplissage de notre hôtel.
K. B.

MOHAMED AMINE HADJ SAÏD. Secrétaire d’Etat chargé du Tourisme

«Nous avons besoin de sites Web
qui proposent des produits»
L

ors d’un récent déplacement dans la
wilaya d’Adrar, Mohamed Amine Hadj
Saïd, secrétaire d’Etat auprès du ministre
du Tourisme et de l’Artisanat, chargé du
Tourisme, a exhorté les opérateurs de la région
à donner plus d’importance à la promotion, à la
formation et à la qualité des prestations.
Dans ce cadre, il a demandé aux agences
de voyages d’avoir au moins un site Web
fonctionnel. «Combien disposent d’un site
Web convenable ? Il ne suffit pas d’avoir un

www.com pour dire qu’on en a un. Ce sont des
cartes de visite. Nous avons besoin de sites
qui proposent des produits, car il faut savoir
que 60% des voyages dans le monde se font en
ligne».
Il dira aussi «qu’il faut appliquer
convenablement le SDAT. Nous ne pouvons
pas exécuter une dynamique aux dépens d’un
autre». Concernant la nécessité d’avoir un
autre agrément pour ouvrir une succursale
pour les agences qui ont un agrément national,

il précise : «On peut faire des concessions sur
tout, sauf sur le professionnel. Je ne livrerai
pas les touristes à des aventuriers. Nous
avons perdu assez de temps, maintenant il est
urgent de redresser la barre». Répondant à
une question sur le manque de lignes aériennes
vers le Sud, le secrétaire d’Etat ne fait pas
dans la nuance : «Air Algérie a fait des efforts
proposant des réductions jusqu’à 50% pour
les nationaux qui veulent se rendre au Sud en
passant par une agence de voyages. Qu’on se

le dise une fois pour toutes : c’est une histoire
de rentabilité. Ainsi, il ne faut pas s’attendre à
un miracle, il faut plutôt provoquer le besoin, la
demande viendra et Air Algérie suivra.»
Ces dernières années, l’offre domestique
a connu des augmentations importantes.
L’acquisition des avions ATR de 66 sièges a
permis d’améliorer l’offre. Les ATR permettent
en outre de désenclaver des régions qui
ne peuvent pas accueillir les autres types
d’appareils.
K. B.

III ESCALES

El Watan VACANCES & LOISIRS - Jeudi 7 février 2013 - P15

PROMOTION DE LA DESTINATION ALGÉRIE

DES «PLUMES TOURISTIQUES»
À LA DÉCOUVERTE DU M’ZAB
P

Une vallée sous les feux de la rampe. Des
journalistes spécialisés en tourisme ont tenté
de percer son secret lors d’un récent voyage qui
leur a laissé des souvenirs inoubliables
PHOTO : D. R.

en plein air qui s’ouvre sur des ruelles exiguës
menant vers la mosquée, située au plus haut
point du ksar de Ghardaïa ; une façon de dire
que les Mozabites placent la religion au dessus
de tout. A Tajnent (El Atteuf), premier ksar de la
pentapole fondé il y a plus d’un millier d’années,
les «Plumes touristiques» ont visité le célèbre
mausolée d’A’mi Brahim. Un joyau architectural
dont l’irrégularité et l’asymétrie des formes ont
inspiré Le Corbusier pour bâtir la chapelle Notre

Dame du Haut à Ronchamp, en Haute-Saône.
A Béni Izguen «la Sainte», ils ont exploré les
traits d’une cité empreinte d’histoire qui a su
sauvegarder ses traditions. Ils l’ont admirée
dans toute sa splendeur depuis les hauteurs de
«Burdj Boulila», alors que le soleil se couchait
lentement derrière sa palmeraie. Au cours de
la deuxième journée, l’eau a été au centre des
débats. Cette ressource rare qui a insufflé la
vie dans ce coin perdu du Sahara, et ce, grâce

au système du partage des eaux, un système
ingénieux élaboré par les ancêtres mozabites,
destiné à une distribution équitable de l’eau entre
les agriculteurs, une eau puisée des crues de pluie
qui, tout en apportant la vie, peut semer, dans
sa colère, panique et dévastation. A Zelfana, le
temps d’un après-midi, les journalistes se sont
délectés dans l’eau chaude des sources thermales
de la région qui apportent bien-être et purifient le
corps… et l’esprit. Ils terminèrent leur premier
voyage dans l’art et la culture à travers une
représentation unique de l’association «At bir».
Un merveilleux spectacle où se mêlent chants
ancestraux, poésies, contes et histoires drôles,
le tout bien présenté par l’animateur Ba Salah
Fadli, qui s’est engagé à offrir le printemps en
plein hiver… et le fit à travers de belles images
de fleurs qui poussent dans le désert.
Cela dit, l’Algérie est un vaste pays qui a bien
plus de fleurs à offrir, et bien plus de merveilles
à dévoiler. Les «Plumes touristiques» se disent
prêtes à les découvrir et à les faire découvrir...
dans leurs prochaines escales.
M. B.

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lumes touristiques», c’est ainsi qu’ils
se sont baptisés : un groupe de jeunes
journalistes passionnés par l’Algérie et
tout ce qu’elle a à offrir. Ils sont liés par des
rapports amicaux, façonnés par les multiples
«éductours» qui les ont regroupés auparavant.
Ils vouent une admiration particulière à la
destination Algérie et se sont fixés comme
objectif de promouvoir ses atouts touristiques
à travers les canaux des médias. Ils ont même
«créé l’occasion» de le faire, en organisant leur
premier voyage à l’intérieur du pays, du 30
janvier au 2 février 2013. Première destination :
Ghardaïa. Pour le groupe, composé d’une dizaine
de plumes de la presse nationale et de la Radio,
ce fut aussi une occasion de tester un autocar de
la nouvelle flotte de l’ONAT, qui a bien voulu
soutenir l’action des journalistes en leur assurant
le transport durant toute la durée du séjour.
C’est ainsi qu’ils sont arrivés à Ghardaïa très
tôt le matin et s’installèrent à «Dar El Akzam»,
une maison traditionnelle mozabite située dans
la palmeraie d’At Izgen (Béni Izguen). Cela
conféra à leur voyage une ambiance et un charme
particuliers. Durant deux jours, ils ont découvert
trois des cinq ksour de la pentapole et la station
thermale de Zelfana, en compagnie de leur hôte,
Ali Zakaria, un jeune opérateur local qui milite,
par le biais de son agence de voyages Nadher,
pour un tourisme durable et responsable dans la
région du M’zab. Lors du premier jour de son
voyage, le groupe de journalistes a fait un saut
au marché très dynamique de Ghardaïa, bariolé
de tapis et de bibelots traditionnels. Un marché

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 16

C U LT U R E
28es VICTOIRES DE LA MUSIQUE DEMAIN SOIR
AU ZÉNITH DE PARIS

VU À LA TÉLÉ

Les connivences restent

Khaled nominé pour l’Album
de musique du monde

Par A.Merad

● Khaled, le roi de la musique raï, semble amorcer l’année 2013 sous de bons auspices, voire de
bon augure. Après avoir reçu le «Kora Award» 2012 (récompense de la musique africaine), celle
de la meilleure voix masculine en Afrique du Nord en début d’année à Abidjan (Côte d’Ivoire), il
est nominé aux Victoires de la Musique (France), demain soir.

FEAT AVEC PITBULL
Aussi, Red One et Khaled ont réussi ce
que les politiques et les décideurs n’ont pu
accomplir : Maghreb United ! Comme dirait
le rappeur Rim-k, leader de 113. Un producteur marocain, un chanteur algérien, un
beat fusionnel, une magie dans l’air… et la
chanson. Un sacré tandem ! L’album C’est
la vie a été enregistré à Tétouan (Maroc) et
à Stokholm (Suède). L’album décline 12
titres. L’éponyme C’est la vie est une sorte
de compromis entre une biguine antillaise
très dance et un zouk hypnotique et choral.
Un titre conçu pour les discothèques, et,
immanquablement, faisant le bonheur des
clubbers. Les lyrics disent : «On va s’aimer,
on va danser, c’est la vie !». Hya Hya s’inscrit dans la même veine des collaborations
de Red One, puisque c’est un feat (featuring, collaboration) avec le rappeur Pitbull

Khaled et le producteur Red One, un duo d’enfer

annonçant une big dédicace (à la manière de
«fi khater») : «Khaled ! Red One ! Mister
worlwide (Pitbull himself) !» Une bluette
dance faisant dans le quart de ton intégrant
la derbouka (percussions), un compromis
entre le oud, une sorte de «balalaïka», un
accordéon synthétique et autres violons
avec une estampille «electronica». Et avec
en prime un «gimmick» (un couplet en
anglais watching you, watching me) à l’effet
«drogue». Les textes sont antinomiques.
Khaled dit : «C’est elle qui a voulu / elle
a délaissé sa maison…». Pitbull réplique
autre chose dans ses lyrics : «Je t’ai fait
tomber amoureuse/ Je suis un voleur avec
un cœur/ Pour moi, c’est un art/ Les dames
d’abord, quand j’ouvre les portes/ j’ai un
esprit ouvert, laisse-moi ouvrir le tien/
Viens me voir quand je suis en tournée/
Mais avant besitos mi amor…».
RED ONE AUX MANETTES
Dima Labass, un feat avec le groupe marocain Mazagan, est un steady rock (reggae)
nonchalant à la manière de Oueli Darek
rehaussé par de karkabou, riffis funky et
autres tempos de synthèse. Elle est partie est
une reprise mariant notes chaâbies, gypsy,
latino, manbo jazzy, mettant l’emphase sur
le banjo et clarinette. Leïla, un feat avec
le Libanais Marwan, une très belle ballade

romantique R’n’b, une réussite de cet
album. Et cela n’a rien à voir avec Wadi
Safi ou encore Eric Clapton. Andalucia,
une sérénade andalouse, ardente, tex mex,
car electro-acoustiquement. Harraga est
un titre qui sonne chaâbi-assimi (nostalgique), dans la même essence et fragrance
orchestrales et mélodiques de Ya Rayah du
regretté Dahmane El Harrachi (déjà repris
par Rachid Taha). Une chanson triste et
dramatique parlant de ces jeunes candidats
à l’exil forcé. C’est la deuxième expérience
de Khaled en matière de chaâbi après El
H’mam de cheikh El Hadj M’hamed El
Anka dans l’album Ya Rayi. A titre indicatif,
Elle est partie, Andalucia et Harraga ont été
arrangés par Jean-Claude Ghenassia, fils du
chanteur Enrico Macias. Wili Wili, un track
electro-dance. Et puis, Samira, de toute évidence et sans ambages, est une déclaration à
destination de sa femme, son autre moitié.
Une chanson festive, joviale et insouciante
dans la tradition de la variété frenchy, où
Khaled fait sortir les violons et archets de
l’Orient. On découvre le Khaled crooner
et chanteur de charme. C’est un Khaled
différent, mais pas indifférent pour ses fans
(de la première heure et de la nouvelle génération) qui est de retour.
K. Smaïl
Khaled/C’est la vie (AZ/Universal)
1 CD/ septembre 2012

BLOC-NOTES
■ MUSIQUE
*Salle Ibn Khaldoun
Vendredi 8 février à 16h
Concert de Hasna Bécharia (gnawi)

*Salle d’El Maghreb (ex-Régent)-Oran
Ce soir à 18h
Concert de Neïla Benbey
*Concert exceptionnel du pianiste de
boogie-wooogie, Fabrice Eulry, à l’hôtel El
Aurassi, présenté par l’Institut Français
d’Alger. Jeudi 7 février 2013 à 19h.
Réservez votre place à l’adresse Internet :
concertfabriceeulry@if-algerie.com pour
pouvoir récupérer votre carte d’accès du
concert. Ne ratez pas ce moment de
bonheur !
*Salle El Mougar
(ONCI)
Jeudi 7 février à 18h : concert de chaâbi
avec Sid Ahmed Lahbib et Kamel Kobbi, à
l’occasion de la sortie de leurs albums
respectifs.
Mardi 19 février 2013 à 17h : concert
«Rock Belda», avec Joe Batouri, Nassim
Djezma, Good noise, et Black Pigeon.

Samedi 23 février 2013 à 17h : concert de
gnawi avec «Diwane El Bahdja», à
l’occasion de la sortie de leur nouvel
album.
Jeudi 28 février 2013 à 18h : spectacle
«Comedia D’el arte», en collaboration
avec le Centre culturel italien.
Salle El Mougar
(ONCI)
*Vendredi 8 février 2013 à 10h
Représentation théâtrale intitulée
Hikayete Zamene» (Histoires d’antan) de
la coopérative El Amel de Annaba-.
*PROGRAMME CINÉMA
Du 4 au 9 février 2013 : Projection du film
documentaire intitulé La balle de la
dignité, (Portrait sur l’équipe nationale de
foot) de Rachid Degueure, à raison de 3
séances par jour à 14h, 17h et 20h, à part
aujourd’hui, 7 février, à raison d’une
séance à 14h.
■ RENCONTRE ARTISTIQUE
Le collectif Guentra et Sencho édition
organisent une rencontre à l’occasion de
la parution du premier volet de la

collection,
intitulé : Racontemoi ta liberté, le
samedi 9 février à
15h à l’Institut
français d’Alger.
Au menu du
programme de
cette rencontre
figurent la
projection d’un
court métrage inédit
inspiré de la thématique, des lectures, de
la musique, des ventes-dédicaces et
échanges avec les auteurs et artistes.
■ SPECTACLE

Tournée du chanteur Ankur Gupta et son
groupe de Bollywood en Algérie du 26
janvier au 10 février 2013. Cela marque
aussi les 100 ans du cinéma indien,
généralement connu sous le nom de
«Bollywood». Le groupe donnera un
spectacle au Théâtre régional de
Constantine, aujourd’hui 7 février à 20h.
Le dernier show aura lieu au palais de la
culture, Moufdi Zakaria, à Alger, le 9
février à 18h.

PHOTO: D.R.

K

haled est nominé aux
Victoires de la musique
(récompense musicale
française) dont c’est la
28e édition, qui se tiendra
demain, 8 février 2013,
au Zénith de Paris, et ce, dans la catégorie
Album de musique du monde. Khaled,
auteur de l’album C’est la vie, est en compétition avec Amadou et Mariam pour
Folila, Bumcello pour Al et Salif Keita pour
Talé. Khaled, le roi du raï (Trig lycée, Didi,
Aïcha), se repositionne et change complètement de registre, musicalement parlant.
Il a décrit un virage à… 360° ! Et ce n’est
pas du raï ! Pedigree discographique de
Red One : il a conçu les hits de Lady Gaga,
Nicki Minaj, Kat Deluna, Jennifer Lopez,
Mika, Kat Deluna, Enrique Iglesias, Space
Cowboy, Ciara, Shakira, Michael Jackson,
Nicole Scherzinger, Usher, Mary J. Blige,
Paulina Rubio, Lionel Richie, Justin Bieber,
DJ Havana Brown, Pitbull, Usher, Taio Cruz,
Mohombi, Kelly Rowland. Red One est un
faiseur de reines, surtout ! A titre d’exemple,
Judas et Hair de Lady Gaga, ou encore On
the Floor de Jennifer Lopez, c’est lui !

’est une habitude de nos responsables politiques de
s’adresser en premier à la presse étrangère une fois qu’ils
sont débarqués de leurs postes. Cela fait peut-être plus
crédible pour eux, ou plus médiatique, allez savoir…
Belkhadem, en tous cas, ne fait pas exception à la règle en
allant, après sa destitution, se confier dans une longue
interview accordée au journal saoudien Echark El Awsat. A ce
quotidien dont la tendance intégriste n’a jamais été un secret,
l’ex-secrétaire général du FLN affirme être victime d’une
trahison, non pas, dit-il, de la part de ses opposants du comité
central, mais de ses proches, de ses amis, de ceux-là mêmes
qu’il avait personnellement désignés au bureau politique.
Trahison, complot, basses manœuvres… on aurait dit que
Belkhadem découvre subitement la face cachée du vieux parti
qui, depuis la nuit des temps n’a vécu que dans les intrigues et
l’adversité clanique. L’homme qui pensait que rien ne pouvait
lui arriver tant qu’il tenait fermement les rênes du parti semble
tomber des nues. Visiblement très affecté par ce complot ourdi,
il balance publiquement, par dépit, les noms de ceux qui auront
été, à ses yeux, les principaux instigateurs de sa chute. Il s’agit
de quatre ministres du BP (en l’occurrence Amar Tou, Rachid
Harraoubia, Abdelaziz Ziari et Tayeb Louh) sur les voix desquels
il comptait pour être reconduit, mais qui au final lui ont planté
un couteau dans le dos en votant carrément contre lui. Ce sont
ces quatre voix qui ont fait la différence et qui ont poussé le SG
sortant à parler de machination scrupuleusement programmée.
On imagine aisément le scénario au départ qui mettait ce
dernier en totale confiance avec lui-même quant à sa réélection.
Le travail d’approche ou de sape, rituel dans ce genre de
situation, semblait apparemment bien mené puisqu’à la veille
du scrutin, Belkhadem ne laissait transparaître aucun signe de
pessimisme ni de découragement malgré la pression terrible
qui s’éxercait sur lui. Au contraire, il affichait une mine rassurée,
de celles qui lui donnent la certitude que le vent ne pouvait
tourner qu’en sa direction. Face à des redresseurs qui avaient
bataillé ferme pour faire entendre leurs voix, pour mener
surtout un combat acharné dont le but évident était de
précipiter le départ de celui qui avait – ce sont leurs termes —
ruiné le parti, et qui de surcroît avaient réussi contre toute
attente à «placer» un sénateur parmi le tiers présidentiel qui
donne une autre dimension à leur mouvement, il avait lui son
propre rapport de force qui ne se comptabilisait pas forcément
en bulletins de vote dans l’absolu. Belkhadem, en fait, se
sentait «protégé» par les garde-fous du système qui veillaient
— et veilleront toujours — à ce que l’animateur du parti
dominant sur lequel s’appuie tout le système politique et
institutionnel algérien soit consensuel et donc à l’abri des
conflits, notamment de personnes, dont les éclaboussures
peuvent remonter très haut. Dans cette optique, nul ne pouvait
imaginer un seul instant que le premier dirigeant du parti du
Pouvoir qui pensait dans sa tête que tout était réglé, allait être
confronté à des réfractaires aussi décidés venant de son propre
carré d’influence. Si les quatre ministres qui avaient fait
pencher la balance ont fonctionné de cette manière, c’est-à-dire
en déjouant les pronostics qui semblaient cousus de fil blanc,
c’est, pensent les observateurs, parce qu’ils ont été tout
bonnement actionnés. C’est clair comme de l’eau de roche que
la destitution de Belkhadem, nous dit un politologue, a été
décidée d’en haut et que malgré toute sa résistance à vouloir se
maintenir, c’est la décision de ceux qui «ne veulent plus de lui»
qui a prévalu. La preuve, ce coup de téléphone anonyme qu’il a
reçu au moment où il était encore en pleine dynamique de
résistance et qui a eu l’effet magique de remettre les pendules à
l’heure. On a dû lui dire d’arrêter, et il arrêta sec sans aucune
contestation. Un simple coup de fil qui a fait le buzz dans la
toile, et voilà, comme par enchantement, comment Belkhadem
est passé du révolté qui ne voulait pas admettre son sort et qui
menaçait de pourrir le jeu, au responsable qui admet malgré lui
sa défaite, résultat, laisse-t-on entendre, d’un processus
démocratique. C’est en tout cas ce que veulent nous faire croire
les partisans du clan adverse qui vont jusqu’à dire que la
transition que vient de subir le FLN est une véritable leçon de
démocratie interne. Il fallait les entendre quand la sentence a
été prononcée, achevant les dernières illusions du SG sortant.
Le FLN est sorti grandi de cette épreuve, il a prouvé que chez lui
la démocratie n’est pas un mot vide de sens, c’est la sagesse qui
l’a emporté… Les vainqueurs n’ont pas été avares en termes
élogieux pour donner un sens à la tournure que vient de prendre
le vieux parti, mais qui veut-on tromper en disant que la vie
politique au FLN est loin des règles staliniennes, alors que l’on
sait que le clan émergent est lui-même issu de la même école
(ou culture) des intrigues et des coups bas de coulisses ? La
question qui mérite en réalité d’être posée est de savoir si le
départ de Belkhadem, comme celui du reste d’Ahmed Ouyahia,
de Saïd Sadi, d’Aït Ahmed et bientôt de Soltani, vont avoir des
conséquences directes sur la scène politique nationale ou pas ?
Y aura-t-il des changements notoires dans le fonctionnement et
le positionnement des partis ou pas ? Si les partis d’opposition
ont là une opportunité réelle de se redéployer pour façonner un
contre-pouvoir démocratique autrement plus efficace, il serait
vain de croire que les partis du Pouvoir changeront d’attitude
vis-à-vis du système qui les nourrit. Les hommes changent,
mais les connivences restent.
A. M.

C

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 17

C U LT U R E
ESPAGNE ET ALGÉRIE OTTOMANE

JUSTE UN MOT

La longue vie
La relation politicod’un homme
commerciale autrement vue I

Par Boudjemaâ Karèche

● Le Pr Terki-Hassaïne Ismet, enseignant à l’université d’Oran et chercheur au Crasc et au Laros, vient

PHOTOS: D. R.

de publier un ouvrage intitulé Relations politiques et commerciales entre l’Espagne et l’Algérie ottomane
1700-1830.

Oran, une tête de pont ayant subi des agressions navales

L

’auteur de ce livre
nous donne une
nouvelle approche
historique sur les
relations politiques
et commerciales
entre l’Espagne et la Régence
d’Alger, sur une période allant
de 1708, date de la récupération
d’Oran et de Mers El Kébir, et
1830, date de la conquête française
d’Alger. C´est une analyse très
pertinente des faits historiques
qui ont marqué l’histoire de ces
deux pays, établie sur la base des
sources manuscrites conservées
essentiellement dans les principaux fonds d’archives espagnols,
principalement ceux d’«Archivo
Histórico Nacional de Madrid»,

«Archivo General de Simancas»,
«Archivo General de la Administración de Alcalá de Henares».
Dans un premier temps, il nous
montre d’abord comment l’Espagne, sous la nouvelle dynastie
des Bourbons, a repris Oran et
Mers El Kebir en 1732, après
l’avoir perdue en 1708, et pourquoi et comment elle échoue dans
ses tentatives belliqueuses pour
«nettoyer la mer des pirates algériens». La troisième partie est
consacrée aux relations diplomatiques et commerciales entre
les deux pays (1786-1830). Dans
la première étape (1787-1792),
l’auteur nous apprend comment
l’Espagne a réussi à conquérir le
marché algérien de céréales, en de-

vançant de loin la France, premier
client privilégié de la Régence
d’Alger. Dans la deuxième étape
(1792-1797), comment l’Espagne
n’a pas su consolider et préserver ses privilèges commerciaux à
l’ouest du pays que lui accordait
la Convention d’Oran face à ses
concurrents français et anglais.
TRAITÉ DE PAIX
ALGÉRO-ESPAGNOL
Dans la troisième étape (17971830), il montre comment ces activités commerciales commencent à
s’éclipser graduellement, à cause
des difficultés financières que
l’Espagne a connues durant et
après la Guerre d’indépendance
contre la France (1808-1814).

Ainsi donc, on peut dire que
cette nouvelle approche historique
contribue à combler un grand vide
dans la production historiographique algérienne et, par la même
occasion, permet de remettre en
question une partie importante du
contenu de la production historiographique européenne, particulièrement espagnole et française,
en ce qui concerne certains points
relatifs à la course algérienne,
à l’esclavage des Algériens en
Espagne durant la période des
hostilités au traité de paix algéroespagnol de 1786, à la Convention
de récupération d’Oran et de Mers
El Kébir de 1791 et aux relations
diplomatiques et commerciales.
M. Linda

CONCOURS DE COURTS MÉTRAGES MADE IN MED

Un billet pour Cannes 2013
● Le concours de courts métrages «Made in Med» est une opportunité pour participer au Festival

international de Cannes 2013.

S

oumettre les courts métrages avant le 28
février 2013 est une chance de participer
à l’édition 2013 du Festival international
du film de Cannes et au Short Film Corner.
«Made in Med» est un concours de courts
métrages organisé par le programme Euromed Audiovisuel de l’Union européenne. Le
concours consiste en une série de trois compétitions s’articulant autour de trois thèmes
chers à la Méditerranée : Talking about (A)
rab Revolution (La révolution arabe dans
l’objectif : Euroméd-itation (Méditerranée
en histoires), préserver la Med (environnement en Méditerranée). Le concours est
ouvert à tout auteur/société de production/
institution de nationalité d’un des pays
suivants : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie,
Liban, Libye, Maroc, Syrie, Territoires palestiniens occupés et Tunisie. Il est également
ouvert aux auteurs d’une autre nationalité,

mais résidant dans l’un de ces pays. La durée
des courts métrages peut varier de 2 à 10
minutes. Au total, six prix seront décer-

nés. Un jury international sélectionnera un
lauréat dans chaque catégorie. Les trois
lauréats seront invités à participer au Festival international du film de Cannes 2013
(voyage + per diem pour 5 jours + accréditation) et au Short Film Corner du Festival
(accréditation + networking + présence sur
le stand du Short Film Corner + participation
aux conférences et aux événements). Le
deuxième prix, honorifique, sera décerné par
vote du public au meilleur film de chaque
section. Les 30 meilleurs films sélectionnés
par le jury seront accessibles en ligne sur le
site Web du Programme Euromed Audiovisuel www.euromedaudiovisuel.net, à partir
d’avril 2013. Soumettez votre court métrage
via la plateforme Reelport. Pour plus d’informations, veuillez contacter Samer Mohdad : smohdad@euromedaudiovisuel.net.
R. C.

l y a une dizaine d’années, nous avons
rendu hommage à un vieil émigré qui rentrait au pays après tant et tant d’années de
travail ailleurs, dans un texte qui avait pour
titre Un vieil homme digne. Nous avons appris
aujourd’hui, avec une grande tristesse, qu’il
nous a quittés il y a quelques jours et qu’il était
parti silencieusement comme il était arrivé.
Et c’est pourquoi, en ces moments d’évocation, nous offrons ce texte à nos lecteurs :
...Il était beau et tranquille ce vieil émigré qui
habitait en banlieue parisienne. Il était
tranquille, car il attendait patiemment et avec
sérénité la date de son retour définitif au pays
où il voulait terminer ses jours. Cette date
dépendait de la situation de ses enfants, car il
avait décidé de ne quitter la France qu’une fois
ces derniers diplômés et salariés, adultes et
casés. Notre brave homme savait, lui qui avait
quitté l’Algérie en 1948, au lendemain de la
Seconde Guerre mondiale, lui qui avait travaillé
dans les mines du Nord, puis dans la métallurgie
à l’Est, qui avait même connu la maladie et le
chômage avant de se retrouver dans la région
parisienne comme gardien de nuit, que «la
France, c’est difficile !» (Françaouâra). En
attendant, il faisait ses courses le matin, et
l’après-midi il rejoignait des amis retraités
comme lui pour une partie de dominos. La
boulangère de son quartier le connaissait bien.
Elle appréciait beaucoup cet homme calme et
poli, au visage empreint de dignité et dont le
béret laissait apparaître des mèches de cheveux
blancs. De plus,
c’était son
meilleur client,
puisqu’il lui
achetait six pains
chaque jour. Très
souvent, lorsqu’il
payait et qu’elle
ne trouvait pas
assez vite les
quelques pièces
jaunes pour lui
rendre la
monnaie, il lui disait en rougissant un peu :
«Laissez, laissez, Madame. Ce n’est pas grave.»
Et il quittait la boutique sans sa monnaie. Cette
scène s’était répétée de nombreuses fois durant
de longues années. Un beau matin, un peu plus
grave que d’habitude, le regard triste, presque
caché par son béret qui ne le quittait jamais, et
après avoir mis ses pains dans son couffin,
d’une voix étranglée par l’émotion, il déclara :
«Madame, aujourd’hui je vous dis merci et
adieu, car je rentre chez moi définitivement. Je
retourne dans mon village natal.» La
boulangère, pas trop surprise, mais émue tout
de même, lui demanda d’une voix tremblotante
de patienter un instant. Elle se baissa et prit
sous son comptoir un sac bien lourd : il était
rempli de toutes les pièces jaunes qu’elle lui
devait ! Elle le lui tendit en lui disant tout
simplement : «Tenez, Monsieur. C’est à vous. Au
revoir et bon voyage.» C’est ainsi que notre
homme, de retour au pays, put offrir à tous les
habitants de son village – femmes, hommes,
vieux, jeunes, pauvres, riches – ainsi qu’aux
visiteurs, une immense «ouaâda» qui dura toute
une semaine. Oui, sept jours durant on mangea
du couscous et de la viande de bœuf à volonté.
Depuis lors, nous appelons ce brave retraité «Le
vieil homme digne»… Notre vieil homme beau et
digne a pu vivre de longues années parmi les
siens dans son village natal, perché là-haut
dans la montagne. Si notre bonhomme à vécu si
longtemps, c’est parce qu’il a eu deux chances
inestimables, la première est qu’il n’a jamais été
atteint d’un cancer, la seconde est qu’il a vu,
avant de mourir, le merveilleux film ayant pour
titre La colline oubliée de Abderrahmane
Bouguermouh, et c’est ainsi qu’il a terminé sa
vie à l’âge de 99 ans, lui qui est né le siècle
dernier en l’an… 14.
B. K.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 19

I D É E S - D É B AT S
KAMEL BOUCHAMA. Ex-ministre

Le parti du FLN traverse depuis un
certain nombre d’années, plus
exactement depuis les événements
d’Octobre 88 et leurs
conséquences sur le climat
politique du pays, des moments
difficiles, voire dangereux pour
son devenir, tant les effets
demeurent des indicateurs diserts
d’une situation complexe qui ne
veut se résoudre dans la sérénité
et évoluer dans l’intérêt des
militants qui attendent beaucoup
de leurs dirigeants.
Pour cela, nous sommes partis à la
rencontre d’un pur produit du
FLN – plutôt d’un «enfant
légitime», comme il s’en vante
souvent – pour en savoir plus sur
une formation qui, hier, positive et
concrète du temps de la
Révolution armée, sombre
aujourd’hui dans les dissensions,
les discordes, la surenchère et les
alliances contre-nature pour nous
faire revivre les aléas de cet
«atavisme» qui nous vient de si
loin. Nous nous sommes adressés
à Monsieur Kamel Bouchama,
ancien dirigeant du FLN, pour
connaître son avis, lui qui a le plus
écrit sur le FLN, quatre livres et de
nombreux articles où il le défend
âprement au moment où plusieurs
hauts responsables – ils y sont
jusqu’à maintenant– se terraient
pitoyablement de peur de s’attirer
les foudres d’«en haut» ou
d’essuyer de sévères critiques de la
part des dirigeants et militants de
nouveaux partis.
Entretien réalisé
Par Hamid Tahri
Que pensez-vous de la situation actuelle du
parti du FLN et que pouvez-vous nous dire quant
à l’issue des prochains changements au sein de la
direction ?
D’abord, il faut que nous sachions que le
FLN, avec ses pratiques d’aujourd’hui, est en
train de se faire très mal, peut-être même de vivre
ses derniers moments malheureusement, si l’on
considère ce vent de réformes qui souffle dans le
monde. Je dis cela, parce que le FLN, principale
formation dans notre paysage politique, n’a pas su
s’adapter, juste après Octobre 88, aux exigences
des temps nouveaux, c’est-à-dire qu’il n’a pas
su réviser son discours pour le mettre sur la voie
du vrai changement tant attendu par le peuple et,
principalement, par la jeunesse qui ne se reconnaît
pas dans son fonctionnement et encore moins dans sa
gestion des événements qui se sont succédé dans le
pays. Encore une fois, j’ose réitérer, dans cet espace
médiatique que vous m’offrez, ce que j’ai clairement
affirmé dans mon dernier ouvrage sur le FLN que
j’ai intitulé : Le FLN, la refondation ou… le musée.
En un mot, qu’il se refasse entièrement, non pas
seulement sur le plan structurel ou organique, mais
sur le plan politique, c’est-à-dire qu’il soit un parti
au pouvoir s’il en a les moyens, sinon, un parti de
l’opposition… constructive ou positive. Appelons-le
comme on veut. Vous insistez dans votre question sur
les prochains changements au sein de la direction du
FLN. Eh bien, je vais vous étonner peut-être, mais je

En période de crise le profil bas paye

ne suis pas tellement optimiste quant à l’issue de ces
derniers…, quoi qu’en soit leur résultat. Je ne suis
pas optimiste pour la seule et unique raison qui me
pousse à dire courageusement que malgré toute la
bonne volonté des militants sincères qui ne peuvent
se conformer, sans peine, à cette ambiance impure
qui les mène droit vers la déchéance et l’humiliation,
le FLN n’est pas en mesure présentement de
rebondir vers des «horizons prometteurs». Car,
le FLN, ce patrimoine national collectif, «un
bien d’héritage que l’histoire de la lutte armée a
greffé, sans distinction aucune, dans les parois de
chaque cœur algérien», comme l’écrivait El Yazid
Dib, devenu aujourd’hui «une coquille vide», en
étant souillé et humilié par l’incompétence, les
outrages et les comportements démentiels, ne peut,
malheureusement, jouer le rôle qui lui échoit parce
qu’il n’est pas, de par ses responsables, au comble
de la vérité. Et l’on se trompe lourdement si l’on
croit qu’il la détient ! En effet, le FLN a grandement
changé après les événements d’Octobre. Il a vu le
départ de Mehri après un «coup d’Etat scientifique»,
parce que ce dernier s’est réservé le droit d’en
faire un véritable parti d’opposition, pas un parti
en retard sur les autres ou un parti alibi, comme
lorsqu’il jouait ce rôle depuis l’indépendance
jusqu’à l’explosion d’Octobre. De même que Mehri,
architecte en chef de propositions nobles, celles
qui construisent des ponts de rapprochement et de
concorde, pas celles qui fomentent des complots
et des coups d’Etat, réaffirmait sa détermination à
poursuivre le dialogue ainsi que son attachement
à la démocratie pour l’édification de l’avenir. Il a
vu également le départ de Boualem Benhamouda.
Celui-ci s’en est allé parce qu’il ne pouvait se
stimuler avec une équipe qui lui a été imposée, une
équipe sans âme et sans détermination. Pouvaitil, même s’il le voulait, déloger cette dynastie de
responsables ankylosés et lutter contre la corrosion
qui affectait son parti ? Pouvait-il, enfin, comme
il l’a toujours fait dans différents secteurs qu’il a
brillamment gérés au gouvernement, séparer le
bon grain de l’ivraie ? Il ne voulait être victime
d’un changement «nécessaire» après l’arrivée
de Bouteflika, ce changement qui réponde à des
«raisons impérieuses» ou, carrément, d’un autre
«coup d’Etat scientifique», puisqu’on est rodé à ce
genre de pratiques moyenâgeuses. Enfin, le départ de
Ali Benflis. Dans quelles conditions ! Une coalition
exceptionnelle contre cet «impertinent» qui, croyant
en la véritable démocratie en Algérie, s’en est
allé se pointer candidat à l’élection présidentielle
face au candidat du pouvoir, Bouteflika.
Et voilà qu’il découvre à ses dépens qu’il ne fait
plus l’affaire dans un système qui, bien avant cette
«offense» aux lois établies, l’encensait sous des titres
flamboyants, comme : «Sa constance et son parcours
sont ses meilleurs avocats». Les thuriféraires du
pouvoir transformés en «redresseurs» étaient là,
même le ministre de l’Intérieur de l’époque, qui
s’était vite rétracté, déclarait froidement : «C’est à
la justice de trancher», en menaçant de «bloquer
non seulement le Congrès mais aussi et surtout
la candidature de Benflis à la présidence de
2004». Ah, quelle justice, celle qui s’est faite la
nuit ! Ainsi, ce «pronunciamiento juridique» ne
pouvait atténuer les rancœurs même si les militants,
par trop disciplinés, assistaient indifférents ou

humiliés à cette guerre fratricide qui les dépassait.
Non, le problème du FLN était et demeure le
problème de ses cadres et surtout «le problème
du pouvoir», qui ne lui a jamais cédé ne seraitce qu’une parcelle de son territoire, voire de
son autorité ! Alors, tout ce que nous pouvons
imaginer après, c’est de la philosophie, des analyses
d’intellectuels qui peuvent échapper, très souvent,
à la logique et à la raison. Il est vrai que le FLN,
j’allais dire l’«originel», avait des capacités pour
ce genre de mission, mais le FLN actuel, celui des
cérémonies et du culte de la personnalité, a perdu
de sa teneur en «virilité». En d’autres termes, il n’a
plus l’esprit ouvert sur le sacrifice et ne possède
plus la force pour aller vers des actions de grande
envergure qui le faisaient, jadis, même sans pouvoir
réel, plus crédible et plus respecté. Où sera donc
le changement dans ces conditions ? Je vous le
demande !
Un constat sévère que vous nous présentez
concernant le FLN. Ne pensez-vous pas, malgré
votre pessimisme, qu’il a son programme et qu’il
tient à le mettre en pratique pour les échéances
prochaines ?
Non, ce n’est pas du tout un constat sévère ou
un discours défaitiste que je vous tiens. Le FLN,
et vous le savez autant que moi, est devenu une
véritable nébuleuse où l’on ne sait même pas à
qui on a affaire. Un simple examen de l’état des
lieux nous donne cette affirmation qu’il n’y a plus
rien sur la scène politique. Ainsi donc, le FLN
qui aurait dû être le symbole, la fierté de tous les
Algériens, ceux de la génération de la Révolution,
ceux de la génération post-indépendance et
des générations futures, a été dévoyé à des fins
inavouables. Je ne fais nullement le procès de
celui qui a permis à ce pays de se libérer, de sortir
de son dénuement, de s’émanciper, d’éduquer des
millions de jeunes, d’édifier une infrastructure
importante, de s’imposer sur la scène internationale
et de créer les moyens qui lui permettent d’avancer
encore. Je fais, par contre, le procès de ceux
qui le dirigent ou qui ne savent pas le diriger…
C’est alors que je vous confirme que mon
pessimisme est justifié, surtout lorsque vous me
parlez de programme du FLN, au moment où
tous ses dirigeants vous rétorquent, hautement,
vaillamment, que leur programme est celui du
Président.
D’ailleurs, les principaux partis de la soidisant Alliance présidentielle tiennent le même
discours. Là, franchement, cela me rappelle cette
fameuse «réponse de Normand», employée
comme passe-partout, chaque fois que l’on veut
s’acquitter de son manque d’énergie, de réflexion
et d’inspiration. Ainsi, c’est quoi ce programme
du Président qui est valable pour tous les partis ?
Restons avec le FLN. Est-ce son programme
de réaliser l’autoroute Est-Ouest, les prochaines
tranches du métro d’Alger – s’il y a d’autres tranches
–, les aéroports, les barrages, les infrastructures
économiques, sociales et culturelles, dont les
complexes gaziers et autres, les universités, les
lycées, les écoles et les complexes sportifs ? N’estce pas l’éducation et la formation de l’homme sur le
plan moral, politique et patriotique, une mission qui
lui sied, et qui fait de lui un des éléments essentiels de
la mise en pratique de ce vaste programme national

PHOTO : B. SOUHIL

Le parti du FLN et ses «hérauts» de la politique
de réalisation, en prenant en charge consciemment
et d’une manière concrète et militante toutes ces
tâches importantes et indispensables ? N’est-ce
pas là son rôle, plutôt que de dire, toute honte bue,
et d’une façon démagogique, «notre programme
est le programme de Monsieur le président de la
République» ?
Mais, enfin, que va-t-il devenir aujourd’hui
après ce mouvement de contestation et de
défiance au détriment de son secrétaire général ?
Vous allez même me demander qui remplacera
M. Belkhadem à la tête du secrétariat général. Je
vous répondrai que cela n’est pas important vu
l’état dans lequel se trouve le FLN aujourd’hui. En
tout cas, il sera le fruit de «marionnettistes» qui
auront jeté leur dévolu sur celui qui va perpétuer la
«forme de gestion» décidée pour le FLN, comme
pour d’autres partis ou «particules» ayant leurs
agréments…, une forme de gestion qui ne saurait se
départir du carcan de l’obligeance et de la sujétion,
auxquelles ils y sont astreints pour plaire au pouvoir
en place. La prochaine direction du FLN sera donc le
fruit de ces prestidigitateurs qui décident en fonction
des perspectives qu’ils veulent tracer pour le pays.
Ainsi, cette direction ne dépassera pas les clans de
«redresseurs», de «caciques» et de «redressés»
dans notre parti qui, depuis plus d’une décennie, est
en train de virevolter entre «arroseurs et arrosés»
et d’en pâtir, de cette manière, dans le gouffre
des antagonismes, des hostilités et des haines.
C’est pour cela que, conscient de la situation qui
prévaut, je dis que rien ne va changer dans le fond
et qu’à la longue, ou peut-être dans peu de temps,
s’il n’optera pas pour une véritable réforme, notre
FLN, fer de lance du nationalisme progressiste…,
pourra voir sa situation s’aggraver davantage par
la bêtise des siens. Alors, il sera obligé de faire un
toilettage général et opter pour une sérieuse prise en
charge s’il veut encore participer effectivement à la
construction du pays. Et la meilleure thérapie pour
lui sera une thérapie de choc, en une refondation
générale. En effet, c’est aujourd’hui qu’il faut agir
car, demain, il serait peut-être trop tard, malgré
beaucoup d’inversion de tendance et d’acrobaties
politiques pour changer le cours de son histoire. Il
faut concevoir son renouveau sur un socle solide et
inscrire son développement dans la durée. En bref,
il faut lui donner une nouvelle vie, dans une bonne
ambiance de bon marketing politique. Sinon, nous
serons dans l’obligation, cela a été toujours demandé
par certains «ténors», de recourir à l’euthanasie
politique et «salvatrice», comme dernier ressort.
D’aucuns pourraient interpréter votre
démarche comme un appel du pied, une offre de
service...
Kamel Bouchama n’a aucune prétention, il n’a
aucune aspiration démesurée et il l’a souvent déclaré
sur les antennes de médias lourds du pays, comme
il l’a écrit dans ses nombreuses contributions à la
presse nationale. Je réitère encore aujourd’hui que
je ne peux m’accommoder de sacrées magouilles,
organisées par des responsables qui n’ont jamais
travaillé pour un climat d’opinions, marqué par des
débats idéologiques, des débats d’avenir. Je ne peux
me battre contre ces «hérauts» de la politique, qui
ignorent le danger suspendu sur leurs têtes. Alors,
pour clore cet entretien, je me remémore les sages
paroles de Kaïd Ahmed.
En effet, comment ne pas évoquer ce visionnaire
quand il disait vrai et parlait juste. L’Histoire,
l’authentique – comme il me plaît de la qualifier –
lui reconnaîtra des expressions, voire des positions
vaillantes que lui seul pouvait prendre face à de
«prétendus leaders prédestinés». En effet, Si
Slimane criait à qui voulait l’entendre – ce que
personne ne peut faire aujourd’hui dans cette
ambiance de lâcheté et de complaisance – qu’il
se dressait énergiquement devant cet «effrayant
processus d’affairisme révoltant, d’enrichissement
éhonté autant que soudain, de corruption
systématique atteignant jusqu’au niveau de la
superstructure en particulier, qui fournissait
l’exemple d’une dangereuse et contagieuse
immoralité publique, altérant et dénaturant, en
un court laps de temps, l’image du pays du 1er
Novembre 54». Enfin, ma conscience, comme l’œil
de Caïn, me poursuit, constamment, quand j’ouvre
ce dossier du FLN et, à l’instar du Coryphée dans
le théâtre antique, me somme de reprendre mon
énergie et de dire tout haut ce que d’autres pensent
tout bas.
H. T.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 21

JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Arriération mentale. Promontoire 2.Maillets. Sort du néant 3.Manganèse. Administré. Surveillant. Cours court 4.Coule en France. Corps 5.Rendre grâce
à. Item. Avant les autres 6.Fin de verbe. Pianiste français. Examinera attentivement 7.Ville anglaise. De pouvoir. Eructations 8.Deux points sur une lettre. Se décolore
9.Groupe de sporanges chez la fougère. Pointu. Pronom relatif
10.Turku. Cuivrées. Cocotte 11.Peau-Rouge, en Amérique. Imaginaire 12.Technicien supérieur. Laborieuse. Avant
le capital 13.Audacieux. Possessif. Apparu. Tour symbolique
14.Refus de moutard. Affaiblira. Mouette 15.Elégant. Plante
ornementale. Peut passer en courant.
VERTICALEMENT : 1.Blocages 2.Façon. Coule en Sibérie. Oncle d’Amérique 3.Brome. Etain. Exiguë 4.Serrer. De
confiance 5.Ancêtre de l’U.E. Effleure. Insecticide. Heureux
élu 6.Traître des planches. Partisan de la politique de Mao 7.
Briller. Divisible par deux. Perroquet 8.Symbole du
lux. Grugé. Embarrassa. Roi des rois 9.Broute. De devoir. Sur
une borne 10.Coloration. Ebahi 11.Trouble. Muni. Cours élémentaire. Fin de verbe 12.Après. Disposée 13.Chrome. Relatif
à la mémoire. Regimba 14.Accueillir favorablement. Gros
nuages. Note 15.Pas des masses. Changement brusque. Nettoyer.

Quinze sur 15
1

2

3

4

5

6

7

8

9

N° 3426

Mots Croisés

N°3425

Par M. IRATNI

10 11 12 13 14 15
1

1

2

3

4

5

6

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8

9

10

I

2

II

3

III

4

IV
V

5

VI

6

VII

7

VIII

8

IX
X

9

HORIZONTALEMENT

10

13

I- Nymphe des bois. II- Canal organique - Pas dans les
affaires. III- Grippe-sou - Fabriques. IV- Peut partir en éclat Que de lustres ! . V- Railleurs. VI- Démonstratif - Avant lui
c’est zéro - Fin de verbe. VII- Porte un coup violent - L’amour
du fiston. VIII- Chicane sur des riens. IX- Guetter - Soudée.
X- Travaille dur - Met sa confiance en (se…) - Préposition.

14

VERTICALEMENT

15

1- Cyclones tropicaux. 2- Instruments de labour - Forme
de pouvoir. 3- Moyen de transport - Occupe le ramoneur.
4- Astate - Place un œil. 5- Epais - Souvent sujet à des
crises. 6- Pratiquer une résection. 7- Ville d’Espagne Passage aisé sur courant. 8- Les quatre saisons Généreux. 9- Impayée - Enchâssée. 10- Passe dans le
quartier - Courses éperdues.

11
12

SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENT : HORIZONTALEMENT :
1.TRAJECTOIRE. OPE 2.EUROPE. PNEUS. AN 3.LACUSTRES. INN 4.
URI. ERES. IOTA 5.SUR. LAPERAIT 6.CREMONE. EV. EMUS 7.
SANATORIUM. FI 8.PA. NAT. ON. ILL 9.ACCUSATION. BREL 10.GA.
CAS. TUSSOR 11.ECRUS. SET. TRAIN 12.TU. RU. EDO 13.SAVEUR.
BASE. INO 14.VOLAGE. REIS 15.CLEF. CELERI. REE.

VERTICALEMENT : 1.TELESCOPAGE. SOC 2.RUA. UR. ACACIA 3.
ARCURES. VIE 4.JOUR. MANUCURE 5.EPSILON. SAS. UV 6.CET.
ANANAS. TROC 7.REPETAT. SU. LE 8.OPERE. OTITE. BAL 9.
INSERER. OUTRAGE 10.RE. SAVIONS. USER 11.EUE. UN. ST 12.
ITEM. BORE 13.IO. IRRADIER 14.PANTOUFLE. IONIE 15.ENNA.
SILLON. OSE.

SOLUTION N° 3424
HORIZONTALEMENT

Biffe Tout
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B
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C
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N° 3426

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Tout Codé

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N° 3426

Définition
du mot encadré

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C
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T
E
T
A
M
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L
P
I
D
N

RÈGLE DU JEU
Biffer tous les mots de la
liste que vous retrouverez
dans la grille, en utilisant
tous les sens possibles. Les
lettres qui n'auront pas été
cochées serviront à former
le mot défini ci dessous.

DÉFINITION
Part de ce qui doit être
payé par chacun
(12 lettres)
Solution Biffe Tout
précédent :
ARBITRAIRE

En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.

Action de battre les bois pour en faire sortir le gibier.
1

2

3

2

4

2

2

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10

APATHIE - ARBALETE - BALADEUR - BORD COMPRESSE - CORROSION - DEFOULER DIPLOMATE - DUCTILE - ELEMENT E TA B L E - F E R R A I L L E - F O RT U I T GENDARME - GOURDIN - HISSER - HUMIDE IMAGE - LAME - LOGE - MEETING - MONT NABOT - NEON - ONGLET - OPERETTE PESANTEUR - PLONGEE - RECEPTION REGIMENT - SANCTION - SOIERIE.
gonflés

pays

capitale

fabulateur

assassinées

restes

I- REDEMPTEUR. II- UNIPARE - TE. III- BUSE ETUIS. IV- IM - RU - LU. V- GENDRE - SEM.
VI- IR - UELE - SE. VII- NEPETE. VIII- ERE EVEIL. IX. TARENTES. X- XI - GERA - TU.

VERTICALEMENT
1- RUBIGINEUX. 2- ENUMERER. 3- DIS - PET. 4EPERDUE - AG. 5- MA - URETERE. 6- PRE - ELEVER.
7- TETU - ENA. 8- FIT. 9- UTILES - LET. X- RESUMER
- SU.

Fléchés Express

N° 3426

anéantis
temps des
glaces

cours
helvétique

vigoureux
point
imaginaire
sélectionne
contester
femme à
diadème

fleuve
côtier

paralyse

impôts
partirait

2

10

11

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8

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baisse
labyrinthe
mesurera

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10

4

SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :

14

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4

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2

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6

6

10

5

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10

7

6

8

possessif
conjonction
en vogue
pioche

paria

onéreux

apprit
fin de
participe

heureuse
élue

incroyable

note

résistants à
la pression

tableau
très chair

5

RONDEUR - DOMINIQUE FARRUGIA

SOLUTION FLÉCHÉES EXPRESS PRÉCÉDENT :
HORIZONTALEMENT : ANDOUILLE / DETROITS / CIREE / TET / VIRER / RO / AIS / BANC /
DOME / RA / PUISSANTE / AR / TR / IR / BLET / ULVE / ARMEE / STRIE / ENTERRER.
VERTICALEMENT : INDIVIDUALITE / DERISOIRE / RN / ROTER / MS / TAIT / UREE / EST /
REE / NIO / RB / ARUM / LIT / ARN / LEUR / ALTERNATIVE / ESTOC / ERE / OR.

manche
anglaise

transpiration
abondante

Jeux proposés par

gym C Magazine

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 24

L’ÉPOQUE
ON VOUS LE DIT

JOURNÉE SCIENTIFIQUE SUR L’AQUACULTURE

Les Lions Clubs africains
en conclave à Oran

Comme un poisson
dans l’eau

L’hôtel Sheraton d’Oran abrite depuis hier la 18e édition
de la conférence de l’association des Lions Clubs du
continent africain. Connue mondialement sous
l’appellation de All Africa, la manifestation regroupera,
selon ses initiateurs, plus de 600 participants, devant
représenter 33 pays d’Afrique. Des membres des Lions
Clubs de pays européens, d’Australie et d’Asie sont
également attendus à cette conférence, qui se déroulera
sous forme d’ateliers de travail. Pour cette année,
l’association des Lions Clubs d’Algérie et le comité
d’organisation de ce All Africa 2013 décerneront à Nelson
Mandela, figure historique sud-africaine et prix Nobel de
la paix, pour son action pour la liberté et la justice pour
tous les hommes, la distinction «Compagnon de Melvin
Jones».

● Les problèmes que rencontrent les aquaculteurs et les pathologies
des poissons sont parmi les sujets importants abordés lors de cette rencontre.

Mort de deux ressortissants
maliens à Tamanrasset
Deux ressortissants maliens sont décédés et trois autres
de même nationalité ont été gravement blessés, hier,
suite à une intoxication au monoxyde de carbone
survenue au quartier Guettaâ El Oued, dans la ville de
Tamanrasset. Selon les premiers éléments de l’enquête,
l’accident a été provoqué par un poêle à charbon
défectueux, utilisé dans un garage loué par l’une des
victimes, Mbarek Matatlah en l’occurrence, où il y exerce
son métier de graisseur. Le propriétaire du local, Mellouk
A., ignorait que les quatre autres Maliens, qui seraient en
résidence illégale sur le territoire de la wilaya, étaient
hébérgés dans son garage. Selon ses dires, le locataire les
a toujours invités à son insu pour y passer la nuit. Notre
source affirme que les dépouilles mortelles des victimes,
Abdellah Mbarek et Mbarek Matatlah, ont été transférées
à la morgue de l’hôpital de Tamanrasset. Les trois autres
blessés ont été admis au service des urgences, où ils sont
placés sous surveillance médicale.

L

’inspectrice vétérinaire de la DSA de la
wilaya de Tipasa, Mme
Benchama Fatima Zohra,
nouvellement installée, a pris
l’initiative de réunir les vétérinaires de 7 wilayas du Centre
du pays au niveau du centre de
la Munatec de Tipasa, afin de
débattre des problèmes que
rencontrent les aquaculteurs
ainsi que des pathologies
des poissons. Les textes en
matière de contrôle des poissons existent. Le développement du pays, les nouvelles
habitudes de consommation,
l’importation anarchique et
incontrôlée des poissons et
alevins de plusieurs pays, la
prolifération de pathologies
parues chez certaines espèces
de poissons, la mise à niveau
de la formation des vétérinaires en matière de contrôle

JEUDI 7 FÉVRIER 2013
Dohr………… 13:02
Asser……….. 15:58
Alger et ses
Maghreb….. 18:20
environs
Îcha……....... 19:46
VENDREDI 8 FÉVRIER 2013

HORAIRES DES
PRIÈRES

Fadjr……..06:08

Chorouk......07:43

El Watan - Le Quotidien Indépendant
Édité par la SPA “El Watan Presse”
au capital social de 61 008 000 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du 1er
Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88

résultats de ses recherches. Il
faut rappeler que les vétérinaires des wilayas de l’Ouest
du pays se sont déjà réunis
à Aïn Témouchent, sur le
même sujet. Le Dr Daoudi
Assia, inspectrice vétérinaire
au département ministériel
de Rachid Benaïssa, nous a
affirmé, qu’«une rencontre
similaire réunira les vétérinaires des wilayas de l’Est du
pays et une autre concernera
les vétérinaires des wilayas
du Sud du pays. Elles auront
lieu prochainement, afin
d’harmoniser le travail des
vétérinaires dans le contrôle
des sites de la pisciculture,
de l’aquaculture et trouver
les moyens adaptés pour faire
face aux pathologies de certaines espèces de poisson
déjà importées».
M’hamed H.

DE LA TAILLE D’UN TERRAIN DE FOOTBALL

Communiqué de Nedjma
Pour la quatrième année consécutive, Nedjma a offert des
cadeaux aux lauréats de la Semaine nationale du Saint
Coran, qui s’est tenue du 4 au 6 février 2013 à Dar El Imam à
Alger. Organisée sous le haut patronage du président de la
République, M. Abdelaziz Bouteflika, et par le ministère des
Affaires religieuses et des Wakfs, cette 14e édition de la
Semaine nationale du Saint Coran a été placée sous le
thème : «Le Saint Coran : Appel à la créativité et à l’Ijtihad».
D’illustres professeurs en théologie venus de différentes
universités d’Algérie ont pris part à cette manifestation
autour d’un riche programme de conférences et de débats
sur le Livre sacré. Durant cette 14e Semaine du Coran, un
concours national de récitation, de psalmodie et
d’interprétation du Livre sacré a été organisé pour les jeunes
récitants sélectionnés à travers les différentes mosquées du
pays. Les meilleurs d’entre eux ont été récompensés le 6
février 2013, lors de la cérémonie de clôture. A travers cette
opération de parrainage, Nedjma confirme sa dimension
d’entreprise citoyenne, amplement impliquée dans la vie
sociétale nationale.

des poissons à quai et dans
les étals, la problématique
des moyens matériels pour
permettre aux vétérinaires
d’assurer convenablement ces
missions pour la protection de
la santé des consommateurs,
sont autant de paramètres qui
se sont imposés à présent,
mettant à nu de multiples carences. Les vétérinaires des 7
wilayas du Centre du pays ont
abordé tous les aspects lors de
ces débats, sans tabous, à l’issue des conférences animées
par les enseignants chercheurs, Dergal Nadir, Zouakh
Djamel, Meddour Abderrafik, respectivement venus
des universités d’Es Senia
(Oran), de l’Essmal d’Alger, l’université de Annaba
et les vétérinaires de Tipasa.
Chaque intervenant a présenté le constat du terrain et les

Un astéroïde frôlera
la Terre le 15 février
I

l mesure 50 m de large, soit la taille d’un
terrain de football. Le 15 février prochain, un
astéroïde va frôler la Terre. Baptisé «Astéroïde
2012 DA14», cet objet passera à seulement
27 700 km de nous. Mais rassurez-vous, il ne
devrait pas toucher la Terre. En revanche, il
pourrait percuter sur sa route des satellites de
navigation et de communication qui sont en
orbite à 36 000 km de la Terre (par rapport à
l’équateur).
Ce n’est pas un record : de nombreux astéroïdes
sont déjà passés plus près de la surface terrestre.
2011 MD est passé à 12 000 km seulement
de la Terre en juin 2011 ; 2008 TS26 à 7100
km, et 2011 CQ1 a seulement 5500 km. Mais
tous ces astres n’étaient que de gros cailloux,
ne mesurant que quelques mètres. L’astéroïde
qui va nous frôler le 15 février déroute par sa
taille : «Depuis que nous avons commencé la
surveillance régulière du ciel dans les années
1990, nous n’avons jamais vu un objet si gros
passer si près», a déclaré Don Yeomans, le

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PHOTOS : D.R.

Les services de la police judiciaire, relevant de la sûreté
de wilaya de Tamanrasset, ont réussi récemment à
appréhender deux individus impliqués dans l’affaire de
l’agression d’un magistrat près le tribunal de Tine
Zaouatine (500 km au sud de Tamanrasset). Selon une
source sécuritaire, l’affaire remonte au 2 février dernier,
quand quatre malfrats se sont introduits à l’intérieur de
l’appartement de la victime pour la délester de tous ses
biens et objets de valeur. Passée à tabac, la victime s’est
vu ainsi subtiliser son cellulaire et une somme d’argent
de plus de 140 000 DA. Deux des mis en cause ont été
arrêtés et écroués, et un avis de recherche a été lancé à
l’encontre des deux autres prévenus, toujours en fuite.

PHOTOS : H.LYÈS

Deux individus arrêtés
pour l’agression d’un magistrat

directeur du programme de suivi des astéroïdes.
Si par malheur un tel objet devait s’écraser sur
Terre, l’impact pourrait être dramatique. Il y
a 50 000 ans, un astéroïde de cette taille avait
touché la Terre, créant un cratère d’environ 1,5
km de diamètre et profond de 190 m dans le
désert de l’Arizona. Plus récemment, en 1908,
un astéroïde de taille similaire a explosé au-dessus de la Sibérie, provoquant un souffle rasant
des milliers d’hectares de forêt. Mais pas de
panique ! Rien de tout cela ne devrait arriver.

ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ; SIMPRECImprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 30 89 09 - Est :
Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb (Oran)

17:25 Coup de foudre au
prochain village
18:20 Une famille en or
19:05 Le juste prix
20:00 Journal
20:35 Vendée Globe
20:40 Instants
d’émotion
20:50 R.I.S. Police
scientifique
Mauvaise foi
21:45 R.I.S. Police
scientifique- Eaux
troubles
23:30 New York, section
criminelle - Prête à tout

16:35 Le jour où tout a
basculé
17:05 Seriez-vous un bon
expert ?
17:50 On n’demande qu’à
en rire
18:55 Mot de passe
19:30 N’oubliez pas les
20:00 Journal
20:45 Envoyé spécial
22:15 Complément
d’enquête
01:05 Non élucidé
02:40 Toute une histoire
03:55 Plongeon huard
04:05 Des mots de minuit

14:55 Questions au
gouvernement
16:10 Des chiffres et
des lettres
16:50 Harry
17:30 Slam
18:10 Questions pour
un champion
19:00 19/20
20:00 Tout le sport
20:15 Plus belle la vie
20:45 Ronin
23:20 Assassins
02:40 Inspecteur
Derrick - Corruption
03:55 Plus belle la vie
04:25 Les matinales

13:05 Scènes de
ménages
13:45 La fille de
l’ascenseur
15:40 La loi d’une mère
17:35 Un dîner presque
parfait
18:45 100 % mag
19:45 Le 19.45
20:05 Scènes de
ménages
20:50 J’ai décidé
d’être heureux
23:40 Nouveau look
pour une nouvelle vie
00:45 66 minutes
02:00 M6 Music

16:35 L’Afrique des îles
et des airs
17:45 Villages de
France
18:15 Les routes
mythiques de
l’Amérique
19:00 Natures fortes
19:45 Arte journal
20:05 28 minutes
20:45 Guêpe
20:50 Injustice
23:05 Quand la chimie
contamine notre eau
00:00 Une place au
soleil
00:55 A pas de loup

15:10 Une île pour les
orangs-outans
15:35 Arménie, à la
croisée des chemins
16:35 Les dessous de la
récup
17:30 C à dire ?!
19:00 C à vous
20:00 Entrée libre
20:35 La grande
librairie
21:35 Civilisations
disparues
22:30 C dans l’air
00:00 Géants des mers,
embarquez en toute
sécurité

15:35 Made in Groland
15:55 Hunger Games
18:10 Kaïra Shopping
18:20 Les Simpson
18:45 Le JT
19:05 Le grand journal
20:05 Le petit journal
20:30 Le grand journal,
la suite
20:55 Game of
Thrones - Baelor
21:55 Game of Thrones
De feu et de sang.
22:45 Shameless
Les dindons de la farce
23:35 Mad Men
Commissions

17:20 Arabesque
Escale imprévue.
18:10 Las Vegas
Un été en enfer.
19:00 Las Vegas
Devoirs de vacances.
19:50 Las Vegas
Le défenseur de ces
20:50 Et si c’était
vrai...
22:40 90’ Enquêtes
01:46 Music in the
City
01:55 Les filles d’à côté
Des conseils avisés.
02:15 Les filles d’à côté
La boum de minuit.

16:05 Flipper I
16:30 Yakari
17:00 Fête monter le son
18:00 Journal en
amazigh
18:30 Chahra
19:00 Journal en
français
19:30 Alhane wa
chabab
20:00 Journal en arabe
20:45 Séquences
d’archives
22:00 Senteurs d’algérie
«Mila»
23:00 Festival de la
musique malouf

16:30 Questions pour
un champion
17:03 360° - Géos
18:39 Les Étoiles
Filantes
19:05 Épicerie Fine
19:34 Tout le monde
veut prendre sa place
20:20 Merci Professeur
20:30 Le Journal De
France 2
20:58 Fortuness
22:43Tv5monde Le
Journal
23:32 Questions à la Une
00:17Le Dessous des
Cartes

Tél : 041 41 23 62 - Fax : 041 40 91 66
Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet
d’aucune réclamation.
Reproduction interdite de tous articles
sauf accord de la rédaction.

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 26

SPORTS
ÉQUIPE NATIONALE

USMH

Belkaroui
intéresse le
Club Africain

Il faut nettoyer l’entourage
de la sélection

PHOTO : B. SOUHIL

Le défenseur de l’USM
Harrach (Ligue 1 algérienne de
football), Hichem Belkaroui,
serait en pourparlers avancés
avec le Club Africain (Ligue
1 tunisienne), en vue d’un
éventuel recrutement durant
l’intersaison, a rapporté hier la
presse locale. La formation de
Bab Jedid voudrait engager ce
défenseur à partir du mois de
juillet prochain. Belkaroui est
en train d’effectuer une belle
saison avec le club banlieusard,
actuel 2e au classement du
championnat, derrière le leader,
l’ES Sétif. Le Club Africain a
engagé durant l’intersaison
deux internationaux algériens
: Abdelmoumen Djabou et
Khaled Lemmouchia.

ESCRIME

C

es dernières heures, des décisions de renvoi et des notifications d’avertissement ont
été infligées à quelques membres du
staff technique et administratif de
l’équipe nationale. La plus importante est sans nul doute celle qui a
touché l’entraîneur des gardiens de
but, Abdenour Kaoua, dont la mission
avec les Verts s’est achevée mardi.
Un autre membre de l’intendance des
Verts, Nabil Boutenoune, a, semblet-il, connu le même sort. Ils ne sont
pas les seuls dans ce cas puisque
l’administrateur et deux gardes matériel de la sélection ont écopé d’un
avertissement. Ces décisions auraient
été prises à l’issue de la réunion

Samedi (15h):
5 Juillet : MCA - JSMB (H-C)
Constantine : CSC - USMBA
Batna : CAB - USMH
Tizi ouzou : JSK - ASO
El Eulma : MCEE - WATl
Sétif : ESS - JSS (18h)
■ Ligue 2
Demain (15h)
Aïn Fekroune : CRBAF - OM
Merouana : ABM - MOC
Béjaïa : MOB - MCS
Mohammadia : SAM - RCA
Témouchent : CRT - ASMO
Samedi (15h)
20 Août 55 : NAHD - USMAn
Blida : USMB - ASMO
Mostaganem : ESM - MSPB

tout de suite répercuté vers l’extérieur
à destination des «petits amis» en
contrepartie bien sûr de gratifications matérielles. Les parasites qui
émargent au budget de la Fédération
ont fini par constituer un réseau au
sein même de l’équipe nationale. Les
bénéficiaires des «scoops» allongeaient, dit-on, des primes et salaires
au profit des taupes qui agissaient en
toute impunité. Pour échapper à tout
contrôle inopiné de leurs appels entrants et sortants, ils recouraient fréquemment au changement de puce.
Face à l’absence de réaction de
leur hiérarchie, ils se gavaient de
«gruyère» et rivalisaient dans la
course aux fuites organisées. Par

Benzekri : «Protéger
les joueurs et l’équipe»

Programme du
week-end
■ Ligue 1
Demain (15h)
20 août 1955 : CRB - MCO
BB Arrèridj : CABBA - USMA

qui a regroupé le sélectionneur et
l’ensemble de son staff, au lendemain
du retour des Verts à Alger. Qu’estil reproché à ces cinq hommes ? La
réponse ne peut être donnée que par
la Fédération qui, pour l’instant, s’est
abstenue de confirmer ou d’infirmer
cette information.
Cet épisode renseigne un peu plus
sur le comportement condamnable
de quelques membres de ces deux
staffs. Que de fois le sélectionneur,
des membres du staff technique se
sont plaints de fuites organisées sans
qu’il y ait de suites. Par la faute de
quelques individus indélicats gravitant autour de l’équipe nationale,
tout ce qui se décidait en interne était

COUPE D’AFRIQUE DES U20

Six entreprises
convoitent les droits de
retransmission des matchs

L

a séparation Benzekri - ASO Chlef a
fait la une pendant plusieurs jours. Les
deux parties se sont exprimées, chacune à sa
manière, sur les raisons du divorce.
L’entraîneur a pris sur lui de «fermer le
dossier afin de protéger le groupe et permettre au club de travailler dans la sérénité
afin de s’éloigner de la zone dangereuse»,
indique l’intéressé. «Après mûre réflexion,
j’estime, par respect au club, ses joueurs,
ses supporters et les dirigeants qui ont été
honnêtes avec moi, qu’il faut mettre fin à la
polémique née de mon départ. Elle ne sert
pas les intérêts du club et de l’équipe. Il faut
protéger les joueurs et l’équipe. Le plus important à mes yeux, dans le contexte actuel,
c’est d’instaurer la sérénité pour que les
joueurs puissent travailler tranquillement
et éloigner le club de la zone dangereuse. Je
me dois de le faire en premier par respect à
ce grand club où j’ai été bien accueilli et où
j’ai fait le maximum pour être à la hauteur
de la confiance placée en moi. Le différend
qui m’oppose au porte-parole du club ne

SMS et sur facebook, ils alimentaient
régulièrement en informations leurs
«généreux bienfaiteurs». Selon des
habitués des réunions à Sidi Moussa,
un des acteurs de ce mauvais feuilleton bénéficiait des charmes d’une
créature, mise à leur disposition
quelque part sur la côte algéroise,
en contrepartie de «biscuits» qu’il
lâchait à ceux qui lui offraient une
cerise sur le gâteau.
La Fédération devrait mettre tout le
monde à la porte pour la quiétude et
le bien de l’équipe nationale. Elle a
été trop absente sur un chapitre très
sensible. Résultat des courses : les
«rats» ont infesté la maison.
Yazid Ouahib

E

pèse rien devant le danger qui guette le club.
Aujourd’hui, je suis le premier supporter
de l’ASO et je demande aux supporters
d’être derrière leur équipe et de la soutenir
jusqu’au bout», conclut le coach. C’est
Y. O.
sage.

n prévision de la Coupe d’Afrique de football des U20, édition
2013, qui se déroulera à Aïn Témouchent, le directeur de la
jeunesse et des sports de la wilaya, Mérabet Moncef, a animé un
point de presse. Au sujet de la préparation, elle est estimée à 90%
et tout sera prêt avant la date d’ouverture. Les travaux se poursuivent pour la levée des réserves formulées par la Confédération
africaine lors de sa dernière visite concernant les vestiaires et la
salle de presse. Au sujet de cette dernière, un matériel très sophistiqué sera installé ainsi qu’une connexion internet à très haut débit.
La pelouse du terrain du stade Embarek Boucif sera posée dans les
plus brefs délais afin de servir aux entraînements. Concernant les
autres terrains de Hammam Bouhdjar et El Ameria, ils sont prêts
pour accueillir les trois équipes, à savoir le Bénin, l’Egypte et le
Ghana.
LES STRUCTURES D’ACCUEIL SONT DISPONIBLES
Pour la cérémonie d’ouverture, un effectif de 350 jeunes des
centres de formation professionnelle ont entamé les répétitions
des exercices physiques et chorégraphiques. Au sujet de la retransmission des matchs, le conférencier a affirmé que six entreprises
africaines ont confirmé l’achat des droits.
O. Salem

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La Fédération algérienne
d’escrime (FAE) tiendra ses
assemblées générales suivant
le calendrier arrêté par le
ministère de la Jeunesse et
des Sports. L’assemblée
générale ordinaire (AGO)
est fixée au 9 février au
centre sportif de Ghermoul
(Alger), à 9h et sera suivie par
l’assemblée générale élective
(AGE), prévue dans deux
semaines, à Ghermoul.
Pour le moment, le président
sortant de la FAE, Raouf
Bernaoui, ne s’est pas encore
manifesté pour briguer un
deuxième mandat.
C. B.

Plusieurs membres de l’entourage des Verts ont été évincés ou sanctionnés

PHOTO : DR

L’AGO
le 9 févier

El Watan - Jeudi 7 février 2013 - 27

SPORTS
DEMI-FINALES

Le Nigeria brise en
quatre le rêve malien

ÉCHOS DE RUSTENBURG
■ VISITE

Vu de Bretagne, on aurait
tendance à dire que sur le
continent africain, la CAN est
l’épreuve... Rennes : le club
français n’a pas manqué de
noter qu’il était sûr d’avoir un
représentant en finale puisqu’il
y a trois de ses joueurs dispersés
au sein de trois des équipes
demi-finalistes : Jonathan
Pitroipa (Burkina Faso), John
Boye (Ghana) et Cheick Diarra
(Mali).

■ MUSIQUE
Deux heures quarante-cinq
avant la demi-finale du Ghana,
ses supporters étaient déjà en
place dans le stade de Nelspruit,
en tout cas, les plus fervents
ou musicaux d’entre eux : une
centaine de membres du groupe
Millennium Supporters Union,
tous vêtus de jaune et chantant
au rythme de percussions et de
djembés, sous la conduite d’une
femme en boubou, ont égayé
l’avant-match dans une tribune
latérale de l’enceinte.
Plus mélodieux, et moins
nasillars que les vuvuzelas et
leur son de klaxon...

■ FAVORI
S’il fallait se hasarder au jeu
des pronostics pour le titre,
Mohamed Abdallah Mazda,
le sélectionneur du Soudan
présent en Afrique du Sud en
qualité de membre du groupe
technique pour la CAN, choisirait
le Nigeria, qui a écrasé le Mali
en demi-finale (4-1) après avoir
écarté en quart le grand favori
du tournoi, la Côte d’Ivoire (2-1).
«Ils montent en puissance», a
confié le technicien à l’AFP. Tout
en précisant : «Mais dans le
football, on ne peut rien
prédire !»

■ LA FÊTE EST FINIE
L’élimination de l’Afrique du
Sud a sérieusement refroidi
l’ambiance à Durban, censé
accueillir la demi-finale des
Bafana Bafana. A peine 20 000
spectateurs avaient pris place
dans les travées du stade Moses
Mabhida au coup d’envoi du
match entre le Mali, tombeur du
pays organisateur et le Nigeria.

■ LES MALIENS
RECONNAISSANTS
Un supporter malien a tenu à
remercier à sa manière la France,
dont l’intervention armée
tente de reconquérir le nord du
pays occupé par des groupes
islamistes, en brandissant un
drapeau bleu-blanc-rouge. Mais
il n’avait visiblement pas trouvé
le bon étendard puisque le
drapeau déployé était celui des
Pays-Bas.

PHOTO : DR

■ BRETONS

L

e Nigeria s’est qualifié
pour la 7e fois de son
histoire pour la finale
de la Coupe d’Afrique en
surclassant (4-1) le Mali
dont le beau parcours, avec
la guerre contre les groupes
islamistes en toile de fond,
a brutalement pris fin, hier
à Durban. Les Super Eagles
ont grandement justifié leur
réputation de spécialiste de
la CAN et vont désormais
tenter d’accrocher un 3e titre à
leur palmarès, dimanche à Johannesburg, après les sacres
de 1980 et 1994.
Mélange de puissance physique et de technique, la sélection dirigée par Stephen
Keshi n’a laissé aucune
chance aux Aigles maliens
avec trois buts inscrits en première période par Echiejile
(25’), Brown (30’) et Emenike (45’), plus que jamais
en tête du classement des
buteurs avec une 4e réalisation sur un coup franc dévié,
avant que le remplaçant Musa
ne donne à ce succès des
allures de correction (60’).
La réduction du score de
Fantamaday en toute fin de
rencontre (75’) n’a en rien
modifié un scénario bouclé
depuis longtemps. Personne
n’avait vu venir cette équipe
nigériane, auteur d’un 1er tour
poussif et arrivée en Afrique
du Sud sans joueurs d’expérience hormis le métronome
de Chelsea Mikel et le vétéran
Yobo, relégué sur le banc pour
sa 6e Coupe d’Afrique. Mais
l’exploit réussi en quart de

Le Nigeria éteint le Mali

finale contre la Côte d’Ivoire
de Drogba et Yaya Touré (2-1)
l’a totalement libérée et c’est
en position de force qu’elle
risque d’aborder l’ultime rendez-vous de la compétition
dans quatre jours.
KESHI, LE «BIG BOSS»
Pour le Mali, l’aventure se
termine de manière cruelle
avec un 5e échec dans le
dernier carré depuis la finale
de 1972.
Les troupes de Patrice Carteron s’étaient faits un devoir
d’apporter un peu de réconfort à leur peuple, plongé
dans un conflit pour la reconquête du nord du pays occupé
par des islamistes. Après les
scènes de joie dans les zones
libérées, la déception doit

être immense, mais les Aigles
auront une dernière occasion de clore en beauté cette
CAN avec, comme en 2012,
la «petite finale», samedi à
Port Elizabeth, histoire de
revenir au Mali la tête haute
avec une nouvelle 3e place.
Seydou Keita et ses coéquipiers ne pouvaient en tout cas
pas grand-chose face à des
Nigérians emmenés par des
attaquants en feu, à l’image
du massif Emenike, véritable
révélation du tournoi, et de
Victor Moses, décisif sur les
deux premiers buts des Super
Eagles.
La sortie sur blessure du
jeune attaquant de Chelsea
(22 ans) à la 53’ de jeu n’a
même pas eu le don de calmer
la furia nigériane, son rem-

plaçant, Musa ayant réussi à
trouver l’ouverture peu après
son entrée.
Dans les buts, l’ancien Lillois
Enyeama, promu capitaine
en l’absence sur le terrain de
Yobo, est sans doute également le dernier rempart le
plus sûr de la CAN même s’il
a dû s’incliner sur la reprise
de Fantamady. C’est dire si
Keshi peut voir loin avec son
groupe, lui qui fut champion
d’Afrique en 1994 avec la
génération dorée des Okocha,
Yekini, Amokachi et Oliseh.
Surnommé le «big boss»,
Keshi peut entrer dans les
annales en devenant le premier à soulever le trophée en
tant que joueur et entraîneur.
Pour terminer cette CAN en
apothéose.
AFP

TUNISIE

Trabelsi veut résilier
son contrat
L

e sélectionneur de
l’équipe nationale de
Tunisie, Sami Trabelsi, a
demandé la résiliation, à
l’amiable, du contrat qui
le lie à la Fédération tunisienne de football (FTF),
a rapporté hier l’instance
chargée de la gestion du
football en Tunisie. «Sami
Trabelsi a demandé hier
matin au président de
la FTF, le docteur Wadii Jary, de mettre fin, à
l’amiable, à son contrat»,
écrit la FTF sur son site
officiel.
La TAP avait indiqué
mardi que le sort de
l’actuel sélectionneur de
la Tunisie sera tranché
jeudi, lors de la réunion
du bureau fédéral de la Fédération. Citant une
source proche de la FTF, l’agence de presse tunisienne a ajouté que le bureau exécutif de l’instance fédérale serait sur le point de désigner un
nouvel entraîneur pour les Aigles de Carthage,
en remplacement de Sami Trabelsi, très criti-

Le président de la Fédération
ivoirienne de football (FIF),
Sidy Diallo, a indiqué, hier,
que le sélectionneur Sabri
Lamouchi allait poursuivre
son aventure à la tête
des Eléphants en vue des
prochaines échéances
officielles, en dépit de
l’élimination de l’équipe en
quart de finale de la CAN-2013
en Afrique du Sud. «Nous
allons poursuivre l’aventure
avec lui. Limoger un coach à
chaque échec n’est pas une
sage décision. Notre prochain
objectif est la qualification
pour le Mondial 2014», a
indiqué Sidy Diallo dans un
entretien publié, hier, par
le quotidien local Fraternité
Matin.
Annoncés comme les grands
favoris pour la victoire finale,
les Eléphants de Côte d’Ivoire
ont été sortis par le Nigeria
(2-1) en quart de finale de
la CAN-2013. «Je voudrais
indiquer qu’au soir de la
défaite, joueurs, encadreurs
et membres du comité
directeur de la FIF, nous
avons de manière unanime
reconnu le travail abattu par
l’entraîneur Sabri Lamouchi»,
a-t-il précisé. Sidy Diallo,
à la tête de la FIF depuis
septembre 2011, fait l’objet
de vives critiques dans le
milieu sportif ivoirien suite à
l’élimination des Eléphants au
cours de la CAN-2013.
Le journal Abidjan sports,
sous le titre «Sidy, casse-toi»,
réclame sa démission après
«un deuxième échec
en deux ans à la CAN (la
Côte d’Ivoire a perdu en
finale lors de la CAN-2012,
ndlr), et également celle du
sélectionneur français Sabri
Lamouchi».

LIGUES

qué après l’élimination
des Tunisiens au premier
tour de la CAN-2013 en
Afrique du Sud. Nabil
Maaloul, Maher Kanzari
et Khaled Ben Yahia (récemment lié avec l’Espérance de Tunis) sont les
principaux candidats au
poste d’entraîneur national, tandis que la piste
d’un sélectionneur étranger reste «très hypothétique».
A la tête de l’équipe de
Tunisie depuis 2011,
Sami Trabelsi a réussi, en
revanche, un bon début de
qualifications africaines
pour le Mondial 2014,
assurant à la Tunisie la
première place de la poule
B avec 6 points devant le Sierra Leone (4 pts),
la Guinée équatoriale (1 point) et le Cap Vert (0
pt). La Tunisie, auteur de deux victoires face au
Cap-Vert (2-1) et à la Guinée équatoriale (3-1)
affrontera, lors de la prochaine journée, le Sierra
Leone, le 22 mars à Tunis.
PHOTO : DR

A quelques heures de leur
demi-finale contre le Burkina
Faso, les Black Stars ont reçu
la visite du vice-président de la
République du Ghana, Kwesi
Bekoe Amissah-Arthur, qui les
a encouragés, non sans leur
mettre la pression : «A la fin
du match, nous savons que la
victoire sera à vous, à nous, leur
a dit le dirigeant. La dernière fois
qu’on a gagné (la CAN, ndlr),
aucun de vous n’était né. Trente
et un ans, c’est très long pour le
Ghana après tous les exploits
réalisés aux deux dernières
Coupes du monde. Il est temps
pour nous de concrétiser tous les
sacrifices que vous avez faits et
de ramener la Coupe à Accra.»

CÔTE
D’IVOIRE
Confiance
renouvelée
à Sabri
Lamouchi

Un peu de respect
pour le football
amateur
Les ligues tiennent-elles compte des
recommandations de la fédération ? Pas sûr. En effet,
elles continuent de programmer des rencontres de
championnat amateur en semaine, alors qu’il y a
3 ans, la FAF leur avait ordonné de ne plus faire jouer
des matches en dehors des deux jours de fin de
semaine (vendredi-samedi). Les ligues qui gèrent les
compétitions du football amateur ne prennent même
pas en considération le statut (amateur) des clubs qui
sont affiliés à ces structures. Un footballeur amateur
est, par essence, un pratiquant qui s’adonne à son
sport favori (le football) en dehors de sa scolarité et de
son travail.
Contrairement au footballeur professionnel il ne peut
donc se libérer facilement de ses obligations hors
football. Si la ligue programme un jour, des rencontres
en semaine, il sera obligé, s’il veut jouer, s’absenter
de son lieu de travail pendant quelques heures ou
toute la journée. Le football et le footballeur amateur
sont régis par des règlements qui, normalement, les
protègent de ce type de risque. Jusqu’à preuve du
contraire, le football amateur et ses acteurs ne sont
pas tenus de se conformer à un quelconque calendrier
international. Il ne faut pas oublier que les supporters
eux aussi sont pénalisés par cette programmation de
rencontres en semaine. Les ligues du football amateur
doivent rectifier le tir en faisant montre de respect à
l’endroit des amateurs.
Y. O.

El Watan

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Jeudi 7 février 2013
COMMENTAIRE

La bête immonde
a frappé Par Tayeb Belghiche

L
DE VRAIES CARTES D’IDENTITÉ
FRAUDULEUSEMENT EN CIRCULATION

Un important réseau de faussaires
algériens démantelé en France

M

oyennant 2000 à 4000
euros, plusieurs jeunes
Algériens ont réussi à
atteindre le sol français et nombre
d’autres pays européens grâce à de
vraies-fausses cartes d’identité
française qu’ils ont pu obtenir
auprès d’un réseau de faussaires
nationaux établis dans l’Hexagone
depuis des années. C’est au terme de
plusieurs mois d’investigations que
les enquêteurs de la brigade mobile
de recherche de la police aux
frontières de Dijon – commune
située à 200 km au nord de Lyon –
sont parvenus, il y a quelques jours, à
démanteler un premier groupe composé
d’une dizaine de ressortissants nationaux,
tous disposant de documents d’identité
française contrefaits, a indiqué la presse
locale. Identifiés puis localisés à Paris,
dans le Val-de-Marne, à Ivry-sur-Seine et
Vitry-sur-Seine, ces derniers ont été
interpellés par les policiers de l’Office
central pour la répression de l’immigration

irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans
titre (Ocriest). Parmi les interpellés,
l’organisateur du réseau et le
«transporteur». Le premier, par qui
l’affaire est d’ailleurs arrivée, s’occupait
de la confection de faux actes de naissance
en utilisant des cachets «officiels» obtenus
par internet. Le second avait, quant à lui,
pour mission l’acheminement des pièces
d’identités en Algérie. Arrivé sur place, il

procédait au recr utement des
candidats à l’émigration et pouvait
même organiser leur départ vers la
France.
En quoi consiste la technique utilisée
? Se faire établir, en France, dans les
petites communes notamment, des
documents d’identité à partir d’actes
de naissance contrefaits et de photos
d’un membre du groupe organisé déjà
installé en France. Travaillant pour la
plupart au noir sur les marchés de la
région parisienne, ils exigeaient du
«chasseur de têtes» que ses clients en
Algérie aient des ressemblances avec
les «modèles» proposés. Au moins
160 dossiers de ce type ont été examinés
par l'Ocriest. Des Maghrébins, dont des
Algériens, seraient impliqués. Quels sont
les moyens et les mesures à mettre en
œuvre pour combattre et circonscrire ce
type particulier de fraude avant qu’il ne
prenne plus d’ampleur est ce que
s’attellent à trouver l'Office des étrangers
et la justice belge.
Naïma Benouaret

EN BREF…
■ ACCIDENTS DE LA ROUTE

57 personnes tuées
et 697 blessées
en une semaine
Du 29 janvier au 4 février,
57 personnes ont été tuées
et 697 autres blessées dans
428 accidents de la
circulation au niveau
national, indique un bilan
hebdomadaire de la
Gendarmerie nationale
publié hier. Le nombre de
décès a augmenté de 19,
celui des blessés de 143 et le
nombre des accidents de 89
par rapport à la période
précédente. La wilaya de
Mascara vient en tête de
liste avec 20 accidents,
suivie de celle d'Oran avec
19 accidents, puis les

MÉTÉO

wilayas de Relizane et Biskra
avec 18 sinistres chacune.
Les principales causes de
ces accidents sont l'excès de
vitesse, les dépassements
dangereux, l'imprudence des
piétons et le non-respect de
la distance de sécurité. Les
accidents les plus graves ont
été enregistrés sur les RN6,
4, 88, 6, 46 ET 16.

en tête-à-tête avec le
docteur Mohamed Larbi
Ould Khelifa, président de
l’APN, avant que les
discussions soient élargies
aux délégations des deux
pays. Le président du
Bundestag aura également
des entretiens avec de hauts
responsables de l’Etat
algérien.

■ ALGÉRIE-ALLEMAGNE

■ AÏN DEFLA

Le président du
Bundestag à Alger

25 individus impliqués
dans des affaires
criminelles

Le président du Parlement
allemand, le professeur
Norbert Lammert, sera en
Algérie le 10 février pour une
visite de deux jours, selon
un communiqué de l’APN.
M. Lammert s’entretiendra

Durant le mois de janvier
dernier, 25 personnes
impliquées dans des affaires
criminelles, dont 10
recherchées par la justice,
ont été arrêtées par les

services de sécurité la
wilaya de Aïn Defla, selon la
sûreté de wilaya. Ces
personnes ont été arrêtées à
la suite de 85 opérations
inopinées ayant ciblé 159
points, notamment les
quartiers populaires, les
marchés hebdomadaires
ainsi que les gares routières
et ferroviaires, à l’issue
desquelles 681 individus ont
vu leurs identités vérifiées.
Ces opérations, auxquelles
ont pris part de nombreux
policiers, ont été
favorablement accueillies
par les citoyens. D’autres
opérations du même genre
auront lieu durant le mois
en cours.

DES PLUIES ORAGEUSES JUSQU'À DIMANCHE

■ Des pluies orageuses,
accompagnées parfois de grêle,
affecteront jusqu'à dimanche les
wilayas du centre et de l'est du pays,
a indiqué hier l'Office national de
météorologie (ONM). Les wilayas

concernées par ces intempéries sont  :
Alger, Boumerdès, Médéa, Blida,
Tipasa, Aïn Defla, Bouira, Tizi Ouzou,
Béjaïa, Sétif, Jijel, Skikda, Annaba, El
Tarf, Guelma et Souk Ahras, a précisé
la même source dans un bulletin

météorologique spécial (BMS). Selon
ce BMS, dont la validité expirera
dimanche matin (9h), les cumuls
atteindront 80 mm et/ou dépasseront
localement 100 mm dans des wilayas
de Jijel, Skikda, Annaba et El Tarf.

a violence est en train de s’installer en
Tunisie, où les salaf istes ont frappé à
nouveau une semaine après qu’ils aient
assassiné un citoyen à Tataouine. Hier, ils
ont tué devant son domicile un avocat progressiste,
maître Chokri Belaïd, vice-président du Front
populaire, très connu pour avoir été un opposant
farouche au régime de Zine El Abidine Ben Ali. Le
crime a provoqué une onde de choc chez le peuple
tunisien, qui a rapidement exprimé sa colère en
détruisant plusieurs sièges d’Ennahda, le parti de
Ghannouchi qui n’a pas hésité à envoyer la police
contre des manifestants dans le centre de la capitale.
Le terrorisme islamiste n’est qu’à ses débuts et il
faut craindre que le pire ne soit à venir. Les Algériens
sont assez bien placés pour le redouter. Depuis
qu'Ennahda est arrivé au pouvoir, tout a été fait pour
encourager la mouvance salaf iste dont les
débordements ont été ignorés par les services de
sécurité. La passivité de ces derniers a poussé les
barbus à redoubler de férocité, encouragés par
Ghannouchi qui a montré, à leur égard, la plus
grande des compréhensions. N’ayant pas relancé la
machine économique, son slogan «L’islam est la
solution» ne donnant pas de pain aux populations, le
leader islamiste trouve certainement une diversion
grâce au déchaînement de la violence. Il n’a jamais
condamné par exemple les destructions des
mausolées ni les actes de barbarie perpétrés par ses
militants dans les enceintes universitaires.
L’élite intellectuelle est désormais la cible des
intégristes, un phénomène déjà connu par l’Algérie.
Surtout que les terroristes tunisiens ne doivent pas
manquer d’armes et de munitions depuis la chute du
dictateur libyen Mouammar El Gueddafi. Et la
déstabilisation de la Tunisie aura des répercussions
négatives sur toute la région. On le voit avec ce qui
se passe au Mali, d’où les djihadistes envisageaient
de mettre à feu et à sang toute la région du Sahel.
L’avenir de la Tunisie, déjà plongée dans une grave
crise politique, économique et sociale, s’annonce
malheureusement sombre. Le péril vert fera
davantage de dégâts si la communauté internationale
ne se mobilise pas de manière conséquente, en
attaquant le mal à sa racine, en isolant ses sources de
financement. Et celles-ci sont connues. Ce sont le
Qatar et le wahhabisme d’Arabie Saoudite qui
v e u l e n t r e nvoye r l e M o n d e a r a b e d a n s
l’obscurantisme. Les deux pays sont allergiques à
tout ce qui est démocratie et n’hésitent pas à mettre
tous les moyens dont ils disposent pour bloquer les
peuples arabes. Il est temps de se pencher sur le cas
de ces régimes hors la loi, qui encouragent le crime
et la destruction. Ils sont ménagés parce qu’ils
disposent de fabuleuses richesses et des moyens de
pression et de corruption. Les dégâts qu’ils feront à
l’humanité seront irrémédiables, si celle-ci continue
à laisser faire en ne s’engageant pas dans un combat
résolu contre l’islamisme. Dans le cas contraire, le
réveil sera plus que brutal.

Retrouvez les prévisions complètes
sur www.elwatan.com

Aujourd’hui

Demain




ALGER


12°


14°

ORAN


17°




CONSTANTINE





18°

OUARGLA


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