Rupture rompue .pdf


Nom original: Rupture rompue .pdfTitre: Microsoft Word - Rupture rompue .docAuteur: boucar

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par PScript5.dll Version 5.2.2 / Acrobat Distiller 7.0.5 (Windows), et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 19/03/2013 à 20:28, depuis l'adresse IP 41.214.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 748 fois.
Taille du document: 108 Ko (2 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


Rupture rompue 
«N’attendez pas le jugement dernier ‐ il a lieu tous les jours » (Albert Camus) 
 
Le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a tranché le 
débat né depuis que Libération avait révélé que Macky Sall et ses fédayins ont «battu» le 
record du régime précédent en matière de marchés de gré à gré.  Le gouvernement et ses 
pies auront beau tenter de s’expliquer, poussant même la Direction centrale des marchés 
publics (Dcmp) a pondre un communiqué laconique, mais les fais restent constants.  
 
La rupture promise, aux lendemains du 25 mars, a été si entachée par ces marchés de gré 
à gré ‐ sur fond de népotisme quand on sait qu’un ministre comme Oumar Guèye n’a pas 
hésité à donner un marché de 80 millions de francs Cfa à un proche de son mentor ‐ que 
le Premier ministre a dû sortir une directive pour rappeler les ministres à l’ordre.  
N’empêche, Libération révélait, à la suite de cette directive, que des manœuvres étaient 
en  cours  pour  donner,  sans  le  moindre  appel  d’offres,  le  marché  des  visas  Sénégalais  à 
une  société  contrôlée  par  Adama  Bigtogo,  ancien  ministre  Ivoirien,  limogé  suite  à  des 
malversations. Le Président lui‐même n’a t‐il pas reçu des mains de son Premier ministre 
un  enregistrement  dans  lequel  l’un  des  lieutenants  était  sérieusement  compromis  par 
l’homme d’affaires Yérim Sow ? A vrai dire, la rupture tant promise marche par la tête et 
ce, dans presque tous les secteurs. 
 
A part l’excellent «bilan» des autorités judiciaires, policières et de la gendarmerie, tous les 
secteurs du pays sont en panne. Les délestages reviennent de plus belle tout comme les 
pénuries  alors  que  le  Président  avait,  lors  d’un  récent  Conseil  des  ministres,  tapé  sur  la 
table pour ne plus entendre parler de pénurie. Il aura beau fait son «nangal», le gaz fait 
défaut depuis quelques jours. Ses communicants cafouillent et, à la longue, l’opinion ne 
sait plus qui parle pour qui.  Sous Wade, on hurlait à une diplomatie sans diplomate alors 
que la tendance aujourd’hui est une diplomatie de parti où les responsables de l’Apr sont 
bombardés Consul à tour de bras.   
 
Pire,  le  très  discret  Mankeur  Ndiaye  est  devenu  si  loquace  qu’il  descend  de  la  hauteur 
qu’on lui connaissait pour de basses futilités. Plusieurs observateurs n’ont pas compris sa 
«riposte»  à  Moussa  Touré.  Pour  faire  peut‐être  plaisir  au  patron  puisqu’il   ne  s’est  pas 
gêné  pour  déposer  ses  baluchons  à  l’Apr.  Si  le  Sénégal  renaît  avec  les  succès 
diplomatiques,  il  n’en  demeure  pas  moins  que  «Pointe  Sarène »  fait  des  allers‐retours 
incessants.  En  l’espace  de  deux  semaines,  le  Président  va  effectuer  deux  déplacements 
aux États‐Unis. Un haut fonctionnaire faisait remarquer qu’il a l’impression d’être dans la 
même  ambiance  que  lors  des  derniers  mois  du  régime  de  Wade.  Ce  n’est  pas  exagéré 
puisque  le  chef  de  l’Etat  qui,  opposant,  plaidait  la  liberté  d’expression  et  de 
manifestation, a cru devoir réclamer la tête d’un brillant policier coupable de n’avoir pas 
vu venir des manifestations devant le Palais.  
 

Les directeurs généraux ont été sommés de gagner leur localité sous peine d’être viré, et 
le  Pouvoir  est  devenu  allergique  à  la  critique.  Pour  avoir  dit  tout  haut  ce  que  tout  le 
monde pense tout bas, Idrissa Seck et son parti sont dans le collimateur. Au fil des mois, 
Macky  aura  convaincu  les  Sénégalais  qu’il  a  été  formé  par  un  certain  Abdoulaye  Wade. 
Viviane  avait  «Education  Santé »  et  Marième  Faye  «Servir  le  Sénégal ».   Comment 
comprendre  que  le   directeur  général  de  l’Agence  de  presse  Sénégalais  (Aps),  qui  doit 
être  éloigné  de  la  politique,  soit  coopté  dans  un  comité  chargé  de  réfléchir  sur  la 
communication gouvernementale ? Sur ce coup, l’élève a fait plus fort que le maître qui a 
toujours veillé à nommer des apolitiques à la tête de cette prestigieuse agence. Que les 
tenants  du  Pouvoir  qui,  certes,  n’ont  pas  encore  fait  le  millième  des  dégâts  causés  par 
l’ancien  régime  se  la  tienne  pour  dit :  c’est  maintenant  qu’ils  doivent  «éblouir»  les 
Sénégalais.  Il  serait  hasardeux  et  dangereux  pour  leur  survie  d’attendre  l’approche  des 
échéances électorales pour tenter de redorer son blason. Le jugement dernier, électoral 
ici, c’est chaque jour. Et ce jugement, ne sera que l’addition de ces jours ou bilan.   

 
Cheikh Mbacké Guissé & Yaxam C. Nd. Mbaye 


Aperçu du document Rupture rompue .pdf - page 1/2

Aperçu du document Rupture rompue .pdf - page 2/2




Télécharger le fichier (PDF)


Rupture rompue .pdf (PDF, 108 Ko)

Télécharger
Formats alternatifs: ZIP




Documents similaires


rupture rompue
fascicule sur la pesudo instruction des cae 16 juillet 2015
j int criminal justice 2015 brody jicj mqv005
sarkozy kadhafi le tete a tete qui a tout change
29997
news otre idf 21 juin 2019

🚀  Page générée en 0.013s