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dickens david copperfield 2.pdf


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CHAPITRE PREMIER.
Une perte plus grave.

Je n’eus pas de peine à céder aux prières de Peggotty, qui
me demanda de rester à Yarmouth jusqu’à ce que les restes du
pauvre voiturier eussent fait, pour la dernière fois, le voyage de
Blunderstone. Elle avait acheté depuis longtemps, sur ses économies, un petit coin de terre dans notre vieux cimetière, près
du tombeau de « sa chérie, » comme elle appelait toujours ma
mère, et c’était là que devait reposer le corps de son mari.
Quand j’y pense à présent, je sens que je ne pouvais pas
être plus heureux que je l’étais véritablement alors de tenir
compagnie à Peggotty, et de faire pour elle le peu que je pouvais
faire. Mais je crains bien d’avoir éprouvé une satisfaction plus
grande encore, satisfaction personnelle et professionnelle, à
examiner le testament de M. Barkis et à en apprécier le contenu.
Je revendique l’honneur d’avoir suggéré l’idée que le testament devait se trouver dans le coffre. Après quelques recherches, on l’y découvrit, en effet, au fond d’un sac à picotin, en
compagnie d’un peu de foin, d’une vieille montre d’or avec une
chaîne et des breloques, que M. Barkis avait portée le jour de
son mariage, et qu’on n’avait jamais vue ni avant ni après ; puis
d’un bourre-pipe en argent, figurant une jambe ; plus d’un citron en carton, rempli de petites tasses et de petites soucoupes,
que M. Barkis avait ; je suppose, acheté quand j’étais enfant,
pour m’en faire présent, sans avoir le courage de s’en défaire
ensuite ; enfin, nous trouvâmes quatre-vingt sept pièces d’or en
guinées et en demi-guinées, cent dix livres sterling en billets de

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