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texte Ah Oh .pdf



Nom original: texte Ah-Oh.pdf
Auteur: Manu

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Emmanuel-Odet Vergnaud

Ah-Oh

1

dans du vide j'étais je vous dis, d'autres tombaient, y avaient été, étaient tombés, je
sais, mais j'étais tout de même seul, misère, dans le corps ça tombait, dans la rue, la
lumière, dans le corps un bazooka, j'étais mort, je sais, je vais vous décrire, qui
m'écoute ? toi tu écoutes mec, un dur tu vas comprendre, toi vaginette femelle tu
comprendras aussi pourquoi j'ai raté le grand plongeon, un deux trois partez, vous
comprenez que je vais dire la vérité dure du grand vide, j'ai les couilles dans mes
mains et je dis
car c'est de ça, du vide, du tomber, du plus tenir que je vais dire, ah mec, ah femelles
vous allez rire, je suis rien, ah mais c'est vite dit, je suis là un mec qui tombe dans
rien, un passage transparent, merde je suis où ? ose le dire, tu as dit que tu dirais, fais
comme s'il te restait 20 secondes pour désamorcer la bombe, merde je tombe, à qui
s'accrocher ? sois heureux merde bonhomme, 20 secondes, tu désamorces oui, ce qui
n'exclue pas la tombe, tu es fatigué, ta tête, ah merde écoutez-moi je tombe, ma tête
bute, aie, je vole dans le bas, ah mon ventre, ah tout, ah chérie mon amour la divine
bleue, tes seins, ta chatte, je glisse ah dans l'air, je chute, putain de femme je t'aimais
salope, ordure dans laquelle j'étais, tes seins, ta bouche, ah cette douleur de tomber,
j'ai dit il y a longtemps merde à mes parents, mais trop tard ils sont morts et moi j'y
vais, j'ai mal au cul, devine que j'ai le cul en étoile, la vie m'a fourrée, j'ai fourré moi
aussi, ouais regarde-moi fourrant les fesses écartées et la bite dans la chatte, et le
chaud que ça fait, ah misère j'ai pas fourré beaucoup et voilà que c'est la chute qui me
fourre, ah tous ces gros mots, je t'encule, voilà ce que je dis moi, j'encule la vie, tout,
les femmes, tout, chiens, oursons, la télé, tout, partout j'encule ce que j'ai sous la
main, bien sûr mon vit ne fait pas l'affaire alors j'ai un god' et klunch dans le derch' le
god' à la vie, ah cette chute oui dans le vide, tant pis en profiter puisque trop tard, il
reste vingt secondes avant que ça ne pète, pétons aussi par le cul, maman, papa, morts
qui m'entendez, j'arrive
le verbe est tombé aussi, connard il tombe le verbe, le salaud il est laid, il est vieux le
verbe, usé
qui m'aime dans ma chute ? holà qui est là ? y'a une femme ? y'a un amour ? y'a
vous ? vous m'entendez ? ils m'entendent tous ces cons, toute ma vie ils m'auront
ignoré, les femmes, les hommes, leur zob, les culs, vagins, poils, anus, tous m'ont
ignoré, alors dans la chute tu parles Marcel qu'ils n'en ont rien à battre, un rocher je
voudrais pour m'accrocher, oh la chute, oh putain le vieux Victor il écrivait la chute,
et tous les autres et le vieux Victor limaient les femmes, oh ma femme tu t'es barrée
avant la fin, t'avais dit : « connard, je me casse vu que tu me limes plus, allez connard
je me tire », elle partait la salope, moi seul dans la chute, ah mou moi dans mon
ventre, ah c'est que j'ai mal, la chute tu parles Marcel que c'est rien, crève oui mais
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j'ai mal, la chute putain tellement j'ai mal
ah la chute, m'accrocher à là, à toi vieux barbu, aux yeux crémeux, mon père, ou pas,
c'est pas ton père, ta gueule, c'est un vieux, accroche-toi à lui, il est bon, il va te
freiner, il va t'emporter, « vieux, sors-moi de la chute », oh gens vous m'aiderez n'estce-pas ?
je déteste, c'est ça qui fait que y'a la chute, et pas autre chose, c'est de haïr que j'ai
tombé, pfuiii le vent dans mes oreilles, Victor l'a écrit la chute du blondinet, moi c'est
la chute du vieux gros, allez salut il fait le corps, de haïr mes congénères, mais la
femme et leur vagin ?
dans la nuit freuuu ça tombe, ah je fais avec la bouche, je suis libre de toute attache,
quel dommage moi qui voulait m'attacher, « maman » je crie, rien, « papa », rien,
« mon frère », chute, nuit, vitesse à l'arrêt, c'est arrêté mec que t'es dans ta chute, elle
devait durer, elle s'arrête, merde, merde y'a quelque chose qui cloche, ma chute est
anormale, c'est ce poids de mon corps qui n'est rien qui fait l'arrêt, rien n'aura
fonctionné comme il fallait, même la chute
ah le vent sur moi, mes couilles volantes, marre-toi salaud, mon corps est foutu,
blanc, gras, tatoué de merde, ah foutu dans la chute, ah cri terrible du sortant du sexe
de maman, ah cri de çui qui voudrait, à qui elles ont dit non, ah çui qu'a mal et t'auras
mal, ah le cri de toujours, pas le cri de bonheur de maman, ah des cris de pas
jouissance, la jouissance c'était pour les autres, pour les femmes aux seins durs, moi
je regardais, pas toucher, la chute et en avant crier, je crie toujours quand je sors mon
sexe de maman comme tous les bébés, les femmes se foutaient de ma gueule,
« retourne-y au sexe de ta mère », ah je faisais, je savais pas leur dire merde, chute,
chute, ah putain, femme, chute de merde, je crève en chutant, vingt secondes pour
crever, les autres tirent leur coup et moi je crève
c'est d'ailleurs que je continue à souffrir tout chutant, c'est ça qu'est injuste, en plus de
souffrir je chute, en plus de chuter je souffre, ton ventre est marron mélangé à tes
excréments, au lait de la mère, aux souvenirs, tu es mort de ce mélange
je n'aurais pas baisé les femmes mais j'avais bien regardé l'herbe, et c'est ça que
j'emmène, du vert, du brin, effectivement de la terre arrachée, l'odeur, sans doute de
la viande d'animal en sus, ah dans la chute j'ai dans mes bagages ce souvenir de
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l'humus, l'odeur des genoux dans la boue, la couleur du sang mélangé à la terre, la
guerre, les vieux poilus enculés par la guerre, pas ceux qui leur demandaient de se
faire enculer, qui les enculaient, je suis fait de cette odeur ah dans ma chute, je
regarde mes genoux, sanglants, pas guerriers pourtant, c'est dégueulasse de s'être fait
enculer sans avoir guerroyé
gribouiller c'est ça qu'il faut avant de se cogner en bas sur le cercueil où je vais me
branler une dernière fois, restons dans le sujet, la tête est folle, y'a des sillons dans ce
merdier
ah ce vent dans la chute, ma coiffure, on s'en branle, y'a une grognasse à tirer, ah les
salopes, je m'en serais bien tapé une dernière, à gros nichons bien dures que j'aurais
pris dans ma bouche et ses cuisses je les aurais écartées, et dans ses poils avec ma
langue j'aurais cherché son bouton et slurp et la faire jouir, la regarder jouir, avec ma
langue briser, bien enfoncer ma langue dans son vagin et avec ma main je serais dans
son ventre et mon visage partout dans son sexe et ses seins aussi je les serrais, ah
merde je bande en chutant, pas fort, très mou, n'aurais jamais pu en faire jouir avec ce
bout tout mayonnaise, ah quand même j'aurais pu m'en taper une dernière
pas se tracasser, profiter, j'ai jamais su, apprendre, se faire la leçon, donc commencer,
première leçon, l'addition, additionner les plaisirs, le vent, l'air, le vide, la légèreté, la
vitesse, le laisser aller, additionne mec, additionne les sensations, profite, apprends,
t'es ton professeur, élève chutant debout, apprends, répète, récite, zéro, nul, tu sais
rien faire, peu d'additions justes, ne compte pas multiplier si facilement pauvre con,
vous n'apprendrez rien facilement, rapidement, qu'avez-vous appris ? mais j'ai appris
la vitesse, la chute, le mal, la douleur, la douleur augmentée, d'être con, de faire mal,
de trahir, taper, violer, enfoncer mon clou dans l'œil du voisin, rire de lui, violer sa
copine, être une ordure, j'ai appris vite, j'ai multiplié quoique vous croyiez, moi aussi
je sais faire, tuer, tuer savez-vous faire ? pas tous, non la plus part s'arrête avant, ah
salauds je vous déteste, haïr je sais faire, j'ai appris, ah la chute, paf le rocher, je ne
m'y accroche pas, je vous chie dessus, je ne vous aime pas, pas du tout, connards,
salauds, pédés, connasses, emmerdeurs de vie, empêcheurs, je m'en vais salauds,
fumiers, dégueulasses, violeurs de ma liberté d'aimer
les grands mots qu'il prononce le guss qui tombe, ferait-il un peu de la musique ? ah
le con qui chiera bientôt dans son slip
a-t-il pété ça sent la merde ? ah le dégueulasse, un slip à la crotte
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pas une femme ne lui lècherait le derrière à cette ordure chutante, il est seul dans la
merde
ouais c'est pas beau à voir, il fait de la poésie et il chie dans son froc, quelle grosse
arnaque ce guss
mais oui chantez, vous vous foutez de ma gueule, je suis faible moi, j'ai été obligé de
m'arranger tout seul, déjà que je tirais pas
ah ça redouble de vitesse et ma vie qui se déroule sous mes yeux avant l'accident,
classique, ah le départ souillé, au milieu les chiards, la fin, la dégoulinante, c'est peutêtre le départ qu'il aurait fallu fixer, rester dégueulasse de liquide sang et eau du
ventre de ma mère
ah la vitesse j'ai perdu ma jambe, ah la chute, est-ce la pourriture qui me l'a fait
perdre ? rester calme, zen, tu perdais pas les pédales mec quand elles te quittaient les
donzelles, tu restais droit mec, la bite dure, tu disais : « je m'en fous, y'en a d'autres,
j'en trouverai ailleurs », tu tournais les talons, salut salope, le dégueulasse d'avoir
œuvré pour l'amour comme ça, et tu voudrais chialer parce que la vitesse-chute t'as
fait perdre ta jambe, mais la jambe elle est dans ton cul pauvre type, tu es une merde,
tu te carres tes membres dans ton cul et ensuite tu chiales parce que tu dis qu'ils se
sont barrés de toi, ah misère chute vitesse, étire-toi bonhomme, sois grand dans la
chute
j'ai du mal à réaliser qu'il reste si peu de temps, du mal à réaliser qu'il est passé tant
de temps depuis ma sortie, du mal à taire que c'était en même temps trop long, tout ce
temps que j'ai passé à m'ennuyer, à n'en pas voir le haut, ne chiale pas trou duc', t'as
ce que tu mérites, tête droite, à vos rangs, fixe, sois une armée, crève en bon ordre, ne
sème pas le trouble dans la colonne, ta bite, est-elle comment ? « molle », c'est mieux
pour crever, ça veut dire qu'ils ne t'ont pas pendu les ordures, « mais si ils m'ont
pendu, et toute ma vie », pendu dis-tu au crochet de fermer ta gueule, l'armée est
complète gars de tous ces gens qui ont fermé leur gueule et qui chantent : « je suis
seul », oui c'est ce que tous gueulent
je suis un oiseau, je vole dans la descente, pas en piqué, non, je plane, j'écarte mes
bras, ma bite, le vent passe entre mes fesses, mon anus, profiter de tout ces tous ces
bons derniers instants, des femmes me regardent-elles ? se caressent-t-elles les
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salopes en voyant ma bite ? « dans votre bouche » je gueule, impossible de se faire
entendre dans ces vitreries
mais je ne suis pas un oiseau, ce serait pourtant mieux que le singe que je suis même
pas assez souple pour se fellationner, je n'ai plus de main, merde, ma bouche est un
cul, mon nombril un tunnel à merde, mon zob du résidu, ne sois pas méchant avec toi
man, cool man brother tu avais écrit dans ta poésie, dis-le à toi, ta bouche est tordue,
un versoir à crotte, ah putain quelle chute, plus personne ne me jugera et moi je veux
être un salaud totalement, totalement reprocher aux autres mon malheur, je n'ai plus
rien à perdre, seul moi je vais perdre de moi, je n'ai pas de morale, je n'ai pas cela,
plus, j'ai ma bite molle et ma méchanceté, et je vous chie dessus, retourne-toi man,
vole sur le dos en descente, ta bite vers Dieu, que vois-tu ? « le ciel », tu vois le ciel
ordure, couleur bleu salaud, bleu tu as raison fumier, tu t'enfonces salaud dans la
merde, tu quittes le bleu, fais un signe de la main, « youhou », bien, bien, ta gueule
fumier, ne sois pas con, sois malheureux, c'est le mieux que tu puisses faire, ça tu
sais faire
et toi putain tends-moi la main, tends, prends ma bite au vol, une caresse au moins,
donne ton parfum que je le sniffe un peu avant de crever, ah merde c'est pas juste de
s'en aller si vite, si droit, si profond, en bon dernier, en looser total, en mec qu'était
pas à la hauteur, ah j'ai pu d'argent, peu de fierté, ah mon cul pue, mes couilles, mon
ventre se déballonne, des pets, de la chiasse qui gicle, ça empeste, même la vitesse ne
dissout pas l'empeste merde qui recouvre le monde autour de moi, monde de merde,
ah plainte interminable qui va terminer, dommage, la plainte au cul la plainte
ah encore un petit peu de bleu pendant que je suis sur le dos, ah ça m'est encore
donné, ah comme bleu c'est, le verrai bientôt plus, m'en foutre à fond, comme de la
dégoulinure du sexe, et la tête paf je la fourre dans le bleu sexe, hop farfouiller dans
le bleu, vive le sexe bleu
ah la vie, ah mon âme, ah moi dans la vie, ah les putains aimées, leurs culs, nichons,
poils, vagins, vulves, leur sang, mon dard dans le leur, et en avant, et en arrière, leurs
cris, jouissance, pleurs, fâcheries, taperies, la porte des WC ouverte, le bruit, je
t'aime, ta gueule, je chute, je m'en vais, le soleil de la merde, je suis vers le bas avec
Victor le Hugo, le fourreur de cul, ah le salaud en a-t-il fourré des culs et donné des
leçons, leçon de l'ange qui tombe et tombe, ah j'aimais ce salaud de pédé de Hugo, lui
aurait bien léché le cul, lui ai léché le cul et ce salaud ne m'a rien rendu, tout pris, ma
bite, mon poil, mon sperme, ma vie, « moi moi moi » il disait, et moi je ne disais rien,
me taisait, taper
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ah mais malgré tout je vous déteste tous, en profiter de la fin, de la chute, de ma
douleur, ah salauds qui m'avez marché dessus je vous pète au nez, soyez punis, je suis
même pas énervé de mon état, c'est trop tard, j'ai trop tardé, il est vrai, j'ai ma part,
ok, plus de ah, salaud toi-même, une ordure tapette suceuse de bite, ah tu te la fermes
fumier qui chute, ah merdier
le regard de veau de mon père durant la chute, le même regard de moi, mon
semblable, visage crucifié par la bêtise crasse de ne pas comprendre rien à ma
douleur, lui pas plus, « je comprends rien » il disait tout le temps, le visage tombait,
plus un poil sur le caillou, la bite molle, quoique lui non tout au bout il fourrait, les
infirmières, « viens là petite que je te fourre, écarte les cuisses, les poils, tes lèvres,
mouille chienne, je suis vieux qui te fourre, jouis », et elles jouissaient les infirmières,
et maman ?
je ne me suis pas adapté, ni vieux, ni jeune, je n'ai pas fourré les infirmières, ni les
vierges, en tous les cas pas bien, dans la chute c'est peut-être là que j'ai le mieux
adapté mon comportement, « en avant » je disais dans ma chute, j'avais bien raison,
merde, chiotte, j'aurais dû fourrer les infirmières à l'hôpital, mon père le faisait bien
ta gueule fumier, chute, et ferme-la, et toi salope suce mon bout sans me l'arracher,
oui faire gaffe à tout pour finir, ça serait con de se le faire arracher avant la fin,
chope-la femelle mon bout mais ne me l'arrache pas dans ma chute, que j'arrive en
bas tout nickel, que je n'ai rien à me reprocher, que Dieu salaud l'ordure que vous
avez imaginé puisse se le mettre dans le cul et que de haut en bas il se fasse jouir, ce
fumier de Dieu c'est bien la seule chose vraie qu'il aurait pu faire, tous les pédés sont
des dieux et merde
ah bleu ciel, fou de Dieu, le trou, le loin, ah sale fumier à qui on croit, « salut
connard » je te dis, entends salaud, je te dis « by by salut », je m'enfonce dans un cul,
du noir, un tunnel, une bergerie qui va cramer, des agneaux y'avait, aujourd'hui plus
rien, pas de paille, pas de crottes chaudes salvatrices, rien pour se coucher, on te
brûlera mec, les autres le feront, « aie, aie » tu gueuleras et tu sortiras dans une boite
qu'une femme déposera sur l'étagère et elle fourrera avec un autre devant toi qui avait
demandé qu'on te verse dans la mer, la montagne, le plateau du Larzac, à Marseille
sur l'église, ou bien dans les bois de la Roche Posay, t'avais même écrit ça sur un
papier mais toi sans bras ni jambe ni bite les femmes elles ne te respectent pas, elles
t'enculent, « le brulé en cendre on t'encule nous » elle disaient les salopes

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allez te fâche pas Circus, sois cool man, sois poète, t'en as pas pour longtemps, ça sert
à rien de te fâcher, t'aurais pu le faire avant oui, ça aurait servi, t'as pas pu, je
confirme, j'ai vu que toute ta vie tu te la bouclais, tu te la bouclais depuis toujours,
« j'ai pas joui », « ta gueule » on te dit, « j'ai joui », « ta gueule », dans tous les cas tu
te la fermais, poursuis bonhomme, poursuis ton chemin, ton training, t'es chaud
Ducon, ah ça chaud j'étais, de la bite exclusivement, bien dure et les couilles et hop
ça déchargeait, toujours au mauvais moment, mauvais endroit, dans le cul, sous les
seins, Dieu disait : « non », j'étais pas des leurs, ah en tirer du plaisir de chuter, le
vent dans mes couilles, mais pourquoi je suis nu comme ça ? qui m'a foutu à poil ?
hein ? qui m'a chouravé mes slips ? mes chaussettes que ma mère m'achetait ? qui est
le voleur que je lui casse la gueule ? pourquoi que j'ai été un veau ? pourquoi ? je
vous jure que ce que j'ai fait de mieux c'est ça la chute dans le vide, le trou, ma mère,
mon seigneur, j'aurais mieux fait d'être curé, je me serais fait sodomiser sans souffrir,
alors que j'ai souffert merde, tant, ah j'ai été tant enculé, j'aurais du avoir une
protection, curé c'en était une, ou suceur
ça suffit les palabres, profite du mouvement, me caresser tiens pour les derniers
instants, est-ce-que les femmes savaient faire ? oui, certaines, certaines non, je devais
leur taper sur la tête pour leur apprendre, certaines ça ne servait à rien, elles ne
comprenaient rien, sans doute une forme de vengeance, « je sais pas faire parce que
tu sais pas faire » elles disaient, comme elles avaient bien raison, je leur caressais que
le portefeuille faut reconnaître, c'est crado hein ? profiter de la descente, du vent entre
mes couilles, mon cul est maintenant au ciel, Dieu y foutrait bien son doigt, je
t'encule Dieu mais m'encule pas toi, et vous fermez vos gueules, je dis ce que je veux,
je vous emmerde
calme, calme, c'est la vitesse qui excite, je veux dire, breueu, qui donne de la
nervosité, alors je dis bite cul chatte putain salope à tous propos, en même temps
brother j'ai plutôt intérêt man à les dire vu que bientôt tout à l'heure demain au plus
tard je vais faire la crêpe sur le pieu, du béton, une bite, un vagin, une dégoulinure et
que stop je pourrais plus rien dire, je l'aurais dans le cul
je n'y serai jamais arrivé, ça je le confirme, c'est ce qui donne du gros mot, chatte,
vagin, prépuce, impossible de fermer sa gueule et tout ce vent dans mes couilles, je
me suis remis sur le ventre dans cette descente et mes couilles pendent brassées par
l'air, mes poils aussi freufreu, calme, calme, je vais faire bientôt la tarte, qui me foutra
à la cendre ? hein ? qui ? un mec bien sûr qui me siliconera les couilles, le cul, une
caresse bien entendu mais je m'en battrai le cul de ses caresses à ce con, je dis moi
qu'il vaut mieux être con tant qu'on en a la force, c'est bizarre mais j'en ai encore la
force, c'est comme ça, et les bonnes femmes je les emmerde, et les cons aussi, les
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cons c'est des mecs, c'est des cons les mecs, des cogneurs, des salauds, des fourreurs,
des déchargeurs de sperme, de chiasse, ah quelle dégueulasserie, est-ce-que je vois le
fond ? si j'avais un bout de papier je noterais deux trois trucs avant de crever, faire un
petit ménage pour maman qui est morte donc ça sert à rien, à papa qu'est pareil pourri
donc non, à mes copains, ah mes copains ça oui ils seront contents, je dirais : « mes
copains, je vous emmerde les gars puisque vous êtes des mecs et vous savez que
j'aurais bien baisé vos bonnes femmes », ça c'est vrai, y'a rien qui emmerde tant un
mec que de lui baiser sa femme, je vais m'étendre sur le sujet si j'en ai le temps,
quand elles baisent avec moi c'est qu'elles en ont pas assez dans le fion, et c'est pas
ma faute leur problème de coucherie, ah j'ai froid, ça putain j'ai froid dans cette
descente de merde, je suis étrangement calme comme après qu'on m'ait sucé, ah ta
gueule ordure de tant de médiocrité, vas-tu salaud fermer ta gueule espèce de pédé à
gode, pfuuu calmos Roger, on se décontracte, j'écarte mon cul, ça me fait gonfler le
bide tout cet air qui me rentre dans les intestins
je ne fermerai pas ma gueule, tant pis, ce sera l'effort jusqu'au bout, et pour vous
l'effort d'écouter, de subir ma merde, l'odeur, texture, j'en ai bien conscience,
dépêche-toi de les emmerder, littéralement, merde, je vous emmerde, en même temps
Marcel Roger Hugo je suis tout ça, je vous aime, aussi mes femmes, ah mes femmes,
tu es tendre machin, comme une bite molle, chute, vitesse, vent, ah vois-tu le bord de
l'arrivée ? non je ne la vois pas, je l'emmerde aussi, mes femmes, une par une, la
première, la dernière, la souillée, la tapie, l'ignorée, mordue, ah regardez mes mortes
dans ma tête je chute, je chutais dans les vagins sauf des fois quand j'éjaculais pas
pour éviter de faire des marmots, ah mes cheveux, chattes, touffes, dégoulinure, anus,
seins, peaux, odeurs de nez, sous vos aisselles, je vous aime, tant pis sur ce papier
chéri je marque amies que je vous aime, toi ta perruque, toi quand tu pétais, toi ta
connerie, oui je m'en fout de toute manière c'est fini tout ça, celles qui veulent je leur
donne mon sperme, je vais tiens là le léguer tant que j'ai un moment, « astique,
astique mon gars, de haut en bas », mais que dis-je je n'avais plus de mains et ne
pouvais me sucer, mais l'air, le vent, la peur, allait me faire décharger et hop ah jeune
fille sur ta vulve
je n'étais pas sexe, dans mon testament je ne dois pas mentir, je dois m'accoucher,
j'étais sexe sur le papier, je t'encule, je t'encule, mais l'a-t-il enculée ? non, ou du bout
du gland, sans aller jusqu'à la garde, jamais, jamais je ne me suis jamais enfoncé
totalement
tant pis, le mot tant pis vaut mieux que le mot ah, trop surprenant le ah, le tant pis
c'est sécurisant, on a fait son baluchon, ah on va le faire, ça fait flipper, c'est pourtant
ah que je suis, un ah sec, angoissé, je n'ai pas fait mon baluchon que je vais mourir,
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çui qu'a fait son baluchon il est d'équerre avec lui, « ok » il dit, « j'y vais, je suis
calme, c'est décidé, j'ai mes bottes, mon string, je vais me faire mettre, je suis
décontracté », alors que moi c'est pas gagné l'introduction du membre entre mes
fesses, ah ça fait mal, c'est râpeux, ah c'est trop gros, c'est rouge, dégoulinant, il
éjacule, et souille moi dans moi, tout ce sperme me noie, ah toujours angoissé,
surpris, naïvement chutant, « je vole » je disais, mon cul que je vole, je me casse la
gueule oui, sans main, incapable de me masturber, pas autonome, prêt à m'empaler
sur un dard pour crever
ce qu'il aurait fallu (c'est ça taille toi une pipe si tu peux) c'est un visage jeune qui
m'aurait (suce mec, suce, donne du tempo) qu'aurait fixé mon image, qu'aurait passé
sa main sur mon visage, qu'aurait dit : « allez vieux t'en as dans le citron de la poésie
dure, fixe, sans tabou, c'est ça qui compte, et ton sexe est dans ta poésie, c'est ça qui
compte mec, et pas de te faire faire plus ou moins ceci ou cela sur le gland, c'est la
poésie qu'est ton sexe »
le visage jeune dans la nuit, tu vois t'es un gros Victor qui veut du jeune
je m'en branle de tout ça, je vous encule tous, père, mère, tous, femmes, souvenirs,
beauté, fleurs, poésie, « quoi tu fourres la poésie ? » dirait le visage jeune, « oui » je
gueulerai, bien fort pour qu'elle se tienne à carreau cette putain, cette poésie du gland,
la poésie je lui écarte le cul et elle comprend que je suis son patron, tiens ! ça pour ce
que tu m'as pas donné, tiens ! ça pour quand tu ricanais inutilement, tiens ! ça parce
que tu suçais les autres, tiens ! ça parce que tu te barrais et que je t'attendais salope et
que je me machinais tout seul et que ça ne venait pas, connais-tu salope cette misère ?
non tu ne connais pas, ta gueule ferme-la, poésie à emmerdes
quelle merdier cette violence, et cette vitesse l'oublies-tu entraine mes couilles
flottantes dans l'intestin du monde, le tant pis vaudrait mieux que le ah, mais ce ne
sera que ah que je prononcerai
j'aurais du m'affirmer, taper du poing sur la table et bien avant que d'enculer la poésie,
ce qui est une manière de capituler, oui l'enculer c'était capituler, l'affaire ça aurait été
de la serrer, la caresser, « ah chienne je t'aime, je vais crever avec toi », et toi connard
tu l'enculais, tu es un con, taper du poing elle aurait rappliqué, t'aurait servi toute ta
vie, tu aurais pu ainsi être le patron, le roi, le gouvernant, tu as subi connard, connard,
merde d'anus, tu subis, je te hais, et toi vieux corps foutu je vais te faire souffrir le
temps qu'il reste dans cette descente, fumier je te prépare de te faire enculer aussi par
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la vie, que tu jouisses en gueulant rien qu'une fois et que tu crèves en regrettant, ça
c'est le pire, j'ai trouvé le pire, ni ah, ni tant pis, ce sera « mais », connard tu vas
souffrir, la vitesse sera à l'aune de ta souffrance, « ah mais » tu fais, ah connard, naïf
salaud, tu as tant fait souffrir que tu vas souffrir une fois à fond, désintègre-toi
en bas y'a quelqu'un, ah quelqu'un, un homme bien entendu, déveine, pas un gâteau
sexe vulve, pas bon plaisir, y'a un homme avec un bâton, non pas un dard, un qui va
me taper, car si c'est fini ce n'est pas fini pour autant, il vaudrait mieux, Dieu-pieu n'a
pas bien prévu ce con, « c'est à lui que tout doit aller » dit Victor, et bim boum je suis
désintégré et vais devenir pierre qu'on tape, je suis un esclave, un truand, c'est le
faucheur de vie qui me tape, un qui a fait plus de mal que moi qui me tape moi pierre,
ah

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oh par terre en bas je suis, oh les beaux champs, oh la belle lumière, oh comme je me
trompais, je ne suis pas une pierre, un salaud, je suis oh en bas, simplement, en bas
dans l'eau à nager dans moi sans but précis ni angoisse, tout va bien, oh comme je
suis bien, tout avait été si difficile, combien de souffrance dans les gros mots que
j'avais prononcés, et comme oh combien je n'ai plus à en prononcer, Dieu est absent,
c'est tant mieux, la pierre que je croyais devenir non je ne suis pas devenu, l'eau n'est
pas chaude, pas froide, la solitude n'est pas une pierre, pas une souffrance, oh je
regarde mon corps, oh l'eau, oh tout ce grand champ est si vaste, oh je le fais
beaucoup ce joli oh que je ne faisais jamais, ne parle plus de cet imparfait passé, de
toi parle homme dans l'eau, voulez-vous que je sois ailleurs ? dans l'air ? dans un
gâteau ? dans l'essence de votre bagnole, dans votre lit, entre vous les amants, sur
l'onde hertzienne de votre téléviseur, où voulez-vous que je sois ? dites je le serai, oh
comme je suis détendu, oh ce grand air, voulez-vous que je sois dans ce mur ? oui ?
comme vous le voulez, dites-moi où je dois attendre, oh comme c'est facile, mon
corps suit votre volonté, à tous, je ne parlerai pas des femmes, ni des hommes, je ne
parlerai pas, aucune force ne me fera parler, ni me moover, non, je suis bien oh dans
cet endroit, voulez-vous me mettre ailleurs ? faites, je suis ici et peux être ailleurs,
comme vous voulez, oh mes yeux sont fermés, tout a repoussé, mains, bras, sexe si
vous voulez, qui veut parler de mon sexe ? oh vous voulez, je vous entends tous, je
vous distribue la parole, vous êtes aimables, personne ne tapera la pierre, le mur, l'eau
que je suis, le monde est paisible, très, plus oh personne n'a cette méchante folie,
hume oh homme l'odeur fraîche du partout, oh c'est frais, oh j'ai été bête de me
fâcher, de cracher, taper, d'être tapé par tous, et avec les femmes je n'ai pas été dans
mon droit, tout est oh si frais ici, ma solitude pleine n'est pas une pierre, un mur, un
salaud, un viol, c'est oh doux, je souhaite à tout le monde oh d'être tant au frais, ah le
champ, le poteau, la lumière est si belle, le champ homme la mer je suis, oh cela vaut
tellement mieux que la descente rude, je ne veux pas me plaindre mais reconnaissez
que cela faisait mal, aucun homme ne peut témoigner de sa souffrance, je ne me
plaindrais pas, motus oh et bouche cousue, pas se plaindre, mes forces oh sont nulles,
mais c'est de l'eau et moi eau nage dans l'eau, oh vois-tu monde dans cet état où je me
trouve ? si je ne me plains pas je vais expliquer où je suis, je suis oh dans un champ
d'eau moi eau seul, sans copain mais au frais pour longtemps oh comme c'est bien,
pas de copain, pas de copine, pas de matériel, j'invente mon champ, ma lumière, c'est
trop tard, mais j'invente, aussi je peux à mon aise me déplacer sans me moover, je ne
suis oh que tout, ça vous épate, vous forcez drôlement ami dans votre vie, je connais
cet acharnement à forcer, les sons qu'on y prononce, qu'on articule par sa bouche et
tous les orifices, oh le calme qu'il aurait été mieux de construire, les animaux sont
plus calmes que nous, maintenant s'il faut je nage dans le dur mur, je liquide suis oh
chaud froid tiède aqueux acide, du vin si vous voulez quoique n'en ayant pas le
besoin, s'il faut accepter la couleur rouge je ne m'y oppose pas, je ne m'oppose à rien,
la lumière est opaque, jaune poisson, homme musique, la lumière c'est moi, je
navigue sur terre et oh sous le soleil, dans, et aussi dans le cœur d'un bébé amorcé,
dans tous vos liquides et membres, vous oh ne me sentez pas, je navigue sur dans vos
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sueurs, sur la rigole de votre dos, sur la raie du sexe, oh je n'ai pas de souvenirs, je
témoigne pour qui ? pour moi, je suis seul, je l'assure, dans l'espace oh sous terre, oh
solitude mes yeux sont fermés, je suis vous, dans vous, ailleurs, tout vous, beaucoup
plus loin que vous ne l'imaginez, vous ne me oh sentez pas, la sueur vous chatouille,
la chaleur je suis, oh une entaille, vous pleurez, je suis oh je suis solitude, calmezvous, ne faites pas comme mon agitation antérieure, ne tombez pas, je ne tombe plus,
diffus oh, l'odeur sur solide, combien de temps ? répondre en oh, tant de oh, tant et
tant, incalculable, ni réponses, ni questions changeantes, mon tout est oh diffus, je ne
cherche pas mon tout, ne me demandez pas d'être précis, je ne témoigne pas, je me
contente, je découvre sans noter, vous vous y intéressez n'est-ce-pas, par derrière
vous vous y intéressez, en lousdé, sans savoir, sans vouloir, vous vous y intéressez en
dormant, conduisant, parfois en aimant, vous y serez quand ce sera trop tard, comme
moi oh solitude chaude boueuse de bonne boue, oh mon corps de terre d'eau d'air, une
lumière fraiche caressante, ne caressant que du rien, une solitude, remarquez hommes
femmes comme je ne reproche rien à rien, qu'il fasse beaucoup noir ou pas, solide ou
pas, c'est évidemment inconnu pour vous, vous riez avec votre aimée, très bien, riez,
vous serez seul dans le champ d'air, oh profitez hommes femmes, il fait beau,
profitez, vous aimez profitez, je profite de moi perdu, c'est bien fort oh n'est-ce-pas,
je suis sur la bonne et unique dernière fois, pour toujours, oh je suis bien, liquide dur,
un yahourt mécanique, oh s'ils me voyaient, oh ce qu'ils riraient, et je serais heureux
de les voir rire, si loin je suis dans eux tous, dans leur pantalon, chemise, bouilloire,
réchaud, bain, voiture, oh personne ne m'attend, attendez-moi qui ne viendra pas, je
ne perds rien à le demander, soit, c'est perdu mais rigolo cet univers de perdu, je ne
suis pas clair moi qui suis dans cette clarté, depuis peu je me trouve au bon endroit
dans vous, vie de vous, c'est bien cette nouvelle vie sans heurts, vie liquide air pierre
dure molle totale, mes qualités s'y expriment mieux, oh solitude bonne éternelle, mon
père disait : « l'éternité est une escale entre deux vies », j'y suis poisson oiseau chien
organe herbe nuages soleil souvenirs, qu'a-t-il dit d'autre mon père chutant ? il est
dans moi, dans lui, dans l'air, oh tranquille pour la première fois lui la pile électrique,
et ma mère, mes amours père mère tout près de moi enfin dans moi oh, je vous
confirme parents que je vous aimais mais que la chute parents était longue, forte,
vulgaire, malheureuse, méchante, et maintenant parents je suis dans vous oh la terre
et ses entourages, comprenez bien amours que nous ne nous séparerons plus jamais et
que cette eau nous caresse et que l'air et le dur nous protège et que le mou nous
apaise, tout oh est bon, nous parlons ici que du bon oh, le reste ( les miasmes de
chute, désirs Dieu, le DD ) est oh étalé si plat si espacé qu'il ne fera plus jamais mal,
ma maman, mon papa, oh mes parents, je vous aime définitivement, toi maman tes
beaux yeux qui jamais ne pleuraient je les aime, toi papa ta jolie peinture d'eau oh je
l'aime, je l'aimais déjà, et tes yeux maman oh je les aimais mais dans ma chute mes
parents je n'arrivais pas à le dire, vous êtes oh seuls vous aussi, sommes à ce point
séparés que je suis dans vous, je vous aime amours de parents, vous voguez ici et là
dans l'air avec moi, dans le bol, dans tel livre, tel papillon, tel gentillesse, parfum,
vous êtes mes semblables, oh comme tout va bien maintenant, vous ne pouvez vous
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en rendre compte mais je sais que votre solitude aimée vous convient, je suis content
que cela vous convienne cet état oh de solitude, vous n'avez pas, tout comme moi,
trouvé là-haut dans la chute oh du repos, non c'est le moins que l'on puisse dire, vous
êtes seuls mais heureux et pour longtemps, je m'en frotte les mains si c'est possible,
autant frotter l'air, casser l'eau, oh tout va bien bien, mes parents sont heureux
parfaitement, nous cohabitons ainsi que les milliers de trous d'air que nous traversons,
que nous sommes, ou bien une pierre, un papier, un abricot, un atome, une pensée,
l'éclairage de chez toi, l'aigreur du réfrigérateur, pas de raison de s'inquiéter, ici il fait
beau, ou pas, nous traversons, oh tout va bien, mon papa, ma maman, mes amours, oh
le vent, la lumière, les pierres, l'eau, fleurs, arbres, sentiments, rayons, vous mes
parents, deux solitudes d'après chute, vous traversez tout ça tout comme moi, tout va
bien pour nous, je suis amour, je vous aime pour toujours moi ici dans vous oh parmi
vous tous les descendus perdus dans ce champ de partout, oh

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