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L A

VO IX

DE

DJI B O U TI

EDITION N° 152 DU 31 MARS 2013
La Voix de Djibouti c’est votre voix.
Pour donner votre avis sur un sujet qui
vous préoccupe, partager une
information ou un savoir, écrivez nous à
l’adresse:

EDITION ECRITE

info@lavoixdedjibouti.com
Édito
Cette semaine encore l’actualité de Djibouti est marquée par des événements postélectoraux avec :
D’un coté un régime qui


Continue de déployer son arsenal parlementaire avec des représentants du peuple contestés



Continue de remplir sa prison de Gabode

De l’autre une opposition mobilisée


Sur le volet judiciaire avec un recours au Conseil Constitutionnel



Dans la rue auprès de ses électeurs qui réclament leur victoire

De part le monde une diaspora djiboutienne, préoccupée par la tournure des événements, qui se mobile pour
alerter le monde démocratique en organisant des manifestations de soutien au peuple djiboutien.
Nous ferons également un point de la situation suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur le territoire
et qui ont causé des dégâts humains et matériels.
Et comme toujours nous donnerons la parole aux lecteurs sans lesquels ce journal n’existerait point.
Bonne lecture !

SOMMAIRE
USN

Requête adressée au Conseil Constitutionnel

CHARLIE HEBDO

Torture à Djibouti, motus à l’Élysée

ODDH

Gabode n’est pas une solution politique

INTEMPERIES

Des pluies diluviennes s’abattent sur Djibouti

COURRIER DE LECTEUR

Fatalisme oh fatalisme !

Pour nos lecteurs de Djibouti, le site suivant permet de
contourner la censure du régime :

http://lavoixdedjibouti.mirror.tengu.ch

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VO IX

USN

DE

DJI B O U TI

Requête adressée au Conseil Constitutionnel

REQUÊTE ADRESSÉE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
AUX FINS DE RECTIFICATION DES RESULTATS DU SCRUTIN ET D’ANNULATION DES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 22 FEVRIER 2013
PAR
1. L’UNION POUR LE SALUT NATIONAL, par abréviation USN, groupement de Partis politiques dont le siège central est à Djibouti – Cité Makka al Moukarama,
Agissant par la voie de son Président en exercice, Monsieur AHMED YOUSSOUF HOUMED, né le 1938 à TADJOURAH, Retraité de la Fonction
publique, Président en exercice de l’UNION POUR LE SALUT NATIONAL (USN), demeurant et domicilié à Djibouti – Cité du progrès,
2. LE CENTRE DEMOCRATE UNIFIE, par abréviation CDU, Parti politique dont le siège central est à Djibouti.
Agissant par la voie de son Président en exercice et Tête de liste des candidats du CDU dans la circonscription électorale de Djibouti-ville,
Monsieur OMAR ELMI KHAIREH, né le 1947, à Djibouti, demeurant et domicilié à Djibouti,
3. Monsieur ISMAEL GUEDI HARED, né le 1939 à Djibouti, Retraité de la Fonction publique, Tête de liste des candidats de l’USN dans la
circonscription électorale de Djibouti-ville, demeurant et domicilié à Djibouti – Le Héron,
4. Monsieur OMAR ELMI KHAIREH, né le 1947, à DJIBOUTI,
Tête de liste des candidats du CDU dans la circonscription électorale de Djibouti-ville, demeurant et domicilié à Djibouti, Quartier commercial
Qui ont l’honneur : de solliciter du Conseil, la rectification des résultats globaux des élections législatives du 22 février 2013 proclamés le
mercredi 13 mars 2013 à défaut, la reprise de l’opération de recensement général des votes et à défaut, l’annulation de l’intégralité des
opérations électorales sus visées.
Et ce, aux motifs et explications suivants :
I – SUR LA RECEVABILITÉ DU RECOURS
Le vendredi 22 février 2013 a eu lieu le scrutin pour l’élection des 65 membres de l’Assemblée nationale.
C’est le scrutin qui est mis en cause.
La présente saisine des requérants est fondée sur les dispositions de l’article 77, alinéa 2 de la Constitution.
Ce texte dispose : « Le Conseil constitutionnel est saisi en cas de contestation sur la validité d’une élection par tout candidat et tout parti
politique ».
En leur qualité de représentants de parti et groupement de partis politiques ayant présenté des candidats aux élections législatives du 22
février 2013 et celle de candidats auxdites élections, l’USN et le CDU de même que Monsieur ISMAEL GUEDI HARED et OMAR ELMI KHAIREH ont toute qualité pour diligenter la présente procédure.
Ce recours est parfaitement recevable car diligenté dans les délais de la loi soit, dans les 10 jours suivant la proclamation officielle des
résultats du scrutin par le Conseil constitutionnel.
Le délai d’introduction de ce recours et le point de départ dudit délai sont précisément fixés par les textes suivants :
l’article 70 de la loi organique n°1 qui dispose : « - Tout candidat peut intenter un recours sur la régularité des opérations électorales dans
les dix jours qui suivent la proclamation des résultats du scrutin ».
l’article 1er, alinéa 2 du Règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux des élections lequel dispose : « Le délai prévu à l’alinéa précédent court à compter du jour qui suit celui de la proclamation officielle du résultat du scrutin
et expire le dernier jour à vingt-quatre heures ».

II – SUR LE FOND
A. SUR LA RECTIFICATION DES RESULTATS DU SCRUTIN POUR LA CIRCONSCRIPTION ELECTORALE DE DJIBOUTI-VILLE.
Il est de notoriété publique que, pour la première fois dans l’histoire de la République de Djibouti, le Ministre de l’intérieur s’est délibérément abstenu de procéder à la publication des résultats détaillés du scrutin du 22 février 2013.
Il est incontestable que les manœuvres frauduleuses (retard dans la transmission des documents électoraux au Conseil constitutionnel –
Défaut de publication des résultats détaillés) sont la conséquence directe des «reconditionnements » , pour ne pas dire plus, opérées par
ses soins et sur instructions sur les documents électoraux initiaux certifiés ( PV des opérations de vote – Feuille de dépouillement des votes)
dans la nuit du 22 au 23 février 2013 et jusqu’à la date de la transmission tardive faite au Conseil.

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USN

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Requête adressée au Conseil Constitutionnel (Suite)

Pour illustrer les « reconditionnements » ainsi exécutés, nous vous soumettons quelques exemples tirés des annonces partielles des résultats de la circonscription électorale de Djibouti-ville faites sur les ondes de la Radio-Télévision de Djibouti (RTD) dans la nuit du 22 au 23
février 2013.
Nous distinguerons deux situations.
1. Cas des bureaux dont les résultats ont été annoncés sur les ondes de la RTD
Dans cette circonscription électorale, la comparaison des résultats des 124 bureaux annoncés sur les ondes de la télévision publique (RTD)
dans la nuit du 22 au 23 février 2013 aux données indiquées sur les PV de résultats des bureaux de vote, permet aisément de saisir les
différentes manœuvres frauduleuses mises en œuvre.
Pour 83 bureaux de vote les décomptes déclarés sont conformes aux résultats signés sur les PV des décomptes si l’on considère négligeables et sans effet sur le résultat global, les différences constatées pour certains bureaux qui sont probablement dues à des erreurs de saisie.
L’examen minutieux des résultats des 41 autres bureaux de vote ont permet de révéler les techniques employés et d’identifier trois types de
manœuvres frauduleuses :
a. Fraude par inversion des suffrages
Pour 19 bureaux de vote situés dans différents quartiers où la liste USN a largement remporté le suffrage des électeurs, les voix réelles
obtenues par l’USN et l’UMP ont été inversées de façon à attribuer le résultat gagnant obtenu par l’USN à la liste de l’UMP et vice versa pour
les décomptes UMP qui sont enregistré pour USN.
Ces opérations n’influent ni sur le nombre de votants ni sur les suffrages exprimés qui restent inchangés.
Voici les bureaux concernés par la fraude par inversion :
Décomptes réels Résultats inversés et annoncés à la RTD
N°B.V. voix USN
voix UMP
voix CDU
29
219
130
6
78
163
117
8
79
143
125
7
80
114
112
4
106
211
118
9
117
220
135
9
140
177
92
8
148
178
121
13
152
206
115
5
154
205
103
13
155
226
100
10
158
201
139
4
161
212
115
12
171
196
83
10
173
172
100
7
185
160
111
6
199
204
111
8
247
320
114
5
248
303
111
5
total
3830
2152

USN
130
117
125
112
118
135
92
121
115
103
100
139
115
81
99
111
112
114
111
2150

UMP
219
163
143
114
211
220
177
178
205
205
226
201
212
190
170
160
204
320
303
3821

CDU
6
8
7
4
9
9
8
13
5
13
10
4
12
10
7
6
8
5
5

Les décomptes réels rapportés dans ce tableau résultent des documents électoraux suivants :
Pièce n°1 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°29.
Pièce n°2 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°78.
Pièce n°3 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°79.
Pièce n°4 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°80.
Pièce n°5 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°106.
Pièce n°6 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°117.
Pièce n°7 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°140.
Pièce n°8 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°148.
Pièce n°9 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°152.
Pièce n°10 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°154.
Pièce n°11 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°155.
Pièce n°12 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°158.
Pièce n°13 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°161.
Pièce n°14 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°171.
Pièce n°15 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°173.
Pièce n°16 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°185.
Pièce n°17 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°199.

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Requête adressée au Conseil Constitutionnel (Suite)

Pièce n°18 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°247.
Pièce n°19 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°248.
Ces manœuvres frauduleuses ont entrainé :
- Le décompte de 2152 obtenu par UMP passe à 3821 soit une augmentation de 1669 voix ;
- Le décompte de 3830 obtenu par USN tombe à 2150 soit une diminution de 1680 voix ;
- La réduction de l’écart en termes de suffrages entre USN et UMP est de 3349 voix.
b. Fraude par simple majoration directe
Les fraudes par simple majoration directe consistent à augmenter les suffrages obtenus par l’UMP d’un certain nombre de voix fictifs généralement multiples de 100. Ces voix qui n’existent pas réellement doivent être également ajoutés au nombre de votants et aux suffrages
exprimés pour la cohérence des données.
Ces fraudes par simple majoration s’appliquent généralement aux bureaux de vote remportés par la coalition au pouvoir pour tremper l’opinion publique afin de réduire significativement l’écart des suffrages au niveau du résultat global de la circonscription de DJIBOUITI-VILLE.
15 bureaux de vote sont touchés par ce type de fraude, à savoir :
Décomptes réels Résultats majorés et annoncés à la RTD
N°B.V. voix USN voix UMP voix CDU USN UMP CDU
6 118 141 4 118 241 - (plus 100) 5
8 107 140 6 107 240 - (plus 100) 6
20 72 172 1 72 277 - (plus 100) 1
27 133 102 5 133 202 - (plus 100) 5
35 118 109 4 118 209 - (plus 100) 4
38 101 153 9 101 253 - (plus 100) 9
83 90 125 9 90 225 - (plus 100) 9
89 89 99 8 89 199 - (plus 100) 8
95 111 127 15 111 227 - (plus 100) 15
99 203 111 17 203 211 - (plus 100) 17
115 155 147 12 155 247 - (plus 100) 12
197 188 82 9 188 182 - (plus 100) 9
18 83 272 5 83 392 - (plus 100) 5
22 66 171 5 66 296 - (plus 120) 5
175 162 106 6 162 186 - (plus 80) 6
total 1796 2057 1796 3587 (plus 1530)
Les décomptes réels rapportés dans ce tableau résultent des documents électoraux suivants :
Pièce n°20 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°6.
Pièce n°21 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°8.
Pièce n°22 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°20.
Pièce n°23 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°27.
Pièce n°24 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°35.
Pièce n°25 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°38.
Pièce n°26 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°83.
Pièce n°27 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°89.
Pièce n°28 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°95.
Pièce n°29 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°99.
Pièce n°30 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°115.
Pièce n°31 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°197.
Pièce n°32 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°18.
Pièce n°33 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°22.
Pièce n°34 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°175.
Il découle de ces falsifications des consultations pour ces 15 bureaux une hausse du score UMP de 1530 voix.
c. Fraude par « vases communicants »
Cette technique frauduleuse a été appliquée aux résultats concernant les 7 bureaux de vote suivants :
Décomptes réels Résultats truqués et annoncés à la RTD
N°B.V. voix USN voix UMP voix CDU USN UMP CDU
3 315 202 4 115 (moins 200) 302 - (plus 100) 4
239 256 97 3 156 (moins 100) 197 - (plus 100) 3
214 234 96 11 134 (moins 100) 196 - (plus 100) 11
23 141 95 5 105 (moins 36) 195 - (plus 100) 5
28 113 99 5 101 (moins 12) 252 - (plus 153) 5
75 151 107 2 162 (plus 11) 186 - (plus 79) 6
230 113 111 9 114 (moins 12) 261 - (plus 150) 8
total 1323 807 887 (moins 436) 1589 - (plus 782)

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Requête adressée au Conseil Constitutionnel (Suite)

Les décomptes réels rapportés dans ce tableau résultent des documents électoraux suivants :
Pièce n°35 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°3.
Pièce n°36 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°239.
Pièce n°37 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°214.
Pièce n°38 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°23.
Pièce n°39 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°28.
Pièce n°40 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°75.
Pièce n°41 : Fiche récapitulative des suffrages du Bureau de vote n°230.
On peut constater que, pour ces 7 bureaux, il a été procédé :
- à une augmentation du décompte UMP de 782 voix et
- à une diminution de celui de l’USN de 436 voix.
Ce qui entraine une réduction de l’écart des suffrages obtenus par chacune des deux formations en lice de 1218 points en faveur de l’UMP.
En conclusion, il résulte des falsifications ainsi opérées sur les résultats de ces 41 bureaux de vote que :
- Le décompte de 5016 obtenu par UMP passe à 8997 soit une augmentation de 3981 voix ;
- Le décompte de 6949 obtenu par USN tombe à 4833 soit une diminution de 2116 voix ;
- La réduction de l’écart en termes de suffrages entre USN et UMP est de 6097 voix.
2. Cas des bureaux dont les résultats n’ont pas été annoncés sur les ondes de la RTD
Les résultats des 125 autres bureaux de la circonscription de Djibouti ville n’ont jamais été annoncés sur les ondes de la RTD et encore
moins publiés à ce jour.
Dans ces conditions, les requérants se retrouvent dans l’impossibilité absolue de :
Connaitre les résultats inscrits dans les documents électoraux transmis au Conseil constitutionnel
Savoir si lesdits résultats correspondent ou non à ceux transcrits sur les procès verbaux et les feuilles de dépouillement initiaux en présence des délégués de tous les candidats.
En dépit de ce qui précède, nous sommes en mesure d’affirmer solennellement que pour ces 125 bureaux de vote, les nombres de suffrages attribués à chaque liste de candidats et plus particulièrement à la liste USN et à la liste UMP ne correspondent absolument pas aux
nombres arrêtés et certifiés dans les documents dressés par les présidents des bureaux de vote et signés par les délégués de ces deux 2
listes à l’issue des opérations de dépouillement.
La preuve formelle de ce constat résulte doublement de :
De l’annonce faite le 23 février 2013 à 4h40mn sur les ondes de la RTD par le Ministre de l’intérieur relative à la victoire de la liste UMP
avec 49,40% des suffrages exprimés.
Des résultats du scrutin établis à partir des documents électoraux initiaux non reconditionnés qui se décomposent comme suit :
- USN : 40 308 voix soit 55,81%
- UMP : 30 010 voix soit 41,55%
- CDU : 1 904 voix soit 2,63%

B. SUR LE DEFAUT DE PUBLICATION DES RESULTATS DETAILLES DU SCRUTIN ET LE DEFAUT DE REPONSE AUX RECLAMATIONS DES REQUERANTS.
Antérieurement à la tenue même du scrutin, les requérants n’avaient pas manqué de rappeler à Monsieur le Ministre de l’intérieur comme
au Président de la Commission nationale électorale dite indépendante l’impérieuse nécessité du respect scrupuleux des dispositions légales tendant à assurer la transparence des opérations électorales.
Cette exigence de transparence a été formulée dans correspondances suivantes :
Pièce n°42 : Demande de communication des listes électorales adressée au Ministre de l’intérieur le 27.01.2013
Pièce n°43 : Demande de communication des listes électorales adressée au Président du Conseil constitutionnel le 14.02.2013
Pièce n°44 : Demande de communication de modèles d’imprimés électoraux adressée au Ministre de l’intérieur le 10.02.2013
Pièce n°45 : Demande de communication de modèles d’imprimés électoraux adressée au Président du Conseil le 12.02.2013
Pièce n°46 : Demande de communication de modèles d’imprimés électoraux adressée au Président de la CENI le 12.02.2013
Pièce n°47 : Courrier sur l’exercice du droit de suffrage adressé au Ministre de l’intérieur le11.02.2013
Pièce n°48 : Courrier sur l’exercice du droit de suffrage adressé au Président du Conseil le12.02.2013
Pièce n°49 : Courrier sur l’exercice du droit de suffrage adressé au Président de la CENI le12.02.2013

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Requête adressée au Conseil Constitutionnel (Suite)

Pièce n°50 : Courrier sur l’inscription des électeurs adressé au Ministre de l’intérieur le11.02.2013
Pièce n°51 : Courrier sur l’inscription des électeurs adressé au Président du Conseil le12.02.2013
Pièce n°52 : Courrier sur l’inscription des électeurs adressé au Président de la CENI le12.02.2013
Pièce n°53 : Courrier sur l’horaire d’ouverture des bureaux de vote adressé au Ministre de l’intérieur le11.02.2013
Pièce n°54 : Courrier sur l’horaire d’ouverture des bureaux de vote adressé au Président du Conseil le12.02.2013
Pièce n°55 : Courrier sur l’horaire d’ouverture des bureaux de vote adressé au Président de la CENI le12.02.2013
La sincérité du scrutin implique que le résultat de l'élection soit l'exact reflet de la volonté, exprimée par la majorité du corps électoral. C'est
pourquoi la perception collective de cette notion, en tant qu'elle s'applique à l'ensemble de ce corps, est primordiale.
La sincérité du scrutin ne peut être attestée que si l'on peut connaître clairement le choix - et donc la volonté - de l'électeur.
En outre, cette volonté et ce choix ne doivent pas être faussés par la fraude.
La fraude électorale est, évidemment, une atteinte majeure à la sincérité du scrutin
La connaissance claire du choix de l'électeur se retrouve à travers la notion de suffrages exprimés, suffrages qui sont seuls pris en compte
pour le calcul du résultat.
Or ce qui s’est passé au niveau de la compilation des résultats des élections législatives du 22 février 2013 est inacceptable. C’est une
honte pour notre pays.
Les électeurs Djiboutiens, comme la communauté internationale, ne peuvent comprendre que près d'un mois après la clôture des élections,
l'ensemble des résultats de chacun des bureaux de vote n'ait pas encore été rendu public.
En démocratie, la transparence est une exigence que l'on ne peut refuser aux citoyens et le Peuple Djiboutien ne saurait se satisfaire de
l'opacité dans le déroulement du comptage des résultats d'un vote.
C’est pourquoi nous n’avons cessé d’appeler à la publication immédiate des résultats complets, précis et exhaustifs de chacun des 424
bureaux de vote.
Le Conseil constitutionnel a été directement saisi de ces réclamations comme en atteste les documents suivants :
Pièce n°56 : Observations et réclamations transmises au Conseil le 06.03.2013.
Pièce n°57 : Bordereau de transmission de 42 documents au Conseil du 06.03.2013.
Piècen°58 : Commentaires et remarques transmises au Conseil le 12.03.2013.
Pièce n°59: Observations et réclamations transmises au Conseil le 12.03.2013.
Des Etats amis de la République de Djibouti tels que la France et ceux de l’Union européenne ont également appelé à la publication rapide
des résultats détaillés du scrutin du 22 février 2013.
Ces appels amicaux ont fait l’objet des documents suivants
Pièce n°60 : Déclaration du porte parole du Ministère français des affaires étrangères du 28.02.2013
Pièce n°61 : Déclaration de Mme Catherine ASHTON, Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères du 12.03.2013.
Par ailleurs nous n’avons cessé, depuis le 13 mars 2013, de réclamer au Conseil constitutionnel la communication sans délai de l’ensemble des documents électoraux transmis par le Ministre de l’intérieur et qui ont servi de base à la proclamation des résultats globaux du scrutin du 22 février 2013.
Ces réclamations ont fait l’objet des correspondances suivantes :
Pièce n°62 : Demande de communication d’actes adressée au Président du Conseil le 13.03.2013.
Pièce n°63 : 2ème demande de communication d’actes adressée au Président du Conseil le 17.03.2013.

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Requête adressée au Conseil Constitutionnel (Suite)

Fort malheureusement toutes ces demandes sont restées sans réponse jusqu’à ce jour.
Cette dissimulation des résultats du scrutin est à elle seule révélatrice de la fraude portant sur la proclamation.
Eu égard à ce qui précède, il est incontestable que le processus électoral a été entaché de graves irrégularités qui retirent au scrutin tout
caractère de sincérité et font obstacle à ce que les résultats globaux de celui-ci, proclamés par le Conseil, puissent être tenus pour valables.
C. SUR L’ABSENCE DE DESIGNATION REGULIERE DES MEMBRES DES BUREAUX DE VOTE
Aux termes de l’article 41, alinéa 1er de la loi organique n°1 relative aux élections « ….Le Président de la République, sur demande du ministre de l’intérieur, fixe par arrêté le nombre et l’implantation des bureaux de vote et en désigne les membres ».
Pour le scrutin du 22 février 2013 aucun des membres des 424 bureaux de vote n’a été désigné par arrêté du Président de la République.
En effet un tel arrêté ne figure pas parmi les textes pris pour l’organisation du scrutin du 22 février 2013 tels que publiés dans le n°1 «
Spécial élections » du Journal officiel paru le 05 février 2013.
Pièce n° 64 : Sommaire du n°1 « Spécial élections » du Journal officiel paru le 05 février 2013.
La composition des bureaux de vote était par conséquent totalement irrégulière.
Cette irrégularité entraîne l’annulation des opérations électorales.
PAR CES MOTIFS
PLAISE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
• Rectifier les résultats globaux du scrutin du 22 février 2013 en ce qui concerne la circonscription électorale de Djibouti-ville comme suit :
- USN : 40 308 voix soit 55,81%
- UMP : 30 010 voix soit 41,55%
- CDU : 1 904 voix soit 2,63%
• Annuler l’ensemble des opérations électorales relatives au scrutin du 22 février 2013
AHMED YOUSSOUF HOUMED
ISMAEL GUEDI HARED
OMAR ELMI KHAIREH

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VO IX

CHARLIE HEBDO

DE

DJI B O U TI

Torture à Djibouti, motus à l’Élysée

UNE INTENSE RÉPRESSION APRÈS DES ÉLECTIONS TRUQUÉES À DJIBOUTI, L’ÉLYSÉE ET LE QUAI
D’ORSAY QUI DIVERGENT À CE SUJET… PARIS NE SAIT PAS COMMENT TRAITER CE PAYS QUI
ABRITE LA PLUS GRANDE BASE FRANÇAISE EN AFRIQUE.

Arrêté le 3 mai 2010. Placé en garde à vue le 26 juin de la même année. Voilà, comme en témoigne le dossier auquel Charlie a eu accès,
comment est traité un cadre de l’opposition à Djibouti. Mohamed Ahmed Edou, surnommé Djabhad, appartient au Frud, un mouvement
politico-militaire interdit, certes, mais qui prône une solution politique à l’opposition historique entre les Afars et les Issas, ces derniers étant
minoritaires et à la tête du pays.
À Djibouti, ce confetti stratégique de la Corne de l’Afrique, où 2 000 soldats français et autant de militaires américains sont stationnés en
permanence, le pouvoir ne se refuse rien. Djabhad est mis au secret pendant ces quelques semaines pendant lesquelles il a été soustrait à
une procédure judiciaire, torturé, cassé ; il dort depuis en prison sans traitement ni soins, comme le souligne l’Organisation mondiale contre
la torture (OMCT). Quant à la justice locale, elle fait figure d’alibi plutôt qu’autre chose: celui qui ne parle quasiment qu’afar et somali a signé des aveux, devant les gendarmes, sans interprète et dans un français impeccable, mais est néanmoins reconnu ensuite, dans le procès-verbal de «première comparution» de la juge d’instruction, comme «ne sachant ni lire ni écrire le français». Une contradiction qui ne
semble pas déranger la magistrate!
Depuis son transfert en les mains de la justice, Djabhad n’a pas été réinterrogé une seule fois, soumis à des faits d’enquêtes, confronté à
des témoins, rien, tout en étant poursuivi pour «organisation d’un groupe de combat, attentat, intelligence avec une puissance étrangère».
Ses avocats, le Français Bérenger Tourné et le Djiboutien Zakaria Abdillahi, réclament l’annulation de la procédure, viciée «par les manquements aussi graves que flagrants aux droits élémentaires de la défense», et bien entendu sa libération.
«Quand Djabhad a ouvert les yeux après avoir été torturé, raconte à Charlie Mohamed Kadamy, le responsable du Frud exilé à Paris, il a
reconnu dans la même pièce que lui celui qui est aujourd’hui ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Hassan Omar. Il était alors l’un des
responsables du ministère de l’Intérieur et a assisté aux séances de torture.» Quand des proches viennent rendre visite à Djabhad, ils sont
arrêtés, grâce au zèle du procureur Maki.

ACCORD DE DÉFENSE, ACCORD DE SILENCE

Pour Kadamy, même si le président Guelleh, en place depuis 1999, s’est assis sur les deux accords de paix signés, la solution doit être
«politique et le rapport de force soutenu par les armes». «Nous avons joué un rôle important dans l’union de l’opposition avant les récentes
législatives», ajoute celui qui, lui aussi, comme tant d’autres, a fait de la prison de 1997 à 2000.
Pour la première fois depuis 2003, appâtée par la promesse d’un scrutin plus proportionnel et par le renouvellement des générations, l’opposition a participé aux législatives de février, mais, déjà tendue par les violations des droits de l’homme et le simulacre de démocratie,
l’ambiance à Djibouti a tourné à la répression massive. Grâce à des manœuvres et à quelques trucages, le pouvoir a évidemment remporté
les élections, mais des manifestations ont éclaté un peu partout, immédiatement réprimées. Tous les responsables des mouvements d’opposition ont été arrêtés, ainsi que des imams et même le maire de Djibouti.
Pour une fois, le Quai d’Orsay a appelé à «la plus grande transparence» ainsi qu’à la «retenue». Une première, tant le silence de Paris, lié par
un accord de défense et de sécurité avec Djibouti, une convention revue par Sarkozy en 2011, a longtemps été assourdissant sur les violations locales des droits de l’homme. Mais il y a encore du chemin à faire au sein même de l’appareil d’État français. À l’Élysée, où Mohamed
Kadamy a été reçu par un conseiller de Hollande en décembre 2012, il a été signifié que «la France ne s’immisce pas dans les affaires de
Djibouti». Rompez!
Plombée par sa base militaire sur place et son engagement aux côtés du président Guelleh, la France risque de plus en plus d’être éclaboussée par ses dérives.
Laurent Léger

L A

VO IX

ODDH

DE

DJI B O U TI

Gabode n’est pas une solution politique
Gabode est la triste célèbre prison centrale de la république de Djibouti. Construite par les Français à l’epoque colonial, elle est toujours en service. Cet héritage
témoigne de notre incapacité à … après 36 ans d’indépendance. Un lieu de surpopulation où le respect des droits des prisonniers et de la dignité humaine reste
absent des vocabulaires. Les conditions de détentions sont inhumaines : proximité, absence de sanitaire digne de ce nom, isolément, …, violences.

La contestation de la publication des premiers résultats des élections législatives
du 22 février 2013 par l’opposition a déclenché une vague de répressions sans précédent du pouvoir public. Intimidations, harcèlements,
arrestations, détentions, placements en mandat de dépôt, condamnations sont devenus le quotidien des opposants, des députés élus de
l’opposition, des hommes de foi, des défenseurs des droits humains… ainsi que des simples citoyens. Et aujourd’hui toute forme de protestation ou de manifestation même lorsqu’elle s’inscrit dans un cadre constitutionnel conduit inéluctablement à cette triste célèbre prison de
Gabode.
Gabode C’est ainsi que les cheiks Barkat, Bachir et Meidal dont 2 d’entre eux sont des membres fondateurs du MoDeL (formation affiliée à
l’USN) ont été condamnés à 2 ans de prison dont 18 mois fermes et 5 ans de privations des droits civiques. De même Daher Ahmed Farah
dit DAF, président du MRD et porte-parole de l’USN (Coalition de l’opposition) a été condamné à 2 mois de prison fermes. Même ceux que
les juges ont fait une relaxe sont toujours détenus à Gabode après appel parait-il du procureur. C’est le cas de Maydane Abdallah, membre
du MRD mais aussi de Dirir Said, Idriss Aden et de Moussa Houssein, 3 candidats sur la liste de la députation de l’USN qui sont en mandat
depuis presque 1 mois et 1 semaine.
Aujourd’hui, nous sommes toujours dans l’impossibilité de dire le nombre exact et l’identité des personnes détenues à Gabode. Toutefois,
nous savons que parmi les enseignants détenus figurent Ali Mohamed Arras, Yacin Ibrahim, Abdillahi Bileh, Farhan,…
Malheureusement, nous constatons que jour après jour la situation politique de notre pays s’achemine vers une impasse. C’est pour cela
que nous pensons qu’il est temps de mettre en place un cadre de dialogue et de concertation pour faire évoluer les choses dans une disposition où les compromis politiques l’emporteront sur l’imposition d’une vision. Nous savons tous que l’on soit du pouvoir ou de l’opposition
que tout citoyen djiboutien a la certitude que notre pays n’est démocratique que sur le papier. Partant de là, nous pouvons concevoir avec
un minimum d’intelligence politique et en se ressourçant sur nos références culturelles un modèle démocratique « où tout le monde pourrait vivre librement et fraternellement ».
L’ODDH appelle au pouvoir public à trouver des voies et moyens pour sortir de l’impasse politique actuelle.
Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.
Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil

NTEMPERIES Des pluies diluviennes s’abattent sur Djibouti
Les pluies diluviennes qui se sont abattues ont causé la mort de 7
soldats et beaucoup de dégâts matériels. Nous ignorons à ce jour
le bilan humain exact et aucune estimation n’est fournie par les
autorités compétentes.
Nous notons que le Président de la République discutaillait à Doha
quand son peuple était livré à lui-même face aux intempéries.
Nous aurions préféré qu’il interrompt son séjour durant quelques
heures au moins pour venir partager la détresse de son peuple….
Mais on ne change pas une mal gouvernance qui gagne.

Toutes nos condoléances pour les familles endeuillées.

COURRIER DE LECTEUR :

Fatalisme oh fatalisme

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Djibouti le 25 et 26 mars 2013 ont causé la mort de 7 soldats, un nombre non défini de
disparus et de blessés, des dégâts matériels considérables.

Nous avons aussi assisté à l'impuissance du gouvernement car trop occupé à préserver ses propres intérêts et ceux du Roi.
Prévisible? OUI
Bilan lourd mais évitable? OUI
J'entends certains dire : « la volonté de Dieu, on n'y peut rien ».
Je leur réponds que les évènements climatiques comme les pluies diluviennes sont du fait d'ALLAH le Tout Puissant, mais les leçons à tirer
des évènements tragiques comme ceux que nous vivons aujourd'hui à Djibouti sont de notre responsabilité.
Dieu dans son immense sagesse nous a doté d'une intelligence, ne pas s'en servir pour se protéger contre les catastrophes naturelles serait
a mon sens une erreur voir un péché.
La responsabilité est donc collective, notre passivité a ouvert un boulevard à une équipe de rapace qui se nourrit de notre misère.
L'équipe en place a prouvé son incapacité à gouverner, c'est un fait, mais il faut souligner notre incapacité à nous mobiliser pour nos propres intérêts.
Et que dire de tous ces avertissements qui ont jalonné les 36 dernières années depuis que notre pays à gagner son indépendance?
N'ont il pas annoncé ce que nous vivons aujourd'hui?
Les slogans ne suffisent plus, il est temps que chacun prenne ses responsabilités, il faut mettre fin à 36 ans de complaintes et d'assistanat
et faire preuve de solidarité.
SOLIDARITE, un mot important, il est de notre devoir de joindre nos efforts à ceux qui luttent sur le terrain en faisant preuve d'initiative(s).
Chacun à son niveau avec ses moyens, mais de grâce faisons taire nos divergences, par respect surtout pour tous nos compatriotes qui ont
sacrifié leur liberté, certains même leur vie pour défendre un modèle de société qui nous profitera à tous.
Chers compatriotes le train du changement est en marche, deux choix s'imposent : soit nous le prenons tous ensemble, soit nous restons
sur le quai à tergiverser sur nos querelles habituelles (claniques et autres) pendant que le reste du monde avance.
Je finirai sur la phrase célèbre du Dr M.L King qui résume à mon sens notre situation actuelle :

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir
tous ensemble comme des idiots."
Ensemble nous réussirons! Si et seulement si nous mettons de coté notre fatalisme éternel et prenons le train de l’Histoire.

Diidan Dirir


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