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Le spatial chinois au
Congrès national du peuple
Révélations en cascade sur le programme spatial chinois à l’occasion du dernier
Congrès national du peuple qui s’est tenu du 5 au 18 mars à Pékin.

Mise en service retardée
pour les lanceurs CZ-5
et CZ-7
En premier lieu, les responsables
de l’Académie de technologie des lanceurs (CALT - China Academy of vehicle
Launch Technology) ont annoncé plusieurs retards dans la mise en œuvre
des nouvelles fusées que la Chine développe depuis des années. Ainsi, le lanceur CZ-7 dont le tir était annoncé pour
la fin de l’année est reporté en 2014. Il a
été présenté par le passé comme le vecteur du futur cargo spatial chinois mais
ses performances sont aussi idéales
pour la mise en orbite des satellites
géostationnaires.
En matière de transport spatial,
la surprise concerne surtout le retard du
CZ-5, dont le lancement en 2014 était
annoncé depuis des années. Aujourd’hui,
les Chinois nous disent qu’il faudra attendre 2015. Liang Xiaohong de la CALT
a expliqué que ce retard était dû à des
problèmes de fabrication du corps central
contenant les réservoirs d’oxygène et
d’hydrogène. C’est la précision des machines-outils pour réaliser des étages de
grands diamètres qui poserait des difficultés selon la CALT interrogée par China

Daily. En revanche, tous les essais de
propulsion ont été concluants, y compris
ceux des nouveaux moteurs cryogéniques qui constituaient le défi le plus important de ce programme.
Toujours dans le domaine du
transport spatial, on en sait un peu plus
sur le nouveau petit lanceur à poudre qui
doit remplacer le Kaituozhe-1 dont l’emploi n’aurait jamais été satisfaisant. Dénommée CZ-11, cette fusée sera utilisée
à partir de 2016. Elle serait facile à mettre
en œuvre et relativement économique.
En outre, elle s’intégrerait dans le système de lancement réactif que la Chine
souhaite réaliser à base de petits lanceurs stockés dans des silos.
Enfin, la CALT souhaite obtenir
du gouvernement le démarrage du développement de la fusée lunaire qui sera
capable de mettre en orbite basse au
moins une centaine de tonnes.

Shenzhou-10 embarquera
la deuxième taïkonaute
chinoise
Le deuxième volet des révélations du mois de mars concerne les vols
spatiaux habités. En particulier, il s’avère
que l’équipage de Shenzhou-10 comportera bien une taïkonaute. En toute
logique, c’est Wang Yaping, la doublure

Le douzième Congrès national du
peuple a été, comme les précédents,
l’occasion d’annonces concernant le
programme spatial de la Chine. *

© NPC/Li Jie

Le Congrès national du peuple est
toujours l’occasion pour les responsables
de l’astronautique chinoise de s’exprimer
sur les projets en cours. Cette année, le
douzième Congrès n’a pas dérogé à la
règle et de nombreuses déclarations officielles sont venues confirmer ou infirmer
les informations diffusées dans les deux
précédents numéros d’Espace et Exploration.


ESPACE & exploration



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● Mai/Juin 2013

de Liu Yang pour la mission précédente,
qui devrait participer à ce cinquième
vol habité chinois. Sauf imprévu, le
dixième vaisseau rejoindra à la mi-juin
Tiangong-1 dont le fonctionnement en
orbite semble ravir les Chinois. La ministation n’aurait subi aucune avarie depuis
son lancement et elle sera très probablement utilisée en vol automatique
au-delà de ce qui était prévu.
La suite du programme jusqu’au
début d’assemblage de la station modulaire est confuse. En effet, selon les responsables des vols habités, le succès de
Tiangong-1 ne nécessiterait plus la mise
en orbite d’un double. Devant être lancé
d’ici à deux ans, ce Tiangong-2 serait
très différent du premier tant par son
aménagement que par les équipements
embarqués. En outre, cette nouvelle
station possédera un système de support-vie plus sophistiqué qui serait le
précurseur de celui de la future station
permanente. À Pékin, on a rappelé justement l’importance des systèmes écologiques clos pour limiter au maximum
la dépendance des futurs engins pilotés
chinois vis-à-vis de la Terre. Le recyclage
de l’air mais aussi des déchets seront
des fonctions prioritaires. À la vérité, c’est
une indication importante sur l’orientation
à moyen et long terme du programme
de vol spatial habité de l’Empire du
Milieu. En effet, le développement et la
mise en œuvre de ces systèmes de recyclages seraient indispensables dans
le cadre des bases lunaires ou des vols
interplanétaires.
Mais cette autonomie nécessitera
malgré tout la visite régulière de cargos
de ravitaillement. C’est justement avec

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D.R.

Logiquement, ce serait
au tour de Wang Yaping
(la doublure de Liu
Yang) de prendre
place à bord de
Shenzhou-10. *

cosmique (11,2 km/s) - une première pour
la Chine - la capsule qui sera utilisée lors
de la mission Chang’E-5 prévue en
2017/2018. La Chine a aussi levé le voile
sur la manière dont elle compte ramener
ces précieuses «pierres de Lune» sur
notre planète. Ainsi, après les avoir récupérées à la surface ou par forage, elles
seront déposées dans le container de

l’étage de remontée. Ce dernier ira rejoindre en orbite lunaire le véhicule de
retour comportant la capsule avec la
cargaison devant rentrer sur Terre. La
configuration de cette capsule n’est pas
formellement connue mais un schéma
de Chang’E-5 diffusé récemment montre
une sorte de modèle réduit de la capsule
de Shenzhou !... ■
D.R.

ce Tiangong-2 que la Chine testera ce
type de vaisseau spatial dont on nous dit
que son nom serait bientôt révélé. Empruntant sa configuration au Tiangong-1,
le cargo chinois se situera entre le Progress russe et l’ATV européen en terme
de performances et de capacité de fret
embarqué. Il serait lancé six mois après
la mise en orbite de Tiangong-2. Avec ce
nouveau vaisseau, les Chinois prévoient
aussi de tester le ravitaillement en ergols
à l’instar de ce qui est régulièrement pratiqué par les Russes depuis 30 ans...

Révélations sur la
mission lunaire Chang’E-5
Enfin, Hao Hu, le responsable
du programme lunaire automatique
Chang’E, a annoncé la réalisation, d’ici
à la fin de l’année prochaine d’une mission de démonstration destinée à préparer le retour d’échantillons sélènes. Il
s’agira de récupérer à la seconde vitesse

Sur cette vue récente de la CAST
(China Academy of Space Technology), on distingue assez bien, entre la
tuyère de l’étage de descente (en vert)
et le véhicule de retour (en jaune), la
capsule qui doit rapporter les échantillons lunaires sur Terre (flèche). *

Re´alise´ par Philippe Coué

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