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Anthologie 18-25 : les FICS
collectif 18-25

Collection Classiques 18-25

Table des matières
I
II

Préambule

3

Mes vacances de beauf

Une FIC par Salle-aux-Prix

5

1 Barbecue sur l’aire d’autoroute

6

2 L’arrivée au camping

9

3 Première soirée au camping

12

4 Bordel en boite de night avec les potos

15

5 Italia & Playa

18

6 L’attaque des cassos

22

7 Histoire de famille

25

8 Pédophiles, racistes, consanguins, bienvenue aux Tourterelles

28

9 Les sanitaires

31

10 Diner italien

35

11 Le bal des fous de la téléralité

38

12 Very Beauf Trip

43

13 Casino No-Limit

48

14 Le Karaoké

54

2

Première partie

Préambule

3

Deuxième partie

Mes vacances de beauf
Une FIC par Salle-aux-Prix

4

Chapitre 1

Barbecue sur l’aire
d’autoroute
Voilà, samedi dernier on est parti de Lens pour aller en vacances 3 semaines à
Palavas-les-Flots avec mon père Gérard, ma mère Raymonde, ma soeur Kimberley de 14 ans et Dylan, son mec de 19 ans. On a un Renault espace dans lequel
on rentre à 5 avec toutes les tentes, le réchaud, le barbecue, sacs de couchage et
provisions.
Mon père a pour habitude de s’arrêter tous les ans le midi sur le même aire
d’autoroute sur lequel on fait un barbecue où on invite les autres vacanciers à
faire une halte conviviale avec nous. Au programme merguez et bon son dans
la voiture à fond, portières ouvertes.
Donc samedi on fait ça, mon père prépare le barbecue sur l’aire avec de la
musique à fond genre pitbull, takata, david guetta etc ... Il voit une famille sortir
d’une BMW X6 et en voyant la plaque 75 il gueule :
Mon père : - "Hé les parigots ! ! ! Une chtite merguez ça vous dit ou vous êtes
trop stressés ? ? ?"
Les parisiens le regardent gênés et pressent le pas vers les toilettes qui sont
visiblement la raison de leur arrêt sur l’aire.
Mon père (encore plus fort) : - "Ben putain les parigots, y’s’sentent plus ! ! !
Hé les bourgeois, une chtite chipolata ? ? ? Ou alors on est pas assez bourges
pour vous ? ? ? Ou alors peut être que vous avez pas digéré la victoire du RC
Lens sur le PSG en 96 ? ? ?"
Le père de famille parisien : - "Excusez nous monsieur, nous avons déjà
mangé dans un restoroute mais merci de l’invitation. De plus je n’y connais rien
en football ... "
Mon père : - "Un restoroute ? ? ? WOH PUTAIN RAYMONDE ON EN
TIENT DES BONS LA ! ! ! Ils ont bouffé au restoroute ! ! Hé c’est d’l’arnaque le
restoroute ! ! ! Mais si ça t’dérange pas d’payer un sandwich 4 euros, une canette
de kro 3 euros et d’te faire tondre c’est ton problème ! ! Nous c’est barbeuk ! ! ! !"
Le père de famille : - "J’entends bien monsieur mais nous préférons ne

5

pas traîner et payer un peu plus cher ne nous dérange pas" Mon père : "OUAIS OUAIS BA EXCUSE NOUS QU’ON EST PAS JEAN PIERRE FOUQUET’S ! ! ! "
Ma mère : - "Calme toi Gérard, ces parigots y sont pas comm’nous ! !"
Et là les parisiens sont retournés dans leur voiture sous les hurlements de
mon père qui gueulait "PSG ENCULÉ ! ! ! ! PSG ENCULÉ ! ! ! PARIS PARIS
ON T’ENCULE ! ! !"
Mon père : - "Bon allez c’est pas tout mais mi j’ai un barbeuk à faire ! Dylan
va m’chercher du combustib’ !"
Le copain de ma soeur, Dylan, 19 ans, part donc chercher du combustible
et revient avec des emballages de sandwichs et des couches sales trouvés dans
l’herbe de l’aire d’autoroute.
Dylan : - "Chu allé là bas et j’ai trouvé qu’ça"
Mon père : - "Wé ça ira, allez à table tout l’monde ! ! Kimberley, merguez
ou chipolata ?"
Ma soeur : - "J’ai pas faim j’t’ai d’jà dit putain"
Mon père : - "Ah ouais c’est vrai que d’puis qu’t’es en cloque tu bouffes plus
rien, r’marque ça fera du bien à ton gros cul "
Ma mère : - "Gérard t’en loupes pas une ! En tout cas on est rud’ment content
qu’le petit Matéo arrive"
Dylan : - "Nan final’ment c’est Enzo qu’on va l’appeler !"
Mon père : - "Comme Enzo Ferrari ! ! Putain ba y risque d’être prématuré
l’petit si y’a d’ja une ferrari dans l’ventre d’Kimberley ! ! Remarque ce s’rait
bien d’accoucher avant septembre histoire d’pouvoir l’marquer sur la fiche d’position !"
Moi : - "La fiche d’imposition tu veux dire non ?"
Mon père : - "Ah bordel le p’tit intello cause jamais et faut qu’il la ramène
pour ram’ner sa science ! ! Putain tu peux pas aller tremper ta nouille plutôt
que d’lire tes bouquins ? ? Regarde Dylan, il a 3 ans de moins qu’toi et il est
bosse d’jà à l’usine de tire-bouchon ! ! Prends exemp’ ! !"
Moi : - "Oui, tout le monde n’a pas la chance d’avoir raté son brevet pour
pouvoir devenir ouvrier à la chaîne ..." Dis-je d’un air ironique.
Dylan : - "Hé ferme ta gueule, t’as même pas le BSR ! ! ! "
Moi : - "Non en effet vu que je ne voulais pas de scooter"
Mon père : - "Dylan a raison, ferme ta gueule, tu fous en l’air notre barbeuk"
Soudain une Aston Martin immatriculée en Belgique arrive sur l’aire d’autoroute et se gare près de nous.
Mon père : - "Oh vin dieu Dylan matte l’Aston Martin ! ! ! ! Raymonde prends
moi vite en photo à côté vite ! ! Kimberley, sors aussi le camescope ! !"
Et là mon père commence à s’asseoir sur le capot de la Aston Martin en
faisant un V avec son index et son majeur, le propriétaire de la Aston Martin
sort et lui dit :
Le propriétaire de la Aston Martin : - "Excusez moi monsieur, pouvez vous
descendre, j’ai peur que vous abîmiez le capot"
Mon père : - "Putain le belge, t’as pas des frites à bouffer plutôt que d’faire
chier ? ?"
6

Le propriétaire de la Aston Martin : - "Monsieur, je vous le demande gentiment, c’est une voiture onéreuse et vous n’avez pas à grimper dessus !"
Mon père : - "Oneureuz ? Wé j’parle pas le belgeois alors cause autrement
sale bourge" Mon père se retourne alors vers d’autres vacanciers qui mangeaient
un peu plus loin et il gueule l’air furieux :
Mon père : - "Hé tout l’monde, vous savez c’que c’est un bus rempli de
belges ? ? ? UNE BARQUETTE DE FRITTES "
Et sur sa blague minable il se retourne vers le belge pour le regarder l’air
content et fier, comme si sa blague avait détruit le belge à la Aston Martin.
Dylan : - "Wo putain beau darron comment tu l’as cassé, y savait plus quoi
s’batard ! !"
Mon père : - "Ouais passe moi une clé on va rayer sa bagnole pendant qu’il
est dans l’chiotte"
Et là mon père prend la clé de Dylan et commence à se balader autour de la
Aston Martin en la rayant, le tout en sifflotant pour ne pas attirer l’attention
alors que tout le monde le regardait.
Quelques instants après, le propriétaire de la Aston Martin revient des toilettes et voit les rayures sur sa voiture.
Le propriétaire de la Aston Martin : "Non mais espèce de gros abruti, c’est
toi qui a fait ça ?"
Mon père (en s’emparant d’un pic à brochette) : - "Qu’est c’qui y’a ? ? ? Tu
veux t’battre ? ? ?"
Le propriétaire de la Aston Martin : - "Non je ne veux pas me battre mais je
vous garantie que vous allez me remboursez la peinture ! Je retiens votre plaque
d’immatriculation !"
Dylan : - "Hé on s’en tape, on est pas en Belgique ici, t’as aucun droit !"
Mon père : - "Retourne à Amsterdam sale belge ! "
Le propriétaire de la Aston Martin (en prenant en photo la plaque de mon
père) : - "Sales jaloux, je transmets tout ça à mon avocat, il fera le nécessaire.
Vous allez raquer les prolos, préparez vous à manger des pâtes quelques mois"
Sur ce il s’en va d’un vrombissement de moteur sous les jurons de mon père :
Mon père : - "Enculé ! ! ! Retourne bouffer des frittes ! ! ! Ah l’bâtard il m’a
coupé l’appétit. Raymonde, remballe tout on s’barre à Palavas !"
Et nous sommes remontés dans la voiture direction Palavas-les-Flots.

7

Chapitre 2

L’arrivée au camping
Nous roulons depuis bientôt douze heures et sommes à 3km de notre destination le "Camping des Tourterelles", lorsque mon père hurle :
Mon père : - "Woh putain y’a les Duval juste devant ! ! ! Regarde Raymonde
c’est leur scenic turquoise ! ! "
Ma mère : - "Vas y double les ! ! !"
Et là mon père se met à accélérer pour doubler les Duval qui sont sur la file
de droite mais deux voitures roulent à la même vitesse qu’eux sur les deux voies
à leur gauche, empêchant tout doublement.
Mon père : - "Pas moyen d’les doubler ! ! Mais le Gérard n’a pas dit son
dernier mot, ils arriveront pas avant nous aux tourterelles, j’te l’dit ! !"
Et mon abruti de géniteur se met alors à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence, à doubler les Duval par la droite, à ouvrir son carreau et à leur crier :
Mon père : - "Hé Duval ! ! C’est pas c’t’année qu’t’arriveras aux tourterelles
avant mi ! ! !"
Duval : - "Enculéééé ! ! !"
Et là Duval accélère un grand coup malgré sa caravane et fais la course avec
mon père en slalomant entre les voitures. Mon père toujours sur la bande d’arrêt
d’urgence, klaxonne à répétition pour marquer son triomphe : "PIN-LIN-PINPIN-PIN PIN-LIN-PIN-PIN-PIN PIN-LIN-PIN-PIN-PIN-PINNNNNNNNNNN"
En voyant l’entrée du camping, mon père, ivre de joie se mit à piler juste
après avoir passé le portail pour emmerder Duval qui le collait juste derrière.
Duval dû piler à son tour mais sur les graviers il dérapa et sa caravane glissa sur
le côté avant de s’exploser contre un arbre. Mon père sort alors de sa voiture :
Mon père : - " Hé Duval, t’as partie pour dormir en tente aussi ! Toi le p’tit
snobinard qui se la joue caravane depuis 10 ans ! !" Duval : - "Va te faire foutre
Gérard ! Si j’avais pas fait mis sa paté à Germaine dans le chiotte de l’aire du
Petit-Garridan, j’aurais arrivé avant toi ! !"
Nous descendons de la voiture et allons à l’accueil signaler notre arrivée.
Roger, le patron du camping nous accueille :
Roger : - "Ah les voilà enfin ! ! Hé Gérard, alors comme ça Lens est descendu
en 3ème division ?"
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Mon père (rouge de rage) : - "Oh putain, j’préviens tout l’monde, encore
un seul qui m’parle de la chute du RC Lens et j’retourne chez moi ! ! Vous êtes
pre’vnus, personne ne m’fait chier avec ça ! ! J’prends famille, bagages, tentes,
pastis et je rentre à Lens juste après vous avoir mis une patate ! !"
Roger : - "Enfin calme toi Gérard, je disais ça pour t’chambrer"
Mon père : - "Y’a des sujets avec l’quel j’ri pas, à savoir ça et la relation
particulière que j’entretiens avec mon n’veu dans la salle de bain"
Roger : - "Ok ok ... Toujours utile que vous avez cette année encore l’emplacement 11, juste à côté des Filichou"
Mon père : - "Aah Filichou, cette année je compte bien lui ravir le titre de
champion de course en sac à patates !"
Sur ces bons mots, nous nous dirigeons vers notre emplacement, installons
tentes et réchaud. Cette année nous avons une grande tente 4 personnes pour
mes parents, ma soeur et Dylan et une petite tente sur le côté pour moi, j’étais
bien content d’avoir un peu d’intimité.
Partir dans ce camping me répugnait mais rester à Lens dans la grisaille
pendant 3 semaines me répugnait encore plus, si bien que j’avais décidé de venir
avec ces beaufs voir les autres beaufs ... J’étais le vilain petit canard de la famille
car je n’avais pas leur goût, je préférais les chemises élégantes au survêtement
carrefour, les romans à camping-car magazine et mes études d’histoire de l’art à
la fac de Lille au CAP fabricant de tire-bouchons qu’affectionnait tant Dylan. Je
me repose un peu dans ma tente lorsque mes parents m’appellent pour aller
saluer les Filichou. Les Filichou étaient en train de faire la sieste à l’ombre
lorsque mon père arrive, saisi une bouteille d’eau et la verse sur la tête de
Gaston, le père Filichou, en hurlant :
Mon père : - "Debout la d’dans ! !"
Gaston : - "Woh putain Berland ! Alors vieux tocard, pas trop dégoûté pour
la chute du RCL en troisiè..."
Mon père, furieux, lui claque la bouteille à la gueule puis se tourne vers ma
mère :
Mon père : - "Ok Raymonde, on se barre, je l’a dit, je l’fait !"
Raymonde : - "Gérard, fais pas ton con ! !"
Gaston : - "Hé enculé, c’est pas parce que t’as une équipe de merde qu’tu
dois t’en prendre aux autres !"
Et là mon père et Gaston se sont sauté à la gorge en se battant à coup
de couverts en plastique jusqu’à ce que Duval arrive pour les séparer en leur
proposant un pastis :
Duval : - "Les gars, mettais d’côté vos vieilles rockers et buvez moi ça"
Alors que ces abrutis se réconciliaient, la fille de Gaston Fillichou, Mélanie
sortit de sa tente et là ce fût la claque
Je ne l’avais pas vu depuis deux ans, l’an dernier elle était partie en Espagne
avec des amis et elle avait tellement changé ! Brune, yeux verts, 1m67, 55kg,
90D, le tout emballé dans un petit bikini, j’étais pantois !
Mélanie : - "Salut heu .. Comment déjà ?"
Moi : - "Victor ! Ca fait longtemps !"

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Mélanie : - "Oui tu as changé ! En bien !" Moi : - "Toi aussi en bien ! Vous
êtes là depuis long..."
Je suis soudain coupé par ma mère :
Ma mère : - "Brooklyn, viens dire bonjour à Josette !"
Mélanie : - "Brooklyn ? Pourquoi elle t’appelle comme ça ?"
Moi : - "heu... Je sais pas, c’est peut être pas moi qu’elle appelle "
En réalité je me faisais appeler Victor mais mon prénom était Brooklyn,
Brooklyn Berland. J’en avais horriblement honte alors que mes parents étaient
très fiers de leur trouvaille, ils pensaient que c’était la capitale de l’Amérique
du Nord.
Je dis donc bonjour à toute la famille Filichou lorsque Mélanie me propose
de la rejoindre sur la plage ce soir avec ses amis pour faire un feu et boire un
peu. J’accepte bien évidemment dans l’espoir de la choper.

10

Chapitre 3

Première soirée au camping
Ce soir, je devais donc rejoindre Mélanie et ses amis sur la plage vers 23h
mais avant il y avait l’élection de Miss Camping à 21h. Ma soeur Kimberley
s’était pressée de s’inscrire à peine arrivé, bien que je doute fortement de ses
chances de gagner ...
Elle faisait 1m56, 68kg, avait un visage vulgaire et boutonneux de la jeune
adolescente de 14 ans qu’elle était et qui contrastait avec son ventre de femme
enceinte de 6 mois. Elle était toujours habillée très mal avec par exemple aujourd’hui, un cache-coeur en léopard, une mini-jupe en jean et un legging noir.
Des tongs roses fluos concluaient l’addition de mauvais goût, déjà salée ...
Nous nous retrouvons donc à 21h sur l’espèce de place du camping. Une
estrade pour que les miss défilent avait été mise en place. J’étais assis à côté de
mon père, de ma mère et de Dylan.
Josh, l’animateur "vedette" du camping arrive sur l’estrade :
Josh : - "Ce soir vous êtes venus nombreux pour assister au défilé de nos
belles campeuses, qui sera la miss camping des tourterelles cette année ? ? ? A
notre jury de décider ! ! Cette année il sera composé de Robert le charcutier de
Montargis, de José le terrassier d’Arcachon, de Suzette la caissière de Lons-leSaunier et de notre invité VIP de l’été : Jean-Pascal de la première Star Academy
que vous avez été nombreux à regarder j’en suis sûr ! Il en profitera d’ailleurs
pour nous chanter à la fin du défilé son célèbre titre "Je suis un agitateur !""
A ces derniers mots, le public explosa littéralement, les gens hurlaient son
prénom, c’était le plus beau jour de leur vie. Ses jeunes Dunkerquois qui avait
loupé Jean Pascal lors de son passage au Auchan de Dunkerque allaient enfin
prendre leur revanche.
Josh : - "Sans plus attendre, voici les candidates ! !"
Le technicien du camping lança alors la chanson de l’été Takata et le défilé
commença :
A chaque candidates de 5 à 18 ans qui passaient (elles étaient toutes comprises dans cette tranche d’âge), mon père huait de toutes ses forces et criait
"C’est d’la merde" "Elle est trop moche" "Casse toi".
Enfin, ma soeur arriva. Si toutes les candidates précédentes étaient habillées
11

avec des robes de princesses ou de fées pour les plus jeunes et leurs plus beaux
habits pour les adolescentes, ma soeur, elle défilait en soutif et en string léopard,
le tout sur des bottes pointues en cuir vernies avec talons de 15cm avec lesquels
elle était incapable de marcher. On aurait dit une pute moldave ...
Son passage créa un malaise dans l’assistance. Une obèse de 14 ans maquillée
comme une pute, enceinte de 6 mois, en string et qui marchait en se tordant les
chevilles mettait tout le monde mal à l’aise. Voyant que son passage ne créait
guère d’enthousiasme, Kimberley commença à se dandiner comme une pute en
remuant du cul et en marchant à 4 pattes en mimant une fellation avec sa langue
contre sa joue ...
C’était son idée de la séduction ...
Mon père : - "T’es bonne ma fille ! ! Vas y fais nous le grand jeu ! !"
Ma soeur retira son soutif et dit d’une voix de pute en remuant ses seins :
Ma soeur : - "Cuwcuw les gadjo !"
Josh l’animateur arriva en courant avec un drap pour la recouvrir et arrêter
ce spectacle sordide qui pourrissait un divertissement bon enfant.
Heureusement car, déjà, les commentaires fusaient : "C’est glauque" "Tu
crois que c’est un travlo ?" "Beurk !" Ma soeur partie donc sous la gêne qui
pesait sur le public extrêmement mal à l’aise.
Ce fût alors au tout de la petite fille de 6 ans des Duval passait, habillée avec
sa robe de princesse disney. Le public applaudi et on pouvait entendre "Quelle
belle enfant" "Oh le charmant petit ange !"
Mon père, très agacé des éloges que recevaient la petite Duval contrairement à Kimberley se leva et hurla en jetant son gobelet de bière sur la petite
princesse :
Mon père : - "T’es dégueulasse sale pute, barre toi ! ! "
Le père Duval : - "Mais enfin Gérard, calme toi ! ! Ce n’est qu’un concours
pour nos enfants !"
Mon père : - "J’m’en branle, c’est d’la merde c’que ta salope de fille fait ! !"
Le père Duval : - "Mais enfin, elle n’a que 6 ans ! ! Calme toi ! !"
Josh : - "Allons allons, calmez vous, le concours suscite bien des passions !
Nos jurés ont délibéré, la miss camping des tourterelles 2012 est .... Ashley
Duval ! !"
Le public applaudit et félicita la jeune miss mais mon père partit alors fou de
rage et vexé en vociférant : - "J’m’en va ! C’est truqué d’toutes façons ! ! ! C’est
bien connu, les éléctions de miss camping c’est magouilles et compagnie ! ! "
Honteux de cette famille, je partis pour la plage rejoindre Mélanie qui n’avait
heureusement pas assisté au spectacle.
Ils avaient fait un feu sur la plage et étaient une douzaine. A ma vue, Mélanie
se leva et vint m’accueillir :
Mélanie - "Brooklyn ! Te voilà enfin !"
Moi : - "Heu non c’est Victor ... "
Mélanie : - "Ah pourtant Brooklyn c’est plus stylé !"
C’est vrai que Mélanie était assez vulgaire une fois maquillée et habillée mais
bon, pour les 3 semaines de merde qui m’attendait elle était la seule source de
motivation. Et puis, j’ignore pourquoi, j’étais très attiré par elle.
12

Moi : - "Appelle moi Brooklyn alors ..." Mélanie : - "Ok, Brooklyn laisse
moi te présenter Douglas, Steeve, Kamel, Katia, Jessica ainsi que Aaron, Jason
et Jordan."
Je connaissais les 3 derniers, c’était des amis de Dylan, ils allaient régulièrement en boîte ensemble, c’était des cassos de rang S. Ils formaient une bande
et se comparaient aux "Tortues Ninja sauf que nous on est des humains"
Moi : - "Salut tout le monde !"
Steeve : - "Wesh Brook’ "
Jason : - "Putain les gars, ce bolosse a encore mis une chemise Hé t’es pas
chez Sarko ici !"
Moi : - "Oui Hollande plutôt désormais ..."
Jason : - " Trop babtou ce mec, Sarko c’est le président d’la France, pas
d’la Hollande !"
Moi : - "Certes ..."
Mélanie : - "Tu bois quoi ?"
Moi : - "Je vais prendre un gin tonic !"
Mélanie : - "Heu on a pas ça, c’est despe ou manzanita"
Moi : - "Heu despe alors ..."
Douglas : - "Laisse tomber, on boira dans la voiture, direction boîte de
night "

13

Chapitre 4

Bordel en boite de night avec
les potos
Jordan, Aaron et Jason montent alors sur leurs scooter tandis que Katia et
Jessica montent dans leur 104, quant à moi, Mélanie, Steeve, Kamel et Douglas
montons dans la golf 4 de ce dernier.
Jordan : - "Hé Douglas, mate ça !"
A cette exclamation, Jordan commença à burner, une fumée blanche s’échappa
pour créer un brouillard sunaturellement beauf autour de nous.
Douglas : - "Ho putain comment il fait le chabère avec sa scooter, il est mal
tombé ! ! Steeve passe moi le drapeau portugais !"
Steeve lui passa le drapeau portugais, Douglas le passa à travers sa fenêtre
et accéléra d’un coup en frôlant le scooter de Jordan.
Steeve : - "Forza Portugal, j’te mets la hagra quand tu veux !"
Jordan stoppa son burn et parti d’un coup à notre poursuite, il avait l’air
furieux vu qu’il tapait contre son guidon comme un déséquilibré ...
Arrivé à un rond-point, Steeve parti en drift autour, il tournait tellement
vite que Jordan et les autres n’osaient pas entrer dans le rond point. Face à tant
d’abrutissement, je tente de me rassurer auprès de Mélanie :
Moi : - "Ils sont un peu con non ? "
Mais Mélanie ne m’écoutait pas, elle était absorbé par la conduite de Steeve.
Comment une si jolie fille saine d’esprit pouvait être en admiration face à un
mec qui fait tourner une golf 4 autour d’un rond point ?
1h15 minutes plus tard nous arrivons enfin à la boîte de nuit, elle n’était
qu’à 800m mais il y avait un autre rond point sur la route et on a un peu traîné
dessus ...
Nous nous garons et arrivons devant la porte du "Pegasus". Tous mes camarades rentrent dans la boîte, je passe en dernier sans regarder le videur, habitué
à entrer en boîte sans problème. Le videur me stoppe :
Le videur : - "Monsieur, on entre pas en pantoufle dans le Pegasus"
Moi : - "Ce ne sont pas des pantoufles ce sont des mocassins ! "

14

Le videur : - "Des marcassins ? Je suis corse et j’ai vu beaucoup de sangliers
ainsi que leurs petits, et ils ne ressemblent pas à des pantoufles, ne me prends
pour un con et mets des baskets comme tout le monde."
Moi : - "Ecoutez, ce sont des Tod’s ils valent très cher, vous laissez rentrer
des abrutis en tennis kiabi, laissez moi entrer !"
Face à un nouveau refus du videur, je décide de lui donner 5 euros pour le
soudoyer et en ouvrant mon portefeuille il voit ma carte d’étudiant.
Le videur : - "Oh putain tu fais des études ? ? ? Tu veux aller à la nasa ou
quoi ? ? ? ? "
Renard, je joue le jeu :
Moi : - "Oui je compte être spationaute, plus qu’un an d’étude pour ma
licence Star Wars !"
Le videur : - "WAOUUUUU ! ! ! Vous allez peut être être le premier homme
à marcher sur la lune, entrez Monsieur !"
J’entre dans la boîte et je vois Aaron en train de diriger ses bras vers le DJ
en gueulant : "PUT YOUR HANDZEUP ON THE FLOOR"
Ce débile avait l’impression de mettre l’ambiance avec son t-shirt RG512,
son faux diamant à l’oreille et ses bracelets de force
Soudain, Jason, Jordan et Dylan qui avait semble t-il abandonné ma soeur
pour la soirée arrivèrent pour se mettre bras dessus bras dessous avec Aaron et
se mirent à sautiller en gueulant :
"POPOLOPOPOPOPOOOOOO POPOLOPOPOPOPOOOOO"
Aaron se dirigea alors vers une beurette vulgaire, la pris par les épaules
et lui hurla aux oreilles : "POPOLOPOPOPOPOOOOO POPOLOPOPOPOPOOOOO"
Le mec de la beurette lui colla une baffe dans la gueule et Aaron partit vers
le bar, après quelques échanges avec le serveur qui lui servit un whisky un coca
avant de lui reprendre constatant que Aaron n’avait plus de sous, Aaron prit un
gobelet de pression posait à côté de lui et vomit toutes ses tripes sur le sol.
Jason, Jordan et Dylan se tenèrent par la main et firent une ronde en dansant
autout de Aaron en gueulant :
"Hé narvalo t’as bè-gère ! ! "
Enfin les videurs arrivèrent pour virer Aaron.
Ce triste spectacle avait un goût de déjà vu
Je vais alors voir Dylan pour lui demander pourquoi il est pas avec ma soeur.
Moi : - "Tu devrais pas être avec Kimberley ?"
Dylan (complètement saoul ) : - "Nan elle a même pas été foutue de gagner
l’élection cette grosse merde ... Je l’ai largué ..."
Moi : - "Hé le gosse ? Faudra quand même que tu l’assumes !"
Dylan : - "T’inquiète avant de la larguer j’ai joué un peu du pic à brochette
pour plus qu’on soit emmerdé avec ça si tu vois ce que je veux dire ..."
Alors que je cherchais à comprendre ce qu’il venait de dire, je vis Mélanie
prise par le bras par un gros black. "Merde elle est en train de se faire virer"
me dis-je intérieurement.
Je me précipite à sa poursuite lorsque je la vois entrer dans les chiottes avec
le gros black.
15

Par curiosité j’entre à mon tour et je vois toutes les cabines ouvertes sauf
une au fond qui est fermée. On entendant des râles de plaisir ... Les mecs devant
la porte ricanaient en s’écriant :
Steeve : - "Putain la pute, elle prend cher ! !"
Kamel : - "Elle va comprendre pourquoi Mamadou est surnommé le Baobab !"
Douglas : - "T’inquiète, je suis bien placé pour savoir qu’elle le savait déjà "
Kamel : - "Wollah vous lui avez fait une deubeule ?"
Douglas : - "Sisi "
Dégoûté, je décide de rentrer au camping ... Mon seul espoir d’amusement
venait d’être démolie, en même temps que les sphincters de Mélanie ...
Je marche pour retourner au camping et arrivé à l’emplacement 11, j’entends
mes parents faire l’amour ... Décidément c’était la saison des amours ... Soudain
au milieu des cris j’entends mon père, essoufflé :
Mon père : - "Putain Raymonde, bouge tes loches, on va montrer aux Duval
qu’on tient plus longtemps qu’eux ! !"
Sur l’emplacement d’à côté j’entends Duval :
Duval : - "Enculééééé ! ! !"
Mon père : - "C’est ce que je suis en train de faire ! !"
Moi et mon envie de vomir sommes alors partis nous coucher ...

16

Chapitre 5

Italia & Playa
Je me réveille après cette soirée dégueulasse et j’entends déjà mon père gueuler :
Mon père : - « Moi j’te dis qu’l’océan indien c’est en Namazonie ! ! »
Ma mère : - « Nan c’est en Nespagne ! ! »
Mon père : - « Mais ferme la, bourrique ! ! »
Soudain, Josette, la femme de Duval entre dans la conversation :
Josette : - « C’est vrai qu’elle est têtue la Raymonde ! Mais ça c’est les
capricornes, ah oui ça c’est les capricornes »
Mon père : - « Ah je sais pas, j’m’y connais pas trop dans tout qu’est ce qui
est astronomie »
Ma mère : - « Toi la mal baisée, la ramène pas, on a bien entendu qu’vous
étez arrêté au bout d’4 minutes hier ! »
Mon père : - « Hé ouais, y’a pas tout le monde qui est capab’ de t’nir 6
minutes »
Josette : - « En même temps les scorpions c’est toujours la queue en l’air,
ah oui ça c’est les scorpions »
Ce torrent d’imbécillités me tire de mon lit, enfin de mon sac de couchage.
Je les rejoins pour le petit déjeuner.
Mon père : - « Ah le v’là l’intello ! Dis nous, l’océan indien c’est en Namazonie
ou en Nespagne ? »
Moi : - « C’est à l’est de l’Afrique, au sud de l’Asie et à l’ouest de l’Océanie
»
Ma mère : - « T’vois qu’j’avais raison Gérard ! »
Mon père (vexé) : - « Ouais ouais c’est bon, bah t’façon ça t’servira à rien
d’savoir ça pour curer la merde »
Oui, ma mère était femme de ménage dans une clinique proctologique Alors
que je mange mes céréales sur la table en plastique devant la tente familiale,
une Audi immatriculée en Italie passe devant nous.
Mon père : - « Woh putain ! ! Duval ! ! Y’a un macaroni qui s’installe à l’emplacement 13 ! »
Duval : - « Enculéééé ! ! »
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Mon père : - « Viens on va voir l’phénomène ! »
Mon père et Duval s’approche alors de l’emplacement 13 où un couple d’Italiens et leur fille s’installent. C’était des gens étonnamment très élégants, la fille
était d’une beauté qui faisait passer Mélanie pour la chanteuse Björk.
Mon père : - « Heu .. Como te llamas ? »
Marcello : - « Ma jé m’appelle Marcello mais jé né souis pas espagnol ! Jé
souis italiano, si ? »
Mon père : - « Ouais ouais t’es un bouffeur de pizza quoi ! »
Marcello : - « Oui c’est oune spécialité locale »
Duval : - « Pas trop d’problème avec l’mafia là bas ? Tu dois t’faire tirer
d’ssus tous les jours nan ? »
Marcello : - « Ma nous sommes de Milano, pas dé Sicilia ou dé Napoli ! Vous
n’êtes jamais allés en Italia, si ? »
Mon père : - « Mi ? J’préfère encore passer des vacances avec ma belle mère
que d’partir chez les macaronis ! ! »
Duval : - « Mi j’sais même pas où c’est ! Mais d’toutes façons, j’pourrais pas
y aller, j’déteste l’bateau ! » Ma mère : - « Wo hé Gérard ! Si tu veux qu’on
parle des belles deuch’ moi aussi j’peux en dire sur ta mère l’incontinente ! La
fois dernière elle a chié dans l’lit d’ami ! »
Mon père : - « Putain cause pas d’ça sinon j’vais t’en coller une, t’mère va
pu t’reconnaître ! »
Une fois de plus honteux de la débilité de ma famille, je décide malgré tout
d’aller saluer les italiens :
Moi : - « Bonjour, Victor, enchanté. Désolé pour l’accueil, je suppose que
vous ne vous attendiez pas à ç »
Mon père me coupe brusquement en collant sa main devant mon visage :
Mon père : - « NON MAIS TU VAS PAS DIRE DESOLE A UN MACARONI ! ! ! »
Marcello : - « Il n’y a pas dé problèmes Monsieur »
Mon père : - « SI Y’EN A UN SALE SPAGHETTI ! ! TU T’CROIS CHEZ
TOI, ON VA T’FAIRE L’ENFER AVEC DUVAL, PAS VRAI DUVAL ? »
Duval : - « Putain, c’est un camping de français ici ! »
Et les deux abrutis retournèrent à leurs emplacements pour siroter leur pastis
L’italien me regarda d’un air compatissant
Moi : - « Désolé ce sont des crétins ... Mais qu’est ce que des gens comme
vous faites ici ? »
Marcello : - « Ma, nous pensions être dans oune camping 4 étoiles mais
visiblement cé n’est pas le cas ... L’agence de voyage nous a roulé ... Nous
n’avons même pas de tentes ! »
Moi : - « Je peux vous indiquer où en acheter des confortables dans le coin,
ça vous dépannera en attendant que vous trouviez un autre lieu de villégiature.
»
Marcello : - « Merci Victor, jé té présente ma femme Serenna et ma fille
Elena »

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Moi : - « Enchanté ! J’espère que vous apprécierez malgré tout les quelques
jours que vous passerez ici même si je doute que vous ayez l’habitude de ce genre
de lieu ... »
Marcello : - « Ma dans notre jeunesse, Serenna et moi étions pauvres, ça
nous rappellera des souvenirs des campings dé Pouilles ! Par contré, por notre
fille, ça risque d’être plou difficile, c’est oune petite bourgeoisé ! »
Moi : - « Elena, nous pouvons passer la journée ensemble si tu le souhaites,
aller à la plage par exemple, je ne m’entends pas avec les gens d’ici ! Mais
j’oubliais, je ne sais même pas si tu parles français ! Do you speak french ? »
Elena : - « Oui jé parle français ! Jé passerai la journée avec toi avec plaisir !
»
Marcello : - « Bene, moi et Serenna allons acheter des tentes et des provisions !
Amusez vous bien ! »
Je pars donc à la plage avec Elena, j’étais absorbé par sa beauté. Elle faisait
1m67, 55kg, brune, yeux verts, 90D
En marchant, nous apprenons à nous connaître, c’était une littéraire comme
moi, férue d’art. Habiter Milan était un atout pour elle comparé à moi qui vivait
à Lens ... Je lui dis toutefois que j’habite à Lille, histoire de moins passer pour
un pequenot ...
Nous arrivons à la plage et passons devant mon père, Duval et Filichou qui
étaient affalés sur des transats sous un parasol Ricard. En voyant Elena en
maillot de bain passer, mon père éructe :
Mon père : - « Woh putain mattez l’p’tit lot ! ! Si j’aurais 20 ans d’moins
j’lui aurais cassé la boîte à merde ! ! »
Elena le regarde les yeux écarquillés avec un air horrifié, heureusement elle
n’avait pas remarqué qu’il s’agissait de mon père.
Duval : - « Bah si tu lui casses la boîte à merde, laisse moi ses nichbards
pour m’faire une branlette espagnole ! »
Mon père : - « C’est quoi t’ça ? »
Duval : - « J’ai vu ça dans un porno, c’est quand la volaille t’branle avec ses
loches ! »
Mon père : - « Putain j’savais qu’les espagnoles étaient des putes mais là ! »
Duval : - « Woh tu sais c’est rien à côté de quand je suis allé en Thaïlande,
en plus là bas c’est pas mal quand tu veux t’éclater avec des ... modèles réduits
si tu vois ce que j’veux dire ... »
Mon père : - « Ah ça je t’avouerai qu’depuis qu’les flics m’ont chopé, j’me
suis fait une raison mais ça reste un plaisir coupable ... »
Duval : - « Oh m’en parle pas, en France j’ai pas l’droit de m’approcher à
moins de 100 mètres d’une école ... C’est la merde pour aller chercher la p’tite
dernière le soir à 16h30 ... »
Mon père : - « Té ! Quelle vie ... »
Elena était en train d’halluciner totalement face à cette discussion surréaliste
qui est pourtant mon quotidien ... Elle qui ne devait fréquenter que des gens
instruits et des lieux branchés.
Nous nous allongeons malgré tout sur le sable et commençons à discuter
quand je vois au loin Jason et toute la clique de débiles profonds arriver vers
19

nous ...

20

Chapitre 6

L’attaque des cassos
Je suis donc allongé aux côtés de Elena lorsque Jordan, Jason et Aaron
arrivent
Ils passent devant nous, nous regardent et Jordan lance :
Jordan : - "Woh putain comment elle claque ste go ! ! "
Jason : - "Aiiiiiiie elle a l’boule qui chamboule ! !"
Jordan : - "Zyva Brooklyn où tu l’as chiné ste pute ?"
Moi : - "Parle autrement bordel, barre toi putain d’cassos ..."
Jordan : - "hé y’sent plus, fais pas ton fou !"
Elena : - "Jè vous dèmandé dé partir, laissez nous tranquillè !"
Aaron : - "Sa race, j’kiff son p’tit accent là ! Hé te gusta la fellacion ? Tou
veu me soucer ? "
Excédé, je me lève et le regarde droit dans les yeux :
Moi : - "Ecoute, on vous a rien demandé alors bar..."
Soudain Jason fonce vers moi pour me plaquer au sol en hurlant : "STAAAADE
TOULOUSAIIIIINNNNNNNN ! ! !"
Et sur ce cri de guerre, il me soulève et me plaque au sol comme un rugbyman.
Je tombe violemment sur le sable et là les autres singes meuglent :
Aaron : - "Harcheum il s’est fait mettre la hagra ste narvalo ! !"
Jordan : - "Aiiiiiiiiie t’inquiète poto ! !"
Et ces macaques commencent à se taper dans les mains et à faire leurs checks
interminables. Alors que je reprends mes esprits, la fine équipe commence à
improviser un match de volley avec une canette de coca devant Elena pour
l’impressionner.
Ces grands singes musclés et bronzés se jettent au sol en poussant des
"Aarrrh ! !" ou des "Euucchhh ! !" pour bien montrer à Elena qu’ils étaient en
train de produire un effort surhumain. Après un plongeon pour relancer la canette de coca, Jordan se tourne vers Elena et lui dit :
Jordan : - "Wah chaud, j’étais à deux doigts de la manquer mais t’inquiète !"
Elena : - "Non mais jé né té regarde pas .."
Jordan : - "Ah ouais t’kiff pas le volley ? T’inquiète bébé on peut s’faire un
foot aussi ! Aaron et Jason, on refait la championne slig ! ! !"
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Jason : - "Raaai en mode Ben Arfa ! !"
Aaron : - "Nique sa mère moi chu Benze ! !"
Et là les 3 primates commencent à se faire des passes avec la canette de coca,
à multiplier les petits ponts, toujours pour impressionner Elena qui les regardait
abasourdie face à tant de crétinerie ...
Soudain Aaron frappe un grand coup dans la canette qui passe entre les
jambes de Jordan et hurle :
Aaron : - "BENZEBUUUUUUT ! ! ! ! ! !"
Et il court vers Elena en relevant son marcel sur sa tête, les bras écartés,
comme un joueur de foot pro qui aurait marqué un but en final de coupe du
monde ! !
Elena, apeurée par ce grand singe qui court vers elle le visage aveuglé par
son marcel relevé, se lève précipitamment et laisse Aaron continuer de courir au
delà de sa serviette pour finalement se casser la gueule sur Duval qui était en
plein sommeil.
Duval : - "Enculééééé ! ! !" Aaron : - "Excusez moi Monsieur mais c’est parce
que je viens de marquer un benzebut et je suis Karim Benz..."
Il n’a pas le temps de finir que Duval lui colle une mandale dans la gueule.
Duval : - "Barre toi p’tite merde, j’étais en train de rêver que j’étais caché
sous la table d’une cantine d’école maternelle Tu as gâché mon si beau rêve ! !"
Aaron s’empresse alors de revenir vers nous.
Jordan : - "Hé mec fais belek, c’est haram de réveiller un yeuv qui dort !"
Aaron : - "Azy putain j’ai rien capté ..."
Je ramasse alors la canette de coca dans le sable et lui tend :
Moi : - "Tiens, bois un coup pour te remettre de ton benzebut "
Aaron : - "Azy passe ça"
Et ce crétin ouvre la canette de coca qui a été secouée dans tous les sens
et se fait bien évidemment asperger la gueule ... Jordan et Jason commence à
se tenir la main et à tourner autour de Aaron en chantonnant : "Il s’est fait
bolosser, il s’est fait bolosser ! !"
Elena éclate de rire en me regardant avec des yeux plein d’étoiles, admirative
de ma ruse pourtant très simple. Alors que je la regarde en souriant l’air fier et
fort et en tapant un peu la pose, Aaron se jette sur mes jambes ivre de vengeance
en hurlant : "STAAADE TOULOUSAAAIIIINNNNN ! ! !" et me plaque au sol
à nouveau.
Un tantinet courroucé, je lui jette du sable à la gueule qui se colle à son
visage devenu collant grâce au coca.
Aaron : - "Ahh qu’est ce qu’il m’a fait ? ? Je vois plus rien, ma gueule est
toute bizarre ! ! "
Jordan : - "Oh putain t’as plein de petits trucs sur le visage, viens on se
casse, c’est un guedin ! !"
Et à ces mots, les 3 bestiaux s’enfuient étrangement en courant
Elena et moi nous rallongeons à nouveau tranquilles. Nous discutons de
tout et de rien, elle me parle de ses passions, je lui parle des miennes qui sont
d’ailleurs souvent semblables. Je suis absorbé par son visage pétillant et sa
beauté magnétique ...
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Elena : - "Pourquoi toute à l’heuré, le garçon débilé t’a appelé Brooklyn ?"
Moi : - "Heu.. Je ... Heu .. En fait c’est un surnom pour m’emmerder !"
Elena : - "Ah ouf ! J’avais ou peur que tou m’aies menti sur ton prénom !
Brooklyn ça fait vraiment prolétairé, ça né m’étonnerait pas qué lé gros homme
vulgaire qui parlait de moi toute à l’heuré appelle ses enfants comme ça, tou nè
pense pas ? "
Moi : - "Ahah heu si .. Il avait l’air assez beauf c’est vrai ! "
Et comme lorsqu’on parle du loup, on voit sa grosse queue, nous voyons mon
père passer devant nous main dans la main avec la fille de Duval, oui celle qui
a 6 ans.
Elena : - "Tou crois que c’est sa fillé ?"
Moi : - "Ba non c’est pas sa fille !"
Elena : - "Ah tou connais ce gros homme ?"
Moi : - "Heu non non ! ! Mais je le vois dans le camping et je sais qu’il n’a
pas une petite fille de 6 ans ! !"
Qu’est ce que mon père foutait avec la gamine de 6 ans de Duval ? Je l’observais de loin et je le vois se diriger vers une cabine de plage qui servait aux
gens à se changer. Voulant en avoir le coeur net, je dis à Elena : Moi : - "Tu
m’attends ici, je reviens, je vais aux toilettes !"
Elena : - "Ok reviens vite" me dit-elle en souriant avant de me faire un bisou
sur la joue.
Mon coeur s’emballait, j’étais heureux qu’une fille parfaite comme elle ait
l’air de s’intéresser à moi ! Mais pour l’instant je devais m’assurer que mon père
ne retombe pas dans ses vieux travers ...
Oui, car il y a deux ans lors d’un réveillon de 24 décembre...cembre..bre..re
....

23

Chapitre 7

Histoire de famille
Nous sommes donc le 24 décembre 2010 et cette année, le réveillon se passe
chez nous. Mes parents, moi, ma soeur qui avait à cette époque 12 ans et son
mec de l’époque Stoyan, 18 ans, accueillons donc mon oncle Fernand, sa femme
Suzette et leur fils, Orlando 17 ans. Il y a aussi la mère de mon père et de mon
oncle, Babette 83 ans, une déanbulateur, un dentier et un élastique anal trop
détendu.
Nous sommes tous dans la cuisine autour de la table rustique et comme
d’habitude lors des réunions familiales, les discussions ne volent pas haut :
Mon père : - "Mi j’te dit qu’avec les ondes satellites on d’vient tous fous ! Et
j’te parle même pas du ouifil !"
Oncle Fernand : - "J’a l’sais ça ! Chez mi j’a tout recouvert l’plafond de
papier alu ! Et j’oblige mes gamins à r’garder la télé avec des lunettes de soleil
pour pas qu’les ondes leur bousillent le cerveau ! ’Sont d’jà pas bien malins ..."
Mon père : - "Ah ouais c’est une bonne idée mais ça r’vient cher en papier
alu à la fin du mois ! D’jà qu’j’ai du économiser pour acheter des piles pour
la télécommande l’mois dernier alors avec l’alu en plus, bonjour pour change
l’antenne d’ma bagnole qui déconne !"
Oncle Fernand : - "C’est sûr qu’ça d’mande des sacrifices l’alu, chez moi ça
a été les études d’mes gamins ..."
Mon père : - "Ah ! Moi l’autre trimard d’Brooklyn, y veut faire des études !
A Lille en plus ! Tu t’rends compte ? ? ? Aux chiottes le LOSC, aux chiottes le
LOSC, aux chioooottes ! ! ! "
Juste après son petit chant de supporter prolétaire, mon père me toisa du
regard comme par défi ... Je le regardais éberlué, sa connerie me surprenait
chaque jour ...
Oncle Fernand : - "Bon alors les femmes, c’est quoi le manger pour not’réveillon de la Noël ? ?"
Ma mère : - "C’soir on vous gâte les hommes, on a fait des fetoutchinis aux
mille poissons !"
Tout le monde hurla de joie sauf moi, ce que ma mère appelait fetuccini aux
mille poissons, était en fait des coquillettes avec des morceaux de poisson pané
24

dedans ...
Nous commençons donc à manger quand mon cousin Orlando qui ne parle
jamais se met à lever une fesse et lâcher un pet gras et odorant juste avant de
ricaner comme un trépané ... Dans n’importe quelle famille on aurait été choqué
par un tel comportement mais dans la mienne il se passa ça :
Mon père : - "Woh putain, tout son père celui là ! "
Oncle Fernand : - "Faut dire qu’dans l’famille on a du souffle !"
Orlando : - "Hin hin hin ! !"
Oncle Fernand : - "Hé Raymonde, ta p’tite cuisine elle sent plus aussi bon
quand elle sort par l’trou d’balle ! ! "
Et là toute la famille explose de rire ... Cependant pas assez fort pour ne pas
entendre la sonnette de la porte d’entrée.
Mon père : - "Woh putain qui c’est ?"
Ma mère : - "Ah c’est p’tête les voisins, les Duchenots, j’leur avait dit qu’il
pourrait passer !"
Mon père : - "Ah ba fais les entrer, plus on est d’fous plus y’a d’kiri ou
que’que chose comme ça ..."
Ma mère ouvre alors la fenêtre et leur gueule de sa voix de poissonnière :
Ma mère : - "La porte est coincée, faites l’tour et passez par derrière !"
Mon père : - "Ah par derrière comme moi dans la Raymonde hier ! "
Oncle Fernand : - "Ah mon con, t’as d’la veine ! Mi la Suzette elle veut
jamais qu’j’lui tasse le repas d’la veille !"
Mon père : - "C’est qu’l’entrée des artistes, ça s’mérite ..."
Je n’avais plus faim.
Nos voisins entrent, il s’agissait de Jacky et Yvette Duchenots, venus avec
leur fille de 4 ans, Pricillia.
Mon père : - "Alors mon con, toujours au chômdu ? "
Jacky : - "Ba ouais d’puis qu’l’usine de traitement des eaux a fermé ..."
Mon père : - "C’est la faute aux juifs, ils contrôlent tout !"
Jacky : - "Ouais j’sais, ils nous volent notre travail ..."
Yvette : - "Dites moi, y’est où l’chiotte ? La p’tite doit caguer ..."
Ma mère : - "L’chiotte du bas est bouché, la p’tite famille a pas bien digéré
ma purée d’pruneaux ! Mais t’peux aller la faire chier dans l’salle d’bain du
haut, première porte .."
Elle est coupée par mon père :
Mon père : - "Laisse, laisse, j’vais l’accompagner ... Allez, viens avec mi,
Pricillia ..."
Jacky : - "Heu .. Bah ok va avec Gérard ma Priscillette"
Mon père et la fille Duchenot vont alors à l’étage lorsque ma mère lève son
verre de mousseux :
Ma mère : - "Bon hé j’voulais porter un toast à m’fille Kimberley qu’y’est
devenue une femme !"
Kimberley : - "Maman ! ! Ca va pas dans ta teté ? ? Ca se dit pas !"
Les invités Duchenot étaient horriblement gênés mais malgré tout, ma mère
en rajoute une couche :

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Ma mère : - "Wo hé ça va c’est la nature ! ! Bon ba voilà, madame la baronne
veut pas qu’on parle de s’minette ! !"
Kimberley : - "T’as pas à dire que Stoyan a mis s’biroute dans m’foufe "
Oncle Fernand : - "Tu sais Kimberley, à 12 ans c’est normal d’passer des
soirées open-biroute ! Mais .. Mais .. C’est quoi st’odeur ?"
Mamie Babette : - "Les fetoutchinis sont redescendues ..."
Ma mère : - "Wo putain ! ! GERAAARD ! ! ! ! TA MERE A ENCORE FOUTU
EN L’AIR UN TAPIS ! ! ! "
Mon père ne répondant pas alors qu’il était monté il y a déjà près de 10
minutes, le voisin Jacky s’interroge :
Jacky : - "Heu j’vais p’tête aller voir, c’est bizarre de mettre autant d’temps
... "
Jacky monte alors vers la salle de bain, ouvre la porte sans verrou et tombe
nez à nez avec mon père à 4 pattes, nez à nez avec les fesses écartées de Pricillia.
Jacky : - "ESPECE DE DÉTRAQUÉ ! ! ! QU’EST C’TU FOUS AVEC MA
GAMINE ? ? ?"
Mon père : - "Heu .. Mais .. Heu .. C’est la faute des ondes satellites "
Jacky après avoir mis une mandale à mon père, rentra chez lui, non sans
avoir déposé plainte au commissariat.
Mon père redescendit et ma mère lui demanda :
Ma mère : - "Mais c’est quoi s’raffut ? Qu’est c’qui s’est passé quand Jacky
y’a monté en haut ?"
Mon père : -"Mais j’ai rien fait mi ! C’est ste p’tite pute qui m’a d’mandé
si s’fion y’était prop’ ! ! Mi faut pas m’montrer une chtite paire de fesses sinon
j’réponds plus d’mes actes ! !"
Oncle Fernand : - "Alala c’est des choses qu’arrivent t’sais ... Je m’souviens
l’été dernier dans la bergerie du vieux Duchemin ... "
Il résulta de cet épisode sordide, juste un rappel à la loi pour mon père, dans
les corons ces choses là étaient monnaie courante...rante...te...
Trêve de songeries, je tenais à savoir ce que mon père faisait avec la petite
Ashley dans la cabine de plage !

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Chapitre 8

Pédophiles, racistes,
consanguins, bienvenue aux
Tourterelles
Je cours vers la cabine de plage, excédé par ce vilain défaut de mon père
qu’est la pédophilie. J’ouvre la cabine d’un coup sec en hurlant, autoritaire :
Moi : - "Sors de là, satyre ! "
Mon père : - "Hein ? Hé quoi ?"
Il était en train de regarder la petite Ashley, 6 ans, se changer.
Moi : - "Porc ! Si tu te fais encore attraper, tu prendras du ferme à coup
sûr !"
Mon père : - "Mais enfin Brooklyn, ce n’est que de l’amour entre une petite
fille et un vieux monsieur chauve de 56 ans "
Moi : - "Viens avec moi rendre sa fille à Duval !"
Nous sommes donc allé rejoindre Duval qui était encore en train de roupiller
à l’ombre du parasol Ricard.
Moi : - "Duval, excuse moi de te déranger sous ta table de cantine mais sache
que ton ami Gérard était avec ta fille nue dans la cabine de plage ..."
Et là Duval me regarda avec des yeux noirs, il commença à prendre son
souffle comme pour rugir et là il s’écria :
...
Duval : - "Bah je sais, il m’a promis de ne toucher qu’avec les yeux ! Entre
amateurs de jeune chair on peut se dépanner"
Et il ponctua son propos par un clin d’oeil de vieux dégueulasse, la bave aux
lèvres ... C’était bizarre parce que je m’attendais qu’il réponde autre chose
Mon père : - "Bah alors t’vois l’intello, y’a pas d’mal à avoir un p’tit péché
mignon !"
Dégoûté, je retourne alors vers Elena.
Elena : - "Tou as fait pipi dans la cabine de plage ? Tou è oune dégeulassé !"

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Moi : - "Heu ... Tu sais ici les gens urinent dans les cabines de plage et
défèquent dans des boîtes à chaussures, tu vas t’habituer !"
Soudain Josh, l’animateur star du camping vient vers nous :
Josh : - "Salut les djeun’s, soir-ce putain d’soirée sur la place du camping
qu’on va transformer en .. dancefloor ! "
Elena : - "Oh jè pensé qué ça serait sympa, tou nè pense pas Victor ?"
Josh : - "Putain j’kiffe ton p’tit accent, te gusta la .."
Moi (en le coupant) : - "Ouais ouais allez on viendra ! !"
Josh s’en va mais un autre indigent prend sa place, un vendeur de beignets
au fort accent africain vient nous gueuler aux oreilles :
Le vendeur africain : - "BEIGNETS BEIGNETS CHOCOBEIGNETS, MIAM
MIAM QUEL WEGAL, VENEZ MANGEZ LES BEIGNETS ! !"
Moi : - "Non merci mais allez voir les 2 gros hommes là bas, ils seront
intéressés."
Le vendeur se dirige alors vers mon père et Duval.
Le vendeur africain : - "Des beignets monsieur ?"
Mon père : - "Woh putain qu’est c’est que s’t’oiseau Duval ?"
Duval : - "On dirait un nwèèère !"
Mon père : - "Putain ouais, tu vends des beignets à la banane ? T’as compris
Duval ?"
Duval : - "Arrête tu vas l’faire rougir enfin si il pouvait rougir !"
Le vendeur africain : - "Messieurs, nous sommes en 2012 et nous sommes
tous fwèwes !"
Mon père : - "Par chez moi c’est vrai qu’on est tous frères mais ça dépasse
pas les frontières du Pas de Calais !"
Duval : - "Allez retourne à Rio ! !"
Le vendeur africain : - "Wio c’est au Bwésil imbécile !"
Duval : - "Ouais et alors ? J’sais pas d’quel pays d’Afrique tu viens moi !
Brésil ou un autre, c’est pareil !"
Nous continuons notre chemin vers l’épicentre de la bêtise, le camping et
assistons à une dispute entre Kimberley et Dylan :
Kimberley : - "Pauvre taré, après not’dispute t’es rev’nu m’foutre un pic à
brochette dans le trou d’cul !"
Dylan : - "Calme toi, j’voulais juste t’faire un avortement style 16ème siècle
mais j’étais trop rabat’, je m’suis gouré d’trou harcheum !"
Kimberley : - "Comment t’as pu faire ça à not’Enzo ? ?"
Dylan : - "J’en veux plus d’ce gamin, garde le .. En plus, vu comment tu
fumes et tu picoles, il va être tout pourri ..."
Kimberley : - "Et l’fait qu’tes parents soient frère et soeur, tu penses pas
qu’ça t’a rendu pourri toi ? ?"
Dylan : - "Ils ont divorcé alors du coup ils sont plus frère et soeur j’crois
... "
Kimberley : - "Alors c’est fini ? Comme ça au bout d’3 mois de relation, tu
m’tej ?"
Dylan : - "Wé casse toi crasseuse"

28

J’avais donc perdu mon brillant beau frère ... Elena les regardait stupéfaite,
moi c’était une habitude que d’entendre de telles âneries ...
J’accompagne Elena jusqu’à son emplacement où ses parents avaient déjà
installé une grande tente dernier cri avec tout le confort nécessaire, elle me dit de
passer la prendre à 20h30 pour aller à la fête et je retourne à mon emplacement.
Une fois arrivé, Filichou m’interpelle depuis sa tente :
Filichou : - "Alors mon con, y paraît qu’t’as été à la plage avec un beau
morceau st’aprem ?"
Moi : - "En effet, les nouvelles vont vite !"
Filicou : - "Traînes pas si tu veux t’faire becqueter la tige parce qu’la bande
à Jordan, ils vont finir par s’lasser d’trouer ma fille et ils vont t’piquer la nouvelle ! "
A ses mots, Mélanie sort de la tente :
Mélanie : - "Quoi ? Y’a une nouvelle ? Si elle croit se taper plus de mecs que
moi ici, elle est mal barrée !"
Moi : - "Non mais je pense pas qu’elle soit venue ici pour se taper des cas
sociaux dans les chiottes du Pegasus ..."
Mélanie : - "Vas y dis tout de suite que j’suis une pute !"
Moi : - "T’es une pute."
Mélanie : - "Et dire que j’voulais t’passer une despé, j’étais vraiment trop
conne !"
Je retourne enfin me reposer dans ma tente et alors que je commence à me
masturber dans mon sac de couchage, Elena vient m’y rejoindre. Je fais semblant
de me gratter la cuisse avec la main droite et je lui dit :
Moi : - "Oh je pensais justement à toi "
Elena : - "Jé voudrais jouste qué tou me montre où sont les toilettes ?"
Moi : - "heu suis moi .. "
J’allais lui servir de guide pour l’expérience la plus crade qu’elle aurait sans
doute jamais vivre ...

29

Chapitre 9

Les sanitaires
Elena voulant donc aller aux toilettes, je me dois de lui servir de guide :
Moi : - "Alors heu il faut que tu prennes un rouleau de papier toilette, je
vais t’en chercher un."
Elena : - "Il n’y en a pas là bas ?"
Moi : - "Non sinon les gens le voleraient !"
Elena : - "Mais pourquoi feraient-ils ça ? "
Décidément la pauvre Elena avait vraiment atterri dans un monde à part ...
Je vais donc chercher un rouleau de papier toilette dans la réserve personnelle
de mon père et j’emmène ma belle italienne vers les sanitaires.
En chemin, nous croisons Jason, Aaron et Jordan, bref, la fine équipe :
Jason : - "Woh azy y’a l’bolosse avec sa ’tasse !"
Jordan : - "Et y’a pris du papier cul ! ! Y va aux waters ! ! !"
Aaron : - "Alors, vous allez ken dans l’chiote ? ? ?"
Jordan : - "Ou alors p’tete qu’il veut juste couler une droule ! !"
Moi : - "Bon les bonobos, laissez nous pass..."
Aaron : - "STAAAADE TOULOUSAIIIINNNN ! ! !"
Et là il me chope les jambes et me plaque contre le sol, en chutant je lâche le
rouleau de papier toilette qui est rattrapé en vol par Jason. Je me relève tente
de récupérer le rouleau mais Jason l’envoie au dessus de moi vers Jordan, je
fonce alors vers lui mais il l’envoie à Aaron.
Moi : - "Rendez le moi bordel !"
Aaron : - "Rattrape le ! ! Hop ! ! Attrape Jason ! ! Ouais voilà bien sarbi ! !"
Jason : - " Ba alors Brooklyn, on s’est pas assez entraîné au volley pour
choper son papier cul ?"
Finaud je lance alors en leur désignant un point derrière eux :
Moi : - "Oh putain y’a Jean Pascal qui distribue des marcels dédicassés ! "
Jordan : - "Où ça ? Où ça ? Je l’avais loupé au Leclerc de Toulouse ! !"
Et j’en profite pour lui reprendre le rouleau des mains mais ma ruse, en
plus de leur faire perdre leur baballe, leur a créé une fausse joie et une amère
déception, leur vengeance sera terrible ...
Aaron : - "Putain harcheum y’est même pas là, s’narvalo nous a bolossé ! !"
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Jason : - "C’est haram d’jouer comm’ça avec not’coeur !"
Jordan : - "On réglera ça sur le dancefloor ce soir !"
Et les trois loustics repartirent en courant vers les bois ... Assez perdu de
temps, nous filons vers les toilettes et lorsque nous arrivons il y a déjà une queue
de 5-6 personnes, il faut dire qu’il n’y a que deux cabines de toilettes pour un
camping de 300 personnes ...
Nous nous mettons donc dans la file pour attendre et sommes donc idéalement placé pour entendre les remarques de mon père, qui est 3ème dans la file
d’attente.
Mon père (en marmonnant) : - "J’en peux plus ... J’vais pas t’nir ..."
Il avait l’air mal en point, il était tordu en deux et suait à grosses gouttes, il
peinait à retenir ses pets mais finalement la pression était trop forte et il lâche
un pet bruyant.
Mon père (en criant) : - "Wohooo ! ! J’ai l’cigare qui pointe l’bout d’son
nez ! ! ! Laissez moi passer, j’d’viens fou ! ! !"
Et il se met à bousculer les deux femmes devant lui pour aller marteler de
toutes ses forces l’une des deux cabines de toilettes occupées.
Mon père (en hurlant) : - "Sortez d’là ! ! ! J’vais tout lâcher dans mon slibard ! ! J’EN PEUX PLUS ! ! !"
La personne à l’intérieur : - "Enculééééé ! ! !"
Mon père : - "Woh putain Duval ! ! Sors de là salopard, j’ai la courante ! ! "
Duval : - "Barre toi enfant d’tournante, j’ai presqu’fini ! !"
Mon père : - "J’te jure qu’j’ai des immondices dans l’derrière alors sors de
là ! !"
Duval : - "Tu m’fais chier avec tes dégueulasseries, laisse moi finir ! !"
Et là mon père se penche vers l’espace en bas de la porte des toilettes et
attrape les pieds de Duval.
Duval : - "Lâche moi putain d’tas d’purin ! ! C’est plein d’pisse par terre ! !"
Mon père : - "Woh non ça sort ! !"
Et dans cet effort ultime, mon père tira Duval des toilettes par le trou sous
la porte, Duval glissait dans les excréments et la pisse qui recouvraient le sol
d’une cabine qui voyait passer des centaines de personnes par jour et se retrouva
face à tout le monde sans pantalon, un sopalin sur le sexe et un catalogue la
Redoute collection enfant été 2012 dans les mains.
Duval (en remettant son pantalon) : - "Sale ordure, j’vais m’finir dans ton
duvet, tu vas voir gaillard ! !"
Mon père n’écoutait même pas les vociférations de Duval, il se mit à ramper
sous la porte toujours verrouillée, il pataugeait littéralement dans les immondices, s’agrippa à la lunette de la cuvette et pu enfin se hisser sur le trône.
Un "PROUUAAATCHHHHHHHHH" retentit suivi d’un "Haaaaaaarrhhh enfinnnnnn ...", comme pour mettre un terme à tout ce foutoir.
La deuxième cabine se libéra par deux fois, faisant passer les deux personnes
devant nous et lorsque ce fût enfin à notre tour ou plutôt au tour de Elena, la
porte de la cabine de mon père s’ouvrit. Un courant d’air lourd et nauséabond
nous envahit, nous avions les yeux et la gorge qui piquait face à cette odeur qui
semblait provenir des entrailles d’un mort.
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Elena, courageuse, se diriga vers la cabine ouverte et mon père la croisa et
lui dit :
Mon père : - "Bin bon courage pour couler t’drisse ma minette parce que
j’t’ai laissé une odeur à décoller le papier-peint Et j’te parle même pas du p’tit
cadeau qu’y’a bouché le chiotte ! "
Ce gros abruti était fier de lui, il avait tellement poussé qu’il avait les yeux
écarquillés et le bouc plein de bave ...
Moi : - "Elena, attend ! N’y va pas pieds nues, prends ces sandales. "
Je lui tend les sandales, elle les met mais le sol était glissant.
Elena : - "Jé souis désolé de té demandé ça mais tou ne veux pas venir avec
moi pour me tenir pendant que je fais pipi ? Je n’ose pas poser mes fesses sur la
cuvette, elle est toute drôle ..."
Je trouvais sa demande étrange mais en même temps pour une petite bourgeoise comme elle, ça devait être extrêmement déstabilisant d’uriner dans un
endroit aussi malsain. J’accepte de venir avec elle, je referme la porte et la tient
par en dessous les bras en tournant ma tête sur le côté pour lui laisser un peu
d’intimité. Mes mains étaient juste sur le côté de ses seins, ils étaient tellement
gros que je sentais leur galbe sur ma main et cela créait déjà un afflux sanguin
vers ma verge ... Elena avait baissé son mini-short et son bas de maillot de bain,
j’étais tenté de regarder mais j’allais passer pour un pervers, je décide une fois
de plus d’usé de ma ruse
Moi : - "Oh une mouche ! ! Attention ! !"
Et je commence à la lâcher d’un bras pour chasser une mouche imaginaire
tout en jetant un coup d’oeil à son pubis ! Mais à peine avais-je eu le temps de
constater qu’elle était parfaitement épilée qu’elle me dit :
Elena : - "Mais laisse cette mouchè tranquillé, à cause de toi ma fesse droite
est tombé dans la caca ! ! "
Moi : - "Excuse moi, je peux te la frotter si tu veux ..."
Elena : - "Hé qu’est ce qui té prend ? Jé vais le faire !"
Elle s’essuie et nous sortons à deux de la cabine. En sortant, nous tombez
nez à nez avec Filichou :
Filichou : - "Woh vindjeu, il lui a pété la rondelle dans l’chiotte ! !
Moi : - "Non pas du tout, nous ..."
Filichou se met alors à mimer un cunni avec ses doigts en V en léchant
l’espace entre les deux et regarde ainsi Elena en lui disant, la bave aux lèvres :
Filichou : - "Alors t’as aimé ma bécasse ?"
Elena (apeurée) : - "Victor, qué me veut ce gros monsieur ? ?"
Moi : - "Allez pousse toi, tas d’foutre ! !"
Je me faisais peur, ces abrutis étaient en train de me sortir de mes gonds mais
je faisais tout pour protéger Elena. Arrivés à notre allée, nous voyons Marcello
le père de Elena nous alpaguer :
Marcello : - "Alors les enfants ? Vous avez passez oune bonne journée ?"
Elena : - "Les gens ici sont étrangès mais Victor a été très gentilé !"
Marcello : - "Ma pour té remercier, nous aimerions inviter toi et ta famille
à dîner ce soir, si ? Et ensuite nous irons ensemble à la fêtè !"

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Je devais éviter ce drame à tout prix, Elena risquerait de comprendre que le
gros porc qui nous a emmerdé toute la journée était mon père !
Moi : - "Je ne pense pas qu’ils sont disponi..."
Mon père : - "ON VIENDRA L’MACARONI ! ! ON VA PAS S’LAISSER
IMPRESSIONNER PARCE QU’VOUS AVEZ TRICHÉ EN 2006 ! !"
Marcello : - "Ma c’est perfecto, venez pour 20h !"
Elena : - "Quoi ? Cè typè est ton père ?"
Moi : - "Elena, je vais t’expliquer !"
Elena : - "A ce soir."
Merde, j’allais être confronté à mes mensonges ...

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Chapitre 10

Diner italien
Après avoir pris une petite douche, mis une belle chemise bleu ciel, un pantalon beige et des mocassins marrons, je vais rejoindre mes parents devant leur
tente pour aller chez la famille de Elena.
Mon père : - "Woh putain comment qu’y s’est fait beau l’Brooklyn ! Mi j’ai
gardé mon tshirt sans manche kronembourg et mon short kiabi !"
Ma mère : - "Oh tu t’rabaisses mon Gérard, t’as quand même mis tes sandales
avec t’belles soquettes blanches ! !"
Mon père : - "Hé ouais ! C’est qu’on r’présente la France c’soir ! "
Moi : - "Kimberley ne vient pas ?"
Ma mère : - "nan elle encore en train d’braire dans s’sac d’couchage !"
Ouf, ça faisait déjà une plaie en moins pour ce dîner à haut risque ...
Nous allons vers l’emplacement des italiens qui ont donc installé une tente
tout confort et apparemment très onéreuse.
Marcello : - "Buenvenutti ! Installez vous dans la "pièce" principalè !"
Mon père (en entrant dans la grande tente) : - "Woh vindjeu c’est rupin
ici !"
Ma mère : - "Vindjousse ! ! C’est pas nous qu’on pourrait s’ach’ter ça, on est
pas Rachid ! ! !"
Moi : - "Rothschild tu veux dire, non ? "
Ma mère : - "Ouais c’est ça, j’y connais rien en nom d’arabe !"
Marcello : - "Ma .. Ok .. Vous voulez quoi pour l’apéro ?"
Mon père : - "Oh ba mets moi un p’tit jaune !"
Ma mère : - "Mi j’veux bien une suze !"
Marcello : - "Un jaune ? Une suze ? Excousez moi mais je ne m’y connais pas
bien en alcool français ! Peut être je peux vous proposez un martini ?"
Ma mère : - "Hein ? Y’a l’mari d’la boulangère par chez nous qui vient d’la
martinique justement !"
Mon père : - "Mais non grosse truie, qu’elle est con celle là ! C’est d’l’alcool !
Allez fais couler l’macaroni ! !"
Marcello nous sert alors à tous un verre de martini lorsque Serenna et Elena
font leur entrée. Serenna était très très élégante, on voyait que c’était une femme
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du monde, quant à Elena, elle avait une robe bleu très courte mais très élégante
qui faisait ressortir son bronzage, le tout réhaussé par des escarpins de 12cm
Ma mère faisait vraiment pâle figure avec son débardeur jaune fluo où était
écrit "On est heureux dans le 62 !" et son short XXL noir qui était devenu gris
suite aux lavages trop chaud pendant 20 ans ...
Serenna : - "Bonsoir Raymonde et Gérard, il me semble ?"
Mon père (à Marcello) : - "Woh putain hé ! Tu t’fais pas chier avec ta greluche
mon cochon !"
Ma mère : - "J’vois pas ce qu’elle a d’plus qu’moi s’cageot ! ! ! !"
J’avais envie de répondre : "Oh en plus ? Pas grand chose, juste 10cm ! Par
contre, en moins, il doit bien y avoir une trentaine de kilos ..."
Elena : - "Bonsoir, enchantée, Elena !"
Mon père : - "Vous excus’rez not’môme, elle s’est fait mettre en cloque et
l’futur père l’a largué alors elle chiale dans s’tente !"
Marcello : - "Oh vous devez avoir oune grande fille alors !"
Mon père : - "Ah nan elle vient d’avoir 14 ans !"
Marcello : - "Ah. Oui c’est pas grave qu’elle ne soit pas venou, nous l’excousons ..."
Mon père : - "Bah ouais surtout qu’un parent seul ça touche plus d’allocs !
Hé, pas folle la guêpe ! "
Serenna : - "Allez, passons à table, je vous ai préparé des fetucinnis aux millè
poissons !"
Marcello : - "Amor, je t’ai déjà dit dè nè pas appeler cè plat comme ça c’est
ridicoule ! "
Serenna : - "Jè sais mais c’est ça qui est drôlè ! "
Ma mère : - "Bin qu’est ce qu’y’a d’drôle là d’dans ?"
Mon père : - "Laisse tomber Raymonde, on va voir si l’Italie sait mieux faire
qu’Lens les fetoutchinis !"
Serenna sert alors les assiettes, c’est vraiment très appétissant, rien à voir
avec les nouilles au poisson pané de ma mère. Ma mère en a conscience et après
une fourchette, elle grimace et s’exclame, folle de jalousie :
Ma mère : -"BEUAAAAAHHHHRRKK ! ! ! Elles sont dégueulasses tes fetoutchinis ! ! ! Gérard, Brooklyn arrêtez de les bouffer vous allez être malade !
J’oserais même pas les donner à mon kien ! ! !"
Serenna malgré tout, garde toute sa classe :
Serenna : - "Ah ça ne vous plaît pas ? Nous avons un peu dè viande si vous
préférez ?"
Mon père : - "Roh la Raymonde elle aime ça la viande, surtout la sucette à
la viande ! "
Et il ponctue sa vulgarité par un petit coup de coude à Marcello alimenté
par un gros clin d’oeil, le tout en mimant une fellation avec sa main et sa langue
contre sa joue ... Ce porc m’avait une fois de plus coupé l’appétit ... Et à nos
hôtes aussi visiblement ...
Pendant tout le dîner je cherchais du regard Elena mais celle ci m’esquivez
et se taisez depuis le début ... M’en voulait-elle vraiment ? Je l’ignorais ...

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Marcello : - "Nous allons passer au dessert si vous voulez bien, je vous ai
préparé mon tiramitsu au speculos !"
Marcello nous sert tous et mon père s’en va de sa réplique pleine d’esprit :
Mon père : - "Vindjeu ça a l’couleurs de c’qu’la Raymonde a laissé dans
l’chiotte à Nouvel an dernier ! Faut dire qu’la Raymonde, c’est pas un cul
qu’elle a, c’est une usine à chocapic !"
Ma mère : - "Ca t’plaît d’me fout’ la honte d’vant tout l’monde comme ça ?"
Marcello : - "C’est vrai Gérard, cè n’est pas très élégantè ..."
Mon père : - "Woh hé putain, si on peut plus parler ! !"
Ma mère : - "Faut toujours qu’tu m’humilie d’vant tout l’monde ! !"
Mon père : - "Oh hé c’est bon change de disque ! Putain la Raymonde quand
elle a une idée en tête, elle l’a pas au cul hé ! Enfin à l’usine à chocapic ! "
Nos hôtes étaient horriblement gênés, si bien qu’il tente de gentiment mettre
un terme à ce dîner lamentable :
Marcello : - "Mes amis, il se fait tard, si vous le voulez bien, nous allons nous
coucher ..."
Mon père : - "Bah on veut pas !"
Marcello : - "Ma ?"
Mon père : - "J’DECONNE L’SPAGHETTI ! ! ! Allez Raymonde, on va à
l’fête du camping, tu vas remuer ton usine ! !"
Mes parents rentrent alors à leur emplacement sans même avoir dit merci
pour le dîner et je me retrouve seul à seul avec Elena :
Moi : - "Elena, si je t’ai caché la vérité sur mes parents c’est que j’ai horriblement honte d’eux et je voulais t’intéresser ... Je ne suis pas comme eux, sache
le ..."
Elena : - "Jè comprend ton désarroi ... Mais tes parents sont si grossiers ..."
Moi : - "Viens avec moi à la fête s’il te plaît ... Je ne suis pas comme eux, je
te le promets, tu le vois bien !"
Elena : - "Ok allons-y, sache què jè tè trouve très élégant contrairement à
tes parents, et c’est pour ça què jè viens avec toi mais pour tes mensongès, j’ai
du mal à les digérer ..."
Nous nous dirigeons alors vers la fête du village et déjà "L’agitateur" de
Jean-Pascal en live se fait entendre ...

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Chapitre 11

Le bal des fous de la téléralité
Moi et Elena sommes donc en route pour la fête organisée sur la sorte de place
principale du camping. Nous entendons "L’agitateur" de Jean-Pascal résonner
et à mesure que nous nous approchons, la cacophonie se fait de plus en plus forte.
Au détour d’une allée, nous voyons enfin la foule de macaques se déhancher sur
la musique provenant de l’estrade sur laquelle Jean-Pascal et ses musiciens du
dimanche chante l’unique tube du piètre chanteur.
Nous nous dirigeons vers le bar pour nous y accouder :
Moi : - "Elena, tu veux boire quoi ?"
Elena : - "Oune kir violettè s’il te plaît"
Moi : - "Un kir violette et un gin tonic s’il vous plaît !"
Le barman, Brandon, cheveux rasés sur le côté, petite crête sur le dessus et
piercing au nez me répond :
Brandon : - "Ok moi c’est Brandon, j’te dit ok pour l’gin’to mais l’kir violette
on a pas ça ici ! Sorry on est pas au valpiroume !"
Elena : - "Pfff oune coupe alors"
Moi : - "Hum je doute que le V.I.P. Room des tourterelles ait ça ... Brandon
une coupe de champagne si tu veux bien !"
Brandon : - "Putain j’viens d’te dire qu’on est pas au valpiroume alors ta
go elle prend soit une pression comme les autres meufs, soit un alcool fort ! Et
m’demande pas la marque de la bière, c’est d’la pisse qu’on brasse nous même
dans la chaudière du camping !"
Moi : - "Deux gin tonic alors ..."
Brandon nous sert nos verres et nous nous retournons vers la piste de danse
toujours sous le joug de Jean-Pascal et de son "agitateur". Nous voyons la bande
de Jason se déhancher et ces crétins avaient adapter les paroles à leurs prénoms
et les chantaient simultanément :
Jason : - "Je suis un agi-ta-teur, un a-ni-mal, my name is Jean-Jason ! !"
Jordan : - "Je suis un agi-ta-teur, un a-ni-mal, my name is Jean-Jordan ! !"
Aaron : - "Je suis un agi-ta-teur, un a-ni-mal, my name is Jean-Aaron ! !"
Soudain, Jason remarque Elena au bar :
Jason : - "Azy sa mère ! ! BOMBA LATINA A 12 HEURES ! !"
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Il s’approche :
Jason : - "Hé la miss, tu veux bien m’appeler Buitoni ?"
Elena : - "Pourquoi ?"
Jason : - "Parce que j’te ravi au lit !"
Elena : - "Ah ... Pourtant jè nè tè vois jamais avec des filles, à chaque fois,
tou es seul avec tes deux amis en pantacourt ..."
Jason : - "Ca c’est parce qu’aucune tass’ n’a ma classe, normal j’prends toute
la place "
Moi : - "Allez barre toi le guignol, retourne remuer du cul devant tes copains !"
Jason colle alors son visage au mien :
Jason : - "Qu’est c’t’as bolosse ? T’veux t’battre ?"
Moi : - "Putain tu pus de la gueule, barre toi je t’ai dit ! !"
Et je le repousse violemment si bien qu’il perd l’équilibre et tombe dans les
bras de Jordan sur la piste.
Jason : - "Jordan, va draguer sa meuf pour me venger, fais lui le coup du
showbiz !"
Jordan arrive alors et se poste devant Elena :
Jordan : - "Hey la miss, j’te matais d’là bas et en fait j’suis l’agent de
plusieurs stars tel que Noémie de Secret Story 2 ou Jack de la Nouvelle Star
3 et j’me disais que tu serais p’tête intéressée pour qu’j’te fasse entrer dans
l’showbiz ?"
Elena : - "Jè nè sais pas qui sont ces gens !"
Jordan : - "Woh putain, écoutez tout l’monde ! ! ! ! ! Y’a une meuf qui sait
pas qui c’est Noémie de Secret Story et Jack de la Nouvelle Star ! ! ! "
Et la Jean-Pascal arrêta de chanter, tout le monde se tût et le technicien
dirigea toutes les lumières vers Elena. Après quelques secondes de silence effrayant, toute l’assemblée explosa de rire et on entendait fuser des "Et ben, j’la
prendrai pas pour l’coup d’fil à un ami à Qui veut gagner des millions !", "Elle
vit sur la lune ou quoi ?", "Encore elle connaîtrait pas le nom du président, ok
mais là c’est un peu gros ...", "A mon avis elle fake, c’est trop zarbi ..."
Jordan ( à Jean-Pascal) : - "Puissant Jean-Pascal, que devons nous faire
d’elle ?"
Jean-Pascal : - "Je la condamne pour ignorance aggravée au châtiment du
glory hole !"
Et là la foule explosa de joie, j’étais horrifié ...
Elena : - "C’est quoi lè glory hole ?"
Moi : - "Ils vont te mettre dans une cabine de plage où l’un des côtés est
percé d’un trou à hauteur de bassin, tu devras t’y agenouiller et sucer le sexe
qui en sortira ... "
Elena : - "Mais jè n’accepterai jamais dè faire ça !"
Moi : - "Oh ils sont bien organisés dans leur connerie, si tu ne le fais pas, ils
relieront le trou à un nid de guêpe et verrouilleront la porte ..."
Elena : - "Mais .. Mais .. Jè nè veux pas faire ça ! Jè n’ai encorè jamais soucer
oune garçon !"

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Jordan : - "C’est moi qui a découvert ton crime, c’est donc moi qui foutra
ma teub dans l’glory hole. T’as l’smile ? J’vais être le premier gadjo qu’tu vas
pomper !"
Moi : - "Non je ne vous laisserai pas faire ! !"
Et je fonce vers Jordan en hurlant : "STAAADE LENSOIIIIIIS ! ! !"
Mais je suis stoppé en plein rush par Jean-Pascal himself.
Jean-Pascal : - "Ceinturez bien cet agitateur, cet animal, son nom est JeanBrooklyn !"
Et la foule se précipita sur moi et Elena et nous emmenèrent à la cabine de
plage où j’avais trouvé mon père et Ashley quelques heures plus tôt. Elena fût
mise en pleurs dans la cabine, on ferma la porte avec un cadenas, Jordan baissa
son pantacourt et mit son sexe en érection dans le trou. Au bout de 20 secondes,
il s’écria :
Jordan : - "Putain elle m’suce pas l’noeud la pute ! "
La foule s’approcha de la porte avec des pic à brochette pour punir Elena et
la forcer à se mettre au boulot quand Jordan dit :
Jordan : - "Oh putain ça y est ! ! Oh sa mère, elle sait y faire pour une
première fois ! ! Woh sa race putain encore mieux qu’un aspirateur rempli de
purée tiède ... "
Ce porc avait l’air en extase avec sa sale gueule de racaille beauf, j’étais fou
de rage mais je ne pouvais rien faire d’autre que de laisser couler mes larmes de
colère, j’étais retenu par une demi-douzaine de campeurs ...
Enfin Jordan commença a avoir des petits spasmes et dit dans une sorte de
gémissement :
Jordan : - "Wo-ho pu..putain ça..ça vi..vient ... Oooh elle sait.. elle sait y
faire..pu..putain ...Raaahhhh oh ça..ça y est .. j’ai joui ..."
La foule hurla de joie pendant que je pleurais des larmes de rage, ma Elena
dont je tombais amoureux, qui était si classe, si élégante, avait été forcée à faire
sa première fellation sur un débile mental dans un glory hole installé dans une
cabine de plage lugubre ...
Jordan remonta son pantacourt et alla déverrouiller la porte de la cabine.
Mon coeur battait à 100 à l’heure, j’étais désemparé quant à l’état dans lequel
devait être Elena ...
La porte s’ouvrit et ...
Mr Filichou, le frère prof du Filichou du camping en sorti en s’exclamant :
Mr Filichou : - "Bin mon salaud, t’avais les couilles bien pleines, j’en ai plein
la moustache !"
La stupeur saisit l’assemblée.
Jordan : - "Mais .. Mais .. Mr Filichou ? Mais ... Où est Elena ?"
Mr Filichou : - "C’est qu’il est finaud le Filichou, j’ai creusé dans le sable
derrière la cabine quand j’ai su que vous alliez faire un glory hole et je me
suis mis à la place de la petite brunette qui pleurait ! Elle est sorti par le trou,
j’ignore où elle est désormais ! "
Jordan : - "Mais .. Mais .."
Et là, Aaron, Jason et Dylan arrivèrent, se prirent par les mains et tournèrent
autour de Jordan en chantant : "Il est pédé heu ! Il est pédé heu ! Il s’est fait
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sucer la teub par M’sieur Filichou heu !"
Jordan parti en sprintant et Jean-Pascal hurla "BOLOSSAGE ! !" et toute
la foule couru après Jordan dans le camping. Ils m’avaient relâché, je devais
maintenant trouver Elena.
Elle ne pouvait être que dans la tente de ses parents, je m’y dirige et en effet
je la vois assise en pleurs dans la "pièce principale", je m’assois à côté d’elle.
Moi : - "Je suis désolé pour tout ça mais ici, ils prennent la télé réalité très
au sérieux ..."
Elena : - "Cè sont des sauvages, comment ont-ils pu vouloir mè faire ça ? Jè
souis vierge !"
Moi (en mettant mon bras autour de ses épaules) : - "C’est peut être parce
qu’ils sentent que tu es trop pure, ça les agace, ils veulent que tu deviennent
comme eux ..."
Elena : - "Tou crois què jè devrais me lâcher oune peu plus ?"
Moi (en resserrant un peu mon bras) : - "Oui, tu es très sexy mais on a
l’impression que tu restes quelque part encore une petite fille dans un corps de
femme ..."
Elena (en posant sa main sur ma cuisse) : - "Qu’est cè què jè dois changer
alors ?"
Moi (en resserrant encore mon bras) : - "Tu sais, tu me plais beaucoup ...
Je trouve qu’on se ressemble toi et moi ..."
Elena (en remontant légèrement sa main) : - "Oui c’est vrai, tou es mon
équivalent dans cè camping ..."
Moi (en tirant sa tête vers moi) : - "Tu me donnes chaud ..."
Elena (en se laissant tirer la tête et en remontant encore sa main) : - "Le
monsieur moustachou m’a sauvé tout à l’heure, dou coup, je ne connais toujours
pas le goût d’oune pénis ..."
Moi (en tirant carrément sa tête vers mon bassin) : - "C’est le moment alors
..."
Elena déboutonna donc mon pantalon, baissa l’élastique de mon boxer et
sorti mon sexe, j’avais une érection folle, Elena était définitivement la plus belle
et la plus sexy des filles que j’avais pu croiser dans ma vie.
Elena : - "Elle est toute doure ... Slurpppp ... Jè lè fais comme ça ?"
Moi : - "Oui comme ça c’est parfait "
Elle continua de me sucer dans cette position, elle allait de plus en plus vite
et de ma main gauche je pelotais ses fesses bombées, enfin je lui dis d’un souffle :
Moi : - "Elena, ça vient ..."
Elena : - "Humf ? ?"
Et je lâcha dans son gosier une quantité de sperme phénoménale. Elle se
redressa subitement et cracha tout dans le bol en face d’elle.
Elena : - "Tou m’a joui dans la bouche, tou a crou què j’étais oune poutain ?"
Moi : - "Non c’est juste que c’était tellement bon ..."
Elena : - "Jè tè charrie, j’ai bien aimé oussi, demain soir jè veux que tou
fasse dè moi oune femme."
Moi : - "Avec plaisir, ça me flatte que tu veuilles que je sois ton premier ..."

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Et alors que je venais de reboutonner mon pantalon, je relève les yeux et
vois mon père qui nous fixe.
Moi : - "Qu’est..qu’est ce que tu fais là ? "
Mon père : - "Bin mon saligot, tu lui as final’ment fait goûter à t’biroute !
DUVAL ! ! BROOKLYN S’EST FAIT LUSTRER PAR LA PTITE MACARONI ! ! !"
Duval (au loin) : - "Enculéééééééé ! ! !"
Elena lui jeta le contenu du bol à la figure :
Elena : - "Tiens, sac à merdè ! Victor, demain soir tou me fais l’amour"
Mon père : - "Oh putain j’en ai plein m’guif ! Ca me fait penser à quand
j’ai rempli l’fion d’ta mère et qu’elle a fait un foireux après J’avais le visage
moucheté "
Décidément cette loque ne connaissait pas la gêne ... Je partis me coucher,
sans avoir idée de ce que j’allais endurer dans la journée qui allait suivre ...

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Chapitre 12

Very Beauf Trip
Je me réveille dans ma tente avec une gueule de bois épouvantable ... Je
reprends mes esprits, m’étire puis m’assois dans mon sac de couchage pour me
remémorer la soirée ... Jason et Jordan qui draguent Elena ... Jean-Pascal qui
lance la foule contre nous ... Le supplice du glory hole ... La moustache pleine
de sperme de Mr Filichou ... Jordan qui se fait courser par tout le camping ...
Et enfin ... Elena qui me fait la pipe de ma vie et me promet sa virginité pour
ce soir ...
J’en revenais pas ... Qu’est ce que c’était que cette soirée de dingues ? Ils
étaient tous drogués ou quoi ? Et mon père à la fin qui se fait balancer mon
foutre au visage ? Sur le coup, tout ça m’avait l’air assez normal mais en y
repensant c’est complètement dingue !
Je sors alors de ma tente et me dirige vers la tente familiale où petitdéjeunaient ma mère et mon père.
Moi : - "C’était quoi ce foutoir hier ?"
Mon père : - "Bah c’est toi l’responsab’ ! A avoir voulu faire l’mariole avec
ta greluche !"
Moi : - "Non mais comment tu peux dire ça ? Allez j’espère que ton bol a
meilleur goût que celui de hier soir !"
Mon père : - "Just’ment, ti t’d’vrais t’faire soigner l’ciboulot l’intello !"
Je laisse ce crétin à sa place, une seule pensée m’obsédait, c’était si Elena
allait bien après le calvaire qu’elle avait vécu et surtout, si elle ne regrettait pas
notre rapport d’hier soir. Filichou, à l’emplacement voisin m’interpelle :
Filichou : - "Hé Brooklyn ! Mon frère arrive d’main alors on va s’organiser
un tio karaoké, t’s’ras d’la partie ? On mettra des chansons d’jeunes hein ! J’ai
ach’té l’album de Greg le Millionaire "
Moi : - "Demain ? De toutes façons, ne comptez pas sur moi ! Si c’est pour
que votre vicieux de frère me demande de lui bourrer la moustache ..."
Filichou : - "Mais il l’a rasé l’hiver dernier sa moustache ! "
Moi : - "Oui oui allez, j’ai autre chose à faire que de jouer au con !"
Je continue mon chemin vers l’emplacement d’Elena et voilà que je croise
Jordan qui était parti acheter une bouteille de label 5 au lidl du coin. Fou de
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rage, je fonce vers lui et le plaque contre un arbre :
Moi : - "Alors tafiole, t’as voulu te faire sucer la queue par Elena ? ? "
Jordan : - "Hein ? T’es teubé ! Vu comment qu’elle m’a remballé quand j’lui
ai fait mon coup pourtant imparable de l’agent de stars, elle m’a mis la hagra,
j’étais blaz’ !"
Moi : - "Et le fait d’être blasé justifiait tout ça ? Pauvre macaque !"
Jordan : - "Mais on était chaud à cause de Jean-Pascal alors on a taquiné
Elena !"
Moi : - "Tu appelles ça "taquiner ?"
Je lui colle une droite dans le ventre, me fait un peu mal au poing et continue
mon chemin vers l’emplacement d’Elena quand un mec m’attrape par l’épaule :
Un gros costaud : - "Hé ça va pas de taper les fans de Mr Jean-Pascal comme
ça ? ?"
Moi : - "Mêle toi de tes affaires et puis aux dernières nouvelles, Jean-Pascal
avait ordonné à tout le camping de le "bolosser""
Jean-Pascal : - "Wo hé toi là, tu te prends pour qui ? Déjà hier tu n’écoutais
pas ma musique et aujourd’hui tu tapes l’un de mes fans et tu parles mal à mon
bodigarde ?"
Moi : - "TOI ? Pauvre cinglé, t’es content de diriger une armée de singes ?
L’agitateur là, Pouah, mon cul ouais ! L’agitateur de merde ! ! Aga aga je suis
un agitateur, un animal, my name is Jean-Anal ! ! ! "
Jean-Pascal : - "Tu n’es pas correct jeune homme, tiens, prends ce single de
l’agitateur, puisse les voies de la musique te purifier."
Je mets une claque dans son single qui vole au loin.
Moi : - "Dans tes rêves bouffon !"
J’avais assez perdu de temps, je devais absolument rejoindre Elena, j’arrive
enfin devant sa tente et la vois en train de prendre le petit déjeuner avec ses
parents.
Marcello : - "Ah buonjurno Victor !"
Serenna : -"Alors il paraît que tou étais bien énervé hier "
Moi : - "Il y avait de quoi l’être non ? Elena ne vous a pas raconté ?"
Marcello : - "Ma què si ! ! Tou es oune vedette !"
Elena : - " C’est vrai què c’était oune bonne soirée !"
Moi : - "Une bonne soirée ? Mais tu as perdu la tête ? Tu as failli être forcée
de pratiquer le glory hole ! !"
Marcello : - "Oune glory houle ? Ma qu’est ce què c’est ? "
Moi : - "Mais Elena a dû vous raconter !"
Elena : - "Mais non enfin, qu’est ce què c’est què ça lè glory houle ?"
Moi : - "Mais tu sais bien enfin ! La cabine où on t’a enfermée hier avec le
trou d’où sortait la bite de Jordan !"
Marcello : - "Quoi ? Tou as mis ma fille dans oune cabine avec oune bite qui
sort dou mour ? ?"
Serenna : - "Monstro ! !"
Elena : - "Mais non enfin on m’a mis noulle part !"
Moi : - "Ma petite Elena, ça sert à rien de le nier, tu as été face à face avec
la bite de Jordan ! ! Tu n’y es pour rien ! !"
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Marcello : - "Mais qui est cè Jordan ?"
Elena : - "Jè n’en sais rien ! ! Jè nè jamais vou oune zizi dè garçon !
Moi : - "Mais enfin, tu peux pas dire ça c’est faux ! Parle-en ça te fera du
bien, tu dois extérioriser tout ça, n’en ait pas honte !"
Elena : - "Quoi ? Mais tou me prend pour qui ?"
Je prends Elena par le bras et l’emmène dans une des chambres de la tente
de luxe :
Moi : - "Enfin tu te rappelles quand même m’avoir sucer hier ?"
Elena (en criant) : - "TE SOUCER ? ? ?"
Marcello et Serenna entrent dans la chambre :
Marcello et Serenna : - "LE SOUCER ? ? ?"
Moi : - "Mais oui, ce soir je dois même faire de toi une femme !"
Elena : - "Jè souis oune fille très croyantè, cè nè sera pas avant lè mariagè
què jè ferai l’amor !"
Marcello : - "Sors d’ici Victor, tou reviendras quand tou auras désoûlé !"
Moi : - "Mais ... Mais ..."
Je sors de la tente complètement déboussolé, pourquoi n’avouait-elle pas
tout ça ?
Alors que je erre sans but dans le camping, je croise Brandon le barman :
Brandon : - "Wesh gros ! ! Alors t’as trempé ton pain hier ?"
Moi : - "Non ... Je comprends pas ..."
Brandon : - "Ah ba moi non plus j’pige pas parce qu’avec la quantité de
GHB que j’avais mis dans l’gin to de ta go, elle aurait dû se transformer en pute
roumaine !"
Moi : - "Quoi ?"
Brandon : - "Bah ouais t’avais l’air en galère avec cette fille coincée qui
voulait boire qu’des boissons de gonzesse alors j’me suis dit qu’j’allais t’passer
un p’tit coup d’pouce et que reconnaissant, tu me laisserais aussi lui casser la
muqueuse un p’tit quart d’heure !"
Je retourne alors en courant vers la tente d’Elena, m’excuse auprès de ses
parents et lui demande si je peux lui parler à part à nouveau 5 minutes.
Elena : - "Oui alors ?"
Moi : - "Dis moi hier, tu as bu ton gin tonic ?"
Elena : - "Mais non j’ai horreur dè ça et tou m’en as comamndé un sans
què jè tè lè dise ! Tou a d’abord bou le tien pendant que Jason mè draguait et
ensouite tou as bou lè mien quand j’ai dit à Jordan què jè nè connaissais pas
les "stars" dont il mè parlait ! Tou nè tè rappelle plous ?"
Moi : - "Heu .. Non ... ? "
Elena : - "Laisse moi tè raconter :
TOUTOUTOUTOUNG
Jordan : - "Hey la miss, j’te matais d’là bas et en fait j’suis l’agent de
plusieurs stars tel que Noémie de Secret Story 2 ou Jack de la Nouvelle Star
3 et j’me disais que tu serais p’tête intéressée pour qu’j’te fasse entrer dans
l’showbiz ?"
Elena : - "Jè nè sais pas qui sont ces gens !"

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Jordan : - "Ah heu sérieux ? Heu ba ok, zyva j’te laisse y’a l’dancefloor qui
m’call "
Elena : - "Quel lourd cè garçon, tou nè trouve pas Victor ?"
Et là tou as commencé à plisser les yeux comme si tou été ébloui et tou m’as
dit :
Victor : - "Ils vont te mettre dans une cabine de plage où l’un des côtés est
percé d’un trou à hauteur de bassin, tu devras t’y agenouiller et sucer le sexe
qui en sortira ..."
Elena : - "Quoi ? Qu’est cè què c’est què ces horreurs ?"
Victor : - "Oh ils sont bien organisés dans leur connerie, si tu ne le fais pas,
ils relieront le trou à un nid de guêpe et verrouilleront la porte ..."
Elena : - "Mais .. Jè crois que tou as trop bu !"
Victor (en hurlant de rage) : - "Non je ne vous laisserai pas faire ! !"
Tou as ensuite couru vers Jordan en hurlant :
Victor : - "STADE LENSSSOOISSS ! ! !"
Jean-Pascal avait fini son show et passait à côté de toi, tu l’as bousculé, il t’a
attrapé par le bras, tu as commencé à lè frapper alors il a dit aux gens autour
de lui :
Jean-Pascal : - "Aidez-moi à ceinturez cet agitateur, cet animal, son nom
est Jean-Brooklyn et il a l’air d’avoir trop bu ! On va l’emmener s’allonger à la
plage pour qu’il désoûle un peu !"
Ils t’ont donc emmené à la plage et t’ont laissé reprendre tes esprit là. Je
suis venu voir si tou allé bien et tou étais en train de tourner autour de la
cabine de plage en pleurant et en criant "Mr Filichou ! ! ! ! Mr Filichou ! ! ! ! Mr
Filichou ! ! ! !"
Jè souis donc allée mè coucher pouisquè tou n’avais toujours pas l’air d’être
dans ton état normal. Quelques temps plous tard, pendant què jè dormais j’ai
entendou dou bruit dans la pièce principalè dè ma tentè et jè souis allè voir, tou
étais assis à la table et tou me tournais le dos.
Elena : - "Victor, qu’est cè què tou fais ?"
Victor : - "Elena, ça vient ...."
Elena : - "Mais .. Mais .. VICTOR TOU ES EN TRAIN DÈ TÈ BRANLER
DANS MON BOL ! ! ! ! " Victor : - "Non c’est juste que c’était tellement bon
..."
Elena : - "MAIS C’EST DEGOULASSE ! ! ! JÈ N’AI JAMAIS VOU OUNE
TROUC PAREIL ! ! !"
Victor : - "Avec plaisir, ça me flatte que tu veuilles que je sois ton premier
..."
Et là ton père est passé devant la tente et il a hurlé :
Gérard : - "Bin mon saligot, tu t’tires la nouille en public maint’nant ? DUVAL ! ! BROOKLYN S’ASTIQUE L’BIROUTE D’VANT LA PTITE MACARONI ! ! !"
Duval (au loin) : - "Enculéééééé
Et là tou as jeté le contenou dou bol dans lèquel tou avais éjacoulé à la figurè
dè ton père et tou as dit :
Victor : - "Tiens, sac à merde ! Elena, demain soir j’te baise !"
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Gérard : - "Oh putain j’en ai plein m’guif ! Ca me fait penser à quand j’ai
rempli l’fion d’ta mère et qu’elle a fait un foireux après J’avais le visage moucheté "
Tou es ensouite parti tè coucher ...
TOUTOUTOUTOUTOUNG
Elena : - "Voilà toute l’histoire ..."
Moi : - "Oups "
Elena : - "Tou es si saoul avec seulement deux gin tonic ?"
Moi : - "Brandon le barman avait mis du GHB dans celui qui t’étais destiné
pour profiter de toi et je l’ai bu ... Il me l’a avoué tout à l’heure ..."
Elena : - "Hum tout s’expliquè ! Viens on va expliquer tou ça à mes parents
et ensuite oublier tout ça, tou veux bien ?"
Moi : - "Oui merci !"
J’accompagna alors alors Elena vers la tente de ses parents, je ne savais pas
encore qu’ils allaient nous proposer une journée que je n’étais pas prêt d’oublier
...

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Chapitre 13

Casino No-Limit
Je vais donc dans la tente des parents de Elena pour m’excuser de mon
comportement et leur expliquer que tout était de la faute de Brandon le barman.
Marcello : - "Ah tè rèvoilà Victor !"
Moi : - "Excusez-moi, je viens d’apprendre que le barman de la fête de hier
soir avait mis de la drogue dans un verre que j’ai bu hier soir, c’est pour ça que
j’étais aussi bizarre, j’ai eu des hallucinations ..."
Marcello : - "Ma ça m’était arrivé aussi quand j’étais jeune hommè, lors
d’oune soirée à Rimini ..."
Elena : - "Bref ! Oublions tout ça mais il faudra quand même s’expliquer
avec lè barman là ..."
Marcello : - "En attendant, Victor, què dirais-tou dè nous accompagner passer la soirée au casino dè St Tropez ? Nous y allons en voiturè et nous rentrerons
dans la nouit, ok ?"
J’étais ravi de quitter ce camping prolétaire alors c’est non sans joie que
j’accepte la proposition.
Moi : - "Ah oui avec plaisir, je ne suis jamais entré dans un casino !"
Marcello : - "Ok nous nous préparons et nous nous passons te prendre devant
ton emplacement dans 10 minutes !"
Je retourne donc me préparer à mon emplacement, petite chemise, petit
pantalon et petits mocassins, me voilà bien propre sur moi. Je sors de ma tente
et les attends devant mon emplacement. Mon père et ma mère en train de
glander devant leur tente me voit :
Mon père : - "Hé l’intello, c’est bon, t’calmé ? T’as rentré t’biroute ?"
Moi : - "Oui oui c’est bon ..."
L’Audi de Marcello s’arrête devant moi, je m’apprête à y entrer lorsque mon
père vocifère :
Mon père : - "Putain t’fous quoi ? D’où qui t’emmène les macaronis ?"
Marcello : - "Ah buonjurno Gérard, nous allons passer la soirée au casino dè
St Tropez, nous partons maintenant car il y a un pètit peu de route !"
Mon père : - "Woh putain, y s’font pas chier les spaghettis !"
Marcello : - "Ma, nous avons nous aussi nos pêchés mignons !"
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Mon père : - "Quoi ? T’veux dire qu’nous qu’on a pas les moyens d’aller là
bas ? RAYMONDE ! Mets tes plus beaux cache-misères, on va à St Trop’ ! !"
Marcello, Serenna et Elena avaient l’air embêté que mes singuliers géniteurs
viennent avec nous ... Mes parents se préparent en une minute et prennent le
Renault espace familliale accompagnés de Kimberley.
Marcello démarre son Audi A8 et avance doucement vers la sortie du camping
quand mon père sort de son emplacement en trombe et coupe notre route ce qui
oblige Marcello à piler.
Mon père (carreau ouvert) : - "Prem’s ! ! ! !"
Et ce gros débile fonce vers la sortie. Marcello, agacé, roule plus vite aussi
et fini par dépasser mon père sur l’autoroute, du fait de sa voiture bien plus
puissante.
Je tourne la tête et voit mon père fou de rage d’avoir été doublé en train
de nous faire des doigts d’honneur en hurlant dans sa voiture. Il accélère encore
et dépasse les 150km/h, sa voiture tremblait de partout. Il commence à nous
doubler par la droite, demande à ma mère de se pencher pour poser sa main
gauche sur l’accélérateur afin qu’il puisse passer son gros cul poilu par la fenêtre.
Sa voiture est à hauteur de l’Audi et Serenna tourne la tête vers la droite et
tombe nez à nez avec le cul de mon père qui dépasse de la fenêtre.
Serenna : - "Ma qu’est cè qu’il fait ? ?"
Marcello : - "Jè crois que c’est sa façon dè sè venger què nous l’avons doublé
..."
Serenna : - "Règarde, ses couillès ballottent dans tous les sens ..."
J’étais rouge de honte.
Cette comédie dura 5-10 minutes qui me parurent interminables, Marcello
dû concéder d’être doublé par mon père afin qu’il arrête, sans quoi il aurait pu
faire dépasser son cul jusqu’à St Tropez ...
Après près de 3h de route pendant lesquelles mon père nous tournait autour
en klaxonnant ou s’amusait à se mettre juste devant nous puis à piler, nous
arrivons à St Tropez.
Nous nous garons devant l’entrée du casino et Marcello donne ses clés au
voiturier, nous sommes tous les quatre très élégants et le voiturier nous salue
chacun notre tour avant que le portier nous invite à pénétrer dans ce temple du
jeu.
Mais si tout ces employés avaient l’habitude de recevoir des gens éduqués
et classes comme nous, ils n’avaient en revanche pas l’habitude d’avoir affaire à
l’animal qui allait arriver ...
Mon père arrivé à fond la caisse devant le casino et pile devant la porte. Il
sort de sa voiture et jette les clés du Renault Espace au voiturier en gueulant :
Mon père : - "Allez gare la et fais pas trois tours avec hein !"
Le voiturier fais un pas sur le côté pour esquiver les clés qui tombent dans
le caniveau.
Le voiturier : - "Monsieur, allez garez votre voiture dans le parking souterrain
par là-bas ..."
Mon père : - "Putain ba j’en causerai à ton patron, prépare toi à aller pointer
au chomdu d’main ! !"
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Le voiturier : - "Oui oui allez ..."
Mon père se gare et reviens accompagné de ma mère et ma soeur, tout le
monde dans la rue les regardent, mon père a un t-shirt orange sans manche
Reebok et un slip de bain bleu ceinturé par une banane jaune fluo avec son
fameux combo claquettes/chaussettes. Ma mère a une sorte de jogging gris avec
un débardeur vert pâle qui moule ses nombreux bourrelets, le tout sur des tongs
Daffy Duck. Quant à ma soeur, plus vulgaire que jamais, elle a des bottes
blanches pointues et sans talon, un legging noir avec une minijupe en jean d’où
dépasse son string vert fluo et en haut elle a un cache-coeur noir avec le ventre
à l’air et son soutien gorge léopard qui déborde ...
Nous entrons malgré tout dans le casino, Marcello et Serenna saluent quelques
employés qu’ils ont l’air de connaître, ceux-ci saluent Elena et moi tout sourire.
Vient le tour de ma famille :
Le portier : - "Désolé Monsieur mais vous ne pouvez pas entrer en slip dans
le casino."
Mon père : - "Ben qu’est qu’y’a mon moule bite ? On est pas à un défilé
d’mode ! !"
Le portier : - "Nous pouvons vous prêtez un pantalon afin que vous puissiez
correspondre au standing de l’établissement ...ou du moins tenter d’y correspondre ..."
Mon père : - "Ben passe le ton falzard mais j’te previens, si y’a une trace
d’freinage d’dans faudra pas t’plaindre ! ! "
Mon père enfile donc le pantalon de costume noir, ce qui était assez grotesque
avec ses claquettes et son tshirt sans manche ...
Nous allons tous au bureau de change pour prendre des jetons, Marcello
change 2000 euros et donne 200 euros à Elena et moi pour que nous nous amusions.
Mon père, vert de jalousie, commence à gueuler à l’assistance :
Mon père : - "Wah la honte hé ! ! ! Il a changé que 20 euros ! ! ! ! ! "
Marcello : - "Mais pas dou tout, j’ai changé 2000 euros !"
Mon père : - "Wah n’importe quoi, t’as qu’20 euros ! ! Hé faudrait p’tête
ach’ter moins d’pizzas si t’veux avoir l’oseille d’aller au casino ! !"
Marcello, consterné par cet énergumène, part avec Serenna aux tables de
Black Jack.
L’employé du bureau de change : - "Bon monsieur, vous voulez changer
combien ?"
Mon père : - "Heu vous rendez la monnaie sur les tickets restos ?"
L’employé du bureau de change : - "Nous ne prenons pas les tickets restaurants Monsieur."
Mon père : - "Putain c’est quoi s’casino d’merde ? ? ? Ba tenez 20 euros ! !"
Et là il sort de sa banane 20 euros en pièces de 1 à 50 cts qu’il balance sur
le comptoir. L’employé du bureau de change est éberlué, malgré tout il compte
les pièces et dit :
L’employé du bureau de change : - "Vous n’avez que 18,21 euros Monsieur,
voici deux jetons de 5 euros et quatre de 2 euros."

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