AIHR IADH Human rights Press Review 2013.06.21.pdf


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Aperçu texte


Le texte dont l’agence TAP a reçu une copie criminalise en
outre tout acte tendant à désigner les adversaires à la
vindicte en les déclarant apostats, ou encore à les intimider,
à porter atteinte à leur honneur, à flétrir leur réputation, à les
exclure, à empêcher leurs activités ou à leur faire violence
moralement ou matériellement.
(Le Temps)
http://ow.ly/mdmXB

Signature du Pacte national sur la lutte contre la
violence et le terrorisme
Respect de la règle de l’alternance pacifique au pouvoir,
pénalisation du «Takfir» des opposants, de l’exclusion
et de l’atteinte aux libertés
• Ennahdha et le CPR, boudent…
Un pacte national sur la lutte contre la violence et le
terrorisme, telle fût le désir ardemment souhaité par Chokri
Belaïed, liquidé lâchement et dont l’assassinat reste sans
réponse et les éléments du puzzle restent lacunaires.
Mercredi 19 juin, les partis politiques, la société civile, les
associations ont porté la même casaque, une fois n’est pas
coutume pour s’engager à signer le pacte national sur la
lutte contre la violence et le terrorisme. Un engagement
solennel qui représente un pas en avant pour unifier les
efforts autour de ce phénomène dévorant qui sape
aujourd’hui dangereusement la paix sociale, économique et
politique du pays et met sérieusement en question la
transition démocratique et contrebalancent les objectifs
mêmes de la Révolution. Après les incidents survenus mardi
à l’ouverture des travaux, les partis au pouvoir Ennahdha et
le CPR étaient aux abonnés absents hier lors de la
signature du pacte national. Stratagème réussi ou pas ? Les
partis de l’opposition restent quand même optimistes et
pensent que les retardataires finiront par rejoindre la liste
des signataires.
Rappelons que Sept partis dont Ennahdha et le Congrès
pour la République s'étaient retirés, mardi, des travaux de la
Conférence nationale, en signe de protestation contre
l’exclusion de Adel Almi. De fait, Ali Laarayedh, Chef du
Gouvernement et Moncef Marzouki, Président de la
République ont brillé par leur absence hier aux travaux de la
conférence nationale contre la violence et le terrorisme.

(La Presse)
http://ow.ly/mdmCu

La non-violence comme credo fondateur
Le congrès de lutte contre la violence et le terrorisme, qui
s’est achevé hier par des résolutions sous la forme
d’engagements ouverts à la signature de tous les acteurs de
la société politique et civile, n’a, en définitive, pas vraiment
rempli sa mission.
Certes, de nombreux partis et associations ont
effectivement paraphé le document conclusif, destiné à
purifier le climat sur la base d’une adoption unanime et
solennelle du principe de non-violence comme credo
fondateur d’une démocratie tunisienne à reconstruire, mais il
n’a fait, dès sa cérémonie d’ouverture, que consacrer la
division et la violence.
Les organisateurs ont fait le choix de ratisser large et
envisageaient d’admettre la pleine participation de
quiconque s’engageait à tourner désormais le dos à la
violence. Ils ont cependant été peu prévoyants, puisque
c’est un responsable associatif dûment invité qui sera
agressé, hué et «dégagé», ce alors que des jeunes militants