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Édito

L’industrie de la
“gestion
d’actifs assume
un rôle majeur en
mobilisant l’épargne
nationale mais aussi en
drainant, grâce à sa
qualité et sa notoriété,
l’épargne européenne
et internationale pour
la “localiser” dans ses
“ateliers” de gestion.



UN RÔLE CLÉ
AU SERVICE DU
FINANCEMENT
DE L’ÉCONOMIE RÉELLE
L’industrie française de la gestion joue
un rôle clé au service du financement
de l’économie réelle, et ce rôle est
appelé à croître. Elle fournit des
capitaux à court, moyen et long terme
aux différents acteurs de l’économie,
sur les marchés primaire et secondaire.
Cette contribution au financement
de l’économie française se concrétise
notamment par :
• un apport en capitaux pour les
entreprises françaises – environ 20 %
du flottant de la capitalisation boursière
Large Cap (CAC 40) et près du quart
pour le CAC Small 90, 25 % du stock
des obligations d’entreprises non
financières ;
• un financement des PME et, de
manière plus générale, des entreprises
innovantes et de croissance, ainsi
que la transmission d’entreprises,
via le capital investissement ;
• une contribution à la liquidité des
banques (via la détention de 44 % des
certificats de dépôt) et d’autres acteurs
économiques (35 % des billets de
trésorerie émis par les entreprises…) ;
• un financement des besoins
financiers à moyen-long terme de
l’État français : 22 % de la
capitalisation des obligations d’État.
L’industrie de la gestion d’actifs assume
ainsi un rôle majeur en mobilisant
l’épargne nationale mais aussi en
drainant, grâce à sa qualité et sa
notoriété, l’épargne européenne et
internationale pour la « localiser »
dans ses « ateliers » de gestion, ce qui
lui permet notamment de contrôler la
sécurité du « processus de fabrication »
(sécurité des règles de gestion,
sécurité apportée par le dépositaire…).
Notre industrie a en effet su
progressivement construire un modèle
compétitif et efficient, fondé sur
une régulation adaptée, grâce à la
qualité déterminante de ses échanges
avec le régulateur, favorisant à la
fois la protection de l’investisseur et
l’efficacité industrielle. Elle n’a de cesse
d’être à la pointe du développement des
nouvelles techniques et des nouveaux

04 I AFG RAPPORT D’ACTIVITÉ 2011-2012

services et produits, tout en recherchant
constamment un juste équilibre
entre innovation financière et niveau
de protection offert à l’épargnant.
Ce modèle, internationalement
reconnu, attire les capitaux étrangers
issus de fonds de pension et de fonds
souverains, qui sont ainsi gérés par
des sociétés de gestion françaises.

D’IMPORTANTS DÉFIS
À RELEVER
Il serait pourtant dangereux de
se reposer sur ce bilan flatteur car
les défis auxquels est aujourd’hui
confrontée l’industrie française
de la gestion sont nombreux :
• la concurrence accrue de l’industrie
financière « bilancielle » (banques
et assureurs) et de marché (BFI)
du fait des nouvelles contraintes
réglementaires pesant sur eux (Bâle III,
Solvabilité II) s’ajoute à la concurrence
exacerbée d’autres places de gestion
ou de domiciliation d’OPCVM au niveau
européen et international, ce qui rend
crucial l’enjeu de la mise en œuvre
d’une réglementation européenne
équilibrée et indispensable la
réaffirmation du modèle continental
sur la scène internationale ;
• que ce soit en France à travers
l’alourdissement continu de la fiscalité
des revenus du patrimoine ou en
Europe avec la taxe sur les transactions
financières proposée par la Commission
européenne, les projets de taxation
accrue de l’épargne financière longue
risquent de dissuader les investisseurs
de faire appel aux produits proposés
par les sociétés de gestion ;
• enfin, la crainte qu’inspire le mot
risque systémique pousse les
régulateurs à se défier de tout ce qui
apparaît comme techniquement
complexe, pénalisant par là même
la gestion française dont l’avance
en matière d’utilisation d’outils
sophistiqués est l’un des atouts qui
enrichit l’offre proposée aux
investisseurs.
Pour être compétitive, l’industrie
française de la gestion d’actifs a besoin
d’une réglementation européenne
équilibrée. Tous les acteurs de marché
devraient être soumis à un cadre
et à des contrôles cohérents, d’où