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l’importance emblématique du dossier
packaged retail investment products
(PRIPs), destiné à harmoniser les règles
de commercialisation de l’ensemble des
produits financiers grand public. Il est
tout aussi impératif que les directives
européennes soient mises en œuvre
par les différents pays selon une stricte
équité concurrentielle et que soient
établis des mécanismes efficaces
assurant que les entités
des pays tiers ne bénéficient pas de
conditions d’exercice de leur activité
moins contraignantes que celles qui
s’imposent aux acteurs européens.
Tel est le sens principal de l’action que
l’AFG mène dans le cadre des directives
et réglementations européennes en
cours de discussion.
Dans un marché globalisé au sein
duquel s’exacerbe la concurrence,
il est essentiel de réaffirmer le poids
du modèle continental. Il importe,
dans cette logique, de faire preuve
d’une vigilance accrue face aux
réglementations extraterritoriales
américaines telles que le Dodd-Frank
Act, y compris la Volcker Rule, ou
encore la réglementation FATCA. L’AFG
souhaite que l’Europe réagisse avec
encore plus de vigueur qu’aujourd’hui
auprès des autorités américaines à
l’encontre de ces réglementations
susceptibles d’affecter les sociétés de
gestion françaises et intègre à son tour
pour le compte des industries placées
sous son contrôle la dimension d’arme
concurrentielle que peut représenter
la réglementation.
Ces difficultés, réelles, ne doivent pas
faire perdre de vue les perspectives
positives qui s’offrent à la gestion.
Si l’AFG reste extrêmement vigilante
face à l’évolution du projet de taxe
sur les transactions financières, le
mouvement de translation vers les
bilans bancaires devrait en revanche
s’atténuer progressivement et
l’évolution du profil du financement
de l’économie européenne, jusqu’alors
dominé par les banques, jouer à
l’avenir en faveur de l’industrie de
la gestion, qui sera un acteur clé dans
cette nouvelle configuration. En outre,
face à des marchés financiers de plus
en plus compliqués et volatils, le rôle
social de l’industrie de la gestion sera
renforcé, ne serait-ce que parce que les

particuliers, qui ont besoin d’investir
leur épargne, notamment pour préparer
leur retraite dans le cadre de ressources
publiques de plus en plus contraintes,
pourront de moins en moins le faire
seuls. Les sociétés de gestion auront
plus que jamais pour rôle d’être les
agents de confiance au service des
particuliers épargnants.

UN ENGAGEMENT EN FAVEUR
DE L’ÉPARGNE UTILE
Pleinement consciente de ces enjeux,
l’AFG réaffirme avec force son
engagement en faveur de l’épargne
utile.
Elle milite pour une épargne longue
encouragée par une réglementation et
une fiscalité incitatives. La construction
du monde d’aujourd’hui et de demain
passe par une poursuite et une
progression des investissements : l’État
et les entreprises auront encore plus
besoin de financements longs et stables
pour faire face aux chocs répétés et
renforcer leur compétitivité. La fiscalité
doit redevenir un des outils d’une
politique économique tournée vers
le progrès et le retour à la croissance.
Plus l’épargne est à long terme et
investie en actions, moins sa fiscalité
doit être lourde. Il est indispensable
de prendre rapidement des mesures
fortes pour marquer la priorité donnée
à l’épargne longue.
C’est dans cet esprit que notre
profession continuera à militer en
2012 et au cours des prochaines
années pour la construction
d’un cadre réglementaire sûr et
compétitif lui permettant de mettre
mieux encore son dynamisme
et ses compétences au service
des épargnants et du financement
de notre économie.

L’AFG réaffirme avec
“force
son engagement
en faveur de l’épargne
utile. Elle milite pour
une épargne longue
encouragée par une
réglementation et
une fiscalité incitatives.



AFG RAPPORT D’ACTIVITÉ 2011-2012 I 05