Sourate 13 Ar Ra`d. .pdf



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13 - SOURATE DE LA FOUDRE
4 3 v e r s e ts
E n t i è r e m e n t r é v é lé e à M é d i n e a p r è s la s o u r a t e d e M a h o m e t

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B is m i- L -L â h i- r- R a h m â n i-r -R a h î m
A li f- L a m -m T m -r â t ilk a ’a y â tu -l - k i tâ b i w a - l- la d î ’u n z ila ’ila y k a m i- r - r a b b i k a - l- h a q q u w a lâ k i n n a ’a k ta r a - n - n â s i lâ y u ’m in û n a (1).

Au nom de D ieu le M iséricordieux le Très M iséricordieux
A lif. L am . M im . R a . V o ici encore des versets du L ivre. C e que ton
M a ître te révélé est la vérité. M a is la plupart des hom m es so n t incrédu­
les (1).

Ce Livre, qui est le Coran, est sans aucun doute une révélation de
Dieu. Ce qui a été révélé de la part du Seigneur est la vérité. Il en est
des gens qui en croient mais la plupart restent incrédules sans y croire
m algré les évidences irréfutables et les signes clairs, com m e Dieu a
dit: «Q uoi que tu fasses, peu d’hommes se convertiront» [Coran XII, 103] à
cause de leur obstination et leur hypocrisie.

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567

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’A l - L â h u - l - l a d î r a f a ‘a -s - s a m â w a ti b ig a y r i ‘a m a d i n t a r a w n a h â t u m m a - s t a w â ‘a l â - l - ‘a rs i w a s a h h a r a - s - s a m s a w a - l - q a m a r a k u l l u n y a j r î li ’a j a l i m m u s a m m a n y u d a b b i r u - l - ’a m r a y u f a s s i l u - l - ’âAy â t i l a ‘a l l a k u m

b i l i q â A’i

r a b b i k u m t u q i n û n a (2 ).

A llah a suspendu les d e u x , que rien en supporte. C ontem plez-les. P u is
11 s ’est installé sur S on Trône. Il créa à votre intention le so leil et la lune.
A chacun, d’eu x , Il im partit une course. Il com m ande à l ’univers. I l m ulti­
plie les signes de son ex isten ce. Serez-vous enfin convaincus que vous vous
rencontrerez avec Lui? (2).

Dieu parle de Son om nipotence et de la grandeur de Son pouvoir.
C ’est Lui qui a élevé les d e u x sans piliers que les hom m es p uissen t
v o ir m ais par Sa volonté e t Son pouvoir. Il les a éle vés de sorte que
nul ne puisse concevoir leurs hauteurs ou atteindre leur fin. Le ciel en­
veloppe la terre et ce q u ’elle contient de toutes parts, dont la distance
entre celle-ci et le ciel le plus inférieur équivaut à une distance de cinq
cent ans de marche, ainsi est la distance qui sépare un ciel d’un autre
ju s q u ’au septièm e ciel. Une réalité corroborée par ce hadith: « L e s s e p t
d e u x , c e q u ’i l s c o n t i e n n e n t e t c e q u ’i l y a e n t r e e u x e t l e S i è g e , s o n t
c o m p a r a b l e s à u n a n n e a u j e t é d a n s u n d é s e r t. L e s i è g e d a n s le N o b l e T r ô n e
est cet anneau».

On a dit aussi que la distance qui sépare entre le Trône et la terre
équivaut à une marche de cinquante mille ans, ainsi est la distance en­
tre les deux bouts du diamètre. Ce trône est fait en corindon rouge.
«que rien en suppo rte» c ’est à d ire que le ciel p a ra it c o m m e u ne
voûte qui entoure la terre là où on se trouve, sans qu’il y ait des colon­
nes vis ib le s qui le su pp o rte n t, un p hé no m è ne q ue D ieu le c o n firm e
dans ce v e rse t: « S e s lo is em p êchent le s c ie u x de tom b er sur la te rre»
[Coran XXII, 65].
« P u is I I s’est installé sur Son T rône» nous avons parlé de cela au­
paravant en com m entant le verset 54 de la sourate de l’A'raf.

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«H créa à votre intention le soleil et la lune» A chacun d’eux, Il impar­
tit une course» ce qui signifie que le soleil et la lune ne cessent de faire

leur révolution jusq u ’au jo u r où l’Heure Suprême surviendra. Com m e II
a d it aussi: « N ’en est-ce pas encore un (signe) que le soleil parcourant son
cycle?» [Coran XXXVI, 38] qui finit au-dessous du Trône. Dieu a cité le
soleil et la lune comm e étant les deux astres les plus visibles parmi les
planètes qui sont plus considérés que les autres étoiles. S’il a soum is
ces deux planètes c’est pour m ontrer que les autres planètes et astres
sont encore soum is à Sa volonté. Il exhorte, voire ordonne, aux hom ­
m es en leur disant: « N e vous prosternez ni devant le so le il ni devant la
lune. P ro stern ez-vo u s devant A lla h qui les a créés, si c ’e st L ui que vous
adorez» [C oran XLI, 37]. Il a m ontré cela clairem ent en disant: « C ’est
L ui qui a sou m is à ses lo is le so leil, la lune et les éto ile s. N ’est-ce p as à
L ui seul qu’appartient de don de créer et de gouverner toutes choses? B éni
S o it A llah, le M aître de l’univers» [Coran VII, 54],
Il e x p liq u e to u s le s S ig ne s a ux hom m e s p ou r q u ’ils s a c h e n t e t
croient qu’il n’y a d’autre Dieu que Lui et com m e II a procédé à la pre­
mière création, Il la recomm encera.

w a h u w a - l - l a d î m a d d a - l - ’a r d a w a j a ‘a l a f î h â r a w â s i y a w a ’a n h â r a n w a
m i n k u l l i - t - t a m a r â t i j a ‘a l a f î h â z a w j a y n i - t - t n a y n i y u g s î - l - l a y l a - n - n a h â r a
’i n n a fî d â l i k a l a ’a y â t i - l - l i q a w m i y - y a t a f a k k a r û n a (3 ) w a f î- l- ’a r d i q i t a
‘u m - m u t a j â w i r â t u n w a j a n n a t u m - m i n a ’a ‘n â b i n w a z a r ‘u n w a n a h î l u n
s i n w â n u n w a g a y r u s i n w â n i n y u s q â b im â A’i n w â h i d i n w a n u f a d d i l u
b a d u h â ‘a l â b a ‘d i n f î - l - ’u k u l i ’i n n a f î d â l i k a l a ’âAy â t i - l - l i q a w i y y a ‘q i lû n a (4).

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C ’e st L ui qui a aplani la terre, L ui qui l ’a parsem ée de m on tagn es et
de cours d’eau. Lui qui a introduit dans chaque espèce le s deux s e x e s, L ui,
enfin, qui a lié le jour à la nuit. C e sont là autant de signes pour qui réflé­
chit. (3 ) 11 y a de nom breuses variétés de so l. L e s cham ps de v ig ne, de b lé
et de palm iers, a u x fûts em m êlés ou non, se touchent. L a m êm e eau le s ar­
rose. Il y a des fruits plus savoureux les uns que le s autres. N e so n t-ce p a s
là des signes pour qui réfléchit? (4).

A p rè s a v o ir c ité le m o n de c é le s te , D ieu p a rle e n s u ite du b a s
monde. «L ui qui a aplani la terre» en l’étendant tant à la longueur q u ’à
la la rge u r, en y p la çan t des m ontagnes é le vée s, Il y fa it c o u le r d e s
sources et des ruisseaux p ou r a rrose r la terre qui g râ ce aux co up le s
de toutes les plantes donne de différentes plantations, différentes récol­
tes, et différents fruits en couleur, saveur et form e.
« L u i, enfin, qui a lié le jour à la nuit» don t chacun d ’eux p o u rs u it
l’autre sans arrêt de sorte que lorsque le' jo u r disparaît par exem ple, la
nuit ne tarde à le rem placer, durant toutes les saisons et les lieux. « C e
sont là autant de signes pour qui réfléchit».

Puis, revenant à la terre, Dieu m ontre qu’il y a «de nom breuses va­
riétés de so l» c ’est à dire des m orceaux de terrains dont l’un e st fe rtile
où p o u s s e n t les p la n ta tio n s qui so n t u tile s p o u r les h o m m e s ta n d is

q u ’un a u tre q u i lui e st ju x ta p o s é e s t s a lin ne d o n n e rie n . A in s i on
trouve des p arcelles vo isines les unes des a utres d o n t la c o u le u r du
sol est to u t à fa it différente: l’une à la co uleu r rouge, l’a utre blanche,
une troisièm e ocre et une quatrièm e noire etc... L’une de ces parcelles
a le sa b le e nd u rci, l’a utre non, on bien la co u ch e e s t é p a is s e d a n s
l’une et m ince dans l’autre. T outes ces variatio n s on les co nsta te en
exam inant le sol qui est la création d ’un Dieu unique.
Un autre signe encore quant à la variété des arbres: « L es cham ps
de vigne, de b lé e t de palm iers au x fû ts em m êlés ou non se touchent» qui

sont d isp osé s en to uffes ou dispersés tels que les g re na die rs, les fi­
guiers e t certains dattie rs, à savoir que « la m êm e eau le s arro se. I l y a
des fruits plus savoureux les uns que les autres» On y trouve to ute une va­
rié té de p la n te s d o n t les fru its o n t des c o u le u rs , d es s a v e u rs , d e s
odeurs et des form es différentes les unes des autres. T ou t cela on ne

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peut jam ais le lim iter ou le restreindre à quelques espèces. «Ne sont-ce
pas là des signes par qui réfléchit?».

w a ’i n t a ‘j a b f a ‘a j a b u n q a w l u h u m ’a ’i d â k u n n â t u r â b a n ’a ’i n n â l a f î
h a l q i n j a d î d i n ’û l a ’i k a - l - l a d î n a k a f a r û b i r a b b i h i m w a ’û l a ’i k a - l - ’a g l â l u
fT ’a ‘n â q i h i m w a ’û l a ’i k a ’a s h â b u - n - n â r i h u m f î h â h â l i d û n a (5 ).

S i q u e lq u e c h o s e e s t é to n n a n t, c ’e s t b ien le s p ro p o s de c e r ta in s :
«C om m ent, d isen t-ils, c ’e st au m om ent m êm e que nous tom bons en pous­
sière que nous recom m ençons une nouvelle vie?». C eux-là renient leur M a î­
t r e . I l s a u r o n t le co u d a n s un c a r c a n e t le fe u s e r a le u r d e m e u r e
éternelle (5).

Dieu s’adresse à Son Prophète - qu’AHah le bénisse et le salue
«O M ouham m ad, si tu t ’étonnes du renie m ent du jo u r de ra sse m b le ­
m ent que déclarent ces polyth éiste s m algré tous les signes que nous
leur avons présentés et les preuves évidentes d ’autant plus que toutes
les choses ont été créées de rien au com m encem ent, e t malgré tout ils
ne c roien t plus que Dieu pourra, au m om ent propice, cré e r un autre
m onde. Ils s ’exclament: «C om m ent, c’est au mom ent mêm e que nous tom ­
bons en poussière que nous recom m ençons une nouvelle vie?» Ne savent-ils

pas que la création des d e u x et de la terre est quelque chose de plus
grand que la création des hom m es? Ne pensent-ils pas que Celui qui
a créé les hom mes, le recom m encem ent de leur création Lui sera plus
facile.. Dieu n’a -t-ll pas dit: « N e voient-ils pas qu’A llah qui a créé sans la
m oindre peine le ciel et la terre est à plus forte raison capable de ressusci­
ter les morts? Il est tout-Puissant» [Coran XLVI, 33].
Puis II m ontre la triste fin des incrédule s en disant: « C eu x là re­
nient leur M aître. Ils auront le cou dans un carcan» par lequel ils seront

trainés et précipités dans le Feu où ils dem eureront éternellem ent.

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w a y a s t a ‘j i l û n a k a b i-s -s a y y i’a ti q a b la - l- h a s a n a ti w a q a d h a l a t m in q a b lih im u - l - m u t u l â t u w a ’i n n a r a b b a k a l a d û m a g f îr a ti- l- li- n - n â s i ‘a lâ z u lm ih im
w a ’i n n a r a b b a k a la s a d î d u -l- ‘iq â b i (6).

Ils te presseront de m anifester le m al plutôt que le bien. C e n’est pas
que les exem ples aient manqué jusqu’ici. M ais ton Allah est un A llah de mi­
séricorde, m algré la perversité des hom m es. Il est égalem ent terrible dans
la répression. (6).

Les rénégats d em andent de h âte r le m alhe u r a v a n t le bie nfait,
com m e Dieu en a parlé dans d’autres versets quand II dit: «O n inter­
roge: «A qui est destiné le châtim ent annoncé?» [Coran LXX, I] . Et en
parlant de l’H eure suprêm e II dit: « L es incrédules son t im pa tients de la
voir venir» [Coran XLII, 18], Les im pies disent aussi: «Seigneur, avance
notre châtim ent sans attendre le jour de la résurrection» [Coran XXXVIII,
16].
Pousses par leur obstination et leur reniem ent, les m écréants de­
m andent de hâter la venue du châtim ent et pourtant des événem ents
sem blables se sont produits avant eux lorsque Dieu avait anéanti des
peuples passés à cause de leur im piété pour être des exem ples aux
autres.
Mais Dieu accorde aux hommes un délai afin qu’ils s’am endent et
croient car « Si A llah punissait les hommes suivant leurs œuvres, il n’y au­
ra it plus sur terre âm e qui vive. I l se con ten te de le s ajourner au term e
qu’i l a fixé» [Coran XXXV, 45]. Mais II est le Maître du pardon pour les
hom m es m algré leur injustice, qui pèchent jo u r et nuit. Et n’oublions
pas qu’il est «terrible dans la répression». T out ceci est confirm é égalemnt par ce verset: « S ’ils t’accusent de m ensonge, dis: V otre Seigneur est
toute m iséricorde. M a is nul ne saurait arracher les coupables à son châ ti­
m ent» [Coran VI, 147].
On trouve dans le Coran tant de versets où Dieu a jo in t la crainte
à l’espérance et la clém ence au châtim ent. Sa'id Ben Al-M oussaiba a

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dit: «Lorsque ce verset fu t descendu «M ais ton Allah est un Allah de mi­
séricorde, m algré la perversité des hom m es», PEnvoyé de Dieu - q u ’Allah
le bénisse et le salue - a commenté: « S ’i l n ’y a v a i t p a s la c l é m e n c e e t le
p a r d o n d e D i e u , n u l n ’a u r a i t g o û t é le p l a i s i r d e la v ie . E t p a r c o n t r e , s ’il
n ’y a v a i t p a s le s m e n a c e s e t le c h â t im e n t, t o u t in d iv id u s e s e r a it f i é à D ie u »

( R a p p o r t é p a r l b n A b i H a t e m ) (1).

w a y a q û lu - l- la d în a k a f a r û la w la ’u n z ila ‘a la y h i ’a y a tu m -m ir -r a b b i h T ’in n a m a ’a n t a m u n d i r u n w a lik u lli q a w m in h â d in (7).

L es incrédules disent: «Q ue ne peut-il montrer un m iracle de son S e i­
gneur?». fis ignorent que ton rôle se borne à avertir. Chaque peuple a son
guide (70.

Les idolâtres par obstination et im piété d isent com m e ceux des
peuples passés: «Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre sur lui un signe
de la part de son Seigneur Gomme les Prophètes qui lui ont précédé?»
Même ils l’ont défié en lui dem andant de transform er le m ont As-Safa
en une masse d’or, ou de déplacer les montagnes et de rendre le dés­
ert en jardin s arrosés de ruisseaux. Dieu leur répondit dans un autre
verset: « S i nous ne faisons plus de m iracles, c ’est que les générations pas­
sées n’y ont pas cru» [Coran XVII, 59].
Puis Dieu d éfinit la tâche de Son Prophète: « Ils ignorent que ton
rôle se borne à avertir» et à divulgueur dont tu es chargé car tu n’as
pas p ou r m ission de d irig e r les hom m es, c ’est Dieu qui d irige qui II
veut.
«C haque peuple a son guide» Cette partie du verset on l’a interpré­
tée de plusieurs façons:

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D’après Ibn Abbas: Toi Mouhammad tu n’es qu’un avertisseur e
Je (Dieu) suis le guide des peuples.
- Selon ‘Ikrima: Mouhammad - qu’Allah le bénisse et le salue - est
le guide du peuple.
- M alek, quand à lui, précise que chaque peuple a un guide qui
l’appelle à Dieu à Lui la puissane et la gloire.

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’A l- L â h u y a ‘la m u m â ta h m i l u k u llu ’u n t â w a m â t a g îd u - l- ’a r h â m u w a m â
t a z d â d u w a k u llu s a y ’in ‘in d a h û b im iq d â r in (8 ) ‘â lim u -l-g a y b i w a - s -s a h â a h â d a ti -l - k a b îr u - l- M u ta ‘â li (9).

A llah sa it ce qu’il y a dans le sein de chaque fem elle. Com m e II sa it
quand la m atrice se contracte ou se dilate. Car II sait la m esure de toute
chose (8) Il perçoit l’inyisible et le visible. Il est le Grand, l’infini (9).

La science de Dieu embrasse tout et rien ne Lui est caché. Même
Il sait ce que porte chaque fem elle: un garçon ou une fille, beau ou
laid, heureux ou malheureux, qui jou it d’une longévité ou d’une courte
durée de vie. Ce verset ressemble à celui-ci: «Car II vous connaît mieux
que quiconque, Lui qui vous a tirés de la terre et qui vous distingue à peine
conçus dans le sein de vos mères» [Coran LIII, 32]. II a dit aussi: «Il vous
crée, aux ventres de vos m ères, création par création, dans trois ténèbres»
[Coran XXXLX, 6] C ’est à dire étape par étape. Com m e II le m ontre
dans ce verset: «N ous avons extrait l’homme de l’essence de la terre, nous
en avons fa it ensuite une gou tte de sperm e déposée dans un organe bien
protégé» [Coran XXIII, 12-13].
A ce propos Ibn Mass'oud rapporte que l’Envoyè de Dieu - qu’AIlah le bénisse et le salue - a dit: « C h a c u n d e v o u s d e m e u r e d a n s le v e n tr e
d e S a m è r e q u a r a n te jo u r s u n e g o u tte d e s p e r m e , p u is u n c a illo t d e sa n g
p e n d a n t u n e d u r é e é g a le , p u i s u n m o r c e a u d e c h a ir ( c o m m e u n e b o u c h é e )
p e n d a n t u n e p é r i o d e d ’u n e d u r é e é q u iv a le n te . E n s u i t e D ie u e n v o ie u n a n g e
o r d o n n é d ’é c r i r e q u a t r e m o t s ( c o n c e r n a n t le f œ t u s ) : s a p a r t d e s b ie n s d u

574

b a s m o n d e , l a d u r é e d e s a v ie , s e s œ u v r e s e t s a d e s t i n é e h e u r e u s e o u m a l ­
h e u r e u s e » . S u i v a n t u n e v a r ia n te : « L ’a n g e d e m a n d e : « S e i g n e u r , s e r a - t - i l u n
m â l e o u u n e f e m e l l e , h e u r e u x o u m a l h e u r e u x , q u e l le s e r a s a p a r t d e s b ie n s
d u b a s m o n d e , e t la d u r é e d e la v ie . D i e u d i c t e e t l ’a n g e é c r i t » ( R a p p o r t é

p a r B o u k h a r i e t M o u s l i m ) 111.

« A lla h sa it c e qu’il y a dans le sein de chaque fem elle. C om m e II sait
quand la m atrice se contracte ou se dilate». Ibn ‘O m ar rapporte que l’En-

vo yé de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - a dit: « L e s c l é s d u m y s ­
t è r e s o n t a u n o m b r e d e c i n q q u e D i e u s e u l l e s c o n n a î t: c e q u ’i l y a u r a lie u
le l e n d e m a i n , c e q u e c o n t i e n t le s s e in s d e s m è r e s , la d e s c e n t e d e l ’o n d é e , e n
q u e l le t e r r e u n e â m e m o u r r a e t la s u r v e n u e d e l ’H e u r e S u p r ê m e » ( R a p p o r t é

p a r B o u k h a r i),2 ! .

En c o m m e n ta n t le v e rse t, Ibn bbas a d it: «Il s ’a g it d ’a b o rd de
l’avortor) qui ne com plète pas la durée norm ale dans le ventre de Sa
m ère, puis l’enfant qui nait à l’expiration de neuf mois, ensuite celui qui
re ste p resque d ix m ois. Ou bien encore celu i qui n a it-n o rm a le m e n tavant ou après neuf mois. Tout cela dépend de la science et de la vo­
lonté de Dieu.
A d -D a h a k a rapporté q u ’il e st resté deu x ans dans le sein de sa
m ère et quand elle l’a enfanté une de ses incisives avait déjà poussé.
D ’autres tels que Q atada, A l-H assan A l-B a sri, M oujahed, o n t dit
que ta n t que la fem m e ne «saigne» pas et que le sang n ’em porte pas
pas le fœ tus, celui-ci complète sa période norm ale de création.

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M aqhoul, q uant à lui, a dit: «le fœ tus dans le ve ntre de sa m ère
n’éprouve ni tristesse ni angoisse. Il reçoit sa nourriture du sang de sa
m ère, c’est à dire celui de ses m enstruations, à sa voir que la fem m e
enceinte n’a pas ses m enstrues. Une fois né, le fœ tus vagit en rencon­
tra n t un a u tre m on de a u tre q ue le sein de sa m ère. L o rs q u ’on lui
coupe le cordon om bilical, il se nourrit des seins de sa m ère afin q u ’il
ne com m ence à se so u cie r de sa nourriture. E nsuite il co m m en ce à
chercher lui-m êm e sa nourriture. A l’âge adulte, il s’écrie: Je dois m ou­
rir ou bien je dois tuer d’où pourrai-je me procurer de la nourriture?.
« C a r II sa it la m esure de to u te cho se» en d ’autres term es: chaque
chose a été m esurée auprès de Lui, saagit-il du term e de la vie ou des

biens accordé s à Ses se rvite urs. A ce t éga rd il e st ra p po rté d a n s le
Sahih qu ’une des filles du Prophète - qu’Allah le bénisse et le salue - le
m it au co uran t que son fils e st a gonisant e t dem anda à son père de
venir le voir. Il lui envoya dire: « T o u t c e q u e D i e u d o n n e o u p r e n d L u i a p ­
p a r t i e n t . T o u t e c h o s e a u n t e r m e . D i s - l u i d e s e r é s i g n e r e t d ’e s p é r e r a v e c
f o i sa ré co m pe nse » .

« Il perçoit l’invisible et le visible» Il connaît toutes les choses appa­
rentes que les hom m es puissent voir, e t celles cachées et invisibles.
« Il est le Grand» le plus grand de tout « l’in fini» ou le Très-H aut qui est
au-dessus-de to ut. Sa science em brasse to u t e t toutes les créa ture s
Lui sont soum ises bon gré mal gré.

saw âA’u m - m i n k u m m a n ’a s a r r a - l - q a w l a w a m a n j a h a r a b i h î w a m a n h u w a m u s t a h f ï m b i -l-la y li w a s â r i b u m b i - n - n a h â r i (1 0 ) l a h u m u ‘a q q i b â t u m
m im - b a y n i y a d a y h i w a m in h a lf ïh î y a h f a z u n a h û m in ’a m r i - L - L â h i ’i n n a L - L â h a lâ y u g a y y ir u m â b i q a w m in h a t t â y u g a y y ir û m â b i ’a n f u s ih im w a
’id â A ’a r â d a - L - L â h u b i q a w m i n s u ’a n f a l â m a r a d d a l â h û w a m â l a h u m
m in d û n i h î m in w â lin (1 1 ).

576

Il ne distingue pas entre vous, entre celui qui dissim ule sa pensée et ce­
lui qui la dévoile, entre celui qui se cache dans l’ombre et celui qui se m on­
tre en pleine lum ière (10) Auprès de chacun de nous, devant et derrière, des
an ges se relèvent. Ils veillent sur nous par ordre d’A llah . A lla h ne m odifie
l’é ta t d ’un peuple en bien ou en m al qu’autant que ses sujets se son t trans­
form és eux -m êm es. Q uand II désire punir un peuple, rien ne l ’arrête. E t il
n’y a pas de secours en dehors de L ui (11 ).

D ieu c e rte s c o n n a ît le s a c tio n s de to u s les h o m m e s c o m m e II
co nn aît leurs pensées. Il le co nfirm e aussi quand II dit: « P eu im porte
que tu élèves la v o ix . I l perce tous les secrets et découvre tou t ce qu’o n lui
ca che» [C oran XX, 7] et aussi: «... qui sa it ce qu’eux -m êm es dissim ulent
ou ce qu’ils laissent voir» [Coran XXVII, 25].
« C e lu i qui se cach e dans l ’om bre» c 'e s t à d ire ce lu i qui se trou ve
chez lui alors qu ’il fa it nuit « e t celu i qui se m ontre en pleine lum ière» en
m archant jet se m ontrant au grand jour. Tous les deux so n t égaux de­

vant Lui, Il les connaît parfaitem ent sans aucune distinction.
«A uprès de chacun de nous, devant e t derrière, des a nges se relèvent»
P o ur chaque individu il y a des anges, qui se su ccèd en t les uns aux
autres, qui veillent su r lui, jo u r et nuit, le gardent des m alheurs e t des
catastrophes, d’autres les scribes qui inscrivent toutes ses œ uvres les
bonnes e t les m auvaises jo u r et nuit: celui de la droite inscrit les bon­
nes actions et celui de la gauche chargé des m auvaises, deux autres
qui ve illen t sur lui l’un devant lui e t l’autre derrière. Il est donc entouré
p a r q u a tre anges p en da nt le jo u r et q ua tre a utres la n uit: deu x g a r­
diens et deux scribes.
O n a r a p p o r t é q u e l ’E n v o y é d e D i e u - q u ’A l l a h l e b é n i s s e e t l e s a l u e a d i t : « ( D e s a n g e s ) v o u s a c c o m p a g n e n t là o ù q u e v o u s s o y e z e t n e s e
s é p a r e n t d e v o u s q u e lo r s q u e v o u s s a t i s f a i s e z u n b e s o i n n a t u r e l e t v o u s
c o h a b i t e z a v e c v o s f e m m e s . D o n c a y e z h o n t e d ’e u x e t h o n o r e z - l e s » .

Ib n A b b a s a c o m m e n té : C es a n g e s ne q u itte n t l’ h o m m e q u e
lo rs q u e l’o rd re de D ieu s u rv ie n t qui c o n s is te à re c u e illir son âm e.
Q uant à M oujahed, il a dit: Un ange e st to ujo urs a ttaché a ux pas de
l’hom m e, il v e ille s u r lui à l’é ta t d ’é veil ou de som m eil co ntre la nui­
sance des génies, hum ains et bêtes. T out ce qu’il pourrait l’atteindre et
que l’hom m e redoutait, l’ange lui dirait: Je suis derriè re toi ne crains
rien, à moins que ce ne soit une chose que Dieu lui a destinée.

577

A b d u lla h B e n M a s s 'o u d r a p p o r te q u e V E n v o y é d e D ie u - q u ’A l l a h le
b é n is s e e t le s a lu e - d it: « C h a c u n d ’e n tr e v o u s e s t a c c o m p a g n é p a r u n
g é n ie e t u n a n g e . On lui dem anda: «Et toi aussi ô Envoyé de Dieu?» -

Moi aussi m ais Dieu m ’a accordé le pouvoir s u r lui (le génie) e t ne
m ’ord onne qu’à faire du bien» ( R a p p o r t é p a r A h m e d e t M o u s l i m / 11.

« I ls v e ille n t sur n o u s pa r o rd re d ’A lla h » El K a ‘ b A l-A h b a r de
comm enter: «Si on avait dévoilé au fils d ’Adam les choses heureuses
et les choses pénibles (avant leur survenue) il aurait tout vu et pris ses
précautions. Si Dieu n’avait pas changé des anges de vous garder lors
de vos heures de manger, de boire et de se dévêtir, vous auriez été
saisis».

Abou Mijliz raconte qu’un hom me vint auprès de ‘Ali Ben Abi Taleb qui p riait et lui dit: «Prends garde il y a des gens qui ve u le n t te
tuer». Il lui répondit: «Auprès de chaque hom me se trouvent deux an­
ges qui le gardent contre to u t ce que p ie u ne lui a pas p ré de stiné ,
m ais si une chose décrété e d e v a it ê tre réa lisé e, ils le q u itte n t. Le
terme est une protection solide».
On a rapporté qu’on a dem andé à l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le
bénisse et le salue -: «Ô Envoyé de Dieu, que penses-tu de l’e x o r­
cisme, peut-il repousser ce que Dieu a destiné?» Il répondit: «M êm e
cet exorcismes est une chose que Dieu a décrétée».
Ibn Abi Hatem raconte qu’on a révélé à l’un des Prophètes des fils
d’ Israël de dire à son peuple: T ous les h a b ita n ts d ’une c ité m êm e
d’une maison qui obéissent aux ordres de Dieu et s’acquittent de leurs
prescriptions religieuses et qu’ensuite ils changent leur conduite, Dieu
change leur bonheur en malheur, ceci est confirm é par ce verset: « A l­
lah ne m odifie l’état d’un peuple en bien ou en m al qu’autant que ses sujets
se sont transformés eux-mêmes».

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h u w a - l- la d î y u r îk u m u - l- b a r q a h a w f a n w a t a m a ‘a n w a y u n s i’u - s - s a h â b a - t
i q â l a (1 2 ) w a y u s a b b i h u - r - r a ‘d u b i h a m d i h î w a - l- m a lâ ’i k a t u m in h î f a t i h î
w a y u r s i lu - s - s a w â ‘iq a f a y u s îb u b i h â m a y - y a s a ’u w a h u m y u j a d i l û n a fîL -L â h i w a h u w a s a d îd u -l-m ih â li (13).

Il fa it luire l ’éclair qui tour à tour apporte l’effroi ou l ’espérance. Il
suscite les nuages chargés de pluie (12) L e tonnerre proclame ses louanges.
L es anges le glorifient en trem blant. Il lance la foudre. Il en frappe qui II
veut. E t m algré toutes ces m anifestations de sa puissance, certains contes­
tent son existence. Il est terrible dans la répression (13).

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L’eclair, cette lumière intense et courte qui jaillit parmi les nuages
est soum is à la volonté de Dieu. Il est pour les uns une source d’effroi
et de crainte tel le cas du voyageur comm e a dit Qatada, qui redoute
son mal et ses peines qu’il crée, et pour les autres un espoir, surto ut
pour les résidents qui am bitionnent sa bénédiction, son utilité. « I l sus­
cite les nuages chargés de pluie» en d ’autres term es les lourds nuages
porteurs de la pluie et qui sont très proches de la terre.
«L e tonnerre proclame ses louanges» un verset qui est pareil à celuici «Il n’est pas une chose qui ne bénisse Son œuvre». Quand l’Envoyé de
Dieu - q u ’Allah le bénisse e t le salue - entendait la foudre et le ton­
nerre, il disait: « G r a n d D ie u , n e n o u s f a i s p a s tu e r p a r T o n c o u r r o u x , n i
n o u s f a i s p é r ir p a r T o n c h â tim e n t e t p a r d o n n e - n o u s a v a n t c ela » .

A bou Houraira a rapporté que l’Envoyé de Dieu - q u ’Allah le bé­
nisse et le salue -, quand il entendait le tonnerre disant: « G lo ire à c e lu i
q u e le s a n g e s e t le to n n e rre c é lèb r e n t s e s lo u a n g es» .

Ibn Abbas rapporte que l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse et
le salue - a dit: L o r s q u e v o u s e n te n d e z la f o u d r e , in v o q u e z D ie u , c a r s o n
m a l n e s a u r a it to u c h e r q u ic o n q u e l ’in vo q u e» .

« I l la n c e la fo u d re. I l en fra p p e qui II v eu t» c e tte fo u d re se ra ,
comme on a dit, l’instrument de vengeance de Dieu qui lancera à la fin
des temps. A cet égard l’imam Ahm ed rapporte d ’après Abi S a‘id A l-

579

Khoudry que l’Envoyé de Dieu - q u ’Allah le bénisse et le salue - a dit:
« A l ’a p p r o c h e d e l ’H e u r e le s f o u d r e s s e m u l t i p l i e r o n t d e s o r t e q u ’u n h o m m e
s e r e n d r a c h e z d e s g e n s e t le u r d e m a n d e r a : « Q u i a é t é f o u d r o y é la v e ille ? » .
I l s lu i r é p o n d r o n t u n te l, u n te l e t u n te l» .

A propos de la révélation de ce verset on a raconté que l’Envoyé
de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - avait chargé un hom m e d ’al­
ler m ander un des tyrans arabes. L’hom m e se rendit chez ce tyran et
lu i d it: « L ’ E n v o y é de D ieu - q u ’A lla h le b é n is s e e t le s a lu e - te
convoque» Il lui répondit: «Quel est cet envoyé de Dieu? Quel e st ce
Dieu? Est-il fa it en or, argent ou cuivre?» L’é m issaire reto urn a ch ez
l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - et le m it au courant
de la réponse du tyran en lui disant «O Envoyé de Dieu, je t ’ai p réve­
nu qu’il est très im pétueux. Il m’a posé te lle e t te lle q ue stio n » - R e­
tourne chez lui, s’écria le Prophète . L’hom m e retourna ch ez le tyran
qui lui ré ité ra les m êm es p ro p o s. Et à-'la tro is iè m e fo is , a lo rs que
l’é m issaire s ’e ntre te n a it avec le tyran , Dieu à Lui la p uissan ce e t la
gloire envoya au-dessus de ce dernier un nuage qui gronda et une fo u­
dre s’abattit sur sa tête et enleva son crâne. Dieu alors fit cette révéla­
tion. X
Moujahed raconta un récit analogue mais ajouta que ce tyran était
un ju if. Et Qatada a rapporté à son to u r qu’il s ’a git d ’un hom m e qui a
renié le Coran. En voici encore un autre récit: «Am er Ben Al-Toufaïl et
Arbad Ben Rabi'a vinrent trouver l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse
et le salue - et lui dem andèrent de leur a ttrib ue r la m oitié du pouvoir,
m ais il refu sa . A lo rs A m e r Ben A l-T o u fa ïl -q u e D ieu le m a u d is s e s ’écria: «Par Dieu, j ’enverrai contre toi des chevaux sans selles et des
je u n e s im berbes». Il lui répondit: «Dieu et les M éd in o is t ’e m p ê c h e ­
ront». Puis ils eurent idée de battre l'E nvoyé de Dieu - qu ’Allah le bé­
nisse et le salue - à cet instant même, l’un d’eux se m it devant lui pour
converser tandis que l’autre derrière lui en dégainant son sabre voulant
le tuer. Dieu le préserva d ’eux et le sauva. Ces deux hom m es q u ittè ­
rent Médine et se dirigèrent vers les autres tribus arabes pour sortir et
co m b attre l’E nvoyé de Dieu - q u ’A llah le bén isse e t le sa lu e -. D ieu
alors lança une foudre contre Arbad et le calcina. Q uant à A m e r il fu t
atteint par la peste et une grande glande so rtit de son cou. Il d isa it à
ses c o n c ito y e n s : «O Bani A m e r, e s t-il p o s s ib le d ’a v o ir une g la n d e

580

com m e celle d ’un cham eau et de m ourir dans une m aison qui appar­
tient à une fe m m e Saloulia?» Et les deux hom m es trépassèrent ainsi.
« E t m algré to utes ces m anifestations de sa puissance, certains contes­
te n t S o n e x is te n c e » . Ils d o u te n t de la puissance e t de la g ra n d e u r du

S eigneur et il n’y a d’autre Dieu que Lui, alors qu’il est: «terrible dans la
répression» et redouta ble dans sa force. Il peut anéantir aisém ent qui­

conque se rebelle contre Lui et persiste dans son im piété . Ce ve rse t
est pareil aux dires de Dieu: «Us m irent à exécution leur dessein, m ais A l­
la h leur im p o sa le sien alors qu’ils ne s ’y a ttend aien t p a s. V o is com m ent
s ’a ch ev a leu r p ro je t. N o u s le s a n é a n tîm es eu x e t leu r p e u p le» [C o ra n
XXVII, 50-51],

l a h û d à ‘w a t u - l - h a q q i w a - l - l a d î n a y a d ‘û n a m i n d û n i h î lâ y a s t a j î b û n a la h u m b i s a y ’i n ’i ll â k a b â s i t i k a f f a y h i ’i l â - l - m a ’i liy a b lu g a f â h u w a m â h u w a b ib â li g ih î w a m â d u 'a ’y - l- k â f ir în a ’illâ fï d a l â l i n (1 4 ).

C ’es t à L ui que doivent s ’adresser les prières. C eux qu’on prie en de­
hors de L ui n’accordent rien. S ’adresser à eux , c’est ressem bler à celui qui
supplie l’eau de venir à sa bouche e t à qui l ’eau jam ais n’o béit. C ’e st ainsi
que se perdent dans le néant les prières des infidèles (14).

La v é rita b le prière ne s ’adresse certes q u ’à Dieu. Q u an t à ceux
qui adorent d ’autres divinités en dehors de Lui sont pareils à celui qui
tend ses deux paum es vers l’eau pour qu ’elle y parvienne, m ais l’eau
n’y parviendra jam ais. Et Ali Ben Abi Taleb de com m enter: Ils ressem ­
blent à un hom m e qui, se trouvant auprès d’un puits, essaye de puiser
d e l’eau avec le creux de sa main alors que l’eau est aussi loin de sa
main. C om m ent pourra-t-il l’avoir?
D onc ce ux qui prient un autre que Dieu ne seront jam ais exaucés
et ne tireront aucun profit dans les deux mondes, «c’est ainsi que se per­
dent dans le néant les prières des infidèles».

581

w a l i- L -L â h i y a s j u d u m a n fî-s - s a m â w â ti w a - l- ’a r d i t a w ‘a n w a k a r h a n w a
z il â lu h u m b i-l-g u d u w w i w a - l- ’â s â l i (1 5 ).

T o u t c e qui p alpite dans le s d e u x e t la terre g lo rifie A llah de gré ou
de fo rce. Jusqu’à leurs om bres qui s ’inclinent m atin et soir (1 5).

T o u t e st soum is à la dom ination e t au p ouvoir de Dieu. C eux qui
so n t dans les cieux com m e ceux qui vivent sur la terre se prosternent
d e va n t Lui, ainsi que leurs om bres, q u ’ils s o ie n t au m atin ou au soir,
de gré ou de force.

q u i m a - r - r a b h u - s - s a m â w â t i w a - l-’a r d i q u l i - L - L â h u q u i ’a f a t t a h a d t u m m in
d u n ih T ’a w l i y a ’a l â y a m l i k û n a li ’a n f u s i h i m n a f a n w a l â d a r r a n q u i h a l
y a s t a w i - l - ’a ‘m â w a - l - b a s î r u ’a m h a l t a s t a w î - z - z u l u m â t u w a - n - n û r u ’a m
j a ‘a l û l i - L - L â h i s u r a k a ’a h a l a q û k a h a l q i h î f a t a s â b a h a - 1 - h a l q u ‘a l a y h i m
q u l i - L - l â h u h a l i q u k u lli s a y ’in w a h u w a - l - W a h i d u - l - Q a h h â r u (1 6 ).

Interroge: Q u el est le M aître des cieux et de la terre? Réponds: A llah.
D is: A llez-vo u s choisir en dehors de L u i des m aîtres qui ne pourront rien
pour vous ni en bien ni en m al?. D is: P eu t-on confondre l ’aveugle et celui
qui v o it, le s ténèbres et la lum ière? L es a sso ciés qu’ils o nt donnés à A llah
on t-ils créé un m onde qui puisse être com paré à celui qu’i l a créé, en sorte
que, dans leur esprit, les deux créations n’en feraient qu’une? Réplique: A l­
lah est le créateur de toutes choses. Il est l’U nique, le D om inateur (16).

Il en e s t c e u x qui re c o n n a is s e n t q ue D ieu e s t le c ré a te u r des
d e u x e t de la terre, leur organisateur et leur gérant, e t m algré tout, ils

582

inventent d’autres divinités pour les adorer en dehors de Lui. Ces divi­
nités ne détiennent ni pour elles-mêmes ni pour ceux qui les adorent n:
p ro fit ni dom m age. S o nt-ils égaux ceux qui a dorent ces d iv in ité s et
ceux qui n’adorent que Dieu seul? ces derniers ne sont-ils pas dirigés
p ar une lum ière provenant de leur Seigneur?. C’est pourquoi II a dit:
« P eu t-o n confondre l ’aveugle et celui qui voit, les ténèbres et la lumière?
L es associés qu’ils ont donnés à Allah ont ils créé un monde qui puisse être
com paré à celui qu’i l a créé, en sorte que, dans leur esprit, les deux créa­
tions n’en feraient qu’une?» Ces idolâtres ont-ils pris des divnités qui ri­
valisent Dieu dans la création de sorte que cette création leur paraîtrait
identique à celle de Dieu.
Non ce n’e s t pas com m e te l! Rien ne Lui e st égal ni Lui re s ­
semble. Il n’a ni rival, ni ministre, ni conseiller, ni enfant ni compagne.
«G loire à A llah, qu’i l soit ex alté. Il est au-dessus d’un tel blasphème» [Co­
ran X V IIt/43]ll désavoue leur croyance, Lui, que personne n’intercédera
auprès de Lui sans sa permission. Q u’ils sachent que «Tout ce qui ex i­
ste d an s le s cieu x et sur la terre est asservi au M iséricord ieu x » [Coran
XIX, 93].
Si toutes les créatures sont les serviteurs de Dieu, pourquoi donc
certaines d’entre elles prennent pour maître des divinités en dehors de
Lui sans preuve ni évidence? Est-il autre qu’une invention? Mais le dé­
cre t condam nant les incrédules sera exécuté et Dieu n’opprim e per­
sonne.

’a n z a l a m i n a - s - s a m a ’i m a ’n f a s â l a t ’a w d iy a tu m b i q a d r i h â f a h t a m a l a - s s a y l u z a b a d a - r - r â b i y a n w a m i m m â y û q i d û n a ‘a l a y h i f î - n - n â r i- b ti g â " ’a
h i ly a ti n ’a w m a t â ‘in z a b a d u m m i t l u h û k a d â l i k a y a d r i b u - L - L â h u - l- h a q q a
w a - l - b â t i l a f a ’a m m â - z - z a b a d u f a y a d h a b u j u f a ’a n w a ’a m m â m â y a n f a ‘u n - n â s a f a y a m k u t u fî-l-’a r d i k a d â l i k a y a d r ib u - L - L â h u -l - ’a m t â l a (17).

583

Il fait descendre l’eau du ciel. L es rivières courent, chacun avec son dé­
bit. A leur surface, de l’écum e flo tte et glisse. D e m êm e, les m étau x qu’on
co u le au feu pour en tirer d es b ijo u x o u d es o b jets d ’a rt d é g a g e n t une
é cu m e. C ’e s t p ar un e t e lle im a g e q u ’A lla h o p p o se le v r a i e t le fa u x .
L ’écum e est em portée, et ce qui est utile aux hom m es dem eure. C ’est ainsi
qu’A llah propose des exem ples (17).

Ce verset renferm e deux exem ples pour discerner le vrai du faux:
le caractère durable et ferm e du prem ier et la disparaition de l’autre.
Dieu a dit: « Il fa it descendre l’eau du ciel. L es rivières courent, ch a ­
cune avec son débit» Donc cette eau de pluie coule dans les vallées à la

m esure de leur capacité: l’une vaste et pronfo nde reçoit une quantité
plus grande que celle qui coule dans l’autre qui est étroite et peu pro­
fonde. Ceci est une allusion aux cœ urs qui contiennent et saisissent la
science proportionnellem ent à leur grandeur.
« A leur surface, de l’écum e flotte et glisse». L’inondation charrie une

écum e flo tta n te . En voilà le p re m ie r e xem ple. « D e m êm e le s m éta u x
qu’on coule au feu pour en tirer des bijoux ou des objets d’art dégagent une
écum e» qui e st le deuxièm e exem ple. Il s’ag it de tout m étal fondu au
feu pour en retirer des ornem ents ou d’ustensiles. Cette opération pro­

duit une écum e semblable.
A in s i D ieu p ro po se en p a rab ole s le vra i et le fa u x , une fo is les
deux réunis: le faux disparait tout com m e l’écum e qui est emportée par
l’eau ainsi elle s ’en va en fa isant fo ndre l’or ou l’argent. Donc l’écum e
ne sera d ’aucune utilité et qui disparaitra e t dem eurera dans les deux
côtés de la vallée ou sur les troncs des arbres ou bien encore le vent
la desséchera. Ainsi l’écum e produite par la fonte des m étaux et ceuxci seuls dem eureront: «et ce qui est utile aux hom m es demeure. C ’est ain­
si qu’A llah propose des exem ples» Et dans un autre verset II a dit: «N ou s
citon s de tels exem p les à l’usage des hom m es. M a is seuls les hom m es sen­
sés les com prennent» [Coran XXIX, 43]. A ce propos un des anciens ulé­
m as a dit: «Chaque fois que je lisais le Coran sans bien saisir le sens,
je pleurais sur m oi-m êm e car Dieu a dit que seuls les hom m es sensés
les comprennent».
Et Ibn Abbas de com m enter: C’est un exem ple que Dieu propose
et les cœ urs en conçoivent autant que leur foi ou leur doute. Aucune

584

œ uvre ne sera utile avec le doute, quant à la certitude elle profite les
hom mes. Le doute c ’est l’écum e et la certitude renferm e tout ce qu ’on
pourrait avoir de bijoux ou d ’ustensiles des m étaux fondus.
■ P o u r c o nfirm e r ceci, Abou M oussa -que Dieu l’agrée- a rapporté
que l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - a dit: L a b o n n e
v o ie e t la s c ie n c e q u e D i e u m ’a e n v o y é p o u r le s c o m m u n i q u e r a u x h o m m e s ,
s o n t c o m p a r a b l e s à u n e p l u i e a b o n d a n t e q u i a r r o s e u n e te r r e . C e r t a i n t e r ­
r a in f e r t i l e a a b s o r b é V e a u e t p a r la s u i t e i l y a e u d u p â t u r a g e e t d e s h e r ­
b e s e n a b o n d a n c e . C e r t a i n a u t r e é t a i t a r i d e , q u i a r e t e n u l ’e a u , e t D i e u la
f a i t s e r v i r a u x h o m m e s a f i n q u ’ils b o iv e n t, a b r e u v e n t le u r tr o u p e a u e t a r r o ­
s e n t la p l a n t a t i o n . Q u a n t a u x a u tr e s e n d r o its , la te r r e é t a i t p l a t e , e l le n e r e ­
t e n a i t p l u s l ’e a u e t l ’h e r b e n ’a p a s p o u s s é . D e m ê m e i l y a d i f f é r e n t e s
c a t é g o r i e s d ’h o m m e s : c e u x q u i s o n t i n s t r u i t s d a n s la r e lig io n d e D i e u e t o n t
t ir é p r o f i t d e c e q u e D i e u m ’a e n v o y é p o u r le r é p a n d r e , ils o n t a p p r is e t e n ­
s e i g n é l e u r s c i e n c e . D ’a u t r e s q u i n ’o n t p a s d a i g n é l e v e r la t ê t e e t n ’o n t
p o i n t a c c e p t é la v o ie d e D i e u q u i m ’a c h a r g é d e la m o n t r e r » ( R a p p o r t é p a r
B o u k h a r i e t M o u s l i m ) 111.

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’û l a ’i k a l a h u m s ï ï ’u - l- h is â b i w a m a ’w â h u m j a h a n n a m u w a b i ’s a -l- m i h â d u (18).

A ceu x qui se donnent à A llah, la félicité la plus pure. A ceux qui se
refusent à Lui, quand bien même ils posséderaient tous les biens de la terre
et une fois plus encore, pas de rachat.'L ’heure du règlement du compte sera
pour eux pleine d’a ngoisse. Leur châtim ent sera le feu. Q u el lit de dou­
leur (18).

Dieu m ontre la rétribution des bienheureux et des dam nés. Les
bienheureux qui ont répondu à l’appel de leur Seigneur en obte m pé­
rant à Ses ordres, suivi son Envoyé et ont déclaré véridiques les évé­
nem ents des temps passés et à venir, à ceux-là on accordera la plus
belle récompense, comm e Dieu le montre en disant: «C elui qui croira
et aura pratiqué les bonnes œuvres recevra la plus belle récompense et trou­
vera toujours bon accueil auprès de M oi».[C oran XV III, 88] et aussi ce
verset: «Ceux qui fon t le bien recevront une b elle récom pense et m êm e
plus» [Coran X, 26].
«A ceux qui se refusent à Lui» en Lui désobéissant «quand bien mê­
me ils posséderaient tous les biens de la terre» et s’ils l’offriraient, dans la
vie fu ture, pour se racheter contre leurs péchés, on ne l’a ccepterait

plu s, c a r Dieu au jo u r du ju g e m e n t d e rn ie r n’a c c e p te ra it d ’e u x ni
compensation ni œuvres pies. Ceux-là, leur compte sera très mauvais,
très strict et rigoureux, et auront la Géhenne comm e refuge. Quel dé­
testable lit de repos.

’a f a m a y - y a 'l a m u ’a n n a m a

’u n z il a ’i l a y k a m i - r - r a b b i k a - l - h a q q u k a m a n

h u w a ’a ‘m a ’i n n a m â y a t a d a k k a r u ’û lû -l-’a lb â b i (19).

Peut-on comparer à un aveugle celui qui sait que les révélations de ton
Seigneur représentent bien la vérité? Seuls les gens sensés profitent de la vé­
rité (19).

C eux qui ont cru à la révélation qui e st la vérité venue du S e i­

586

g ne ur sans aucun doute et que les ordres e t les interdictio ns divins
sont une équité, et ceux qui sont aveulges ne pouvant trouver le che­
min droit ou trouver leur bien e t le concevoir, seraient-ils semblables?
Jamais car «les élus du paradis ne sauraient être com parés aux damnés de
l ’enfer» [Coran LIX, 20] Les hom m es doués d ’intelligence sont seuls
qui puissent en profiter de ces révélations et s’en conform er

’a l - l a d î n a y û f û n a b i ‘a h d i- L - L â h i w a lâ y a n q u d û n a - l - m î t â q a (2 0 ) w a -l-la d
m a y a s il û n a m a ’a m a r a - L - L â h u biKT ’a y - y u s a la w a y a h s a w n a r a b b a h u m
w a y a h a f û n a s u ’a -l- h is â b i (2 1 ) w a -l-la d în a s a b a r û - b t i g a ’a w a jh i r a b b ih im
w a ’a q â m u - s - s a l â t a w a ’a n f a q û m im m â r a z a q n â h u m s i r r a n w a ‘a lâ n iy a t a n w a y a d r a ’û n a b i - l - h a s a n a t i - s - s a y y i ’a t a ’û l a ’i k a l a h u m ‘u q b a - d - d â r i (2 2 ) j a n n a t u ‘a d n i n y a d h u l û n a h â w a m a n s a l a h a m i n ’â b i i ’i h im w a
’a z w â ji h im w a d u r r i y y â t i h i m w a - l- m a la ’i k a t u y a d h u l û n a ‘a la y h i m m in
k u lli b â b i n (2 3 ) s a lâ m u n ‘a la y k u m b im â s a b a r t u m f a n i ‘m a ‘u q b a - d - d â ri (24).

L es gens qui observent leurs engagements vis-à-vis d’Allah et ne violent
pas la fo i jurée (20) L es gens qui respectent les liens établis par A llah, qui
craignent leur M a ître et redoutent les conséquences de leur règlem ent de
com pte (21) L es gens qui patientent par respect de leur Seigneur, observent
la prière, redonnent publiquement ou en secret les biens qu’ils tiennent de
nous e t qui répondent au m al par le bien. A ceux-là, le ciel (22) A eux, les
jardins de l’Eden où ils entreront avec leurs pères, leurs épouses et leurs enfaiits qui ont été bons com m e eux. L es anges accourront à leur rencontre

587

de tous côtés (23) «Q ue le salut soit pour vous!» c ’est le prix de votre pa­
tience. Quelle belle demeure que le ciel! (24).

La belle dem eure est réservée à ceux qui jouissent de ces quali­
tés et auront rempli leurs obligations:
- «qui observent leurs engagem ents vis-à-vis d’A llah» e t qui ne sont
pas comm e les hypocrites qui m anquent à leur engagem ent, qui sont
de mauvaise foi quand ils disputent et qui trahissent le dépôt.
- qui respectent les liens établis par Allah» comme le lien de parenté,
qui leur fo n t la charité ainsi qu’aux besogneux et aux m isérable s et
font le bien.
- « qu i cr a ig n e n t leur M a îtr e » en c o m m e tta n t q u o i que ce s o it
comme œuvres, qui observent les enseignements de Dieu.
- « et redoutent les conséquences de le u r règlem ent de com pte» pour
cela ils n’agissent qu’avec rectitude.
- «qui p atientent par respect de leur S eign eur» en s ’a bstenant de
commettre toutes les interdictions et recherchent constam ment la Face
de Dieu.
- «qui observent la prière» en s’en acquittant à leurs mom enst fixés
et les accom plissant à la perfection tant aux inclinaisons qu’aux pro­
sternations.
- «qui redonnent publiquement ou en secret les biens qu’ils tiennent de
Nous» c ’est à dire qui dépensent pour ceux qui sont à leur charge tels
que les épouses, les proches, les pauvres et les besogneux, font l’au­
mône secrète et publique de jour comme de nuit sans discrimination.
-«qui répondent au m al par le bien» de sorte que lorsque quelqu’un
leur nuit ils patientent et lui pardonnent en se conform ant aux dires de
Dieu: «R éponds au m al par le bien. T on ennem i deviendrait bien vite ton
meilleur soutien» [Coran XLI, 34].

C eux-là seront les bie nheureux dans la vie fu tu re , dans la d e ­
meure de félicité les jardins de l’Eden pour l’éternité, avec les Prophè­
tes, les Messagers et les martyrs.
« O ù ils entreront avec leurs pères, leurs épouses e t leurs enfants qui

588

o n t été bons com m e eu x » . Ils se ro nt au Paradis avec les ju s te s parm i

les pères, les épouses, les enfants en com plétude de leur joie, m êm e
ceux qui m ériteront, parm i ces derniers, de degrés inférie urs, se ro nt
élevés aux plus grands par un effet de la grâce et de la bonté de Dieü
sans que le rang des prem iers soit abaissé. Dieu confirme cela en dis­
ant: « N o us réserverons le m êm e sort qu’aux croyants, à leurs descendants
qui auront suivi la foi» [Coran LII, 21].
« L es anges accourront à leur rencontre de tou s cô tés. « Q u e le sa lu t
soit pour vous» C ’est le prix de votre patience. Q uelle belle demeure que le
ciel» Ces anges entreront auprès de ceux-là par toutes les portes pour

les saluer et les féliciter d ’avoir obtenu la belle récompense, le rappro­
chem ent de Dieu et le séjour éternel dans la dem eure de la félicité.
A ce propos A bdullah Ben A m r Ben A I-‘As -que Dieu les agréerapporte que l’Envoyé de Dieu - qu ’A llah le bénisse et le salue - a dit:
« S ave z-vou s ce ux qui e n tre ro n t les p re m ie rs au P a rad is parm i les
c réa ture s de Dieu?». On lui répondit: «Dieu et Son Envoyé so n t les
plus inform és» Il poursuivit: «Ils seront les pauvres parmi les M ouhagériens qui m ontent la garde des points stratégiques, grâce à eux Dieu
repousse les m alheurs des autres et dont chacun d’eux meurt étant in­
capable de se pourvoir à son besoin. Dieu le Très Haut dira à ceux qui
voudra de Ses anges: «Allez les vo ir et saluez-les.» Les anges répon­
dront: «Nous les habitants des cieux et l’élite de Tes créatures nous
ordonnes-Tu d ’aller les visiter et les saluer?» Et Dieu de répliquer: «Ce
so n t M es s e rvite u rs qui M ’a d o ra ie n t sans rien M ’a sso cie r, ils g ara d aien t les fron tière s et les confins, défe nd a ie nt les autres contre les
m alheurs et dont chacun m eurt étant incapable de se pourvoir à son
propre besoin».
Les anges se rendront chez ces gens-là et entreront auprès d ’eux
par toutes les portes en leur disant: «Q ue le salut soit pour vous!» c ’est
le prix de votre patience. Q uelle belle demeure que le ciel» (Rapporté par
Ahmed).
En voici une autre version de Abdullah Ben Am r: «Le Prophète qu’Allah le bénisse et le salue - a dit: « L a p r e m i è r e tr o u p e q u i e n t r e r a a u
P a r a d i s s e r a f o r m é e d e s p a u v r e s M o u h a g é r i e n s q u i, g r â c e à l e u r m é r i t e ,
t o u t m a l h e u r e s t r e p o u s s é , q u i , u n e f o i s o r d o n n é s , ils é c o u t e n t e t o b é i s s e n t

589

e t q u i, s i l ’u n d ’e u x a b e s o in d u g o u v e r n e u r p o u r u n e c e r t a i n e a f f a i r e , m e u r t
s a n s le c o m b le r . A u j o u r d e la r é s u r r e c t i o n , D i e u a p p e l l e r a l e P a r a d i s q u i
s e p r é s e n t e r a a v e c t o u t e s s a p a r u r e e t s e s o r n e m e n t s . D i e u d i r a a lo r s : « O ù
s o n t M e s s e r v it e u r s q u i o n t c o m b a t t u d a n s M o n c h e m in , y o n t s o u f f e r t e t y
o n t r é s is té ? E n t r e z a u P a r a d i s s a n s c o m p t e à r e n d r e n i u n c h â t i m e n t à s u ­
b ir » L e s a n g e a r r iv e r o n t a lo r s e t d ir o n t: « S e ig n e u r , n o u s g lo r ifo n s T e s
lo u a n g e s n u it e t j o u r e t p r o c la m o n s T a s a in te té ! Q u i s o n t c e s g e n s -là q u e
T u a s p r é f é r é s à n o u s ? » L e S e i g n e u r à L u i la p u i s s a n c e e t la g l o i r e le u r r é ­
p o n d r a : « C e s o n t m e s a d o r a te u r s q u i o n t c o m b a ttu d a n s M o n c h e m in e t y
o n t s o u f f e r t » L e s a n g e s a l o r s e n t r e r o n t a u p r è s d ’e u x p a r t o u t e s l e s p o r t e s
e n d i s a n t : « Q u e le sa lu t so it pour vous!» C ’e s t le prix de v otre p a tience.

Q uelle belle demeure que le ciel» (Rapporté par Ahmed)*1*.

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m a ’a m a r a - L - L â h u biKT ’a y - y u s a la w a y u f s i d û n a fî-l-’a r d i ’û l a ’i k a l a h u m u - l- la ‘n a t u w a la h u m s u ’u - d - d â r i (2 5 ).

C eux qui transgressent les prom esses qu’ils o n t fa ites à A lla h, qui bri­
sent le s biens noués par A llah, qui com m ettent le m a l sur la terre, à ceu xlà la m alédiction e t la souffrance pour P étem ité»(25).

T els sont l’état des réprouvés, leurs caractères et leur triste fin qui
sera tout à fa it opposée à celle des croyants parce qu’ils agissaient au-

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trem ent dans le bas monde: Ils violaient le pacte de Dieu après avoir
accepté son alliance et rompaient ce que Dieu a ordonné de maintenir.
Il est rapporté dans un hadith authentifié que l'E nvoyé de Dieu q u ’Allah le bénisse et le salue - a dit: « L ’h y p o c r i t e s e c a r a c t é r i s e p a r
tr o i s s ig n e s : q u a n d il p a r l e , i l m e n t ; q u a n d il f a i t u n e p r o m e s s e , i l n e la
t ie n t p a s ; e t q u a n d o n lu i c o n fie u n e c h o s e , il la tr a h it» ( R a p p o r t é p a r
B o u k h a r i ) 171.

Les m écréants qui ont comm is tous ces actes auront la m alédic­
tion de Dieu qui est la privation de Sa miséricorde, et auront la le plus
mauvaise des demeures qui est la Géhenne.
Abou A I-‘Alya a com m enté: Ce sont six signes qui caractérisent
les hypocrite s qui apparaissent chez eux à la prem ière occasion: Ils
m en te n t/ju a n d ils parlent, ils ne tiennent pas leurs promesses, ils. tra­
hissent le dépôt, ils brisent l’alliance de Dieu après l’avoir engagée, ils
rom pent ce que Dieu a com m andé de m aintenir et ils corrom pent la
terre.

‘A l- L â h u y a b s u tu - r - r iz q a lim a y -y a s a ’u w a y a q d ir u w a f a ri h û b i- l- h a y â tid - d u n y a w a m a - l-h a y â tu -d -d u n y â fï-1 ’â h ir a ti ’illâ m a t â ‘u n (26).

A llah prodigue ses b ien fa its ou le s m énage com m e II l ’entend. L es
biens de ce monde séduisent certains. M ais com m e ils représentent peu de
chose à côté de ceux de la vie future (26).

Etant le Dispensateur par excellence, Dieu accorde largement Ses
bienfaits à certains et donne aux autres sur mesure, tout dépend de
Sa volonté et Sa sagesse. Les incrédules se réjouissent lorsque Dieu
leur dispense ses dons sans s’apercevoir que les biens du monde ne
c o n s titu e n t q u ’ une é p re u v e e t un m én ag e p ro v is o ire p o u r e ux:

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591_

« C ro ien t-ils que nous les com blons de richesses et d ’en fan ts, uniquem ent
pour leur être agréables? Ils se trom pent» [C oran X X III, 55 - 56]. Q u’ils

sachent donc que la vie de ce monde est une jouissance éphém ère et
« c’est la yie future qu’am bitionnent le s vrais cro ya n ts» [C oran IV, 77].
Dieu les a avertis dans un autre verset: «H élas! vous préférez la vie de
ce m o n d e, e t ce p en d a n t l ’a utre e s t m eille u r e t p lu s d u ra b le» [C o ra n

LXXXVII, 15-17],
A l-M o ustaw red le frè re de Bani F ehr rap po rte que l’E nvoyé de
Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - a dit: « L e b a s m o n d e p a r r a p p o r t
à l ’a u tr e e s t c o m p a r a b le à ce q u e le d o ig t d e l ’u n d ’e n tr e v o u s p u is s e a p p o r ­
te r e n le p lo n g e a n t d a n s la m e r» ( R a p p o r t é p a r M o u s l im e t A h m e d ÿ 1^.

Dans un a utre hadith rapporté p ar M ouslim , l’ Envoyé de D ieu qu’Allah le bénisse et le salue -, ayant passé par un chevreau mort aux
petites oreilles, a dit: «Par Dieu, ce ba^ m onde est m oins insignifiant
aux regards de Dieu que ce chevreau lorsque son propriétaire l’a jeté».

w a y a q û l u - l - l a d î n a k a f a r û la w lif ’u n z i l a ‘a l a y h i ’a y a t u m m i - r - r a b b i h î
q u l ” i n n a - L - L â h a y u d i l l u m a y - y a s a ’u w a y a h d î ’il a y h i m a n ’a n â b a (2 7 )
’a l - l a d î n a ’a m a n û w a t a t m a ’in n u q u lû b u h u m b id ik r i- L - L â h i ’a l â b i d i k r i L - L â h i t a t m a ’i n n u - l - q û l û b u (2 8 ) ’a l - l a d î n a ’a m a n û w a ‘a m i l û - s - s â l i h â t i
t û b â la h u m w a h u s n u m a ’â b in (29).

L es incrédules objectent: «Q ue ne peut-il exciper d’un m iracle de son
m aître». Réponds: A llah égare qui II veut et ramène à L ui ceu x qui se re­
p entent. (2 7 ) C eux qui cro ient e t ceu x qui trouvent la p a ix de leur âm e

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592

dans l ’e x a lta tio n d’A lla h. N ’est-c e p a s, en e ffe t, en ex a lta n t A llah q u ’on
trouve la p aix?» (2 8 ) C eu x qui cro ient et pratiquent le s bonnes oeuvres, à
eux la félicité e t une douce communion avec A llah (29).

Les m écréa nts, en rebelles, o b je cte n t e t ré p on de nt à l’appel de
M ouham m ad - qu’Allah le bénisse et le salue
«Que ne peut-il exciper
d ’un miracle de son maître?» com m e ils ont dit auparavant: «Q u ’il nous
fa sse un m iracle com m e ses prédécesseurs» [Coran XXI, 5].
Dieu, certes, e st capable de le fa ire m ais II o rdonne à Son P ro­
phète - qu ’AHah le bénisse e t le salue - de leur répondre: «A llah égare
qui I I veut e t ram ène à L ui ceux qui se repentent». D onc tant à la bonne
d ire c tio n q u ’à l’éga re m e nt, l’un et l’autre ne d ép e n d e n t pas du P ro ­
phète, mais c ’est Dieu qui les produira car II a dit à propos de ces ido­
lâtres: « M a is de quelle u tilité peuvent être nos signes et nos avertissem ents
pour ceiïx qui ne croient pas» [Coran X, 10 1]. Il a dit aussi: «Q uand bien
m êm e nous leur enverrons des anges, quand bien même les m orts leur parle­
raient, quand bien m êm e nous ferions défiler devant eux tou te la création,
ils ne croiraient pas, si telle est la volonté d’A llah. L a plupart d’entre eux
son t ignorants» [Coran VI, 11 1], Pour cela II a dit qu ’il égare qui II veut
et dirige vers Lui ceux qui reviennent à Lui repentants.

Q uant à « ceu x qui cro ient e t ceu x qui trouvent la p a ix de leur âm e
d a n s l ’e x a lta tio n d ’A lla h » d on t les cœ urs s ’a p a is e n t au s o u v e n ir de

Dieu, constatent que leurs cœurs se tranquillisent au souvenir de Dieu,
en Le prenant pour Maître et Défenseur. «C eux qui croient et pratiquent
les bonnes œuvres, à eux la félicité et une douce com m union avec A lla h» à
ceux-là Dieu accordera to ut le bien e t aussi la plus belle retraite dans
le Paradis.
Le term e arabe «Touba» qui signifie bonheur ou félicité, l’a inter­
prété C hahr Ben H aw chab qu’il s’a git d’un arbre au Paradis d on t ses
branches p én ètre nt dans les dem eures des élus. On a d it aussi que
Dieu l'a planté de Sa propre main, qui était à l’origine une perle, e t II
lui ordonne de pousser et s’étendre là où II veut. De ses racines pren­
nent source les fleuves du Paradis: du miel, du vin, d ’eau et de lait.
Anas -que Dieu l’agrée- rapporte que l’Envoyé de Dieu - q u ’Allah
le bénisse et le salue - en interprétant le verset: «sous d’éternels om bra­
g es» [Coran LVI, 30] dit: « A u P a r a d is il y a u n a r b r e q u ’u n c a v a lie r m a r -

593

c h e s o u s s o n o m b r e c e n t a n s s a n s t o u t e f o i s p o u v o ir la f r a n c h i r » ( R a p p o r t é
p a r B o u k h a r i ) l9 ]

k a d â l i k a ’a r s a l n â k a f î ’u m m a t i n q a d h a l a t m i n q a b l i h a ’u m a m u - I - l i t a t l û
‘a l a y h i m u - l - l a d î ’a w h a y n a “ ’i l a y k a w a h u m y a k f u r û n a b i - r - R a h m â n i q u i
h u w a r a b b î la ’i l â h a ’illâ h u w a ‘a la y h i t a w a k k a l t u w a ’il a y h i m a t â b i (3 0 ).

N o u s t ’avons d élégué à un peuple que d’au tres o n t p récédé, pour que
tu lui transm ettes ce que nous t ’avons révélé. M a is en vain. Ils nient le M i­
séricordieux. D is: c ’est m on M a ître, il n’y a d’A lla h que L ui. J e m e co n fie
à L ui e t c’est à L ui que je ferai retour (300.

Dieu s ’a dresse à Son P rophète: C om m e nous t ’avo n s e n v o y é à
ce tte co m m unauté « P o u r que tu lui tra nsm ettes ce que nou s t ’a von s ré­
vélé» et lui com m uniquer le message, ainsi nous avons envoyé d'autres
prophètes à leurs peuples, mais ils les ont traités d ’im posteurs e t tu as

dan s ce s P ro ph ète s un e xem ple. Et com m e nous a v o n s sévi c o n tre
ces im pies en leur fa isan t g oû te r notre vengeance e t notre châtim ent,
que ta co m m unauté prenne garde. Car: « d es P ro p hètes o n t é té tra ités
d’im posteurs avant toi. Ils supportèrent ces injures e t furent m êm e m o lestés
jusqu’au jour où nous leur donnâm es a ss ista n ce» [C oran VI, 3 4 ] e t nous

avons réservé la bonne fin à ceux qui ont suivi les Prophètes dans les
deux mondes.
«U s nient le M iséricordieux» en d ’autre ternie, ces idolâtres vers qui
tu es envoyé ô M ouhamm ad, sont incrédules à l’égard de Dieu et refu­

se nt de décrire le S eigneur com m e é ta n t le M isérico rd ieu x e t le T rès
M iséricordieux. Dans le traité d’arm istice conclu avec les polythéistes

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le jo u r de H oudaybyah, le P rophète - qu’Allah le bénisse et le salue voulant écrire au début «Au nom de Dieu le M iséricordieux le Très Mi­
séricordie ux» ils objectèrent: «Nous ne savons plus ce que signifie le
M iséricordieux le Très M iséricordieux».
R é p o n d s -le u r ô M ouham m ad: « C ’e s t m on M a îtr e -il n ’y a d’A lla h
que L u i» vous les niez m ais, quant à moi, je crois en Lui et je recon­

nais Sa déité. Il est m on Seigneur, je me confie à Lui dans toutes mes
affaires et c’est vers Lui que sera le retour.

w a law ’a n n a q u r’ânan suyyirat bihi-1-jibâlu ’aw q u tti‘at b ih i-l-’a rd u ’aw
k u llim a b ih i-l-m a w tâ b a l li-L -L â h i-l-’am ru ja m î'a n ’a fa la m y a y ’a si-l-la d
în a ’a m a n u ’al-law ya sa ’u -L -L â hu la h ad â-n-nâ sa ja m û ‘a n w a lâ yazâlu-1la d în a kafarû tusibuhu m bim a sa na‘û qâri‘atun ’a w tah u llu qarîbam -m in
dârihim h a ttâ y a’tiya w a ‘d u-L -L âhi ’inna-L -L â ha la yu h lifu-l-m i‘âd a (31).
L e C oran aurait beau soulever le s m ontagnes, disloquer les continents
e t faire parier le s m orts, qu’ils ne croiraient pas! Car A llah est l’arbitré de
to us les destins. L e s croyants doutent-ils qu’A lla h, s’il voulait, pourrait ra­
m ener à L ui l’H um anité toute entière. C om m e punition, les fléaux ne cesse­
r o n t d’a tte in d r e le s In créd u les ou d’é c la te r a u x a bo rd s m êm e de leu rs
m aison s jusqu’au jour où le s prédictions d’A llah se réaliseront. A lla h n’est
jam a is absent au jour du règlem ent de com pte. (31).

D ieu p ré sen te le m érite du C oran q u ’ il a révélé à Son P rophète
M ouham m ad - qu’Allah le bénisse e t le salue - e t préféré à tous les Li­
vres qui le précèdent.
« L e C oran a urait beau soulever les m o ntagnes» Si p ar le C oran les
m ontagnes p ouvaient ê tre m ises en m arche «disloquer le s con tinents»
ou si la terre, par lui, pouvait être fendue, «et faire parler les m orts» m ê­

595

m e au fond de leurs tom bes, ce Coran serait le Livre qui renferm erait
to utes ces vertus en dehors de to utes les autres Ecritu res. SI les hu ­
mains et les génies s’unissaient pour produire un autre livre sem blable
à ce Coran, ou m êm e une de ses sourates, ils en seraie nt incapables
m êm e s ’ils s ’aidaient m utuellem ent. Et m algré cela ces idolâtres e t in­
crédules n’en croient pas.
«C ar A llah est l ’arbitre de tous les destins» c ’est à Lui qu ’appartient
to ut le com m andem ent, ce qu’il veut, il sera, et ce qu'il ne ve ut pas, il

ne sera jam ais.
« L es croyants doutent-ils» et n’espèrent-ils pas «qu’A llah, s’il voulait,
pourrait ram ener à L ui l’H um anité toute entière» é tan t donné q u ’il n’y a

ni m iracle ni a rgum ent plus é vid ent que ce C oran que, si Dieu l’avait
fa it descendre su r une m ontagne tu aurais vu celle-ci s’h um ilier et se
fendre sous l’effet de la crainte de Dieu.

/

Il e st rapporté dans un hadith a uthentifié que l’E nvoyé de Dieu qu’Allah le bénisse et le salue - a dit: « I l n ’y a p a s u n P r o p h è t e s a n s q u ’i l
n e s o i t a p p u y é ( p a r u n m i r a c l e ) p o u r q u e le s h o m m e s e n c r o ie n t : Q u a n t à
m o i , c e q u e j ’a i r e ç u , é t a i t u n e r é v é l a t i o n d e l a p a r t d e D i e u , e t j ’e s p è r e
a v o ir le p l u s d e s s u iv a n ts a u j o u r d e la r é s u r r e c t io n » .

Q uant à la circonstance de la révélation du verset précité on a ra­
conté que les polyth éiste s avaient dit: «O M ouham m ad! Si seulem ent
les m ontagnes qui entourent La M ecque auraient été déplacées afin de
pouvoir disposer plus de terrains pour semer, ou bien les distancés au­
raien t été racco urcies com m e S olom on (S ouleïm an) d o n t le v e n t lui
é ta it asservi, ou bien si tu peux ressu sciter nos m orts com m e fa is a it
Jésus?» Alors Dieu fit descendre ce verset: «L e C oran aurait beau sou­
lever les m ontagnes...»
« C o m m e pun ition , le s fléa u x ne cessero n t d’atteind re le s in créd u les
a u x abords m êm e de leurs m a ison s» à cause de leur ren ie m en t e t le u r

m écroyance afin qu ’ils puissent en tire r des leçons et enseignem ents.
Ces fléaux on les a interprétés comm e étant un châtim ent venu du ciel
ou la venue du P ro ph ète - q u ’A lla h le bén isse e t le sa lu e - p o u r les
combattre, ou une catastrophe.
« J u s q u ’au jour où le s p réd ictio n s d’A lla h se r é a lis e ro n t» Il s ’a g it ,

596

d ’après certains, de la conquête de La Mecque, ou du jou r de la résur­
rection com m e a précisé Al-Hassan Al-Basri. Car Dieu ne manque ja ­
mais à Sa promesse. Il secourra son Prophète et les croyants dans les
deux mondes. « S o yez persuadés qu’A llah réalisera les prédictions de ses
Prophètes. C ar Allah est puissant dans la répression» [Coran XIV, 47],

w a l a q a d i - s t u h z i ’a b i r u s u li m m in q a b l i k a f a ’a m l a y t u l i - l - l a d î n a k a f a r û t
u m m a ’a h a d t u h u m f a k a y fa k â n a ‘iq â b i (32).

A vant toi, d’autres Prophètes ont été tournés en dérision. J ’ai com blé
les Infidèles, puis J e les ai châtiés par un châtiment terrible (32).

Dieu réconforte son Prophète - qu’Allah le bénisse et le salue - en
lui racontant que les autres Prophètes qui lui ont précédé ont été en
butte aux ra ille rie s de leurs peuples. Il a accordé un rép it aux m écroyants ensuite II les a saisis en leur infligeant Son châtim ent. Il af­
firm e ce tte vengeance en disant: « Q u e de cités J ’ai fa vo risées m algré
leurs fautes. P uis J ’ai sévi. Tout aboutit à M oi» [Coran XXII, 48].
Dans les deux Sahihs, il est rapporté que PEnvoyé de Dieu - qu’Al­
lah le bénisse et le salue - a dit: « D ie u a c c o r d e u n r é p it à l ’in ju s te . M a i s
q u a n d I I le s a is it, I l n e lâ c h e p a s . Puis il récita: « V oilà de quelle m anière
Allah punit les cités corrompues. Il leur envoie un châtiment terrible et dou­
loureux» ( R a p p o r t é p a r B o u k h a r i e t M o u s li m ) ^ 11.

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’a fam a n h u w a q a ’im u n ‘a lâ kulli na fsim -bim a k a sa b a t w a ja 'a lû li-L -L â hi su r a k a ’a qui sam m ûhum ’a m tu n a bb i’u n ah û b im â lâ y a ia m u fï-l-’a rd i
’am bi zâhirim m ina-l-qaw li bal zuy yin a li-l-Iad îna ka fa rû m a kruh u m w a
suddû ‘ani-s-sabîli w a m a y-y ud lili-L -L â hu fam â lah û m in h âd in (3 3).
C om m ent, c’e st à Celui qui lit dans toutes le s âm es qu’ils osent donner
des associés? D is: qu’ils les nom m ent ces asso ciés! A vez-vous la prétention
de divulguer à A llah des cho ses qu’i l ignore sur la terre ou bien prodiguezvous ce nom de divinités au hasard? L a v érité, c ’e s t que l’im p iété de leu r
p ro paga nd e ne leur a p a s é té dém o ntrée e t qu’ils o n t pu d éto urner leu rs
sem blables de la bonne voie. C elui qu’A llah égare ne saurait trouver aucun
guide (33).

D ieu a v e r tit le s id o lâ tre s en le u r d is a n t: « Q u i d o n c s u rv e ille
c h aq ue h om m e, se tie n t a u p rè s de lui e t qui e s t té m o in de ce q u ’il
fait?» Une vé rité que Dieu co nfirm e d an ^ p lu sieu rs ve rse ts, on se li­
mite à citer ces quelques uns:
- « ... (il n’est pas) d’actes que vous accom plissiez, que nous n’en soy on s
pas tém oins au m om ent m êm e» [C oran X, 61].
- « Il ne distingue pas entre vous, entre celui qui dissim ule sa pensée e t
celu i qui la d év oile, entre celu i qui se cach e d a ns l ’om bre e t celu i qu i se
m ontre en pleine lum ière» [Coran XIII, 10].
- « I l perce tou s les secrets e t découvre tou t ce qu’o n L u i ca ch e» [C o ­
ran XX, 7],
-« Il est avec vous où que vous so yez. Il voit toutes vos actions» [C oran
LVII, 4],

Ce D ieu, e s t-ll se m b la b le a u x s ta tu e s q ue vo us a do re z, qui ne
vo ie nt rien, n’observent rien, né com prennent rien, ne peuvent ni faire
du mal ni être utiles et ne se défendent ni défendent leurs adorateurs?
Et m algré to ut « ils osent donner des a ssociés à D ieu » Si vraim ent ces di­
vinités que vous avez inventées existent réellem ent et ont une certaine
nature ou une personnalité, nom m ez-les! Ou bien avez-vous la préten­
tion de divulguer à A llah des choses qu’i l ignore sur la te rr e» . C ar si v ra i­
m e n t e lle s e x is ta ie n t II les a u ra it c e rta in e m e n t c o n n u e s , e t rie n ne
Lui est caché. « O u bien prodiguez-vous ce nom de divinités au hasard?»
ou bien c ’est une façon de parler, ou bien, com m e o n t d it Q atada et

598

A d -D a h a k, c ’e s t une e rre u r q ue v o u s su iv ie z en c ré a n t des s ta tu e s
p ou r les adorer qui n’o n t aucun pouvoir, et: « C es idoles ne son t que des
nom s que vous avez inventés vous e t vos pères, qu’A llah n’a confirm ées par
aucune preuve» [Coran LIII, 23].
« L a vérité, c’est que l ’im piété de leur propagande ne leur a pas été dé­
m o n tré e» E t M ou ja h ed de c o m m e n te r: on a e n jo liv é a u x in c ré d u le s

leu rs ruses, ils so n t égarés e t a pp ellen t les a utres à le u r é g a re m e nt
jo u r e t n uit. D ieu a m on tré ce la en d is a n t: « N o u s leu r a v io n s d on n é
com m e com pagnons des dém ons qui leurs fa isa ien t ap paraître plus b ea u x
leurs actes» [Coran XLI, 25].
« C elu i qu’A llah égare ne sa u ra it trouver aucun guide» M êm e si l’on
d é sire que ce s id o lâ tre s s o ie n t g uidé s, D ieu ne d irig e pas c e u x qui
s’égarent.

l a h u m ‘a d â b u n f ï- l- h a y â t i - d - d u n y â w a l a ‘a d â b u - l - ’â h i r a t i ’a s a q q u w a m â
la h u m m in a - L - L â h i m in w â q in (3 4 ) m a t a h i - l - j a n n a t i - l - l a t î w u ‘i d a - l - m u t t a q û n a t a j r î m in t a h t i h â - l - ’a n h â r u ’u k u l u h â d a ’i m u n w a z i l l u h â t i l k a ‘u q b a - l - l a d î n a - t - t a q a w w a ‘u q b a - l - k â f i r î n a - n - n â r u (3 5 ).

Ils seront punis dans ce m onde, ils le seront encore plus dans l ’a utre,
et ils ne trouveront aucun intercesseur auprès d’A llah (34) L aissez-m o i vous
décrire le jardin prom is à ceu x qui craignent A llah: des ea u x vives le par­
courent; ses fruits se reproduisent sans cesse; l’om bre n’en e st jam a is cha s­
sée . V o ilà la dem eure qui a ccueillera le s cro ya nts. P our le s incrédules, ce
sera la géhenne (35).

P o ur p u n ir les m écréants e t les p olythéistes, Dieu le u r inflig e un
châtim ent dans le bas m onde en donnant le pouvoir aux croyants su r
eux et les châtiant par les m ains de ces derniers soit en les tu an t so it
en le prenant com m e prisonniers. En plus. Il le u r réserve un supplice
d a n s l’a u tre q u i le u r se ra p lu s a tro c e e t p é n ib le q ue c e lu i du b as

599

m onde. A cet égard, l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse et le sa ­
lue - a dit aux deux personnes qui faisaient devant lui un anathème ré­
ciproque: «Le châtiment dans le bas monde est insignifiant par rapport
à celui de l’au-delà.» Et quand il évoquait le Feu dans l’autre monde, il
a dit: « C e c h â t im e n t d a n s le b a s m o n d e a u n te r m e q u a n t à c e lu i d a n s l ’a u ­
tr e il e s t b e a u c o u p p l u s d o u l o u r e u x , c a r le f e u t e r r e s tr e e s t u n e d e s s o i x a n t e - d i x p a r t i e s d u f e u d e la v ie f u t u r e » . On ne peut ja m a is im a gin er le
châtim ent de la vie future, sa vigueur et sa dureté, com m e Dieu en
parle dans ces versets: «C e jour-là, aucune répression ne sera aussi dure
que ce lle d’A llah. Aucunes chaînes aussi m eurtrissantes que le s siennes»
[Coran LXXXIX, 2 5 -2 6 ] et «N ous réservons l’enfer à ceux qui nient cette
heure. E n les apercevant de loin, l ’enfer bouillonnera de colère» [C oran
XXV, 11-12],

Q uant aux croyants et à ceux qui craignent Dieu, Il leur décrit le
Paradis qui leur est réservé: «des eaux vives le parcourent» partout ils y
trouveront des cours d’eau qui jailliront de toutes parts et mêm e là où
ils voudront les avoir en les faisant jaillir en abondance. Dieu le décrit
aussi dans ce verset quand II dit: «V oici une description du P aradis qui
est réservé aux croyants: des sources d’eau dont l’eau reste toujours pure le
parcourent» [Coran XCLVII, 15].
« Ses fruits se reproduisent sans cesse» Les croyants s’y délectent à
ses fruits abondants non cueillis à l’avance ni interdits. A ce propos Ibn
Abbas, en rapportant un hadith relatif à la prière de l’éclipse a dit que
les fidèles dem andèrent à l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse et le
salue -: «O Envoyé de Dieu, on t’a vu prendre quelque chose de ta
place où tu te trouvais, puis tu t’es reculé». Il répondit: « J ’a i v u le P a r a ­
d is - ou suivant une variante: O n m e l ’a f a i t v o ir - e t j ’a i v o u lu c u e il li r u n e
d e s e s g r a p p e s , s i j e l ’a v a i s p r i s e e l l e v o u s a u r a i t s u f f i t a n t q u e le b a s
m o n d e e x is t e » ( R a p p o r té P a r B o u k h a r i e t M o u s li m ) [ I }.

Zaid Ben Arqam raconte: «Un hom me des gens du Livre a d it à

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l’Envoyé de Dieu - qu’All^h le bénisse et le salue
«O Abou-AI-Q assem, tu prétends que les habitants du Paradis mangent et boivent?». Il
lui répondit: « C e r te s o u i. P a r c e lu i q u i ti e n t l ’â m e d e M o u h a m m a d d a n s S a
m a in , l ’u n d e s e s h a b it a n t s a u r a la .fo r c e d e c e n t h o m m e s q u a n t à la n o u r r i­
tu r e , la b o is s o n e t le d é s ir s e x u e l» . L’homme lui demanda: «Mais celui qu
mange e t boit devra satisfaire son besoin naturel, alors qu’au Paradis
de telles souillures n’existeront plus?» Il répliqua: « L e b e s o in n a t u r e l d e
l ’u n d ’e n t r e e u x s e r a s a t i s f a i t c o m m e u n e t r a n s p i r a t i o n q u i s o r t i r a d e s a
p e a u p a r e i l l e à l ’o d e u r d u m u s c , e t a lo r s s o n v e n t r e e n s e r a d é b a r r a s s é »
( R a p p o r t é p a r A h m e d e t N a s s a i') 111.

Dieu en a parlé dans d’autres versets et dit: «L es fruits seront en
abondance, mûrs en toute saison. Leur cueillette sera toujours perm ises»

[Coran LVI, 32-33]: «D es ombrs épaisses les couvriront et des fruits s’offri­
ront d’eux-m êm es à leurs mains» [Coran LXXVI, 14]. Si Dieu avait joint la

description du Paradis à celle de l’Enfer, c’est dans le but d ’exhorte r
les hommeé à am bitionner le premier et s’éloigner de l’autre, en term i­
nant le verset par le sort des croyants et celui des impies: «V oilà la de­
m eu re qu i a c c u e ille r a le s c r o y a n ts . P o u r le s in c r é d u le s , ce se r a la
Géhenne».

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L â h a w a l a ’u s r i k u b ih T ’il a y h i ’a d ‘û w a ’ila y h i m a ’â b i (3 6 ) w a k a d â l i k a
’a n z a l n â h u h u k m a n ‘a r a b i y y a n w a l a ’i n i - t - t a b a ‘t a ’a h w a ’a h u m b a ‘d a m â
j a ’a k a m i n a - l - ‘ilm i m â l a k a m i n a - L - L â h i m in w a liy y in w a l â w â q i n (3 7 ).

L e s g en s l ’E criture on t a ccueilli avec jo ie ce qui t’a é té rév élé. M a is ,
parm i le s tribus, il y en a qui rejettent une partie du L ivre. D is: j’a i l’ordre
de n’adorer qu’A llah et de ne L ui a ssocier quiconque. C ’e s t à le servir que
j ’appelle le s hom m es e t c ’est à L ui que je retournerai (3 6 ) N o u s avons ré­
vélé un code en langue arabe. S i tu cédais à leurs tentation s, après l ’in itia ­
tio n que tu a s reçue, tu ne trouverais plus ni soutien ni intercesseur auprès
d’A llah (3 7).

Parm i les gens du Livre, il y en a ceux qui, en e nte nd a nt les v e r­
sets révélés à M ouham m ad - q u ’A llah le bénisse e t le salu e - s ’en ré­
jou issen t c a r ils ne sont que des confirm ations des enseig nem ents qui
se tro u v e n t dans leur Ecriture, en s ’écriant: « G loire à A lla h . V o ic i que
les prédictions de notre Seigneur sont réalisées» [Coran XVII, 108].
P ar co ntre, il en e st des gens du Livre, les ju ifs e t les ch ré tien s,
« q u i re jetten t une p artie du L iv re» e t de la vé rité . A c e u x -là D ieu o r­

donne à Son Prophète - q u ’A llah le bénisse e t le salue - de répondre:
« J ’a i l ’ordre d e n’adorer qu’A lla h e t de ne L u i a ss o cier q uico nq u e» to u t
com m e les autres Prophètes qui m ’ont précédé. « C ’es t à L e servir que
j ’appelle le s hom m es e t c ’est à L ui que je retournerai». T elle e st ma m is­
sion e t m on sort.
« N o u s avons révélé un cod e en lan g ue arabe». C ’est à dire: com m e
nous avons envoyé d ’autres Prophètes dont certain d’e ntre eux fu re n t
chargés de com m uniquer une Ecriture, ainsi nous t’avons révélé un Li­
vre en langue ara be qui co ntie nt des e nseig nem ents c la irs et p récis.
« I l e s t ex e m p t de to u te esp èce d’erreur a u ssi b ien en ce qu i co ncern e le
passé que l’avenir. Il ém ane du sa ge et du Sublim e» [Coran XLI, 4 2 ]. Nous

t ’a vo n s h o n o ré , ô M ou ha m m e d, p a r la ré v é la tio n de ce C o ra n d o n t
nous avons préféré a toutes les autres Ecritures.
« S i tu cédais à leurs tentations» en suivant leurs désirs après que la
science t’e st parvenue «tu ne trouverais plus ni soutien ni intercesseur au­
près d’A lla h» . O n peut en conclure que ce ve rse t est aussi un a ve rtis­
se m e nt a ux sa van ts de suivre les gens égarés e t a u x ulé m a s a p rè s

602

avo ir été initiés à la sunna du Prophète - q u ’Allah le bénisse e t le s a ­
lue -.

w a l a q a d ’a r s a l n â r u s u l a n m in q a b l i k a w a j a ‘a l n â l a h u m ’a z w â ja n w a d u r r i y y a t a n w a m â k â n a li r a s û li n ’a y - y a ’ti y a b i ’a y a t i n ’il lâ b i ’i d n i - L - L â h i lik u l l i ’a j a l i n k i t â b u n ( 3 8 ) y a m h u - L - L â h u m â y a s â A,u w a y u t b i t u w a
‘i n d a h û ’u m m u - l- k it â b i (3 9 ).

A va nt to i nous avons envoyé sur terre d es P rop h ètes que nous avons
pourvus d’épouses et d’en fan ts. M a is nul P rop h ète n’a le pouvoir de faire
des m iracles san s l ’a utorisation d’A lla h. C haque époque a so n L ivre (3 8 )
D ieu abroge et m aintient ce qu’i l veut. L e germ e du Livre est en L ui» (39).

Com m e nous t’avons chargé du M essage ô M ouham m ad e t en ­
voyé à toute l’humanité, ainsi nous avons envoyé avant toi des Prophè­
te s p a rm i le s m o rte ls q u i se n o u rris s a ie n t c o m m e le s a u tre s de
différen te s nourritures, se déplaçaient dans les m archés, avaien t des
rapports avec leurs com pagnes pour engendrer les enfa nts et avaient
une postérité. Il lui ordonne de leur dire: «J e ne suis qu’un m ortel com m e
vous, à qui il a été révélé» [Coran XVIII, 110].
Il est cité dans les deux Sahihs que l’Envoyé de Dieu - qu ’Allah le
b énisse et le salue - a d it (en répondant à certains in d iv id u s qui sont
venus s ’enquérir de ses pratiques cultuelles): « Q u a n t à m o i , j e j e û n e e t
j e r o m p s le j e û n e , j e f a i s u n e p r i è r e n o c t u r n e e t j e m ’e n d o r s , j e m a n g e d e la
v i a n d e e t j ’é p o u s e l e s f e m m e s . Q u i c o n q u e s e d é t o u r n e d e m a s u n n a n ’e s t
p l u s d e s m ie n s » ( R a p p o r té p a r B o u k h a r i e t M o u s l i m ) [I1 .

« M a is nul Prophète n’a le pouvoir de faire des m iracles sans l’autori-

603

sation d’A llah» . Donc aucun Prophète n’avait le p ouvoir d ’a p p orte r à

son peuple un Signe ou de faire un miracle sans la permission de Dieu
qui décrète et fait ce qu’il veut.
«C haque époque a son Livre» En d’autre term e, chaque chose (ou
même chaque communauté) à un terme prescrit. Dieu le confirme aus­
si dans ce verset: «Allah -l’ignores-tu-sait tout ce qui passe dans les d e u x
et sur la terre. Il le consigne dans le Livre. C ’est là une tâche fa cile pour
lui» [Coran XXII, 70].

A d -D a h a k de co m m e n te r: «Un Livre e s t e n v o y é p o u r ch a q u e
époque bien déterminée». C’est pour cela et à l’expiration de cette pé­
riode «A llah abroge et m aintient ce qu’i l veut» Mais, après la révélation
du Coran, tous les Livres ont été abrogés».
Ce verset a suscité une controverse dans les opinions quant à son
interprétation:
- Ibn Abbas a dit: Dieu abroge tout ce qu’il veut excepté la mort, la
vie, le bonheur et le malheur qu’il avait déjà prédestinés.
- Mansour rapporte: J ’ai dem andé à Moujahed: «Que penses-tu si
l’un d’entre nous form ule cette invocation: «Mon Dieu, si mon nom fi­
gure parm i les heureux m aintiens-le, et s’il est parm i les m alheureux
efface-le et fais qu’il soit parmi les heureux?» Il répondit: «C’est très
bien». Après l’écoulement d’un an je le rencontrai et lui posai la même
question, il me récita d’abord ces deux versets: «V oilà le Livre de l ’évi­
dence, que nous avons envoyé aux hommes dans une nuit bénie» [Coran 23], et dit: «La veille de la nuit du destin, Dieu décrète ce qu’il y aura
dans to u te l’année à v e n ir com m e b ie n fa its ou p é ch é s, p uis II en
avance et en retarde ce qu’ il veut. Q uant au Livre du bonheur et du
malheur il est immuable et rien n’y sera changé».
- A I‘A ‘mach rapporte que Abou W a'el invoquait souvent Dieu par
ces mots: «Grand Dieu, si Tu nous a inscrits parmi les m alheureux ef­
face cela et fa it que nous soyons heureux. Et si nous figurons su r la
liste des heureux m aintiens-y-nous. C ar tu efffaces ou confirm es ce
que Tu veux».
- Abou O thm an An-Nahdi rapporte que O m ar Ben A l-K hattab fa i­
sa it la circu m am bu latio n a uto ur de la M aison en p le u ra n t e t d isa it:

604

«Mon Dieu, si tu m ’as décrété le m alheur ou un péché quelconque, efface-le car Tu effaces ce que Tu veux ou le confirmes et la Mère du Li­
v re se tro u v e a u p rè s de T o i; e t fa is q u ’il s o it un b o n h e u r e t un
pardon».
On peut donc déduire de tous ces dires que Dieu efface com m e II
co n firm e ce q u ’ il ve ut. A ce t égard l’im am A hm ed ra p p o rte d ’a près
Thaw ban que l’Envoyé de Dieu - qu’Allah le bénisse et le salue - a dit:
« D i e u r e t i e n t S e s b ie n s à u n h o m m e q u i v i e n t d e c o m m e t t r e u n p é c h é . R ie n
q u e le s i n v o c a t i o n s n e p u i s s e n t r e p o u s s e r le d e s t i n . E t la p i é t é p r o c u r e la
lo n g é v it é » ( R a p p o r t é p a r A h m e d , N a s s a ï e t I b n M a j a / 1^.

D ans un autre hadith, le Prophète - q u ’A llah le bénisse et le sa ­
lue - a dit: « L ’in v o c a ti o n e t le d e s tin s e d is p u t e n t e n t r e c i e l e t te r r e » .
Ibn A bbas a dit: «Il arrive qu’un hom m e suive les ordres de Dieu
to u te sa vtfe, p uis il c o m m e t ce que Dieu a in te rd it e t m ou rra a in si
égaré, vo ilà ce que Dieu puisse e ffa c e r s ’ il le veut. P a r contre, il se
peut q u ’un hom m e toute sa vie durant désobéit à Dieu mais à la fin il
ne c o m m e t que les b onnes a c tio n s , v o ilà ce que D ieu c o n firm e et
maintient».
On a rapporté que lorsque ce verset fu t révélé: «C haque P rophète
n’apporte de preuves qu’avec l’autorisation d’A llah» [Coran XL, 78] les in­

crédules Q oraïchites s’écrièrent: «Nous pensons que M ouham m ad ne
p ourra rien une fo is la m ission accom plie». Dieu alo rs fit desce nd re
« A lla h abroge et m aintient ce qu’i l v eu t...» q u ’on l’a interprété de la fa ­
çon suivante: Si nous voulons nous lui susciterons ce que nous v o u ­
drons ainsi que dans chaque Ram adan». Dieu donc dans chaque nuit
du destin, donne on refuse ce qu’il veut, décrète les m alheurs et les af­
flictions et chacun aura sa part soit des bienfaits soit des fléaux.
Q uant à l’expression «L e germe du Livre» ou selon une autre inter­
prétation «la Mère du Livre», il s’agit du licite et de l’illicite, ou le conte-

¿iij

ju ^-î «ij j «j-Ji vi j+ jji y j Jbj,, V j 4* u jji vi j j j j i zji y ,

0
605

nu du Livre et son germ e, d’après Qatada, ou enfin l’invocation com m e
a précisé Ibn Abbas.

w a ’i m - m â n u r i y a n n a k a b a ‘d a - l - l a d î n a ‘id u h u m ’a w n a t a w a f f a y a n n a k a
f a ’i n n a m â
’a n n â

‘a la y k a - l- b a lâ g u

n a ’tî- l- ’a r d a

wa

nan q u su h â

‘a l a y n a - l- h is â b u (4 0 )
m in

’a t r a f i h â

’a w a

w a -L -L â h u

la m

y a ra w

yahkum u



m u ‘a q q i b a l i h u k n i h î w a h u w a s a rî* u -l-h is â b i (4 1 ).

;

S o it que nous te découvrons une partie du sort qui attend les hom m es;
so it que nous te rappelons, tu n’a s p a s d’autre a ttribut que de prêcher et
c ’e s t à n o u s se u l q u ’il a p p a r tien t de d em a nd er d es co m p te s ( 4 0 ) L eu r
échappe-t-il que nous réduisons certaines parties du globe? A llah e st le seul
juge. S es arrêts sont sans appel. D est prompt dans la répression (41).

Dieu s’adresse à Son Prophète: «O Mouhamm ad, soit que nous te
m on trio ns une partie de ce que nous avons préparé com m e peine et
su p p lice dan s ce m onde à te s ennem is les im pies, s o it que nous te
fa ssions m ourir avant cela, Tu n’as pour m ission que de com m uniquer
le m essage aux hom m es « et c’est à nous seul qu’il appartient de dem an­
der des com ptes». Nous les jugerons e t nous les rétribuerons, un verset

qui e st pareil aux dires de Dieu: « C ’e st à nous qu’ils fero nt retou r. E t
c’est nous qui réglerons leurs com ptes» [Coran LXXXVIII, 25-26].
«L eur échappe-t-il que nous réduisons certaines p arties du globe?» Et
Ibn A b ba s de co m m enter: «Les hom m es ne v o ie n t-ils pas que nous

perm ettons à M ouham m ed de conquérir la terre une partie après une
autre». Mais Ikrim a et M oujahed précisent qu’il s ’agit de la ruine de la
terre. Q uant à Al-Hassan e t A d-D ahak ont déclaré que c’est la victoire
accordée aux m usulm ans sur les idolâtres, ou bien la m ort qui attaque
les hom mes, la pénurie des récoltes et fruits et la ruine de la terre.
A ch -C h a ‘bi, quant à lui, a com m enté: «Si la terre se réduisait on

606

n’y tro u v e ra it m êm e pas la place p our sa tisfaire un besoin m ais ce
sont les pertes d’homm es et de récoltes.
En voilà une autre interprétation présentée par Ibn Abbas e t Moujah ed : La réduction de la terre signifie la disparition des ulémas, des
théologiens et des hommes du bien.
Il s ’avère, com m e a précisé l’auteur de cet ouvrage, que la pre­
mière interprétation l’emporte car cela signifie la victoire des fidèles sur
les incrédules e t la conquête des pays l’un après l’autre com m e Dieu
l'affirm e dans ce verset: «N o us avons anéanti nombre de villes autour de
vous» [Coran XLVI, 27] et Ibn Jarir l’a soutenue.

w a q a d m a k a r a - l - l a d î n a m i n q a b l i h i m f a - l i - L - L â h i - l - m a k r u j a m î ‘a n
y a i a m u m â t a k s i b u k u ll u n a fs in w a s a y a ‘la m u -1 -k u ffa rû li m a n ‘u q b a -d d â r i (4 2 ).

A vant eu x , d ’autres peuples se sont m ontrés perfides. M a is A llah se
joue de la perfidie. Il perce les intentions de chacun. L es infidèles verront
bien un jour à qui restera le dernier m ot» (42).

C eux qui o n t vécu avant ces ido lâtre s o nt usé de stratag èm es
contre leurs Prophètes voulant les expulser de leurs pays. Mais Dieu a
ourdi une autre ruse sans qu’ils s’en aperçoivent. La ruse de Dieu est
toujours la meilleure.
« Il perce les intentions de chacun». Dieu certes pénètre dans le tré­
fonds des cœ urs et pensées et connaît parfaitem ent ce qu’ils cachent
pour rétribuer chacun selon ses intentions. «L es infidèles verront bien un
jo u r à qui r e ste r a le dernier m o t» La d e rn iè re d em eu re , en d ’a utre
terme, appartiendra à ceux qui ont suivi leurs Prophètes dans les deux
mondes.

607

w a y a q û l u - l - l a d î n a k a f a r û l a s t a m u r s a l a n q u i k a f â b i- L - L â h i s a h î d a m b a y n î w a b a y n a k u m w a m a n ‘in d a h û ‘ilm u -1 -k itâ b (43).

L es infidèles affirment: tu n’es pas un Prophète. Réponds: Il me suffit
d’avoir Allah et les gens d’Ecriture pour témoin entre vous et moi (43).

Ces im pies te dém entent en disant que tu n’es pas un envoyé,
Dieu ne t ’a c h argé d ’aucun m essage. R é p o n d s -le u r: « I l m e su ffit
d’avoir A llah et les gens d’Ecriture pour tém oin entre vous et m oi». Dieu
tém oigne de ma sincérité et tém oigne contre vous et de ce que vous
avez inventé comme mensonges. Seront témoins également ceux chez
qui est la science du Livre.
On a dit que cela fu t révélé au sujet de Abdullah Ben Salam et ce­
ci p arait é tra ng e car il s ’e st converti lors de l’arrivée du P rophète qu’Allah le bénisse et le salue - à Médine tandis que ce verset fu t ré­
vélé à La Mecque!
,
L’opinion la plus logique est celle de Ibn Abbas qui a déclaré qu’il
s ’agit des ju ifs et des chrétiens, bref tous les gens du Livre qui trou­
v e nt dans leu rs pro pres E critu re s la d escrip tio n de M ouham m ed q u ’Allah le bénisse et le salue - et son avènem ent com m e l’ont an­
noncé les Prophètes avant lui. Dieu affirme cela en disant: «A ceux qui
suivent l’Envoyé -l’apôtre inculte- annoncé par le Pentateuque et les Evan­
giles» [Coran VII, 157]. Il a dit aussi en parlant du Coran: « N ’est ce pas
une preuve de son a u th e n ticité , que le s d o cteu rs du peuple d’Is r a ë l le
connaissent» [Coran XXVI, 197]. D’autres choses connaissent aussi les
docteurs du peuple d’Israël qu’ils trouvent dans leur Livre révélé.

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