Sourate 24 An Nûr .pdf


Aperçu du fichier PDF sourate-24-an-nur.pdf - page 6/78

Page 1...4 5 67878



Aperçu texte


ou de donner en mariage des femmes chastes et pieuses à des
hommes pervers ou de prendre comme compagne une débauchée si
on est croyant. Même certains ulémas sont allés plus loin en
interdisant catégoriquement aux croyants de se marier d’avec des
prostituées, comme Qatada et Mouqatel Ben Hayyan. Ce verset est
pareil aux dires de Dieu: «A ssurez-vous qu’elles soien t vertueuses, qu’elles
ne so ie n t p a s liv rées à la déb au ch e e t qu ’e lle s n ’a ie n t p a s eu d e lia iso n s
clandestines»

[Coran IV, 25].

Ahmed a précisé: «L’acte du mariage conclu entre un homme
vertueux et une prostituée n’est plus valable tant que celle-ci ne se
repentisse, et dans ce cas le contrat devient valide, sinon on doit
rejeter un tel acte». Ainsi il ne faut pas donner en mariage une femme
chaste à un débauché tant qu’il ne se repente pas sincèrement.
Abdullah Ben Amr raconte: «Une femme appelée Oum Mahzoul
était une prostituée. Comme un des compagnons du Prophète qu’Allah le bénisse et le salue- voulut l’épouser, Dieu fit descendre ce
verset: « L e débauché n’ép ou se qu’une fem m e d éb au ch ée...» jusqu’à la fin
du verset.
Amr Ben Chou‘aib rapporte d’après son père que son grand père
a raconté: «Un homme du nom Marthad Ben Abi Marthad était chargé
de porter les prisonniers de guerre de La mecque à Médine. Il avait
une maitresse à La Mecque appelée ‘Inaq. Marthad rapporte: «J’avais
promis à un prisonnier Mecquois de le porter à Médine un certain jour.
Arrivé avec lui auprès d’une palmeraie de La Mecque dans une nuit où
la lune était pleine, je me reposai à côté d’un mur. ‘Inaq, apercevant
une silhonette, arriva pour l’identifier. En me reconnaissant, elle s’écria:
«Marthad?» -Oui, Marthad, répondis-je. Elle me dit: «Sois le bienvenu,
lève-toi et viens passer la nuit chez moi» -O Inaq, répliquai-je, Dieu a
interdit l’adultère. Vexée, elle appela les gens: «O habitants de ces
tentes, cet homme porte vos prisonniers». H uit hommes me
poursuivirent et me contraignirent à entrer au jardin où je trouvai une
grotte-ou une caverne- et j’y pénétrai. Les hommes se tinrent juste à
l’entrée de la grotte, sans s’apercevoir que j ’y étais, et urinèrent. Leur
urine coula sur ma tête, et Dieu voulut à ce moment que je restasse
inaperçu.
430