Ehret sante et guerison par le jeune.pdf


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Si la nature approfondit son travail éliminatoire, notamment dans l'organe
si important que sont les poumons, tant de poisons et de mucus se trouvent libérés à la fois que la circulation du sang se fait avec une grande
résistance, comme dans une machine mal nettoyée ou une automobile
qui roule avec les freins serrés. Le corps réagit par une chaleur anormale
qu'on appelle la fièvre.
Les médecins baptisent alors le phénomène du nom de pneumonie. Or la
pneumonie n'est qu'un effort fiévreux de la nature pour libérer un organe
vital de ses déchets.
Si ce sont les reins qui ont à éliminer le mucus libéré, et qui en reçoivent
un choc, il peut en résulter des lésions néphrétiques.
Bref, lorsque la nature, dans ses efforts fiévreux pour éliminer du mucus et
des produits toxiques, essaie de sauver une vie humaine, on appelle cela
une maladie aiguë.
La profession médicale possède plus de 4.000 noms de maladies. Chaque maladie spéciale est qualifiée d'après le lieu respectif de l'élimination
qui l'accompagne ou d'après le point congestionné où le courant sanguin trouve un passage difficile, cause de douleur.
Exemple : douleur dans les articulations comme dans le cas de rhumatismes.
Pendant des siècles on a mal interprété cet utile effort de la nature en
vue d'une guérison spontanée. On s'est efforcé d'en supprimer les effets
au moyen de drogues, et les malades ont continué à manger en .dépit
des signaux d'alarme, de la douleur et de la perte de l'appétit.
Malgré l'aide du médecin — aide trop souvent dangereuse et dommageable — la vitalité du patient, et plus spécialement ses facultés d'élimination, sont diminuées. Sous ce handicap, les phénomènes naturels perdent une partie de leur efficacité et se produisent moins vite ; le cas devient alors chronique.
Diagnostic général
Pourquoi le diagnostic ?
S'il n'y a qu'une seule maladie, on peut se demander pourquoi un diagnostic est nécessaire. Si toute maladie est due à un encombrement interne provenant de nourriture non digérée, de mucus, d'acide urique, de
substances toxiques, de drogues... pourquoi faire un diagnostic ? C'est ce
que nous allons voir en recherchant pourquoi les régimes de fruits et le
jeûne mis entre des mains inexpertes ont produit des résultats si douteux.

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L'emploi inconsidéré de ces régimes a provoqué bien des malentendus
provenant de la croyance qu'ils conviennent à tout le monde et dans
tous les cas. Or rien n'est plus éloigné de la vérité. Il y a peu de traitements
qui demandent autant d'observation individuelle et de changements
continuels de régime pour faire face aux réactions du patient. C'est
pourquoi les personnes qui essaient sans méthode, sans l'avis d'un technicien, aboutissent si souvent à des résultats déplorables.
M. Me Fadden, par exemple, et bien d'autres recommandent le jeûne
dans tous les cas. Or, de deux patients, l'un peut recouvrer complètement la santé après deux ou trois semaines de jeûne, alors que l'autre
peut mourir du même traitement. C'est pourquoi un diagnostic individuel
de l'état général et local et des encombrements organiques est nécessaire.
Diagnostic constitutionnel
Pour faire ce diagnostic, il faut être fixé sur les points suivants :







Etat d'encombrement relatif du corps.
Prédominance des mucus ou des poisons dans cet encombrement.
Présence ou absence de pus, quantité et nature des drogues employées précédemment.
Existence d'un organe ou d'un tissu interne en voie de décomposition.
Degré de diminution de la vitalité.

Dans cette voie, l'observation et l'expérience montrent que l'aspect général du patient et notamment sa mine renseignent toujours un peu sur
son état interne.
Diagnostic médical
Le diagnostic habituel ne projette guère de lumière sur ces sujets, bien
que les médecins le considèrent souvent comme plus important que la
guérison effective. Leur diagnostic est généralement fait d'une série de
descriptions de symptômes, d'après lesquels on a dénommé des milliers
de maladies. Combien de malades disent « le docteur n'a pas trouvé ce
que j'avais ». Le diagnostic médical est-il vraiment si difficile?
Le nom de la maladie n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant, car la
même ordonnance peut être bonne contre la goutte, l'indigestion ou le
mal de Bright.
Par exemple, la question de savoir s'il faut jeûner et combien de temps il
faut jeûner ne dépend pas du nom de la maladie, mais bien de l'état
d'encombrement du patient et de la diminution de sa vitalité.

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