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2

Vous avez envie de créer ?

Nous avons
les idées !
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Organisé par :

LE CAHIER
DEDE
LA DYNAMIQUE
RÉGIONALE
LE
CAHIER
LA DYNAMIQUE
LOCALE

Financé par :

Octobre 2013

Comment créer
son entreprise ?

L’essentiel
Quelles aides pour
bien démarrer ?
Etat, Région, collectivités, de
nombreux acteurs proposent
des aides financières. PAGE 2

Des associations
à vos côtés
Les porteurs de projet peuvent
être épaulés et bénéficier de
l’expérience de chefs
d’entreprise. PAGE 3

Les speed-meeting
de la création
Ils ont les idées, vous avez
envie de créer une entreprise,
rendez-vous le 22 novembre
à Châtellerault. PAGE 4

Quatre parcours
de créateurs
AIDES ET ACCOMPAGNEMENT ◆ Des idées vous en avez des tonnes, mais les réaliser c’est une autre
paire de manches ! Dans ce numéro spécial, vous trouverez des conseils et des retours d’expériences de
personnes qui ont osé !

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Ils se sont reconvertis, ont
repris des commerces
ou lancé une idée innovante,
quatre entrepreneurs
témoignent. PAGES 7 & 8

de Grande Pièce

INFO-ÉCO 2 La création d’entreprise
I 2 I Info-éco 2 Octobre 2013
AVOIR DES IDÉES – POITOU-CHARENTES

Je veux créer mon entreprise,
mais est-ce possible ?
professionnelle en m’ouvrant les yeux.

Des idées vous en avez des tonnes, mais les réaliser
c’est une autre paire de manches ! Dans ce numéro
spécial, vous trouverez des conseils et des retours
d’expériences de personnes qui ont osé !

J

eune, je voulais cultiver des champs de
betterave pour faire
de l’éco-carburant. Adulte,
je voulais racheter des
journaux pour révolutionner la presse, puis j’ai eu
des enfants alors j’ai voulu
monter une entreprise de
confiture bio et solidaire.
Mes confitures plaisent à
mes enfants, leurs
copains, ma voisine et mes
collègues, mais est-ce une
raison suffisante pour en
faire une activité principale ?

Confronter son idée
Entre l’idée et la création, il y a un parcours du
combattant à affronter et
il faut être bien armé pour
y arriver. Il est vrai que l’on

pousse à la création d’entreprise et notamment
chez les femmes avec des
aides supplémentaires,
mais avant de s’imaginer
chef d’entreprise, de nombreuses questions doivent
être posées. Mon premier
réflexe est de me rendre à
la chambre de commerce
de mon département et à
la chambre de métiers, par
chance, elles organisaient
récemment le Forum
Entreprendre qui réunissait tous les partenaires de
la création d’entreprise.
« Entre une passion et la
réalité du marché, il y a un
monde », m’avertit Lucile
Clavier, chargée de développement économique.
« Vos sucreries plaisent à vos
proches, mais ce n’est pas un

public objectif, d’abord vous
commencez par faire une
vraie étude de marché ! »
Quésaco une étude de
marché ? « Vous devez cibler
vos clients potentiels, les
magasins bio dans lesquels
vous souhaitez vendre, vos
fournisseurs de matières premières … » Déjà, je suis
épuisée par cette démarche et je me demande si
j’ai vraiment envie d’aller
au delà. « Trop souvent, nous
sommes confrontés à des personnes qui ont une envie soudaine de créer leur entreprise,
mais la démarche doit être
sérieuse et bien menée pour
éviter les échecs. Au sein de la
CMA, nous allons d’abord
poser les bonnes questions.
Après l’étude de marché, nous
allons vous demander si vous

Des aides humaines
et financières

Vendre des confitures bio et pourquoi pas ... ?

avez fait des recherches sur la
concurrence, une étude financière, évalué vos dépenses,
réalisé un business plan et si
vous avez pensé à votre statut juridique ? Notre rôle est
de faire mûrir votre projet. »
A part être douée dans
l’éveil des papilles de gourmands en herbe, je réalise
donc que mon idée est loin
d’être aboutie. Est-ce la fin
d’un rêve ? Ou d’une lubie ?

J’opte pour la lubie ! «Vous
devez prendre en compte la
réalité économique de votre
projet et être en symbiose avec
votre environnement familial,
car seul, on ne réussit pas. Il
faut aussi être conscient que
vous allez consacrer de nombreuses heures pour la préparation puis la création de votre
entreprise. » Lucile Clavier,
n’est pas une « casse-délires », elle est justement très

Si je suis toujours motivée pour me lancer dans la
confiture bio et que je
réalise un dossier béton et
pas bonbon, la chambre de
métiers, comme la CCI
peuvent m’accompagner
dans la suite de mes
démarches. Il existe aussi
de nombreuses associations (lire articles suivants)
qui offrent un soutien sans
faille au porteur de projet.
Montage de dossier pour
les banquiers, demandes
de subventions … ils
seront là pour vous aider.
L’Etat, la Région apportent
aussi des aides financières,
des prêts à taux zéro … Il
suffit
juste
d’être
convaincu de la fiabilité de
son projet et de son engagement à long terme. Créer
son entreprise, c’est
comme un mariage, il faut
être sûr de soi ! ◆

FINANCEMENT – POITOU-CHARENTES

Qui peut m’aider à financer mon projet ?
Les aides financières constituent
souvent les fonds propres des
créateurs d’entreprises. Les aides
publiques sont octroyées sous forme
d’exonérations de charges, mais aussi
de prêts d’honneur ou comme
récompenses d’un concours.

L

’un des enjeux principaux pour un
créateur d’entreprise est de trouver les
fonds nécessaires pour
démarrer son activité. Pas
facile pour un porteur de
projet de se retrouver dans
cette constellation d’aides
financières d’autant que
pour chacune les critères
d’obtention sont différents

et que les acteurs qui les
attribuent sont eux aussi
multiples.

L’Etat et le Nacre
L’Etat d’abord a mis en
place en 2009 le dispositif
Nacre (Nouvel accompagnement pour la création
et la reprise d'entreprise).
Un accompagnement
assorti d’une prêt à

L’ADIE ET LE MICRO-CRÉDIT
L'Adie (association pour le droit à l'initiative économique) encourage la création d'entreprise par l'octroi de mico-crédit. En partenariat avec la Mission locale, elle organise pour les créateurs de
moins de 32 ans, des formations de huit semaines entre cours
collectifs et coaching individuel. Comptabilité, gestion, statut ...
tous les aspects de l’entreprise sont abordés. Le plafond du
micro-crédit est fixé à 6 000 ¤. Des formations sur 15 jours pour
les 45-50 ans sont également possible. La structure a ainsi
octroyé 255 micro-crédits professionnels en 2012.
Plus sur : www.adie.org/regions/poitou-charentes.

Ici, la remise de la 10 000e bourse régionale Désir d’entreprendre.

taux 0 % et sans garantie
pouvant aller jusqu’à
10 000 €. Attention ce prêt
n’est accordé qu’en complément d’un prêt bancaire. Même critère pour le
prêt à la création d’entreprise (PCE). La somme ne
peut toutefois pas excéder
7 000 €. Notez par ailleurs
que si le créateur bénéficie
des allocations chômage,
dans le cadre de l’Aide au
chômeur créant ou reprenant une entreprise
(Accre), 45 % du reliquat de
ces allocations seront versées en deux fois au porteur de projet.

La Région et la BRDE
Au niveau régional, le

principal dispositif mis en
œuvre par le conseil régional de Poitou-Charentes
est la bourse Désir d’entreprendre (BRDE). Une
aide pouvant atteindre
10 000 € selon les besoins
de créateur. Une bonification de 20 % est accordée
aux créatrices. Objectif :
encourager les femmes à
créer ou reprendre une
entreprise. Poursuivant cet
objectif, début septembre,
le plan d'actions régional
pour la promotion de l'entrepreneuriat féminin a été
signé par la Région, l'État
et la Caisse des Dépôts.
Poitou-Charentes est une
des premières régions à
décliner le plan gouverne-

mental qui introduit le
FGIF (fonds de garantie
pour la création, la reprise,
le développement d’entreprise à l’initiative des femmes). L’État garanti 70 % du
montant emprunté par la
créatrice (dans la limite de
27 000 €). En Poitou-Charentes, ce fonds est géré
par : Insertion Poitou-Charentes Active (IPCA). La
région qui soutient enfin la
création via de nombreux
appels à projets. Mais
attention, certains ne sont
pas cumulables avec la
BRDE.

Des concours de
créateurs
Enfin les collectivités ter-

ritoriales organisent de
nombreux concours destinés à promouvoir, valoriser
et récompenser la création
d’activité. Les pépinières
d’entreprises départementales sont fers de lance, à
l’instar de la pépinière du
Grand Girac, près d’Angoulême, qui accorde une
dotation financière liée à
un accompagnement ou
du Centre d’entreprises et
d’innovation (CEI) de la
Vienne avec Créa’Vienne
ou Créa’Territoire.
Il faut évidemment se
féliciter du nombre important d’aides financières.
Souhaitons peut être qu’elles soient plus visibles
voire lisibles. ◆

CONTACT
- APCE (Agence pour la création d’entreprise) : www.apce.com
- CEI (Centre d’entreprises et d’innovations) : www.cei86.com
- Etincel (l’incubateur régional) : www.etincel-pc.fr
- Conseil régional Poitou-Charentes : www.poitou-charentes.fr
- IPCA (Insertion Poitou-Charentes Active) : www.ipca-poitoucharentes.fr
- Vienne Initiatives : www.initiative-vienne.fr (prêt personnel à
0 % sans demande de garantie personnelle d’un montant compris entre 3 000 et 30 000 ¤ selon l’apport)
- Direccte (direction régionale des entreprises de la concourrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) :
www.poitou-charentes.direccte.gouv.fr

INFO-ÉCO 2 La création d’entreprise
I 3 I Info-éco 2 Octobre 2013
ACCOMPAGNER ET FINANCER – POITOU-CHARENTES

Des associations à vos côtés
Des chefs d’entreprise en exercice, des cadres supérieurs ou
des patrons à la retraite se mobilisent bénévolement autour
des porteurs de projets. D’autres investissent des fonds sur
des projets. Voici, trois exemples d’accompagnements
bénévoles auprès de porteurs de projets.

L

eur expérience et le
regard qu’ils portent
sur un projet de
création d’entreprises n’a
pas de prix ! C’est sur cette
idée que l’association Egée
s’est créée il y a 30 ans sur
tout le territoire national et
bien sûr en Poitou-Charentes. Dans la région, une
centaine de seniors, cadres
ou chefs d’entreprise à la
retraite mettent ainsi leurs
compétences au service
des jeunes entrepreneurs.

« Nous leur donnons notre
point de vue, mais les porteurs
de projet restent les seuls décideurs. Nous ne sommes pas
là pour faire à leur place »,
précise Bernard Davignon,
délégué régional d’Egée. Et
si au départ, ce sont des
partenaires tels que les
chambres consulaires, des
banques ou encore la Fondation de la Deuxième
Chance qui les mettent en
contact avec des porteurs
de projets, le plus souvent,

CONTACTS
- Egée Poitou-Charentes : Site : www.egee.asso.fr - Mail :
poch@egee.asso.fr - Tel : 06 20 92 51 50.
- Réseau entreprendre en Poitou-Charentes :
Site : www.reseau-entreprendre-poitou-charentes.fr - Mail :
poitoucharentes@reseau-entreprendre.org - Tel : 05 45 65 88 74.
- Business angels/Synergence : Site : www.synergence.fr - Mail :
contact@synergence.fr - Tel : 06 95 14 70 54.
- Il existe aussi les Cigales (Club d'investisseurs pour une gestion
alternative et locale de l'épargne solidaire) :
www.cigalespoitoucharentes.org.

les bénévoles d’Egée suivent le créateur pendant
trois ans.

Le réseau Entreprendre
Accompagnement et
suivi aussi pour le Réseau
Entreprendre. Cette fois
des chefs d’entreprise toujours en exercice valident
les projets soutenus par
l’association. Un accompagnement assorti d'un
prêt d'honneur sans intérêt ni garantie, de 15 000 €
à 50 000 € (jusqu’à 90 000 €
pour les projets innovants).
Seule condition : que le
projet soit créateurs d’emplois (3 à 5 dans les premiers mois). Depuis sa
création en 2006, 52 entreprises ont été soutenues
(5 depuis le début de l’année 2013) pour 450 emplois
créés et 1,1 million d’euros
investis pour un taux de

Les associations pourront vous guider pour éviter les obstacles sur le
chemin de la création d’entreprise.

pérennité de 89 %. Les
70 adhérents du Réseau
Entreprendre en PoitouCharentes ont ainsi comptabilisés 2 000 heures d’accompagnements pour les
porteurs de projets.

Les business angels
Autre exemple d’accompagnement par le
financement : les business
angels. Synergence, le
réseau de business angels
de Poitou-Charentes
regroupe une centaine de
membres sur les quatre
départements. Des sortes
« d’aventuriers de l’entreprise » qui n’ont pas peur
de miser des fonds prop-

res sur un projet de créa-

tion. Ils mettent aussi à
disposition des créateurs
leurs réseaux de connaissances et leurs expériences dans un suivi personnalisé. Depuis 2009, date
de début des actions des
business angels en région,
1,3 million d’euros a été
investi sur une trentaine
d’entreprises de la région.
Jean-Jacques Hedoin, président de Synergence
estime que le mouvement
a participé à la création
d’environ 200 emplois. ◆

ENTREPRENDRE AU FÉMININ
En 2010, l’association Entreprendre au féminin en Poitou-Charentes
est née de l’envie de sa présidente Coralie Desnoues Baudelet de
transmettre son expérience du parcours de la création. « Je me
sentais un peu isolée en tant que créatrice puis en tant que chef
d’entreprise. » Depuis, 250 femmes ont adhéré au projet et
aujourd’hui l’association est régionale avec deux déléguées dans
chaque département. « Nous n’avons pas que des chefs d’entreprise, mais aussi des cadres, des enseignantes. Bref, des femmes
qui veulent être actives dans un réseau. » Conférence, découverte
d’une adhérente, mais aussi soirée-off avec les très attendus Business-dating sont autant de rendez-vous donnés chaque mois dans
les départements. Et une fois par an et par antenne départementale, les créatrices ou porteuses de projets sont à l’honneur pour
des rencontres avec les principaux partenaires et experts de l’entreprise. Des simulations d’entretiens avec les chefs d’entreprise de
l’association sont organisées pour apporter un regard extérieur sur
les projets. Et à partir de janvier, un marrainage entre une chef
d’entreprise et une porteuse de projet pourra se faire.

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INFO-ÉCO 2 La création d’entreprise
I 4 I Info-éco 2 Octobre 2013
MANIFESTATION – CHÂTELLERAULT / 86

Une idée, un projet et c’est parti
Vous n’avez pas d’idées, mais vous
voulez créer votre activité ? Les
speed-meeting de la création sont
une réponse. Rendez-vous le
22 novembre à Châtellerault.

L

e Radec, rassemblant les chefs d’entreprise du
Châtelleraudais, ainsi que le service économie de
la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais sont partis d’un constat : il existe de nombreux acteurs qui travaillent à l’accompagnement de la
création d’entreprise, de l’autre de nombreux Français
veulent se lancer, mais n’ont pas forcément d’idée. Comment faire pour débloquer cette situation ? « Nous ne
voulions pas faire de redondance avec un forum autour de la
création. L’accompagnement commence souvent quand la personne à une idée claire, un projet défini. Nous voulions être en
amont », explique Yvonne Léauthaud, responsable de la
pépinière d’entreprises René-Monory à Châtellerault,
en charge de l’organisation des speed-meeting.
D’un autre côté, en assistant à un jury de business plan
monté par des élèves de France Business School, David
Cottereau, président du Radec, a vu une opportunité. « Les
élèves, dans le cadre de leur étude, travaillent en groupe à créer

une entreprise. Ils réalisent toutes les recherches, les études de
marché inhérentes au dossier. C’est dommage de perdre cette
potentialité. » Le principe est donc de préserver ses bonnes idées d’étudiants pour les transmettre à des personnes motivées, prêtes à développer leur activité.

Yvonne Léauthaud

« Notre objectif
est bien de
favoriser
la création
d’entreprises
et donc
d’emplois
sur tous
les territoires »

Tout pour créer
En s’inscrivant, la personne en recherche de projet
aura accès à un catalogue de 80 propositions. Elle peut
ainsi sélectionner cinq concepts qui l’intéressent. Le
22 novembre, le candidat rencontrera des étudiants
venus défendre et présenter un business plan. « A la
charge ensuite du candidat de se l’approprier, de mettre sa touche personnelle et de se lancer. »
A côté de ces speed-meeting, la manifestation
accueillera d’autres façons de créer. Des franchiseurs
qui veulent s’installer en région seront présents pour
proposer aux porteurs de projet leur concept.
Le lycée Edouard-Branly de Châtellerault est également partenaire. Les professeurs et les élèves mettent
au point des produits à destination pédagogique. Ces
créations pourraient cependant aisément trouver des
débouchés économiques. « Certains ont par exemple fabriqué des lunettes pour motocross. C’est un marché de niche,
mais leur produit est unique et validé. »
Pour compléter l’événement, les partenaires « traditionnels » de la création seront présents pour renseigner

les porteurs : l’incubateur Etincel, les chambres consulaires, les Business Angels, le Medef … A la fin de la journée, si l’idée ne peut se démultiplier, un jury tranchera
en faveur du candidat le plus motivé. « Notre objectif est
bien de favoriser la création d’entreprises et donc d’emplois
sur tous les territoires. Nous ne sommes pas exclusifs. L’idée
est que le Châtelleraudais bénéficie de cette image de marque,
mais n’a pas vocation à accueillir tous les projets. C’est un
concept qui est unique en France. C’est cette positive attitude
que nous voulons que les gens retiennent du territoire. » ◆

INITIATEUR

CO-ORGANISATEUR

Le Radec accompagne
les créateurs

FBS fait germer les idées

David Cottereau

« L'idée est
aussi que
Châtellerault
bénéficie
d'une image
de terre
de création,
favorable à
l'entrepreneuriat »

L

e regroupement
d'acteurs pour le
développement
économique châtelleraudais, le Radec, est à l'initiative de la manifestation
et plus particulièrement
son président, David Cottereau. Il participait également au jury de la
mineure entrepreneuriale
soutenue par les étudiants
de FBS. « Et quand je leur
demandais qu'est-ce qu'ils
allaient faire de ce projet, pour
eux ce n'était qu'un projet
pédagogique, ils n'étaient pas
prêt à s'engager dans la création d'entreprise. J'avais une
impression de gâchis. »
Pourtant, d'un autre

côté, 30 % des Français
voudraient créer leur activité, quand 80 % déclarent
ne pas avoir d'idée pour
démarrer. « Il y a de nombreux cadres, des techniciens
en reconversion, des Franciliens qui veulent redémarrer
une nouvelle carrière en province. » Après un an et
demi de travail, le premier
forum du genre aura donc
lieu à Châtellerault.

Accompagner
le territoire
Le Radec rassemble une
quarantaine d'adhérents,
des dirigeants ayant envie
de s'impliquer dans le
développement de leur

territoire. Ils répondent en
2011 à l'appel à projets de
la communauté d'agglomération du pays châtelleraudais autour de l'animation de la pépinière
d'entreprises. Des parrainages avec les nouveaux
entrepreneurs sont mis en
place, des petits-déjeuners,
des réunions thématiques
sont organisées. Le Radec
rejoint le concours sur la
création d'entreprise,
Créa'Vienne en partenariat
avec le CEI, le centre d'entreprises et d'innovation.
Et pour animer, le territoire, ils imaginent les
speed-meeting de la création. « L'idée est aussi que
Châtellerault bénéficie d'une
image de terre de création,
favorable à l'entrepreneuriat,
précise David Cottereau.
L'idée a germé ici, mais peut
grandir à Brest, Clermont-Ferrand ou Orléans. » Des financiers aux accompagnateurs,
de nombreux partenaires
ont été mobilisés. « Avec le
salon, nous voulons aussi jouer
notre rôle de fédérateur en rassemblant tous les acteurs de la
création, apporter la bonne
information. » ◆

Informations pratiques
Le speed-meeting de la création d'entreprise se déroulera le vendredi 22 novembre au complexe de
l'Angelarde, 44 rue de l'Angelarde à Châtellerault. L'accueil est assuré dès 13 h 30, pour un début des
rencontres à 14 h. Pour s'inscrire, il suffit de se connecter à economie.agglo-chatellerault.fr.
Pour plus de renseignements vous pouvez contacter à la pépinière d’entreprise René-Monory, Yvonne
Léauthaud au 05 49 21 96 00.

ser les études marketing,
les budgets prévisionnels,
les études de marché …
« Tous les compartiments du
business plan sont réalisés, du
concept à la faisabilité. » Les
business plans présentés
lors du speed-meeting ont
été sélectionnés lors des
cinq dernières années.

E

n tant qu'école
supérieure de commerce, notamment
implantée sur Poitiers et
Tours, France Business
School est co-organisatrice
de la manifestation. Son
objectif est de former les
entrepreneurs, des managers de demain agiles et
responsables. « Pour nous,
l'entrepreneuriat est un axe de
formation majeur, fait remarquer Ahmed Hikmi, directeur du campus FBS de Poitiers. Nous voulons favoriser
l'éclosion d'entreprises. Toutes
les initiatives liées à l'entreprise nous intéressent. C'est
dans notre ADN. » L'école est
en train de mettre en place
un réseau d'incubateurs.
Clermont-Ferrand, Tours et
Brest ont déjà les leur. Poitiers, Amiens et Paris
devraient suivre. Ces incubateurs pourront accueillir
et accompagner, s'ils le
souhaitent, les porteurs de
projets des speed-meeting.
L'école est également en
train de préparer, pour la

Une présentation par
les étudiants

Ahmed Hikmi

« Toutes
les initiatives
liées à
l'entreprise nous
intéressent »
rentrée 2014, un master en
entrepreneuriat.
Dans le cadre de leur
deuxième année d'études
à l'école, pour Créatime,
par groupe, les étudiants
planchent sur un projet
d'entreprise, avec pour
résultat, un business plan.
« Nous mettons les étudiants
dans la trajectoire de l'entrepreneur. » Ils doivent réali-

Pour l'occasion, tous les
élèves en troisième année
(en master 2), soit près de
350, vont préparer les dossiers. Depuis quelques
semaines et jusqu'à leur
présentation, les business
plans, sont repris en groupe,
retravaillés, remis à jour, le
tout encadré par des professeurs. Les dossiers sont
mis en forme pour qu'en 20
minutes les élèves présentent au futur créateur le
concept. « C'est pour eux une
occasion de plus de rencontrer
le monde de l'entreprise, ces différents acteurs. Ils doivent là
défendre le projet. » ◆

Des idées à vous présenter ...
Voici quelques idées qui seront présentées et
développées lors du speed-meeting. L’un des
projet est une laverie automatique qui ferait également café et librairie et qui allierait ainsi l’utile à
l’agréable. Tel un hammam, une grotte à sel pourrait voir le jour. Les sels minéraux sont idéals pour
se ressourcer et ont de nombreuses vertus pour
la peau. Il y a aussi des concepts différents dans le
domaine de la restauration, avec par exemple la
livraison de petits-déjeuners et de pains. Le

porteur de projet pourrait également monter un
bar à sieste, où le client viendrait chercher un
temps de pause, lové dans un capsule. Si certains
veulent se lancer dans la fabrication, ils pourront
commercialiser des chaussures plates customisables avec des talons à visser. Ainsi, il est facile
d'adapter ses chaussures à son activité. Conciergerie, service à la personne, industrie, tous les
secteurs sont présents et chacun peut trouver
l'idée qui deviendra son projet.

Vous avez envie de créer ?

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Financé par :

INFO-ÉCO 2 Parcours de créateurs
I 6 I Info-éco 2 Octobre 2013
ALIMENTATION – VIENNE

DÉCORATION – CHARENTE

Gare aux papilles : de L’Atelier de Betty met
la banque au commerce de la couleur à vos murs
Après 17 ans passés dans la banque, Séverine Royer,
39 ans, a changé de vie professionnelle. A Poitiers, elle
a ouvert Gare aux papilles, un commerce de
restauration rapide aux portes de la gare.
me faire une idée. » Son parcours n’a pas été
simple. « Je suis restée en veille active pendant
deux ans pour trouver le commerce qui me ressemble. » Pour cela, elle parcourt les salons
comme celui du snacking. Un premier projet de commerce tombe à l’eau. Elle fait
alors appel à une agence de reprises de
commerce. « Ils ont bien cerné mes envies et
m’ont proposé des affaires intéressantes. »

Le choix du commerce

Séverine Royer a ouvert sa sandwicherie en avril.

U

n lundi, il est 9 h 30 et même
assise autour d’une table sur la
terrasse de Gare aux papilles,
Séverine Royer accueille avec le sourire les
clients qui entre dans son commerce de
proximité comme elle aime le dire. « Mes
parents tenaient un boutique alors depuis longtemps j’y pensais. J’avais envie d’être autonome.
J’ai donc construis mon projet. » Sa sandwicherie a ouvert le 2 avril dernier, à la gare
de Poitiers, après deux ans de recherche.
Séverine Royer est une indépendante hors
franchise et elle y tient. La jeune chef d’entreprise a créé sa marque, conçu les
emballages qui sont recyclables et teste
elle-même les produits qu’elle vend. « Je
veux servir du bon et le faire bien », tranchet-elle. Elle choisit ses fournisseurs et privilégie les produits locaux (le pain et le fromage pour les sandwichs par exemple).

Du projet a la réalisation
Quand, il y a deux ans, Séverine Royer
prépare son changement de vie professionnelle, elle commence par écouter ses
clients à la banque où elle est directrice
d’agence. « Je ne m’épanouissais plus dans
mon travail. J’ai relevé les demandes, les préoccupations et j’observais. Cela m’a permis de

Elle repère alors Class’Croute. Met quatre mois à se décider et réalise un bilan
financier. « L’emplacement à côté de la gare
m’a plu. Avec de l’envie et de la motivation, je
pouvais le faire. » Séverine Royer vise juste.
Elle reçoit la bourse régionale Désir d’Entreprendre, soit 4 000 euros et un prêt a
taux 0 %. Avant d’ouvrir, elle suit une formation sur l’hygiène. « Ce qui compte aussi,
dans un parcours, c’est le soutien des siens, de
mon ami et de mes enfants. Ils se sont impliqués dans le projet et le vivaient tous avec moi.
Pour avancer c’est primordial. »

« Je suis moi-même et épanouie »
Après six mois d’activité, les chiffres
sont bons. « On colle au prévisionnel et nous
gagnons des clients tous les mois », s’enthousiasme la gérante. Deux employés sont en
renfort. « Nous vivons avec les voyageurs qui
passent et reviennent. Le temps d’un café, nous
parlons parfois plusieurs langues. Nous sommes dans la pause plaisir. Et même si les clients
ont raté leur train, les échanges sont agréables. »
Dernière nouveauté, le client peut commander son repas par SMS* un quart
d’heure avant de le prendre à la boutique
et de sauter dans son train. Séverine Royer
n’a pas raté sa correspondance pour son
changement de travail et est aujourd’hui
heureuse de son voyage professionnel. ◆

* SMS au 06 88 67 62 15. Gare aux papilles est
ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 18 h au
60, boulevard du Grand Cerf à Poitiers.

D’assistante dentaire, Béatrice
Trichet est passée peintre en
bâtiment à son compte. Cette
reconversion professionnelle est un
pas en avant qui marque sa volonté
d’avancer.

A

uparavant assistante dentaire,
Béatrice Trichet
met aujourd’hui de « la
couleur aux murs ». « Je ne
trouvais que des emplois à
temps partiel ou qui m’éloignaient trop de mon lieu de
résidence. Mais, j’ai toujours
aimé la décoration, poser du
papier peint. » Elle passe
donc un CAP de peintre en
bâtiment en un an. Quinze
jours après avoir obtenu
son diplôme, elle est
embauchée dans une
entreprise de peinture à
Cognac. Elle reste quatre
ans dans cette structure,
« une très bonne expérience ».
« Mais je voulais évoluer et à
45 ans, je me suis dit, c’est
maintenant ou jamais pour
me lancer à mon compte. »

Elle démissionne fin janvier et trois mois plus tard,
le 24 avril, elle est officiellement inscrite au registre
des artisans comme peintre en bâtiment et décoratrice d’intérieur. « Tout c’est
enclenché rapidement, mais,
financièrement, je ne pouvais
me permettre de laisser traîner les choses. Il fallait que ça
bouge. J’avais préparé le terrain, réfléchi et distribué mes
premières cartes de visite.
Alors dès l’enregistrement,
j’ai eu du travail. »

Se faire accompagner
Son dossier, elle l’a
notamment travaillé lors
du stage destiné aux créateurs d’entreprise de la
CMA, la chambre de
métiers et de l’artisanat de
la Charente. Ces quatre
jours lui ont permis par
exemple de choisir son statut. « Je suis en EIRL. C’est une
preuve de qualité et d’engagement pour moi, un moyen
aussi de valoriser mon diplôme
professionnel. Et je peux travailler avec les collectivités et

Béatrice Trichet s’est lancée dans la peinture en bâtiment.

Directeur de la publication : Roger Anglument
Responsable de la rédaction : Lydia De Abreu
Articles : Lydia De Abreu, Jean-Philippe Gautier, Olivier Guérin,
Marine Nauleau, Mathilde Wojylac
Mise en page : la rédaction
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Valérie Dupuy (Charente) : 06 76 96 16 15
Région : 05 49 42 39 13

les entreprises. »
Elle réalise également
un stage à la Capeb, la
Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment. « J’ai pu
ainsi abordé avec eux les
aspects juridiques, les nouvelles lois en vigueur. » Elle a
également souscrit une
assurance pour la garantie
décennale. « C’est une fois
de plus un engagement de
qualité vis-à-vis de mes
clients. Et je voulais que tout
soit le plus carré possible. Je
suis toute seule et c’est pour
moi un gage de pérennité. »

Le coup de pouce
de la BRDE
Béatrice Trichet a pu
bénéficier de la bourse
régional Désir d’Entreprendre. « C’est vraiment un
bon coup de pouce pour moi.
Cette aide m’a permis de
financer mon véhicule,
indispensable, et une peu de
matériel, que j’étofferais au fur
et à mesure. » Elle réalise la
peinture intérieure et extérieure, les revêtements
muraux, la pose de papiers
peints, des enduits à la
chaux … « C’est une aventure
stressante quand même, mais
un bon challenge. J’ai des
chantiers en prévision, je suis
satisfaite de ce côté-là. Le bouche-à-oreille fonctionne bien. »
Autre corde à son arc,
dans son parcours professionnel, elle a aussi géré la
comptabilité d’une entreprise. « Je savais dans quoi je
me lançais. Le relationnel avec
les clients, les devis, le côté
administratif, bien sûr c’est
dur, mais quand un chantier
est terminé et que le client est
plus que satisfait, alors je suis
contente de m’être lancée. » ◆

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INFO-ÉCO 2 Parcours de créateurs
I 7 I Info-éco 2 Octobre 2013
MUSIQUE – DEUX-SÈVRES

Jouer l’alternative avec l’Alternateur
Ils sont quatre et vont ouvrir mi-novembre à Niort un
« bar des cultures locales et alternatives ». Une aventure
qu’ils concrétisent à travers le statut de Scop.

L

’objectif est de créer
à Niort un lieu de
rencontres,
un
espace de communication
pour les groupes, artistes,
associations et initiatives
locaux. Entre la grande
salle et le lieu purement
associatif, rien de tel
n’existait pour que les
talents en devenir puissent
s’exprimer. Samuel Trellu,
Mathieu Léon, Olivier
Feriouland et Guillaume
Grolleau sont partis de ce
constat pour monter l’Alternateur. « Ce ne sera pas
une salle de concert a proprement parler, mais nous disposerons d’une petite scène fixe
que chacun pourra utiliser,

explique Samuel Trellu.
Nous sommes ouverts à toutes les initiatives et très éclectiques dans nos écoutes musicales. Nous ne voulons pas
non plus nous limiter à la
musique, mais accueillir des
expositions, des initiations de
danse ou encore présenter des
courts-métrages grâce à l’installation d’un rétroprojecteur. »
Il y aura également une
activité de restauration. « A
base essentiellement de produits locaux. Nous ferons
appel aux circuits courts et
aux commerçants niortais.
C’est proposer une manière
différente de consommer, visible dans l’assiette et sur la
scène ! »

L’accompagnement
de l’URScop
Ils avaient l’idée, il fallait
ensuite la réaliser. Ils sont
alors allés à une journée
d’information réalisée par
la chambre de commerce et
d’industrie pour les porteurs de projet. « C’est là que
nous avons été mis en relation
avec l’union régionale des Scop
de Poitou-Charentes. De mon
côté, j’avais déjà eu une expérience dans une société coopérative et participative. Et cela
correspondait vraiment à nos
envies de travailler ensemble.
C’est aussi un mode de gestion
qui fait la part belle à la démocratie, où chaque voix compte.
C’est important pour nous que

chacun se sente impliqué. » En
tant que créateurs d’entreprise, ils ont donc pu bénéficier de l’appui et de l’accompagnement de l’union
régionale des Scop. « Ils nous
ont conseillé sur toute la partie administrative. Cela nous a
vraiment aidé pour toutes les
démarches, pour constituer des
dossiers complets. »

Partager son expérience
Auparavant salarié dans
une coopérative de produits
bio, assistant d’éducation,
salarié pour un centre social
culturel et cuisinier, leur
parcours sont différents,
mais complémentaires.
« Nous avons tous été actifs
dans des associations culturelles et sportives niortaises, nous
comptons aussi sur ce réseau
pour faire vivre le lieu. » Ils ont
également rencontré les
gérants du Plan B, à Poitiers,

Les locaux sont encore en travaux, mais le bar ouvrira mi-novembre
avec notamment Mathien Léon (à gauche) et Samuel Trellu (à droite).

un bar culturel ouvert
depuis deux ans, qui fonctionne également de façon
coopérative. « C’était important d’avoir leur retour d’expérience. Nous avons pu mieux
structurer notre projet, l’affiner.
Nous sommes également en
contact avec eux pour voir si
nous pouvons travailler sur des
programmes communs. »
La mairie de Niort a

apporté son soutien en
leur proposant des locaux :
l’ancien restaurant universitaire, place DenfertRochereau. Un lieu central,
déjà adapté à l’accueil du
public. Côté finances, ils
devraient pouvoir bénéficier de la bourse régionale
coopérative. Après travaux,
l’Alternateur devrait ouvrir
ses portes fin novembre. ◆

BÂTIMENT – CHARENTE-MARITIME

L’Atelier du végétal pose un jardin sur votre toit
L’entreprise s’est spécialisée dans les
toitures végétalisées. Elle travaille à
90 % pour les entreprises et les
collectivités.

A

sa connaissance, il n'existe aucune autre entreprise spécialisée dans la toiture végétale et concurrente de la sienne en Charente-Maritime, ni dans
le reste de la région, ni même en Vendée. Brice Rodriguez
a créé l'Atelier du végétal en 2008, il emploie un salarié. Il
est hébergé dans l’hôtel d’entreprise CreatioProd de la communauté d’agglomération, à Périgny qui l’a également
accompagné dans la création de son projet.
« L'isolation par le végétal n'est pas encore beaucoup proposé aux particuliers dans la construction neuve », regrette til. Pourtant ce type de couverture se répand de plus en
plus. « 1,5 million de mètres carrés de toitures végétales sont
installées en France et il s'en monte de plus en plus. La construction du musée des arts premiers, à Paris, avec son mur végétalisé, a donné un coup d'accélérateur. Pourtant, nous travaillons
essentiellement avec des entreprises ou des collectivités, sou-

vent en sous-traitance des entreprises d'étanchéité, et à 80 %
pour des toits, rarement pour des murs. » Ainsi Monsieur
Tout-le-monde ne pèse que pour 10 % de son activité,
90 % étant apporté par les établissements de santé, les
bâtiments commerciaux ou encore les crèches.

Esthétique et étanche
Pourtant les avantages sont nombreux. « Une couverture
végétale assure une grande inertie thermique et une excellente
isolation acoustique. Elle garde la chaleur en hiver et la fraîcheur
en été », précise Brice Rodriguez, avant de rajouter qu'elle
est très appréciée ... des voisins pour son esthétique. Elle
double surtout l'étanchéité du toit en évitant que les matériaux subissent le gel et le soleil. Sans compter que cela
retient l'eau pluviale et restitue de l'oxygène en absorbant du CO2. Un bilan carbone rendu d'autant plus positif que l'Atelier du végétal s'est inscrit dans le projet Biotop du club d'entreprises de Périgny, où elle est installée.

Un potager sur le toit
Biotop met en relation les entreprises entre elles pour
que les déchets des uns deviennent la matière première
des autres. Brice Rodriguez, avec le concours du Critt Horticole de Rochefort et d’un étudiant de l’IUT de La Rochelle

Brice Rodriguez devant un parterre de plants qui iront sur un toit.

(dans le cadre d’un projet Pulpe), a créé son substrat. « Il est
constitué de toile de jute et de marc de café récupérés auprès des
Cafés Merling, de coquilles de moules concassées par Ovive (deux
entreprises voisines), d'écorces de pins et de briques émiettées. »
Qui plus est, chacun est libre de choisir le type de plantes qui poussera sur son toit. Brice Rodriguez a été paysagiste pendant 20 ans, forestier aussi. Il connaît parfaitement les avantages et les défauts des espèces végétales et
sait les marier. « On peut tout faire, assure t-il. Planter du gazon,
des plantes qui rougissent en été, des arbres, tout. Actuellement
je construit un potager sur un toit pour un client rochelais. » ◆


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