Les warhamers des Dieux.pdf


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reculait toujours plus ses armées pour l'obliger à pénétrer sur son territoire enneigé. Sur le chemin de
Napoléon les villages et les réserves de nourritures étaient incendiés. La Grande Armée avait faim. La
Grande Armée avait froid. L'Espagne profitait de l'absence du maître pour bouter le français hors de
son territoire. Résigné, le général Bonaparte abandonna ses hommes à la fureur des troupes cosaques
pour revenir, seul ou presque, sur son territoire d'origine...
--Alors comment va mon petit mari, maître de la Terre entière ?
--Bon sang ! Ne m'embrasse pas maintenant, je suis occupé ! Et voilà ! J'ai perdu à Bérézina à cause
de toi !
-- C'était juste un petit bisou !
--Oui, eh bien, tu as donné l'avantage à la déesse Catherine. Ses russes viennent de mettre mes
français en déroute ! Elle, c'est une sacrée garce ! Elle ne respecte même pas la règle numéro 1 qui
consiste à ne jamais refuser le combat. Mais évidemment, comme c'est une déesse, et qu'elle est
plutôt jolie, on ne lui dit rien...
--Elle est si jolie que ça, la déesse Catherine ?
--Ouais, ça va.
--Et elle est souvent là quand vous vous réunissez ?
--Assez souvent, oui .
--Ah. Au fait, je pensais... On...On pourrait peut-être partir en voyage... Dans la galaxie du Sombrero,
par exemple, il paraît qu'il y a des trucs assez sympas à voir.
--Tu déconnes ? C'est à plus de 28 millions d'années lumière. Aller-retour, ça fait 56 ans !
--Et alors ?
--Et alors ? Tu sais ce qui peut se passer en 56 ans dans ce jeu ? Je vais me faire plumer !
--Eh bien comme ça, tu ressembleras un peu plus à un coq en sauce...
Après le triomphe français, vint la déroute française. Napoléon, débordé par la grande coalition
européenne qui s'était mise en place, perdait presque tous les territoires qu'il avait gagné plus tôt. Si
le grand général restait invaincu dans les batailles où il dirigeait lui-même son armée, ses généraux,
moins compétents, ne cessaient de cumuler les défaites. La fin était proche, Napoléon le savait. Il
revint en France où il passa quelques jours dans sa résidence d'été. Avant d'annoncer sa réédition.
L'Aigle impérial était touché en plein vol...
--Non, mais c'est pas juste ! Ils m'ont enfermé Napoléon sur l'Ile d'Elbe. Ils me ridiculisent, tu te rends
compte : je n'ai que 12 000 sujets !
--Ils te l'ont dit : ton personnage était trop cheaté, ce n'était pas juste !
--N'empêche que c'est pas juste non plus de se mettre tous contre moi...
--A force de crier à tout le monde qu'on est le plus fort, voilà ce qu'il arrive ! Retiens bien la leçon
Mimi ! Ton père est vaniteux! Et puis, ils t'ont laissé ton royaume, non ?
--Ils m'ont imposé un niais à sa tête... Louis XVIII, non mais tu te rends compte ? Qu'est ce que tu
veux que je fasse de ça ?
--Eh bien... Tu n'as qu'à faire une victoire culturelle, ou une victoire technologique... Je ne sais pas
moi !
--J'ai calculé qu'avec mes points de vaillance, mon prochain général illustre arriverait dans presque
150 ans. 150 ans ! Je m'en fiche, je l'appellerai "De Gaulle" pour faire chier Romulus, ça lui rappellera
des souvenirs.
--Alors, puisque tu as perdu... On peut partir en vacances ?
-- Mais je lui mettrai deux "L", ça fera moins prétentieux, ça fera taire les rumeurs comme quoi je
serais "prétentieux"... Au fait, Chérie, tes...hum...Xulos, dans la galaxie d'Andromède... Ils sont
comment maintenant ? Je veux dire : ils sont forts ou pas ? Ils ont de nouvelles armes ?
--Alors là, Amour, je t'arrête tout de suite. Tes petits français en sont encore à la physique de
Newton, ne va pas inventer un débarquement extraterrestre !
--Ca serait voyant, tu crois ?