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AU NOM DE LA SÉCURITÉ ?

ARRESTATIONS, DÉTENTION ET RESTRICTIONS
À LA LIBERTÉ D'EXPRESSION AU TCHAD
Au Tchad, la liberté d'expression est fortement restreinte depuis des
années. Les gouvernements successifs utilisent les arrestations
arbitraires et la détention sans inculpation ni procès pour réduire au
silence ceux qui les critiquent. Des dizaines de personnes ont été
arrêtées uniquement pour avoir exprimé leur opinion, tandis que d'autres
ont été victimes d'arrestations arbitraires et de mises en détention
illégales, souvent en lien avec des tentatives de coups d'État. De récentes
recherches montrent que la situation demeure inchangée – voire
s'aggrave.
Les autorités invoquent souvent des raisons de sécurité pour justifier
les vagues régulières d'arrestations et d'incarcérations qui visent des
membres de groupes ethniques liés aux troubles ou des personnes
ayant exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression –
notamment des opposants politiques réels ou présumés, des
journalistes, des défenseurs des droits humains, des syndicalistes et
des étudiants. Des accusations comme l'« incitation à la haine
raciale », la « diffamation », la « menace à la sécurité nationale » et la
« provocation directement liée à une manifestation non armée » sont
couramment utilisées par la police et la justice pour donner une
justification juridique aux arrestations et aux placements en détention.

amnesty.org
AFR 20/007/2013
Octobre 2013

Ce rapport met en lumière une pratique courante, établie de longue
date, qui consiste pour les autorités à utiliser les arrestations
arbitraires et la détention illégale pour faire taire toute opposition. Il
exhorte le gouvernement à mettre un terme à ces pratiques et à cesser
d'utiliser la justice pour restreindre la liberté d'expression dans le but
d'étouffer les critiques.

AU NOM DE LA SÉCURITÉ?
ARRESTATIONS, DÉTENTION ET RESTRICTIONS
À LA LIBERTÉ D'EXPRESSION AU TCHAD