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Le monde 1 .pdf


Nom original: Le_monde-1.pdf
Titre: LMD_EDU1710_4_006_B_Q_01
Auteur: LOZEVIS

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6

universités
& grandes écoles

Pôled’excellence

0123

Jeudi 17 octobre 2013

A mi-chemin
entre l’école
et la fac, les IAE

Les instituts d’administration des entreprises
offrent une alternative aux écoles de commerce

J

e n’ai pas l’impression d’être allé à l’université. J’étudiais à l’IAE, c’est tout.» C’est
pourtant bien sa carte d’étudiant de
l’université de Poitiers que Benjamin
Coulbault a rangée dans son tiroir à souvenirs au mois de septembre. A 23 ans, il
est passé, en un week-end, du statut d’étudiant à celui de « gestionnaire financier actifpassif », en contrat à durée indéterminée,
dans la banqueoù il étaitjusqu’alors en alternance. Son institut d’administration des
entreprises (IAE) poitevin place 80 % de ses
diplômés dans les six mois qui suivent la fin
de leur formation.
Les recruteurs le disent: hormis les quatre
ou cinq « très grandes» écoles de commerce
(HEC, Essec,Audencia, Edhec,etc.), les IAE sont
en effet aujourd’hui en mesure de concurrencer une bonne partie des écoles supérieures
de commerce (ESC). Estelle Raoul, du cabinet
de recrutement spécialisé Page Personnel, le
confirme: «Ce n’est pas tant le diplôme de telle école, ou de tel IAE, qui compte, mais l’expérience et le niveau du diplômé. Or, on peut
noter que de plus en plus d’étudiants d’IAE ont
le niveau professionnel requis.»
Créés dans les années 1950, les IAE avaient
pour mission « de fournir à des ingénieurs, à
des médecins ou même à des littéraires une
compétence en management », explique Jérôme Rive, le directeur de l’IAE de Lyon et présidentdu RéseauIAE.Depuis,lecertificatd’aptitude à l’administration des entreprises
(CAAE)estdevenuleMAE(masteradministration des entreprises), diplôme phare des IAE.
Les masters 1 ou 2 en marketing, logistique,
ressources humaines ou comptabilité l’ont
rejoint. Et puis, selon les régions, des dizaines
de diplômes spécialisés répondant aux
besoins locaux sont nés (commerce des spiritueux, logistique maritime,etc.).
Contrairement aux ESC qui jouent la carte
de la classe préparatoire postbac, les IAE
recrutent pour la plupart au niveau bac + 2,
bac+ 3.De quoidiversifierles profilset les origines de ses étudiants. « Les catégories socioprofessionnellessontdiverses,les jeunesdiplômés sont plus ouverts sur le monde, plus humbles aussi », renchérit Jérôme Rive. Le statut
dérogatoire dont bénéficient les IAE au sein
des universités garantit des droits d’inscription faibles sur certains diplômes et aide à
l’autonomie financière de l’étudiant. Alternance et formation continue (25 % des inscrits)permettentaussi de diversifierles sources de financement.
En 2013, les 32 IAE répartis sur le territoire
français accueillent près de 45 000 étudiants,
soit 33 % de plus qu’il y a cinq ans. L’excellent
taux d’insertion des diplômés (83%) attire de
plus en plus de jeunes recrues, et ce malgré

une sélection drastique à l’entrée (à peine
30 % en moyenne). Lorsqu’on demande la
recette de ce succès au professeur de marketing et directeur de l’IAE de Paris, Jean-Pierre
Helfer, il file la métaphore automobile: « Les
IAE sont des hybrides. D’un côté il y a un
moteurthermique,celuide l’universitéet de la
connaissance. Il permet de tenir sur la longueur et d’avoir des projets sur le long terme.
De l’autre, un moteur électrique qui permet
des accélérations fortes, une politique de marque, de réussite et de professionnalisation.»
Celui d’une école de commerce, même si le
mot n’est pas prononcé.
Sur le terrain, exit les amphis bondés, les
professeurs qui passent en coup de vent.
L’heure est aux petits groupes et à l’accompagnement personnalisé, par des enseignants,
mais surtout par des professionnels. « On
n’est jamais plus de 20 ou 30 en classe, précise
Antoine Marck, un ancien de l’IAE de Paris, et
le gros du travail se fait en groupe de TD. On y
multiplie les études de cas, les problématiques
qu’on peut rencontrer en entreprise.» Comme
tout le monde, il a fait son stage de 6 mois en
entreprise. Et en juin, il est devenu à la fois
ingénieur et diplômé d’un MAE. « J’avais
besoin de cette formation en marketing et en

«Les catégories
socio-professionnelles
sont diverses, les jeunes
diplômés sont plus
ouverts sur le monde»
Jérôme Rive
président du Réseau IAE

entrepreneuriat pour monter mon projet »,
explique-t-il. Avec deux collègues, Antoine
Marckvientde créer unsite Web visantà mettre en relation les propriétaires de biens
immobiliers et de potentiels locataires.
Sélectionà l’entrée, pédagogie active, cours
en anglais, séjours à l’étranger, proximité
avec les entreprises : l’excellence nécessite
flexibilité,réactivité et rationalité,ce qui n’est
pas sans causer des frictions avec la machine
universitaire,plus lente. «On les chatouilleun
peu… souvent », ironise Jérôme Rive, président du Réseau IAE. C’est le cas lorsqu’il faut
vite supprimer, ou créer, un diplôme, parce
que le marché de l’emploi dans un domaine
s’est tari ou est en pleine croissance… « Notre
existence dépend de l’avenir de nos étudiants
et de leur taux de satisfaction », explique JeanPierre Helfer, de l’IAE de Paris. C’est ce qu’il
appelle avoir le «sens de la clientèle ». p
Séverin Graveleau

Les Polytech forment chaque année 3 000 ingénieurs
On intègre après le baccalauréat ou à bac +2 les treize établissements du réseau

L

es treize établissements du
réseau Polytech font partie
intégrantede l’université,un
statut qui leur confère une
certaine singularité parmi les
230 écoles d’ingénieurs de France.
Lesfrais d’inscription(560 euros par
an, Sécurité sociale incluse) y sont
modiques et le corps professoral est
composéà 80%d’enseignants-chercheurs.Laformulerencontreun certain succès.
Fondé en 2002, le réseau attire
tousles ans 10 % d’étudiantsde plus.
A la rentrée 2013, ils sont 14 000.
Dans un marché qui absorbe bien
les professionnels, cette singularité
plaît, puisque 90 % des étudiants
ont un emploi dans les quatre mois
qui suivent leur diplôme. « Nos formations sont clairement identifiées
et se limitent à douze spécialités.
Une clarté utile aux étudiants comme aux employeurs », remarque
Claude-Gilles Dussap, délégué géné-

ral du réseau. S’y ajoute une belle
palette de savoir-faire. « Outre les
compétences en gestion de projet,
nos étudiants ont une formation
technique appréciée des industriels», souligne Alain Sarfati, directeur du Polytech Paris-Sud de l’université d’Orsay, une école qui a rallié
le réseau en 2010.
Les spécialités les plus recherchéescommelegénieélectrique,l’informatique, le BTP ne sont pas toujourscellesdontrêventlesétudiants
attirés par l’agroalimentaire, l’aménagement urbain ou le développement durable. Il y a aussi des malentendus : l’environnement séduit
mais bien moins quand il s’agit de
l’assainissementdel’eau,delacollecte et du recyclagedes déchets. Le secteur de l’énergie attire également,
mais davantage quand il s’agit des
énergies renouvelables que du
nucléaire, pourtant très porteur.
«C’est notre mission de faire décou-

vrir à nos étudiants des métiers ou
des secteurs auxquels ils n’auraient
pas pensé », poursuit M. Dussap.
Antonin Doutreleau, diplômé de
2009 du Polytech parisien de l’université Pierre-et-Marie-Curie, n’a eu
aucun mal à trouver un emploi.
Aujourd’hui, il est chargé chez Kronenbourg de l’amélioration de la

«Nos étudiants ont
une formation
technique appréciée
des industriels»
Alain Sarfati
directeur de Polytech Paris-Sud

qualité et des processus. « C’est passionnant. Je suis en interaction avec
des salariés très divers, des ressources
humainesàlaproduction,etcelacorrespond à mon domaine, l’agroalimentaire», se félicite-t-il.

«Les employeurs nous apprécient
pour notre technicité, notre sérieux
mais aussi notre humilité, ce n’est
peut-être pas le cas d’autres élèves de
grandes écoles », précise Antonin,
par ailleurs président de la fédération des anciens élèves, soit
50000 anciens.
Avec40% de boursiers,le recrutement des étudiants diffère aussi de
celui des autres écoles. « C’est le
mélange même des profils et des origines qui fait notre spécificité et
notre attrait », se félicite ClaudeGilles Dussap. On accède en effet
aux Polytech directement après le
baccalauréat,à l’issue d’un concours
commun à 27 écoles, le Geypi Polytech, qui, en 2013, a séduit 11 444 candidats pour 2 900 places. Ce
concours s’adresse aux bacheliers
scientifiques (section S), mais aussi
aux bacheliers technologiques des
séries sciences et technologies de
l’industrie et du développement

durable, qui y ont 400 places réservées. Il est encore possible de rallier
les Polytech à bac +2 et, depuis 2013,
unenouvellevoied’entréeestouverte aux étudiants qui ont suivi une
ou deux années d’études de santé et
quisontintéressésparlesbiotechnologies, l’ingénierie de la santé. En
2013, une centaine d’étudiants ont
été admis.
Aprèsdeuxannéesd’études,changer d’établissement au sein du
réseauestpossible.«L’échanged’élèves entre établissements en cours de
cursus, nous oblige à une grande
homogénéité des formations et des
programmes, poursuit ClaudeGilles Dussap, si bien qu’il n’y a pas
de hiérarchie entre écoles, même si
toutes ne proposent pas l’ensemble
des spécialités. » Un étudiant sur
deux choisit pendant sa scolarité de
changer de Polytech et d’affiner ainsi son orientation. p
Isabelle Rey-Lefebvre


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