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La Pensée chrétienne
Durant le Du Xème au XVème siècle. Période se caractérisant par l'affirmation des
trois grandes religions monothéistes comme base du droit et de l\'état. Moyen Age,
les théologiens et philosophes ont opéré une synthèse entre l'héritage grec et la
théologie. La pensée chrétienne a apporté d'autres éléments à la conception du droit
naturel. Saint Thomas d'Aquin adopte la définition grecque et aristotélicienne du droit
mais ajoute que la raison humaine ne peut tout comprendre à partir de la nature car
elle est imparfaite. La morale divine - révélée dans les écritures saintes – aide
l'homme à découvrir ce qui est juste. Ainsi, le droit comme jus dérive
étymologiquement de "justice". Le droit n'est pas l'ensemble de lois car la loi n'est
pas une chose mais une règle qui a son siège dans la raison. C'est un moyen qui est
déterminé par un savoir et dont la finalité est de penser la chose. Le droit est donc ce
qui résulte quand on applique une loi. Saint Thomas admet que les deux voies, celle
de la raison autant que la voie divine, sont difficiles, les lois humaines resteront donc
imparfaites. Hormis quelques attitudes extrêmes, la pensée chrétienne soutient qu'il
faut s'inspirer de la morale religieuse pour établir les lois.
Laïcisation du droit naturel
La laïcisation signifie la séparation entre la religion et le droit. C'est Grotius
(philosophe néerlandais), et après lui, toute "l'école du droit de la nature et des gens"
- qui s'est développée au cours des XVIIe et XVIIIe siècles - qui ont réintroduit une
laïcisation relative au droit naturel. L'essentiel de sa pensée repose sur l'autonomie
du droit naturel par rapport à la religion. Grotius considère que le droit naturel comme
fondement du droit positif. Les lois positives devraient être conformes aux principes
du droit naturel, celui-ci reste cependant un idéal vers lequel il faut tendre. Pour
établir des lois, il faut découvrir des normes rationnelles qui offriront la certitude d'un
théorème mathématique et l'universalité d'une loi de la nature. Le contenu du droit
naturel a varié selon les auteurs et les tendances. Bien qu'occasionnellement
répudiée, la notion du droit naturel va s'élargir. Ainsi, ses principes généraux à savoir
la liberté, la dignité morale de l'individu, le respect de la parole donnée, seront
consacrés par le droit positif. D'autres y viendront s'y greffer : c'est le cas de
nombreux droits subjectifs. Cette théorie connaîtra un grand essor avec JeanJacques Rousseau et sa théorie du contrat social. Ici, la volonté humaine joue un
rôle essentiel, elle devient une source complémentaire de loi.
b. Critique des théories idéalistes