La Gazette 52 112013 .pdf



Nom original: La Gazette 52 112013.pdfTitre: La Gazette 52 112013Auteur: FRA0146733

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par PDFCreator Version 0.9.8 / GPL Ghostscript 8.64, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 22/11/2013 à 16:38, depuis l'adresse IP 193.109.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 10043 fois.
Taille du document: 530 Ko (14 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


La Gazette CFTC/Auchan
Organe du Comité National de Liaison des Sections Syndicales CFTC des Etablissements Auchan
34 Quai de la Loire, 75019 PARIS – 01 46 07 04 32 - 06 17 14 17 13 – cftcauchan@gmail.com
www.facebook.com/cftc.auchan.france

Ont participé à la rédaction de cette Gazette :
B. DELAYE, Hervé SCOUBART, Peggy TROUILLER,
Max ZIMMERMANN
nn

« On est bien conscient…»

Sommaire

…d’une situation économique du pays en grande difficulté !

Social et économie

Pourtant, les prix des produits fléchissent dans certains
périmètres, la construction de l’offre s’adapte, les organisations
essayent de satisfaire au mieux les clients, mais sans le moteur
économique et la confiance dans l’avenir, point de salut !
Cette période « festive » pour Auchan, préparatoire de la fin
d’année, est mise à mal par une concurrence toujours plus rude, des
charges fiscales toujours aussi menaçantes, et quand ce n’est pas
sur l’économique de l’Entreprise, c’est une menace de taxation
supplémentaire de nos économies qui est annoncée ! Décidément,
rien ne va plus. Un dernier effort nous est demandé pour sauver ce
qui peut l’être de 2013 et espérer néanmoins la distribution d’une
participation aux bénéfices, et tourner la page pour réussir 2014
et ses chantiers d’une organisation en marchés.
Le rendez vous est à prendre pour 2014, il faudra bien que notre
contribution soit récompensée équitablement.

Bruno DELAYE
DSC CFTC/Auchan
Lille, le 16 novembre 2013

Page 2 – indice des prix à la
consommation – octobre 2013

La revue de presse
Page 3 – Sécurité – Auchan
Vélizy inaugure un traceur
chimique anti-braquages
-

des efforts pour
améliorer les conditions
de travail dans les Drives

Page 5 – Saint Quentin – le
complexe Auchan livré début
2014
Page 6 – Centres commerciaux –
la folie des grandeurs

Nos activités
Page 10 – Réunion de la
commission classifications
- signature de l’accord « contrat
de génération »
- signature de l’avenant à
l’accord temps de travail
Page 12 – Rappel des dispositions
sur les ouvertures exceptionnelles
des dimanches de décembre

Sur l’agenda
Page 14

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

L’indicateur principal de la croissance est une nouvelle fois négatif
ou comme le trimestre précédent quasi nul, ou encore depuis
plusieurs années proche de zéro. Les prix à la consommation
ralentissent nettement et les français n’en bénéficient pourtant
pas, tant le pouvoir d’achat est amputé d’une fiscalité toujours plus
présente. La difficulté majeure pour notre modèle économique de
commerçant, c’est que la consommation des ménages - que les
politiques gouvernementales encensent pour redémarrer l’économie
- ralentit elle aussi et que cela un impact direct sur notre activité !

1

Edito…

Social et économie…
6
Indice des prix à la consommation – octobre 2013

Les prix à la consommation diminuent de - 0.1 % en octobre ;
hausse de 0.6 % sur un an
En octobre 2013, l’indice des prix à la consommation (IPC) diminue de 0,1 % après un repli de 0,2 % en
septembre 2013. Sur un an, les prix à la consommation ralentissent nettement, leur taux de croissance
passant de +0,9 % en août et septembre 2013 à +0,6 % en octobre 2013, son niveau le plus bas depuis
novembre 2009. Hors tabac, l’IPC baisse également de 0,1 % en octobre 2013 et croît de 0,5 % sur un an.
La diminution des prix à la consommation observée en octobre 2013 résulte pour l’essentiel du repli des prix
de l’énergie, en particulier des produits pétroliers, et dans une moindre mesure de celui, plus modéré, des prix
des produits alimentaires. À l’inverse, les prix des services sont en très légère hausse en octobre 2013 tandis
que ceux des produits manufacturés sont globalement stables. En outre, alors qu’ils avaient fait l’objet d’une
forte revalorisation en octobre 2012, les prix du tabac sont inchangés cette année en octobre et leur
augmentation sur un an passe ainsi de +10,5 % en septembre 2013 à +3,5 % en octobre 2013.

Repli des prix de l’énergie en octobre, en particulier des produits pétroliers
Après trois mois consécutifs de hausse, les prix de l’énergie se replient nettement en octobre 2013 (—1,7 % ;
—0,4 % sur un an) sous l’effet du recul sensible des prix des produits pétroliers (—2,9 % ; —4,1 % sur un
an). En octobre 2013, la baisse mensuelle est identique pour les combustibles liquides (—3,0 % ; —6,2 % sur
un an) et pour les carburants automobiles (—3,0 % ; —4,0 % sur un an). Les prix du gaz de ville sont quant à
eux pratiquement stables en octobre 2013 (+0,1 % ; +0,8 % sur un an) et ceux de l’électricité sont inchangés
(+7,5 % sur un an).

2

Source : Insee - indices des prix à la consommation

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

La Revue de Presse …
Sécurité : Auchan Vélizy inaugure un traceur chimique anti -braquages

La bijouterie Auchan du centre commercial Vélizy 2, dans les
Yvelines, a inauguré ce mois-ci un traceur chimique au-dessus des
sas de sortie.
Ce système est expérimenté en France depuis deux ans.

"Ne prenez pas de risque", prévient un panneau à l'entrée de la bijouterie Auchan du centre commercial de Vélizy 2. Et pour
cause, la chaîne de grande distribution a inauguré ce mois-ci un système de traceurs chimiques. Cette arme, aussi appelée
"ADN chimique" est expérimentée depuis 2011 en France.
Disposés dans le faux plafond de la boutique et au-dessus des sas de sortie, des sprays sont activés en cas de braquage,
aspergeant les malfrats d'un liquide inodore et incolore. Chaque produit, qui possède un ADN unique, imprègne la peau, les
cheveux et les vêtements pendant plusieurs semaines et ne se révèle que sous une lampe à UV.
Le marquage est destiné à fournir un élément de preuve aux forces de l'ordre. Le lieu et l'heure du déclenchement de chaque
buse étant enregistrés, il leur permet d'établir un lien irréfutable entre un suspect et un vol à main armée.

Une baisse de 90% du nombre d'attaques en Grande-Bretagne
Après un nouveau braquage de la bijouterie en mai, le second en trois ans, les responsables d'Auchan ont décidé d'ajouter les
traceurs chimiques aux autres systèmes de protection, dont la vidéosurveillance. "L'objectif, ce n'est pas que les braqueurs se
fassent arroser, c'est qu'ils ne viennent plus", explique Philippe Raynaud, responsable de la sécurité de l'hypermarché.
Popularisés en Grande-Bretagne depuis 2003, les traceurs chimiques y ont permis, selon lui, plus d'un millier de
condamnations pénales ainsi qu'une baisse de 90% des attaques de commerces équipés.
A titre d'expérimentation, des traceurs chimiques ont été déployés en France depuis 2011, notamment dans les Bouches-duRhône et à Rosny 2, en Seine-Saint-Denis.
Dans ce centre commercial, un stand de bijouterie des galeries Lafayette et la joaillerie Didier Guérin ont connu "une
recrudescence" de vols à main armée en 2011, avec trois braquages en quelques mois, rappelle Didier Scalini, commissaire
de police à Rosny-sous-Bois.
BFMTV – 25 octobre 2013

Des efforts pour améliorer les conditions de travail dans les Drives

L'éclosion du format a vu se développer un nouveau métier, celui de préparateur de commandes, « une activité
potentiellement sinistrogène », selon Vincent Corlier, ingénieur-conseil à la Cramif (caisse régionale d'assurance-maladie d'Ilede-France). Dix à douze kilomètres par jour en moyenne, des produits lourds à attraper pour lesquels il faut se baisser ou
s'étirer, des chariots encombrants à pousser... autant de risques sur lesquels Auchan s'est penché depuis trois ans, avec l'aide
de la caisse régionale d'assurance-maladie de Nord-Picardie. « L'activité de préparation de commandes sollicite beaucoup le
corps, confirme Loïc Le Guennan, ingénieur-conseil à la Carsat. Elle soulève des problèmes de positions de travail, de
fréquence et d'utilisation du matériel. »

3

Les distributeurs s'emparent du sujet des conditions de travail dans le drive. À commencer par Auchan qui vient de signer un
accord sur la prévention des risques professionnels dans ce nouveau type de commerce avec la Carsat (Caisse d'assurance
retraite et de la santé au travail) Nord-Picardie. Sont concernés 2 700 salariés et 83 drives Auchan. « Pour nous, commerçants
d'hypermarchés, c'est un nouveau métier, explique Pascal Damien, patron du drive chez Auchan. Avec le drive, nous
devenons des industriels qui produisent des caisses et qui emploient des logisticiens. »

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Carrefour et Auchan commencent à aménager leurs derniers drives
pour réduire les facteurs de pénibilité. Les deux enseignes voient
leurs effectifs doubler depuis 2006. Il était temps de s'attaquer
concrètement au difficile environnement de travail des préparateurs
de commandes.

DÉPLACEMENT MINIMAL
Pendant six mois, trois drives ont joué le rôle de pilote, tous dans le Nord, à Saint-Omer (62), Englos et Roncq (59). « Après
avoir consulté nos salariés, nous avons repensé l'organisation interne de nos sites pour faire en sorte qu'ils se déplacent le
moins possible, précise Pascal Damien. Il fallait améliorer la prise des produits sans agrandir les boîtes que sont les drives.
» Il a fallu optimiser les gammes, sans les réduire - chaque drive de 1 500 m² compte 6 000 à 8 000 articles -, et reconcevoir
les trajets de circulation. Le matériel a été optimisé : chariots à fond constant permettant de mettre les articles au niveau du
préparateur, miroirs de sécurité sur les zones de livraison, auvents transparents pour apporter la lumière du jour. La
préemption est aussi moins importante qu'avant : les salariés ne doivent plus se baisser en deçà de 40 centimètres pour
attraper un produit, ni s'étirer au-delà de 1,40 mètre. Les distances parcourues par jour ont diminué de 20 à 30% grâce à une
réimplantation des articles. Enfin, un salarié par drive est formé pour vérifier que les postures de ses collègues sont bonnes. À
ce jour, 80% des drives ont leur formateur maison.
Grâce aux systèmes d’information, nous mettons les produits à faible rotation dans les zones d’accès les moins confortables.
La formation des équipes est aussi très importante. Chaque salarié a droit à un quart d’heure d’échauffement avant de
commencer à travailler avec le moniteur-formateur désigné dans le drive.”
Carrefour a également pris le sujet en main et établi un référentiel valable pour les 310 drives et 2 000 collaborateurs du
groupe. Celui-ci recensant tous les risques inhérents aux métiers du format. Dans les grandes lignes, il ressemble à celui
élaboré par Auchan, les mêmes problèmes générant les mêmes solutions. « Il a fallu équiper nos drives du matériel
nécessaire pour réduire les postures les plus pénibles, précise Christophe Labattut, directeur de la santé au travail nommé
chez Carrefour il y a un an. Nous avons commencé par établir un plan type par surface de drive et défini des quantités
nécessaires de produits pour chaque type de drive. » Objectif : réduire le nombre moyen de kilomètres, entre 10 et 12 par jour,
parcourus en moyenne par un salarié dans ce type d'entrepôt. Parfois, les détails font toute la différence. Le poids des bacs a
été abaissé de 3 kilos (de 15 à 12 kilos), la hauteur des étagères changée (de 20 cm à 1,20 m), l'éclairage modifié et les
chariots de commande allégés.
Depuis un an, nous nous réunissons tous les mois avec nos interlocuteurs de la caisse régionale d’assurance-maladie d’Ilede- France. Il faut sécuriser les zones de circulation, aménager celles de stockage, limiter les bruits et les amplitudes
thermiques, garantir un niveau d’éclairement naturel et artificiel minimal….

ATTIRER DE NOUVELLES RECRUES
Reste à appliquer sur le terrain ces bonnes pratiques. Chez Auchan, la trentaine de drives qui vont ouvrir d'ici à 2014 et les
quelque 880 nouveaux salariés concernés devraient en bénéficier. Un bon argument aussi pour embaucher. Car ce n'est pas
toujours facile pour les enseignes d'attirer de nouvelles recrues, les métiers du drive étant particulièrement ingrats. Chez les
indépendants aussi, la question est posée. Leclerc travaille sur des chariots plus légers et des parcours moins longs. Le
groupement teste également l'automatisation, notamment à Franconville, dans le Val-d'Oise. Une manière radicale de régler
les questions de santé au travail.

DES PROGRES A GRANDS PAS
Chez Carrefour...






Un plan type d'implantation des produits dans chaque drive, en fonction de la surface, de la largeur
des allées, pour limiter les distances parcourues par les préparateurs de commandes.
La taille des bacs est abaissée et limitée à 12 kilos, au lieu de 15, pour que ce soit moins lourd à
porter.
Les étagères sont moins hautes pour éviter d'avoir à trop lever les bras et à trop se baisser : elles font
entre 20 cm et 1,20 m.
Un niveau d'éclairage minimum et, si possible, naturel pour que les collaborateurs puissent voir la
lumière du ciel.
Les chambres froides sont davantage isolées pour limiter les bruits de moteur.

... et chez Auchan



Des chariots à fond constant qui évitent de se baisser pour récupérer les colis.
Une optimisation du parcours pour les préparateurs de commandes, qui a baissé de 20 à 30% le nombre de
kilomètres par jour.



Des zones de confort qui placent les produits entre 40 cm et 1,40 m de haut. - Des miroirs de sécurité sur les zones
de livraison.





Des auvents transparents sur les quais de livraison pour apporter plus de lumière.
Des caisses dont le poids est limité à 12 kilos.
Des salariés formateurs sur les sites vérifiant les bonnes positions de leurs collègues.

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52



4

LSA – Magali Picard - 8 novembre 2013

Saint Quentin - Le complexe d’Auchan livré début 2014
En suspens depuis plus de dix ans à cause d’un giratoire, le
projet commercial d’Immochan réunissant quatre surfaces
commerciales sort enfin de terre au Forum de Picardie.

C'est la fin d'un long chemin de croix rempli d'embûches. La zone derrière Auchan est en ébullition depuis le mois
de juin. Enfin. Après de nombreux refus et reports divers et variés, Immochan, la société immobilière de
l'enseigne de grande distribution, a obtenu l'autorisation de la commission nationale d'aménagement commercial
(Cnac) de construire son complexe commercial. « Il devrait pouvoir être livré pour la fin d'année, explique Johan
Plé, directeur de la grande surface Auchan Fayet. Mais, il peut y avoir un souci ou un imprévu, donc on peut
tabler sur début 2014. »
Intersport, Norauto, Chausséa et une cellule vide
Cet « ensemble commercial composé de quatre magasins de 4 250 m²» - selon un document de la commission
départementale d'aménagement commercial (CDAC) dont L'Aisne Nouvelle avait eu connaissance en octobre
2012 - ouvrira ses portes au gré des décisions des enseignes qui doivent s'y installer.
Intersport, Norauto et Chausséa viendront ainsi s'étendre ou être transférés, selon les cas, dans cette nouvelle
structure. Reste une cellule toujours vacante : « On n'a pas une touche, aucun preneur », se désole Johan Plé
(voir encadré ci-contre).
Une vingtaine d'emplois ?
En octobre 2012, Immochan promettait que, à elle trois, ces enseignes devaient créer de 15 à 20 emplois
supplémentaires sur la zone commerciale, en plus du personnel déjà existant. Johan Plé, lui, ne confirme rien.
Pour rappel, la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) avait refusé d'autoriser la
création de ce projet. En cause, le giratoire à proximité que refusait, notamment, de financer le conseil général (cf.
L'Aisne Nouvelle des 11 et 13 octobre 2012 et 26 janvier 2013).
Au final, Auchan avait accepté de prendre ce dernier à sa charge à hauteur de plus de 50 % du prix total, le
conseil général à hauteur de 30 % et « le Forum de Picardie le reste », selon le directeur de la grande surface.
Contacté à de nombreuses reprises depuis plusieurs semaines, Immochan Villeneuve-d'Ascq, le maître

La Zac Neuville « trop ambitieuse »
Le directeur d'Auchan, Johan Plé, est très sceptique quant à l'utilité de la future zone commerciale de Neuville, au
sud de Saint-Quentin, concoctée par l'Agglo. « On a déjà du mal à commercialiser autour de la zone Auchan alors
en créer une nouvelle, ce n'est pas gagné. Rien qu'en deuxième rideau du Forum de Picardie, on s'aperçoit que
deux ou trois magasins n'ont toujours pas été reloués. Comme l'ancien Cuisinella… Par le passé, Saint-Quentin a
eu à gérer des friches industrielles ; ce n'est pas pour recommencer. La Zac Neuville, c'est une ambition pour une
ville plus grande. Surtout depuis que la crise est présente… »

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

d'ouvrage, est resté soit injoignable, soit dans l'incapacité de répondre à nos questions.

5

L’Aisne nouvelle.fr – 28 octobre 2013

Centre commerciaux : la folie des grandeurs !

Pour capter des clients plus exigeants mais aussi moins
dépensiers, les nouveaux centres commerciaux cherchent
à "ré enchanter" la consommation. Au détriment des terres
agricoles et du tissu commercial existant.
Beaucouzé, périphérie ouest de l'agglomération d'Angers. Au sortir de l'autoroute A11, une sorte de soucoupe
volante géante revêtue d'une lumineuse résille blanche s'est posée au milieu des champs. C'est Atoll, un centre
commercial dernier cri, qui fait la fierté de son promoteur, la Compagnie de Phalsbourg. Architecture élégante,
certification environnementale des bâtiments, ce nouveau temple de la consommation compte 71 000 mètres
carrés de surface commerciale. Ouvert en avril 2012, il revendique six millions de visiteurs au cours de sa
première année.
Du beau, du grand, du durable. La Compagnie de Phalsbourg n'est pas la seule à tenir ce discours. Dans le petit
monde de l'immobilier commercial, chacun cherche à "réenchanter" la consommation. Il s'agit de faire des
espaces commerciaux des lieux agréables à vivre. "Dans un contexte de concurrence accrue, la différenciation
passe par la création d'expériences clients inoubliables",s'enthousiasme Michel Dessolain, directeur de la
stratégie et de l'innovation du groupe Unibail-Rodamco, un des poids lourds du secteur. Car il en faut de plus en
plus pour attirer le consommateur. L'idée de passer son samedi après midi à dépenser son salaire dans des
hangars affreux ne le séduit plus. "Le modèle de consommation de masse des Trente Glorieuses produit par le
capitalisme fordien touche à sa fin", analyse Philippe Moati, professeur d'économie et fondateur de l'Observatoire
société et consommation. L'étalage de la surabondance ne fait plus rêver, comme en témoigne la crise des hyper
depuis près de quinze ans. D'autant que le pouvoir d'achat des ménages stagne et que la consommation de
services et l'e-commerce en captent une partie toujours plus importante. La vente via Internet ne représentait
certes que 5 % du chiffre d'affaires du commerce de détail en 2010, mais elle croît au rythme de 25 % par an.
Sans oublier le développement de nouvelles formes de consommation "collaborative", qui privilégient l'usage à la
possession exclusive de produits flambant neufs.

Poids des différents types de réseaux de distribution en France, en % du chiffre d'affaires

6

Malgré tout cela, on continue à créer des surfaces commerciales à tour de bras. "Depuis une quinzaine d'années
en France, le parc de surfaces commerciales croît plus vite que la consommation. Il a progressé de 60 %, alors
que, dans le même temps, la consommation n'a progressé que de 36 %", explique Pascal Madry, directeur du
club d'enseignes Procos. Le mouvement a atteint son apogée en 2010 et 2011, pendant lesquelles, malgré la
crise, plus de 3 millions de mètres carrés de nouvelles surfaces commerciales ont été autorisés par les
commissions départementales spécialisées (et encore ne s'agit-il là que des implantations de plus de 1 000
mètres carrés soumises à autorisation).
Comment expliquer ce phénomène ? Pour Pascal Madry, cette fuite en avant a toutes les caractéristiques d'une
bulle. Tous les acteurs de la chaîne - enseignes, investisseurs et collectivités - ont leurs raisons pour foncer tête
baissée dans une extension effrénée des espaces commerciaux.Les enseignes, tout d'abord. Le secteur du
commerce de détail est de plus en plus intégré : les groupes de distribution réalisent désormais 84 % de
l'ensemble des ventes, contre 16 % seulement pour le commerce indépendant traditionnel. Pour ces groupes,
étendre leur réseau de magasins permet à la fois de renforcer leur pouvoir de négociation auprès des
fournisseurs et de réaliser des économies en matière de logistique. Cela contribue aussi à gagner des parts de
marché. C'est ce qui explique que les enseignes acceptent de payer des loyers toujours plus élevés pour des
surfaces dont la rentabilité moyenne au mètre carré stagne, voire diminue. Du côté des investisseurs et des
promoteurs, les stratégies ont aussi évolué avec la financiarisation du secteur. Avec les loyers en augmentation
constante et des baux de longue durée, l'investissement en immobilier commercial procure des rendements
élevés pour un risque limité. C'est donc devenu un actif très prisé des investisseurs. Et les nouveaux projets ont
bénéficié de capitaux abondants dans les années 2000.

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Une logique de bulle

Part de marché par lieux de vente en France, en %

Evolution des surfaces commerciales et de la dépense de consommation des ménages en volume, base 100
= 2000

Mais cet emballement n'aurait pas été possible sans le consentement des collectivités locales, qui livrent une
quantité surabondante de foncier aux projets commerciaux. Le cadre légal mis en place dès la fin des années
1960 pour contrôler l'implantation de surfaces commerciales n'a pas empêché leur développement totalement
anarchique. Depuis la loi Raffarin de 1996, venue renforcer la loi Royer de 1973, les surfaces autorisées par les
commissions départementales spécialisées n'ont cessé de croître. Ces commissions sont devenues des
"machines à dire oui".
Et la loi de modernisation de l'économie (LME) de 2008 relevant le seuil d'autorisation de 300 à 1 000 mètres
carrés n'a rien arrangé. Dans un contexte de compétition des territoires, la moindre agglomération veut son retail
park, et les emplois et les taxes qui vont avec. Le mouvement, certes, ralentit. "Seulement" 2,5 millions de mètres
carrés ont été autorisés en 2012, contre 3,3 millions en 2011. Tous, bien sûr, ne seront pas construits. Les projets
reportés ou abandonnés se multiplient. Il faut dire que la fréquentation des centres commerciaux baisse de façon
continue depuis 2007 ; et certaines ouvertures récentes, comme par exemple le Millénaire à Aubervilliers, n'ont
pas tenu leurs promesses. Les enseignes commencent à prendre conscience de la surproduction de surfaces et
se montrent plus sélectives sur les emplacements. Mais les promoteurs ont encore dans leurs cartons quelque
395 opérations représentant 5,7 millions de mètres carrés, livrables dans les cinq ans…

7

Dans ce contexte, "seuls les meilleurs survivront", pronostique Philippe Moati. D'ores et déjà, la vacance
commerciale progresse, en particulier dans le centre des villes petites et moyennes et dans les centres
commerciaux de taille intermédiaire. Et ce n'est qu'un début. Même si Internet ne signe pas la fin du magasin, il
induira nécessairement un rétrécissement des surfaces commerciales. Au Royaume-Uni, où la part du ecommerce avoisine 10 % du chiffre d'affaires du commerce de détail, le taux de vacance commerciale atteint 14
%, plus du double du niveau français.
Ceux qui tirent aujourd'hui leur épingle du jeu, ce sont les petits centres commerciaux qui jouent la carte de la
proximité. "Certains l'ont très bien compris, comme Intermarché, Leclerc ou U, qui multiplient les ouvertures de
moyennes surfaces dans les petites communes, en périphérie des agglomérations, en deuxième, voire en
troisième couronne, là où le développement démographique est le plus dynamique", souligne Pascal Madry. Cette
évolution reflète l'occupation de l'espace, mais aussi le vieillissement de la population, qui deviendra de ce fait
moins mobile : "Demain, ce n'est plus le client qui ira vers le produit, mais le produit qui ira vers le client." A l'autre
extrémité du spectre, les très grands centres commerciaux paraissent eux aussi résister. C'est sur ce segment
que parient les très grandes foncières, à l'instar d'Unibail, qui a cédé tous ses centres recevant moins de six
millions de visiteurs par an, Klépierre ou Altarea.
La recette du succès ? Etre capable d'attirer les meilleures enseignes grâce à des prestations exceptionnelles et
surtout un emplacement sur des lieux de transit importants, comme les gares ou les aéroports. A l'instar
d'Aéroville, le dernier né d'Unibail-Rodamco, près de l'Aéroport de Roissy, qui table sur douze millions de visiteurs
par an.

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Petits et grands gagnants

Europa city : DubaÏ bientôt aux portes de paris ?
Une page blanche de 80 hectares entre Roissy et Paris, quel rêve pour un promoteur de centre commercial !
C'est ce qu'Immochan pourrait s'offrir si le projet Europa City voit le jour dans le triangle de Gonesse. Sur ces
terres agricoles en partie promises à l'urbanisation, la filiale du groupe Auchan projette de créer d'ici à une dizaine
d'années un immense équipement mêlant culture (avec des salles de spectacle, d'exposition, un cirque
permanent), loisirs (un parc à thème, une ferme pédagogique, un aquarium géant et même une piste de ski !),
tourisme (une dizaine d'hôtels) et bien sûr… commerce. Le concept - inédit en France - rappelle celui des mégamalls qui ont fleuri d'abord en Amérique du Nord, puis à Dubaï ou en Asie. L'objectif est d'attirer près de 30
millions de visiteurs par an.
Immochan a des arguments pour convaincre les collectivités et l'Etat. Dans sa corbeille de mariage, il promet
principalement 11 500 emplois - de quoi adoucir les élus de ce territoire qui est un des plus déshérités d'Ile-deFrance - et, au-delà, un élément d'attractivité touristique supplémentaire pour la métropole parisienne. En
contrepartie, il attend une bonne desserte en transports collectifs par le nouveau métro du Grand Paris et un
engagement de l'Etat et de la région. Mais le projet soulève aussi bien des interrogations. Est-il opportun de
sacrifier des terres agricoles dans une région francilienne qui en compte de moins en moins, et très peu d'aussi
fertiles ? L'impact sur les territoires voisins sera-t-il aussi positif que l'affirme l'opérateur ? On peut notamment
redouter que ce mastodonte ne fragilise encore le tissu commercial du secteur, déjà saturé de centres
commerciaux (dont le tout récent Aéroville Roissy). Le bilan en termes d'emplois devrait alors être revu à la
baisse. L'inquiétude porte également sur les capacités du réseau autoroutier, déjà très engorgé. Enfin, est-il bien
raisonnable de confier à un opérateur privé unique les clés d'un territoire aussi vaste ?
L'ouverture, la perméabilité aux déplacements, la mutabilité des bâtiments, qui sont les qualités urbaines des
"vraies" villes, sont rarement celles des centres commerciaux…
Car "aujourd'hui, le commerce va se greffer sur des attracteurs non marchands", note Philippe Moati. Dans le
périurbain, ce sont des espaces naturels, comme dans les Green center du groupe Frey, ou des parcs publics où
l'on peut pratiquer une activité sportive, comme dans les villages Oxylane, la foncière de l'enseigne Décathlon.
Plus généralement, le couple commerce loisirs fait florès. A l'offre commerciale classique vient s'adjoindre de plus
en plus une offre culturelle et récréative, des services de restauration, et même des services non marchands comme les crèches que Mercialys, la foncière du groupe Casino, implante dans certains de ses centres. Europa
City, le projet pharaonique d'Immochan sur le triangle de Gonesse, entre Roissy et Paris, concentre à lui seul
toutes ces tendances.

Réforme de l'urbanisme commercial : l'arlésienne
Obligation de remise en état des sites, limitation de la surface des parkings, encadrement des drives, tels étaient
les principaux points du volet "Urbanisme commercial" du projet de loi Alur (accès au logement et urbanisme
rénové) actuellement en discussion au Parlement.
Mais il a été retoqué en commission par le Sénat le mois dernier. On attend donc toujours la grande réforme qui
définira clairement les capacités d'action des élus en matière d'urbanisme commercial sur leur territoire. En
France, contrairement à d'autres pays européens, l'organisation du commerce relève du droit commercial et non
du code de l'urbanisme, malgré son impact décisif sur les flux et les paysages. Certes, depuis le Grenelle de
l'environnement, les collectivités doivent maintenant planifier l'évolution du commerce à l'échelle des bassins de
vie. Dans les faits, bien peu se sont livrées à cet exercice et leurs marges de manœuvre restent floues.

8

Mais il y aura aussi des perdants. Les ensembles commerciaux vieillissants construits dans les années 1970-80
ont du plomb dans l'aile. "Le développement des friches commerciales est un vrai sujet d'inquiétude", souligne
Carole Delaporte-Bollerot, de l'Agence d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France. Dans les zones les moins
dynamiques, il n'est plus rare de croiser, le long des "corridors" commerciaux qui longent les nationales dans nos
sinistres entrées de villes, des hangars désertés et des caddies qui rouillent sur des parkings à l'abandon.
Or, "les acteurs privés ont en général peu d'intérêt financier à investir dans des requalifications", souligne un
récent rapport du Certu. Le coût de l'investissement n'est pas compensé par l'augmentation espérée des loyers.
Une fois que les bâtiments commerciaux sont amortis, les investisseurs ont intérêt à se contenter de ramasser les
loyers, même si les commerces vivotent, ou à céder les locaux. Pire, "il est aujourd'hui moins cher de poursuivre
l'ouverture à l'urbanisation de terres agricoles que d'investir sur des espaces déjà urbanisés en perte de vitesse",
déplore le Certu. Résultat : d'un côté, on continue à consommer des espaces naturels et agricoles pour étendre
les surfaces commerciales (encore actuellement plus des quatre cinquièmes des surfaces en projet sont situées
en périphérie) ; de l'autre, on produit des friches.
Si 83 % des surfaces autorisées en 2012 correspondent à des créations de nouveaux sites, la part des
requalifications de sites existants progresse cependant peu à peu. Mais le renouvellement du parc passe lui aussi
par l'extension des surfaces. "C'est le seul moyen de supporter l'investissement", explique Philippe Petitprez,
directeur des stratégies urbaines d'Immochan, la foncière du groupe Auchan. Mais le calcul financier n'exclut pas
la réflexion urbaine. "Nos centres existants ont été rattrapés par la ville, ils doivent mieux s'intégrer dans
l'environnement urbain", reconnaît-il. Idéalement, il faudrait densifier ces sites et y intégrer d'autres fonctions :
logement, bureaux, services… Devenus plus mixtes et plus urbains, ils pourraient former le noyau de nouvelles
centralités dans les périphéries.

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Gare aux friches commerciales

Pendant ce temps, le secteur se transforme à grande vitesse, comme en témoigne le développement fulgurant
des drives. Inexistants avant 2004, ils sont désormais plus nombreux que les hyper. Entre janvier 2012 et février
2013, il s'est ouvert l'équivalent de cinq drives par jour, selon le ministère de l'Egalité des territoires. Tout ça sans
avoir besoin de requérir d'autorisation, puisque les locaux sont considérés non comme des magasins, mais
comme des entrepôts.
Mais de tels projets demeurent rares. Il faut dire qu'ils sont extrêmement longs et complexes, car ils mobilisent
toute une chaîne d'acteurs publics et privés. "Une opération mixte en centre urbain, c'est quinze ans minimum.
Or, le temps du portage foncier, c'est de l'argent", déplore Philippe Petitprez. Dans les secteurs à faible potentiel
de développement, où les opérateurs ne sont pas enclins à investir, la situation est encore plus bloquée. Le
morcellement de la propriété foncière, la multitude des acteurs, le coût d'indemnisation des commerçants laissent
les collectivités démunies face à l'obsolescence de leur parc commercial.
Pour enrayer cette dégradation annoncée, certains appellent de leurs vœux une agence nationale de rénovation
des entrées de villes, sur le modèle de l'Anru dans les quartiers difficiles. Ils préconisent d'y affecter une partie
des recettes de la taxe sur les activités commerciales qui se fond aujourd'hui dans le budget général de l'Etat.
Le Certu suggère une autre piste : faire évoluer la fiscalité pesant sur les surfaces commerciales dans un sens
plus écologique. Le principe, de type compensatoire, serait de financer, "pour chaque mètre carré de terrain
nouvellement urbanisé, la remise en état "naturel" d'un mètre carré déjà urbanisé". Logique : la grande distribution
peut bien s'offrir de nouveaux habits. A condition de ne pas laisser pourrir ses vieux oripeaux sur le territoire.
Sandra Moatti
Alternatives Economiques n° 329 - novembre 2013

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

© © Alternatives Economiques. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle des pages publiées sur ce site à des fins
professionnelles ou commerciales est soumise à l’autorisation d'Alternatives Economiques (Tel : (33) 03 80 48 10 25 abonnements@alternatives-economiques.fr ). En cas de reprise à des fins strictement privées et non commerciales merci de bien vouloir
mentionner la source, faire figurer notre logo et établir un lien actif vers notre site internet www.alternativeseconomiques.fr.

9

Tous ces articles et tant d’autres sont à suivre sur https://www.facebook.com/cftc.auchan.france

Nos activités…
Réunion de la commission classifications – 17 octobre 2013
Dans le cadre de l’accord classifications, cette commission annuelle étudie les fonctions qui auraient
évoluées ou les fonctions nouvelles retenues tenant compte de l’évolution de l’organisation de l’entreprise

Point sur les métiers

• Conseiller Commercial Vente d’Equipement - niveau 3 2 codes métier sont distingués :
-

Au 30 septembre, ils sont 30 nouveaux entrants conseillers commerciaux
Pour les vendeurs produits et services devenus conseiller commercial, au 30 septembre, 1413
vendeurs sont passés à la fonction de conseiller commercial en VE.

• Assistant(e) Ressources Humaines – niveau 7 A l’identique de pesée de poste de l’ARH niveau 6, l’ARH de niveau 7 intègre « la capacité à développer et
maintenir des rapports avec les interlocuteurs internes / externes ». Ce niveau de relations correspond à la
cible du métier ARH et se confirme lors des accompagnements des sites concernant la nouvelle fonction
d’ARH.
A fin septembre, 20 sites entrent dorénavant dans le cadre de la nouvelle organisation de ce service, 8
s’ajouteront d’ici la fin d’année. Concernant les ARH, un point sera fait en mars 2014 avec les intéressé(e)s
pour un éventuel passage au niveau 7.
Pour la CFTC / Auchan, nous devons être en alerte sur la « frontière » entre les métiers ARH et RRH, bien
que l’entreprise considère ces 2 métiers distinctement. De même, le maintien d’une organisation ARH / RRH
sur les petits établissements peut se poser à l’avenir.

Présentation de la méthodologie d’élaboration des descriptifs de postes aux services centraux

Le format
-

des descriptifs de postes est ainsi en 4 grandes parties :
Le détail des activités
Les missions générales et les finalités
Intérêt, conditions d’exercices, indicateurs clés de pilotage, relations fonctionnelles
compétences

10

Les postes existants sont ainsi décrits par la DRH en :
- Ecoutant les collaborateurs sur l’exercice de leur métier
- Définissant leurs missions et la finalité de leur métier contextualisé par leur périmètre en
collaboration avec les managers
- Formalisant leurs missions

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Conséquence de la transformation des services centraux, la décision d’une démarche managériale est
engagée afin que les collaborateurs des services centraux aient une vision claire de leurs missions et pour
mieux les accompagner managérialement, de rédiger leur descriptif de poste.

Les nouveaux métiers






métiers du web lié à la mise en œuvre de la stratégie cross canal par la mise en place d’une équipe
marketing de l’activité DRIVE :
- Web analyst : en charge du suivi de l’activité et de la performance du site Auchan drive ainsi
que des applications mobiles. La fonction est de niveau 7 statut cadre.
- Intégrateur web : en charge de l’intégration des animations commerciales ainsi que des
évolutions techniques du site web. La fonction est de niveau 6 statut Agent de Maîtrise
- Infographiste : en charge de la mise en œuvre de la communication nationale on et off-line des
drives et respect de la charte définie par l’enseigne. La fonction est de niveau 6 statut AM.
Audioprothésiste : dans le cadre du projet test « OPTIQUE AUDITION », l’audioprothésiste est
un métier qualifié (formation BAC + 3 ou médecin avec formation spécifique). La fonction est
de niveau 7 statut cadre.
métiers du centre de télé protection (projet lancé en janvier 2009 test à Louvroil/Cambrai et
consultation au CCE de janvier 2013) : le projet est la création de notre propre centre de télé
protection exploité par une équipe Auchan de surveillance à distance de nos sites.
- Opérateur de surveillance à distance : c’est une fonction règlementée qui nécessite d’être
titulaire de la carte professionnelle « surveillance humaine ou surveillance par des systèmes
électroniques de sécurité ou gardiennage ou vidéo protection et du titre professionnel
d’opérateur de « surveillance à distance ». La mission principale est la surveillance et le
pilotage à distance de la protection préventive et curative de bâtiments isolés ou de sites
complexes (hypers, magasins, entrepôts, bâtiments administratifs…). La fonction est de
niveau 4 statut employé.
- Superviseur centre de télé protection : chargé d’encadrer et animer l’équipe d’OSD. La
fonction est de niveau 5 statut Agent de Maîtrise.

En conclusion de cette réunion, la CFTC / Auchan interpelle sur la nécessité de suivre au local les évolutions
et la bonne adéquation des métiers dans le cadre de la transformation de l’Entreprise et de CAP 2020, ainsi
que l’absence encore une fois de définition pour certains métiers « orphelins » (cafétéria, environnement,
centres auto…). De même, la Direction s’engage à un point sur la file informatique des métiers RIM et
employés. La CFTC / Auchan rappelle aussi son intérêt à une rencontre paritaire sur l’ensemble du
périmètre des métiers de la sécurité, notamment concernant les questions de reconnaissance et de sécurité
des personnels.

Avenant N°1 à l’accord organisation et aménagement du temps de travail
Cet avenant est relatif au report de la date de mise en œuvre de certaines dispositions de l’accord.
La 1ère période de référence annuelle commencera bien le 1er juin 2014.

11

Signé le 30 septembre 2013 par les Organisations Syndicales CFTC, CFDT et SEGA-CFE- CGC, cet accord
s’inscrit dans une démarche de poursuite de l’accord seniors du 17 décembre 2009 et conformément à la loi
du 1er mars 2013, il s’inscrit dans une réflexion plus large et répond au triple objectif suivant :
- Faciliter l’intégration durable des jeunes dans l’emploi par leur accès à un CDI
- Favoriser l’embauche et le maintien en emploi des salariés âgés
- Assurer la transmission des savoirs et des compétences

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

Accord « contrat de génération »

Rappel de certaines dispositions sur les ouvertures exceptionnelles des dimanches de décembre.

RESPECT DU PRINCIPE DU VOLONTARIAT
L’accord relatif à l’organisation du temps de travail du 10 avril 2013 prévoit que le travail d’un dimanche
s’effectue sur la base du volontariat (ce principe renforcé est immuable).
Chacun peut, en effet, faire valoir ses préférences sur la base d’un calendrier prévisionnel d’ouvertures
établi par la Direction de l’établissement en début d’année.
Il est rappelé que chaque établissement :
• informe et consulte, en début d’année, le comité d’établissement sur le calendrier prévisionnel des
ouvertures exceptionnelles en fonction de ses impératifs commerciaux,
• recueille par écrit, à l’issue de cette consultation, le choix de chaque employé du ou des jours
exceptionnels qu’il souhaite travailler,
• communique à chaque employé, à la fin du 1er trimestre, sa planification prévisionnelle individuelle qui
tiendra compte des choix exprimés et des besoins de l’entreprise.

MODALITÉS DE RÉMUNÉRATION
Le travail du dimanche entraîne une majoration équivalente à 1,5 fois le taux horaire, en sus du forfait. Il
donne lieu, également, au décalage du repos dominical non pris, dans les 15 jours précédents ou suivants le
dimanche travaillé.
Pour rappel :
Tout employé doit bénéficier, chaque semaine, d’un repos de 35 heures correspondant au repos du dominical
(24h) auquel s’ajoute le repos quotidien (11h).

Quelques exemples de plannings hebdomadaires
(a)

POUR UN DIMANCHE NON TRAVAILLE :
Heures travaillées et engagement : 35h

Repos
dominical

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

7h

7h

Repos
hebdomadaire

7h

7h

7h

Heures payées : 35h
DGHJJHFBJHFM

Heures travaillées et engagement : 35h
Dimanche

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

7h

Repos
dominical
décalé

7h

Repos
hebdomadaire

7h

7h

7h

Heures payées : 45,5h (35h + majoration dimanche [7h x 1,5 = 10,5h])
Les 7 heures du dimanche sont comprises dans le forfait et la majoration de 10,5h est payée en sus.

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

POUR UN DIMANCHE TRAVAILLE AVEC PRISE DE REPOS LA MEME SEMAINE :

12

(b)

(c) POUR UN DIMANCHE TRAVAILLE AVEC DECALAGE DU REPOS DOMINICAL
(HORAIRES SUR 6 JOURS), il y a 2 cas possibles :
1) Soit le paiement des majorations et décalage du repos dominical
En semaine 1 : Heures travaillées : 42h
Dimanche

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

7h

7h

7h

Repos
hebdomadaire

7h

7h

7h

Heures payées : 47,25 h (35h forfait + 7 heures + 1.75 (majoration des 7 heures supp. à 25%) +
10,5 (majoration dimanche [7h x 1,5 = 10,5h]) et 7 heures de récupération en semaine 2
En semaine 2 (15 jours avant ou après le dimanche travaillé) : Heures travaillées : 28h
Dimanche

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Repos
dominical

Repos
dominical
décalé

7h

Repos
hebdomadaire

7h

7h

7h

Heures payées : 35h
2) Soit le paiement de toutes les heures travaillées et leurs majorations, ce qui implique de
positionner le repos dominical sur le repos hebdomadaire
En semaine 1 : Heures travaillées : 42h
Dimanche

7h

Lundi

7h

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

7h

Repos
dominical
décalé ou
anticipé sur le
Repos
hebdomadaire

7h

7h

7h

Heures payées : 54,25 h (35h forfait + 7 heures + 1.75 (majoration des 7 heures supp. à 25%) +
10,5 (majoration dimanche [7h x 1,5 = 10,5h]) et 7 heures de récupération en semaine 2

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Repos
dominical

7h

7h

Repos
hebdomadaire

7h

7h

7h

Heures payées : 35h
Attention : le travail sur 6 jours nécessite une consultation du CE.

(d)

CAS DES TEMPS PARTIELS :

Les heures travaillées le dimanche seront effectuées dans le cadre d’heures complémentaires et majorées
de 25% au-delà du 1/10° avec les majorations du dimanche.
Pour les employés en contrat annualisés, les heures seront payées au taux normal avec la majoration du
dimanche et seront éventuellement majorées en fin de période de référence au 31/05/2014.

13

Dimanche

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

En semaine 2 (15 jours avant ou après le dimanche travaillé) : Heures travaillées : 35h

(e) CAS PARTICULIER DES DIMANCHES - 22 et 29 DECEMBRE - (PRECEDANT UN
JOUR FERIE) :
Ces dimanches pourront faire l’objet de récupération du repos dominical le 25 décembre et 1er janvier. En
effet, si le repos dominical est supprimé un dimanche précédant une fête légale, le repos compensateur est
donné le jour de cette fête (article L.3132-27 du Code du travail).
Pour la CFTC/Auchan, une ouverture dominicale reste exceptionnelle et doit avoir du sens : faciliter les
achats de Noël, festivités, soldes, opérations commerciales particulières, et celle ci est par ailleurs
« autorisée » par les instances municipales ou préfectorales et encadrée par la Loi (5 dimanches par an).
Le principe du volontariat est incontournable et ne peut être dérogé, la CFTC/Auchan en a obtenu
l’encadrement et le respect de ce principe préservant la vie privée de la vie professionnelle.

Sur l’agenda…
21 et 22/11 – Réunion Ordinaire du Comité Central d’Entreprise
22/11 – Réunion paritaire technique retraite
26/11 – Réunion de la commission GPEC
28/11 – Réunion de suivi de l’accord sur le dialogue social
04/12 – Réunion d’information et d’échanges sur les grandes évolutions de l’entreprise

14

17/12 – Réunion de la commission de suivi du Plan de Transformation de l’Entreprise

La Gazette CFTC/Auchan – N° 52

13/12 – Réunion paritaire GDI (sous réserve de la conclusion d’un accord formation)


Aperçu du document La Gazette 52 112013.pdf - page 1/14
 
La Gazette 52 112013.pdf - page 2/14
La Gazette 52 112013.pdf - page 3/14
La Gazette 52 112013.pdf - page 4/14
La Gazette 52 112013.pdf - page 5/14
La Gazette 52 112013.pdf - page 6/14
 




Télécharger le fichier (PDF)


La Gazette 52 112013.pdf (PDF, 530 Ko)

Télécharger
Formats alternatifs: ZIP



Documents similaires


la gazette 52 112013
la gazette 62 052014
la gazette 49 092013
la gazette 56 022014
la gazette 69 022015
la gazette 55 012014

Sur le même sujet..