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L’Algérie en question

réflexion commune et sans avoir la prétention d’être exhaustif
ni complet sur aucun des sujets.
Comme annoncé par le titre de ce colloque, il s’agit d’aborder la phénoménologie du développement dans sa globalité.
Il faut bien voir que le développement matériel n’est qu’un
aspect de l’activité des sociétés humaines.
Le développement : un phénomène quantifiable ?
Dans son expression matérielle, le développement est mesurable, quantifiable.
Le PIB, le niveau de vie, le taux de chômage, la puissance
de la monnaie, la maîtrise de la technologie, l’IDH, l’influence
dans le monde… tous ces paramètres sont un moyen pour évaluer le niveau de développement de tel ou tel pays.
Les tableaux de bord qui en sont dressés permettent aux
experts, économistes, financiers, organismes internationaux
tels le Fond Monétaire International ou la Banque Mondiale,
et surtout aux politiques, de mettre en œuvre des programmes de développement censés faire évoluer les pays vers plus
de progrès, plus de croissance et plus de bien être pour leurs
populations.
Ainsi, le développement serait une affaire de choix d’investissements et de mobilisation de capitaux par des politiques fiscales et commerciales judicieuses, par l’ouverture des marchés
et par la mise en concurrence des acteurs économiques…
Le développement est alors considéré comme le résultat d’une évolution naturelle et linéaire pour toute société
qui s’inscrit dans une dynamique libérale, globale et même
mondialiste.
Pourtant, le processus de développement dans son aspect
économique n’est pas le résultat automatique et naturel pour
toutes les sociétés. Tel qu’on le voit, le développement est le
résultat d’un phénomène de civilisation, en l’occurrence, la
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