Thomas au Pays Imaginaire .pdf



Nom original: Thomas au Pays Imaginaire.pdfAuteur: Cédric Bevilacqua

Ce document au format PDF 1.6 a été généré par Microsoft® Word 2010, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 21/01/2014 à 19:10, depuis l'adresse IP 88.166.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 1128 fois.
Taille du document: 2.1 Mo (14 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


Cédric Bevilacqua

0

1

Thomas au Pays Imaginaire
Cédric Bevilacqua

2

3

Je remercie tous les correcteurs qui m’ont indiqué certains points
à corriger et qui ont rendu cette histoire encore plus merveilleuse

Je dédie cette histoire à tous les petits et grands qui rêvent
d’aventure

4

5

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants.
(Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) »
Le Petit Prince – Antoine de St Exupéry

6

7

Bonjour, je m’appelle Thomas. J’ai treize ans et je suis au collège des Frères Grimm. Mes
matières préférées sont l’histoire et le français car on parle des découvertes, des conquêtes,
des légendes… J’ai deux amis, Richard et Victor. Le soir, après l’école, nous aimons jouer
aux pirates au jardin public. Parfois, je me fais gronder parce que je rentre trop tard. Il
m’arrive aussi de lire Jules Verne toute la nuit. Mon père est écrivain. Il a fait un livre dans
lequel il raconte les voyages de Christophe Colomb, de James Cook, de Béring ! Les parents
de Richard sont agents de voyage. Nous aimons feuilleter les brochures : alors, nous devenons
des explorateurs dans des lieux mystérieux à la recherche de trésors perdus ! Victor, lui, n’a
plus de parents. Il dit qu’il est libre et il est toujours prêt à tout ! Vous vous demandez
sûrement pourquoi j’ai écrit une nouvelle pour vous dire ça ? Eh bien, j’aimerais vous faire
part d’une étrange aventure qui m’est arrivée un jour où je regardais Peter Pan à la télé.
Depuis tout petit, c’est mon film préféré.
Un soir, j’ai invité Richard et Victor à la maison pour regarder ce merveilleux film. Mes
copains sont aussi fans de lui. Nous aimerions bien le rencontrer un jour. Ce jour-là, notre
rêve est devenu réalité. À la fin du film, la télévision est devenue scintillante, tellement
scintillante que nous étions aveuglés. Quand soudain, Peter Pan est apparu devant nous. Ses
cheveux roux formaient une mèche tombante sur son front. Sa tunique verte était assortie à
son pantalon et il portait de larges chaussures en cuir marron. Il avait un chapeau vert et un
poignard, exactement comme dans le dessin animé. Ses bras croisés et son sourire exprimaient
son caractère moqueur. Sa voix cristalline résonna dans le salon :
- Je cherche des amis, aimeriez-vous venir avec moi au Pays Imaginaire ? demanda-t-il.
Nous étions enchantés à l’idée d’être en compagnie de Peter Pan et nous l’étions encore plus
pour son invitation !
- Mais, nous ne savons pas voler ! répondis-je.
- C’est simple, il suffit de rêver d’aventure ! Pensez à Clément Ader ! Aux frères Wright !
expliqua Peter Pan.
- Oh alors, c’est si simple ! Mes amis et moi rêvons tout le temps d’aventure ! dis-je d’un
ton réjoui.
- « Nous irons ainsi jusqu’aux astres !1 » lança Richard en regardant vers le ciel pour
s’envoler.
Nous nous mîmes immédiatement en route en direction du Pays Imaginaire. C’était une petite
île recouverte d’arbres, cachée derrière les nuages. L’océan qui l’entourait était d’un bleu
profond et le sable de couleur ocre. Des palmiers et des cocotiers bordaient le rivage. Il y avait
des grottes et de magnifiques cascades. Des rivières sillonnaient l’île. D’en haut, nous vîmes
le bateau du Capitaine Crochet qui naviguait dans la Crique Des Pirates.
Nous descendîmes sur la terre ferme et nous nous amusâmes à attraper les Indiens, à chanter
avec les sirènes. Puis vint le soir. Autour du feu, Peter Pan nous raconta comment il avait
coupé la main du Capitaine Crochet et l’avait jetée au crocodile. Il mimait chacun de ses mots
et nous étions émerveillés comme des petits enfants.
- Pourquoi es-tu seul au Pays Imaginaire ? demandai-je.
1

Devise des frères Montgolfier. « Sic itur ad astra » en latin.

8

C’est à cause du Capitaine Crochet. Il a enlevé mes amis. Il ne les libèrera que si je
retrouve le trésor de la famille Crochet, expliqua Peter Pan.
Peter Pan nous raconta alors la fabuleuse histoire de la famille Crochet. Il y a longtemps,
vivait une bande de pirates sanguinaires ! Le Capitaine Crochet n’était qu’un enfant. Un jour,
son père partit à la recherche d’un vieux trésor et ne revint jamais. Peu de temps après, sa
mère eut une terrible maladie. Avant de mourir, elle révéla à son fils qu’un fabuleux trésor
était caché dans le Pays Imaginaire.
- Cet idiot n’est pas assez malin pour le trouver et il pense que c’est moi qui l’ai pris. Mais
je ne l’ai pas ! expliqua-t-il.
- Alors, nous allons t’aider à le trouver ! trancha Victor prêt à partir.
- Il faudrait avoir une indication sur la position du trésor, dis-je pensivement.
- En fait, le Capitaine Crochet possède un parchemin. Je l’ai lu une fois, répondit Peter Pan.
Le message dit : Allez sur la montagne aux Papillons. Posez bien vos pieds sur les
marques. Ensuite, déplacez-vous de trois pas à droite pour rouler jusqu’en bas de la
montagne. Sautez cinq fois à gauche et avancez de huit pas. Au bout du huitième pas,
vous tomberez dans l’eau. Nagez douze brasses à droite puis plongez à une profondeur de
trois brasses. Faites trois bulles et une lumière vous éblouira. Celle-ci indique
l’emplacement du trésor.
- C’est très amusant ! lança Richard.
- Alors, suivons les indications du parchemin ! déclara Victor en se levant.
- Je ne peux pas ! Je ne sais pas nager ! marmonna Peter Pan.
- Réalisons d’abord autant d’étapes que nous pouvons. Quand nous devrons aller dans
l’eau, nous aviserons, proposa Richard.
-

Le lendemain, nous escaladâmes la Montagne aux Papillons. C’était une petite montagne
verdoyante. Nous suivîmes un sentier rocailleux. Des centaines de papillons tournaient autour
de nous. Des biches et des elfes nous observaient cachés derrière les arbres.
- Tu triches ! Tu voles ! bougonna Richard.
- Ce n’est pas interdit ! piaffa Peter Pan.
Au sommet de la montagne, nous aperçûmes des marques en forme de pattes d’ours, nous
posâmes nos pieds dessus puis nous fîmes trois pas à droite.
- 1, 2, je suis au bord du vide ! Encore un pas et je bascule ! Génial ! cria Victor.
Nous roulâmes joyeusement sur l’autre versant de la montagne. Il était tapissé d’une douce
mousse parfumée. Richard faisait des roulades arrière tandis que Peter Pan riait comme un
fou.
- Il faut maintenant sauter cinq fois à gauche ! C’est moi qui saute le plus haut ! claironna
Victor.
- Non ! C’est moi ! riposta Peter Pan en s’envolant.
- Si je me rappelle bien, il faut faire huit pas et on va tomber dans l’eau ! annonçai-je.
- Il y a un problème ! Je vous rappelle que je ne sais pas nager ! cria Peter Pan effrayé.
- Pour nager, il faut rêver d’aventure ! Pense au Capitaine Némo ! Au Commandant
Cousteau ! expliqua Richard.

9

« Vivez au sein des mers. Là seulement est l’indépendance ! Là, je suis libre ! 2 » lançai-je
en me jetant à l’eau.
- Oh ! Alors, c’est si simple ! s’exclama Peter en me suivant.
Il se mit à nous éclabousser et, oubliant l’heure, nous continuâmes à jouer jusqu’à la tombée
de la nuit. Nous nous amusâmes à ramasser des coquillages au fond de l’eau, à nager au
milieu des bancs de petits poissons multicolores, à faire la course avec les sirènes ! Peter Pan
était émerveillé comme un bébé qui découvre le monde.
- On a oublié de faire les douze brasses ! rappelai-je.
- Douze brasses, ça fait jusqu’ici ! annonça Victor à quelques mètres de là.
Nous plongeâmes à une profondeur de trois brasses comme indiqué sur le parchemin.
- Bloup blup gargloup ! fit Richard dans l’eau.
Soudain, une lumière blanche et aveuglante se mit à briller. Après avoir repéré l’endroit, nous
rentrâmes pour la nuit avec pour projet de revenir récupérer le trésor le lendemain.
-

Au petit matin, nous vîmes arriver un bateau. C’était le Capitaine Crochet.
- Quelle était cette lumière ? demanda-t-il de sa grosse voix.
- Il nous faut un plan pour délivrer mes amis, chuchota Peter Pan, inquiet.
- J’ai une idée ! répondis-je. Toi, essaie d’occuper Crochet pendant que nous irons sauver
tes amis. Je suis sûr qu’ils sont prisonniers dans la cale.
Notre héros alla à la rencontre du pirate.
- Ohé ! Capitaine ! appela-t-il.
- Quoi ! Encore ce maudit Peter Pan ! rugit le Capitaine Crochet.
Il fonça vers lui en sortant son épée. Notre ami s’envola et atterrit à l’autre bout du navire.
- Mauviette ! Tu t’envoles à chaque fois que j’essaie de t’attraper ! Tu n’oserais pas
m’affronter ! tonna le Capitaine.
- Moi ? Une mauviette ? Très bien ! Je ne vais pas m’envoler ! promit Peter Pan.
Crochet attaqua une nouvelle fois, notre héros esquiva. Il sortit son poignard et croisa le fer
avec son ennemi juré.
- Cette lumière ! C’est le trésor de ta mère que tu cherchais, expliqua Peter Pan.
- Je savais que c’était toi qui l’avais ! Tu me l’as caché toutes ces années ! accusa Crochet.
- Nous l’avons trouvé à ta place. Nous avons suivi les indications du parchemin, répondit
Peter Pan en tranchant la plume de son chapeau.
- C’est à moi qu’il doit revenir ! hurla le méchant pirate qui commençait à prendre
l’avantage.
À ce moment-là, nous arrivâmes accompagnés des enfants du Pays Imaginaire. Armés de
lance-pierres, ils se mirent à tirer sur le Capitaine. Déséquilibré, il lâcha son épée et tomba
lourdement à terre. Notre ami en profita pour la ramasser et la pointa vers lui.
- Voyons mon petit, ce n’est qu’un jeu ! Tu peux garder le trésor si tu veux. Je t’en fais
cadeau, dit le capitaine d’un ton mielleux.
- Le trésor est à toi, répondit Peter Pan en lui rendant son arme.
- Ah, Ah ! Tant pis pour toi ! Tu n’auras pas une pièce ! Tu as libéré tes amis mais tu
n’auras pas le trésor, dit l’horrible Capitaine d’un ton triomphant.
2

Citation de Jules Verne dans Vingt Mille Lieues Sous Les Mers.

10

Il fit monter le coffre à bord et le contempla.
- Voici le trésor de ma mère. J’espère qu’il en vaut la peine. J’ai dû faire tant de sacrifices
pour en arriver là, dit solennellement le Capitaine.
- Hé ! C’est nous qui avons suivi les indications du parchemin ! riposta Victor.
- Tais-toi ! Peter Pan, pour te montrer ma grande générosité, je n’attaquerai plus tes amis,
affirma l’hypocrite en croisant les doigts dans son dos.
Crochet ouvrit alors le coffre.
- Des pièces d’or ! Des centaines de pièces d’or ! jubila le Capitaine. Et… Une lettre de ma
mère ? Voyons voir…

Les 5 recommandations de maman Crochet
-------------------------------------------------Mon cher fils. Je suis contente que tu aies enfin trouvé ce trésor. Tout de même, cela
m’étonne. Es-tu sûr de ne pas avoir été aidé ?
Je t’écris cette lettre pour te donner mes dernières recommandations.
Recommandation 1 – Brosse toi bien les dents avant de te coucher pour éviter d’avoir
mauvaise haleine.
Recommandation 2 – Quand tu prépares à manger, ne mélange pas le poivre et la poudre à
canon. Ne prépare JAMAIS à manger.
Recommandation 3 – N’oublie pas de mettre une ceinture, tu pourrais perdre ton pantalon
pendant un combat.
Recommandation 4 – Va bien aux toilettes avant de te coucher. Sinon, tu sais ce qui va
arriver.
Recommandation 5 – Aiguise et nettoie bien ton épée après chaque combat. Je sais que tu ne
le fais jamais et c’est pour ça que tu perds tout le temps.
Je te surveille pour l’ÉTERNITÉ !
Maman Crochet
-

Même morte, elle trouve encore le moyen de m’énerver ! hurla le Capitaine Crochet en
froissant la lettre.
C’est trop drôle ! rit Peter Pan en se roulant à terre.
Oh vous ! Déguerpissez de mon navire ! tempêta le Capitaine, honteux.

Le lendemain, nous passâmes la journée à jouer avec notre nouvel ami et les enfants du Pays
Imaginaire puis nous rentrâmes à la maison.
Je n’oublierai jamais cette rencontre avec Peter Pan. Depuis, ma vie a changé. Quand je
regarde les nuages, je vois le Pays Imaginaire. Quand je dors, je rêve de Peter Pan. Je suis
heureux de l’avoir rencontré, c’est si rare, si exceptionnel ! Je suis très fier d’avoir appris à
nager à quelqu’un d’aussi spécial. Dans nos jeux, nous revivons notre aventure. Dans les
brochures de l’agence de voyage, nous cherchons un endroit aussi paradisiaque que le Pays
11

Imaginaire. Le soir, je pense à mes amis qui sont là-bas et au Capitaine Crochet qui doit
suivre les recommandations de sa mère. Alors, je ris en entendant le rire moqueur de mon ami
et je rejoins son univers magique.

12

« Allez sur la montagne aux Papillons. Posez
bien vos pieds sur les marques. Ensuite,
déplacez-vous de trois pas à droite pour
rouler jusqu’en bas de la montagne. Sautez
cinq fois à gauche et avancez de huit pas. Au
bout du huitième pas, vous tomberez dans
l’eau. Nagez douze brasses à droite puis
plongez à une profondeur de trois brasses.
Faites trois bulles et une lumière vous
éblouira. Celle-ci indique l’emplacement du
trésor. »
C’est ce que doivent faire nos héros pour
récupérer le trésor du Capitaine Crochet dans
cette formidable aventure avec Peter Pan au
Pays Imaginaire !

13


Aperçu du document Thomas au Pays Imaginaire.pdf - page 1/14
 
Thomas au Pays Imaginaire.pdf - page 2/14
Thomas au Pays Imaginaire.pdf - page 3/14
Thomas au Pays Imaginaire.pdf - page 4/14
Thomas au Pays Imaginaire.pdf - page 5/14
Thomas au Pays Imaginaire.pdf - page 6/14
 




Télécharger le fichier (PDF)


Thomas au Pays Imaginaire.pdf (PDF, 2.1 Mo)

Télécharger
Formats alternatifs: ZIP



Documents similaires


enviedeplus 02
envie de plus 26
prog du 23 mai au 13 juin
calligraphie
prog du 20 au 08 novembre
prog du 02 au 18 mars 1

Sur le même sujet..