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Schéma du peintre et
mathématicien
Dürer, un corps
proportionné» "

LA RENAISSANCE
Autrefois en Grèce antique, des calculs mathématiques fondés
sur des proportions et des règles d’harmonie permettaient de
définir les canons de beautés. Ce procédé qui durera jusqu’à la
Renaissance, permettra d’établir des proportions idéales pour le
corps mais elles deviendront vite trop compliquées et seront
finalement abandonnées. « On commence à penser que les
mathématiques ne permettent pas de définir la beauté, qu’elle est
une grâce divine qu’il ne faut peut être pas chercher à mettre en
équation. » (Kaufmann) Durant la Renaissance, en Italie, la
sensualité des formes réapparait. Les corps prennent des courbes
généreuses et les fesses surgissent. C’est une beauté très ronde.
Les auteurs tels que François Villon, lors de leur éloge aux
femmes, parlent de « hanches charnues », « grosses fermes
cuisses », «hanches hautes », « larges reins ». « La maigreur est
un malheur effroyable pour les femmes car pour elle la beauté est
plus que la vie, et la beauté consiste surtout dans la rondeur des
formes et courbure gracieuse des lignes » (Brillat Savarin).
Les artistes de l'époque créent à travers leurs œuvres un idéal
féminin dont les femmes s’inspirent par la suite. La Renaissance
signifie un renouveau artistique, littéraire et scientifique et
l’adoption de nombreux changements tout en gardant un
équilibre avec les mœurs. Cette période connaît une libération de
la sexualité c’est-à-dire que les artistes commencent à dénuder
les corps, surtout féminins, car l’art religieux est remis en
question. Les femmes doivent respecter des critères de beauté
très précis : les cheveux sont longs, le blond vénitien apparaît, la
peau pâle, une grande taille, les lèvres et les joues rouges, les
cuisses dodues, les poitrines lourdes et « l'embonpoint
appétissant » (Kaufmann). Les femmes dans les tableaux
n'adoptent pas une posture naturelle imitant les statues de
l’antiquité grecque.

“Au

Epoque moderne (XVII ET XVIIIème siècle)
Après les extravagances du XVIIe siècle,
comme des structures (également appelé
paniers) en bois qui donnent des hanches plus
larges que les épaules et des perruques
immenses, la femme redevient plus naturelle.
Durant le siècle des lumières,
les femmes connaîtront un
grand changement; les teints
restent laiteux, mais les
femmes semblent plus naturelles
autant physiquement que dans
leurs expressions et positions.
Elles se maquillent moins, sont
moins statiques et profitent de la vie
et de ses plaisirs. On dénote tout de même
l’apparition de sortes de coussins appelés
«faux-cul » qui placés sous la robe permettent
de créer une illusion sur la grosseur des fesses.

Au XVIème siècle déjà, les médecins commencent à
les f XVIème
e
s’interroger sur les effets de l’excès de poids et de
com mmes siècle
m
formes et mettent en garde contre les risques que cela
mai encen
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peut entraîner d’où l’invention des premiers corsets
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qui ont pour objectif de retenir les chairs. Trop de
e
soci dans l’ ui les
grosseur ne saurait être bonne pour la santé. Les
ale”
éche
lle
femmes maigrissent pour atteindre une esthétique
qui les situe dans l’échelle sociale. Chacune va
redoubler d’effort pour se tenir au courant des dernières
modes pour maigrir. La très longue liste des nombreux produits

et régimes amaigrissants ne fait que commencer, elle se
poursuit actuellement et va en augmentant. Maigrir est
devenu le nouvel objectif qui se généralise pour toutes les
femmes. Puis se met en place petit à petit une
stigmatisation psychologique* où le trop gros est considéré
comme lent et fainéant.

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HORS SERIE N°1 Janvier 2014