Méthodes d'échantillonnage en écologie Entomofaune .pdf



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Méthodes d’échantillonnage en écologie

Licence : Sciences de l’Environnement (Dépt. S.N.V., Univ. Batna)

METHODES D’ECHANTILLONNAGE
EN ECOLOGIE

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3ème Partie : Entomofaune

M. BOUAM, I.

2013/2014

Méthodes d’échantillonnage en écologie

Licence : Sciences de l’Environnement (Dépt. S.N.V., Univ. Batna)

Méthodes d’échantillonnage en écologie
3ème Partie : Entomofaune

Introduction

Par leur immense diversité « 1,200,000 espèces, soit 80% des espèces vivantes », leur
rôle écologique majeur « ce sont des acteurs du fonctionnement des écosystèmes qui
interviennent à tous les niveaux des réseaux trophiques » et le caractère bio-indicateur de
certains « un bio-indicateur désigne une espèce végétale, animale ou fongique qui, du fait de
ses particularités écologiques, donne des informations sur les caractéristiques du milieu dans
lequel il est présent » (par exemple, quelques araignées fonctionnent comme des avertisseurs,
ils nous informent rapidement sur l'état de dégradation des milieux ; quelques insectes
aquatiques indiquent la pollution des eaux), l’approche de la diversité entomologique passe
par des méthodes et des techniques d’échantillonnage diversifiées et particulières.
Cependant aussi nécessaire et utile que soit l’étude des insectes, de multiples contraintes
liées aux caractéristiques biologiques des insectes rendent complexes ces études :


le nombre d’espèces d’insectes, il faut donc se limiter à certains groupes clés en
fonction des objectifs souhaités ;



contrairement aux études botaniques ou ornithologiques (où la détermination se fait
essentiellement sur place au moment de l’inventaire sans « récolte »), les insectes ne
sont identifiables, sauf en de rares exceptions, qu’à l’aide de moyen de grossissement
fort (20 à 100 fois) qui implique une récolte de spécimens qu’il faut, après la phase de
terrain, trier, nettoyer, monter dans une collection à sec puis déterminer ;



le manque de spécialistes de chaque groupe ou famille d’insectes, ou de

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documentation récente en systématique.

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1. Définitions
- Echantillonnage: action d’échantillonner; résultat de cette action, ensemble d’exemplaires.
- Entomofaune : Entom- (Latin : coupé en pièces « segmenté »).
Faune : ensemble d’espèces animales.

1. Sur quel objet travailler ?
Le nombre d’ordres, de familles et d’espèces d’invertébrés étant important, il est
évident qu’il n’est pas possible d’inventorier tous les taxons présents sur un site. Aussi, il est
plus pertinent dans beaucoup de cas de cibler un groupe taxonomique afin de mesurer les
effets d’une gestion ou le bon état de conservation d’un habitat, plutôt que de tenter de tout
connaître, à moins d’avoir à proximité de la réserve des spécialistes de tous les groupes
taxonomiques, ce qui est rare !.

2. Quand se rendre sur le terrain ?
On peut les trouver en toute saison, même sous la neige. Cependant, en plaine ou au
bord de la mer, c’est sans doute durant la belle saison, d’avril à septembre, que les insectes
sont les plus variés et abondants. En montagne, à partir de 1500 à 1800 m d'altitude, cette
période de capture est réduite et couvre les mois de juillet et d’août.

3. Choisir une méthode d’étude des invertébrés en fonction des objectifs
Le piégeage des invertébrés est basé sur deux procédés :


les pièges d’attraction où la capture se fait par le biais d’une attirance suite à un stimulus
chimique, olfactif et mécanique ;



les pièges d’interception pour les animaux se déplaçant dans leur milieu naturellement.

3.1. Evaluer la richesse spécifique (Inventaire qualitatif)
3.1.1. Inventaire non ciblé des invertébrés
3.1.1.1. Fauchage de la végétation
Le fauchage consiste à frapper vigoureusement les plantes des strates basses (milieux

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herbacés) à l’aide d’un filet-fauchoir (Fig. 01).

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Figure 01. Filet fauchoir

Suivant de brefs mouvements d’aller et retour, le filet fauchoir prélève les arthropodes sur
toute la hauteur de la strate. On le présente horizontalement avec son ouverture perpendiculaire de
manière que l’extrémité des plantes se trouve au milieu de l’ouverture. Les mouvements de va-et-vient
(fauchage) s’effectuent énergiquement pour que les insectes se détachent de la plante et tombent dans
la poche, sans toutefois couper la végétation (Fig. 02). Le nombre d’aller et de retour ne doit pas
dépasser une dizaine afin de ne pas récolter une trop grande quantité d’insectes.

Figure 02. Représentation schématique de la méthode du fauchage de la végétation

Le filet fauchoir peut se servir aussi partout où cela est possible ; buissons, arbustes, plantes
basses, dans les rocailles, les maquis,...
Cette technique offre des limites d’utilisation :
lorsque la végétation est trop dense ou trop humide ;



problème pour le calcul de la densité (superficie échantillonnée par un coup de filet ?) ;



ne concerne que les espèces vivant à la cime des herbes et donc capturables.

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3.1.1.2. Battage de la végétation
Le battage consiste à tenir d’une main un filet sous la végétation jusqu’à hauteur
d’homme, et de l’autre main, munie d’une canne ou d’un bâton, à frapper ou secouer
énergiquement les branches et les buissons vivants ou de petits bois morts sans toutefois
arracher les feuilles et les rameaux. De cette façon la faune recherchée tombe sur une toile
dite « parapluie japonais » (Fig. 03 ; Fig. 04).

Figure 03. Parapluie japonais

Figure 04. Représentation de la méthode de battage de la végétation

3.1.1.3. Capture par piège malaise
Le piège malaise est une technique de capture qui a la particularité d’intercepter tout
insecte volant (hormis de nombreux Coléoptères qui se laissent tomber au sol) et permet ainsi
de capturer un bon nombre d’insectes. Cette technique est réservée aux insectes au vol adroit,

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qui montent le long d’un obstacle par « réflexe d’évasion ».

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Il faut placer les pièges perpendiculairement au vent dominant. L’efficacité des pièges
malaise est très dépendante de la forme du piège, de sa taille et de sa couleur (Fig. 05).

Figure 05. Type de pièges malaise

3.1.1.4. Capture par P.E.C. (Piège Entomologique Composite)
Il existe plusieurs modèles de P.E.C., c’est une technique d’échantillonnage à large
spectre de l’entomofaune terrestre circulante et volante permettant de récolter une vaste

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gamme d’insectes (Fig. 06).

Figure 06. Représentation schématique d’un modèle de P.E.C.

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3.1.1.5. L’écorçage
L’écorçage consiste à décoller des surfaces ou des volumes déterminés d’écorces
d’arbres morts, sur différents types et parties de bois. Les insectes sont alors capturés dans
cette interface.
3.1.1.6. Les pièges adhésifs ou gluants
Les pièges gluants ou adhésifs consistent à des panneaux de grillages adhésifs placés
sur le passage du vent qui constituent des sortes de « toiles d’araignées artificielles », ils sont
dérivés du papier « tue mouche » où l’on a seulement modifié la substance pour qu’elle soit
facilement dissociable, ce qui facilite la récupération (Fig. 07).

Figure 07. Piège adhésif ou gluant

3.1.2. Inventaire ciblé des invertébrés
3.1.2.1. Inventaire des Lépidoptères (Papillons)
3.1.2.1.1. Recherche des chenilles
La recherche ou le hasard des rencontres avec des chenilles (Fig. 08) peuvent être
utiles pour inventorier des Lépidoptères qui se trouvent en faibles effectifs à l’état adulte,
mais en nombre important au stade larvaire. Ce travail peut être fastidieux si l’on inspecte

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tous les végétaux.

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Figure 08. Chenille et papillon adulte (Papilio machaon)

3.1.2.1.2. Utilisation des pièges lumineux
Cette méthode est la plus utilisée pour l’inventaire des papillons nocturnes, à la fois
actifs la nuit et attirés par la lumière. Nombre d’insectes à activité crépusculaire ou nocturne
sont en effet sensibles aux rayonnements lumineux, en particulier les « UV proches » (280 à
310 nm). On utilise une source autonome d’énergie et une collecte manuelle sur un drap blanc
éclairé par la lampe (Fig. 09).
Ce qui est intéressant avec le piège lumineux c’est que l’on ne tue pas les insectes, on
prélève ce qui intéresse.
Le principal inconvénient de cette méthode c’est que l’on ne sait pas d’où viennent les
insectes.

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Figure 09. Méthode de pièges lumineux

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3.1.2.1.3. Utilisation de pièges sexuels
Les pièges sexuels utilisent des phéromones qui sont des hormones sexuelles produites
par les femelles et qui vont attirer les mâles. Certaines papillons peuvent percevoir ce type de
substance jusqu’à 11 km. Les individus sont alors récupérés sur des panneaux englués (Fig.
10).
Le principal inconvénient de cette méthode c’est qu’ils ne permettent que la capture
d’un seul sexe.

Figure 10. Exemple d’un piège sexuel

3.1.2.2. Inventaire des Odonates (Libellules)
3.1.2.2.1. Recherche des exuvies
Certaines mues d’insectes permettent de déterminer les espèces qui fréquentent un site,
notamment les exuvies d’Odonates. La recherche d’exuvies se pratique aux périodes
d’éclosion (métamorphose) des diverses espèces présumées vivre dans le biotope, car ces
exuvies sont détruites plus ou moins rapidement par le vent ou par la pluie. La majorité des

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espèces s’accroche sur les plantes semi-aquatiques (Fig. 11).

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Figure 11. Exuvie et libellule adulte (Libellula depressa)

3.1.2.3. Inventaire des Orthoptères (Sauterelles et grillons)
3.1.2.3.1. Ecoute du chant
En ce qui concerne les invertébrés, les techniques d’écoute ne sont utilisées que pour
les Orthoptères « Sauterelles (Fig. 12) ; Grillons (Fig. 13) ». L’écoute du chant nocturne est
possible pour la détermination de certaines espèces seulement.

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Figure 12. Grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima)

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Figure 13. Grillon champêtre (Gryllus campestris)

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3.1.2.4. Inventaire des Coléoptères
3.1.2.4.1. Piégeage par interception au sol
Une méthode de capture des Coléoptères se déplaçant à la surface du sol consiste à
utiliser des pièges à fosse (type piège Barber) constitués d’un récipient enterré, dont
l’ouverture affleure et dans lesquels les insectes chutent (Fig. 14). Relativement facile à
mettre en œuvre, c’est la méthode qui sera conseillée pour réaliser un inventaire des
Coléoptères et plus précisément des Carabidés.

Figure 14. Représentation schématique d’un piège Barber

3.1.2.5. Inventaire des Hyménoptères
3.1.2.5.1. Pièges colorés
L’effet attractif visuel des pièges jaunes sur les espèces floricoles est la base d’une
technique très utilisée par les entomologistes. Ces récipients de couleur sont remplis d’eau
additionnée de quelques gouttes d’un produit mouillant qui provoque la noyade immédiate
des insectes pollinisateurs attirés, et d’éventuels produits de conservation si le dispositif reste
installé plusieurs jours (Fig. 15).
Les pièges colorés sont en général installés au ras du sol ou à faible hauteur.
Le principal inconvénient de cette méthode à un faible rayon d’action et le signal ne

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semble perçu qu’à quelques mètres seulement du piège.

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Figure 15. Piège coloré

3.1.2.6. Inventaire des araignées
3.1.2.6.1. Tamisage de la litière
La plupart des araignées évoluant au sol, le tamisage de la végétation permet de

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récolter des individus.

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