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Tableau Le cri .pdf



Nom original: Tableau_Le cri.pdf
Auteur: Pc

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Aperçu du document


1

 Cartel de l'œuvre :
 Époque/Dates
 Courant artistique
 Technique
 Dimensions
 Genre
 Lieu de conservation

:
:
:
:
:
:

XVIIe siècle – 1893.
L’expressionnisme
Peinture à l’huile et à Pastel.
91 x 73 cm.
Autoportrait, scène de rue.
La National Galerie d’Oslo.

 L'artiste :
 Prénom- Nom
 Dates

2

: Edvard Munch
: 1863 – 1944)

Peintre expressionniste norvégien Edvard Munch a réalisé 4 versions du Cri. 2 temperas se trouvent au
musée Munch d’Olso (83/66 cm) une huile tempera et pastel est à la Galerie d’Olso (91/73 cm) une
quatrième version datée de 1895 se trouve dans une collection particulière.
Cette œuvre est considérée comme la plus importante de l’artiste ; il exprime la mélancolie, l’angoisse,
la jalousie, la peur, l’amour et bien d’autres émotions. Le peintre cherche à fixer des « instantes
d’émotions », sur sa toile comme sur une plaque photographie. Ce portrait de force, parfois comparé à une
momie est déformé par la torsion du Cri. Le visage s’allonge vers le haut en ondulant et le mouvement
bascule à l’horizontale au niveau du ciel. Le contraste entre couleurs chaudes et froides rajoute encore à la
tension.
Se détachant des influences françaises de l’impressionnisme, son œuvre trouve son langage propre. Le
sentiment de la puissance et du mystère de la nature vécu comme un désarroi, jusqu’à l’angoisse et la
terreur. La figure, sans individualisation, entièrement condensée dans son « cri » ; incarne la tragédie de la
répercutée dans le monde intérieur. L'artiste a associé une note dans un de ses journaux a propos de cette
œuvre : « J'étais en train de marcher le long de la route avec deux amis - le soleil se couchait - soudain le
ciel devint rouge sang – j'ai fait une pause, me sentant épuisé, et me suis appuyé contre la grille - il y avait
du sang et des langues de feu au-dessus du fjord bleu-noir et de la ville - mes amis ont continué à marcher,
et je suis resté là tremblant d'anxiété- et j'ai entendu un cri infini déchirer la Nature».

Le Cri de 1895.

Le Cri de 1910 avec de la tempera.

Le Cri de 1910.

La Lithographie de 1895.

3

 Analyse :
 Cadrage :
Le visage du personnage se trouve entre les 2
lignes de force verticales, et entre 2 points
naturels d’intérêt. Le ciel rougeoyant lui est situé
au dessus de la ligne de force supérieure lui aussi
entre 2 points naturels d’intérêt.

 Division :

4

Les zones bleues et oranges semblent se disputer
l’espace pictural comme si elles étaient en
concurrence. Le jour et la nuit, le calme et
l’angoisse.

 Lignes :
L'œuvre est construite sur la diagonale montante de gauche à
droite. L’émotion monte du bas de la personne vers le ciel sur la
droite puis elle opère un virage à gauche et change de direction
vers l’horizontale gauche. Tout au long du parcours des lignes
sinueuses marquent les contours de cette onde ou de cette
vibration.

 Lumière :
5

La lumière semble se déplacer sur la toile, du visage, à
l’eau puis au ciel. De même sur la jetée. Elle semble se
déplacer vers les personnages qui pour l’instant ne
semblent pas encore concernés.

 Détails :
Ce coucher de soleil d'un rouge flamboyant, est provoqué par l’éruption
du Krakatoa, petite île volcanique du sud-ouest de l'Indonésie. Cette
éruption volcanique, depuis le 20 mai 1893 atteignit son activité
maximale avec une succession d'explosions gigantesques le 27 aout qui
détruisit la plus grande partie de l'île. Cette explosion fut la plus forte
de l'histoire ; elle fut entendue à environ 4800 km de distance. Les
scories, projetées sous forme de fine poussière, furent dispersées par les
courants aériens, pendant les trois années suivantes, on put observer des
levers et des couchers de soleil très colorés en raison de la réfraction des
rayons solaires sur les minuscules particules.
6

En proie à une vive émotion le personnage pour ne pas entendre « le
Cri » se bouche les oreilles. Les mains sont d’une longueur extrême.
On ne semble pas pouvoir échapper au cri de la Nature, à moins de se boucher les oreilles; ce que
fait le personnage central. Le spectateur ne peut lui non plus échapper au vertige des courbes. Ce
vertige vient de l'angoisse provoquée par le personnage central que les deux personnages à
l'arrière-plan semblent ignorer.

 Couleurs :

7

Contrastes entre couleurs froides et chaudes. Contrastes entre
complémentaires.

On peut donc dire que ce tableau d'Edvard Munch de part son angoisse qu'il suscite ne peux pas laisser le
spectateur indifférent. C’est une œuvre qui a été préceptrice de l'impressionnisme.


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