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Auteur: fred&marion

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ARTS, ESPACE, TEMPS

5emes

LA PROFONDEUR DANS LA PEINTURE
Comment les peintres ont réussi à faire croire qu’il pouvait y avoir de la profondeur dans leurs œuvres
qui pourtant sont réalisées sur un support plat comme une toile?

Peintre anonyme, « la cité idéale », vers 1460-1500
Il s'agit ici de l'un des trois tableaux connus traitant du même thème et peint à la même époque.
L’artiste utilise la perspective pour construire son image.
Les formes présentes dans le tableau sont simples et géométriques, la composition du tableau est
simple, épurée et symétrique.
Le spectateur se trouve ici devant la représentation d’une ville (un quartier), révélant ses
caractéristiques architecturales : colonnes, arcades, bâtiments à étages…
Pourquoi peut-on parler de cité idéale ? Il n'y a pas de vie humaine représentée, seuls les bâtiments et
constructions révèlent la présence de l'homme dans ce lieu. Tout y est calme, visuellement il ne se
passe rien. Cette représentation est idéale car c'est la mise en scène d'une prouesse technique : la
perspective.

La perspective atmosphérique fonctionne
sur le principe d’un effet d’optique. Les
couleurs semblent plus foncées et vives
dans les premiers plans que dans les
derniers.

Léonard DE VINCI, « St Anne, La
vierge et l'enfant », 1513-16

C’est Léonard de Vinci qui va le premier
définir cette perspective. Il utilise alors
le SFUMATO : une technique particulière
de peinture à l’huile consistant à adoucir
les formes et contours, très souvent
utilisée
dans
la
perspective
atmosphérique.



Anonyme, « Tapisserie de Bayeux », vers 1080
Au moyen Age, la perspective n’est pas encore
clairement définie. La plupart des artistes superposent
des plans, les uns derrières les autres, afin de donner
l’impression de profondeur.

VAN EYCK, « Les époux Arnolfini », 1434
Dans ce tableau, Van Eyck utilise la perspective
découverte à la renaissance. On peut le voir grâce au
plancher, à la fenêtre, au lit…
Mais son ingéniosité vient de ce petit miroir placé sur
le mur au fond de la pièce. Il vient en effet donner
une impression de profondeur supplémentaire au
tableau, permettant au spectateur de voir l’autre
côté de la pièce, c.-à-d. face au couple, donc le
peintre en train de travailler !

Avec l’apparition de l’appareil photo entre autres au XIXème siècle, les peintres n’ont plus besoin de
représenter ce qui les entoure de la manière la plus ressemblante possible. Or, même dans l’abstrait,
certains peintres cherchent à donner une illusion de profondeur.

Franck STELLA, « Grand
Cairo », 1962

Alors qu’il crée des tableaux
totalement abstraits, Franck
STELLA parvient, grâce aux
formes et à la couleur, à donner
une étrange impression de
profondeur dans ses tableaux,
créant des effets d’optique.

Lucio FONTANA, « Concetto Spaziale », 1968
Artiste contemporain, Fontana veut que son art
« tourne le dos à l’usage des formes connues de
l’art ». Fontana va alors « abîmer » ses toiles, les
trouer, les inciser, pour non plus donner l’illusion
de la profondeur mais mettre en évidence
l’espace qui est derrière la toile et plus
globalement celui qui l’entoure.
Mme Larpent, document de travail, 02/2014


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