042031.pdf


Aperçu du fichier PDF 042031.pdf - page 4/28

Page 1 2 3 45628



Aperçu texte


8

Complémentarité et contradictions des formes de contrôle…

dictoires : la division du travail entre les différentes tâches à accomplir et la coordination de ces tâches pour l’accomplissement du
travail » [1992, p. 19]. La division du travail rend ainsi nécessaire la
mise en place de « mécanismes de coordination » définis comme de
la « colle qui maintient ensemble les parties de l’organisation »
[1982, p. 19]. Cette notion de coordination peut être assimilée à celle de
contrôle prise dans une acception large qui dépasse l’idée de vérific ation-sanction pour admettre celle de maîtrise de la gestion de
l’entreprise. H. Mintzberg reconnaît lui-même à propos de son concept
de mécanismes de coordination qu’« il s’agit autant de communication et de contrôle que de coordination » [p. 19]. D’ailleurs, les mécanismes de « supervision directe » et de « standardisation des
procédés » (présentés ci-après) sont bel et bien des instruments de
contrôle au sens strict du terme. La distinction sémantique ne doit donc
pas cacher la similitude des problématiques. D’un côté, H. Mintzberg
postule que le besoin de coordination vient de la division du travail ; d’un
autre côté, les théoriciens du contrôle s’accordent pour dire que le besoin de contrôle naît de la délégation. Les couples « divisioncoordination » et « délégation-contrôle » peuvent être appréhendés à
l’identique.
Pour mieux apprécier l’intérêt de la typologie des mécanismes en
question, il convient au préalable de la présenter succinctement en tenant compte de l’enrichissement dont elle a fait l’objet au fil des ouvrages de l’auteur.

1.1. Les mécanismes de coordination de H. Mintzberg
Si l’on reprend les ouvrages Structure et Dynamique des Organisations [1982], Le pouvoir dans les organisations [1986], Le Management : voyage au centre des organisations [1989], six mécanismes
de coordination sont finalement distingués par H. Mintzberg :
– l’« ajustement mutuel » : les opérateurs communiquent de manière spontanée et informelle sur la manière d’effectuer le travail ;