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lsmall omar Guelbh

-ffi

les rangs dAl-Qaïda. Nos islamistes sont des Frères
musulmans, ce ne sont pas, ou pas encore, des jiha_
distes. Mais nous sommes vigilants, avec lhppui de la
population. Ici, tout le monde se connaît, et l,étranger
est immédiatement identifié coûune tel, y compris
dans les quartiers populaires comme Balbala.

Il faut dénicher des gens intègres et capables de
résister aux pressions des-clans et des tribus. Ici,
même les simples conseils de discipline sont un wai
problème quand il s'agit de sancüonner!

C'est à partir de Diibouti que les drones américalns
décollent pour aller frapper les membres d,Al-eaiUa
au Yémen. Est-ce un problème pour vous?
Cela lâ été quand ces drones ont tué au passage
des civils innocents. Nous l'avons dit arxAméricains.
Ils ont reconnu leur balure. Depuis, Ieurs opérations
sont devenues beaucoup plus ciblées et ils nous en
informent a posteriori, ce qui n'était même pas le
cas auparavant.

ll faut aussi faire des exempleg au plus haut niveau,
en poursuivant les cadres pris la main dans le sac.
Est-ce déjà arrivé?
Pas encore. Si ce n'est au niveau du secrétariat exé_
cutif d'Onusida à Djibouti, où nous avons dtr faire le
grand ménage en 2013 pour cause de malversations.
C'est nous d'ailleurs qui avons alerté le siège d,Onusida
sur ce scandale. Pendant sept ans, les délégations
venues de New York ont certiflé les comptes de leur
branche djibouüenne les yerx fermés !

Dubaï a longlemps été le premier investisseur étran_
ger à Djibouti. Depuis quatre ans, c,est la Chine qui
occupe cette place. Est.ce une position durable?
Sans doute. Nous avons un grand projet de développement du Nord, avec en point d,orgue les ports

de Tadjourah et d'Obock, ce dernier devant être
consacré à lâctiüté touristique. Les Chinois nous ont
proposé de monter un grand complexe en face des
îles des Sept Frères, destiné à concurrencer celui de
Charm el-Cheikh en Ég1pte, avec aéroport, hôtels,
restaurants, centre océanographique, etc. Les pro_
moteurs comptent y attirer une clientèle asiatique de
h.xe d'enüron 30 000 individus par an. Les premiers
travaux sont prévus pour cette année.
Le phénomène rle la corruption est loin d,être réglé
à Diibouti. eue faites-vous pour enrayer ce fléau ?
Nous avons traité le mal à la racine, en améIiorant
la formation, le recrutement et les condiüons de vie
des magistrats et des policiers, afin d,éüter autant
que possible les tentations . l'ai créé une commis_
sion nationale de lutte contre la corruption, mais
croyez-moi, trouver les femmes et les hommes qui
la composeront n'est pas une tâche facile I

Z
f
o
z
z

Pourquoi ?

"laffaire Borrel"?
ffi
l'

re& François Hollande ne

m'en a
jamais parlé. C'est un gentleman.
Êtes-vous satisfait de votre touvernement?
Pas toujours. Il mhrrive souvent de taper du poing
surlatable, et je dis à mes ministres ce que jepense de
leur action, en bien ou en mal, tout en les respectant.
Vous pardonnez ou vous sanctionnez?
IJun n'empêche pas l'autre. Mais je pardonne plus
que je sanctionne. En particulier à mes adversaires

politiques, lorsqu'ils sont capables d,autocritique.
Y compris aux plus déterminés d,entre eux, comme

Y Æ* e*s.ersl
*e §'*ntnetl**,
dans sa
résidence
privée,
le 10 mars.

Daher Ahmed Farah ou Abdourahmane Boreh ?
Oui. S'ils reviennent à la raison.

Difficile de conclure sans avoir parlé de l,essentiel:
la pauvreté, qui touche encore trop de Diiboutiens.
Comment expliquez-vous que ce fléau diminue aussi
lentement alors que le ptB par habitant est le plus
élevé d'Afrique de l'Est?
Lexode rural etl'immigration jouent un grandrôle.
Djibouti-ülle est un peu perçue comme un État providence, oir l'école et l'accès aux soins sont gratuits,
y compris pour les migrants en situation irrégulière
venus d'Éthiopie et de Somalie. Cet affluxpèsè tourd
sur les chiffres du chômage et de la précarité. Nous
ne ménageons aucun effort, ni aucun secteur, pour
inverser cette tendance, avec lhide notamment des
pays du Golfe, qui üennent de nous octroyer un don
de 200 millions de dollars dans ce but précis. Cela dit,
comparez le Djibouti que nous a laissé la France lors
de l'indépendance en 1977, avec ses 250 000 habitants,
et le Djibouti dhujourd'hui, où la population a plus
que triplé. C'est un peu la nuit et le jour. Tout a changé
pour le meilleur, beaucoup plus que pour le pire : qui
oserait soutenir le contraire ? e

JEUNE AFRIQUE
No

2776.

DU 23 AU 29 N,IARS

20i4

&


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