Le Roi de la Bazoche t02 Pierre Zaccone .pdf



Nom original: Le Roi de la Bazoche t02 - Pierre Zaccone.pdfTitre: Le roi de la BazocheAuteur: Zaccone, Pierre, 1817-1895

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LA BAZOCÏIE
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http://www.archive.org/details/leroidelabazoche02zacc

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LE

ROI DE LA BAZOCHE.

WASSY.

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DE MO' GIN-DALLEMAGNE.

IMP.
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o

LE ROI
DE h\ BAZOCHË
PAR

i>ii<:s&»i:

XACCOXE.

TOMK DEUXIÈME

.OIJIS

CHAPPE, LIBRAlinvÉDfTEUR,
SUCCESSEUR DR SOUVEKAIN

IK

nW:S

BEAIX-ARin,

CABIIitT 0[
LikrairiR

,

&.

LICTURC.

i,iciei\n'.

t\

1

inoaern»

E Desbols & Fils

Rue

Hnq^trre.yO-

BORDEAUX

>

I

m

lia



Soit,

nous

soit,

demandes

nuit aux aventures.

dit-il

te

laisserons

trêve...

une

avec

passer,

gaîté

forcée,

puisque tu

mais auparavant, réponds-

nous....



lier

Que me voulez-vous ?

avec une

TOME

II.

dit

cava-

le

lueur d'espoir.
1

LE ROI DE LA BAZOCHE.

2

— Ta
— Sans

est jolie?

fille






doute...

Jeune

?

Seize

ans...

Eh

bien

mieux que de
lons

détermine

nous

dération

Pécoiier,

dit

!

t'accompagner,

ce que

tu

de

pliqué

fille

tomber sanglant sur

vieillard
le

Cet incident tranchait
façon

inopinée
avec

dressé

pour

la

;

sa

seconde

le

nous

al-

si

vrai....
qu'ail

re-

il

et

allait

pavé.
la

question d'une

vieillard

vigueur
fois,

ferons

un coup bien ap-

du

Pépée

est

pas achevé,

épaules

les

consi-

ventre-bœuf,

et

la

n'avait

L''écolier

cevait sur

de

dis

nous

;

passage,

livrer

te

cette

de
venait

s'était

vingt

re-

ans

;

d'enfoncer

LE ROC DK LA BAZOCHE.
éperons dans

ses

val

son

;

relevé

avait



son

s'était

Noix vibrante

tuée,

le

mière

fois

contre

un

six

vous

mes jeunes

clercs;

vous

bras

en

ce

sire

en

avant,

clercs.

dans

la

le

contre
la

pre-

sont

unis

pas

n"'est

se

\h!

voulez

bien!

par

ma

à

fille,

que pèse encore

de Longuevillc

tète

la

venez-y

Et sans attendre davantage,
Gabrielle donna

il

accen-

voilà six

lâches

eh

ce

sentirez

du vieux

et

s'écria-t-il

fortement

gentilhomme

mort -Dieu,

et

che-

transfiguré,

Vons

allons,

que

son

maîtres,

et

combat!....

vieillard...

de

épée.

Le combat, mes

d^ine

un

visage

ventre

le

3

baissée,

le

le

!...

père de
la

pointe

groupe formé par

les

LE ROI DE LA BAZOCHE.

4

Malheureusement,
rage que

de

force

devait

d'une façon terrible; dès
son

ëpëe

adversaires,

se

trouver

il

s''élait

Mardoche de

Vandrille

a

côtés

ses

yeux

les

trêve un

née

et

fixés

au

sol,

moment aux

livrer

ce

menton

le

;

à

sa

premier choc,

de

secours

lui.

était

qui

sur
il

un

si

à

offert

peu près indifférent

terminer

se

infailliblement

allait

merci,

leur

à

ne

inespéré

et

lutte

contre celles

brisée

s'était

ses

le

cou-

cette

et

réelle,

engager

voulait

qu''il

plus de

avait

il

passait

se
la

poitrine,

semblait

folies

de

pensée et son

à

resté

la

faire

jour-

cœur

à

des préoccupations d'un autre genre.

Mardoche
y avait

était

un

garçon

singulier

deux hommes en

lui

:

Pun,

;

il

ce-

LE ROI DE LA BAZOCHE.

que

lui

moustache au

railleur,

che

connaissait,

fouie

la

sur

Poreille

léger,

gai,

vent,

pen-

feutre

Paulrc,

;

5

qui

celui

se

dérobait à tous, sombre, rêveur, taciturne,
le

penché,

front

Pâme

en

proie

secret

de

Mardoche?

mille

à

incertitudes.

Qui

savait



Personne.

Dieu

seul

Notre
férent

homme

contre

veiller,

Il

Qui

la

avait

quand

retentit
se

aurait

pu

le

dire?

!

des épées

ville

le

le

était

muraille,
été

et

le

indif-

cliquetis

impuissant a

le

re-

non) du sire de Longue-

tout à

réveilla

donc appuyé

en

coup

à

sursaut,

son oreille.
a

d''appel,

promena son regard

tour de

lui,

cette

étonné

comme pour demander

sorte
au-

Pcx-

LK ROI DE LA BAZOCHE.

6

piication de

aperçu

vainement de

son épée, essayait
à ses

adversaires,

fourreau

plus fort de

au



Hola

déblayé

!

le

sacrilège

mes amis,
terrain,

sur

par

Longueville...
celui-là

aurait

Vandrille...

Et

sire

ici

le

affaire

qu''on

comme

peu surpris



et

père

le

les

et

Mardoche

ayant

rompu
face

faire

sans

du

crier gare,

mêlée.

la

donc ose

clercs, qui

el

rapière

sa

lira

il

précipita,

se

et

lieu,

qui, après avoir

vieillard

le

eu

ce qui avait

dit-il

en

quand

de
sang

une

main

Gabrielle

du

eut

aux

s'adressant

porter

à

il

de

Christ....

Mardoche

de

ne l'oublie pas!
clercs se

penauds
de

de Lonsueville.

reculaient

un

:

Vandrille'

dit

le

LE ROI DE LA BAZOCHE.



Moi-même,

répondit

le

7

de

roi

la

Bazoche.



C%:st le







fait

Vous m'avez sauvé

A peu

ma

Et

que

ma

à

tefois

il

à

n'y

vie.

de semblables propos,

k

brusquement
tout

place, et

le

la

,

homme

s'ils

sonneur

a

IVlardoche

de

;

j'ai

cœur

eiit

ce que ceux-ci eussent
n'étaient

de

Mais expliquez-moi donc,

tion,

!

reconnaissance...

également

comme

part

envoie

près...

trêve

\.h\

ce

fait

qui vous

J'en doute...

interrompit
fait

ciel

pas

vous adresser

expliquez-moi

pas

Notre-Dame
Messire,

indiscrétion

une

ivres

de

pareille

comment

tou-

si

vous

ma

quesvous

LE ROI DE LA BAZOCHE.

8
trouvez,

à

des quartiers
tale...

Vous

jours déjà





heure de nuit,

cette

plus

les

déserts

la

un

capi-

depuis quelques

Paris

êtes à

de

dans

?

J''arrive.

Et vous

allez?...

de

recherche

la

A.

Gaston

de

Brionne.



Gaston

!

fit

Mardoche avec une

ex-

clamation.


sire

Ce nom vous surprend... ajouta
de Longueville.



Il



L'ignoriez-vous

est

— Oui,
— Vous
— Je

le

donc à Paris

certes,

êtes

et

?

?

je

m"'en étonne..,

deux amis,

crois.

cependant...

le

9

LE ROI DE LA BAZOCHE.



Et



Il

ceci,
je

VOUS a

il


sire

mystère dans

murmura Mardoche,
Dites-moi;

sache

tesse

quelque

a

y

La comtesse

est

morte,



Empoisonnée.



Que



Et

c''est



que

la

com?

répondit

le

Longueville.

Morte!... Blanche!

meurtre

tout

faut

il

Brionne Pacconipagne-t-elle

de

de

et

Messire,





ignorer...

laisse

morte!...

dites-vous?

Ton

accuse

Gabrielle

de

ce

affreux.

Gabrielle!....

un

Ah!

mensonge

infâme...

sans doute

heureux père
avoir trouve

;

les

Mardoche, mais

s'écria

Gaston,
traces

répondit
d''aillcurs,

du

vrai

le

mal-

croyait

coupable.

10

LE ROI DE LA BAZOCHE.

C^est

dans

venu

est

aucune

a

but de

le

Paris.

qu'il

mais jusqu*'aujourd''hui

.

nouvelle

découvrir

le

venue

n''est

nous

faire

espérer...




Guillaume Paccompagnail.



Je

hait,

Est-

il





il

pour Paris?

parti seul

Guillaume

doutais

m''en

éloigne

l'aura

Dans quel but
Je crois

le

me

de moi...

?

deviner...

Mais encore, insista

le

sire

de

Lon-

gueville.



Je vous

poursuivit
le

le

Mardoche

plus urgent

En
trer

quels
?

lieux

connaître plus tard,

ferai

est

;

pour

le

moment,

de trouver Gastcn

espérez-vous

le

rencon-

LE ROI DE LA PAZOCIiB.



Chez



Eh

duchesse de

la

bien!

accompagner
leuse, et
si

je

duchesse

de

Fri-

Antoine

me

arde,

feu de saint

le

ne

la

parviens

Frileuse...

nous allons vous

Messire,

chez

1 l

pas a savoir

mol de

le

celle énigme...

Sur un

Mardoche,

de

signe

troupe se remit

en marche

chemin,

la

prenant

petite

la

rebroussa

et

direction de

la

grande

rue Sainl-Anloine.

Pendant quelques minutes,
rent dans

le

n'entendit,
bruit de
gulier

plus profond

au milieu de

leurs

pas

ou

le

ils

silence,
la

nuit,

marchèel

Ton

que

le

piétinement ré-

du cheval que montait

le

sire

dr

Longueville.
Toutefois,

il

clail

(•(

ril

«juc

cette

nuit

1

LE ROI DE LA «AZOCHi:.

2

serait la

aux aventures

nuit

Antoine,

coup

qu''un

quelque distance,
Vaide,

dans

engagés

furent-ils

se

se

Mardoche redressa



Bien

clercs,

naturel..

nous

venons

assassins

les

arme
dons
ver

Le

alerte

;

entendre.

quartiers,

«es

dit-ii

me semble

pas

un coup d''arquebuse

que

ne

d*'entendre,

et

d'ordinaire,

ne font point usage de cette

mes amis,

donc,

pas de
la

cris à

accidents soient

pareils

celui-ci

c''est

firent

à

partit

l'oreille.

fréquents dans

assez

aux

que de

feu

que quelques

et

meurtre,

au

rue Saint-

la

de

peine

car a

;

victime
conseil

immédiatement

temps
ou

si

la

donné
suivi,

et

ne per-

nous voulons sauvenger.

par
et

Mardoche

fut

tous s'élancèrent

LE ROI DE LA BAZOCHE.

ardeur vers Pendroit

avec

d''arquebuse était

parti.

Pendroit

était

Mais

avait sans

car

d'où

Palarme

doute été donnée aux

assassins,

désert

disparu,

laissant

time seule au beau milieu de



Ce sont des tireurs
examinant

doche en

dans

sang

son

les

leur

vic-

rue.
dit

Mar-

superficiellemenl

bandits

gisait

en

le

baigné

voulaient

pourpoint de velours qu'a sa

son

plus a

;

la

d''or,

du malheureux qui

costume

coup

le

;

avaient

ils

13

vie

Puis
était



mort

;

s'assurer

s'il

*

les

qu"'a

pour

pencha

:

Dieu

aussitôt

sogne

se

il

soit

loué

ajouta-t-il

!

misérables

demi

n'ont

cet

fait

homme

presque
la

be-

respire

14

LE ROI DE LA BAZOCHE.

.

encore,

Ton peul

et

à

Taide,

à

le

mes féaux

transporter dans

que nous
Et

sauver

sujets,
la

allons,

aidez-moi

et

première taverne

rencontrerons.

déjà

soulever

le

le

il

mettait

se

en

corps défaillant de

quand un rayon de lune

vint

devoir

de

victime,

la

tout à

coup

frapper en plein.

le

Mardoche lâcha un
ber lourdement



cri

corps sur

le

Qu'avez-vous

?

retom-

et laissa

demanda

pavé...

le

le

sire

de

Longueville avec étonnement.



Par

s'écria

son

toutes

les

Mardoche, en

interlocuteur et

baisser,

voyez

Longueville.

cornes
saisissant

en

du

diable!

le

bras de

Tobligeant

vous-même,

à

messire

se

de

LE ROI DE LA BAZOCHE.

Ce dernier
q\x'ï\

faillit

pas

n''eùt

tomber

à

la

plutôt

15

regardé,

renverse de

sur-

prise et d'épouvante.

L'homme

qui gisait devant eux

comte Gaston de Brionne!...

était

le

IV

Un

siège nocturne.

Le comte une
de

lui

Jl

avait

porter
été

les

fois

reconnu, on se hâla

secours

les

plus urgents.

profondément

coup d''arquebuse

blessé

son sang

abondance, on pouvait douter
encore (fuclque espoir de

TOME

II.

le

d"'un

coulait
qu'ail

y

sauver.

2

en
eut

18

LE ROI DE LA BAZOCHE.

Mardochc

animait

clercs

les

par

son

exemple.

Il

d'abord

fit

son

sur

de

ses

séant

pour

chausses,

dentelles

qu''il

le

élancba

et

arracha

jeune comte

le

desserra

,

plus librement,
les

asseoir

aiguillettes

les

respirer

laisser

son sang avec
à

son propre

pourpoint.

Puis,

aide

quand

ne

pouvait

moment,
la

plus

fut

être

le

assure
utile

son épée et

précisément une

longtemps,
porte

se

que son
pour

le

marcha vers

plus voisine.

la

Comme

la

prit

il

maison

C'était

il

taverne.

couvre-feu avait sonné depuis

les

volets en étaient fermés

solidement

barricadée.

et

LE ROI DE LA BAZOCHE.

Mardochc frappa avec
son

le

pommeau de

épée.

on

Mais

gania bien

se

d''ouvrir.

recommença.

Il

Même

silence.

L'impatience ne tarda pas à

comme

et

19

redoubler

allait

il

une violence extrême,

avec

joindre

la



Holà,

parole

d'une

t-il

me

envie

de

belle

étoile

ou

mort...,

je

mette

pour

l'y

au

de

;

ou
le

stentor,

es-tu

ça,

griller,

de Saint- Antoine.

à
à

crut devoir

ta

l'égal

s''êcria-

pas

n'as-tu

la

sourd,

veux-tu,

feu

coups

ses

du diable,

passer

faire

il

gagner,

geste.

tavernicr
voix

le

nuit

ou

d'aventure,
vieille

à

la

ivre,

que

bicoque,

du compagnon

LE ROI DE LA BAZOCHE.

20
Maigre
verne

;

ses

pour

fui

mais

n''ëlait

il

contenter de



comme

muette,

resla

Maidoche en
tesse

engageantes,

paroles

ces

Allons,

si

peu.

dit

-il

compagnons,

habitude
rescousse
n'*oublie

de

ces

donc,
ici

de

frais

pas

homme

h

se

vers

un assaut en règle

c''esl

mécréant

ce

à

nous

avons

mes

féaux,
roi

le

;

quelque

A

sortes d''affaires

que son

et

poli-

en se retournant

que

heureusement

devant,

ses

nous faut donner

(ju''il

la-

la

la

que nul

et

regarde

!

Ces derniers mots avaient été prononcés
par
et

iVlardoche avec

grotesque

clercs

à

la

une

autorité

fois

en belle humeur, et

commencèrent

aussitôt.

ils

les

superbe

mirent

les

opérations

LE ROI DE LA BAZOCHE.

Et d'^abord,
ves

à

voie

la

contre

ils

enlevèrent quelques pa-

publique

et

de

la

fenêtres

les

allèrent ensuite

décrocher

bervère,

placèrent

enfin,

qu'ils

a

que Pautre

en

ferait

taverne

;

ils

quelques pas

;

en deux bandes,

dont l'une devait attaquer
dant

portèrent

les

uq mauvais re-

partagèrent

se

ils

21

porte pen-

la

voler

les

fenêtres

éclats.

Les

coups

premiers

ne

furent

pas

heureux.

La taverne

une

prison,

Tentamer
taient
le

fer,

et
les

;

armés
et

était

il

bardée de
était

bien

pavés dont

glissaient

laissaient

sur

Pun

fer

et

les

le

comme

difficile

de

clercs

s'é-

bois ou sur

Pautre intacts

;

22

LE ROI DE LA BAZOCHE.

bruit et

fort

somme,

en

faisaient,

ils

s''arrèlèrent.



Le diable me crève,

soufflant

verne
cés

est

d''y

de

peu de besogne.

Ils

en

beaucoup

comme un

ensorcelée,

mettre

feu.

le

et
11

Mardoche,

s'écria

cette

buffle,

ta-

nous serons forne sera pas

dit

cependant qu'un tavernier nous aura bernés

comme

béjaune;

des

Bazoche

nouvelle invitation du
fut

accueillie

tous se remirent

Cette

blement

fois,

les

mieux

est

recommençons.

engagé, Messieurs,
Cette

l'honneur

à

roi

de

la

par des hourras, et

Pœuvre.

coups furent vraisemblaappliqués,

car

passa pas cinq minutes sans r|ue

il

ne

se

(juelques

23

LE ROI DE LA BAZOCHE.
éclats

ne

bois

(le

de

détachassent

se

la

porte.

On



entendit

remuer

Tiens!

ils

a

ne

Tintérieur.

plus

sont

Mardoche en continuant

fit



Us

qui

écolier



travaillait

Cela

ne

de frapper.

point morts,

n''ëtaient

à

troisième en achevant

ajouta

un

porte.

la

tardera

sourds,

grommela un

pas,

de démolir

le

volet

de gauche.

Cependant
avançait,

pratiqués
tres

;

,

de

des jours avaient
,

tant

encore

forteresse

Pœuvre

a

la

tombait

au

été

porte

<|uelques

destruction

maintenant

qu"'aux

efforts,

pouvoir

des

fenêet

la

assié-

geants.

Celle

extrémité

fit

ouvrir

les

veux à

LE ROI DE LA BAZOCHE.

24-

ceux de Pintérieur, qui se décidèrent enfin
a

accommodement.

entrer en



Qui va

demanda une

là ?

rude

voix

sonore.

et

Mardoche

un joyeux

jeta

de

éclat

rire

aux échos d''alentour.


que

A.h

ah!

!

paraît

il

pas mue',.....

tu n''es



gaiement,

dit-il

Vous

faites

un bruit

un

réveiller

à

pendu...


Tétre,

Il

a

y

que

longtemps

truand du diable,

injustice qui



Que



Ouvre!



>lais

— \h!

pourra

se

voulez- vous

encore,
lu

mais

devrais

c''est

une

réparer... ouvre...

?

faudrait-il

veux

lu

savoir,

savoir...

vieux, sac

à

25

LE ROI DE LA BAZOCHE.
vin

bien

eh

;

commencer
Pheure,

Dieu que

debout une

bouge maudit... Sus

comme

lit

dre



sus

ne

à

laisse-

Ion

mes anus.

!

écoliers

les

tout

pierre de

seule
!

je

allaient

besogne interrompue,

leur

«"ouvrit

de

conversation

la

et je jure

pas

rai

nous allons re-

attends

!

reprenla

porte

écoliers,

en se

toute grande.

Enfin'

j)récipitant,

dirent

Parme au

les

poing, dans

la

ta-

verne.



Messeigneurs... balbutia Phôlelier.



La paix

prit

avec

sement....

tu

es

!...

poursuivit Mardoche,

autorité

La

mort

possession de

paix!...

Ch,

Si

qu''on

lu

dis

nous

qui

l'établisui»

mot,

serve

du

26

LE ROI DE

vin, et

vous,

comte

le

Le

fit

secondes

ici

répéter

les

!

après,

ordre,

cet

les

les

écoliers,

quelques

et,

premier

le

chercher

allez

non plus que

des gobelets sur

et

que

maîtres,

Pamenez

lavernier,

ne se

vin

et

mes

BAZOCHE.

LA.

apportait
tables,

du

tandis

seconds revenaient, tenant Gaston

de Brionne dans leurs bras.

On

plaça

cheminée,
jetant

dont on

deux ou

L'hôtelier

trois

aurait

quelque résistance
colère

sa

comte

jeune

le

;

ranima

devant

le

feu

en

la

y

escabeaux vermoulus.

\oulu

bien
il

opposer

ne voyait pas sans

taverne livrée au pillage; mais

il

comprit tout de suite

à

des

garçons

rhabitude de

décidés,
se

qu'il
et

mettre a

avau

affaire

qui

avaient

Taise

partout

27

LE ROI DE LA BAZOCHE.



ils

de

se

Irouvaienl

se

montrer

encore à

retard

recevoir

les

écoliers,

générosité de

la

Cependant,

une

part

mis

avait

y avait

il

déguster

à

de

certes

de ces derniers

installé,

de

dans un fauteuil
distance

Le
taient

froid

hôte;

Gaston,

dn

Pavait

engourdi?;

dans

à

et

Mardoche

étaient

seuls

que Ton

avait

commodément

plus

le

passé

pour jouer aux dés

Longueville

de

restés auprès

avait

de leur

vin

le

sire

le

bande

la

voisine,

salle

que

qu'il

pas Pembrocher.

ne

et

quitte

être

bon marché.

si

le

à

donc

fut

lui

dVn

satisfait

Après

la

force

;

haut dossier,

possible,
à quel-

foyer.

membres

s"'é-

une cxlrcinc pâleur

était

saisi,

ses

28

LE ROI DE LA BAZOCHE.

répandue
encore

sur

rouvert

Mardoche
si

le

ses

lui prit

la

Serait

main

ia

pouls battait

mueltement

c''est

;

regarda

il

:

désespère

air

le

à peine
sire

de

remua

et

lête.

mort?...

il

pas

n''avait

il

;

yeux.

les

Longueviile d"'un



traits

demanda vivement

le vieillard.



Hum

!

il

répondit Mardoche
tiré,

il

le

;

voyez- vous... deux

avait



vaut

n'en

son

!\îais,

guère

coup

a

lignes

mieux,

été

bien

plus bas,

affaire.

croyez -vous

qu''on

puisse

le

sauver?...



Cest

ce

qu''un

homme

pourra seul nous apprendre.



Pauvre Gaston

!

ô-

Part

LE ROI DE LA BAZOCHE.
51ardoche examinait

avec soin

la

blessure du jeune comte

le

rendit tout a


de

ment

:

l'état

de

examen

cet

coup rêveur...

Qu^avez-vous

Gabrielle.

21)

en

subit qui

reprit aussitôt

?

remarquant

s''ëtait



nien!



Cependant,

répondit

le

père

change-

le

opéré en

lui.

Mardoche.

vous voilà devenu

tout

pensif.



En



Un soupçon

effet.

vous

est

venu,

peut-

être?...



Cest

vrai

!

-— \hl parlez!

parlez!...

i^Jardoche continuait de
ton

avec

considérer Gas-

une profonde attention

;

il

re-

30

LE ROI DK LA BAZOCUE.

leva

enfin

front

le

regarda

el

de

sire

le

Longueville.



Messire,

circonstances

rencontre dont

Gaston vient

victime

la

cet

;

mais je gagerais

assassinat

ditation,

en

dans

point de

ma

eu

a

d''être

tète

que

commis avec prémé-

a été

et je

pense maintenant que Pon

plus à

voulait



d'une voix grave,

quelles

j'ignore
lieu la

lui dit-il

sa

vie

qu'à

son

pour-

velours.

Qui peut

vous

avoir

fait

changer

d''avis ?



Regardez!...

Et en disant

cela,

Mardoche montrait

à

son interlocuteur une bourse pleine d'or,
qu'il

venait

Gaston.

de

tirer

de

la

manche

de

LE ROI DE LA BAZOCIIE.

Le

vieillard

souril.



N''esl-ce

que

sins n'ont

dil-il,

assas-

les

temps de dépouiller

le

homme.

leur



Sans

quebuse

doute,

alors

mais pourquoi une ar-

?



Pour frapper sans danger.



Ou pour
reconnu,

être

ne

eu

pas

cela,

31

frapper a distance

Cela pourrait



Soyez

sous (|uelque
allons

savoir

pas,

et

afîreux
le

que mon

instinct

a

là-des-

qu''il

mystère

y

dont

nous

secret.



Je



Taisons-nous.

le

être.

sur, Messire,

me trompe

sans

pas?

n''est-ce



et

désire...

Gaston venait de

faire

un mouvement

:

^^

LE ROI

^a

chaleur

-^ -e

coulai,

spc

^"«"gea

les

r
lavait

fov»..^
f«J^'

p,,,

.n.pe..ep.|„e

renient

*es

dt,

LA BAZOCHE.

Dt;

,,

.1

jambes

et

,,_^,^

^^,

rougeur

'«"-;

pënéUé;

colorait

raidit
finit
"ijii

les

^^^

leVè-

b„s,
,„
rouvrir

pa,pai

yeux.

^'ardoche

et

le

«irp
^'^e

,

P^fonde

e.

,e

..ard

W
de

fi.,

r

Longuevilfe

,„,

,,

respirer.

'^''''-^''.

-'es

ieune

reconnut

'

"-'"^

,'t
a
dtverses
S'ace.

'e

et

pas;

^•'"'»"-

,.ep..ise,

s'arrêta

sa

à

o„n,te
,1

de

B.o„.„

promena son

-'0-

de

.e-

Ini,

passa

„,a. sur .on

f,.„n.

considérer les

|,.

.eu-

'

LE ROI DE LA BAZOCHE.
bles de

chambre,

cette

qui

33
semblait

lui

inconnue.



Oïl suis-je?

alors d'une

dit-il

voix

presque éteinte.



Auprès

voués,


sire

d'amis

répondit

Et qui
de

vous

sauveront!

regarda,

s\'chappa

de

sa

Mardoche!

gueville!...

iMais

Oïl suis-je?....

Gaston
il

TOME

allait

un

et

le

faible

cri

poitrine.

vivement,

s'écria-t-il

de moi'... avec

près

quand

ajouta

Longueville.

les

ici,

sont dé-

Mardoche.

Gaston



vous

qui

que

Qu'est

le

s'est-il

sire

donc

toi

de Lonpassé?

devenue Gabrielle

multiplier

ses

?

questions,

remarqua son pourpoint déchiré
n.

3

LE ROI DE LA BAZOCHE.

34-

constellées de

dentelles

ses

et

de

gouttes

sang.



Du

son front

sang

de

Mon

sure!...

poursuivit-il

!

ses

en

pressant

deux mains, une bles-

Dieu!...

attendez...

Les souvenirs revinrent alors en
à

son

peler
front,

esprit,

mais

;

ces

contraire

et

commença

il

au

lieu

souvenirs

comme

de

se

rap-

rassënërer

parurent

un

à

foule

y

sombre

jeter
voile

son

au

de

tristesse.



Te

I\Jardoche,



-

j''ai

Oui,

rappelles-tu,

Mais

quartier

?

?

demanda

pressé déjà de l'interroger.
oui,

été attaqué



Gaston

que

répondit
tout à

le

jeune comte,

Pheure...

venais-tu

faire

dans

ce

LE ROI DE LA BAZOCHK.




J'étais

chez

Tu

connais donc?

la



Sans doute.



Cest




la

duchesse de Frileuse.

Pamie de Guillaume?

Une amie bonne
Hein

35

moustache,

iMardoche

fit

!

Comment



La

dévouée.

mordant

en

sa

doute.

j''en



et

?

duchesse de

Frileuse

a

fait

ses

preuves.





Tu

la

connais

loi-méme?

Parbleu...

Aurais-tu

quelque

raison

qu'elle

trompe Guillaume?



des raisons de

J''ai

laume...
qu"'il

mais

s''agit;

tiens...

tu

as

été

ce

croire
n"'est

victime

de croire

que Guil-

pas de cela
d"'un

guet-

LE ROI DE LA BAZOCHE.

36

et

pour cela

faire...

voyons,

Gaston,

n'est-ce

pas

Gaston
étonné,

en connaître Pauteur

veux

apens.... je

tu

il

faut

que

je sache...

en moi,

confiance

as

?

regarda

main

sa

et

Mardoche

d''un

trembla

air

dans

la

sienne.


en

Et pourquoi

n''aarais-J6 pas confiance

répondit-t-il

toi,

qui

voix

d''une

hésitait.

Mardoche



Allons,

merveille,
habile,

sourit.

et

s*'écria-t-il

Guillaume

puisqne

trois

gaiement,
est

mois

c''est

un garçon fort
lui

ont

suflS

pour me changer mes meilleurs amis
les

amener

a

ce

point,

à

qu'ils

me

et

croient

LE ROI DE LA BAZOCHE.
d'une

capable

ou

trahison

37
assas-

d''un

sinat....



iMardoche

interrompre

voulut

!....

Gaston.



Oh! pourquoi chercher à dissimuler,
Mardoche;

poursuivit

corrompt

Tesprit,

le

cœur,

haine aveugle... dois-je

blies

bien
à

le

passé jusqu'à

te

d'autrefois
tu

rappeler à

et

n

m'avais

Gaston serra

Mardoche
vint

et

briller

pousse

à

vouloir

pour

souffres,

me

aigrit

tu

celte

la

ou-

soupçonner; eh

moi de me défendre,

à

c'est

!

moi de

que

t''en

au contraire... tu

cela...

malheur^

le

la

c'est

sainte confiance

inaltérable

amitié

vouée.

doucement

une larme
au bord de

les

mains

de

d'attendrissement
sa

paupière.

38

LE ROI DE LA BAZOCHE.



Tu

es

avec

dit-il

mon

ami,

le

effusion.

meilleur,

lui

^



Peut-être!... repartit



Mon

hésitation de

Mardoche.

tout

à

Pheure

t''a

blessé?





Pourquoi donc
Elle était

Je



de

la

injuste.

trouve naturelle.

la

me

Alors tu

une

(\

?

pardonnes...

condition,

Bazoche

en

répondit

conservant

le

tout

roi

son

sang-froid.

Le jeune comte
fois





avec

le

étonnement.

Des conditions
Oh!... une
!V1ais

regarda une seconde

encore

?

murmura-t-il.

seule.,.

P

LE ROI DE LA BAZOCHE.



Cest peu de chose en

tiens

j''y

réalité

mais

,

!



Voyons

donc...



Ecoute,

reprit

instants

de

(jues

39

Mardoche après quel-

silence

moi,

:

je

n''ai

pas oublié Tamitié qui nous a unis,
sais

pose

les

;

à

que

devoirs

ou à

tort

raison,

coup d'arquebuse de

le

amitié

cette

je

cette

savoir

pour arriver

me

guider

a

ce

est

but,

détour

sans

dises

passé ce soir,
a

quel

que

nuit a

été

et

que

mes recherches

soupçons...

je

or,

importe que tu

tout
lu

et

ennemi

cet
il

m''im-

crois

payé par un ennemi que tu gênes,
veux

et je

ce

qui

consentes
et

\i

s''est

même

éclairer

mes

40

LE ROI DE LA BAZOCHE.



de

quelle

Pourquoi

allais- tu

Mais

manière?

dit

Gaston.



cette nuit chez

la

duchesse de Frileuse?



C'est



Quel

visses






la

la

le

avait-il

à

ce

que

tu

duchesse?
pressais depuis

Pourquoi

En

conseil de (Tuillaume.

le

intérêt

Je l'en

j'espérais

versé

sur

longtemps.

?

quittant

Rouen avec Guillaume,

découvrir

le

misérable

qui

a

poison à Blanche, et sauver ainsi

pauvre Gabrielle.



Et tu



Rien!



C'était facile a

voleur

n'as rien

dans

la

découvert du tout

prévoir...

capitale.....

arrêter

insensé

?

un
»

LE ROI DE LA BAZOCHE.
tous

Paris,

y en

il



Je



Soit

les

tant

a

voleurs

les

1

chesse de

comprends ton

je

Tu

dégoûts

tes

une

se

.

d'^arrêter

railles?

fit

Nullement,

je

arrivée

mais

;

ici,

poiir-

t'adresser à la du-

fois,

Frileuse

pour mission



et

Pignorais...

encore



ressemblent,

!...

recherches,

fjuoi,

se

4-1

donné

serait-elle
les

voleurs?

Gaston.
répondit

t'interroge!

Mardoche.


que
voir

Eh

bien!... j'étais las des recherches

j''avais

tentées

que jamais

couvrir

le

vrai

;

je

je

commençais

ne parviendrais à dé-

coupable,

cependant sauver Gabrielle;
tourne

à

Rouen:

pré-

î»

mai',

et
je

je

voulais

serais

(inillaurnr

re-

m'en

42

LE ROI DE LA BAZOCHE.

dissu;)da

me

Diane

visse

;

et

duchesse,

la

puissante a

était

qu''elle

qu'*enfin

comme

il

cour;

la

que

je

la

d''autre

n''avais

Pëcoutai

je

il

pourait servir

fallait

je

que Guillaume,

appui

et

je

crus.
iVIardocIie

Gaston

à

la

plisser

avec


alors,

Vandrillc

une

sa

ce

lèvre,

dernier

écoute'

attention

:

parla

lui

duchesse de

Fri-

un sourire ironique

vint

de

cour,

avait

profonde

quand

puissance

la

leuse

de

avec

seulement,

de

parla de

Paiaiail,

mon amour

le

me

qu'acné

dit

que

il

:

et

la

il

haussa

les

épaules

dédain.

Voilà
et

part de

je

qui

est

à

ne veux pas

toutes

les

merveillf;,

encore

te

singulières pensées

dit-il

faire

que

43

LE ROr DE LA BAZOCHE.

me

doute

plus

ignorer que

a

et

m''avoir

veux

je

ne

fui

le

pouvais

quand

Paris

un

Mais

Tu

vile

j''etais

pourquoi

;

suggère

cependant,

reste

au

chasser

vins

me

explication

celte

tu

jusqu'à

y
ce

jour.



ne

te

n''esl

pas

Je

fuyais

objecta

pas...

Gaston.
i



Ce

me

fuyais

sur,

lu

la

peut-être

ne

me

répondre
pas,

mais,

recherchais

plus...








Sans doute.
Pourfjuoi
C'est

Tu

cela?

que...

cherches

Mais...

un détour.

lu
à

pas

ne

coup

non

44

LE ROI DE LA BAZOCHE.



Parle...




Tu
Vu

doche,

me

veux

le

à

fait,

quoi bon...
pénible à

fest

cela

peut-être

serait

mieux

dre....

?

désagréable

jourd'hui... d''ailleurs,
tenir,

et

Demain,
et

avant

que

ce
je



j*"

je

ti

Dis-tu

à enten-

me

suffit

mes recherches,

un mois, Gaston,
ta

cela

quoi m'en

à

sais

et

pour au-



appris

commencerai

coupable à

dire,

vaut en rester

I^lar-

s''e'cria

livrerai

je

le

merci...

vrai?

balbutia

le

jeune

comte.



Tu



Mais à quelle

ras-tu

le

verras.

recours,

inespéré.

puissance occulte au-

pour obtenir

ce

résultat


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