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Gesaffelstein

retour
sur un live

mouvementé

Le jeune DJ Français joue la carte de l’entrée
prophétique : toutes lumières allumées derrière lui, brume pour l’accompagner, il débarque comme une apparition furtive pour
s’installer doucement dans nos têtes. C’est
d’abord une nappe sonore qui décolle, puis
le rythme qui part, les projecteurs avec : ça
tabasse ensuite fort et rapidement avec Pursuit, son morceau magistral et obsédant, qui
reviendra toute la soirée comme un thème.
Dans la salle, c’est un public composé de kids
allumés – ils ont finit leur bouteille de rosé
sur le boulevard des Capucines – et de trentenaires lookés : le style est déjà noir, et les
vestes, les robes et les pantalons s’affichent
en sombre. Vu du balcon la fosse ressemble
à un magma impraticable, amas compact
de crânes tantôt dégarnis, tantôt fournis,
qui scande son nom en l’attendant : “Gesa
! Gesa ! Gesa !” En haut, on aperçoit même
Pedro Winter et So Me, du crew Ed Banger
: le petit monde de l’électro française a fait
le déplacement pour assister au sacre du
jeune Lyonnais d’origine. Pour son premier
Olympia, complet depuis un long moment,
Gesaffelstein a posé ses machines sur un
autel perché à deux mètres de haut et c’est
de là qu’il anticipe les attentes du public.

Après un moment de calme relatif, il
retire tous les filtres de sa musique
et c’est Hate or Glory qui envoie tout
le monde très loin. Les lumières balayent la foule, la course poursuite
est lancée. Gesa nous fait rêver de
grandeur, parfois de décadence, et
affiche dans l’écran derrière lui une
vidéo en noir et blanc de la Galerie des Glaces à Versailles (oui, la
maison de Louis XIV, le Roi Soleil)
: lent travelling avant et la musique accompagne le mouvement.
C’est en toute détente que Gesaffelstein gère son live, en costume sombre
mais une clope aux lèvres, en battant
le rythme pour préparer ses enchaînements. Il s’autorise même quelques
pas de danse sur un morceau de
r’n’b futuriste avant de s’aventurer
sur les terres de l’eurodance 90’s.

Gesaffelstein l’autodidacte explose
les rythmes et les codes, et nous
propose en fait une petite histoire
du genre : hi-NRG, house et même
des fois hardtechno dans des BPM
qui frisent la syncope. D’abord
calme derrière ses machines, c’est
maintenant une pile électrique.
Passage obligé de la soirée, Gesaffelstein n’oublie pas de balancer
Send It Up qu’il a produit, avec
les Daft Punk et Brodinski, pour
l’album Yeezus de Kanye West.
Drapeau américain qui flotte dans
l’écran derrière, en noir et blanc,
sirènes qui hurlent dans la salle
pour un des meilleurs morceaux
de 2013 : Gesaffelstein a trouvé
sa place dans la production mondiale et paraît fier. Il peut. Pour
pimenter le moment, il déconstruit
les rythmes, repassent sur un
beat hip-hop qui penchent vers la
trap music avant de revenir sur
l’originale Send It Up. Les sirènes
s’arrêtent. Cut. Il remercie la foule.


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