Méditation métropolitaines .pdf


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Méditations métropolitaines.
Paris, Jeudi 20 avril 2014 ;
Le métro est un lieu fascinant et répugnant à la fois, véritable fourmilière où les anonymes
se croisent et s'entrecroisent, où les quotidiens s'entrechoquent et se percutent au rythme des
tourniquets et des portes de wagons. Chacun emporte avec lui les préoccupations et les soucis d'une
journée qui n'a pas encore eu lieu. L'homme n'est jamais aussi seul et hermétique aux autres que
lorsqu'il en foule, mais surtout lorsque la masse est agrégée par la banalité du quotidien et la routine
journalière.
Il suffit de regarder autour de soi, observer, mettre à profit ses sens : emprunter le métro est
de l’ordre du ressentir, plus que du visuel. Quoi de plus fascinant que d'observer ces gens assis ou
debouts et ainsi tenter d'imaginer leur vie : la réalité n'est jamais pure, elle est encore et toujours
projection, y compris celle que nous projetons sur les autres . Alors que certains rentrent d'une nuit
interminable, d'autres se rendent au travail, à l'université, mais une autre catégorie, les exclus, les
marginaux, restes immobiles, inertes. Ces masses que l'on voit allongés par terre, comme capitonnés
dans des couvertures de fortunes, ne semblent plus en prise avec le temps, ce dernier refusant
désormais d'agiter ces corps sales et ces regards livides, le plus souvent embrumés par l'éthanol bon
marché. Ce qu'il cherchent à fuir ce n'est pas la pauvreté et la misère matérielle, c'est la pesanteur et
l'inertie du temps, où les secondes sont des jours. Les regards ne se posent même plus sur eux, leurs
corps sont comme dématérialisés, appartenant désormais au bitume du sol, au même titre que les
sièges, à l'aspect esthétique plus accueillant et moins agressifs au niveau olfactif.
Le métro c'est le précipité où l'inclusion côtoie l'exclusion, où la nécessité côtoie le dédain.
Pour le touriste, il semble que même l'odeur d'urine du métro revêt un caractère romanesque et de
carte postale, la banalité du réel ne peut être qu'illusion, tout ici doit être magique, le réel n'a par le
droite d'être.
Chaque station, avec son flux et son reflux constitue une métaphore parfaite de l'existence
humaine : chaque endroit confère une ambiance, les gens montent ou descendent, tout comme notre
périple connaît une point d'entrée et un point de sortie, des trajectoires multiples, transversales.
Même si les usagers changent, celui-ci ne s'arrête pas de marcher pour autant.
Prendre le métro, c'est s'octroyer ainsi le droit de déjouer le temps et l'espace, c'est
expérimenter la société dans son essence la plus pure mais encore et surtout, s'autoriser à composer
son trajet, tout en côtoyant des existences toujours-déjà en devenir, au même titre que la notre : le
métro est un être poétique qui est partout et nul part en même temps.


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