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Suspensions : la grande épopée

orsque le pas historique de la calèche à
l’automobile fut franchi, les suspensions
n’en restèrent pas moins identiques.
C’est avec l’évolution de la vitesse que l’on
remit en question les suspensions. En effet,
les ressorts qui équipaient nos premières
voitures continuaient à osciller longtemps
après le passage d’une bosse ou d’un creux.
En plus de la mauvaise tenue de route,
conducteurs et passagers découvraient un
mal nouveau : le mal des transports.

L

Le but était alors d’élaborer des suspensions
qui réalisent des sortes de coussins entre la
route et le véhicule, à des fins de sécurité et
de confort. Le début du siècle vit naître le
ressort à lames. Les lames frottant entre
elles absorbaient une partie de l’énergie
d’oscillation et de rebond. Mais cet intérêt
variait selon l’état de lubrification
et le climat.

Le combat contre ces oscillations gênantes se
continua en 1902 avec le piston pneuma
tique, sorte de pompe à vélo, puis au début
de la première guerre mondiale avec un sys
tème de poids qui s’opposait aux mouve
ments des ressorts (équipant les premières 2
CV CITROEN) et enfin, vers 7918, avec les
amortisseurs à frictions, composés de
disques reliés par des leviers entre le châssis
et la suspension.
C’est dans les années 20, que les amortis
seurs hydrauliques prirent leur essor.
Amortisseurs “Houdaille
“American
Lovejoy” (avec deux pistons), amortisseurs
hydrauliques télescopiques, tels sont les
noms qui jalonnèrent cette épopée, jusqu’à la
découverte révolutionnaire des amortisseurs
intégrés, une découverte signée CITROEN.
“,

Suspension : fonction et fonctionnement
Confort et tenue de route : le dilemme.

Suspension : l’absorption des chocs.

Si les suspensions doivent:
• assurer le confort des passagers et du char
gement,
• permettre aux roues de suivre les inégalités
du sol, sans communiquer des efforts trop
importants à la carrosserie (et ainsi, assurer la
tenue de route),
• réduire au maximum les mouvements de la
carrosserie et des passagers,
elles servent aussi à:
• maintenir la carrosserie à une distance
constante du sol.

Le principe de la suspension est d’interposer
entre les masses suspendues (châssis, carros
serie, moteur, boîte, passagers, etc.) et les
masses non-suspendues troues, trains rou
lants, freins, etc.) des éléments capables
d’absorber avec souplesse tous les cahots.

Ces fonctions sont à priori incompatibles. En
effet, le confort implique une suspension
souple alors qu’une bonne tenue de route
nécessite une suspension dure. Les construc
teurs adoptent alors un compromis entre les
deux extrêmes, en privilégiant l’une ou l’autre
selon le type de véhicule. Ainsi une voiture de
sport tiendra très bien la route, mais sera peu
confortable.

Avec Paul MAGES, CITROEN fut aussi le
pionnier de la suspension hydropneu
matique, pour être, aujourd’hui, le construc
teur le plus avancé dans ce domaine. Aussi,
Mercedes et RolIs Royce utilisent-ils des
licences du brevet CITROEN.

DÉFINITIONS:
• Masses suspendues : ensemble des
éléments du véhicule portés par la sus
pension : carrosserie, moteur, boîte de
vitesses...
I Masses non-suspendues: ensemble
des organes non portés par la suspen
sion : roues, moyeux, pivots, une partie
de la transmission, blocs de freinage
(frein dans les roues), une partie des
bras de suspension...
Pour cela, du sol aux occupants se succèdent
la série d’éléments suivants:

1/

/

LES SIEGES
(ressorts + mousse)

//

ï:


•.

I.E RESSORT
CAMORTISSEUR

LE PNEUMATIQUE
(air + caoutchouc)

-