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Le Colorado

n’est pas l’eldorado du gaz
de schiste. PAGE 48

Les trois fils
de Daniel Janssen
(ex-CEO de
Solvay) perpétuent les valeurs
familiales. PAGE 49

Olivier Goka

Un univers ludique et coloré
créé à partir de plastique récupéré.

PAGE 56

samedi 24 mai
2014

À propos
Coincées par
les limites de
paiement en
espèces, les
familles de
Molenbeek
continueront à
transformer
l’occasion en
or. Quitte à
partir…
FRANÇOIS BAILLY

I

maginez des voitures, des milliers de
voitures. Dans le moindre soubassement, la moindre cave. Entassées sur
les toits d’habitations, en quinconce,
pour gagner chaque centimètre disponible. Une enfilade de toits.
Des voitures derrière chaque porte d’un
hangar qui se dérobe, à chaque angle de rue.
Alignées, prêtes à partir on ne sait où.
Il suffit de découvrir le bout de papier
placé sur la vitre passager pour le savoir.
Douala (Cameroun), Dakar (Sénégal), Accra
(Ghana), Cotonou (Bénin)...
Nous révélions, cette semaine, l’histoire
peu ordinaire de quelques familles d’origine
libanaise, venues à Bruxelles il y a quarante
ans, pour y établir des négoces de voitures
d’occasion destinées à l’export.
L’histoire ou, plutôt, le destin inédit de
deux étudiants en faculté de médecine
fuyant la guerre, Pierre Hajjar et Farouk Farhat qui n’avaient pas l’idée, en 1973, qu’ils
étaient sur le point de créer un Empire,
lorsqu’ils descendirent une première Mercedes 190 vers Beyrouth.
De ce trajet découlèrent dix commandes
pour les nobles amis locaux qui n’osaient
plus, à l’époque, voyager en taxi, tellement
le réseau était devenu vérolé.
Puis cent commandes. Tout explosa le
jour où les deux hommes parvinrent à
convaincre l’armateur italien Grimaldi d’affréter des bateaux depuis Anvers et son port,
ce qui leur a permis d’ouvrir de nouvelles
lignes vers le Moyen Orient et l’Afrique.

Une Mercedes. Et puis…

Le cri du cash

des tôliers de Cureghem

En 2013, de Cureghem, quartier estimé
parmi les plus défavorisé de Bruxelles (Molenbeek-Saint-Jean), où «tout» s’enfuit, près
de 200.000 véhicules sont partis vers l’ouest
africain. Bolides ou vieux tacots, rachetés par
les concessionnaires, à la vente d’un modèle
neuf ou destinés au préalable à la casse.
Pour toute la Belgique, le total aurait atteint 485.000 occasions exportées.
À lui seul, rien qu’à Anvers, Grimaldi a
chargé, l’an dernier, 1.465 bateaux d’une capacité moyenne de 4.500 véhicules.
D’autres sociétés, RMR Shipping, NMT
Lines, Abumerhi Lines, Sallaum Lines se sont
aussi spécialisées dans le roulier et réalisent
des volumes quasi similaires.
À Cureghem, les rues grouillent de
monde, particulièrement d’Africains. Ils
crient. Ils chantent. Marchandent. Leur
nombre est tel que la légende raconte que le
dernier journaliste passé par ici demandait
s’il s’agissait de demandeurs d’emploi. «Mais,
non! Ce sont des acheteurs!», se marrent encore Fadia Farhat, Sonia et Pierre Hajjar Jr.
Aujourd’hui, si la deuxième génération
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