Henri Lecoeur. L'architecte du Parisis des années 1900 .pdf



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Henri Lecoeur
l’architecte du Parisis
des années 1900

Les petites villes du Parisis sont riches d’un patrimoine architectural témoin des
mouvements artistiques des siècles passés.
A la fin du XIXème début XXème siècle grâce à l’arrivée du chemin de fer, ces villes se
développent fortement. De nombreuses familles bourgeoises s’installent dans cette campagne
devenue proche de Paris. Ils commandent à des architectes locaux de belles villas imprégnées
du gout de l’époque pour l’éclectisme et l’Art nouveau.
Comme ses collègues, Defresne et Batton d’Argenteuil, Guignard d’Herblay, Henri
Lecoeur est un architecte local méconnu de nos jours. Je n’ai trouvé aucune biographie mais
seulement quelques informations parcellaires sur Internet.
Il est né le 10 novembre 1867 à Paris 9ème au domicile de ses parents rue du faubourg
Poissonnier n°189. Son père, Alfred Stanislas âgé de 30 ans est cuisinier. Sa mère, Octavie
Alexandrine Auzerais âgée de 24 ans est couturière.
Il épouse en première noce le 22 octobre 1891 Joséphine Reinhard, née le 28 septembre
1863 à paris 7ème et décédée le 26 août 1895 en son domicile 19 avenue de La Bourdonnais à
Paris 7ème.
De cette première union il aura deux filles. Marie Margueritte née le 25 juillet 1890 à
Paris 7ème et décédée le 19 juin 1976 à Garches 92 et Marcelle née le 9 janvier 1893 au
domicile de ses parents 19 avenue de La Bourdonnais Paris 7ème et décédée le 13 décembre
1986 à Etais dans l’Yonne.
Il épouse en deuxième noce le 12 mars 1896 Marguerite Heiderscheid, de cette union il
aura une fille, Andrée en 1897.
Il décède le 12 mars 1951 en son domicile lieudit « le Petit Oisy » commune d’Oisy
dans la Nièvre 58.
Il travaille un certain temps dans un cabinet d’architecture rue d’Amsterdam à Paris.
Architecte diplômé il s’installe à La Frette-sur-Seine dans l’ancien département de la Seineet-Oise. Il exerce aussi comme expert au Tribunal de Seine et Oise, à la Justice de Paix
d’Argenteuil et comme architecte du Consulat de sa Majesté Britannique à Paris.
Il sera l’architecte de la ville jusqu’en 1921 dont il réalisera l’école des filles. En 1901
il habite la 3ème maison du chemin de la Vallée. En 1906 la 11ème maison du quai de Seine. En
1914 au 16 de la rue de la Vallée, aujourd’hui rue Jean Lefebvre. Il sera élu conseiller
municipal aux élections du 1er août 1909 et adjoint au maire le 8 août. Il est réélu en 1912
mais ne se représente pas aux élections de 1919. Lors du conseil municipal du 7 septembre
1914, le maire M. Gustave Fromont informe que M. Lecoeur a quitté la commune depuis le
1er septembre sans le prévenir. Le conseil demande au préfet de nommer provisoirement un
autre adjoint.
Ayant conduit sa famille dans le midi de la France, il n’a pu revenir car les trains
étaient réquisitionnés par l’armée. Pendant son absence, sa maison, du 16 rue de la Vallée,
sera occupée, pendant plus d’un an, par des soldats du 1er régiment d’artillerie à pied.
M. Lecoeur, revenu dans la région, est resté à Paris d’où il écrit plusieurs lettres au
maire de La Frette-sur-Seine. Il ne rentre chez lui que fin 1915. C’est en mars 1916 que le
maire informe le préfet du retour de M. Lecoeur. Source, Jean Hourseau, Vice-président d’Art et Fête.
En 1921 il quitte La Frette-sur-Seine pour s’installer définitivement à Paris dans le
cabinet qu’il a ouvert avant la grande guerre avec l’architecte G Jodart. Il est situé dans un
immeuble au 24 rue de Saint-Pétersbourg.

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Ses réalisations sont nombreuses sur la Communauté d’Agglomération du Parisis,
toujours aussi élégantes et agréables à regarder un siècle après leurs constructions. Leurs
originalités reposent en partie sur le travail de la toiture qui donne un aspect cottage ou castel
très recherché à cette époque. Elles font aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine
architectural.
Bien qu’auteur de somptueuses villas, cet architecte du pittoresque et des coquetteries
champêtres ne dédaigne point l’effort nécessaire à la production, toujours difficile du logis à
bon marché « joli, solide et pas cher ».
C’est un architecte qui devait avoir une certaine notoriété dans la profession car j’ai
trouvé quelques articles et documents dans la presse spécialisée de l’époque :
Un article accompagné d’un plan dans la revue Nouvelles annales de la construction de
juin 1905. Ce recueil mensuel publiant les documents les plus récents et les plus intéressants
de la construction française et étrangère a été fondé en 1855 par Oppermann, ingénieur des
Ponts et Chaussées et publié par le Libraire-éditeur Béranger, 15 rue des Saints Pères à Paris
15ème.
Trois articles accompagnés de plans, de dessins en couleurs, de détails techniques et
financiers dans la revue L’Architecture usuelle de 1903 à 1907. Ce recueil de documents
pratiques sur les plus récents et les meilleurs bâtiments d’utilité privée ou communale de
petite ou de moyenne dépense est publié sous la direction d’Emile Rivoalen ancien architecte
départemental. L’éditeur et imprimeur est Emile Thezard de Dourdan. Malheureusement, ces
articles ne font pas mention des adresses et à ce jour, une seule est localisée.
Ces revues sont consultables à la bibliothèque Forney, Hôtel de Sens 1 rue Figuier
75004 Paris.

Il est né dans cet immeuble, au 189 rue du Faubourg Poissonnier

Marguerite Heiderscheid
(sa seconde épouse)
De son premier mariage avec Guillaume Barrière est née Jeanne en
1889.
Elle décède le 19 août 1939. Elle repose au cimetière de La-Frettesur-Seine, avec Jean Heiderscheid 1836-1906 et Anna Heiderscheid
née Probst 1840-1910. Concession perpétuelle n°39.

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Ses principales réalisations dans le Parisis
Cormeilles-en-Parisis
Villa au 9 rue Aristide Briand. Il évite la platitude en jouant sur deux travées. Celle de
droite en léger retrait est mise en valeur par la porte surmontée d’une grande marquise. Celle
de gauche par une grande fenêtre en toiture surmontée d’un fronton particulièrement élégant.
Cette demeure a gardé sa cheminée et sa décoration intérieure d’origine (mosaïque,
moulure et boiserie).
Portail et grille de la société Guillot Pelletier fondée en 1838 à Orléans, aujourd’hui
société Lemonnier.

Villa « La Mascotte » au 25 rue Boieldieu. Début XXème siècle elle est de style normand. Sur
l’arrière les belles rambardes sont de style Art nouveau.

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Villa au 15 rue du Martray.
De nombreux Cormeillais sont nés dans cette maison. Mme Frot, sage femme y accueillait les
futures mères.

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Montigny-Lès-Cormeilles
2 rue de la Halte. Vers 1920

La Belle Isloise, 7 rue du Panorama

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La Frette-sur-Seine
Les archives municipales de la ville ne disposant pas de permis de construire avant 1912, la
date de construction de ces maisons ne peut être déterminée avec précision.
29 rue de la Gare

Vue de la Rue

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La Frette-sur-Seine
Rue Jean Lefebvre, début des années 1900 elle s’appelait « La Cavée » puis rue de la Vallée.
J’ai répertorié 6 maisons d’Henri Lecoeur dans cette rue, au 12- 16 - 18 - 22 - 24 et 37.
24 rue Jean Lefebvre

Rue Jean Lefebvre au début des années 1900

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La Frette-sur-Seine
18 rue Jean Lefebvre
Ce cottage construit sur un terrain de 710 m2 a fait l’objet d’un article dans la revue
l’architecture usuelle - 1903-1905, page 151 - 152. Article et plans.
« Avec son porche quelque peu japonais mais d’un usage fort agréable durant l’été son
auvent d’arrière (cuisine) sa grande fenêtre en lune, son balcon à jardinière et, sur le tout, sa
coiffure de toits à larges bords, la gentille villette de la Frette (9000 francs) prouve l’effort
d’un véritable artiste, jusques dans les plus petits frais de dépense. Et le résultat de cette
recherche est hors de toute banalité. A l’intérieur, le vestibule se décore du départ d’escalier
à balustrade de sapin, à balustres tournés et poteaux chanfreinés à pommes profilées. Le
reste de l’escalier monte économiquement entre cloisons. La salle-à-manger ou salle de
famille – car la cuisine serait un agréable réfectoire journalier – la salle est garnie au
pourtour de l’ordinaire décor en faux-lambris se raccordant à une cheminée en chêne
(aujourd’hui disparue) dont la large tablette s’appuie, en avant du chambranle, sur console
et colonnettes. Des agrafes en cuivre rouge rattachant ces quilles au corps de cheminée. La
fenêtre ronde s’encadre d’un fort chambranle et d’une galerie porte-rideaux ; des volets à
coulisse roulent sur rail en U, pour se loger derrière les cloisons doublant le mur »
D’important travaux d’agrandissement ont été effectués en 1974, le permis a été déposé en
mairie le 5 juillet. A gauche un garage, à droite une extension comprenant au rez-de-chaussée
une entrée avec 2 pièces et au premier étage une salle de bain et une terrasse.

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Détail de la fenêtre vue de l’intérieur.

Détail du porche

Résumés des dépenses en francs
Maçonnerie
Charpente
Serrurerie
Menuiserie
Couverture. Plomberie
Peinture. Vitrerie. Tenture
Fumisterie. Marbrerie
Total

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4300
1100
850
830
800
790
365
9035

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La Frette-sur-Seine
1 rue Gambetta.
Cette petite maison de 1895 a fait l’objet d’un article dans la revue l’architecture usuelle
N°27 - 1903-1905, pages 212 -215. Article, élévations, plans, coupes, détails et plans.
« Une porte a été aménagée au soubassement de la façade latérale pour l’accès direct, au
sous-sol, par la descente de cave, formant palier devant le seuil de la dite porte. Une citerne,
au lieu de fosse d’aisance est établie sous la cuisine, avec une pompe aspirante alimentant
l’évier. Et sous le cabinet d’aisance, est une chambre de tinette ou à « fosse mobile ». Le
voisinage de la citerne rendait indispensable cette disposition au moins très sanitaire, sinon
confortable.
Dans le sous-sol, en la buanderie, on a réservé la place d’un calorifère, et ménagé l’orifice
des conduits de fumée et de chaleur montante.
La charpente du porche de la terrasse est en sapin rouge du Nord, les marches du perron en
béton de ciment Coignet. La terrasse est formée d’un plancher fer en I hourdie en béton et
carrelée de céramique dure »

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Herblay
Ce petit cottage a fait l’objet d’un article dans la revue l’architecture usuelle - 1903-1905,
pages 343 - 344.
Article, élévations, plans, coupes et plans.

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Herblay
4 rue Maurice Berteaux
6 rue Maurice Berteaux

14 rue Maurice Berteaux

18 rue Maurice Berteaux. Villa « Le Cèdre »

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Herblay
21 rue des Sablons.

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Autres réalisations
Triel (Seine et Oise)
31 rue du Général Gallieni.
Dressée sur une terrasse dominant la rue dite de Belle-Vue, une villa de plaisance sur
jardin entourée de murs avec grille. La couverture est en ardoise violette de Fumay sur voliges
de sapin, avec des faîtages et des épis en zinc. Cette villa est pittoresque, de silhouette hardie,
ouverte et néanmoins solide. Coût de construction 14500 fr.
Cette villa a fait l’objet d’un article dans la revue Nouvelles annales de la construction
- 6ème série – tome 2 – juin 1905.

Photo M. Jean Astoul

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Maisons-Laffitte
35 avenue Belleforière
Villa sur jardin de 1923 réalisée par les architectes Henri Lecoeur et Jodart pour M. et
Mme Laureys. Elle est aujourd’hui scindée en appartements et le jardin loti occupé par
plusieurs immeubles (Résidence du Parc). Le gros-œuvre est en béton, brique, meulière,
moellon sans chaîne en pierre de taille et pan de bois. Elle est composée d’un sous-sol, d’un
rez-de-chaussée surélevé, d’un étage plus comble. Le décor en céramique représente des
oiseaux et des fleurs. Le toit est recouvert de tuiles plates à longs pans avec pignon couvert,
demi-croupe et épis de faîtage. Un élément remarquable, le portail.
Les plans sont de novembre 1922 et le permis de construire a été déposé le 20 juin 1923
par M. François Laureys.

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Paris
Hôtel Gavarni, 5 rue Gavarni, 75116 Paris
Le permis de construire a été déposé le 7 février 1907 par Mme Bernard qui habitait au
5 rue Villaret-de-Joyeuse. Construit en 1907 par Henri Lecoeur (signature et date gravées
dans la pierre à droite de la porte), l’hôtel ouvre ses portes en 1908. Il tire son nom de la rue
qui le borde : Gavarni. Créée en 1835 l’ancienne rue des Artistes fut rebaptisée en 1875 en
l’honneur de Sulpice Guillaume Chevalier dit Paul Gavarni. Dessinateur, aquarelliste,
journaliste et critique mort en 1866 à Paris, contemporain de Daumier, il collabora à divers
journaux du XIXème siècle dont Le Charivari ou L’Illustration. Ses œuvres décorent l’hôtel,
qui possède également à la réception l’un des rares portraits connus de l’artiste.
L’hôtel a conservé intégralement sa façade et sa marquise originales. L’intérieur, bien
qu’ayant profondément évolué (dernièrement en 2001 puis en 2005), a gardé un style très
« cocooning », la décoration personnalisée de chacune des chambres et suites leur donnant
une impression de maison particulière.
Il est le premier hôtel indépendant à Paris et région parisienne à obtenir l’écolabel
européen, récompensant son engagement déjà ancien en faveur de l’écologie.

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Conflans-Sainte-Honorine
11 rue des Cotes-de-Vannes à Fin d’Oise
« La Hune » maison de villégiature construite en 1906 sur un terrain de 1600 m2. D’une
surface habitable de 240 m2, elle est composée de 10 pièces dont un séjour de 46 m2 avec vue
panoramique sur la forêt de l’Hautil. Elle est érigée à flanc de coteau avec la présence d'un
étage de soubassement. La toiture est très complexe avec plusieurs ressauts. De beaux bowwindows superposés et surmontés d’une toiture à demi-croupe. Gros-Œuvre, meulière,
moellon sans chaîne en pierre de taille, rocaille. Couverture en ardoise.

Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Rue Arsène Chéreau
Bâtiment industriel, imprimerie
Commanditaire : M. Pierre Dumas éditeur.
Architecte : Henri Lecoeur.
Conception BET : Bétons armés Hennebique (BAH)
Entreprises : J. Chaussivert et Compagnie.
Concessionnaire : Hennebique.
Plans de 1913-1915, dossier BAH-3-1913-21009 Subdivision 25 076 Ifa consultable à la Cité
de l’Architecture et du Patrimoine.

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Vimoutiers (Orne)
Ce bâtiment a fait l’objet d’un article dans la revue l’architecture usuelle n°70. Article,
élévations, plans, coupes et plans.

A consulter :
) Vivre en Val d’Oise n°118 de novembre-décembre 2009, article de Jean Pierre DENIS.
) Le courrier frettois n°48 de février 2011, article de Jean Hourseau.
) Les Portes du Parisis n°15, printemps 2014. Journal des associations « Le Vieux
Cormeilles » et « L’association pour la Sauvegarde de l’Eglise Saint-Martin », article de Jean
Pierre DENIS pages 10 et 11.
Recherche et réalisation effectuées par Jean Pierre DENIS
Photos Jean Pierre DENIS sauf mention
Cormeilles-en-Parisis
Version 1 - Novembre 2009
Version 4 - Mai 2014

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