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Nom original: letalmuddejrus6v7schw.pdfTitre: Le Talmud de Jrusalem;Auteur: Schwab, Mose, 1839-1918

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iOO

"CO

=co

^^^-

-c:

- \>
.^.^

m



TRAITÉ ROSCII HA-SCIIANA
un holocauste;

et

(outre

un pauvre,

si c'est

un bouc pour

des oiseaux pour ces 2 derniers

offrira

il

ne se Irouve-l-il pas que l'offrande d'oi-

l'expiation). Or,

seaux serait imparfaite au point de vue du temps,
d'expiation qui rend d'abord

répond R.

Éleazar,

le

59

précède

si elle

lépreux apte à toucher les saintetés? Là aussi,

a permis par exception d'offrir ce qui semble dé-

la loi

Aba

fectueux par rapport au temps (vu l'impossibilité de différer). R.

demanda en présence de R. Imi

rnai

jour

le 8"

coupable d'une transgression de relard

vœu

à l'issue de son

si

:

au Temple

glige le précepte d'offrir

le sacrifice

etc.

Non,

?

naziréen né-

le

(Nombres, VI,
répondu,

fut-il

Ma-

b.

la

10), est-il

a émis

loi

l'autorisation d'offrir, et cette permission consiste, selon R. Eliézer,

à pouvoir

consacrer ce qui est défectueux au point de vue du temps. Solon R. Yossé b.

R. Aboun au contraire, pendant
des sacrifices

lui d'offrir

peine de transgresser

;

mais à partir du

pensée

lors avoir la

parmi

:

raser aux jours de demi-fête figure

de

même

le

avant son offrande)

qui doit recevoir

le

cher aux saintetés

de

la fêle,

des

même

mettre à

?

on récite

sacrifices

de

avant son apport)? En
les sacrifices

arrangement se conçoit pour

il

le

pour

le justifier

sacrifices)

avant de pouvoir tou-

lépreux

dit

ne

pourra

l''"

pas

d'offrir plus tard

fils

de R.

la fin

n'est pas fondée; car

Hillel,

l'on n'égorge pas les offrandes pacifiques,

résolue en disant que, selon R.

(dans l'en-

seulement des naziréens. Cette ob-

s'agissait

il

semblable a été posée plus haut- (qu'au cas où

1" jour

le

une objection

un samedi, où

est

manquerait un jour sur

il

Abdôma

s'agit d'exclure

le

lépreux du 1" des

et

8),

R.

Nehôltia, les 8 jours sont

applicables aux cohanim, qui peuvent user du bouc des fêles; de
il

profiter

partie (dans la Mis-

également des lépreux, tandis qu'à

jection, dit R. Hanania,

(où

mange

dus n'est applicable qu'au naziréen. Contre cette explication, R.

serait question

l'a

fête,

la

lépreux guéri,

le

répondu, l'intention seule

effet, fut-il

seignement complémentaire)

Yossé

nazirëen

le

commencement de

le

Zakharie, gendre de R. Levi, objecta qu'ainsi dans la

chnâ)

prochaine

la

se livre à la joie (c'est-à-dire, on

dont

ce

dus lors d^

pas dit* que, pendant les 8 jours consécutifs

le Hallel et l'on

paix,

opposé à cet

est

personnes qui peuvent se faire

de se réjouir dès

n'est-il

est tenu de les offrir (sous

il

d'offrir les sacrifices

pardon (par l'apport des
Or,

n'y a pas lieu pour

Un enseignement
les

mais comment

;

il

naziréen à l'expiration de son vœu, tous

le

fête (sans obligation immédiate). Cet
(afin

8",

défense du retard).

la

avis de R. Yossé, puisqu'il est dit

pouvant dès

du Naziréat,

les 7 jours

8 jours), ceux-ci

même

du moins

ici

joui-

ront des 8 jours complets, grâce audit bouc.

R. Hagaï demanda en présence de R. Yossa
cepte biblique de circoncire
différé cet acte, est-on

(Deut.
'pas

XX m,

22)

à l'acquitter

:

;

formules

Soucca, IV,

au

jour

?

si

:

(Lévit. XIF, 3), et

Non,

un vœu à

l'on a transgressé le pré-

fut-il

l'est

i (p. 31).

pas (comme
2.

ré[)ondu, car

que
il

l'on a

est écrit

V Éternel, ton Dieu ne tarde

défense du retard s'applique

payable, non à ce qui ne
i. Tr.

fds

coupable du retard

si tic
la

le

8^

l'acte

Soucca, IV, 5

seulement à ce qui est

de circoncire), ni

(p. 36); cf. j.,

même

Haghiga,

I, 4.

à

TRAITÉ ROSCÎI HA-SCIIANA

60

son équivalent en échange. Ainsi

amené

(la victime)

il

a été enseigné

du verset sHïs

:

à Ventrée de la tente cV assignat ion,

pas

n'omit

XVII,

etc. (Lévit.

4),

on conclut qu'en cas d'égorgement d'un animal au dehors, on n'amène pas

non plus au Temple l'échange d'équivalence. Selon R. Yôna, Levi
l'expliqua d'une autre façon, en présence de Rabbi

gagé à

un holocauste laisse passer

offrir

(ayant perdu

dos 3 fêtes sans

la série

1" victime) amène une autre

la

quelqu'un s'étant en-

si

:

Soussi

b.

qu'il offre aussitôt,

bête,

pourquoi l'on déduit du verset en question que

rapporte à

Comment

aurait-on

pu

retard, avant l'apport de toute autre victime? "Voici dans quelle hypothèse

on raisonne

sacrifie

ce cas,

puis (l'ayant perdu)

l'offrir,

on aurait pu

du retard

que

croire

la série

ne pas tarder à /'acquitter lui

»,

;

c'est

est dit ensuite (Deut.

est dit

du Temple,

à l'entretien

laisser le glanage, l'oubli

un

péché pour

a

toi

que

il te

des champs. Enfin,

et l'angle

impropre;

pour but d'aviser que

pourquoi

ton sacrifice.

De même,

tu V observeras,

et

Enfin

il

est dit (ib.)

volontaire,

el le

par vœu,

holocauste
sacrifier tel
J.,

;

:

le

ne

nom de

lorsque tu

:

;

t'es

or, l'offrande

le sacrifice

un
ce

soit
*

destiné

de

péché pour

que

tes

R. Aboun,

b.

même

devient

non pour

toi,

lèvres ont énoncé,
2 derniers termes

à l'exé-

R. Abina, en déduisent qu'il y a

engagé par
par

de

devra pas

tribunal doit contraindre l'obligataire

vœu ne

texte biblique a seulement en

vœu

frande par

1

est dit (ib. 24)

et

devo-ir

de déposer des gages pour assurer l'apport des

à l'Eternel ton Dieu

soit

il

Les rabbins de Césarée, au

parfois

lieu

de R. Yossé

fils

tu feras etc.; de la redondance des

on conclut qu'au besoin
cution.

R.Samuel,

redon-

en vue cette exclusion, qu'en-

est dit: ce sera

il

de

phrase ce sera

la

sacrifice

le

supposer qu'en raison de l'omission

c'est

est

de toi s'applique au

être entaché. Si le texte biblique n'avait pas

afin de ne pas

en

mots l'Éternel ton Dieu

les

;

la

;

d'expiation

consécration de ce qui

la

l'expression

tendrait-on par là? C'est, dit

dit verset, «

redemandera

le

sacrifices

les

l'obligataire

en vue
et

lête;

et constituer la culpabi-

que l'expression du

car

:

dance du mot demander indique
le 2^ est superflu) a

la

qu'il

n'implique pas l'équivalent.

XXIII, 22)

péché doivent être livrés par

'à"

désignée à son équivalent

complète des 3 fêtes passées,
il

(dont

amène un autre animal,

l'on joint la victime

pourquoi

11

holocauste laisse

pas de suite, et seulement après avoir laissé passer

pour constituer
lité

comme

quelqu'un ayant désigné un animal

si

:

passer 2 fêtes sans

ne

;

devoir de payer se

R. Yossé, puisque dès l'évolution des 3 fêtes on est coupable

le croire, objecta

du

le

victime désignée, non à Téquivalent.

1''"=

la

on

vœu

aurait cru que, par cette offrande, le propriétaire se trouve délié de son
c'est

puis

l'offrir,

sacrifices.

vœu à remplir une
ressemble pas à

vue de

dire

ojj'rande

celle qui est

que chaque offrande,

volontaire, est également obligatoire (séparément). L'of-

émane de

celui qui aurait dit

:

je

m'engage à

offrir

un

émane de celui qui aurait dit je m'engage à
animal en holocauste. R. Hama, compagnon des rabbins, demanda:
l'offre

volontaire

Meghilla, 1,7

(f.

74^);

:

Qinin,

l,

l.

TRAITÉ ROSCH HA-SCHANA
quelqu'un après avoir employé

si

ploie la 2^ formule

vœu

le

est-il

1" formule, rc\icnl sur son dire

la

voir ce qu'il en est à l'inverse,

si

l'on

d'une offrande volonlaire, puis dans

fondée; mais l'on a voulu sa-

exprimé d'abord dans

s'est

celui

englobe naturellement celui qui

il

moins; tandis qu'au cas contraire, un engagement moindre ne l'empor-

l'est

un autre qui serait plus grave (pour

terait pas sur

—A

ble à l'avenir).

nouvel-an, on a ajouté

prélèvement des sides au Temple (pour

Yona explique que

R.

tion,

celui-ci,

des sujets pour lesquels

la liste

comme époque du

Nissan

année complète,

il

On

que, pour

sait

de ce

Tisri,

moisson, à
récolte,

dent à

à

qu'il est dit

;

mais

si

c'est

le

pour ujte

b. Isaac. -3.

années,

or, le

des maisons et

Quant au prélèvement des

2.

nouvel an est

le

16)

XXXIV,

et d'autre part (ib.

Vannée;

la révolution de

:

22)

la
:

au

fixé

de

fête

la fêle

la

de la

mois de Tisri est celui où coïnci-

révolution d'an (solstice),

la fois la fête, la

Au mois

;

l^''

1" Nissan lorsque

d'une part (Exode, XXIII,

de l'année

l'issue

Samuel

supputation des

la

le

besoins du culte). Pour la loca-

les

an jour pour jour

sides, c'est conforme à ce qu'a dit R.

Mishnâ énonce

la

l'année est renouvelée au

s'agira d'un

on reste responsa-

la location

locataire déclare prendre la maison pour cette année

1"

sens

le

d'une offrande par vœu. Or, en ce

dernier cas, l'engagement est plus grave, et

le

emUne

et

maintenu, ou devient-il volontaire?

flinena, n'est pas

objecta R.

question,

telle

^

61

récolte et la fin d'année*.

la

y a bien un solstice, mais pas de fête, ni de récolte au
mois de Nissan, il y a aussi un solstice (équinoxe) et une fête (Pâques), mais
pas de récolte enfin en Tamouz, il y a un solstice et la récolte, mais pas de
de Tébet,

il

;

;

fête; tandis qu'en Tisri

demandèrent

les

seulement toutes ces circonstances sont réunies. Mais,

compagnons d'étude, devant R. Yona, ne peut-on pas sup-

poser cette coïncidence en

Tamouz?

N'est-il pas

mois? Vous ne pouvez donc pas admettre
tenant, leur

de mois

;

dit-il,

or,

je

bylone, lors du retour de

des puissants

més
VI,

au

38),

aïeules.
8^

;

ils

au mois où

c.-à-d.

humectée forme des

terre

1.

principe,

on nommait

les patriarches

le

Ba-

mois

(surnom-

le

(il

nom du mois de boul

le

le

boules (ISwXoi)

nourriture des bestiaux à la maison

En

été importés de

sont morts en ce mois, et Dieu s'est souvenu en

De même, on applique

mois,

noms

désignation des

en principe, on désignait

parce qu'en ce mois

2),

la

en question? Main-

noms des mois ont

la captivité. Ainsi,

Rois, VIII,

puissants) sont nés

bien de nos

la

(I

nom au mois

comprends que vous contestez

R. Hanina a dit que les



mois de Tamouz. Mais encore,

le

demandèrent-ils, ne peut-on pas donner ce

au

répliqua-t-il,

écrit,

et

feuillage



il

(ib.

tombe 5, lorsque

faut mêler

la

(apprêter)

n'y a plus d'herbe aux champs).

mois de Ziw

(ib.

37),

en raison de

l'éclat

2. Tr. Nedarim, YIII, 1.
3. Suivent 2 pasdu tr. Sr/ie(jal/i/i, 1,1, traduit t. Y, p. 259, 2° du
27G). Après quoi, dans les diverses éditions, commence

V. B., Tloullin, 101 et 103.

sages reproduits textuellement;

même
le § 2.

tr., III, 1

(t.

V,

p.

4. Mekhilfa, section

« se flétrir,

tomber

», et les

!<>

B6,

oh. 2.

termes suiv.

5.

Jeu de mots entre Boul

et

No bal,

TRAITE ROSCII HA-SCHANA

G2

(ziw) de ce mois (d'Iyar), où toutes les plantes ont surgi, et les arbres se

distinguent par leurs produits. Depuis lors, on a dit (Néhémie, H, 1)

ar-

//

:

au mois de Nissan de Can XX; ou bien (ib. I, \) Au mois de Kislew
de l'an XX; ou encore (Esther, II, 16): au 10° mois, celui de Tcbeth. R,
Simon b. Lakisch dit les noms des anges ont aussi été importés de cette façon
par les Israélites, au retour de Babylone. En principe, il était dit (Isaïe, VI,
riva

:

:

Un

6):

au-dessus de

lui.

Pour

compte de

le

l"' Tissri, et

on

puisqu'il est dit (Lévit.

pas

dit

10^

jour

(ib.

?

9)

b.

le

XXV,

8)

:

tu

le

annuité, dirent R.

au

le

même

bout de 7 ayis tu

et

jubilé

Yona

commencent en

relâches

les

Mais,

objecté,

fuL-il

du schofar au
est

le

10

(selon Hillel)

«

qu'au 1" Schebat c'est

le

la veille

nouvel-an des ar-

selon Hillel, c'est au 15 de ce mois »? Or,

verts, le nouvel-an a aussi lieu le

il

de ce jour avant

faut rédimer

motif de R. Eléazar au

au mois de shebat

:

— R.

nom

la nuit,

la

circuler)

;

que

et

(question

depuis

1"

puis

(quoiqu'on

Tisri

un

Israélite

un païen en a coupé

lorsqu'il

:

si

chacune de ces coupes séparément
Zeira et R. lia expliquent

de R. Oschia, pourquoi

le solstice

le

et

(les

différemment

réle

nouvel-an des arbres
qui doi-

une bortne part de temps

d'hiver (de façon qu'alors la sève

commence à

d'après l'autre, les arbres vivent jusque là de l'humidité de l'année

moment

courante vivifie les arbres et les

la

sève produite par les pluies de l'année

mais de ce qu'a
sujet

II, 6, (t. II, p.

dit

338) et 'Orla,

plants, suit

I, 2.

(III, p.

savait pas auquel de ces

chacune des 2 opinions exprimées

R. Yossa que, selon R.

du nouvel an des

On ne

fait fleurir.

2 docteurs (R. Zeira et R. lia) attribuer

Au

?

d'après l'un, la plus forte partie des pluies

antérieure, et à partir de ce

1.

égaux,

façon suivante

vent survenir en hiver sont tombées à ce moment,
s'est écoulé

fut-il objecté,

un mois se trouvera réparti sur deux années

partissant en 2 annuités).

est

nom

i.

légumineux

faisait déjà nuit,

le

a ainsi

R. Yossa, tous deux au

et

ce jour de fête on ne coupe pas de plantes), de

en a coupé

On

Tisri ?)

n'en résulte-t-il pas qu'en ce cas tous les mois ne sont pas

les

mois,

l'un d'eux soit réparti entre 2 annuités (ce qui se ferait

Schammaï;

bres, selon l'avis de

Pour

1"

n'est-il

R. Isaac, afin que tous les mois de l'année soient égaux (par-

notre Mischnà ne dit-elle pas

non résolue). —

Tisri,

point de départ,

10 premiers jours faisaient partie de l'an précédent). Mais,

même

fixé

compteras sept semaines d'années,

les jubilés.

le

:

années commencent au mois de

années ordinaires

pour

nouvel an est aussi

15)

1,

repos agraire. Le Jubilé a

pas dire que

du 1"), sans que

si les

les

tu feras retentir le son

:

comme

de R. Samuel

qu'il est dit (Deut.

comme

or,

;

même

(N'est-ce

fixé le jubilé

lant

les

sera de

ce

Tisri,

comme

or,

1 fois;

V homme

seulement Michael votre chef.

:

année du repos agraire,

de ce

le sait

même du

en sera de

X, 21)

(ib.

la 7"

observeras u,ne relâche
il

des Séraphins se tenaient

(ib. 2):

Mais, depuis lors, la Bible dit (Daniel, IX, 21):

Gabriel, etc., ou encore

au

moi; ou

des Séraphins vola vers

lia, le

motif de R. Eléazar au

un passage reproduit du

320).

tr.

;

nom

Schebiith^

TRAITÉ ROSCII

SCflANA

IIA

de R. Oschia est basé sur la première opinion émise,
est l'auteur

la

seconde explication.

Pâques, pour

comme
15)

:

les

les êtres

troupeaux devant

Celui quia créé tous

de

monde

le

est

jugé par Dieu

à

passent devant TEternel

la terre

cœurs, qui connaît toutes leurs actions

les

^;

:

berger, puisqu'il est dit (Psaume XXXIII,

le

aux Tabernacles,

et scrute tout). Enfin,

^,

à Pentecôte, pour les produits des arbres

la récolte;

du nouvel-an, tous

la fête

résulte que R. Zeira

il

-•.

différentes de l'année

A 4 époques

9.

A

de

63

sait

(il

question des eaux sera résolue.

la

Selon un enseignement, tous ces jugements divins, prononcés à diverses

époques seront confirmés isolément au nouvel-an; selon un autre enseigne-

ment, tous ces jugements ont

au nouvel-an,

lieu

d'eux s'efTectue au jour du grand pardon

;

de chacun

et la confirmation

selon un autre avis encore, tous ces

jugements, prononcés au nouvel an, seront confirmés isolément à chaque épo-

que énoncée;

enfin, selon

un dernier

chaque jugement divin, prononcé

avis,

en son temps (convenu), sera aussi confirmé à

la

même

paraît avoir adopté Tavis de celui qui dit: tout est jugé

époque. La Mishnâ

au nouvel-an,

sauf

confirmations isolées aux diverses époques respectives (se préoccupant seule-

ment de

la fin), ainsi qu'il est dit

eaux sera

fixée » (à cette

de confirmation).
les

:

«

à

la fêle

époque de l'année,

des Tabernacles, la question des

ne peut plus être question que

il

résulte de la règle adoptée par

11

jugements sont prononcés par Dieu au nouvel-an

point isolé en ce

même

jour

;

que, selon

lui,

tous

confirmés pour chaque

et

puisqu'il a institué, dans la formule de prière à

f" sonnerie du Schofar,

réciter lors de la

Rab

passages suivants

les

'^



C'est

aujourd'hui l'anniversaire de la création, la commémoration du premier jour.

car

c'est

une

loi

pour

Israel,

un décret du

Dieu de Jacob (Ps. LXXXI,

5).

En

ce jour est fixé le sort de chaque pays; lequel verra la guerre, lequel aura la
paix, lequel souffrira de la famine, ou jouira de l'abondance.

que créature

jugée

est

et destinée à la vie,

à l'avis de R. Yossé qui dit

moment, comme

il

l'éprouves à tout

moment.

de l'homme
dit

au

jours,

(si

:

l'en

Or,

la

»

Ceci est contraire

Tu Vexamines chaque matin,

:

1" partie du verset s'applique à

juge digne)

;

la fin

tu,

l'entretien

à sa nourriture. R. Isaac

le

grand

:

:

et

celui de sonjjeuple Israël, chaque

même, R. Levi commente

ce verset (Ps. IX,

équité, et les nations avec droiture;
1.

mort.

nom de Rabbi le roi et la communauté sont jugés par Dieu tous les
comme il est dit (I Rois, VIII, 58) Afin d'accomplir ce jugement de

son serviteur

une

la

ce jour, cha-

l'individu en particulier est jugé par Dieu à tout

est dit (Job, VII, is)

Dieu

ou à

En

Suit

9)

:

chose en son jour.

//

un passage reproduit du tr. Biccourlm, II, 4 (t.
Schajalim, III, t, Ni'dan'm,
la récolte) sert d'indice.

ffeits ce jour. Cf. tr.

Biccourim,

du Moussuph, que

l'on récite

1,

10.

le

monde

avec

en d'autres termes*, l'Eternel juge

périodicité analogue dans

de l'owe?" (prémice de

jugera

5.

On

4
les

Ils

III, p.

379).

VII, 12.

la

3.

Il

les
y a

La gerbe

sont figuiés par les 2 pains,

retrouve dans le

encore de nos jours à

2.

De

Synagogue.

Schemonc essré
6.

Voir Mi-

drasch Rabba sur Genèse, ch. 20.

îî-

TRAITE ROSGH IIA-SGIIANA

64
Israélites le jour,

gieux;

juge

il

bonne influence des préceptes

lorsqu'ils sont sous la

les

reli-

autres nations la nuit, lorsqu'elles sont détournées de ces

devoirs. Selon Samuel, le jour

même

où Dieu juge

après les autres nations; quant au verset,
ture (qui semble viser une

distinction

juge

il

Israël,

juge aussitôt

il

nations avec droi-

les

à leur égard),

il

indique que Dieu se

comme

p.

ex. de l'histoire de

souvient des individus méritants parmi eux

;

Jethro, ou de l'hôtellière Rahab.

R. Hiya

Aba demanda

b.

moissons sera décidé),

jugement

ce jour; et

du

c'est

si

c'est

sort des

le

commencé en

comment

pour

suite,

en vertu de l'année

encore

pas

n'a

de l'année qui s'écoule,

fait

développée avec

s'est



(jour

sur pied est subitement frappé, en vertu de quel

le blé

actuellement, puisqu'elle

croissance

la

Pâques

mal arrive-t-il? On ne saurait dire que

ce

commence

qui

lorsqu'à la veille de

:

frappée

juste

n'être

que

se fait-il

qu'en ce dernier jour? De même, quel jugement a condamné ceux qui meurent dans l'intervalle de temps qui est

entre

jour du nouvel an et

le

grand pardon? On ne saurait non plus dire que

commence,

qui

pardon;

et

puisque

du

c'est

si

le

fait

toute l'année jusque là?

Il

jugement

(::''va;),

faut croire

nom

mort

les

premiers,

même jour;

le

contraire,

LXIX,

29)

:

sont condamnés avec

Ils seront

des justes

vie, savoir

effacés

inscrits, concerne les

nia,

compagnon des

du

Il-s

XXI,
il

17,)

:

enfin

moment

Ne crains

V, 6)

troisième,

que

aux derniers,

:

l'avis

ont

et s'ils

des justes

justes,

fait

au cas

;

est dit (ibid.

rapporte aux impies
les

un

est accordé

il

de la

;

no seront

ils

exprimé par R. Simon au

Dieu juge seulement l'homme d'après

(sans souci de l'avenir), puisqu'il

rien, car Dieu

a entendu

est dit

la voix de

le

(cette dernière

jugement divin ne va pas au

voit l'iniquité, et

Rabba sur Exode,

ch. 3. Cf.

il n'//

fait

:

nom de

l'état oti

«



qu'il

est

toi,

parce

expression est au pré-

delà). R. Issakhar

Car

il

(Genèse,

l'enfant

de R. Simon est fondé sur ce

lage de Mandi^ expliqua ce verset (Job, XI, 11)
il

les

seconds, la sentence de

Les insensés ne peuvent pcis se maintenir devant

:

sent, et indi(jue

4.

les

impies. C'est ainsi qu'il

que tu hais tous ceux qui agissent mal

du mensonge,

le

gens intermédiaires. Cependant, objecta R. Hana-

se trouve. » Selon R. Levi, l'avis

dit (Ps.

registres

rabbins, est-ce à dire que Dieu ne connaît pas l'avenir?

Levy, disant

se trouve à ce

question) n'a

sentence (àucças'.;) de vie est pro-

livre; ceci se

R. Iliya paraît n'avoir pas entendu
b.

vécu

ont-ils

y a 3

Il

:

enfin dans

enfin la suite du verset, avec

;

pas

R. Josué

la

;

seront inscrits sur la sentence favorable

ils
ils

Yohanan

la

an jusqu'au grand pardon,

répit de dix jours, depuis le nouvel

pénitence,

impies

premier jour du nouvel an; pour

prononcée dès

est

de R.

du grand

lors

ouverts en ce jour de jugement; dans l'un, sont inscrits les

gens intermédiaires. Pour
le

prononcé

que R. Hiya (qui a posé

vrais justes; dans le second, les vrais

noncée dès

en vertu de l'année

c'est

de l'année qui est écoulée, pourquoi

pas entendu dire par R. Qrispa au
différents

est

final

le

il

connaAt

les

du

vil-

hommes

pas attention (sans autre souci

Neubauer, Géographie,

p.

269,

TRAITE ROSCH HA-SCHANA
que du présent). Do même,
9)

Si ho étais pur

:

dit

et juste,

R. Josuc b. Levi,

mais tu

de justifier

hommes

le

ou

bovc,

te

XXX,

pénitence)

L'animal agile

:

or,

;

puissance,

comme
il

au bien par

le repentir).

on un magistrat,

ne conteste pas à

il

:

il

R. Éliézer Peda

un

soit

roi

perpétuité'^,

de

lui arrive parfois

il

dit

celui qui ait le

un chef souverain,

commence

l'impose seulement aux autres. Dieu au contraire

ma

pas'.XsJç,

suivre lui-même le premier, et

la

comme

toujours par suivre la règle qu'il prescrit 2,

observeront

si

:

ou un fonctionnaire élevé, édicté une ordonnance

v6;;,oç,

humains,

d'autres fois

sien

ne combat pas pour vaincre (souhaitant que l'homme revienne

c'est-à-dire

les

le

les

cherche à ne pas faire prévaloir sa

il

est dit (Ps. CIII, 9)

il

quoique ce

et,

(afin

parmi

est d'usage

il

qu'en cas de lutte entre les animaux, chacun voudrait que

devant qui personne ne peut subsister,

ils

31)

qui perso7me ne peut subsister

roi, devant

l'emporte. L'Éternel au contraire n'agit pas ainsi,

parmi

au présent).

es pur- et juste (toujours

répit des dix jours de

le

n'est pas écrit (ibid. VllI,

il

R. Hiya interprète cet autre verset (Proverbes,
des reins, ou

65

recommandation,

premier pratiqué

XIX, 32)

les

je suis V Éternel,

préceptes de

ma

XXII,

est dit (Lévit.

il

:

c'est-à-dire je suis

De même,

loi.

9)

lèveras devant la vieillesse

R. Si-

dit

mon,

il

est écrit (ib.

teras

le

visage du vieillard', tu craindras ton Dieu, je suis V Éternel', or,

j'ai

les

tu

te

moi-même commencé^ par observer le devoir de se
vieillards (devant Abraham assis. Genèse, XVIII, 1).

R. Simon

dit

que ce verset (Deutéron. IV, 7), quelle

qui ait des statuts

Hama

R.

:

des lois justes,

et

R. Hanina

b.

R. Oschia

et

de

même

la

justice,

du jugement

parmi

est d'usage

il

du nouvel

(de la fête

an),

que Dieu fera des miracles pour

magistrat annonce

se revêt de blanc,

il

procès pour

le

tel

terrestre a

fixé tel

il

les

le

pour être

le

dans

hommes que

les

même

et

;

l'an,

(-/.aTi^Y-ps')'

l'an.

par

le

terme n!iJ7,

vaincre. V. B., Pesahim, 110».

Biccourim,
T. Yi.

III,

3

(t.

III, p.

383);

la convic-

le

le

oii

car

se

A

tribunal

aux anges

tiendront les

mes enfants ont cons-

Si le tribunal a décidé d'ajourner la

qui a
2. Cf.

Rabba à

premier.

le

lorsque

au lendemain, Dieu dira aux anges de service d'enlever
Jeu de mots sur

au jour

lorsque

l'Élernel dit

tribunes pour les assises,

premier de

et

;

met un manteau

réjouit,

la décision fixée

premier de

défenseurs (auvi^Yopoi) et les accusateurs
titué ce jour

même

jour, et que l'accusé voudrait le proroger

n'en est pas de

jour pour être

de service de préparer

mange, se
parmi

est d'usage

il

:

l'égard de Dieu au contraire,

4.

hommes

D'après l'autre, la différence de cette

lui.

un autre jour, on écoute certainement

pour

les

on se revêt d'habits noirs, on se couvre

au contraire, n'agit pas de

Israël,

nation consiste en ceci

fête

grande

d'après l'un, la Bible déclare qu'il n'y

:

blanc, se rase au préalable le visage, boit,

à

si

couleur, on laisse croître la barbe, dans l'incertitude où l'on est

sur l'issue du jugement.

tion

nation

a été diversement expliqué par

etc.,

a pas d'autre nation égale à celle-là. Ainsi,

que lorsqu'on doit passer en

debout devant

tenir

est la

tu respec-

et

le

double sens de

Rabba sur

:

la

tribune, de

à perpétuité,

E.\ode, ch, 30.

et

3. J.,

Lévit., ch. 35.

5

TRAITE ROSCII HA-SGHANA

6G

défenseurs et accusateurs, les

faire partir

la fête

au lendemain. C'est ainsi

une

pour

loi

qu'il est dit

c'est

par Dieu)

vous

puis

;

ainsi ce verset (Lévit. XXIII, 37)

est dit

il

R. Simon explique
Éternel

mon

Israël,

Dieu;

;

tes

quia déjà

été établi

merveilles

dire, ajouta R. lia,

pensées sont tournées vers nous;

et tes

or,

en vue des hom-

le reste est

;

R. Levi, à un roi qui a une horloge et

dit

telles.

Tu as accompli de grandes œuvres,

:

la 1'^ partie, l'œuvre divine, envisage le passé

mes. Ceci ressemble,

Voici les

sans quoi, elles ne seront pas

verset (Ps.XL, 6)

le

(à ce

au

:

que vous nommerez, ce qui veut

:

désignez pour mes fêtes

les

pour

statut

attendra). R. Qrispa,

(il

de l'Eternel, expression se rapportant au passé

fêtes

un

préceptes religieux à cet égard),

les

Dieu de Jacob n'exercera pas non plus sa justice

non de R. Yohanan^ interprète

si

car

:

Dieu de Jacob (Ps. LXXXI, 5); aussi longtomps que ce n'est

le

pas un statut pour Israël (n'observant pas
le

ayant décidé d'ajourner

d'Israël

fils

la

remet à son

fils

dès qu'il est grand 2; ou, selon R. Yossa b. Hanina, cela ressemble à

nn

observatoire donné par

sceau

3

donné de

même

par

roi à

le

le roi

son

fils

ou bien, selon R. Hiya

;

qui livre ses instruments de travail à son

Dieu a

livré la

devenu grand;

Au jour du nouvel an,
l'Éternel, etc. » R. Aha dit

est-il dit,
:

devenu grand

une arrière-garde* devant leur

fils

chef,

comme

en vertu de ce verset

comprend

il

œuvres, d'avance. R. Élazar

la fois (tandis

unique

A

«

les

dit

:

le

muni d'un

les brebis

sac

toutes leurs

:

parmi

les

il

comme

œuvres;

:

c'est-

conçoit (au pré-

humains,

et perçoit tout

d'un

XXXIII, 15)

(ib.

le potier

former toutes d'un coup, mais

que Dieu conçoit

hia explique ainsi ce verset
êtres) se tournent

ou encore,

ressemblent à ceux qui défilent

ils

cœurs ensemble,

a pétri cent cruches n'a pas pu

regarder à

;

tous les êtres de la terre passent devant

à-dire, explique R. Levi, dès l'instant de leur formation,
sent) leurs

que

(c'est ainsi

devenu grand.

passent tour à tour

ils

troupeau; selon les autres sages,

tous leurs

Aba, à un ouvrier

selon d'autres sages, à un médecin

enfin,

«

forme

b.

possesseur de nombreux trésors, qu'il livre à son

roi

plein de remèdes, qu'il livre tous à son

il

fils

R. Aha, à un

dit

qui sert à déterminer les divers préceptes)

un

Isaac, à

selon R.
fils

loi

ou encore,

;

il

qui

peut les

de suite). R. Berak-

Créateur désire que leurs cœurs (celui des

uniquement vers

lui s.

Enfin, selon R.

Aboun,

celui qui est

dans l'univers a compris d'avance leurs œuvres.
la fête des Tabernacles, la question des

eaux sera

fixée, » dit la

Mis-

chnâ. Ceci exprime l'opinion (contestée parfois) de R. Akiba seul, en ce qu'il
dit*

:

la règle

relative

à

tidien, le jour de la fêtes

dans

la

car,

loi;

pour

libation de l'eau (lors de l'offre

la

du

sacrifice

quo-

de tentes) est un précepte indiqué (par allusion)

le

2= jour,

il

est dit

(Nombres, XXIX, id)

:

et

leurs

2. Ainsi, Dieu laisse Israël maîlre de fixer les
Rabba sur Deutér., ch. 2.
de
la
délégation
Symbole
du pouvoir.
3.
4. Le terme du texte, dit J.
fêtes.
5. Cet exégèfe et R. Aboun
Levy, est peut-être une corruption de é'K'.xiYim.
yahad
(ensemble)
dans
le
sens
mot
d'unique
le
(yahid).
prennent
6. Cf. J.,

1.

Schebiith,

I,

6

(t. II,

p. 331)

;

tr.

Soucca, IV, 1; B.,

tr.

Taanith, 20.

TRAITÉ ROSCH IIA-SCIIANA


libations, expression

M

y a un

excédenl de

31), avec

(ib.

il

puis au 6" jour, de ses libations

;

enfin au 7",

el

I,

excédenl

67

il

y a selon la règle

avec excédent du M. En réunissant ces lettres superflues, on a

eau

mices d'orge à

moment)

ce

pour

(ce qui suffit

béni pour l'année

soit

moment

de cette offrande. Donc,

la libation

ensuite

des arbres soient bénis à la suite

les fruits

a lieu pour

fôie

il

:

si

pluies,

et

a péché. Dieu ne réduira pas cette chute d'eau, puisqu'un juge-

fleuves, de façon

communauté

la

que

XXXVIII,

désert

*

est l'objet d'un juge-

beaucoup de

doit recevoir

il

est

immuable. Cependant

ou dans

se contentera de la disperser dans la mer,

le

grande

la 3°

de l'eau à

Providence,

la

ment qui concerne

sur

(devant être jugé à

doit offrir les prémices de froment à

montré mériloire au moment du nouvel an

ment favorable de

dit (Job,

le blé

bénédiction future de l'eau. R. Simon b. Yohaï a enseigné

la

Israël s'étant

si

on

;

Pentecôte, pour qu'à ce

obtenir

mot MalM,

le

justifier l'allusion). Or, la loi prescrit d'offrir les pré-

de Pâques, pour que dès lors

la fêle

(ibid. 33),



II

la terre

26)

n'en profite pas. Ce qui

ou dans

les

prouve, c'est qu'il est

le

faire pleuvoir sur la terreoù

:

déserts,

les

Très Saint

le

d'homme

n'y a pas

il

n'y a pas d'humain'^. Lorsqu'au contraire Israël parais-

sant coupable au nouvel an ne devra avoir, par suite du jugement divin,

qu'un peu de pluie, qu'ensuite

augmentée en vertu de

a

il

la slabilité

descendre ce

voir, l'Éternel fera

il

est dit

du jugement divin;
que

la terre tire

(Psaume LXV, H)

:

tu aplanis ses rayons; tu l'amollis par la pluie

germe;

et

sument

les

pour

les

:

que que

la fin

si

En

;

Israël

six

Fomission d'une

commence par
fin

les

du

et

tu bénis son

officielle

pardon

du commencement de
dit

Cahana, indi-

se sera procuré ainsi

pour

la

de

la

néoménie
;

et des Tentes);
;

:

en Nissan, à cause de

30.

la fixation

Pâque ;

des autres jours de la fête

au mois de Kislew, pour

2. Cf.

lu, signifie aussi

la

en Eloul, pour pouvoir d'avance fixer

enfin en Adar, en raison de

Egeb, ch.

(commencement) ainsi
Meghilla, I, 4 (7).

messagers vont au loin procla-

les

Pendant l'existence du Temple,

Sifri, section

il

est dit (Deut. XI)

d'année.

des Machabées)

tber).
1.

gr.

lui

Il

dans Reschilh^,

humble,

être

nouvel-an suivant; en Tisri, pour

(fête

même^

ci

la sécheresse et la chaleur con-

yeux sur

leltre {a)

mois divers de l'année,

la fixation

(celle

mi-

tu arroses ses sillons

seront d'autant privés d'eau en hiver.

sol), ils

en Ab, à cause du jeûne du 9 Ab*
le

comme

:

profit de la pluie

;

une bonne

3.

mer

19)

sans cesse l'Éternel ton Dieu, a

Vannée à
suite

XXIV,

bon

augmentant d'une

eaux de neige, ainsi le sépulcre ravit les pécheurs c'est-à-dire
péchés commis par Israël en été (à l'égard des redevances sur les

produits du
12)

est dit (Job,

il

mieux pour-

afin d'y

faut à la terre, en

qu'il

série d'ombres et de vent, de façon

nime. C'est pourquoi

pénitence, la pari d'eau ne saurait être

fait

les

Pourim

*

la

Hanouca

(fête

dEs-

messagers sortaient aussi pour

Raba sur Genèse,

pauvreté.

4. Tr.

ch. 13.

Taanith, IV,

3.
G.

Ce mot
5.

Tr,

TRAITÉ ROSCH HA-SCHANA

iB8

nôoincnie d'lyar, en raison de

la

la eélébralion

de

seconde Pâque en

la

ce mois.

Pourquoi ne sorlait-on pas aussi au mois de Siwan, pour

côte? C'est que cette fête est implicitement fixée au 50^ jour qui suit

Pâques. Toutefois, on trouve un enseignement qui
Pentecôte est

Siwan S

le 5

355 jours), ce sera

le 5

tantôt

si elle

;

le 6, tantôt le

7

;

est régulière (de 35

i

défectueuse (de 353 jours), ce sera

elle est

de

la connaissance

sagers pour

si

1" de

]le

tantôt cette fête de

:

Tannée

est pleine (de

ce sera le 6

jours),

;

l'envoi de

mes-

en vue des fêtes de Tisri?

les renouvelait-on

(Ne suffisait-il pas de compter le 30" jour d'Eloul pour le nouvel-an) ? Non,
importe de savoir quand

néoménie de Tisri

la

augmenté d'un jour, comme

il

si

(donc, cela ne dépend pas de

le 7

néoménie de Siwan). Pourquoi, après

la

néoménie d'Eloul,

la

dit

Pente-

fixer la

il

est consacrée (si Eloul n'est pas

arrive parfois). Je garantis, ditR. Josuéb. Levi,

que nul de ceux qui se rendront à Némorin (en Syrie), pour

faire connaître

des néoménies, ne mourra pendant ce trajet

au dehors

la fixation

un but de

piété). Là, le scrupule

pour cette fixation

était tel,

dans

(fait

qu'en raison du

doute, on établissait deux jours pour le jeûne du grand pardon-. Aussi R.

Hisda leur
posé

dit

vous vous donnez une peine

:

soyez certain que

;

de Samuel

b.

doute sup-

tribunal n'aura rien négligé à cet égard. Le père

le

R. Isaac eut des scrupules pour

suite, ses intestins se rompirent, et

lui:

ayant jeûné deux jours de

en mourut.

il

Pour deux mois de l'année,

4.

infinie à cause d'un

les

témoins chargés d'annoncer

néo-

la

ménie peuvent au besoin profaner le repos sabbatique, savoir en Nissan
Tisri, lorsque des

en

messagers vont jusqu'en Syrie ^'annoncer aux Juifs

du dehors, parce qu'à ces moments on

porte quel autre mois, en raison de l'apport

que

gresser

on ne
(6)



transgressera pas au

le

est arrivé

Il

demi cachée par

l'éclat

et

tel fait,

l^""

(étant inutiles). R. Gamaliel

pourrait survenir

(la

lui

paires

fit

si

fêtes.

des onr;;ndes au Temple.

soleil),

la

il

néoménie

la terre, soit

permis de trans-

est

de témoi-ns
la

;

selon R. Yossé,

à tous).

étaient

en route

plupart d'entre eux à Lod

dire qu'il avait tort de les

on

Pen-

sabbat pour n'im-

lune étant visible

Akiba arrêta

(malgré leur grand nombre), car,
il

cas

de 40

que plus

pour annoncer un

nombre,

du

repos sabbatique pour annoncer

le

le

lune se trouve élevée (perpendiculaire) sur

la

en ligne oblique

grandes

fixe toutes les

dant l'existence du Temple, on profanait au besoin

(5) Soit

et

arrêter

empêche à cause du grand

les

un jour un manque complet de témoins à

cet effet.

L'expression
7)

:

-1.

«

en haut

au

de Vargent éprouvé
Cf.

p. 268);

ci-dessus,
tr,

§ 1,

'Erouàin, 32.

» est claire,

p.

8,

comme

feu, au-dessus de
et

ibid,,

3. Tr.

n. 3.

Demaï,

dans ce verset (Psaume, XII,
* la terre,
2.

YI, 11,

épuré sept

Cf. J., tr.
4.

Halla,

Le sens

est

:

I,

au

fois.
1

(t.



III,

creuset»

TRAITÉ ROSCH HA-SCHANA
paires, l'arrêt a seulement

Quant au passage des 40
avait tant de gens

i

et

témoins. R. Gamatiel
pourrait en

il

dire qu'il avait tort de les

fit

un manque

résulter

empêcher

devant

lui

personne,

accomplir un devoir religieux

que R. Akiba

(7).

deux

iront tous

comme
tre)

un père

Si

l'attester

nombre

si

Juda

lui

fils

boulanger dit^

le

fit

seulement,

;

enlever ce

il

et tous les

néoménie

la

Tobie

un

le

fils,

d'aller

avait été chef de la lo-

titre.

ils

ce n'est pas qu'on joigne leur témoignage

;

faut encore

un au-

de l'examen,

l'autre

il

lors

dit

:

un père

son

et

parents à n'importe quel degré sont valables pour attester

(et

peuvent être joints). R. Yossé raconte

médecin d'avoir vu

esclave affranchi

son

gens,

Dieu nous garde de

:

pourra servir de second à un autre témoin. R. Simon
fils

de

ont vu ensemble la nouvelle lune,

commet une erreur

l'un d eux

ne

effet,

qui provoquerait des obstacles en

et celui

;

de deux personnes (vu leur parenté,

celui

mais

;

son

et

témoins à cet

de

^

subi i'anathème

ait

car un jour

arrêter,

grand

Gader, et R. Gamaliel

calité dite

complet

lieu,

parmi ce

ce cas sera mis en anathème. R.
croire

eu

parce qu'il y
se serait pas produit pour un seul couple de

ne

il

69

cohanim ont

les

;

nouvelle lune à Jérusalem avec son

la

invalidant seulement celle

accueilli

à

qu'il est arrivé

son attestation

et

fils

et

celle

de

du serviteur ^ En arrivant au con-

traire devant le tribunal, celui-ci accueillit le père et le serviteur, n'ad-

mettant pas

la

le

témoignage du

fils

en ce cas.

R. Simon fonde son avis sur ce qui

s'est

néoménie avant

comme

la sortie

d'Egypte,

Avon

L'Éternel dit à Moiseet à

(les

deux

passé lors de la
il

1"

attestation de

est dit (Exode, Xll,

1

et 2)

mois

frères, seuls témoins), cq

:

est

pour vous le premier des mois etc. Aussi, les cohanim ont accueilli le témoignage du père et du fils, déclarant impropre celui de l'afïranchi (parce qu'il
n'est pas de la

gnage du

fils

môme

souche)

;

tribunal au contraire a récusé

le

à titre de parent (dont l'attestation est toujours sans valeur).

7 (8). Voici les personnes dont le témoignage est récusé

jouent aux dés,

que des

ceux qui

:

ou prêtent à usure, ou qui spéculent sur

-ajso'.,

pigeons, ou qui font
repos, ainsi

seul témoi-

le

le

commerce des produits de

la 7"

esclaves. Voici la règle générale

le vol

des

année agraire du

pour tout témoi-

:

gnage auquel on ne reçoit pas celui d'une femme, on n'admettra pas non
plus

le leur.

En

parlant de joueurs de dés

briqués spécialement pour

s,

le jeu,

on interdit aussi bien

que

le

jeu avec

III,

1

Midrasch Sckohartob, ch.

(t.

81d).

Si/nhédrin,

III,

5

3.

Tr.

(f.

21»);

3, et ci-après,

'Edouijoth, V, 6.

SchebouôCh, VII, 4

II, 7.

At.'ïr.
(f.

objets (pions) fa-

des coquilles de noix, ou

pelures de grenades (objets non appropriés au jeu).
1. Cf.

les

37d).

A

quand une

partir de

2.

V. J.,

Mocd

Synhédrin,lS

,

^.

qaton,
5. J.,

TRAITÉ ROSCII IIA-SCHANA

70

personne sera-l-cllo digne de confiance? Lorsqu'elle aura brisé ses jeux

telle

et qu'il résulte

quand

prêteur à usure regagne-t-il

le

a complètement renoncé à de

qu'il

On nomme
soit oiseau

:

ces animaux,

On

qu'il

et

les autres

à l'égard des étrangers).

livre pas à ce

et trafique

Yossé a enseigné

si

;

reconquiert la con-

il

année de repos d'un nouvelle période,

7"=

faut

qu'il

i

qu'il

au préalable

d'y avoir renoncé en parole, mais

fait

commencement

le

ne se

il

y a tout-à-fait renoncé.

deux

laiser s'écouler

année de repos. On a enseigné au nom de R. Nehemie

Aux gens

complètement

quelqu'un n'ayant rien

des fruits interdits

que l'examen démontre

ce trafic, en disant p. ex

bête,

planchettes ayant

années agraires, se met au travail dès

trafic, et

soit

accuse un commerçant de trafiquer des produits de

fiance lorsqu'au retour de la

pauvres.

on voit

faite

démontré avoir

a

année de repos, ou spéculer de ces denrées,

de l'année du repos

7^

(môme

reconquiert la confiance, lorsqu'il brise les

il

à exercer

pendant

R.

qu'après enquête

et

ou de toute autre espèce du règne niamal,

renoncé à cet exercice.
la 7"

confiance? Lorsqu'il aura déchiré les

prêts

tels

partir de

« faisant voltiger les pigeons » celui qui les incite à la lutte, qu'il

s'agisse de pigeons,

servi

la

de prêts signés onéreusement,

contrats

A

de l'enquèle qu'elle y a complètement renoncé.

ne

qu'il

la

fois

pas

suffit

faudra restituer aussi l'argent recueilli de

il

Voici les 200 zouz mal gagnés, à distribuer aux

:

avec

précités l'on ajoute les pasteurs, ceux qui achètent

violence (vous forcent de livrer les denrées, tout en payant), les voleurs,
enfin tous ceux qui sont soupçonnés de malversations d'argent
tion n'est pas reçue. Selon R.

menu

qui gardent du

Abahou,

les

pasteurs dont

il

leur attesta-

;

s'agit là sont

ceux

non du

bétail (paissant parfois sur le bien d'autrui),

gros bétail.

R. liouna

dit

:

celui qui a enseigné

geons sont récusés

comme

puisqu'il est dit ailleurs

au nom de R.

^

que

les

gens s'adonnant au vol des

témoins en justice, professe

l'avis

pi-

de R. Eliézer,

que l'on exposa devant R. Akiba deux avis énoncés

Eliézer, savoir

:



Qu'une femme peut

portant comme ornement def front l'image en or

^

de

samedi en

sortir le

la ville sainte

;



ceux qui

s'adonnent au vol des pigeons sont impropres à témoigner. Est-ce à dire, de-

manda R. Mena devant
(énonçant

le

même

R. Yossa, que toute

sujet) est

la

Mischnâ du

traité

conforme à R. Eliézer seul? Non,

aussi avec les autres sages. D'où vient que la Mischnâ de

elle est

de tous, et non

l'avis

de R. Eliézer seul, parce qu'en dehors du témoignage dont

référant

aux questions

tion sont

capitales),

il

allait

impropres à témoigner dans

défiance qu'elles inspirent

;

il

répond R. Yossa,

de soi que

les affaires

les

1.

tr.

Schebiith, VII, 5

Sabbat, VI, 1.

(t.

il

exprime
parle (se

d'argent,

en raison de

vient donc dire qu'à l'instar de l'inaptitude

dans des questions capitales,
L,

elle

personnes en ques-

ces gens à témoigner pour affaires d'argent, elles sont aussi
ter

d'accord

Synhédrin exprime

l'avis

celle d'ici? C'est qu'ici,

Sjnhcdrin

et l'on

II, p. 395).

place sur le
2. Tr.

la

de

impropres à es-

même

'Edouijoth,

rang
II,

7.

le

témoi3.

Tr.

TRAITÉ ROSCH HA-SCIIANA
sujet de la néoménie. Mais n'a-t-on pas enseigné à la

gnage au
Mischnâ

générale, pour

En règle

«

:

même

Mischnâ,

rabbins

les

conforme à

adoptent

*

l'avis

on

serait aussi,

le

si

en résulterait que, dans

il

de R. Eliézer, puis

con-

le

Yossa au nom de R. Houna, l'enseignement com-

testent? Aussi, dit R.
plet est

le leur

des autres sages, et

l'avis

de notre

leur? » Or, en disant que

le

par analogie celui d'une femme serait admissible,
exprimerait forcément

fin

témoignage auquel on ne reçoit pas

totrt

non plus

repoit pas

femme, on ne

celui d'une

la

71

de R. Eliézer (même à

l'avis

la fin)

;

seulement, leur

discussion (entre R. Eliézer et les autres sages) est conforme à la discussion
suivante, car

a été enseigné

il

^

Un témoin

:

convaincu de faux sera déclaré

impropre à n'importe quel témoignage légal (sans admettre que, pour une
question capitale,
dits

ce n'est vrai toutefois que

:

question capitale

de l'argent,

mais

;

est l'avis

de R. Meir.

elle se réfère

(9),

ce faux a été émis pour

s'est

conformé à

un témoignage concernant

l'avis

la nouvelle

sabbat), et au besoin le transporter sur

embuscades des voleurs, on

lune est incapable de marcher

chemin

un

lit*.

(même au jour du
faut craindre les

S'il

munira de bâtons (malgré

se

on emportera des vivres; car au besoin,

est long,

velle lune,

repos sabbatique, afin d'aller attester

le

comme

est dit (Lévit. XXÎII. 4)

il

du

l'interdit

pour une marche durant jusqu'à une journée complète avec
transgresse

et le

de R. Eliézer (qu'en cas d'inapti-

(pour se rendre au tribunal), on devra l'amener à âne

transport). Si le

d'ici,

à tout).

quelqu'un ayant vu

Si

R. Yossé

reconnu faux témoin dans une

lorsqu'il a été

sera seulement soupçonné impropre pour ce dernier genre de

il

préopinant R. Meir

8

si

tel

;

Donc, cet avis de R. Yossé est analogue à celui des sages

sujet.

tude

ne mentirait pas)

il

:

la

vue de

la

nou-

Voici les /êtes de l'Eternel,

appellations saintes (toute fête déterminée justifie la transgression

les

on

la nuit,

du

Sabbat).
R. Isaac dit

^

comme

:

a employé toutes sortes de tours de phrase

la loi

(dans un sens détourné), la Mischnâ l'emploie parfois. Ainsi, par exemple

XXIV,

est dit (Genèse,
dit

^

:

etc. »

«

21)

:

Et

cet

Si dans une tonne de poisson pur

De même

ici,

les

tester la

vue de

la

Mischnâ

y a une contenance de

2 saas^

étonné d'elle;

munira de bâtons. Est-ce à dire

nouvelle lune,

ils

le

repos

peuvent aussi

capitale, et

vu

2. Tossel'taautr. iUacco^/i,I,fiii.
(t.

no 523,
verset.

IV, p. 128).
6.

Tr.

5.

Cf.

sa

gravité

3. B., tr,

Maijnid, an.

Troumôih, X, 8

(t.

III,

ils

le

p.

p. 119).

qu'aussi
at-

transgresser pour
le

sont pas

ne mentiraient pas à ce sujet.

Sijnhédrin, 27».

III,

^

sabbatique pour

Selon eux, toutefois, les gens sujets au soupçon pour l'argent ne

pour uns question
X, 5

il

envoyés peuvent transgresser

bien que

et la

était

on emploie une expression impropre pour dire qu'en

cas de crainte d'embuscade on se

1.

homme

il

4. J., tr.

Sabbat,

20, sur la casuist, de Raschba,
7.

Torath Cohanim,

à ce

TRAITÉ ROSGIl HA-SCHANA


annoncer que

que

(Lévit. XXIIî, 4):

de

la vue),

la

— R.

gerbe d'orner

Simon

si

on

il

est

dit ^

est

:

Lakisch demanda

b.

est

Il

Lakisch
est dit

finit

3

moment

qu'au

posé disait

la nuit

ou bien

disait

il

^

:

est-ce que pour couper

le

nuit, qui est

cette

lui,

à la

approchait

la

n'ac-

R. Simon b.

R. Aha,

la justifiant

», et les

effet,

autorisée n'est

d'après ce qu'il

cérémonie de couper Vomer,

couché

est

à cet

et

Resch Lakisch

transgression

nuit). Puis, dit

du 16; mais

la nuit
;

l'ins-

Abayé,

répliqua R.

couper

Toutefois,

sabbat.

le

légal,

« le soleil

:

:

Certes,

?

par adopter l'explication donnée, en

Au moment où

:

(par l'attestation

devoir accompli est valable

le

pas cette réponse (selon

applicable

sabbat

le

recommandé de

permis de transgresser

cueillit

nommer

les

est dit

il

sabbat, mais non pour faire savoir que rien

le

transgresser

coupé au jour,

l'a

nommerez; pour

date? Non, car

jour du 16 Nissan (au lieu de la

le

tant légal), on peut
puisqu'il

voies

on peut profaner

n'est changé.

même

sont maintenues à la

les fêtes

le

pré-

assistants le confirmaient;

aujourd'hui samedi », approuvé par les assistants.

« c'est

Or, cet avertissement ne pourrait avoir en vue l'autorisation pour la nuit (car
ce point était déjà prévu)

assez grave à accomplir le jour
est-il

permis aussi de

Temple

il

y a

lieu de transgresser le repos sabbatique,

transgresser dès la nuit pour les accessoires de ce

le

comme

travail? Certes,

donc l'appliquer au jour. Si pour un travail

faut

il

;

il

est dit*

avant

:

le jour, le

préposé du service au

avertissait les fabricants de galettes d'avoir à préparer les ingrédients

nécessaires à cette offrande de farine (donc, l'interruption peut avoir lieu dès

ne prouve

la nuit). Toutefois, cela
la

semaine seule. R. Hiya

disant

« tel est l'ordre

maine,

soit le

sabbat à

faisait

Ada

périodique

a complété les paroles de la Mischnâ^,

ilu culte

samedi (donc, pour

De même,

la nuit).

mise dans

et l'avoir

b.

il

la hotte,

peut-être cet avis s'applique-t-il à

rien, et

culte,

le

est dit

"

divin

:

cet accessoire

mot grmn

en ajoutant

Après avoir coupé

le

précepte auquel

rôti (Lévit. XXIII, 14), selon l'avis de R.

on

et

la

est fait

il

Meir

(or,

observa R.

lieu la nuit). Cela tient,

commencé l'accomplissement du précepte
de l'orner,
l'achever (même aux dépens du sabbat). Mais, objecta R. Judan

Yossé, à ce qu'ayant

on l'engage à

le

1" gerbe d'omer

la

on l'apportait au vestibule du temple,

immédiat avait forcément

en se-

soit

:

on transgressera au besoin

flamber au feu, afin de suivre à cet égard

allusion par le

»,

'

de Cappadoce en présence du précédent R. Yossa, en supposant que par
exception on prenne du blé au grenier pour

nouveau),

est-ce à dire

l'ofïrir

que n'ayant pas commencé à accomplir

notre Mischnâ ne dit-elle pas que, pour une

d'une nuit

et

transgressera

d'un jour
le

VI, 4.

le

précepte

(la

b. Sisi,

marche nécessitant un

nuit précédant alors la

marche

trajet

faite le jour),

on

repos sabbatique, afin d'aller annoncer la vue de la néomé-

Meghilla, II, 7 (f.
Scheqaiim, VII, 5

i. J., tr.
tr.

(à défaut d'épi

on n'engagera pas à l'achever? De même, remarqua R. Jacob

religieux,

4. J.,

au Temple

7. J., tr.

7Jc).
(t.

V,

Pesa/iim, X, 6

2. Jér.,

p.
(t.

317).

Menahoth,
5.

V, p. 152);

Ibid.,
tr.

lieça

VI, 8.

I,

3. Ibid., VI, 3.
G. Tr. Menalioth,

fin.

3

(f.

60b,

bas).

TRAITÉ ROSGII IIA-SCHAN\

73

nie? Là, c'est différent, leur répondit R. Yossa, parce que
forcée à la nuit, celle-ci en dépend, et

En

journée.

même où
dès lors,

R. Yossé

dit

effet,

l'on aurait

vu

R. Aboun,

b.

même

effet est autorisé

placement à cet

le

Lorsque

sait

s'il

digne de

est

nuit

ou non],

foi,

le

;

dé-

la nuit).

tribunal ne distingue

le

consécration de cette

jour et la nuit (voilà pourquoi

CHAPITRE
1.

suite

fait

nouvelle lune aurait lieu par mesure rétroactive

la

n'y a pas de différence entre

il

la

jour

comme une grande

tout est considéré

le

le

II

pas suffisamment

tribunal local (de sa

le

témoin (ne

le

fera

ville) le

accompagner par un autre groupe jusqu'au tribunal supérieur (pour attester la néoménie).

on recevait

Autrefois,

ménie de qui que ce

soit

déposition pour la néo-

la

mais à partir du jour où

'

;

hétérodoxes

les

induire le tribunal suprême en

suscitèrent de faux témoignages pour

erreur, celui-ci décida de ne plus admettre à l'attestation que les témoins

reconnus par

lui

dignes de

^ En principe, on

foi

se contentait d'allumer

des feux sur les hauteurs pour donner la nouvelle de la néoménie au loin

mais depuis
sages

fut décidé

^, il

muniquer
R.

moment où

le

Yôna

la

les

Cuthéens en abusèrent pour tromper

d'envoyer des messagers au dehors

;

les

de com-

(afin

nouvelle verbalement).

que

dit

de la Mischnâ sont énoncées sans ordre

les propositions

Autrefois, on recevait la déposition de qui

et qu'il faut les rétablir

ainsi

que ce

par suite des fraudes, on accueillit seulement ceux

soit

plus tard,

;

:

qui étaient

reconnus dignes;

naissait pas

comme

testation.

»

faut lui

:

Lorsque

«

et

lorsque

le tribunal

on peut expliquer aussi

le

en adjoindre un autre.

Puis vient

»

un

qu'en cas de doute, on adjoint

fit

pour ester? Oui, en ce cas

en

stricte justice,

sumé digne de

il

foi)

;

la suspicion, ils ont

les

le

mais,

comme en

1.

Voir aussi

etc., p. 137.

Tosefta a ce

2.

Mot

Géojrajihie, p. 167.

motif de cette règle

autre'} Est-ce

la validité

monde pour

tous, tandis qu'il l'est
la

à

mot

tr.,
:

du témoin,

etc. »

ils

:

«

C'est

Pourquoi

qu'un témoin suf-

ch.

Israélite est pré-

raison de la fraude, les sages ont établi

par contre établi

le

l'at-

version adoptée par

n'importe qui,

la

d'un seul témoin. Doit-on en

néoménie, un seul témoin équivaut

à deux? Cette question est posée au cas suivant

reconnu par

la

ne faudrait pas d'autres témoins (tout

reconnu par tout

recon-

sages ont établi une sorte d'équivalence;

conclure que, pour cette attestation de

est

les

tribunal ne distingue pas la valeur

qu'en principe on accueillait l'attestation de
est-il dit

suprême ne

on devait leur adjoindre un autre groupe pour

Selon R. Yossé,

notre Mischnâ
il

tels,

«

:

s'il

y a

être digne de foi

par son compagnon,
I,

l'ont

citée et traduite

donné ce qui

2 témoins dont l'un

et

l'autre n'est

suffit-il

pas

d'adjoindre

par M. Derenbourg, Essai,
est à toi.

3.

Neubauer,

TRAITÉ ROSGII HA-SGIIANA

T4
dernier

ce

à

le

premier venu de

faut d'un autre, envoyé par

y répondre par

ceci

'

le

dé-



On peut

lorsque les témoins affirment chacun l'authenticité

:

d'un autre témoin

Rab, on n'opère pas une
témoin au cas où

le valider

tribunal de la localité des premiers)?

d'une des 2 signatures apposées sur un
l'adjonction

publique pour

voie

la

telle

car,

;

contrat,

sages n'exigent pas

les

Houna au nom de

R. Zeira ou R.

dit

jonction pour confirmer la signature du second

reconnaît les deux écritures, et celle du second est

l'un

seulement confirmée par autrui. [Est-ce que son compagnon, est-il
sera adjoint à un premier venu pour

dit ensuite 2,

Mais à quoi bon cette

l'attestation ?

question, puisqu'il vient d'être dit par R. Zeira que l'on n'opère pas une telle

En

jonction].

va sans dire

effet, cela

ainsi

mais

;

la

demande

dans un

est posée

autre cas, lorsque des deux signataires du contrat, l'un (qui est présent) voit

son écriture reconnue par tous pour être

la

sienne, tandis que pour l'autre

(absent), nul ne connaît son écriture, sauf le premier signataire seul (pré-

sent)

mer
les

est-ce qu'alors celui-ci sera admis

;

l'autre signature?

Non,

fut-il

comme

le

premier venu pour confir-

répondu, ce n'est pas admissible, sans quoi

témoignages pour l'ensemble de

sonne. Cette réponse est justifiée, dit R. Judan, car

d'une

même

ville

dont

la

par

l'acte seraient faits
si

2

même

la

per-

personnes viennent

majorité des habitants est païenne 3, par exemple à

Sousitha, dont l'un sera reconnu par tous pour être un juif, mais l'autre ne
l'est

pas

est sujet

(il

compagnon
de

seul.

Ce dernier ne saurait

publique pour l'attester

la voie

du témoignage
précité,

au doute, eu égard à

est

dû à un

seul

au sujet de 2 signatures

Est-ce que

le

vu

la

celui qui a

témoin de

la

:

Il

être

(les

et

(donc,

en résulterait que l'ensemble

On

Pourquoi

les

il

est

dissidents



*.

repos sabbatique

le

peut résoudre cette question parce qu'il est

est arrivé à R.

en ce cas,

pour l'exemple

degré de confiance de

le

Nehoraï de se présentera Ouscha avec

(peut-être

a saisi ce prétexte pour aller saluer ses

il

même

en sera de

néoménie un samedi, pour confirmer son dire,

même

fixation

il

il

nouvelle lune, peut aussi transgresser
?

vient), sauf par son

procédés seront les mêmes)

présence n'était peut-être pas nécessaire
témoin),

il

comparé au premier venu appelé

sans quoi

homme,

d'où

témoin chargé seulement d'attester

pour remplir son message
dit ailleurs 5

:

la ville

permis de profaner
cherchaient-ils

de la néoménie? C'est qu'en

à

le

et,

le

bien que sa

y connaissait-on ledit
compagnons d'études

repos sabbatique).

tromper

interprétant

les

sages

littéralement

dans
le

la

verset

XXIK, II, 15) de compter 7 semaines depuis le
de Vomer jusqu'à la Pentecôte, le lendemain du

biblique qui dit (Lévit.

jour de

la

présentation

sabbat,

ils

cherchaient à fixer cette dernière fête en un samedi.

partaient dès

la veille

au

soir,

dans

la

présomption que

la

A

cet effet,

ils

néoménie sera

Kelhoubôth, II, 4.
2. La phrase entre [] a été restituée d'après le
3. Cf. B., tr.
Kethoubôth, selon l'avis du comment. Pné-Mosché.
Yebainotk, 46.
4. Suit un passage reproduit du tr. Yôma, III, 1, traduit t. V,
1. J.,

tr.

du

tr.

texte

p. 185.

5. Tossefia à ce tr., ch. 1.

TRAITÉ ROSCH HA-SCIIANA
et consacrée

reconnue

dans celle vue.

récuser leur témoignage pour

en esl

mois de Nissan

le

Aboun,

que, répond R. Yossé b. R.

ainsi,

on devrait seulement

non pour

*,

autres? C'est

les

commencent déjà à appliquer

ils

une fixation de

afin d'aboutir à

au mois d'Adar,

fraude

S'il

75

la

néoménie de

la

Nissan selon leur calcul. Mais ne devrait-on pas dire qu'au cas où leur attes-

ne

tation se trouvejustifiée elle est valable, et au cas contraire elle

que parfois ces témoins n'ont pas de valeur, on

C'est qu'en raison de ce

adopte toujours à leur égard

la

même mesure

Un

(de les récuser).

Boéthusiens soldèrent deux faux témoins pour qu'ils attestent que

1" témoin

nie a été consacrée. Le

cond vint ensuite déclarer ce qui

mim,
à

oreilles

reculé vivement;

j'ai

ceinture

jour,

les

néomé-

la

vint faire sa déposition et s'en alla; le

suit

:

«

Je

me

comme un

chevreau.

se-

trouvai dans le défilé de Adou-

et là je vis la lune accroupie entre 2 rochers,

un veau, des

pas?

l'est

A

ayant une tête semblable

cette vue, j'ai

été effrayé et

ma

après quoi je m'aperçus avoir 200 zouz serrés dans

(aveu du paiement pour sa tentative de faux). Quant aux 200 zouz,

»

membres du

dirent les

tribunal sur sa déposition, nous te les abandonnons,

ceux qui t'envoient seront amenés

et subiront la

peine des coups de lanière;

mais pourquoi es-tu entré dans ce complot qui devait nous induire en erreur?
bien vu,

J'ai

pensé bien

lors j'ai

En

que ces gens cherchaient à égarer

répondit-il,

quoi consistait l'abus des feux allumés de
faite

la

de celte façon par

allumaient de nouveau les feux

lointains

le

le

tribunal régulier, ceux-

lendemain, de sorte que

même un

ou qu'un témoin

mois précédent,

le

devenait inexacte. Qui a

permis que

fait

et

la

le

lendemain

en vue

des jours de fête

fixation

cesser l'usage des feux? C'est Rabbi

il

;

a aussi

assassin soit admis à prononcer une telle attestation,

au nom d'un autre témoin,

le redise

la

les habitants

tribunal,

le

et

que dès

mette en route (à la vue du croissant lunaire au zénith), dans

que

dès

part des Cuthééns? C'est

supposaient une nouvelle décision prise par

d'augmenter d'un jour

;

en allant dévoiler leur conduite aux sages.

faire

qu'après l'annonce publique
ci

sages

les

consécration

officielle

aura

le soir

la

lieu. Toutefois, dit

on se

conviction

R. Abahou,

bien qu'il soit dit qne l'on a aboli les feux indicateurs, on a laissé celui de la
station la plus proche

du

limitrophes). R. Zeira

demanda en présence de R. Abahou

les

lac

de Tibériade (point

le

pour

plus voisin

est-ce

:

les

pays

que pour

gens habitant en vue de Cefath (au delà de Tibériade) on doit allumer
en question? Non,

les feux

usage,
s'agit

On

n'allume pas de feux

Ou

:

à

la

nuit

du mois régulier

seulement aux mois pleins

l'allumer parfois le soir

et

pour

(le

soir

du

30),

on

du 31); on ne peut pas
du mois régulier, parce que ce sera le commcnce-

Est-ce à dire que pour ce

nant de gens connus,
p. 227.



répondu; puisque Rabbi a supprimé cet

on no voit pas pourquoi Cefath y serait autorisé 2. Pour eux il
seulement de montrer la joie qu'ils ont de connaître la néoménie.

l'allumera

1.

ful-il

iriois ils

les autres

mois

(le

soir

n'accepteront pas
ils

l'acceptent?

la

déclaration prove2.

Neubauer,

ibid.

TRAITE ROSGII IIA-SGIIANA

70

ment du jour de

en ce cas au lendemain soir

trouvent renouvelés avec

la fête; ni

au lendemain

soir,

pour indiquer

;

des mois pleins,

gement

d'avis

que

du

tridunal,

l'on serait induit

Voici

(3).

les habitants éloignés

régu-

1®""

le

soir,

en raison

était

s'il

d'usage

mois réguliers

l'autre cas, des

et

pourraient supposer qu'il y a eu chan-

pour reculer

néoménie d'un jour,

la

en erreur dans

comment on

la

car lorsqu'un jour de

en raison du sabbat. Or,

comme dans

allume

et l'on

feux que pour les mois qui se

les

à l'époque régulière

fixité

d'allumer aussi bien dans l'un

2

fête,

trouve être un vendredi, on ne peut pas l'allumer

fête se

terait

nouvel an),

le

de cette

(à la clôture

du mois). En général, on n'allume

larité

de

commence

fête (à la fin d'Eloul

la fixation

opérait à cet effet

et

il

en résul-

des fêtes suivantes.

on apporte de longues

:

perches en cèdre, avec des joncs, du bois oléagineux, une étoupe de chanvre; on en forme

un

sommet d'une

faisceau hé', que l'on apporte au

montagne, on y met le feu, on le fait aller de côié et d'autre, on le descend et on le monte (on l'agite en tous sens), jusqu'à ce que l'on voie son
prochain agir de

Pour

(4').

de

même

de Sartaba

oliviers à celle

au Haouran, enfin de

celle-ci

on observait l'ordre suivant

cette transmission des feux,

montagne des

la

sur la 2° montagne, puis un autre sur la 3*.

;

de

à Guerofnia



cette dernière à Beth-Baltan.

A

;

:

de

partir de

ce dernier point, on s'arrêtait en agitant la torche en tous sens, jusqu'à
ce que l'on apercevait l'ensemble de la captivité
à

un

brasier (chacun

montant sur son

toit

(la

Babylonie) semblable

une lumière à

la

main, en

signe de réponse).

se rendaient les

bunal

les

témoins attestant

examinait.

On



dépassé

le

En

il

^

pour

le tri-

enga-

les

n'en bougeaient plus (ayant

sabbatique). R. Gamaliel l'ancien (pour étendre

un

trajet

loin assister des

accourent pour sauver

leur

de 2000 coudées en tous sens. De

étendit cette faculté d'accroître la limite

femmes venant de

nouvelle lune et où

principe, les témoins qui étaient

samedi d'une marche lointaine

la limite

la

Beth-Yaazeq, où

leur préparait là de grands repas

séjour) leur permit de faire
plus,

vue de

la

ger à prendre l'habitude d'y venir.

venus

nommée

y avait à Jérusalem une grande cour

Il

(5).

du déplacement aux

sages-

femmes qui accouchent, ou à ceux qui

biens d'une incendie, ou de la rapacité d'une

les

horde de brigands, ou des

effets

personnes sont considérées

d'un effrondement; en tous ces cas, ces

comme

habitant la localité, et elles peuvent

en ces jours parcourir un espace de 2000 coudées en tous sens.

Par

« bois

oléagineux

» (§ 2),

on comprend un arbre résineux.
1. Cf. ci-dessus, tr.
(t.

IV,

p. 237).

Soucca,

on entend



Il

le

chêne

(Spûïvov).

Selon R. Yôna,

faudra agiter dans les divers sens rapi-

III, 8, p. 27.

2.

V. de

même

tr.

'Eroubin, IV, 6

TRAITÉ ROSCH HA-SCHANA
dement,
filante

;

dit

R. Zeira, pour que de loin on ne s'imagine pas voir une étoile

Yossa^

car, dit R.

il

vous est arrivé de voir une

cendre, ou une autre aller et venir.

Machérous

On

a enseigné

des-

et

sur les montagnes de

:

Houna

de Gadara, on allumait des feux. R.

et

que de

est si haute

Baltin

;

saient

comme

elle

dit

lorsque nous

:

palmiers babyloniens nous apparais-

là les

dos bouquets de chardon.

La cour de Beth-Yaazaq
les règles doctrinales,

est ainsi

(§ 3)

comme

nommée, parce que

est dit (Isaïe, II, 5)

il

Vavait épierrée {où ce terme se retrouve). —

témoins ne bougeaient plus de
par

^

monter

étoile

de Babylone en Palestine, nous passions par la montagne de Beth-

allions

et

77

comme

les considérer

En

«

en avait foui la terre

//

:

principe, est-il dit, les

journée du samedi.

là toute la

des vases apportés



permis de déplacer dans un rayon de 4 coudées

comme

»

On

commencé

a

depuis la nuit du sabbat, ve-

nant d'un espace situé au-delà des limites sabbatiques,

cette faculté en les considérant

y épurait

l'on

;

seulement

est

qu'il

un peu étendu

puis, on a

des vases qui ont passé

la nuit

dans

la

cour, qu'il est permis alors de déplacer dans la cour entière. Finalement, R.

Gamaliel, l'ancien, a établi la règle d'avoir la latitude en ce cas de parcourir

2000 coudées en tous sens.

a enseigné aussi

que R. Eliézer

dit ailleurs

permis de couper du bois pour en

devant servir à
-4

(6).

arrivé

grand d'entr'eux
était

et

en avant du

examiné

était

on

le priait

soleil,

ou en

était sa largeur. S'il

si

dans

les

faculté de parcours

Mischnâ^

la

Il

;

couteau

On
il

couple de gen:

le

:

entrer

faisait

avait

vu

au nord ou au sud, quelle

la terre,

de quel côté

elle

Puis on faisait entrer

plus

le

la lune,

si elle

était sa

penchait, quelle

répondait p. ex. l'avoir vue en avant du

ses paroles

même

est

afin de forger le

témoins^

comment

arrière,

attestation est de nulle valeur.

l'examinait, et

même

samedi circoncire un enfant.

premier.

le

de dire

hauteur apparente par rapport à

le

la

des extensions est donc grande).

comment on examinait

premier

:

du charbon,

faire

la circoncision (la série

Voici

le

de loin

celui qui vient

rayonnant est accordée à
C'est conforme à ce

On

le 2°

coïncidaient avec la déposition

soleil

% son

témoin

on

;

du premier,

leur témoignage était déclaré valable. Pour les autres couples, on se contentait d'une interrogation

d'eux

seulement on avait égard à leur présence pour

;

R. Yohanan

dit

:

même

pas l'erreur de dire que
arrière.

savoir
rière.

sommaire. Ce n'est pas que

si

On

la

plus de tous ne commettrait

lune était en avant du

soleil,

au

lieu

de dire

a seulement voulu dire que la question portait sur

Bar Kappara a enseigné de poser
de

la

lune

V. p. ex.

le

soleil,

I,

p.

seule. R.

160).

Yohanan

ou en ar-

V,

1 (f.

sur

interprète

2. Tossefta à ce

4. J., tr. Sijnliédrin,

en

:

point de

les 2 questions alternativement,

même, ou de l'échancrure

tr. Berakhôth, IX, 3 (t.
Sabbat, XIX, 1 (t. IV, p. 176).
qui est impossible à ce moment du mois.

1.

le

engager à revenir.

l'échancrure de la lune était tournée en avant du

la position

3. Tr.

trompe

celui qui se

les

l'on avait besoin

22c).

tr.,

ch. I.
5.

Ce

TRAITÉ ROSCII HA SCIIANA

78
verset

le

domination

la

:

XXV,

hauteurs (Job,

et la

crainte sont en lui,

paix dans

la

fait

il

en ce sens qu'au jour de la création du

2),

les

on ne

soleil

voyait pas d'échancrure à la lune (afin d'éviter toute jalousie entre eux,

On

maintenir en paix).

et les

mament

composé d'eau

est

et les étoiles

sans se nuire mutuellement, car

côte

R. Aboun

dil

l'ange

:

même

Simon

a enseigné que R.

est

de feu; pourtant,
il

un composé moitié d'eau
6)

feu.

De même,

dit

au-dessus

celle qui est placée

le fir-

:

hauteurs.

ses

moitié de feu,

et

Son corps ressemblait au
et ses yeux figurent des

:

son visage avait Vapparcncc do Vcclair,

flammes de

dit^

résident côte à

ils

paix dans

fait la

ayant cinq visages, selon ce verset (Daniel, X,
Tarsis,

Yohaï

b.

R. Levi, jamais une planète (ou étoile) ne voit

mais

d'elle,

comme ceux

disposées

elles sont

qui

gravissent l'échelle à rebours (chacune ne voyant qu'au-dessous n'est point
jalouse de l'autre). Dieu a créé au ciel 365 fenêtres pour éclairer
savoir 182 à l'est et 182 à l'ouest, plus une au centre d'où

1"

rayons, au commencement de

fois ses

en 30 jours,

le soleil

en 2 mois,
3 mois,
soleil

Tona,
(le

lune

le fait

faut à la lune 5 jours

il

en 2 jours et demi
;

pour

en 6 mois,

faut à la lune 15 jours

il

faut à la lune

il

le soleil

jours 1/2

7

le trajet

pour

;

enfin pour le parcours

du

n'est pas précise

;

il

y a une

soleil

effectue en
le trajet

du

soleil

dit

du
en
R.

fraction à retrancher

mois plein étant de 29 jours, 12 h. et 793 parties d'heure).

On

a enseigné

un cours

pour

:

pendant en attester

nuage à

la vue. Ainsi,

s'écria-t-il,

sa faveur. Dieu troua

R. Hiya

le

l'autre (tour à tour voilée),

le

nuage comme un tamis,

«

Sud

les fils

te voir (nouvelle)

même

la clarté

et la

au Sud. Le

à

telle place,

qu'il
1.

y

s'il

vu

avait

avis se rapporte à la période de

Tamouz
avait

(le

elle

29) sur

et lui dit

un espace
:

ne mets

tandis que nous te voyons encore ce

admise; selon un autre, on

milieu de l'hiver au milieu de
née, de

on peut cepen-

endroit. Aussitôt (par miracle) elle disparut.

était

l"""

l'on

de ton maître; ce soir (selon nos calculs), nous

Mischnâ. Selon un enseignement,

son assertion

si

lune apparut au travers.

de l'ancienne lune

Le tribunal demandait au témoin
», dit la

:

la

grand marchait à

pas dans l'embarras

matin au

dit

R. Hanina s'étant rendu à En-Tab pour être

de 4 milles. R. Aboun jeta alors des pierres contre

devons

Aba

pas admise. R. Hiya b.

néoménie^, y arriva un jour nuageux. On va dire
combien le jour de ce vieillard est peu transparent. En
de

fixé sur la naissance

de moi,

lune vue à travers une lanterne, ou reflétée dans

la

d'eau, l'attestation n'est

voit la lune passer d'un

'

pour

que parcourt

un espace de temps de 30 jours. Toutefois,

mesure

cette dernière

;

;

a dardé la

le soleil

trajet

que

le trajet

temps de

faut à la lune un espace de

il

12 mois,

la

Le

la création.

monde ^,

le

s'il

le

la

lune au Nord ou au

disait l'avoir

croyait

s'il

disait l'avoir

rapporte au reste de l'an-

à Tebet. Si, sur la question de la hauteur,
et l'autre

un témoin répond

énonce une longueur double,

Midrasch Rabba sur Nombres, ch. 12, et sur Cantique, VII, 11.
3. Ci-dessus, tr. Soucca, II, 5, p. 16.

sur Exode, ch. 15,

vue

temps de Tebet à Tamouz (du

l'été); l'autre avis se

une longueur d'un soc

vue au Nord,

2.

Rabba

TRAITE ROSCH HA-SCHANA
selon les uns, on les croit

79

selon d'autres, on ne les croit pas. Le 1" avis se

;

rapporte au cas où l'un des témoins est placé sur une eminence et Tautre au

bas (ce qui
moitié de

supposer à l'un

fait

mesure)

la

même

placés au

conforme à

est

comme

niveau

— Quant à

de faux.

avis se rapporte au cas où

2*=

le

;

(s'ils

diffèrent

mesure (du rayon

la

visuel)

lune devant

la

dépasse

si elle

;

la

une preuve

c'est

on examine

»,

énoncer

fait

sont tous deux

ils

dans leur énoncé,

en latitude

sa situation «

témoin disait avoir vu

si le

distance moindre et lui

la

l'assertion

si

la

mesure,

c'est

son assertion

le

soleil, et

«

consacrée

non avenue.

est

5

(7).

Le chef du

ti'ibimal

peuple répète ce terme 2

aperçue

après

fois

en temps opportun,

R. Éliézer b. R. Çadoq dit

ment de

prononce

:

si

soit

la

formule
Soit

que

tard,

la

lui.
})lus

vu

l'on n'a pas

», et tout le

néoménie

la

ait

consécration

la nouvelle

été

a lieu.

lune au

mo-

conjonction, on ne la consacre plus en public, se contentant

la

alors de la consécration céleste.

R. Simon b. Yohaï a enseigné^

:

de l'expression biblique vous sanctifierez

Vannée cinquantième, Van du jubilé

(Lévit.

XXV,

bunal est tenu de consacrer publiquement une
raison de ses conséquences juridiques), non

notre Mischnâ ne dit-elle pas que

On

mence par

a enseigné

chef

le

pour

peuple

(et le

ou R. Ada, ce que

:

dit la

le

Mischnâ

la

le

année (de

telle

proclamation de

dans

bolisme par

on
il

lui dit

le

de

la

de prononcer

Voyez,

dit la formule.

Comme
la

nom
le

consécration.

par

contraire

le

plus

maison d'autres (chez
b.

de R. Yohanan, que pour

plus important, et pour

R. Yohanan entrait

et qu'il était le

l'era-

plus jeune,

formule de consécration de l'année embolismique, et

dit

R. Yonathan, ce que nous a enseigné

(R. Yohanan) par sa prononciation
sion « par l'embolisme

la

Hiya

donc pas entendu dire par R. Hiya

néoménie on commence par

dernier?

la

(non

néoménie, on com-

la

chef du tribunal énonce

Mare, ou R. Yôna, ou R. Aba, ou R. Hiya, au
la consécration

lui

C'est en effet, dit R.

lui).

petit de l'assistance. Cependant, dit R. Zébida,
ainsi. N'a-t-il

proclamer en

du témoignage apporté devant

Pour rendre l'année embolismiquc, on commence au
de Naci), on n'agit pas

la

le tri-

commencement des mois. Mais

le

répète après
:

on déduit que

chef du tribunal énonce cette consécra-

le

tion? C'est une simple confirmation
obligatoire).

10),

:

s'il

forgeron

avait poononcé simplement l'expres-

on aurait pu supposer

»,

le

qu'il avait

en vue

en général

jours d'excédant de l'année solaire sur l'année lunaire,

;

les

onze

mais, en

insistant sur la dernière lettre de cette expression (le suffixe pronominal, son),

on voit

qu'il s'agit

proclamée

pour

ainsi.

la fixation

d'une addition d'un mois complet,

R. Jacob

Aha ou R. Yassa

dit

au

nom

par

les

sages et

de R. Yohanan

:

de l'addition embolismique, on suit l'ordre chronologique des

nominations des docteurs
c'est celui qui a le plus
1. Jér., tr.

b.

faite

Si/nhédrin,

;

mais, pour

la

prééminence à

d'habitude qui l'emporte (étant
I, 2.

la salle des études,

le

plus apte à ouvrir

TRAITÉ ROSCH HA-SCflANA

80

de façon que chacun soit amené à parler en son rang. Ainsi R.

le cours),

commencé l'exposé, R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch
l'achevaient; si R. Aba b. Zabda avatt commencé, R. l.liya, R. Yassa et
R. Imi achevaient; ou lorsque R. Hagaï avait commencé, R. Yôna etR. Yossa
achevaient. Bien que R. Cahana ait été nommé comme chef avant R. Jacob
Ilanina ayant

Aha,

b.

miquc. Quoi,
de

(celle

était

premier pour

le

Cahana,

dit

même

celui-là

qui plus haut a énoncé une opinion

dû accepter de passer

Lorsque

premier)

le

occupé à prier, R. Cahana entrant

aussi.

proclamation de l'année embolis-

la

prééminence par ordre de nomination) ne l'observe pas pour

la

n'aurait pas

(il

passa

celui-ci

R. Hiya

Aba

b.

placer derrière lui pour prier

alla se

premier eut achevé sa prière,

le

Comme

!

lui

pas passer (selon l'usage) devant R. Cahana, dont

il

dut attendre ne pouvant

la

méditation se prolongeait

longtemps. Lorsque celui-ci eut enfin achevé, R. Hiya

lui dit

est-ce ainsi

:

l'usage chez vous, par votre prolongation, du tourmenter votre maître qui a

dû attendre? Rabhi,
son d'Eli, dont

pas pardonné^ par un
ne

ni l'offrande

(voilà

Sam.

est dit (I

il

pourquoi je

sacrifice

vaudront

lui

ne m'en veux pas

lui répondit-il,

:

le

péché de

pardon, mais

le

ce que

homme

passer cet
dit

avait

embolismique

méritent

l'obtiendront par la prière

R. Cahana

et

lui,

que ses ongles devinrent

;

fait

passer un

ces gens, dit

de R. Yohanan

pour

vieillard

mais en reconnaissant l'incapacité

on

et

i,

poussa hors de

le

Resch Lakisch, pour avoir

avant moi. Mais n'avait-il pas

nom

R. Qrispa au

ils

telle vieillesse

de ce vieillard, on l'enleva de cette place
porte. C'est

la

;

Lakisch on

b.

année

une

mai-

la

d'un enfant.

Devant R. Simon
consacrer

ii)

prolonge). Aussi, R. Hiya pria pour

la

comme ceux

descends de

maison (TEli ne sera
ou une offrande à jamais ni les sacrifices,
111,

eut la satisfaction d'atteindre une

rouges

je

;

connaissance

qu'un jour l'année

fait

qu'a

de" ce

fut

la

déclarée

embolismique par 3 pâtres de bœufs? (Ne pouvait-on par conséquent ad-

même

mettre de

commence

des arbres

même du

présence

bœuf

le

à l'ombre du
cette année,

Le

fort

1'=''

dit

:

au mois d'Adar,

les céréales

en ce mois,

:

mûrissent
le

de

froid

détendre

se

la

peau par

comuie

les

y

b.

1. B., tr.

le 3" dit

;

:

à cette

suite de
.

Et

il

chaleur.

la

sages,

les

va
Or,

à cet

eux? R. Zcira

n'a-t-il

pas dit que, pour

mus par

le

même

motif,

avait 3 raisons différentes? Cela ne fait rien, fut-il répondu,

uns adoptaient

nauté de sentiments

Simon

la floraison

embolismique. Mais, objecta R. Helbo, est-ce que

cette proclamation, tous les déclarants doivent être
il

que

au matin, tandis qu'à midi

ne voyons aucun de ces signes-là

tribunal s'est mis d'accord avec

tandis qu'ici

et

température

la

diminue tant qu'en

froid

vent d'est ton haleine l'échauffé

est transi

figuier

nous

le 2" dit

;

avis, déclarèrent l'année
le

?)

avancée pour que

doit être assez

époque,

ce vieillard

(et

les avis

justifie

Lakisch a-t-il eu
S'jnhédrin,

18''.

le

des autres, cela équivalait à une

l'acceptation par le tribunal).

scrupule de ne pas admettre cet

commu-

Pourquoi R.

homme

à la

TRAITÉ ROSGH HA-SCIIANA

'81

l'embolisme? G'éLail par égard pour rinterprétation de

proclamation de

R. Éliézer sur ce verset (Ézéchiel, XIII, 9) Ma main s' apposent ira sur les
prophètes et faux voyants, les devins de menso7ige, ils n'entreront pas dans
:

de nion peuple

le

mystère

le

registre de la famille d'Israël ils

cable à

(conseil)

;

nomination au doctorat

la

mystère

ce

ne seront pas
;

Palestine, j'ai dit que c'est là

ma

inscrits, expression appli-

i

dit aussi

:

lorsque je suis arrivé en

première satisfaction; lorsque

j'ai

été

nommé

doctorales, c'était la seconde, et lorsque j'ai été admis à consa-

aux fonctions

crer l'embolisme, c'était la troisième

— R.

dudit verset),

de l'embolisme ;rfans

n'entreront pas au pays d'Israël,

ils

en Terre-Sainle. R. Éliézer

c'est-à-dire

est celui

Aba

b.

Zabda, au

(il

a donc échappé aux 3 malédictions

nom de Rab,

explique

le

motif de l'avis

émis dans notre Mischna par R. Éliézer b. R. Çadoq (pourquoi on ne consacre
dès que le tribunal d'en haut constate que
plus la néoménie après le 30)
:

bas (des hommes) n'a pas consacré

celui d'en

hommes

les

6
sur
trait

(8).

n'ont plus à

il

la

proclame

(et

le faire).

R. Gamaliel avait dans sa chambre, sur un tableau (tabella) et

mur, l'image des diverses phases possibles de la lune. 11 les monaux témoins et leur demandait laquelle de ces positions ils avaient

le

Un jour, deux témoins

remarquée.
le

néoménie,

la

matin à

l'est, et le

R. Gamaliel

lune (ancienne)

Ce sont de faux témoins,

soir (la nouvelle) à l'ouest.

les accueillit

pourtant (sans se soucier de leur assertion con-

De même, deux témoins vinrent un jour

tradictoire d'un tel spectacle).

vu

la

néoménie au moment opportun

maliel les accueillit (les excusant, par
avoir vu la lune le 31). Ce sont
b. ïlorkinos

;

du 30)

(la nuit

et

ne plus

suivante (hypothèse inadmissible), et pourtant R. Ga-

la nuit

vue

l'avoir

la

R. Yohanan'^; mais lorsqu'ils se furent rendus à Yabneh,

dit aussitôt

dire avoir

vinrent dire avoir vu

comme

évidemment de faux témoins,

l'on voulait

si

un motif quelconque, de ne plus
dit R.

témoigner qu'une femme

Dossa

est accou-

chée, lorsqu'on l'aperçoit encore très grosse. C'est vrai, lui dit R. Josué,
et j'adopte ton avis.
dit quel est le

R. Samlaï
le

motif de R. Yohanan

Nouri d'avoir déclaré faux

b.

témoignage de ceux qui disent avoir vu l'ancienne lune au matin

velle le soir

:

A

toute néoménie,

il

est impossible

de voir

6 heures qui suivent sa disparition et les 6 heures

(après l'instant de la jonction).

lune a été vue

le

12

1,

B.

même

vu

la

h. d'intervalle).

mêmes

accueilli ces
tr.

effet,

nouvelle,

qui précèdent son retour

on a enseigné

:

lorsque l'ancienne

on n'a pas pu voir l'ancienne

Cependant,

dit

R.

Hiya

b.

Aba, R.

le

;

ou

matin

si
(il

Gamaliel a

témoins, parce qu'il avait appris par tradition paternelle

Kethoubôth, 111».

2.

Ces 2 phases opposées sont impossibles

jour.

T. Ti,

nou-

lune pendant les

malin, on ne peut pas voir la nouvelle l'après-midi

l'après-midi on a
faut

En

la

et la

6

le

TRAITÉ nOSCH IIA-SCIIANA

82

que parfois

marche de

la

témoins ont pu attester
7 (9). R. Gamaliel

avec ta canne et

ta

calcul ce serait le

d'un

le

la

lune est rapide, et parfois

1"

cas).

fit

dire à R. Josué: je l'enjoins de venir

grand pardon. R. Akiba, allant
:

il

par R. Gamaliel (alors Naci)
XXIII, 37)

:

me

trouver

bourse (en tenue de jour profane) au jour où d'après ton

ordre, et lui dit

tel

elle est lente (lesdits

que j'enseigne, car tout

faut

en

est valable

voici les fêtes de C Éternel,

nommerez; que ces

celles

proclamé

avis

est écrit (Lévit.

il

appellations saintes que vous

les

en leur temps ou non, on tiendra

fêtes surviennent

seulement pour consacrées

comme

loi,

trouva désolé

le voir, le

qu'aura déterminées (nommées)

le

grand

tribunal.

Auprès de qui R. Gamaliel envoya-t-il? (auprès de R. Dossa, son
cuteur, ou de R. Josué?) Puisque, selon

ordre de R. Gamaliel

tel

envoyé. Par qui

;

de la Braïlha,

couché par

dit qu'il eût préféré être

R. Josué aurait
voir un

le récit

on en conclut qu'à R. Josué cet ordre

conclut que l'ordre fut expédié par R. Akiba.

Que

Akiba? On

si

répondit R. Yossa, que

sans la présence de témoins (à leur défaut),
;

le

même

la

fut

enseigne-

disant à Akiba « tu m'as consolé

ment l'exclamation de R. Josué,

effective

répondu,

fut-il

maladie que de rece-

adressé? Puisque l'on trouve dans

fut-il

sait bien,

la

interlo-

»

on en

;

devait donc enseigner R.

néoménie a

la

été

proclamée

consécration n'en est pas moins

de plus, R. Akiba est venu attester (confirmer) que,

si

après la con-

sécration faite, on s'aperçoit avoir suivi l'avis de faux témoins, la proclamation reste

maintenue

(si

même,

faut suivre son avis

liel, il

plus haut

(l,

5)

une

jour

qu'un

attester la néoménie, R.

Akiba

selon

toi,

il

fois qu'il est
-iO

y a erreur de

la part

proclamé). Mais n'est-il pas dit*

couples de témoins s'étant présentés pour

les arrêta à

Lod?

qu'un de ces témoignages, paraissant fondé,
résulte-t-il pas qu'il faut repousser l'erreur?)

(N'était-ce pas

auprès de R. Dossa

parla crainte
Et n'en

soit accueilli à tort?

Non,

fut-il

répondu,

ment empêché ce débordement de 40 attestations successives
rait pas empêché l'arrivée de tous ces couples à la fois.
8. R. Josué vint

Gama-

de R.

;

a seule-

il

mais

b. Ilorkinos, qui lui dit

il

:

si

n'au-

nous

voulions nous mettre à juger après les décisions émanant du tribunal

présidé par R. Gamaliel, nous aurions à remonter toute la série des tri-

bunaux qui ont

comme

il

est

subsisté

dit

depuis

le

(Exode, XXIV, 9)

législateur
:

Mo'ise et

outre 70 des vieillards en Israël montèrent,

elc.

Moi'se jusqu'à

Aran, JSadab

présent,
et

Abihu^

Les noms de ces derniers

n'ont pas été énoncés, pour nous montrer que tout tribunal composé de
trois

personnes exerçant l'autorité sur Israël, équivaut au tribunal de

Moïse (tous ses successeurs étant présumés avoir autant de valeur que
les

70

vieillards

anonymes). R. Josué prit donc son bâton

1. Cf. ci-après, III, 1

5

Meghilla,

II, 7.

et sa

bourse

TRAITÉ ROSCII IIA-SCHANA
se rendant à labné auprès de R. Gamaliel,

ce devait être
et lui dit

en sagesse,

mon

maître et

disciple puisque tu as accueilli

(I

Sam.

XII, 6):

celui de Jefté de

etc.;

Guilead.

a

y

Il

donc



un

auparavant)

(cités

de Moïse, Aron

cette idée), l'historien a

en arrière, plaçant
«

R. Gamaliel se leva

mon

élève, »

mon

prescris.

R. Yohanan

Sarason, a autant de valeur

et

Samuel. De plus (pour bien

mon

maître en sagesse, et

mon

:

disciple

en ce

disciple

CXLIV, 14)
R. Simon b. Lakisch

et

en vue de nous apprendre

gés) les petits par leur

savoir

maître et

la crainte

les

de pécher

mais

»

lui

pre-

le

nos bœufs,

«

;

graisse., etc.

selon

:

et

mon

observe tout ce que je

qu'il

l'expliquent diversement

alors,

;

mon

bœufs sont chargés de

iSos

au temps où

bénédiction s'applique

:

pour

mier, de ce qu'il n'est pas dit « des bœufs chargés,
la

faire ressortir

les

est dit (Ps.

Il

le 3® est

parallèle entre les plus infimes

et le baisa, est-il dit, l'appelant

maître en sagesse, et

Samson,

noms des hommes importants en avant
au milieu (comme des égaux).

énoncé

les petits

et

le 2° à

;

c'est

;

qu'un tribunal composé par Gédéon, Jeflé
celui

opinion.

:

juges et les plus élevés

que

mon

maître

L Éternel qui a accompli envers Moise et Aron,
puis (ib. 11)
U Éternel envoya leroubaal, Bedan,

Samuel. Le 1" nom correspond à Gédéon

Jefté, et

mon

élève; tu es

mon

qui a fait monler,

légale

se leva, le baisa sur la tête

et

est écrit

Il

mon

Viens en paix,

:

au jour où, d'après son calcul,

grand pardon. R. Gamaliel

le

83

»

grands soutiennent (sont charn'y a ni perle ni

il

dommage,

nulle plainte ne retentit dans nos rues

(ib.).

R. Simon b. Lakisch retourne

au contraire ce verset

de ce

qu'il n'est

chargés

»

mais

supportent

les

«

et l'explique ainsi

nos bœufs chargés

»,

:

on entend par

grands avec toutes leurs prescriptions



pas dit

«

des bœufs

l'époque oiiles petits

alors, la suite

;

du ver-

set leur sera applicable.

R. Schila, du village de Tamarta, explique

CIV, 19)

Il

:

a créé la lune pour régler

coucher; c'est-à-dire en calculant depuis

néoménies

XXI II,

3)

R.

fixer les fêtes. Ainsi,
:

ils

nom

temps,

le

1" mois,

soleil

naire.
14),

I,

en ce mois

;

on

sait

que

R. Yohanan,

il

jour entier, on

tie

le

mouvements

est écrit (ib. 5)

ch. 0.

soleil,

on

sait

par les

;

de ce que

le

texte

on

1)

il

:

//

solaire et lunaire).

/ut soir,

il

ils

serviront (Genèse,

De même encore,

fut matin,

un jour

dit

(pour un

Simon b. Lakisch dit du
on déduit que même le 1" jour doit faire par-

à compter du soir). R.

mois (Exode, XII,

Rabba à Genèse,

son

soleil

des fêtes ont lieu par l'un et l'autre (par les

en entier de ce mois nouveau

1.

au

enseigné

etc.

que par l'expression

dit

les fixations

commence

(ib.

y a déjà eu 14 couchers
donc par ces couchers que l'on compte !e mois lu-

De même R. Simon

calculs combinés des

terme

c'est

de Rabbice verset

13, bien qu'elle eût lieu la nuit,

conclut que lorsqu'on arrive à la 1" nuit de la fête,

de

et

coucher du

le

journée du

la

au

Rerakhia expliijue ce verset (Nombres,

décampèrent de Ranisès

assigne la sortie d'Egypte à

les

^

;

:

quant au doute pouvant subsister à l'égard

Midrasch sur PS CI.

TRAITÉ ROSCII IIA-SCIIANA

84
de

1"

la

on y supplée par

nuit,

trouve donc que

R. Simon

déduction précitée de R. Yohanan.

la

de R. Yohanan a besoin d'être complété par celui de

l'avis

Lakiscb, et ce dernier par celui de R. Yohanan; car, par l'avis

b.

seul de R. Yohanan, sans celui de R. Lakisch, on n'aurait pas su
qu'il

y a d'avoir un jour

toutefois

entier faisant partie du mois

cela arrive ainsi)

si

se

11

;

pourquoi

c'est

la nécessité

nouveau (l'admettant

faut l'avis de Resh-Laidsch,

il

établissant cette déduction forcée. D'autre part, en ayant seulement l'avis de

non

ce dernier,

celui

de R. Yohanan, on n'aurait pas su qu'en parlant d'une

journée entière à compter dans
cédente.

Il

est

mois,

y englober aussi la nuit prédonc indispensable de recourir à l'avis de R. Yohanan, ainsi
le

il

faut

qu'à celui de R. Simon b. Lakisch.

CHAPITRE
1. Si le tribunal et tout Israël ont

vu

III

proclamation

été interrogés à ce sujet, et qu'avant la
est survenue,

lui

;

se détacheront

un tribunal
pour

gnage aura
par un

homme

comment il
vue, ou par

R. Zeira ou R. Imi,
ne pas affirmer ce
le

la

l'a

tribunal,

dit

au nom de R. Josué

qu'ils ont

le

b.

au commencement
le

peuple (hormis

Levi

on engage

:

les

tôt).

engagera à dire avoir vu

pas vue), afin d'arriver à consacrer

les

témoins à

la faculté

de

au cas où

ils

de se

taire,

néoménie

la

la

lune

même en

(si

néoménie

au cas d'apparition à

général

mais on ne leur

^
;

tort,

pour arriver à

mois bissextile (ce serait pousser au mensonge). Notre Mischnâ est

peuple l'ont vue,

taire

au mois écoulé.

cela,

non

:

c'est

:

«

»

Il

Si le tribunal

moment de

ou

faire

survenue, on ajoutera un jour complémen-

en est ainsi, parce

qu'il fait déjà nuit;

mais, sans

contraire à l'avis de R. Zeira, qui suscite les cas pouvant

Selon eux, ce n'est pas un mensonge,

aux autres.

dit

qu'après interrogation des témoins, au

et

la proclamation, la nuit était déjà

1.

tribunal).

R. Aba et R. Hiya disent au contraire, au

opposée au 1" avis, ou celui de R. Zeira, puisqu'elle
le

l'idée,

lune

le

vu en cas de doute, pouvant user de

mais on ne leur suscitera pas

si la

:

lune, de dire qu'ds l'ont vue, afin de proclamer la

qu'on

témoi-

par eux, car l'assertion

faite

ou par tout

le

suscitera pas l'idée

rendre

le

ne serait pas fondée.

(en risquant de la fixer trop

nom du même,

devant ces deux,

;

faut expliquer la Mischnâ,

;

elles

chercheront un de leurs compagnons

proclamation sera

isolé

mois bissextile

n'ont pas vu

on ne

nuit

l'attester

deux d'entre

(étant instruites) l'ont vue,

l'attester, et

lieu, et la

Voici

rendre

la

Si le tribu-

personnes devront au jour

3* qui était resté seul

pour l'adjoindre au

a été

officielle,

après quoi, celui-ci proclamera la néoménie. Si 3 personnes

aptes à former

faite

témoins ont

les

on ajoutera un jour complémentaire (un 30^).

nal seul a vu la lune (la nuit), 2

devant

ou que

la lune,

la

lune ayant pu apparaître aux uns, non

TRAITE ROSCII HA-SCIIANA
amener à rendre

le

donnée par R. Aba

XXIX,

bres,

mois bissextile. Une braitha^ est opposée à l'explication

au bout de 2 jours après

si

:

on ne proclamera pas lenéoniénic

la lune,

1)

pas chercher,
cas de doute.

:

85

jour (au

non

sing.), et

du mois on

la fin

n'a pas

parce qu'il est

d'office,

On

2 jours.

(Nom-

dit

voit donc qu'il ne faut

comme le veut R. Aba, à provoquer la proclamation même en
Un autre enseignement (ibid) est aussi opposé à R. Aba il ne
:

faut pas croire, est-il dit, qu'aussi bien qu'une année est rendue parfois

lismique pour faire

un mois

bissextile,

un cas urgent,

face à

car

pas de
Enfin,

la

donc que

voit

pour déclarer

mois, pour indiquer que

le

:

embo-

ne se préoccupe

l'on

question de consécration, au point de la provoquer en cas de doute.

une autre brailha s'oppose encore à

croire que

seulement

l'on voit

si

étant ainsi forcément

devenu

que vous nommerez,

lune

la

bissextile),

pectivement après 2 jours, parce
fêtes

On

le reste.

même

en soit de

il

est dit (Exode, XII, 2)

il

question denéoménie prime

la

vu

la

de R. Aba

l'avis

le 2"

jour du mois

(le

ne faut pas

Il

:

mois précédent

on puisse consacrer la néoménie rétros-

qu'il est dit (Lévit.

mes
au jour même. Il

XXlll,

désignation devant avoir lieu

4)

Voici

:

en est ainsi par défaut de vue en temps opportun, non au cas contraire. Donc,

on ne

du mois, comme

se préoccupe pas d'aboutir à la consécration

R. Aba. Les compagnons d'études ont

fait

remarquer qu'au fond

être pas de contradiction entre ces 2 opinions opposées
dit

dene pas

mois de Nissan

fêtes qu'ils

et

de

;

tandis que l'avis

Tisri,

contiennent. —

qu'il

vu (même sans

le

7)

:

7ios

le

cadavre ne

le

meurtrier est inconnu),

pas reconnu, on ne bri-

soit

yeux n'ont pas vu;

reconnaître, et

rôle juridique

second avis,

ils

du tribunal qui a vu

devront se lever

bunal. R. Juda b. Pazi dit au
visés à cet égard,
ler attester

lèverait-il

ils le

or,

ici,

le

ils

l'ont

cadavre*, selon

le fait

devant

et aller attester le fait

nom de R.

parce qu'il est

'^,

en tous cas

du verset ne sera plus applicable).

le reste

de ses membres devront se lever et attester
le

Aba concerne

importe de proclamer en raison des

sera plus la nuque d'une génisse, selon la règle en ce cas

(Deutéron. XXI,

aux

^

on dira qu'à cette vue, bien que

Quant au

de R. Zeira, qui

l'avis

contraire de R.

Lorsqu'un tribunal entier a vu un cadavre (dont

dit

n'y a peut-

se préoccuper de la consécration outre mesure, est applicable

mois ordinaires de l'année
les

:

il

voudrait

le

Zeira

:

comme

le l'^'avis,

les autres

devant un autre tribunal (d'après

le

ces

avis),

d'après

devant un autre

deux

sont pour la proclamation de la néoménie.
2^^

;

deux

tri-

avis sont di-

Au lieu

d'al-

pourquoi l'un ne se

pas pour attester devant tous, puis s'asseyerait pour juger, et ainsi

de suite des autres? C'est impossible, parce que
nir juge (et tous l'ont vu). Ainsi R. liouna savait

le

témoin ne peut pas deve-

un

fait

à attester en faveur

de quelqu'un. L'adversaire de ce dernier venant de plaider devant R. Houna
osa nier ce

fait

(en se retranchant derrière la situation d'impartialité

i. Tossefta à ce tr., ch. \

passage traduit au

Synhédrin,

1

,

2

(f.

tr.

;

du juge).

2. Suit un long
Torath Cohanim, section Emor.
Ir.
(t. II, p. 425). Cf. tr. Neclarim, VI, 8;

Schebiith, X, 2

18e).

3. J. tr.

Sôia, IX,

1 (f.

23iJ).

4. J. tr. S/jnliédri/i,

1,

2.

TRAITÉ R05CH HA-SGHANA

66
Quoi,

R. Samuel

lui dit

grand personnage pour
devant

lui

!

Que

aller ailleurs attester contre toi,

ferais-tu

R. Samuel

je le ferai,

si

je

Houna

R.

et aussitôt

;

tu oses nier les faits

porter témoignage devant un autre tribu-

allait

s'il

Houna,

nal ? Certes, dit R.
lui dit

R. Isaac, parce que lu sais que R. Houna est trop

b.

peux me

retirer d'ici. Cela se peut,

se détacha de cette affaire, et alla

porter son témoignage devant un autre tribunal.



Si

un débiteur forme op-

position à la déclaration de dette qui lui est présentée, contestant la signature

nom de

des témoins, ou celle des juges, R. Aba dit au
vouloir s'en rapporter à
les

d'une

confirmation

Aba

par un témoin

faite

assertions pour les rendre valables).

éprouver sans

Dieu,6Sebaôt/i
pourtant,

même

il

les accueillit.

4)

et

;

dit-il,

d'assentiment, et

Tous

Au temps

proclamer
il

la

il

la

suf-

un juge (réunissant ces 2

néoménie

;

et le

Rabbi (pour

Sauveur

verset: Notre

le

eux, par erreur, répétaient

:

vin-

Notre salut;

de R. Berakhia, des gens venus pour

néoménie?

hochèrent de

Ils

la

peuvent servir pour

sonnerie

la

nommé

corne de vache, qui est

Yossé, s'applique à tous les cors,

Avez-vous en-

:

en signe

la tête,

comme

du jour du

officielle

corne. Ce

nom,

est dit (Josué, YI, 5)

il

dit

un motif

On

le

peuple jettera

un grand

cri de joie (ce n'est

donc pas

avait supposé en principe qu'il n'y a pas de discussion de fond entre
et le

ment d'après

premier interlocuteur anonyme. Mais on a trouvé un enseigne-

lequel R. Yossé permet d'user d'une corne de vache

sages l'interdisent. R. Yossé se fonde sur

du bélier est aussi

qu'il est dit (Ps.

LXIX,

nommé

32)

:

autres animaux portent

ment nommé corne

le

corne

;

le

verset précité, d'oîi

il

les autres

;

résulte

que

sages se fondent sur ce

les autres

Cela plaira plus à l'Eternel qu'un taureau et

qu'un veau ayant des cornes

et

le

pied fourchu

;

double nom, tandis que celui de

(d'après ce verset).

Mais, leur

cors de tous les

or, les

fut-il

la

vache est seulepourquoi

objecté,

alors est-il permis de se servir d'un cor de chamois qui n'est

nommé

ni corne,

ni schofar (cor)? Quel est donc le motif des sages d'interdire celui de

vache?

Celle-ci est écartée, dit R. Levi,

cusateur
3.
-1.

le

d'exclusion).

R. Yossé

le cor

R.

Et quand

:

sonneront avec force du cor de bélier^ aussitôt que vous entendrez

son du cor, tout

la

s'en contenta.

les cors

nouvel-an, sauf

ils

et

attestation se turent devant lui (n'osant plus affirmer)

tendu, leur

2.

XLVII,

ajoute que, selon lui^

de répéter

les faire jurer) leur dit

(Isaïe,

déclare

— Au temps de R. Abahou, des gens

rent attester avoir assisté à la proclamation de
les

s'il

d'autres témoins, et d'autres juges, confirmant

l'écrit

premiers, ce procédé sera admissible. R.

firait

R. Juda que

{-Axi-q-fopoq)

ne peut pas être en

Le cor du chamois devant
B.

tr.

Kethouhoth, 21a

;

J. tr.

qui vient d'un animal rappelant

pour obtenir

le

pour un motif spécial

pardon de nos

le

même temps

servir à Toffice

Guittin, IX, 8

'.

tr.

:

c'est

que

la

l'ac-

défenseur^, cuvi^Ycpoç.

du nouvel-an
Sijnhcdrin,

est droit.

III, 12.

2.

Ce

veau d'or ne saurait intercéder auprès de Dieu,

fautes.

TRAITÉ ROSGH HÂ-SCHANA

On couvre

cor sera prolongé, et

que

1"''

le

côte,

du

y aura 2 trompettes. Le son

il

trompettes émettront un son plus rapide, puis-

les

seul est prescrit en ce jour.

Le cor sera

cœur par

A

d'or rembouchure.

87

Yôna,

droit, dit R.

Quant à

le repenLir.

la

d'engager

afin

les fidèles

couverture d'or,

à redresser leur
à l'inté-

elle est interdite

rieur de l'inslrunaent, et permise seulement au bord externe. Si ce placage
se trouve au point de contact des lèvres, ou

— Ce que

dit.

dit

Mischnâ

la

de

dit

la

s'il

assourdit

le

son,

il

est inter-

prolongation du son du scliofar prouve,

R. Yossé, que l'audition partielle d'un coup rapide du cor, provenant de

quelqu'un qui s'essaye à

le faire

sonner (non dans un but de

Où une

pas pour l'accomplissement du devoir.

gnée? Dans

la

Mischnâ

celle-ci n'est

il

prolonge

pourtant comptée que

comme une

une première

Si après

seconde à

la

suffit

règle a-t-elle été ensei-

telle

(ci-après, IV, 10), disant:

sonnerie d'un coup rapide,

ne

culte),

de 2 sonneries,

l'égal

seule (et la

fin

de ce son pro-

longé ne compte pas à part, jusqu'à dispenser de l'audition du 1" son de la
série officielle,

composée de

Zeira

même

à la

:

ce n'est

fin,

comme

la fin

3 coups).

Aba

R.

Zemina

b,

au nom de R.

dit

pas à compter pour une audition, car on joint

au commencement

;

or,

il

le

l"coup

n'y a eu complètement ni l'un,

ni l'autre (et le tout est sans valeur).
-i

(3).

bés,

à

Aux jours de jeûne ^ on emploie des
l'embouchure argentée, avec 2

cors de béliers, recour-

trompettes placées

(dominant). Le schofar émettra un son court,

au centre

trompettes

et les

le

pro-

longeront, puisque celles-ci sont prescrites essentiellement en ce jour.
Cette prescriplion a en vue, dit R. Yôna, d'engager les fidèles à courber

leur

cœur par

la prière.

Devant R. Simon

b. Lakisch,

on employait

le

cor au

jour du jeûne. Mais, demanda R. Yossé, pourquoi ne pas employer devant
lui 2 les

trompettes (prescrites en ce jour)?

que selon un enseignement
au dehors. Resch Lakisch

les

fit

Tu

dois savoir, lui

réciter les 24 prières des jours

de prières au 9 Ab, bien qu'il

de ne pas agir de
le 9

Ab

est

même

un jour de

celui institué p. ex.

;

car

il

deuil historique, ou

en cas de disette de

En

effet, dit

b.

R. Zeira,

ait

si

de jeune (dont 6

Yohanan de

recommandé à

éprouvait des doutes sur

R. Josué, ce jour n'est pas considéré
R. Yôna ou R. Isaac

répliqué,

trompettes étaient usitées au Temple seul, non

additionnelles au rituel ordinaire), selon l'usage de R.

même nombre

fut-il

c'est

pluie).

le

réciter le

ses disciples

point de savoir

si

un jeûne public (comme

Selon R. Yossé au

comme jeûne

public.

nom

De môme,

de
dit

Nahman, au nom du même, c'est un deuil, rien autre.
c'est bien ce que R. Yohanan a dit: un individu isolé

(priant à part) récitera au 9

Ab

4 sections additionnelles (sur 6), mais

non

toutes les 24 (ce qui confirme bien ladite distinction).

5

(4).

Le jubilé

1. Cf. ci-après, tr.

est égal

TaaniChj

au nouvel-an pour
I,

8.

2.

les

sonneries et les béné-

Cf. B. tr. Sotci, 43.

TRAITE ROSGH HA-SCIIANA

88
dictions à réciter

R. Juda établit une distinction, savoir qu'au jour du

'.

nouvel-an on emploie pour

pour

le jubilé celai

Comme

du chamois

(droilj.

verset Je suis l'Éternel votre Dieu (Nombres, X, 10), est rappro-

le

nouvel-an

de. célébrer le

ché de celui qui prescrit
devoir de

sonneries un cor de bélier (courbé), et

les

réciter les versets qui

proclament

du Souvenir

On

versets traitant de ce sujet.

an

;

mais d'où

du

retentissement

don,

etc.

Or,

1"

va sans dire

il

précédente)

la fête

au

cor,

;

on

et

mois,

du

et celui

du grand-pardon

sonnerie sera un coup droit (bref)?

11

il

un même coup

faut encore

circuler

le

(ib.); et l'on

cor

mêmes

(ib.,

du jubilé);

(l'an

y est

sait

sait-on

premier coup de

le

allusion par l'expression tu

fait

qu'après

que

son prolongé (du milieu),

le

rapide, de ce qu'il est dit ensuite

termes).

Or, cela est

:

le

où l'expression au

cor, etc.,

du cérémonial à suivre, tant au

d'insister sur l'analogie

qu'au 1"

;

et

comme dans

l'un la sonnerie se

l'an. Enfin,

on

sait

que

bres,

XXIX,

tentissement

1)

XXV,

(ib.

9).

Jusque

là, c'est

même

compose de

au pre-

3 sons divers,

l'interprétation de R.

mode de

déduction,
:

;

cor de re-

Akiba

comme

il

;

mais

a ensei-

Vous sonnerez d'un son

5)

puis

;

(ib. 6)

:

;

d'un son éclatant

lorsqu'elles

devront décamper (donc,

prolongé, sera poussé en second lieu)
différent, long

mois

quand vous sonnerez la 2* fois d'un
compagnies campées vers le midi partiront on sonnera

éclatant (Nombres, X,
les

10" jour de ce.

(Lévit. XXIII, 24)

l'on interprète ainsi les versets suivants

son éclatant,

but

a

jour de retentissement (Nom-

Souvenir du retentissement

;

selon R. Ismaël, on a recours à un autre

gné* que

:

tu feras

pour

en sera de

il

celte série se

parce qu'il y a 3 expressions à cet égard

:

compose d'un coup rapide,

coup prolongé, puis d'un bref,

suivi d'un autre

mier jour de

mois superflue



vous ferez
au jubilé;

applicable

on l'étend au 1" jour du nouvel-an en vertu du verset précité
circuler

le céré-

faut dire les 3 séries de versets, de la

il

Comment

cor

mois (dans lequel tombe aussi

7^

royauté, du souvenir et du Schofar.

le

tu feras circuler le

rappelle pour insister sur l'analogie entre

le

et l'autre liturgie donc,

feras circuler

:

du mois, au jour du grand-par-

\0

qu'il s'agit

monial à accomplir du nouvel-an

dans l'une

le

rappelle les

9)

premier jour du nouvel-

le

est dit (ib.)

11

XXV,

(ibid.

donc pour

le sait

sait-on pour le jubilé?

le

allusion à la série de versets

fait

de résonnance

et l'expression cor

;

une allusion au

voit

royauté divine. L'expression

la

souvenir de rcsonnance^ (Lévil. XXllI, 24)

on y

2,

ou court, puisqu'il

;

est

et ce n'est

le

son éclatant ou

pas à dire que

dit aussitôt (ib. 7)

:

le

son soit

quand vous con-

voquerez l'assemblée, vous sonnerez, mais non pas d'un son éclatant.
Il

est

écrit (Lévit.

(tout le chapitre
1.

nim,

A

XXV,

traitant

intercaler le jour

section

Emor.

Gr. R. Vogue traduit

du

jubilé),

on déduit que l'année sera considérée

du grand pardon de l'année

3.
:

tO): C'est le Jubilé; de celte expression superflue

Dans

sa traduction

fanfare, puis

:

jubilaire.

2.

du Pentateuque, à ces

retentissement.

4. Siffri

Tor at h CohaM. le

versets,

sur ces versets.

TRAITÉ ROSCH HA-SGIIAÎ^A

comme

lors

telle,

même que

toutefois,

du terme
esclaves

terme

faut

restrictif c'est.

même

réel

il

lorsque

le

toutefois,

;

que

primitifs,

renvoi des esclaves

le

Tel est

ou

ait été effectué,

de R. Juda. Selon R. Yossé,

l'avis

restrictif c'est.

pas sonaé

l'on n'a

si

délaissement des champs n'a pas eu
il

champs

possesseurs n'auront pas délaissé les

les

qui doivent faire retour aux propriétaires

du cor;

89

le

en vertu
jubilé est

renvoi des

lieu, ni le

proclamé en sonnant du cor, en vertu du

faut l'avoir

R. Yossé justifie ainsi son opinion

selon une explication



verset, lejubilé ne peut pas être réel en cas d'omission de la sonnerie

du

cor, et selon l'autre explication,

d'obstacle à cette proclamation

non-renvoi des esclaves serait une cause

le

que ce second objet

je prétends

;

du

n'est pas

un

obstacle, parce qu'il peut arriver,lors d'un jubilé, qu'il n'existe pas d'esclave

hébreu
qu'il

et

est

que par conséquent
impossible

d'adnnetlre

jubilé (ce dernier fait sera
cation, la sonnerie

tandis que

n'y ait pas lieu d'en renvoyer un seul, tandis

il

de tout cor pour proclamer

l'absence

donc seul péremptoire). Selon une autre expli-

du cor dépend du tribunal seul

n'a qu'à l'ordonner),

(qui

renvoi des esclaves dépend de tout particulier qui en a (et

le

le

il

ne

faut pas qu'une telle proclamation soit à la merci d'un particulier). C'est con-

forme à ce qu'a
13)

:

dit

R. Samuel b. Isaac, par déduction de ce verset (Exode, VI,

U Eternel parla à

d'Israël

etc.

;

Moïse

à Aron,

et

pour avoir
la

a enseigné:

lia

au devoir du renvoi des esclaves

failli

réprimande suivante (Jérémie, XXXIV,

verra son frère hébreu
tion

vue

cet ordre (mal défini) avait précisément en

ves au jubilé. C'est ainsi que R.

etc.

On

d'un marchand

et fait

14)

14)

le

renvoi des escla-

Israël a été

seulement puni

y est
aubout de

:

;

fait

il

nom de

a enseigné au

du verset suivant (Proverbeà, XXXI,

aux enfants

leur dit d'ordonner

et

allusion dans

ans chacun ren-

7

Nehemie

R.

Elle est semblable

:

venir son pain dt loin

;

de même,

l'explica-

aux navires

Loi sont pauvres (stériles) en leur l" place, mais riches en une autre

châtiment est énoncé). R. Yohanan dit
nions de R. Juda et de R. Yossé

;

:

jubilé. Ceci est

mais comment

compréhensible pour
la justifier à l'égard

la

de

laquelle n'a lieu qu'à la fin de l'année, et

la

//

me

dit,

la

proclamation du

comment en appliquer
*,

l'effet

rétros-

en invoquant ce

ne crains rien, Daniel, car depuis

ternel ton Dieu, tes paroles sont entendues

tention de renoncer, que l'on a eue au
:

ou de

cor,

renonciation judiciaire d'argent,

jour où tuas appliqué ton cœur à comprendre

année. R. Yohanan dit aussi

du

proclamation ou l'omission du cor;

pectif? R. Zeira enseigna une réponse à celte objection
:

le

mais, selon l'avis des autres sages, l'omis-

aux dettes d'argent, sont des obstacles à

verset (Daniel, X, 12)

(oii

ce qui précède contient les seules opi-

sion de la consécration par le tribunal, ou celle de la sonnerie
la renonciation

de la

les paroles

par

et

à

te

le

l"

mortifier devant l'E-

lui etc.

commencement de

;

de

même

ici,

l'in-

l'année, suffit à cette

R. Juda est d'avis dans notre Mischnà d'em-

ployer des cors de bélier au nouvel-an, afin d'utiliser pour une fête fréquente

1. J.,

Taanith,

III, 1 (f.66i)).

TRAITÉ ROSCII

90

I1A.-SG11ANA

ce que l'on a le plus sous la main, réservant le cor plus rare (du chamois) pour

une solennité plus rare
G (5). Si

le

pre au service

qu'on

scbofar (cor) a été fendu et qu'on

de même,

;

un

reconstitué

(le jubilé).

schofar,

recollé des fragments

collés

sujet d'un trou rebouché, selon R.

aussi de R. Nathan

;

la

même

ait été

est valable

bouché avec

la sonnerie, le cor restera

Nathan,

un élément étranger,

faut encore en ce cas

il

le trou,

si

:

même

impropre,

est valable. Toutefois, dit R.

il

si,

sans

ble, car tous les

demanda
l'animal,
vir

:

si,

boucher,

Aba

que

trou

le

Zemina, au nom de R. Zeira,

b.

oîi l'on

le

a bouché

corne de

l'os

la
le

cor est vala-

Aha

sonnerie du schofar. R. Jacob b.

la

On

qui la retient à la tête de

autorisé à Yabné, fut-il répondu. R.

l'a

lui

répondit

c'est autorisé

:

Aba posa

également à En-Tab

la
2.

quelqu'un sonne dans une fosse, ou une citerne, ou un grand

vase d'argile, au cas où du dehors on entend
devoir de l'audition est rempli
le

le

on a percé cet os (ce qui constitue une séparation), peut-on s'en ser-

question à Rab, qui

7. Si

si

après être rebouché; au cas con-

son subsiste, quoiqu'altéré,

le

lieu d'enlever la

dans cet état?

même

le

sons suffisent pour

au

cor,

avant d'être rebouché, nuisait à

question d'obstacle au son est seulement soulevée au cas
cor; mais

du

même sorte, et un élément étranger le rendrait improau nom de R. Yohanan, il faut ainsi compléter l'avis de

Mischnâ (d'après tous deux)

traire,

émane

R. Yohanan cet avis

cas où l'on a bouché un trou

au

la

pre. Or, dit R. I.liya
la

dit

cor reste impropre au service, et au cas

le

R

selon

;

Au

:

nom de

au

sorte, soit avec

trou empêchait l'émission du son,
il

ensemble L Quant à ce qui a été

I.liya,

car on a enseigné

avec une parcelle de

contraire,

est valable.

il

1" défense (d'employer un cor fendu puis re-

la

composé de morceaux de corne

soit

et

R. Nathan, ainsi que l'interdiclion suivante d'employer un cor

selon

collé),

de corne

trou était un obstacle à la production du

le

son, ce cor est impropre; au cas contraire,

La Mischnâ a dû indiquer

impro-

est

il

impropre. Lorsqu'il y avait un trou et

est

il

bouché, au cas où

l'a

Ton a

si

l'a recollé,

devoir n'est pas rempli.

mais,

;

si

De même,

l'on

entend

son net du schofar,

le

ce n'est qu'un son vague d'écbo,

en passant derrière une syna-

si

gogue, ou lorsque sa maison est attenante à

du schofar, ou

le

faire la lecture

la

synagogue, on perçoit

du

livre d'Estber ^au

le

son

jour de

cette fête), tout en s'y appliquant, le devoir de cette audition sera rempli;

au cas contraire, non.
dans
8.

l'un,
Il

il

Il

est vrai

qu'aux deux cas l'on a entendu; mais,

y a eu défaut d'attention.

est dit (Exode, XYll, il)

:

It arriva que

bras, Israël était vainqueur etc. Or, ce n'est pas
1.

D'après les autres sages,

il

I,

que

les

Maor,

227. Cf. ci-dessus,

tr.

ch. 11, et

Soucca,

le

mains de Moïse

va sans dire que tout recollage est interdit.

texte a été complété, en ce passage, d'après le

par M. Brùll, Jahrbûcher,

lorsque Moïse élevait

2.

Le

Belh-Yosef, n" 586,

II, 5, p. 16.

TRAITÉ ROSGH HA-SCHANA
faisaient la guerre, ni qu'elles brisaient l'ennemi

qu'Israël élevait les yeux au ciel et tournait son
il

était le plus fort; sans cela,

R. Yossé
etc. »,

un

Hanina

b.

dit

mais aussi longtemps

;

cœur

vers

père celeste,

le

retombait dans sa faiblesse.

il

de ce que

:

01

la

Mischnâ

dit

seulement

passe

« si l'on

résulte qu'en cas de doute sur l'application de la pensée, l'arrêt est

il

que

indice

en sonne,

autre et qu'on

non

est accompli,

un cor dans un

application a eu lieu. Si l'on introduit

cette

si c'est

entend

l'on

si

son du cor intérieur,

le

de l'extérieur*. Si

celui

l'on

a retourné le cor (en

On peut

élargissant la partie étroite, et vice-versà), quelle sera la règle?

dre celte question d'après ce qu'il est dit^

dehors n'est pas interdit; mais

ment. Donc

il

le

résou-

gratter le cor au dedans ou au

:

couvrir d'or est interdit à l'intérieur seule-

seulement permis de

est

devoir

le

non de

gratter,

le

on déplace

tinction est fondée sur ce qu'en ce dernier cas

retourner

le

la cavité

la dis-

;

(c'est

une

modification essentielle).

R. Josué
sorciers

Levi dit (sur

b.

le

§ 8)

le

:

peuple d'Amalek était semblable aux

son habileté consistait à mettre en avant du front de bataille des

;

gens au jour de leur naissance

meure en un

Pour y

jour.

tel

on

(^éveaiç), car

obvier, que

sait qu'il est rare

Moïse

fit

?

auparavant

haut

H)

III,
(ib.

Le

:

10)

comme

que Moïse avait élevé

c.-à-d. parce

;

l'abîme, dont l'écho retentit.

12)

"VIII,

L'armée fut

:

manqué

c.-à-d. celui d'avoir

à

la

la

il

mains en

Mischnâ par ce verset (Daniel,

corne jeta la

et la

;

lève ses

Amalek tomba dans

sacrifice perpétuel,

le

Loi^

mains,

les

Samuel explique

livrée avec

est dit

il

lune s'arrêtent dans leur demeure', et

soleil et la

L'abîme fait entendre sa voix;

:

l'on

troubla l'ordre des

Il

constellations (afin de dérouter les calculs sur la naissance),

(Habakouk,

que

à cause du péché,
vérité â terre (ib.)
:

lorsqu'Israël rejette à terre les préceptes de la Loi et les néglige, la royauté

païenne l'emporte sur

dans

et

telligence. R. Juda

bien, l'ennemi

IV, 2)

9

:

le

ne

b.

la

rends pas

Il

est

Pazi explique ces mots (Osée, VIII,

serpent brûlant

vue du serpent ne peut tuer
regards en haut

10

c'est la Loi*,

encore dit (Nombres, XXI, 8)

un

il

(9).

et

de

le

3)

dont

:

:

a

Israël

cœur devant

;

et L'in-

rejeté

est dit (Prov.

il

ma loi.

L'Éternel dit à Moïse de

placer sur une perche.

ni ressusciter;

couchait son

Or, la

mais lorsqu'Israël portait ses
le

père céleste,

il

était guéri

;

dépérissait.

Un

sourd,

un

actes, dispenser d'autres
1. Celui

et

elle réussit

la sagesse, V instruction

c'est

poursuivra; ce bien,

:

est dit (Prov. XXIII, 23)

;

(8).

sinon,

;

il

(ib.)

Car je vous donne des avis en bien n'abandonnez pas

se fabriquer

2.

selon l'expression finale

ses entreprises. Or, la vérité c'est la Loi, dont

Acquiers la vérité

le

lui et réussit,

idiot

ou un enfant ne peuvent pas, par leurs

du devoir d'entendre

le

cor (qui ne leur incombe

de l'intérieur forme sépaiation entre l'émission du son

Tossefta à ce

Genèse, ch. 98.

tr.,

ch. 2.

3.

Rabba à Lamentations,

Introd.

et
4.

sa

sortie.

Rabba à

TRAITÉ ROSGII IIASCIIANA

92
pas).

En

pas (en

le

eu 4 passages, Dieu a

:

indique quels matériaux
Ainsi (Genèse, VI,

(Nombres, X,

2)

fais-loi

1 i),

une arche en

n'est pas indiqué. Aussi Moïse dit

employer ce métal, comme

il

comme

il

mais

tout

«

n'est pas

mordu,

1'",

la

morsure du chien, qui

la

morsure du serpent, qui

tive.

il

dit

est de la

simple vue

la

est

XXI,

les

le

homonymes.
car

:

c'est

Hiya

b.

dit

:

mordu,

le

de voir

l'airain

la

même

sorte,

il

;

nom
vue

pour

2^

la

il

de R. Aha,

suffisait

;

fal-

pour

mais pour

faudra une vue plus atten-

morsure du chien, qui ne comporte pas

amener

suffit à

venimeuse,

guérison

la

;

mais, pour la

guérison sera plus lente à venir.

la

IV

jour de la lete du nouvel-an survient un samedi, on sonne

du cor au Temple

seul,

non au dehors

R. Yohanan b. Zaccaï a établi que

jour dans toute



ville

hanan n'a donné

se trouve

un

du Tem-

^.

Depuis

la

sonnerie du cor aura lieu en ce

la

destruction

tribunal. Selon R, Eliézer, R.

autorisation qu'à Yabneh.

cette

répliqué, entre

fut-il

je vais

serpent

le

fil

arrivera que

il

8),

CHAPITRE
Lorsque

:

de s'en tenir à distance, cet

est d'une sorte distincte, la

morsure d'un serpent qui

rence,

Moïse

:

nom de R. Hama

Levi au

suffisait

Selon les autres sages, pour

d'empoisonnement,

ple,

9)

Selon R. Juda de Gozria^ au

plus d'attention.

pas.

morsure, de chien ou de serpent, sera gué-

toute

»

il

puis

;

nahasch^,

que Ton peut interpréter

(Nombres,

écrit

Toutefois, pour la

lait

R.

Ki ooa, perverse.

3,

puis (Josué, V, 2)

l'essentiel est le

Kidor; R. Méir

s'appelait

le dit

gopher (résineux)

bois de

(Nombres, XXI,

*,

Bible ne

la

-i"

devant être mauvais, selon ces mots (Deutér. XXXII, 20)

race,

rie.

le

pour

;

serpent seul, l'élément à employer

le

eomme

:

est dit

d'airain. Ceci prouve, dilR. Méir

une

pour

fabrique-toi 2 trompettes cT argent;

:

homme

de fabriquer un objet

dit

faut employer, et

il

fais-toi des couteaux de pierre. Pour

Ainsi, un

—^

remplissant) en dispenser autrui.

R. Yassa dil^

homme

un devoir ne peut

thèse générale, celui qui n'est pas soumis à

Yabneh

11

Yo-

n'y a pas de diffé-

et toute autre ville ayant

un

siège

de juridiction.
R. Aba

b.

Papa

dit

que R. Yohanan

'

et

R. Simon

à la salle d'études, firent l'objection suivante

mes de

la

Mischnâ,

si la

fête

rusalem

;

SI

le

ce n'est pas prescrit par la

La Guemara sur
Rabba à Genèse, ch.

tr.

Yôma,

X, 12;

tr.

83b.

5.

ce
31.

dernier
3.

Neubauer,

Soucca, IV, 2

;

tr.

comment

se fait-il qu'aux ter-

Si c'est

repos sabbatique partout,

i.
2.

Lakisch, étant assis

du nouvel-an survient un samedi, on ne sonne

du cor qu'au Temple, non au dehors?
l'emporter sur

:

b.

§

loi,

est

un précepte

même

dans d'autres

ib. p.

reproduite

263.
I, 3.

villes

il

doit

que Jé-

on ne devrait pas non plus accom-

Mot à double entente

Sckeqalim,

biblique,

6.

du
:

Même
7.

tr.

Berakhôth, IIL

serpent et couvre.
distinction,

Rabba à

tr.

3.

4 B.

'Eroubin,

Lévit., ch. 29.

TRAITÉ ROSGH IIA-SCIIANA
plir cet acte

au Temple

nage important, que
et

il

répondit

Comme Cahana

?

l'on pourrait

et d'autre part (Lévit.

on se

passait,

XXIX,

du

XXIII, 24) souvenir

dit

On

consulter à ce sujet.

Puisqu'il est écrit (Nombres,

:

93

un person-

voilà

;

posa

lui

question

la

jour du retentissement,

1)

retentissement,

y a une dé-

il

duction à tirer de cette divergence de termes, et l'on dira qu'en semaine c'est

un yowr de retentissement

effectif (où

l'on

sonnera du cor)

survient un samedi, c'est un simple souvenir,

;

mais

si

la fête

car on rappellera la sonnerie

recommanda aux compa-

(par des prières), sans l'effectuer. Ainsi R. Zeira

gnons de monter entendre l'exposé de R. Levi, car il est impossible
laisse passer sa section sans rien enseigner de neuf*. Il arriva en
et

exposa ceci

:

de ce qu'une

pas

est-il

mois, jour
est fixé,

le

et

au

l'autre le

même

de

du

au Temple

C'est

?

est

qu'il

dit

(ib.)

retentissement (c'est-à-dire qu'au Temple,

retentissement ne

devrait pas ajourner

sera pas ajourné).

partout où

la sonnerie,

S'il

ce dernier

au \" du
1" jour

le

en est

ainsi,

de

n'en

alors

:



fixation

la

effet

terme Jour

le

mot souvenir, on conclut que
nouvel-an survenant un samedi. Pourquoi

de retentissement,
est applicable

expression biblique emploie

qu'il

on ne

ce jour

est

bien connue d'avance? C'est que, dit R. Simon b. Yohaï, de l'expression \iTO-

chaine vous offrirez

etc. (ib. 25),

on conclut qu'à

sont offerts on pourra aussi sonner du cor,
objectèrent les

feras circuler

retentissement

du

place où les sacrifices

sans distinction de jour.

compagnons devant R. Yona,
le

la

n'est-il

cor, av- 7®

mois,

pas dit
le

\0

(ib.

du

XXV,

Mais,
9)

mo>'s, etc.,

:

tu

sur

tout votre territoire? Or, pourquoi en ce cas, cette sonnerie est-elle permise

partout au dehors, et non

si le

jour du nouvel-an survient un samedi

sément, leur répondit R. Yona

on fera circuler

le

son dans tout

contraire, répliquèrent les

que

2, le

le

cor dans tout

le

si le

pays,

non en d'autre

compagnons, ce verset

a-t-il

cas.

Peut-être au

pour but de spécifier

non hors de

la

Palestine, et

nouvel-an survient un samedi on sonnera aussi du

pays? Non, répondit R. Yona,

circuler le schofar

Préci-

verset indique que, pour cette solennité,

l'on fera retentir le cor sur tout le territoire,

qu'en conséquence

?

dans votre pays

»,

si le

verset disait

on aurait pu dire

qu'il

:

«

vous ferez

implique une

exclusion (hors du pays) spéciale au jubilé, comprenant par contre l'exiensioa

par rapport au sabbat; mais
l'extension est applicable

ici

comme

(même

il

est dit

:

«

dans tout votre pays

»,

à la province), à l'exclusion d'un autre

cas (celui du nouvel-an au samedi).
2.

L'avantage de Jérusalem (où l'on pouvait sonner du cor

samedi)

était tel

sur Yabneh

voit la capitale, d'où

^

que, dans toute

on l'entend,

et qui est assez

puisse y aller aux jours de fête sans enfreindre

peut aussi y sonner du cor lorsque
"1.

Cf.

le

voisine,

le

d'où l'on

proche pour que l'on

la limite

sabbatique, on

nouvel-an est un samedi.

A Yabneh

Bamidbar rabba, r,h. 14.
2. V. Toralh Colianhn, à ce verset.
en note qu'à Jérusalem on pouvait sonner dans toute la
G' h., mais à Yabneh seulement devant le tribunal.

dition Jost observe

qu'à la

ville

même

3. L'éville jus-

TRAITE ROSCH HA-SCHANA

94

au contraire,

tribunal dans cette
Toutefois,

une

énoncés. Ainsi,

de

l'intervalle

;

séjour

le

du

ville.

telle ville

voit

si l'on

devra réunir tous

de

ville,

ou bien

entend de

l'on

si

ex.

p.



sans la voir, au cas où une montagne se trouve dans

la capitale

ou encore

avantages qui viennent d'être

les

Jérusalem, sans l'entendre, lorsque



Jérusalem se trouve sise plus haut que cette
les bruits

que pendant

celte autorisation n'a subsisté

l'on

si

entend

de

les bruits

on

la capitale et

la voit,

mais qu'en dépit du voisinage on ne peut pas y arriver, parce qu'un cours
d'eau se trouve dans l'intervalle, on ne pourra pas y faire sonner le cor en un
jour.

tel

Yôna demanda

R.

:

bole de Veroub, reste-t-elle considérée
sabbatique, pour l'interdit du cor
l'égard de Jérusalem,
capitale, d'où

est dit

il

on l'entend,

mêmes

les

s'agit

comme

samedi

le

et qui est
le

privilèges ne sont-ils pas applicables

Yabneh,

pour

ville

pas pu

même

limite sabbatique,

aux environs

Yohanan

l'établir

Comme

?

au voisinage

elle s'étend

Simon

une

ville, celle-ci

dit

au

nom

de R. Josué

pour Yabneh, parce qu'on n'admet

Levi

b.

n'a plus la faculté de sonner

:

dés qu'un tribunal a quitté

du cor

mon

rieure (xoiTwv)? Je ne sais, répondit K. Simon, car chez
b. Levi,

il

En

la fête

n'a été question que

du déplacement d'une

principe, on prenait le loulab

des tentes, et au dehors au

Temple, R. Yohanan

1*^"'

la

les 7

règle de prendre partout le

du Temple,

En

(le

de s'abstenir de

et

16 Nissan)

.



la

consom-

'.

principe, on accueillait toute la journée les témoignages relatifs
la

néoménie.

Comme un

jour

les

à venir et qu'en raison de l'attente de leur arrivée
lévites

jours de

destruction du

consommation de produits nouveaux au jour entier de

à la consécration de

commirent une omission de chant (ne sachant

ter l'office ordinaire à l'oflre

.

de

à une autre.

ville

jour seul. Après

b. Zaccaï institua la

mation de Vomer (prémice) au Temple

1

est-il

maître R. Josué

au Temple pendant

loulab pendant les 7 jours en souvenir

A.

En

samedi.

le

lui

autre,

toute

même

demanda R. Yossé, en cas de déplacement d'une maison à une
ou seulement du triclinium (grande chambre) à une autre pièce inté-

même,

3.

tan-

;

b. Zaccaï, qui l'a éta-

pas une institution (non légale) superposée à une autre institution du
degré. R.

il

mesure rabbinique,

a été introduite par

ladite autorisation

la capitale, n'a

voisine d'où l'on voit la

samedi, pourquoi, à l'égard de R. Yabneh,

laquelle ne saurait avoir plus d'extension. R.
blie

étant en dehors de la limite

placée dans la

à Jérusalem d'une prescription biblique,

dis qu'à

sym-

à l'aide du

ville voisine

(Question non résolue). Puisqu'à

?

que dans toute

sonnerie du cor est autorisée

la

une

Si l'on peut arriver à

La Guemara de

ci-dessus, p. 29,



du

sacrifice quotidien,

ce § est reproduite textuellement

est aussi celte Mischnû.

du

tr.

témoins tardèrent

(le

30 du mois)

s'ils

ou

les

devaient chancelui

Soucca^

de

la fête,

111, 11

(12),

TRAITÉ ROSCII HA-SCIIANA
en usage à

néoménie), on établit

la

moment).

fixé à ce

venaient

S'ils

même comme étant sacré (pour
au même jour), et le lendemain était

on adoptait ce jour

après cet instant,

équivoque

éviter toute

de ne jamais accueillir ces

la règle

témoins que jusqu'aux vêpres (afin d'être

95

an suivant

1

du Temple, R. Yohanan

aussi sacré. Depuis la destruction

adopté pour règle d'accueillir ces témoins

Zaccaï a

b.

toute la journée (lesdits incon-

*

vénients n'existant plus).

R. Samuel

Nahman

b.

dit

survenue par suite de ce

l'erreur d'omission

:

fait

un

:

jour,

commise par

bruit fâcheux se répand en ville,

un

Néoménie en

d'après lequel des Bédouins auraient surpris les témoins de la

route et les auraient enlevés prisonniers
tard, les lévites en furent troublés. R.
les

croyant que

;

Aha

Papa

b.

c'était la

dit

Comme

lévites?

importants,

Nahman, au nom

b.

Mishna) a rapporté

le fait

survenu aux

ou

tel

de nos maîires

R. Josué b. Levi. Quant au

fait

de l'erreur sur

vous vous référez, leur

s'est référé à

il

la

cause du re-

devant R. Zeira que

compagnons demandèrent en présence de R. Samuel

de qui Rabbi (l'auteur anonyme de

Lévites est

les

à

dit-il,

tel

lequel Rabbi ne s'est pas expliqué, on en connaît l'objet d'après cet enseigne-

ment

;

mence
on

Le cantique du
ainsi

3"

jour consistait dans

que ce jour de
:

:

J\ii déchargé son épaule

fête se trouvait

Or,

etc.

vêpres, les lévites redisaient à
tentant de répéter

nom de

l'état

dans

même

les

l'office

chant

de

l'attente

Aba

R. Hiya b.

sacré.

;

cet édifice, aussi

longtemps

5. R. Josué b.

cette règle
la

du

soir îe

la

raconte

Aéoménie;

:

Qorha

dit

^

se

faudra

la

la

:

celle

morts, celle de

A labneh,



il

s'agit

fat

s'est

même

à

et

en large devant

les

témoins attendus

mention dans

mois précédent est bissextile.

que R. Yohanan

néoménie,

les

le

b.

Zaccaï établit encore

chef du tribunal qui pro-

témoins n'ont qu'à se rendre
lieu).

composant Vamida additionnelle

des patriarches, celle de

M. Neubauer,

:

jour (afin de reculer autant que possible

la sanctification divine,

ajoute

journée

la

terminer de

promener en long

Voici l'ordre des bénédictions

du nouvel an

premiers ver-

que R. Yohanan recommandait aux

en quelque endroit que se trouve

consécration de

Lors-

Ada de Césarée

ce qui permettait d'indiquer la

si le

etc.

1" verset du psaume, se conqui arriva). R.

il

à la salle de réunion (où la proclamation a
(5).

les

nouvel an,

témoins n'arrivent qu'après l'heure des

la sainteté, et

qu'il fait

cette dernière prière et de dire

1.

au matin

de Minha), dans l'espoir que pendant ce temps

viennent annoncer

6

du fardeau,

qui com-

et l'après-midi, les suivants

(et c'est ce

Synagogue de Kifra de

chefs de la

l'office

le

si

etc.

disait

i2)

Au

etc.

R. Yohanan, est d'avis qu'une grande partie de

ainsi passée

nonce

un jeudi on

Chantez à Dieu notre force,

déchargé son épaule,

au

Psaume (LXXXI,

Chantez en l'honneur de Dieu notre force,

:

disait les versets (ib. 7)

sets

le

ib. p. 75.



1

la

résurrection des

on intercale des allusions à

2. J. tr.

Taanilh, IV, 3

la

fin (f.eSb).

TRAITÉ ROSGfl IIA-SCIIANA

9G

Royauté de Dieu, sans
spéciaux du

joui',

sonner

l'aire

de

suivi

puis, le récit

;

des

sonnerie du scfio(ar, ainsi

la

de versets consacrés au souvenir
de sonneries. Puis on dira

cor

le

sacrifices

que

du Scholar, toutes deux

et celle

série

la

suivies

prière du culte {'abôda), l'action de grâce

la

bénédiction des cohanim. Tel est Tavis de R. Yohanan R. Nouri,

et la

non de R. Akiba.
sonne pas du cor en disant

Si l'on ne

7.

quoi bon la dire?

de

la solennité

On

section des royautés,

la

à

dira donc les 3 premières, puis à la sanctification

on joindra

celle

des roymdes, et

reste suivra

le

comme

ci-

dessus.

Par

de réunion

« salle

est spéciale à la

Akiba,

dont parle

néoménie. Quant au

Mischna,

ici la

faut entendre celle qui

il

en Judée on suivait l'ordre de R,

rituel,

R. Yohanan b. Nouri

Galilée celui de

en

et

»

i

par mégarde on

si

;

avait suiv^i en Judée la règle adoptée en Galilée, ou à l'inverse, la valeur
fait



accompli subsistera.

R. Abahou
bénédictions,

au nom de R. Eliézer

dit

par l'appellation

la Divinité

du nouvel-an

tionnelle dite

R. Simon

en

;

formule

la

«

Dieu saint

le

moussaf, conformément à
dit

même temps que

la

de réciter

l'avis

mentionné

devoir du rituel n'est

», le

usitée dans

»,

encore cela s'entend seulement pour

et

Gamaliel

b.

omnipotent du règne

«

pas accompli, excepté pour
prières

dans tout endroit (passage) des

:

se trouve avoir transgressé l'ordre prescrit et

si l'on

du

".

la prière

Yohanan

de R.

les

addi-

Nouri.

b.

formule de sanctification delà solennité

la

section des souvenirs,

R. Akiba (de façon à appliquer aux 2 objets

la

se conformant à l'avis

R. Simon b.

sonnerie).

l'''^

de

Gamaliel justifie ainsi son avis: puisque de tout temps (aux jours de sabbat et

de fêles),

la

section dite pour sanclifier la solennité occupe le 4" rang, elle de-

vra aussi l'occuper au jour du nouvel-an. Rabbi au contraire raisonne sur ce

que de tout temps
de

cette section

3 bénédictions); elle

médiale

nom

(soit la

5'=

sur

occupe

devra donc, au jour du nouvel-an, occuper aussi
R. Jacob

9).

b.

Aha, ou R. Zeira Hanin

de Rab qu'en ce jour on terminera

Dieu sainl^

»

(non

:

le

b.

on termine

restaurateur de Jérusalem
la

les uns,

»

dans

;

le salut. » Si la fête

on mentionnera d'abord

1. J. tr.

prodigue

Pesaltim, IV,

i

fin

(t.

le

Vamida

la

3"

on dira à

la fin les

la fêle

V,

dans

p. 50);

une phrase reproduite du tr. Scheb/ilh, X,
3. V. B., tr. nerakhoih, 12b (t. ï, p. 271).

formule

«

2,

bénédictions
:

être

Neubauer,
t.

II,

p.

« le

Dieu de David

b.

«

et

récitées

Dieu de David

un samedi, selon

le A'it/t/ow5c/t (sanctification

cf.

au

dit

(des 18 bénédictions,

mots

du nouvel-an se trouve

la

Aba,

place

Selon R. Aba au

».

mots

des courtes

b.

la

Aba au nom d'Aba

pardon

13^ section par les

la

lecture de la Haftarah,

qui produit

il

Jérémie, dans la prière de

dite la semaine)

après

«

par

la 3' bénédiction

C'est aussi l'avis de R.

Roi).

Houna, qui ajoute l'expression

nom d'Aba

médiale (étant précédée et suivie

la place

ib. p.

182.

425, et ci-dessus»

de

la

2. Suit
III, 1.

TRAITÉ ROSCH HA-SCHANA
on commencera par

solennité), puis le sabbat; selon d'autres,

mention de

l'on passera ensuite à la

par

l'on finira

le

au nom de R. Josué

dit

8

du

Yohanan

schofar. Selon R.

pour chacune de ces

et

;

R. Juda b. Pazi

10 versets bibliques célébrant

moins de dix parlant du souvenir

divine, ni

au milieu

la fête

Levi que cet avis de Rabbi sert de règle.

dira pas moins de

On ne

(6).

b.

sabbat, et

le

Selon Rabbi, on commencera et

la fête.

en célébrant

sabbat,

97

séries,

b. Nouri,

3 versets

tirés

ni

y

moins de dix où

suffit

il

de

la

la

Royauté
s'agit

il

au besoin d'avoir

Bible

dit,

On ne devra men-

*.

tionner, pour la Royauté, le Souvenir, ou le Schofar, nul verset parlant

de punition céleste. On commencera par

par ceux des Prophètes. Selon R. Yossé, au cas où l'on aurait

et l'on finira

achevé par ceux tirés du Pentateuque,

Le nombre de dix Royautés

dans rétendue de sa

louez-le

;

en raison des dix termes de

2,

Alleluia. Louez Dieu en sa sain-

:

force, e^c, jusqu'à la fin. Les dix ver-

les dix confessions,

du souvenir rappellent

sets

devoir est pourtant accompli.

le

est prescrit

louange énoncés par David (au Ps. CL)
teté

Lavez-vous, purifiez-vous, enlevez l'impureté,
chez la justice,
etc.

du Pentateuque,

les versets tirés

Puis

etc.

Allons donc

est dit:

il

comme

dit Isaïe

(I,

16):

apprenez bien; recher-

etc.,
et

a

recherchons, dit VÉternel,

(enquête de souvenir). Les dix versets du schofar ont en vue les 10 sacri-

composés de

fices,

où se trouve

agneaux, un taureau, un bélier et un bouc. Les versets

7

mot Dieu sont admis au même

le

titre

que ceux où se trouve

le

mol Roi, selon R. Juda; mais R. Yossé ne l'admet pas. Lorsque dans un
même verset, il y a les mots Dieu et Roi, il compte pour deux, selon R. Juda

;

mais R. Yossé ne l'admet pas. Ce verset (Ps. XLVII,

7)

Chantez à Dieu,

:

chantez; chantez à notre Roi, chantez, compte en double, selon R. Juda;

R. Yossé ne l'admet pas. R. Zeira demanda
aussi bien sur ce verset que sur le suivant
terre,

ou sur

1" seul? Puisqu'il a

le

compte comme seul
assis, etc.

;

cela prouve

dit (ib.

XXIV,

gissent

;

le

On

que

(ib.

9)

que

Car Dieu

la

divergence porte

est le roi

de toute la

été enseigné que, de l'aveu de tous,
:

Dieu règne sur

la discussion porte

les

nations, Dieu est

sur les 2 versets précités.

que

les

on

Il

est

seuils éternels s'élar-

roi de la gloire arrive; verset qui se trouve répété peu après. Le
fois la

est le roi, etc.),

pour 2 énoncés,

royauté, et le 2^ deux fois (ne comptant pas la question
selon R. Juda; mais R. Yossé dit

et le 2"

Selon R. Yohanan,

«

verset

:

7): Elevez vos faites, 6 portes;

1" énonce une
Quel

le

est-ce

:

pour

trois

est-il dit,

(il
il

tient

suffit

compte de

:

le

:

1" verset compte

tout).

au besoin d'avoir

récité 3 versets. »

avait compris qu'il faut avoir récité 3 versets de chacune des 3 parties de

la Rible (soit 9

formellement

Royauté,

Pour
1.

le

le

au lieu de 10); mais on a trouvé un enseignement qui
suffît

qu'il

Souvenir, ou

souvenir,

il

de 3 en
le

tout.

«

On ne devra

invoquer, pour la

Schofar, nul verset parlant de punition céleste. »

faut noter à cet égard le verset (Ibid. IX,

Pentateuque. Hagiographes. Prophètes.
T. VI



dit

2.

13)

il s'est

:

Midrasch Rabbaà Samuel, ch. 19.
7

TRAITÉ ROSCH HA-SGHANA

98

souvenu d'eux (des meurtres),
(Ezéch. XX, 33) Je jure bien,

etc.

car

c'est la

la guerre.

au sujet du Schofar,

etc.; et

mon âme

voix du Schofar que



«

Royauté, ce sera

la

On commence

par

a entendue,

»

Il

mais en principe ne l'admet-il pas
tifier la

Mischnâ en ces termes

du Pentateuque.
8

:

?

«

du nouvel-an,

Selon R. Yossé,

accompli;

fait

Yohanan,

contraire, dit R.

finit

faut rec-

il

ceux

faut terminer par

il

»

De ceux qui montent à

(7).

Au

et l'on

devoir accompli est

le

un cas de

paraît que cet avis se rapporte à

:

retentissement de

le

du Pentateuque,

les versets

forte

est dit (Jérémie, IV, 19)

il

par ceux des prophètes; selon R. Yossé, au cas inverse
aussi valable.

p. ex. celui-ci

par une main

dit r Éternel Dieu, c'est

:

que je règne sur vous,

pour

;

tribune pour officier au jour de fête

la

second (chargé de

c'est le

du moussaf) qui son-

la prière

nera du cor; mais aux jours de récitation du Hallel,

c'est le

1" qui

fait

cette lecture publique.

Celte règle (de faire sonner par le

2^),

R. Yohanan, a été instituée à cause du

fait

sonné du cor pendant

la prière

posé que ce peuple appelait

suivant

du matin,

:

un jour,

ennemis

les

guerre;

les siens à la

et les tuèrent. Mais, depuis qu'ils

R. Jacob b.

dit

peuvent voir

Aha au nom de
comme on avait

d'Israël avaient sup-

s'élevèrent contre

ils

les Juifs

eux

occupés d'abord à

réciter le schema", puis à dire les prières debout, puis faire la lecture de la

pendant

Loi, et

la prière additionnelle se

mettre enfin à sonner du cor,

savent que cette sonnerie est l'exécution d'une de leurs
réciter aussi à ce

Mais pourquoi ne pas

au grand complet que
que, pour

le

est dit (Isaïe, LVIII, 2)

:

nom de

R. Alexandre déduit

qu'il est dit

;

(Ps. XVII, 1)

le

:

la

même

Temple en

jour,

le

ce jour,

prête Voreille

à

jour; ces jours sont

Écoute, Éternel, la justice^

ma prière,

à celle

ma

prononcé. C'est donc

moment on sonnera du

cor. R.

Aha

Levi au

b.

;

b.

là le

Papa

supplication, celle de

il

est dit après

moment

dit

au

ceci s'applique

du schemoné-essré (ou 'Amida)

mots applicables au Moussaf. Or,

mon jugement sera

comme

règle (de sonnerie à Moussaf) de ce

(écoaie); puis: écoute avec attrition

lèvres trompeuses,
toi

on pas dire aussi

sonnerie et de la fête des branches de saule. R. Josué

la

Loi

m'invoquent

Ils

ceux de

Schema'

peut-

peuple d'Israël ne se trouvera pas réuni en un seul

point au complet? Certes, dit R. Yôna, tous seront au
il

même

raison de la

peuple n'est pas tellement

Ne

cette crainte soit possible.

la sonnerie, le

lois religieuses (vo[;.oç).

moment le Hallel, en

crainte? C'est que, pour cette dernière récitation,

ils

:

;

la.

sans

devant

favorable, et à ce

devant R. Zeira que cette

règle est la conséquence de ce que le précepte de la solennité est énoncé avec
détails

dans

lo.

^vièveàe Moussa f.

En effet, dit R.

Tahalifa, de Césarée, le verset

biblique prouve qu'il doit en être ainsi (Nombres,

tentissement; puis

dans
1.

le

:

vous ferez un

Moussaf. R. Eliezer

b.

i2)

:

un jourde

holocauste, etc., tous sacrifices

R. Yossé

Midrasch des Ps., à ce verset.

XXIX,

2.

dit

au

Rabba

nom

re-

énumérés

de R. Yossé b. Qaçarta^

à Lévit., ch. 29.

:

TRAITÉ ROSGH HA-SCHANA
de tous

les sacrifices

Dieu leur
en

dit

Mescharschia

refaits. R.

;

que Dieu a

tecôte. C'est

offrirez-, et

dit

le

considère

vous ferez. C'est que

:

jugement devant moi vous

comme

Idi

:

nouveau

créés à

de

celui

dès que vous avez assumé

:

comme

vous considère

et

à l'égard de tous les sacri-

mot péché, excepté pour

à Israël

la Loi (que cette fêle rappelle), je



ce jour en

au nom de R.

dit

de fêle on trouve employé

fices

vous

vous

en paix, je

sortis

êtes

est dit

après avoir passé

si

:

il

99

le

la

Pen-

joug de

n'ayant jamais péché

(vous n'êtes soumis à rien de ce chef).

9

Pour

(8).

schofar du nouvel-an,

le

monceau de

sabbatique, ni déblayer un
bre, ni chevaucher sur

à plus forte raison
loisible

du

devoir, ni

10

un

les enfants

une

(9).

telle

monter sur un ar-

(même

cor (pour

le

cor,

le

mesure rabbinique,

objet formellement interdit.
le

Mais

il

clarifier).

et

est

On

samedi) de s'exercer à sonner, et

le

une grande personne pourra s'occuper à

jour. Toutefois,

ni

ni passer la limite

bête, ni nager sur l'eau^ ni couper

interdit seulement par

c'est

si

pierres,

de verser du vin ou de l'eau dans

n'empêchera pas

même

une

un instrument

fût-ce avec

on ne devra

le

leur enseigner en ce

leçon donnée ne sert pas à l'accomplissement

une audition perçue de

la sorte.

L'ordre des sonneries sera de 3 pour chacune des 3 séries de

récitations.

La mesure d'une

à 3

(son plus long); la mesure de cette dernière égale 3 sons

(roua''

plaintifs

'.

Si l'on

a

tekia' (sonnerie

commencé

un

seul. Si après avoir

tionnelle,

terminé

par une tekia\

la série

a été autant prolongé que 2 sonneries,
les

il

que

le 2®

coup

ne compte pourtant que pour

se

procurer un schofar on se trouve

mis en possession de ce cor, on procédera 3

Comme

et

9 sections composant la prière addi-

ou Moussaf, sans avoir pu

composées chacune de 3 coups,

d'un coup bref) équivaudra

2

soit

l'officiant fait cette récitation

fois à la

tekia' avec

publique, de

de sonneries

série

troua'

même

au milieu.

chaque individu

capable la fera. Selon R. Gamaliel, l'officiant a toujours pour mission de

dispenser
11

le

public de ce devoir.

faut ainsi compléter la Mischnâ, lorsqu'elle défend (§ 9) de

interdit, soit

s'y oppose.

que

les

la

sonnerie, dit R. Eliézer, la

chnâ autorise l'intervention d'une grande personne au jour de
le

gne à sonner du

:

c'est

rabbins interdisent la coupe, soit qu'une défense biblique

Quant à l'enseignement de

an qui survient

couper

samedi.

cor, sans

On

a en effet enseigné

empêcher

les enfants

:

Même

le

fête

Mis-

du nouvel-

sabbat, on ensei-

de s'exercer, et à plus forte

raison au simple jour de fête.
Selon M.

R. Wogue,

traduction du Pentateuqne, Lévit. XXIII, 23
(t. III, p. 297, n. 2), la tradition avait enseigné que la te/iah est
une note simp'e,
la terouah une note brisée, une sorte de tremolo plus ou moins rapide. Cf. H
Prague, Archives Israélites, 1882, p. 413; Le Schofar (th\ à part, 1883, p. 23).
4.

le

gr.

TRAITÉ ROSGll IIA-SCIIANA

100

Si les 3 sons (§ 10) onl été émis d'un seul souffle, !e devoir est accompli,

aux termes d'une braiUia qui

(Comment

sera de 3 pour chacune des 3 séries

d'un trait)?

seulement de préciser

s'agit

11

Mais

l'autorise.

rattacher

le

et

R.

Mena

nom d'Âba

;



de Rab de

Au

R. Houna, ce n'est pas nécessaire.

b.

et à celles

selon l'un, c'est

:

émises plus haut sur

la

durée

*.

Lorsque dans un endroit on sonne

mais

les séries officielles,

dans l'autre on

l'on

ne

sait

pas

sait ces dernières,

mais

ne peut pas sonner du cor, vers lequel des 2 (en cas de dilemne) se

diri-

réciter les bénédictions prescrites, et
l'on

nom

Haï dit au

b.

d'après l'autre, ce sont 3 souffles faibles. R. Ha-

nania avait égard à ces explications
son.

sont émis

ne devra pas y avoir moins

expliquent diversement la troua'

un tremblement (tremulum)
du

s'ils

son de la troua' (coup prolongé) au coup bref qui précède.

contraire selon R. Aba au

R. Hanania

distinguer

les

qu'il

de 3 coups (en quantité). R. Zeira, ou R. Aba

pas dit que l'ordre

n'est-il

gera-t-on

?

Selon les uns, on se rendra au

Peut-être, sans supposer de
cas où

pour

il

les récitations)

;

ou bien

l'exigerait
lieu, et la

s'il

diffèrent-ils d'avis

dans un

le

1" s'applique au

reste

tel

prédominent;

et

cas,

en tous cas

nom

on

doit

On

?

avis

commencer par

peut résoudre la

de R. Josué b. Levi,

embarras se rendra auprès de

on ne tient pas compte de

du temps). Cependant,

la latitude

celui qui

de temps; mais

le 2'

la discussion n'a peut-être

pas

dispense d'entendre les bénédictions est dite en vue du défaut de

ce qui est aisé à prouver par cette braitlia

:

si

au jour de

nouvel-an survenant un samedi on est dans ladite alternative, on
les bénédictions,

non

trui

du devoir de

Or,

si

tel

faire

;

ira

fête

du

entendre

car la connaissance de cette dernière est

la sonnerie,

plus fréquente que l'autre

un

le 2'

auprès de celui qui récite les dites prières (donc,

et n'ira pas

le 1*' avis,

temps (en ce

selon R. Jacob b. Idi au

:

celui qui se trouverait

sonne du cor,

reste assez de

il

question d'après ceci

;

désaccord entre ces 2 avis,

entendre les sonneries, qui sont légales

s'applique au cas où

temps

selon d'autres, au second.

ne resterait plus assez de temps (après l'audition des bénédictions)

aller

d'après

l""";

ou bien encore un particulier peut dispenser au-

sonnerie cor (par

jour coincide avec

le

pas assez de temps de reste pour

l'audition),

non de

la récitation

2.

sabbat, cela équivaut à celui où l'on n'a

la sonnerie, et

pourtant

il

est dit alors

de

rejoindre celui qui récite les bénédictions. C'est que, selon lui, ces dernières

l'emportent, et en cela consiste la discussion.
1.

Suit

une phrase que

(t. I,

p. 93).

3.

l'on retrouve ci-dessus, III, 3, p. 87.

servé à l'officiant, dit R. Gamaliel.
IV, 7



3.

La

suite et lin se trouve

2.

au

tr.

Privilège ré-

Berakhôth,

BEGA

TRAITE
CHAPITRE
En un jour de fête, on pourra,
mer un œuf du même jour d'après
1.

;

Schammaï

I

selon l'école de

permet, car aussi bien que

le

de

celle

la

comme un

selon lui, l'œuf est survenu

or,

il

mère

est destinée à la

va sans dire que, dans de

bles) seraient interdits.

objet hors de la pensée, à l'égal de

fête et

permis de

manger de

les

que

l'ait

:

su d'avance

si l'on

égorge une poule

trouve dans son sein des œufs tout

l'on

suite

;

;

(quoique mangea-

telles conditions, ces fruits

Mais n'a-t-on pas enseigné*

en un jour de

consom-

titre. Hillel l'interdit; car,

qu'on a étendus et qui sont devenus secs, sans qu'on

fruits

interdit.

llillel, c'est

même

mation, l'œuf qu'elle a pondu est prêt au

Schammaï, consom-

faits,

il

est

pas une trouvaille imprévue la

or, n'est-ce

Mena justifient tous deux cette autorisation spéciale l'un dit
le goût d'un œuf pris à l'intérieur de la volaille n'est pas le
même, quand on le mange, qu'un œuf pondu (sorti) d'après l'autre, l'œuf
Hanania

veille? R.

et R.

:

;

;

n'est pas achevé, ni capable

nément
de

pourquoi

œufs au

tels

ments

(voilà

il

de devenir un poussin

est

permis de

le

s'il

n'est pas sorti sponta-

manger). Est-il permis de manger

lait? (ou sont-ils considérés

les retiennent à l'ovaire, c'est interdit

comme
;

de

la

chair?) Si des fda-

sinon, c'est permis.

Tous recon-

naissent que lorsque la majeure partie de l'œuf était sortie de la poule avant

de

la nuit

même

s'il

la

a

fête,

et si l'œuf

il

manger en ce jour; il y a discussion
en ce cas, Schammaï le permet, et Hillel

sera permis de le

commencé à poindre

Comme

l'interdit.

il

défond de

le

:

manger,

il

défend de

le

déplacer en ce jour,

né en ce jour de fête est mêlé à cent ou à mille autres, tous restent

interdits jusqu'au lendemain. Cet interdit général a-t-il lieu d'après celui qui

déclare

prévu

2

qu'en cas de doute sur la préparation anticipée à

terdit

;

car, à ia

ici,

vue de

ou non?

Même

fruits à terre,

jour, ou la veille; tandis qu'ici

il

d'après ce dernier,

on ignore

s'ils

y a certitude sur

le

tout reste in-

sont tombés

la présence d'un



en ce

œuf inter-

qui suffit à suspendre l'autorisation de toucher au reste. D'autres disent,

dit,

au nom de R. Éliézer,

qu'il est

permis de manger au jour de

fête l'œuf

ce jour, avec sa mère. Entend-on par là que c'est permis seulement
laille

avait été destinée à être égorgée en ce jour? Or,

n'ont-elles pas cette destination, et cela

R. Aba, Schammaï autorise de
de

im-

permet d'en user en cas de doute,

serait interdit, et d'après celui qui

serait-ce aussi permis

la fête, l'objet

le

ne

va-t-il

si la

vo-

toutes les volailles

pas sans dire?

manger en raison de

né en

En

la destination

effet, dit

constante

la poule.

Un veau

né au jour de fête pourra être

i. Tossefta à ce tr., ch. 1.

consommé

2. Ci-après, III,

2

(f.

62»).

;

il

diffère

de l'œuf en

TRAITÉ BEÇA.

102
ce que dès sa naissance

à la consommation.

posé de ce qui est

S'il

égorgé pour devenir ensuite apte

est prêt à être

il

en est ainsi, dit R. Zeira, on devrait aussi (à l'op-

dit ci-après,

V,

permettre de consommer un animal sau-

8)

vage, par suite de cette circonstance que regorgement

sommation,

même

et appliquer la

Aussi R. Zeira revint sur

con-

la

une biche prise un jour de fête?

règle à

motif pour lequel

le

rend apte à

le

il

est

permis de manger un veau

né en ce jour, non un œuf, en ce que ce dernier n'est achevé qu'au jour
oil

dit

né, tandis que le veau était à terme dès la veille. Cette distinction,

est

il

R. Aba, est conforme à l'avis^ disant que l'animal met bas après un cer-

nombre de mois coupés (sans jour

tain

fixe)

;

car, d'après l'avis contraire,

que

met bas après un nombre de jours très précis, il est à admettre que
peut connaître juste le jour où le mâle a couvert la bête (d'après lui, le

l'animal
l'on

veau ne

serait

repoussé de

pas à terme
pensée).

la

éclos en ce jour, car
il

pas

que

dit

les

sont interdits à

Il

est

permis de manger au jour de

regorgement

œufs tachés

titre

trouverait, aussi bien que l'œuf,

et se

la veille,

rend apte à

le

et des

la

un

fête

volatile

consommation. Mais

n'est-

poussins non encore pourvus de plumes

de mets repoussants, sauf que cette consommation n'en-

mange de

traîne pas la pénalité des coups de lanière applicable à celui qui

la

charogne? (Comment donc permettre de manger un nouveau poussin)? Et
R. Hagaï n'élend-il pas

même

l'interdit

gulièrement (légalement) égorgés
sins nés avec
b.

des plumes sur

Hanina demanda

jour naîtra aussi

que

la

soit la

comment

:

le jour, et celle

? Il

à de tels poussins que l'on aurait ré-

peut s'agir

a-l-on

nom

R. Abahou au

corps.

le

R. Aboun, de pous-

dit

ici,

de R. Yossé

pu enseigner que toute bête conçue

qui a été conçue la nuit naîtra de

poule ne conçoit que la nuit, et pourtant

même,

pond ses œufs

elle

le

puis-

soit le jour,

nuit? Pour elle c'est différent, dit R. Aboun, puisqu'elle pond sans
Zeira dit au

l'intervention d'un mâle. R.

né au jour de

fête

nom

de R. Guidol

Si

:

un veau

est

d'une bête interdite par suite d'un défaut interne, on pourra

consommer en ce jour, car il ressemblera à un
enfoui dans un autre objet qui ne l'est pas. On

le

objet préparé (accessible),
dit ailleurs*

a

:

l'œuf

tiré

d'une charogne est d'un usage permis lorsqu'on en vend de semblables au

marché

3

au cas contraire,

;

bon

faire

charogne

Mischnâ

même

J.,

et Hillel à la

Est-il vrai

cela.

en est

on se permettrait

que Schammaï se conforme à

première? Or, R. Hiya

Yebamôth, IV, 41; Nidda,

2. Tr. Edouijôtli, V, 1

pour

S'il

ma-

l'œuf encore adhérent à l'ovaire (partie intégrante de la

et interdite).

tr.

la bête.

cette prescription

dit

4. B., tr.

;

J.,

Ahôda zara,

Houllin, llCb.

3

I,

II,

7

(f.

(f.

49i^)
;

41c).

5. Utilisée

la

dernière

au nom de R. Yohanan*

qu'en principe on avait interdit de laisser coaguler du
1.

Hillel

dépendre l'autorisation de l'aptitude de l'œuf à être

vendu au marché? C'est qu'à défaut de
de manger

;

Taulorise, parce qu'il suppose que la

avant la défectuosité survenue à

turité de l'œuf a eu lieu
ainsi, à quoi

Schammaï

est interdit, selon l'avis de

Schammaï

en tous cas.

l'interdit

il

lait

B.,

dans
tr.

3. S'ils

comme

la

panse

^

d'un

Bckhorôtk, 21»,
sont assez fermes

ferment.

TRAITÉ BEÇA.
animal pur rejeté de

la

consommation

revenant sur ce sujet,

dans

et

103

celle

de l'animal d'un païen

a été décidé* que l'on pourrait

il

déposer dans

le

d'une bête pure devenue impropre, mais jamais dans celle de

Aba objecte à

b.
lui

comment supposer que

ce sujet:

de R. Éliézer, d'après qui

gnement

même

ce dernier avis représente ce-

nom

de R. Yohanan

dans l'animal d'un païen

de R. Éliézer, qui

(à l'opposé

fait

le

permit

prédominer

de l'idolâtrie)? Le langage de cette Mischnà, répond R. Yossé, con-

séparément

firme l'opinion de R. Hiya b. Aba, puisqu'elle interdit

d'un animal devenu impropre, puis

pu

terdiction, qui aurait

prouve que

que

est-ce

rectifie cet ensei-

qu'en principe on l'interdit partout, et plus tard on

et dit

la crainte

pre,

que Samuel

bien indéterminé d'un païen est destiné aux ido-

le

puisque d'autre part R. Yossa au

les,

dit

celle

d'un païen

la bête

Aboun

(par crainte de consécration à l'idolâtrie). R. Yossé b. R.

puis,

;

être comprise

de

dans

la

panse d'un animal apte à

la

nourrit de l'impropre, devient interdite de ce

comme un

considérée
cas inverse,

si

la bête

l"'"

à

2^

in-

de manger impro-

titre

adopte la T" partie de cette Mischnà? Puisque,

Hillel

même

de l'animal d'un païen (cette

prédomine, selon R. Éliézer). En somme,

la crainte d'idolâtrie

l'école

d'après la 1",

celle

panse

la

la

fait (la

consommation, qui se
panse n'étant pas alors

simple ferment); tandis qu'il est dit ensuite qu'au
déchirée (devenue impropre) profite de celle qui est

apte à la consommation, la panse peut servir de dépôt, conformément au 2"

enseignement (ou

qui

fin),

considère celle-ci

comme un

simple ferment?

y a une dismême en admettant que Schammaï, aussi

(N'en résulte-t-il pas aussi une renonciation d'avis, selon Hillel
tinction à établir, fut-il

bien qu'Hilicl adopte

de

(aussi

est

la fin

car,

;

seule

partie)

(2'=

Il

de cet enseignement, l'œuf diffère

question de dépôt dans la panse en ce qu'il a sa croissance dans ce corps

la

que

répondu

?)

Schammaï

autorise l'œuf

forme à

(même

tout différent

l'avis

lorsqu'il arriva

selon Hillel).

fils

de Juda

b.

b.

bétail frappées, blessées par des loups

comment envisager
parti des panses,

ces

animaux

;

Ce qui vient

d'être dit est con-

Aboun au nom de R. Yohanan
Samoui d'avoir 3,000 pièces de leur menu

exprimé de R. Yossé

aux

vendrait au marché, non celui

le

encore partie de la poule), tandis que la panse

l'on n'y vendrait pas et fait

un corps

qu'on

tel

R.

2,

ils les

:

on consulta

les

sages pour savoir

interdirent, sauf à permettre de tirer

en observant que l'œuf en un

tel

cas est interdit, parce qu'il

a sa croissance dans un corps devenu impropre, tandis que pour la panse
s'agit d'y

déposer un objet apporté d'ailleurs.

Un œuf survenu
un samedi,
de fête

;

et celui

en un jour de

le

préparation,

permet

même

nom

conslituo

et

^

le

pourra être mangé
l'être aussi le

faite

(il

lendemain

si

c'est

n'autorise pas

qu'il

qu'il faut suivre l'avis

deniier enseignement.
(t.

lendemain, fût-ce

y

en l'une de ces solennités pour

aux gens de Cippori

8. Cf. J., tr. Schebiith, IX, 1

le

un jour

de R. Eliézer, c'est un point en discussion

Hillel l'interdit

spontanée,

R. Hanina a enseigné
Ceci

fêle

du samedi pourra

selon R. Juda au

Schammaï

1.

il

II, p. 411).

2.

J.,

ait

:

une

l'autre).

de R. Juda

Abôda zara,

ib.

(ib.)

I

TRAITÉ BEÇA.

104

pour

pousses spontanées de moutarde survenant en

les

(ou de repos) et pour

présent cas de

le

Tous reconnaissent

de manger

pourquoi cette différence entre

que

les fruits étaient

si

regorgement de

la

en un jour de

samedi (jour où

ils

seraient certes

par

le fait

de

mère. Si pour cette cause, l'œuf devient permis, l'œuf né

l'enseignement précité)? C'est que,

lendemain

le

survenu un jour de sabbat ne

un jour de

si c'est

fut-il

consommation

la

l'on n'égorge pas), ni l'œuf

devrait être accessible le lendemain

un

né en ce jour? C'est

la poule devient accessible

ne devrait pas être apte à

fête

devant R. Zeira,

encore adhérents aux branchés,

que l'œuf au sein de

tombés de

les fruits

Hiya

b.

les fruits à terre et l'œuf

interdits, tandis

Yohanan

*.

même jour

le

Donc, demanda R. Aboun

(imprévus).

l'arbre

l'interdit

année agraire

naissance de l'œuf; R.

la

contraire. —

arriva et professa d'adopter l'opinion

la 7*

répliqué,

il

fête (contrairement à

faudrait attribuer à Hillei

surcroît d'aggravations, et dire qu'il ne s'est pas contenté de cette sévé-

consommation d'un œuf né en ce jour de

d'interdire la

rité

ou un sa-

fête,

medi, qu'il faut encore par surcroît, reporter cette sévérité plus grave sur

le

lendemain. Mais, observa R. Jérémie^ permet-on d'employer les ornements

de

la

le 8^

soucca avant

jour de la fête des tentes? Non, répond R. Jérémie

lui-même, pendant les 7 jours de
inhérente de la soucca

comme

pris

pour l'usage habituel

comportent

ils

la sainteté

de

des tentes ces ornements font partie

hors de la pensée)

sont

(ils

la fête

à partir de

R. Yossé, pendant

selon

;

;

la fête (c'est là

ce

là, ils

les

7

sont

jours

qui les rend interdits), ce

qui n'a plus lieu ensuite. C'est donc autrement qu'il faut poser la question et

demander

si

le

dernier jour de la fête des tentes étant

permis de toucher aux ornements

samedi? Autrement

le

un vendredi,
dit, cette

il

est

série

de

solennités constitue-t-elle deux parties distinctes (de façon à permettre en ce

dernier jour ce qui était interdit auparavant), ou non? (Question non résolue).
2.

Schammaï

L'Ecole de

l'équivalent d'une olive

comme mesure

établit

pour

le levain et

3

il

Pâques
le

pain

les

deux

—^

Après avoir égorgé au jour de

(2).

oiseau,

d'une figue sèche pour

pour mesure uniforme dans

levé; l'école de Hillei adopte l'olive

cas (plus sévère).

d'interdit à

faut, selon Técole

fête

un animal des

de Schammaï, retourner de

pieu et en prendre pour couvrir

le

sang

^
;

bois ou

un

avec

un

l'on

ne

la terre

selon l'école de

Ilillel,

pourra égorger un de ces animaux qu'après avoir préparé d'avance de
la terre servant à couvrir le sang.
fait

accompli

il

faut creuser la terre

sable après regorgement).
a) est toujours
1. Suit

considérée

un passage que

tr.

Sabbat,

tr.

Pesahim, V,

III,

G

Tous deux reconnaissent qu'en cas de

(t.

4, tr.

En

t.

V,

l'on relrouve

p. 73.

le

sang (acte indispen-

outre, de la cendre d'un foyer

comme

IV, p. 48).

pour couvrir

3.
4.

préparée

et

peut remplacer

(si

l'on

en

la terre.

2, V. J.,
au même Ir., traduit ib. p. 412.
Tout ce § avec la Guemara se retrouve au
C'est ce que prescrit la Bible, Lévit. XVII, 13,

TRAITÉ BEÇA



Ce que

*.

Mischnâ

la

dit

105

Aboun au nom des

des cendres prouve, selon R.

autres rabbins, qu'on les suppose seulement prêles pour accomplir le précepte
biblique de couvrir

cendre d'avance

;

conque, on peut

le

sang. C'est vrai, dit R. Mena, lorsqu'on n'a pas préparé de

mais

si

avant

la fête

l'utiliser à cet effet

forme à ce que R. Saméï

Aboun

Aba

b.

Joseph

mise en dépôt en un

un animal douteux, comme

le

sang en ce jour? C'est que,

fut-il

(ce

le

;

et

Irugclaphe^, dont

répondu,

sang

le

on égorge ce jour

si

de couvrir

est interdit

il

défendu de

est

il

ne peut pas y en avoir au sujet de l'ordure à couvrir

il

même

la

S'il

en est

ainsi, fut-il objecté,

destination de la cendre ne devrait pas être exigi-

devrait être loisible de prendre

il

Ton a sous

main de

enseigné

3

ou de

chaux pour blanchir

la

si

:

pour couvrir

le

le

on couvrirait

pieu, à l'aide duquel

On

divergence

la

les

la terre

murs de

b.

R.

de ne pas laisser

on demande

si

pas, en ce jour,

apportée là pour enduire

le

sang découvert)

On

c'est permis.
le

du cas de

a

;

fait

l'autre le

défend lorsque d'avance

enseigné que R. Yossé

dit

on ne couvre

:

sang du tragélaphe à cause de sa qualité douteuse

la circoncision,

sabbatique,

la fête

pour couvrir

le

dont

le

est-il

s'il

un motif

suffisant

pour interrompre

permis d'égorger au jour du sabbat

?

puis-

repos

le

sabbat,

le

;

forte raison

y a doute, à plus

sang, dont la certitude ne l'emporte pas sur

c'est

si

cerf)

caractère de certitude l'emporte sur

ne sera pas interrompue

ractère douteux ne saurait être

Mais

ainsi cette

accompli de regorgement

un animal domestique ou une bête sauvage (tenant du bouc ou du
que pour

le toit,

maison, on peut aussi en prendre

Aboun au nom de R. Hisda explique

celui qui l'autorise parle

:

la

a en effet

sang. Selon une autre version, on ne peut pas en prendre pour

R. Yossa

le couvrir.

fête.

le

peut survenir des doutes (dans

il

sang, pour prendre de la terre en vue de couvrir des ordures.

(afin

s'il

permis lorsqu'il ne peut pas y avoir de doute entraînant une consé-

quence fâcheuse,
ble

MaiS; objecta ce dernier au préopinant,

doute ne peut avoir aucune conséquence).
c'est

si

sang), mais

le

cendre pour

la

au sujet de cet animal (voilà pourquoi

les graisses comestibles)

couvrir

de

sujet entre

exige de plus, en ce cas, la

(il

pourquoi ne pas l'employer à couvrir

fête,

si

destiné cette cendre à couvrir n'importe quoi pour en user au

suffit d'avoir

jour de

lieu spécial).

:

elle servira;

y a discussion à ce

la destination

couvrir de l'ordure; l'autre ne l'admet pas

de Juda

bien qu'au pré-

elle servira aussi

dit qu'il

admet

l'un

:

nom

sang de l'animal égorgé,

une ordure,

cepte biblique. R. Yossé b. R.

R. Zeira et R.

le

sang. C'est con-

le

enseigné par R. Aha au

dit avoir été

a été destinée à couvrir

si elle

destinée à couvrir un objet quel-

l'a

aussi bien qu'à couvrir

cendre a été préparée pour couvrir

la

on

le

le

ca-

jour de

Comment donc

est-il

question de sang à couvrir en ce jour? Cela arrive, répond R. Yossa d'une

manière anonyme, ou R. Yossé
égorge un
1.

En

tel

b.

R.

Aboun au nom de R. Yohanan,

animal pour un malade en danger (on couvrira alors

tête est

un passage reproduit du

2. Pline, flist. nat., VIII,
3. Tossefta à ce tr., eh. i.

33

:

tr.

TpayeXâcpo?.

S(cbbai, VII, 2, traduit
Cf. tr.

Biccourim,

II,

8

t.

lorsqu'on

le

sang au

IV, pp. 94-5.

(t.

Ill, p.

380).


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