#815 essaie.pdf


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Les détenus étaient juste à côté de Tom maintenant et il fit un pas de côté pour les laisser
passer. Celui aux cheveux de jais ne détacha pas ses yeux de ceux de Tom, qui semblait aux
prises de ce regard sombre.
Il cligna des yeux et les détourna du regard fixe du prisonnier, se focalisant à la place sur le
numéro écrit sur la tenue orange.
815.
Quand ils passèrent à côté de lui, l'inquiétant prisonnier tourna sa tête et continua d'observer
Tom, le coin de sa bouche se relevant en un rictus mauvais. Tom frissonna. 815 commença à
marcher plus vite alors que la blonde aux cheveux sales le poussait à l'épaule pour le faire
bouger.
Deux portes plus loin, ils se stoppèrent et le prisonnier 815 fut mis dans sa cellule, la porte
fermée et verrouillée derrière lui. Tom fut choqué de voir qu'il y avait un verrou
supplémentaire, sans compter l'énorme verrou standard.
Les détenus restants furent conduits hors du corridor vers les escaliers.
Tom regarda la porte du prisonnier 815 et ses yeux observèrent les deux cadenas. Pourquoi
une personne si menu aurait-elle un verrou en plus que les autres ?
Laissant ça de côté, Tom partit dans la direction opposée et trottina dans les escaliers pour
aller voir l'officier Hagen et avoir une autre tâche à faire. Il se rappela de ne pas la contrarier
une nouvelle fois.
#2
Au moins, sa tache suivante fut mieux que de nettoyer les cellules. Il était chargé de répondre
aux appels d'urgence. Même s'il n'y avait pas eu beaucoup d'appels urgents dans la
journée... Une jeune femme s'était plainte de son ex-copain qui la harcelait chez elle et une
vieille dame sénile avait perdu sa montre. Trois minutes après le début de la conversation elle
avait d'ailleurs eu besoin de demander pourquoi elle avait appelé. Mais Tom ne s'était pas
plaint car s'il l'avait fait il était sur que l'Officier Hagen lui aurait fait nettoyer encore plus de
cellules, il avait donc gardé sa bouche fermée.
Il n'avait plus pensé au prisonnier qui l'avait fixé avant la fin de la journée, lorsqu'ils étaient en
train de se préparer pour rentrer chez eux. Les cinq nouveaux officiers étaient dans les
vestiaires, ôtant leurs uniformes.
“Quelqu'un a fait quelque chose d'intéressant aujourd'hui? Parce que moi, nada.” dit Georg,
assis sur le banc en train de se masser la nuque.
“Elle a gardé les prisonniers rentrant de l'arrière-cours,” répondit Tom en montrant la rousse
qui hocha fièrement de la tête.
La bouche de Georg s'ouvrit de surprise et il la regarda, de l'envie se lisant dans ses yeux
clairs. “Comment c'était? Etaient-ils tous fous, se craquant les articulations quand tu les
regardais ?”