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ELIOT SEP MMI1213 .pdf



Nom original: ELIOT_SEP-MMI1213.pdf
Titre: Microsoft Word - LauraELIOT_SEP-MMI1213.docx
Auteur: Laura ELIOT

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Synthese d’Expérience Professionnelle
En  quoi  le  développement  des  outils  numériques,  peut-­‐il  
être  une  opportunité  dans  la  formation présentielle  ?  
 
Directeur de mémoire : Johan Mazeyrat

Magency Digital

 
Promotion  
2012  /2013  
Olivier  Creuzy  
 

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 -­‐  MMI  
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O
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L
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Laura

 

 

Je tiens tout d’abord à exprimer toute ma gratitude à, Johan Mazeyrat, mon
tuteur, pour tout ce qu’il m’a apporté ainsi que toutes les personnes
avec lesquelles il m'a mise en relation et qui ont ainsi contribuées à
l’enrichissement de mon mémoire.
Je remercie ainsi, Benoit Cresson de l’agence Minds Up, Pierre-Yves Yvic
du groupe CEGOS et Franck Stouls de la Renault Academy,
et mes anciens professeurs de BTS pour leurs contributions à mon projet,
du temps qu'ils m'ont accordé et de leurs réponses à mes interrogations.

# Remerciements

Je souhaite également remercier l’ensemble des intervenants que nous
avons eu au cours de cette année de formation et plus particulièrement
Olivier Creuzy pour nous avoir toujours proposé
des sujets de séminaires palpitants.

 

Enfin, j’adresse ma reconnaissance, à Vincent Bruneau, dirigeant de
Magency qui a su me faire confiance tout au long de cette aventure.

2  

 
 

 

 
 
In a world forever transformed by the evolutions of everything digital, shifting
norms and practices has forever changed our lives. The world of training is no
exception.
The NTIC have transformed our relationship with knowledge.

The borders

between training systems and information are more and more close.
Since these past ten years, our methods of information sharing have never been
so scrutinized and transformed. New technologies are tarring down old barriers,
and opening a great range of new possibilities for learning.
I work for Magency Digital, an event agency that works towards the exploitation of
tablet platform applications to remain on the forefront of vocational training and
human engagement during events.
My work with them has led me to raise the following question : To what extent can
the development of digital tools be an opportunity in the classroom or instructional
scenario?
In this analysis, I will begin my inquiry by delving into to the deeper roles that are
played by mobile tools in the realm of training and the sharing of knowledge. To

# ABSTRACT

accomplish this, I will seek to understand the current context of not only the

 

professional instruction, but of also educational training by understanding the
issues and requirements that evolve with time.
Once a clearer picture of these roles is understood, I will look into how mobile
devices, particularly digital tablets, participate in the realm of knowledge sharing.
In this way, I draw conclusions on best practices in both the sector as well as all
decision-making actors involved, crossing all the trends that are approaching
mobility with the goal of being able to make recommendations to Magency Digital.
The recommendations will be guided towards long-term benefits and will hold
innovation as the main inspiration.
3  

 

Remerciements

p2

Abstract

p3

Introduction

p5

Partie I : Entre l’ISCOM et Magency, Auto-bilan

p6

1-1 Master MMI : Une formation riche d’expérience

p7

1-2 Chargée de projet digital, c’est à dire ?

p12

1-2.1

Quelle évolution ?

p12

1-2.2

Un métier autour de l’innovation

p13

1-2.3

Prenons du recul / Analyse critique

p14

1-2.4

Au final, quelle expérience ?

p15

Partie II : Recherche professionnelle

p17

2-1 Quelle évolution pour Magency ?

p18

2-1.1

Quel marché ?

2-1.2 Quel environnement, pour quelle opportunité ?

p21

2-1.3 Quel légitimité pour Magency ?

p23

# Sommaire

2-2 Quel angle d’attaque ?

 

p18

p24

2-2.1 Quels sont les besoins, les attentes, les freins ?

p24

2-2.2 Benchmark et Best Practices

p28

2-3 Mes préconisations

p33

2-3.1 Quel secteur ?

p33

2-3.2 Quelle stratégie ?

p34

2-3.1 Par quels moyens ?

p35

Conclusion

p39

Bibliographie

p40

Annexes

p41

Enquête terrain

p42

Interview Franck Stouls

p43

Mapping concurrence

p45

4  

« L'innovation systématique requiert la volonté de considérer le changement
comme une opportunité. »
Cette citation de Peter Drucker, révèle ma manière d’envisager ma vie
professionnelle, me poussant ainsi à faire des choix en direction de l’innovation.
Il y a un an, j’ai choisi de poursuivre mes études vers une formation mettant
l’innovation au cœur du cursus, le Master MMI à l’ISCOM. Naturellement, je me
suis tournée vers une entreprise innovante de part les services qu’elle propose
mais également de part son statut de Start Up. Gérer des projets événementiels
dans le digital, dans un environnement novateur et dynamique m’a convaincu de
tenter l’aventure chez Magency.
Que ce soit dans mon univers professionnel ou dans ma formation, le contexte
dans lequel j’ai évolué cette année, m’a apporté une ouverture d’esprit certaine et
une envie d’explorer l’univers du digital plus en profondeur. En outre, Magency
cherche à étendre son savoir faire et son offre dans la digitalisation d’événements
corporate, au secteur de la formation présentielle.
A l’ère du numérique et de la mobilité, la formation n’y échappe pas, les
comportements et attentes face à celle-ci évoluent. Jamais le rapport au savoir,
notre manière d’apprendre, de nous former et donc de transmettre n’a autant
évolué que durant ces 10 dernières années. Au delà de cela, le rapport au
sachant se transforme et l’enrichissement personnel est aujourd’hui une attente

# Introduction

primordiale.

 

Dans ce contexte, et suite au développement de Magency, nous allons, à travers
cette synthèse

d’expérience professionnelle chercher à

répondre

à la

problématique suivante :
En quoi le développement des outils numériques, peut-il être une opportunité
dans la formation présentielle ?
Pour cela, nous allons dans une première partie, revenir sur mon expérience et
l’enrichissement que ma formation et mes missions chez Magency m’ont
apportés.
En seconde partie, nous allons tenter de répondre à cette problématique,
explorant d’abord le contexte évolutif de Magency. Puis nous tenterons d’apporter
une analyse fondée sur les avis des professionnels, d’un benchmark et des best
practices du secteur. Enfin, je ferai mes préconisations à Magency en proposant
une stratégie et des solutions concrètes.
 
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6  

1-1 Master MMI : Une formation riche d’expériences  
Je me suis lancée dans le master II Marque et Management de l’innovation à l’ISCOM dans
le but d’intégrer l’innovation dans mon futur métier de chef de projets et ainsi, compléter
mes compétences de communicantes déjà acquises lors de mes 4 dernières années
d’étude et des différents stages.
La diversification du programme MMI m'enrichit aussi bien dans ma vie professionnelle que
quotidiennement. Certaines matières m’ont davantage intéressées, je vais ainsi résumer
mon ressenti et l’apport personnel et professionnel de ma formation.
Nous avons débuté l’année de formation avec un cours passionnant : les neurosciences.
L’étonnement fût ma première réaction face à l’intitulé de ce cours pour rapidement laisser
place à l’enthousiasme de découvrir des notions totalement inconnues. Comprendre la
complexité du cerveau humain pour mieux manager, optimiser sa mémoire et au final
mieux communiquer a été une expérience très concluante. Aujourd’hui, après avoir compris
une partie du fonctionnement du cerveau, j'utilise certaines techniques apprises (autour de
la mémoire par exemple) au quotidien dans mon travail, que ce soit dans mon organisation
personnelle mais également dans le relationnel.
Une autre matière pour laquelle je suis heureuse d’avoir fait cette formation est le planning
stratégique, certainement dû aux compétences et à l’ouverture d’esprit d’Hélène DuvouxMauguet. Connaissances, échanges, veilles et tendances se sont combinés lors de ces
cours. Le planning stratégique m’a permis de mieux travailler autour de l’insight et ainsi
pouvoir faire un brief créatif efficace.
Les enseignements reçus en anglais, le market focus et l’innovation benchmarking m’ont
obligé à travailler l’anglais autrement. En effet, il ne s’agissait plus de cours d’anglais
classique mais bien d’un contenu spécifique enseigné en anglais. J’ai ainsi développé un
vocabulaire associé à la communication et au marketing. Mais cela m’a également poussé
à penser mes idées directement en langue anglaise, ce qui n’était pas chose facile durant
les dernières années de ma scolarité.
Le marketing de l’innovation a contribué à renforcer mes connaissances en marketing. J’ai
beaucoup apprécié l’angle de l’innovation sous lequel était traité le sujet mais également
les nombreux exemples concrets et actuels qui étaient donné à chaque cours. Mais ce qui
m’a plus par dessus tout, c’est la manière dont ce cours nous a amené à réfléchir.
 

7  

Pour moi, il ne s’agissait pas uniquement de connaissances à acquérir, mais davantage
des clés et une manière de penser l’innovation à chaque étape de notre métier de
communicant. Ce que je retiens de ce cours, c’est donc l’ouverture d’esprit par rapport à
l’innovation.
La plupart des enseignements de cette année de formation m’ont permit de renforcer mes
connaissances et compétences autour de la marque. Je me sens aujourd’hui professionnel
dans ce milieu et non plus étudiante. J’ai également apprécié tout l’aspect marketing
évoqué dans une majorité de matière. En effet, pour moi, le marketing détient un lien étroit
avec l’innovation, puisqu’il s’agit d’être en avance sur l’environnement dans lequel nous
vivons et ainsi comprendre les évolutions du marché et donc du consommateur.
Grâce à cette formation tournée vers l’innovation, je suis certaine d’avoir les bons reflexes
pour aborder aussi bien le coté stratégique que la gestion de projet, métier vers lequel je
me destine.
La seconde part enrichissante de cette année en MMI a été les séminaires thématiques.
Entourée de professionnels, j’ai pris un réel plaisir à travailler et à apprendre à gérer le
travail de groupe d’une autre manière.

Séminaire #1 : Les technologies rendent-elles les marques et les entreprises plus
éthiques ?
Vaste sujet, à la limite du questionnement philosophique, qui a ouvert les portes à une
réflexion différente.
Depuis des années, nous avons l’habitude de travailler en groupe à l’ISCOM. Pour ce
séminaire l’exercice était légèrement différent mais néanmoins très enrichissant. Nous
avons longuement échangé sur ce sujet, chacun essayant de défendre son point de vue en
apportant divers arguments, et il en est ressorti qu’il n’existe pas une seule réponse mais
plusieurs pistes de réflexion. Nous avons tenté de mettre de côté nos croyances et
préjugés afin de traiter cette problématique en toute objectivité.
Nous avons donc soulevé plusieurs questions, telles que : le rôle de la technologie dans
l’histoire de l’humanité ? Qu’est ce que l’éthique exactement ?   Pourquoi les entreprises et
les marques se tournent vers l’éthique aujourd’hui ? Quel est leur intérêt et comment cela
se concrétise ? etc.
La conclusion de notre questionnement est allée dans le sens où oui, les technologies ont
rendu les marques et les entreprises plus éthiques au fil du temps, puisque l’éthique
 

8  

s’inscrit dans la même logique que la technologie et donc, vient soutenir le progrès en se
positionnant comme une opportunité d’amélioration.
Une marque ou une entreprise éthique place l’Homme au cœur de sa stratégie et dans ce
sens utilise la technologie comme un outil au service de l’Homme. Cela implique que
l’entreprise ne pense plus seulement à son propre intérêt mais qu’elle s’inscrive dans une
démarche collective
La force de cet exercice a bel et bien été l’échange des points de vue qui nous a permis
d’être dans une logique d’intelligence collective (1+1=3) au service de l’innovation.
Séminaire #2 : Villes et énergies en mouvement / Paris 2050
Encore une fois, l’ISCOM a bouleversé notre manière habituelle de travailler en créant deux
équipes d’une trentaine d’étudiants. Il a été de notre ressort, ensuite, de nous sous-diviser
en groupes de travail, de créer un groupe de pilotage et ainsi créer un travail cohérant à 30
étudiants.
Nous devions donc nous projeter en 2050 et améliorer la ville de Paris, en rendant celle-ci
désirable et en traitant les enjeux de l'urbanisme, des transports, du travail, de la culture et
de l'environnement.
Là encore les sujets traités sortaient de la recommandation de communication que nous
avions l’habitude de faire, mais j’ai pris un réel plaisir à travailler et à laisser libre cours à
ma créativité durant une semaine sur l’architecture et l’urbanisme du futur.
La construction de notre travail s’est partagée en une part importante de recherche à
laquelle nous avons ajouté un travail de réflexion poussée puisqu’il fallait intégrer
l’innovation à chaque partie.
J’ai adoré la créativité que ce travail a demandé puisque nous avions une liberté de champ
d’action et donc énormément de possibilités que nous nous appliquions à rendre créatives.
Au delà de la créativité, la rigueur a fait partie de cette semaine de séminaire puisque
travailler et s’entendre à 30 n’est pas chose facile. Mes qualités d’écoutes et d’organisation
ont fait que je me suis naturellement imposée en tant que pilote de mon équipe afin de
rendre harmonieux le travail avec les autres sous-groupes de Paris 2050. J’ai beaucoup
apprécié cette partie du travail, car j’ai contribué avec les autres pilotes de chaque groupe,
à créer une cohérence dans le rendu final de notre travail. Cet exercice m’a conforté dans
l’idée que dans un futur proche, je souhaiterai manager une équipe.
Séminaire #3 : Innovation et développement durable / Marketing de l’empathie
Durant cette semaine de séminaire, nous avons été immergé dans la consommation
 

9  

responsable, l’innovation collaborative, l’éco-citoyenneté, etc. Tout cela autour du
marketing de l’empathie, deux termes que je n'associai pas auparavant et j’ai ainsi pu en
comprendre l'intérêt tout au long des interventions des professionnels du métier. En effet
s’il y a une chose que je retiens de cette semaine sous le signe du DD c’est la richesse et
la qualité des intervenants.
Le défi qu'il nous a été demandé de relever, à mon équipe et moi-même, a été la création
d’une vidéo virale autour du développement durable, en 4 jours seulement.
Notre point de départ a été l’intervention de Philippe Green et son concept d’éco-frugalité,
qu’il a matérialisé avec son guide Eco-Frugal. Nous sommes partis du constat que l’idée de
sensibiliser le grand public au DD en montrant comment des gestes simples du quotidien
faisaient économiser de l’argent était une idée très porteuse.
Notre œil de jeune professionnel de la communication, nous a amené à nous poser la
question suivante : Comment sensibiliser le grand public à ce mouvement à travers une
vidéo ?
-

Activer le levier de la jeunesse : aujourd’hui les plus jeunes apprennent aux plus
âgés

-

Pour cela : utiliser un ton humoristique et « le comique » de répétition

Nous avons donc souhaité donner un coup de pouce à Philippe Green et son concept
d’éco-frugalité qui jusqu’à lors manquait de modernité et de dynamisme.
Après plusieurs heures de brainstorming avec mon équipe nous avons eu l’idée de créer la
vidéo autour du concept Adopte un geste (adopteungeste.com). Le nom n’est pas sans
rappeler le célèbre site adopteunmec, qui parle à tous les jeunes de 15 à 25 ans, et en
même temps, parlant de lui même.
Nous avons cherché à conceptualiser des gestes du quotidien (ne pas gâcher la nourriture,
éteindre l’eau pendant que l’on se lave les dents, etc.) de manière simple grâce au « bon
geste » qui nous suit jusque celui-ci devienne naturel.
Au vu du temps imparti, il a fallu être efficace dans les prises de vue et le montage vidéo.
Encore une fois, cela nous a demandé d’être très organisé et je remarque qu’aujourd’hui
nous avons acquis de vrais réflexes professionnels.
Aujourd’hui, les 5 membres de l’équipe et moi-même, continuons à faire vivre le projet. En
effet, nous avons été consulté par Veolia pour adapter notre concept à leur entité. Nous
allons donc les rencontrer pour la seconde fois au mois de juillet, afin de déterminer leurs
attentes plus précisément. Affaire à suivre !
 

10  

Séminaire #4 : Planning stratégique / Le corps et le care
Très enthousiaste à l’annonce du sujet de ce séminaire, je l’ai été d’autant plus à l’idée de
travailler ce sujet sous l’angle d’une cible. En effet, encore une fois, l’Iscom a fait preuve
d’inventivité en nous demandant d’imaginer une nouvelle marque de beauté / corps / care,
en prenant en compte le contexte de la crise.  
Aborder ce sujet en partant de la cible m’a fortement captivé. En effet, avec mon équipe
nous sommes partis sur les adolescents moches, ce qui a permis à chacun de se replonger
dans sa propre adolescence (je vous laisse imaginer…) pour ensuite aller étudier
l’adolescent d’aujourd’hui. Pour cela, nous n’avons pas hésité à aller à leur rencontre et
ainsi bien comprendre leur manière de voir les choses aujourd’hui, ce qu’ils appréciaient,
quels étaient leurs besoins, etc.
Ce travail de planning stratégique, nous a fait explorer en profondeur les insights d’une
cible précise pour en arriver à construire une recommandation stratégique autour de celleci. Cette logique de travail m'a séduite et je suis aujourd’hui convaincue d’être capable de
mettre en oeuvre mes compétences avec un raisonnement de planneur stratégique.
J’ai également apprécié les contraintes du brief en terme de présentation, et d'approcher
une manière innovante de présenter nos idées. En effet, nous avons fait le choix de mettre
en scène une pièce de théâtre afin de se plonger dans la tête d’un adolescent d’aujourd’hui
qui révélerait le produit dont il aurait toujours besoin pour être bien.
Cette démarche créative, qui a conduit à présenter le sujet de manière théâtrale, était
disons-le, assez risquée, mais je pense que nous avons pu prendre ce risque grâce à la
maturité professionnelle acquise durant cette dernière année et à notre loquacité de jeune
communicant.
Pour conclure sur ces séminaires, je souhaite remercier l’ensemble des intervenants
professionnels et le corps professoral, ils nous ont permis de nous ouvrir à des sujets tous
plus intéressants les uns que les autres.
Ces séminaires m'ont permis de mettre en application des comportements professionnels à
l’ISCOM et ont contribué à m'ouvrir l’esprit sur divers sujets passionnants.
J’ai aujourd’hui la conviction que je continuerai à me former en assistant à des
conférences, des événements professionnels, et ainsi me nourrir de tout ce qui m'intéresse
pour évoluer dans le secteur de la communication et du marketing.

 

11  

1-2 Chargée de projet digital, c’est à dire ?
1-2-1 Quelle évolution ?
Je suis arrivée chez Magency Digital en tant que chargée de projets, nourrie de trois
expériences passées en tant qu’assistante chef de projets. Je peux affirmer aujourd’hui me
sentir plus professionnelle dans ce métier grâce aux compétences que j’acquière
quotidiennement dans mon entreprise.
J’ai commencé cette expérience en partant sur diverses opérations pour comprendre
comment fonctionnaient les événements Magency. Notamment, une convention avec les
500 tops managers TOTAL, qui m’a permis d’être en immersion dans la mise en place d’un
événement Magency. En effet, avant de pouvoir faire de la gestion de projets pour des
événements digitaux, il était nécessaire d’en comprendre la partie technique. Puis, il a fallu
que je me forme aux diverses applications et services que nous proposons, que je les
assimile afin d'être capable d’accompagner correctement les clients.
J’ai également dû apprendre à budgétiser la partie software, hardware et déterminer les
besoins en ressources humaines (gestion de projet et technique) en fonction de
l’événement.
De la relation commerciale à la prise de brief
Je suis aujourd’hui à l’aise avec la relation client et suis capable de gérer les appels
commerciaux entrants en autonomie. Je suis à-même d’analyser les besoins précis d’un
client et de lui proposer nos solutions digitales adaptées à son événement.
Lors de mes premiers échanges avec le client, j’avais tendance à proposer seulement les
applications que le client souhaitait mais aujourd’hui je suis en mesure

d'élargir les

propositions, en allant plus loin dans la recommandation digitale.
Cette partie commerciale du métier me plaît beaucoup par la richesse des échanges.
Si je dois dresser un bilan à plus de la moitié de mon alternance, je peux dire être
opérationnelle quant à la gestion de projet en amont d’un événement et je vais de plus en
plus vers le suivi complet d’un événement.
De la prise de brief au lancement de la production
Pour la première fois, j’ai eu à gérer un dossier en autonomie incluant la gestion de projet
de A à Z, preuve de la confiance de mes supérieurs.
J’ai commencé par faire une proposition à un nouveau client qui nous a consulté pour
apporter une solution digitale à la convention de son client, Allianz. Une fois le projet
 

12  

remporté, j’ai rencontré le client afin de cibler les besoins précis et ainsi rendre l’événement
innovant.
A ce stade, la relation avec le client demande plus de précision dans les termes employés.
Cela nécessite pour moi, de savoir où sont les limites dans le développement de nos
applications mais également de bien connaître les problématiques techniques d’un
événement afin d’anticiper tous les besoins.
J’ai ensuite eu à rédiger les documents nécessaire au bon suivi d’un projet : retro-planning
et cahier des charges, puis à briefer les équipes créatives et techniques sur tous les
aspects attendus par le client.
La dernière étape a été la gestion de projet sur l’événement : régler les problèmes
inattendus et être attentif à la satisfaction du client. Cette expérience n’a pas été simple
pour moi, j’ai manqué des process et de bonne maîtrise technique lors de l’événement. De
plus, cela m’a permis de me rendre compte des difficultés qui résidaient dans la relation
avec les acteurs sur place en tant que prestataire d’agence événementielle, et non
organisatrice de l’événement. Cela nécessite de s’imposer dans la recommandation que
l’on fait au client, face aux éventuels problèmes techniques.
Grâce au feedback de mes supérieurs, j’ai pu comprendre les points sur lesquels je devais
m’améliorer, ce qui me permet aujourd’hui de travailler sur mes lacunes et éviter de
reproduire les mêmes erreurs lors de mes futurs dossiers en tant que chef de projet.
1-2-2 Un métier autour de l’innovation
L’innovation dans mon travail se trouve au quotidien, puisque Magency Digital se situe sur
un marché innovant qui est celui de la digitalisation des événements.
Une partie de mon métier consiste donc à conseiller et accompagner le client vers une
manière innovante d’appréhender les événements corporate. En effet, bien souvent les
clients ont des besoins mais ne savent pas bien quelle direction prendre et comment faire
une utilisation efficiente des outils digitaux. Il s’agit pour moi d’expliquer où se trouve
l’innovation dans la solution que nous proposons et de montrer la meilleure façon d’utiliser
nos outils.
Cette part du métier, qui consiste à accompagner le client vers de l’innovation sur-mesure,
me demande d’être en veille permanente sur le digital au sens large. Pour cela, les 3 pôles
de l’agence (projet, marketing et technique), se réunissent dès que nous le pouvons afin de
brainstormer ensemble sur les tendances et les innovations dans le métier. Cela permet,
entre autre, d’anticiper les évolutions dans le secteur et donc d’être le plus compétitif
possible.
 

13  

Evoluer dans une structure de type start-up, me permet d’être très proches des autres
métiers qui m’entourent chez Magency (développer, ingénieurs, marketer) et donc, d’avoir
une approche transversale. Cette manière de travailler est très motivante car elle
correspond à la manière dont j’envisage mon avenir professionnel ; c’est à dire en se
nourrissant et en échangeant avec ses collaborateurs sur divers sujets afin d’avancer
ensemble. En effet, chaque personne travaillant chez Magency a la possibilité de proposer
ses idées sur un nouveau produit ou service et d'étudier la faisabilité avec l'équipe
technique. Il s’agit pour moi d’être à la pointe des tendances et cela nécessite une veille
permanente sur tout ce qui se fait dans le milieu de l’événementiel, du digital, et de la
communication innovante.
1-2-3 Prenons du recul / Analyse critique
Comme expliqué précédemment, mon évolution chez Magency s’est faite par étape. J’ai
d’abord été sur le terrain pour comprendre le fonctionnement global, je me suis ensuite
formée à la manière de vendre nos solutions puis j’ai appris à accompagner et à conseiller
le client dans la digitalisation de leur événement. Petit à petit je monte en compétence afin
d’être en autonomie sur la gestion d’un projet allant de la prise de brief à l’aboutissement
de l’événement, tout en nouant une relation pérenne avec le client. Pour y arriver, il est
important que je développe certaines compétences :


M’affirmer dans la relation client.

En effet, il est primordial dans le métier de chef de projet d’être ferme tout en restant
cordiale. Pour cela, je dois continuer à mieux comprendre nos solutions dans le but d'en
parler avec assurance.


Améliorer mes connaissances techniques dans le digital.

Comme par exemple, être capable de faire la différence entre du développement web et du
développement mobile, ou encore connaître la base du langage des développeurs, etc. En
effet, sans rentrer dans les détails, je dois être capable d’échanger avec le client, de le
conseiller dans la mise en œuvre d’un événement digital. Je continue ainsi ma veille
digitale en lisant des articles et en étant abonnée à des newsletters sur le sujet mais
également en me formant dès que je peux auprès de la technique et des développeurs.

 

Me rendre plus autonome à tous les niveaux de la gestion d’un projet.
14  

Durant mes expériences passées, il était rare que j’aie à gérer un projet du début à la fin et
aujourd’hui il est primordial que je sache assembler toutes les pièces du puzzle et ainsi
coordonner et conduire un projet en autonomie.
Pour cela, je dois me former davantage aux process de mon agence et renforcer les
automatismes, ce qui me permettra de mener à bien plusieurs projets simultanément.


Organiser et appréhender le temps de travail.

Tout travail demande de gérer des deadlines, mais l’événementiel certainement davantage
du fait de l’organisation en « flux tendu ». Je dois continuer de développer des réflexes afin
d’optimiser et organiser au mieux mon temps mais également celui des équipes avec
lesquelles je travaille.
1-2-4 Au final, quelle expérience ?
Cette année, chez Magency a été très riche d’un point de vu expérience acquise mais
également sur le coté humain. M’engager dans cette jeune agence innovante était un
challenge avant tout personnel, travailler dans une start-up demande d’avoir le goût du défi.
J’ai donc tenté l’expérience, poussée par l’envie d’apprendre et de pouvoir exprimer mes
ambitions et je suis très heureuse aujourd’hui d’avoir fait ce choix.
En effet, travailler dans une start-up correspondait à mon tempérament dynamique et
ouvert aux autres, ce qui, au cours de ces derniers mois a été utile dans la relation que j’ai
eue avec toutes les parties prenantes de l’agence.
Par ailleurs, nous savons que travailler dans une start-up demande beaucoup
d’engagement. J’ai eu un rythme de travail soutenu pas facilement compatible avec le
travail demandé en parallèle à l’école. Cela m’a demandé de faire des sacrifices pour
pouvoir mener à bien conjointement le projet professionnel et l'obtention de mon diplôme.
Cette année d’alternance au sein de Magency a été un test pour ma vie future car cela m’a
prouvé que j’étais capable de travailler de manière soutenue à partir du moment où j’aime
ce que je fais et que je m’épanouis dans mon travail.
De plus, être dans un environnement très dynamique avec de nouveaux clients et de
nombreux projets à gérer, faisait que tout le monde était très occupé ce qui m’a poussé à
être plus autonome. En effet, j’ai dû prendre des risques à certains moments et trouver les
solutions les plus adéquates par moi-même.
Ce que j’aime en travaillant chez Magency c’est le fait de participer à la construction et au
développement d’une entreprise, et ainsi me sentir impliquée dans son évolution.
 

15  

Développement, qui se fait perpétuellement dans l’action et dans l’innovation, ce qui est
très appréciable.
Grandir avec l’entreprise est un facteur important pour moi, et je suis honorée de faire
partie de l’aventure Magency. En effet, à mon arrivée en octobre 2012, j’étais seule au pôle
projet avec mon tuteur Johan Mazeyrat en supervision. Six mois plus tard, deux personnes
supplémentaires sont arrivées, un chargé de projet et un chef de projet digital en
supervision directe.
De plus, sentir que j’ai une vraie place dans l’entreprise, avec des responsabilités que je
n’aurais pas eues dans une plus grande structure, me donne l’envie de continuer à évoluer
au sein de Magency. Aujourd’hui, je sens qu’une certaine confiance m’a été donnée en me
permettant de gérer mes propres projets mais la plus belle preuve est de m’offrir un CDI à
la fin de mon contrat de professionnalisation.
Pour conclure sur cette première partie, je peux affirmer ma conviction de sortir grandie
personnellement et professionnellement grâce à tout ce que j’ai pu apprendre et tout ce qui
c'est renforcé lors de ma formation à l’ISCOM, et bien sûr à toutes les compétences et
réflexes professionnels acquis dans mon entreprise.
A travers la formation MMI, qui a été riche en terme de qualité des intervenants et des
cours proposés, j’ai pu accéder à un niveau de connaissance dans la communication
innovante qui m’apporte aujourd’hui un regard plus expérimenté.
Me sentant impliquée chez Magency, j’ai envie d'apporter ma vision dans le développement
et l’évolution de l’activité de l’agence.
Dans la prochaine partie, vous allez découvrir le contexte de l’évolution de Magency, la
manière choisie de traiter le sujet pour ainsi apporter mon regard de jeune communicante
répondant aux objectifs de développement de Magency.

 

16  

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2-1 Quelle évolution pour Magency Digital ?
Nous allons découvrir dans cette partie quelles vont être les opportunités pour Magency de
se développer sur le secteur de la formation qui est en pleine évolution et où les nouvelles
technologies ont leurs rôles à jouer.
2-1-1 Quel marché ?
L’agence Magency dans laquelle j’évolue, digitalise les événements corporate grâce à une
solution globale comprenant : le soft, avec une plateforme d’une centaine d’applications, le
hard, avec la location d’iPads et l’infrastructure réseau, mais également l’accompagnement.
En mettant l’interactivité au cœur de l’événement, Magency est capable de capter
l’attention d’un public et ainsi ancrer des messages forts grâce à l’alliance de la technologie
et de l’innovation.
Après 2 ans d’expérience dans la digitalisation des événements corporate, Magency
souhaite se lancer dans la digitalisation des formations professionnelles. Grâce à un savoir
faire et une maîtrise dans le développement d’applications répondant aux diverses
problématiques de l’événementiel corporate, Magency développe aujourd’hui une nouvelle
offre dédiée à la formation présentielle.
L’enjeu pour Magency est donc de comprendre les nouvelles pratiques et attentes en
matière de formation présentielle1 afin de proposer une solution au plus juste.
J’ai ainsi choisi d’axer ma recherche sur deux secteurs utilisant la formation présentielle, la
formation professionnelle et le secteur de l’éducation.
Pour commencer, analysons rapidement le marché et les tendances actuelles de la
formation professionnelle en France et en Europe.
En France, 35 % des personnes de 25 à 64 ans participent chaque année à des activités
de formation formelles et/ou non formelles. C’est en dessous des 34 pays de l’OCDE
(L'Organisation de Coopération et de Développement Economique).2
D’après l’OCDE, plus une personne détient un niveau d’étude élevé, plus celle-ci sera
susceptible de participer à des activités de formation. En 2012, 57 % des diplômés du
supérieur suivent une formation professionnelle contre seulement 19 % de ceux qui n’ont
pas de diplôme. En outre, ce public est davantage familiarisé avec les nouvelles
technologies, ce qui en fait une cible principale.
                                                                                                               
1

 « Le présentiel est un terme utilisé pour désigner le moment où les personnes qui suivent une formation sont réunies dans un même

lieu avec un formateur. La formation en présentiel correspond au mode de formation traditionnel, selon un mode magistral (information
souvent descendante) et pour une durée prédéterminée. » Source : Wikipédia
2

 

 CHARBONNIER, Eric, « La formation professionnelle en France : et si on en parlait ? », in Le blog du Monde, 2 mai 2013.  

18  

Par ailleurs, nous pouvons noter, que la méthode d’apprentissage la plus utilisée est la
formation en présentiel.1 D’après une étude réalisée par CEGOS, en 2012, le présentiel
concerne 91% des personnes interrogées qui ont eu accès à la formation au cours des 3
dernières années. Nous pouvons donc y voir un marché intéressant.
On peut également observer une forte augmentation des formations mixtes (blended
learning), c’est à dire mêlant le distanciel et le présentiel. En effet, 23% de salariés français
ont eu recours à ce type de formation, contre 13 % l’an passé. Cette technique reste,
néanmoins en France, une méthode marginale par rapport à nos voisins européens.
Concernant les formations à distance on peut noter la forte montée des serious games et
du mobile learning. Ainsi, 45% des personnes ayant suivi une formation à distance
déclarent avoir utilisé un serious game (contre 15% en 2010 par exemple) et 39% la
technique de mobile learning (vs 9% l’an passé).
Nous entendons ici par mobile learning (également appelé m-learning), une formation
délivrée à distance sur d’autres supports que les postes informatiques. C’est une version elearning adaptée aux usages mobiles des apprenants. Cette technique récente permet à
l’apprenant de « poursuivre sa formation où qu’il soit grâce à un appareil mobile que ce soit
un smartphone (téléphone mobile intelligent qui permet entre autre de naviguer sur
internet), un lecteur multimédia comme l’iPod, une tablette mobile telle l’iPad ou encore
depuis peu une console de jeux portative. »2 Le mobile learning, permet de diversifier les
contenus et d’alterner avec des vidéos, des études de cas ou encore des quizz.
Ce qui m'amène à évoquer l’usage des vidéos dans le cadre de l’apprentissage. Pour
Pierre-Yves Yvic, consultant à la CEGOS que j’ai pu interviewer, la vidéo en formation est
un « catalyseur qui aide le formateur à structure son débat ». Pour lui, l’usage de la tablette
en continuité de la vidéo est « le relais, qui permet de faire réagir et d’échanger en groupe
de manière efficace ».
Concernant le serious game, on remarque ces dernières années une montée fulgurante de
cette technique dérivée de l’e-learning, qui consiste à s’inspirer du monde des jeux vidéos
pour en faire des logiciels pédagogiques. 40% des personnes qui se sont formées en ligne
aujourd’hui, ont utilisé le serious game pour se former, contre 15% en 2010.3
D’après Patrick Galiano, manager e-learning chez Cegos, « la démocratisation du serious
game s’explique notamment par le développement d’outils techniques qui permettent
d’élaborer ce type de dispositifs. »
                                                                                                               
1  Etude CEGOS « La formation professionnelle aujourd’hui et demain », elearning-cegos.fr, 2013  
2  « Nomadisme et Mobile learning », in elearning-actu.org  
3    Observatoire Cegos « Enquête sur la formation professionnelle en Europe », mars 2013
 
 

19  

De plus, cette technique est portée par la tendance grandissante de la gamification qui
incite les professionnels à se challenger et à échanger entre eux. En effet, pour atteindre
efficacement des objectifs pédagogiques, le serious game est un bon moyen puisqu’il
mélange interactivité et défi grâce à des mécanismes ludiques.
Comment mobiliser ? Comment renforcer l’esprit d’équipe ? Comment créer une
émulation ? Telles sont les problématiques d’une entreprise qui cherche à former ses
salariés. Le jeu permet d’emmagasiner des connaissances larges, variées et diversifiées de
manière efficace grâce à l’engagement qu’il engendre.
Dans la continuité du serious game, l’expérientiel au sein de la formation prend également
de l’ampleur. L’objectif premier d’une entreprise qui forme ses salariés est d’élever le
niveau de compétence et/ou de qualification de ces derniers, pour au final rendre
l’entreprise plus compétitive sur le marché. L’apprenant est de plus en plus exigent en
terme d’expérience d’apprentissage. Les moyens mis en place pour y arriver doivent donc
être motivants pour le salarié, et en cela, activer le levier de l’expérientiel est un atout. Sur
ce point, le milieu événementiel est source d’idées innovantes qu’il est possible d’adapter à
la formation professionnelle. En effet, le développement des objets connectés par exemple,
pourrait être utile au secteur de la formation présentielle. Notons que, selon le numéro 1
mondial des équipements télécoms, Ericsson, nous serons en 2020,

entourés de 50

milliards d'objets connectés à travers le monde1. Il peut donc être opportun de s’intéresser
à cette tendance qui prend de l’ampleur pour l’exploiter dans le milieu de la formation.
La réalité augmentée, également, est une vraie tendance qui fait parler d’elle partout dans
le monde et qui permet de faire vivre une expérience unique à la personne qui l’utilise. La
RA va enrichir notre environnement en modifiant notre perception visuelle, tactile ou
auditive grâce à l’ajout d’éléments virtuels 2D ou 3D. Elle permet de percevoir tout un
monde au delà même de notre propre réalité.
Nous sommes dans une ère où le digital learning prend une ampleur significative et
impacte en profondeur la manière de former, contribuant également à l’apparition de
modalités pédagogiques originales. Aujourd’hui, nous ne parlons plus simplement de elearning, mais également de blended-learning, de mobile learning en présentiel et en
distanciel. Cela permet notamment d’intégrer davantage d'interactivité dans la formation,
d’y ajouter un côté collaboratif et expérientiel. De plus, le numérique permet une
sécurisation informatique renforcée et la sauvegarde des données au sein, notamment, de
solutions cloud computing.
                                                                                                               
1  CUNY, Delphine, « Des milliards d'objets connectés : LeWeb12 se penche sur le futur de l'Internet », in latribune.fr, 4 décembre 2012  
 
20  

Au delà de la formation professionnelle, nous pouvons nous pencher sur le système
éducatif français, qui est bien souvent remis en cause. En effet, les méthodes
d’enseignement en France sont parfois non adaptées aux besoins des apprenants et cela
retentit sur la qualité du travail mais également sur l’enthousiasme des élèves. Seulement
21,4% des enfants, de 11 à 15 ans déclarent aimer aller à l’école, ce qui classe la France à
la 19ème place des 25 pays testés par l’OCDE1.
Peter Gumbel, auteur de On achève bien les écoliers, souligne qu’« en France, c’est
historique et culturel, on se préoccupe uniquement de la transmission des savoirs et pas de
la façon dont on apprend. La satisfaction ressentie lors de l’apprentissage n’est pas
importante.» Il y a toujours eu un décalage entre la façon dont les choses sont enseignées
dans une salle de classe et la façon dont le «monde réel» fonctionne.
Le système éducatif peut lui aussi faire meilleur usage de l'apprentissage mobile, et qui
plus est, les élèves et étudiants d’aujourd’hui seront amenés à travailler en lien étroit avec
la mobilité dans leur vie active de demain. Pourquoi ne pas laisser les élèves utiliser la
technologie dont ils auront besoin à l'avenir ?
2-1-2 Quel environnement pour quelle opportunité ?
Après avoir parcouru de nombreuses études, toutes s’accordent pour dire que l’avenir est à
la mobilité avec l’ascension des smartphones et des tablettes qui va se poursuivre ces
prochaines années, en évinçant petit à petit les ordinateurs. C’est pourquoi j’ai choisi d’axer
mon étude sur le bénéfice de ces outils.
En effet, d’après l’étude sur la mobilité menée par Deloitte2, l’utilisation des tablettes a été
multipliée par deux, avec 4,4 millions d’utilisateurs estimés et celle des smartphones a
augmenté de 71%. Pour ce qui est des ventes mondiales, les chiffres sont également
impressionnants, 1,250 millions de smartphones et tablettes vendues en ce début d’année
2013, contre environ 300 milles ordinateurs vendus3.
On parle alors de « mobility revolution », avec de nouveaux usages, de nouveaux modes
de travail et donc de nouveaux business models.
Toujours selon l’étude Deloitte, 80% des entreprises placent la mobilité dans le top 10 de
leurs objectifs stratégique et 44% dans leur top 5. Nous remarquons que la mobilité devient
un enjeu stratégique pour les entreprises, mais celles-ci l’appréhendent différemment selon
                                                                                                               
1  OLIVES, Ludivine, « Les élèves français sont-ils les plus malheureux au monde? », in Slate, 7 septembre 2012  
2  Etude Deloitte, « Mobility Survey 2012 », in deloitte.com  
3  Etude Enders Analysis, « Mobility, next step », in endersanalysis.com, mars 2013
 
 

21  

les secteurs. Les secteurs Manufacturing / Industrie et le Secteur public, vont être les plus
frileux à adopter la mobilité et vont en majorité acheter « uniquement des applications
existantes ». Ce qui nécessitera un travail pédagogique sur ces acteurs leur expliquant le
bénéfice.
Malgré le fait que les entreprises investissent de plus en plus dans la mobilité, peu
développent des interfaces réellement innovantes. En effet, la majorité d’entres elles se
limitent à développer des interfaces mobiles en surcouche des sites web existants.
On peut donc soulever le besoin pour ces entreprises d’avoir des acteurs légitimes dans la
mobilité afin de leur fournir des applications mobiles et de les accompagner dans cette
évolution.
Par ailleurs, nous pouvons relever une tendance qui s’installe durablement en 2013 dans le
monde de l’entreprise, il s’agit du BYOD, « Bring Your Own Device »1.
Cette tendance montre l’évolution du monde de l’entreprise à travers l’explosion de la
mobilité. Cela demande alors aux entreprises d’actualiser leurs règles de sécurité et les
contrôles d’accès. Selon une étude réalisée par Avanade 2 (fournisseur de solutions
technologiques d'entreprise), en 2013, environ 60% des entreprises adapte leur système IT
à l'utilisation de terminaux personnels par leurs employés. En revanche, 40% des
organisations n’autorisent pas l’accès à leur réseau à partir de terminaux personnels.
Parallèlement au BYOD, la tendance BYOA « Bring your Own Application », révèle
l’explosion des applications créées et téléchargées aujourd’hui. Selon une étude réalisée
par le groupe Gartner, au premier trimestre 2013, 45 nouvelles applis mobiles étaient
téléchargées chaque seconde et prévoit une véritable explosion avec 300 milliards d’applis
mobiles qui seront téléchargées en 2016, soit 9.000 par seconde.
A noter également, que selon une étude3 de l’un des leaders américain des analytics
mobiles, datant de mars 2013, 80% du temps passé se fait dans les applications contre 20
% sur le web. Ces chiffres démontrent que l’usage de l’application, et donc de son
environnement, se démocratise.
Nous le voyons bien, nous assistons aujourd’hui à des changements dans les
comportements et pratiques des nouvelles technologies, que ce soit dans le monde
professionnel, mais aussi dans les usages personnels. Pouvons-nous alors parler d’une ère
« mobile only » ?
                                                                                                               
1  « pratique qui consiste à utiliser ses équipements personnels dans un contexte professionnel » Wikipédia  
2  VASCO, José, « BYOD, quelles sont les tendances en 2013 ? », in journaldunet.fr, 13 mars 2013  
3  Flurry Five-Year Report « It’s an App World. The Web Just Lives in It », in comScore, mars 2013  
 

22  

2-1-3 Quel légitimité pour Magency ?
Aujourd’hui, les entreprises qui souhaitent former leurs salariés font face à plusieurs
problématiques, telles que : former un plus grand nombre de collaborateurs, améliorer la
qualité

des

programmes

de

formation,

optimiser

les

coûts,

réduire

le

temps

d'immobilisation, engager le participant, etc.
Le système scolaire français, quant à lui, est sans cesse remis en cause.
N’y a t’il pas des solutions à apporter en terme de mobilité dans ces deux cas
d’apprentissage en présentiel ?
L’évolution du secteur de la formation, les problématiques actuelles de celui-ci ainsi que
l’explosion des outils mobiles a donc amené Magency à développer son offre de mobilité.
Comment cela se matérialise ?
Magency est depuis 2 ans sur le marché de l’événementiel avec ses applications répondant
aux problématiques des événements corporate, matérialisées par la plateforme MEP
(Magency Event Platefome). Magency développe aujourd’hui une solution répondant aux
enjeux de la formation présentielle avec sa plateforme MTP (Magency Training
Plateforme). En effet, des problématiques communes à celles de l’événementiel se
retrouvent dans la formation, ce qui permet à Magency de développer des outils similaires
afin de répondre aux besoins des acteurs de la formation.
De plus, de réels besoins sont aujourd’hui identifiés dans les entreprises allant de la PME
aux sociétés du CAC40.
Après avoir étudié le marché de la formation professionnelle et avoir cerner la toile de fond
actuelle du système scolaire français, nous avons chercher à comprendre les enjeux de la
mobilité à l’heure actuelle et à l’avenir.
La formation professionnelle et l’éducation sont des secteurs en constant renouvellement,
notamment grâce à la révolution des NTIC qui ouvrent d’immenses possibilités.
On constate un renouveau des formats présentiels en partie dû aux évolutions du distantiel,
regroupant ce qui est e-learning et mobile-learning. Mais des changements profonds se
jouent également, fondés sur le partage d’expériences, l’expérimentation, les travaux en
équipe, etc.

Parallèlement, l’explosion de la mobilité et tous les nouveaux usages

associés, marquent un tournant dans la formation présentielle, c’est pourquoi nous
choisirons de nous attarder plus particulièrement sur l’utilisation de la tablette numérique en
présentiel.
Dans ce contexte global, quelle direction Magency doit-elle prendre ? Quelle solution
apporter à la formation présentielle ?
 

23  

2-2 Quel angle d’attaque ?
Malgré de nouveaux modes de formation, le présentiel a encore de beaux jours devant lui,
avant de se faire devancer par le distanciel. La France est très attachée au présentiel, ce
besoin de garder le contact humain fait partie de notre culture.
Comme nous avons pu le voir dans la première partie, la mobilité s’invite déjà dans la
formation en distanciel par le développement des applications de type e-learning, adaptées
aux usages mobiles des apprenants. Alors qu’outre-manche, l’apprentissage mobile en
présentiel, est de plus en plus exploité, la France, elle, n’est qu’aux prémices de son
développement. En effet, aujourd’hui lorsque nous parlons de mobile learning en France,
c’est pour exprimer la formation nomade grâce aux outils mobiles, et non l’utilisation de ces
outils en présentiel.
Allons-nous vers un savant mélange entre présentiel et distanciel ? Quels sont les avis des
professionnels à ce sujet ?
2-2-1 Quels sont les besoins, les attentes, les freins ?
Dans la formation professionnelle
D’après l’étude réalisée par CEGOS 1 on constate que la formation est appréciée des
salariés mais les systèmes mis en place aujourd’hui restent discutables. Mathilde Bourdat,
spécialiste du management de la formation chez Cegos, souligne : « Le total des DRH
français « très satisfaits » de la formation pour développer les compétences a perdu 5
points en 5 ans... Voilà qui marque peut-être le début d’une désillusion des DRH vis à vis
du système de formation à la française ».
D’après l’enquête terrain que j’ai réalisé lors de la formation des salariés Citroën à la
nouvelle C4 Picasso en mai 2013, j’ai pu observer un phénomène similaire. 65 % d’entres
eux se disent satisfait des formations qui leurs sont apportées, et 72 % se disent même
« enjoués » à l’idée de se former. En revanche 40 % trouvent qu’elles peuvent manquer de
dynamisme. En effet, j’ai posé ces questions à un public qui pour la première fois utilisaient
des tablettes lors d’une formation présentielle. Le retour a été unanime : 41 % on été « très
satisfait » et 47 % on été « satisfait ». Ce qui fait au total, 88 % de personnes conquises par
l’utilisation de cet outil dans un contexte de formation présentielle. En effet, avant de leur
poser la question de la satisfaction, je leur ai demandé, quelle avait été leur réaction en
découvrant qu’ils utiliseraient la tablette… 44 % étaient craintifs, 17 % ennuyés, et 39 %
enjoués à l’idée de découvrir le bénéfice de l’utilisation par rapport à la formation.
                                                                                                               
1  Observatoire Cegos « Enquête sur la formation professionnelle en Europe », mars 2013  
 

24  

Ces résultats, prouvent que l’utilisation de la tablette a été un plus pour les participants, les
craintes ayant été remplacées par des avis positifs.
Par rapport à ce sentiment, j’ai également pu récolter des verbatims, notamment sur le coté
plaisir que la tablette peut apporter : « c'est plus ludique », « Cela nous laisse nous
exprimer d’une autre manière ». Ces verbatims, démontrent que la formation n’est pas
seulement rationnelle mais aussi émotionnelle, comme a pu me suggérer Benoit Cresson,
directeur de Minds Up (consultant en formation professionnelle), « la tablette a la possibilité
de rajouter du « beau » dans la formation ».
De plus, j’ai pu relever que le coté interactif de l’outil est très apprécié des apprenants,
même si ces derniers étaient réfractaires au premier abord : « J’ai apprécié les vidéos et
les photos », « Cela nous a permis d’échanger autrement ». D’autres, ont soulevé la
simplicité de l’outil : « Je pensais que ça allait être compliqué, mais en faite c’était tout le
contraire » ou encore, « Pouvoir évaluer et comparer les voitures de manière simple est
vraiment appréciable avec la tablette ». En effet, sur cette formation les participants étaient
amenés à tester différentes voitures. Notre application Test Drive, permet de débriefer
simplement lors du retour des participants en salle grâce à un outil ludique et pédagogique.
Du point de vue des formateurs, j’ai également pu récolter des ressentis. Au premier abord,
ces derniers ne sont pas forcément convaincus de l’utilité de la tablette, ils voient cet outil
comme « une contrainte supplémentaire à la gestion du groupe », ou encore « un discrédit
par rapport aux participants » lorsque eux-mêmes ne se trouvent pas « expert en
technologies ».
Avant de convaincre les participants, il est primordial de faire adopter l’utilité de la tablette
aux formateurs, ce qui nécessite pour eux d’être formé en amont à son utilisation.
Une autre crainte, dont Benoit Cresson m’a fait part lors de notre échange, est celle que
pour certains formateurs, la tablette peut être trop présente et « piquer son job ». Il s’agit
alors de trouver le bon équilibre dans une utilisation efficiente de la tablette. Dans un
premier temps, il est nécessaire d’expliquer le bénéfice qu’ils vont en tirer : support de
discussion (contenu vidéo, photos), support de test, etc. Au final, leur démontrer que la
tablette est une réelle valeur ajoutée dans la formation qu’ils donnent et non un outil qui les
remplacent. Que celle-ci va les accompagner et les aider dans leur quotidien et non leur
apprendre leur métier.
J’ai ainsi pu observer au fil des jours, que les formateurs s’étaient appropriés cet outil et
trouvait cela « très optimisé » et « réellement bénéfique » par rapport aux moyens
classiques.
 

25  

Comme a pu me le préciser, Franck Stouls de la Renault Académie1 (que Magency a
accompagné plusieurs fois lors de lancement produits), dès lors qu’il y a des changements
d’apprentissage en particulier dû aux nouvelles technologies, des freins surgissent aussi
bien du point de vue du participant que du formateur. Il est donc indispensable
d’accompagner le changement et préparer la stratégie en amont de son déploiement.
Le second frein est évidemment budgétaire car les nouvelles technologies sont souvent
coûteuses, et en cela Franck Stouls précise qu’il leur a fallu manager l’innovation tout en
respectant leurs contraintes dictées par RENAULT : Qualité / Coût / Délais / Bénéfices.
Jusqu’à lors, Magency propose ses solutions digitales pour la formation, essentiellement
auprès du secteur automobile. Des applications spécifiques aux besoins automobiles (Test
Drive par exemple), ont d’ailleurs été développées.
Mais nous pouvons nous demander si d’autres secteurs d’activités seraient propices à du
développement d’application spécifique ?
Dans la formation professionnelle, toute la problématique est là. Chaque partie prenante
doit y trouver son compte, les managers souhaitent développer les compétences de leurs
équipes « quelque soit la technique utilisée ». Les RH cherchent à optimiser (coût, temps,
efficacité, etc.) celle-ci, tout en cherchant à satisfaire les salariés. Et les salariés, cherchent
en général, à repartir satisfait de la formation suivie.
Partant de ce postulat, il est nécessaire de prendre en compte les besoins et objectifs de
chacun afin de proposer les outils adéquats.
Aujourd’hui, comme mesure d’efficacité, nous pouvons davantage parler de ROE, c’est à
dire du retour sur l’engagement, que de ROI (retour sur investissement). En effet, ce qui fait
la valeur d’une formation c’est l’engagement du participant, puisqu’il n’y a rien de plus
efficace pour faire passer des messages que lorsque ce dernier se sent impliqué.
Créer l’engagement de ses salariés est primordial, mais pas à n’importe quel prix. Il s’agit
également d’être en accord avec son image de marque et les valeurs que l’entreprise
véhicule. Comme a pu me le préciser Franck Stouls, ce qui est important c’est « la fierté et
surtout le message de la marque qui souhaite être homogène quelque soit la formation et le
mode de déploiement sélectionné ».
Par ailleurs, suite à mon échange avec Pierre-Yves Yvic (CEGOS), j’ai pu relever qu’en
France, aucun outil n’existait permettant de mesurer l’impact de la formation à postériori.
                                                                                                               
1  Interview en annexe  
 

26  

Or, « une formation n’a de vertu, que si nous pouvons mesurer l’impact sur le lieu de
travail », a t-il soulevé. Aujourd’hui, aucun outil ne va dans ce sens, du moins en France.
Aux Etats Unis, par exemple, les apprenants sont testés directement sur leur lieu de travail
afin de voir les résultats de la formation et le formateur est rémunéré en fonction de la
performance post formation.
Au delà des coûts financier, les entreprises sont de plus en plus sensible par leur empreinte
sur la planète. Certainement en partie dû au nombre grandissant de normes RSE. Par
exemple, Renault tend à aller vers le « 0 papier », et en cela la formation digitalisée permet
une meilleure maîtrise des coûts fixes.
Par ailleurs, nous pouvons remarquer que les besoins sont en adéquation avec les
tendances actuelles :
-

Formation plus courte

-

Besoin d’opérabilité immédiate

-

Besoin de reconnaissance

-

La nature des compétences

-

Le développement personnel (auparavant, domaine de la sphère privée)

Dans le cadre scolaire
Les besoins dans le système scolaire sont sensiblement similaires en terme de d’objectifs.
La manière pour les atteindre ne sont pas forcément les mêmes, mais le mode opératoire
reste principalement du présentiel.
C’est pourquoi, j’ai choisi de ne pas développer le sujet (nous découvrirons les best
practices du secteur, dans la prochaine partie). Néanmoins, j’ai pu interroger mes anciens
professeurs de BTS communication sur leurs besoins lorsqu’ils enseignent afin de
confirmer mes dires.
« Lorsque j'enseigne j'ai besoin de fournir des documents aux étudiants par différents
moyens audiovisuels. Je peux par exemple avoir besoin de scanner un chapitre de livre… »
Les enseignants peuvent avoir besoin de faire le relais entre un support audiovisuel projeté
et une tablette pour la continuité. De plus, dans un souci d’économie, la tablette peut être
une solution sur le long terme par rapport aux dépenses papiers. « J'attends des étudiants
qu'ils participent en classe, prennent des notes et me rendent des documents présentés
conformément aux attentes des codes du genre. » Interactivité et prise de note, deux
choses que la tablette permet et même facilite. « Adapter la progression au rythme de
 

27  

chacun », a également été un besoin soulevé. Des applications sur tablette pourraient tout
à fait permettre de s’adapter au niveau et au rythme de l’étudiant.
Au final, que ce soit dans le cadre professionnel ou dans le milieu scolaire, les besoins de
la formation sont sensiblement similaires :
-

Engager l’apprenant

-

Créer de l’interactivité

-

Etre efficace à moindre coût

-

Personnaliser et adapter au niveau de l’apprenant

La tablette serait également vu comme un stimulant et une bonne solution aux exigences
grandissantes des participants comme le précise Franck Stouls de la RENAULT
ACADEMY, il faut « sans cesse renouveler notre offre afin d’éviter l’ennui de nos stagiaire
et compléter nos dispositif de formation au mieux de leurs besoins ».
En 10 ans, nous sommes passés d’une approche traditionnelle où le formateur était au
centre de l’attention à une approche orientée vers le participant. Ce dernier est devenu plus
responsable de son apprentissage.
En effet, l’évolution se fait en faveur d’un apprentissage moins académique et plus
applicable au monde réel. On cherche aujourd’hui à rendre la formation plus immersive et
donc plus engageante pour le participant, ce qui lui permet de mémoriser plus facilement
l’information. En outre grâce à leur similitudes avec le fonctionnement du cerveau, les
nouvelles technologies libèrent le coté créatif, intuitif et logique des utilisateurs leur
permettant de choisir l'action la plus efficiente dans un contexte donné.
En ce sens, quelles seraient les solutions à apporter en terme de nouvelles technologies
immersives à la formation présentielle ?
2-2-2 Benchmark et Best Practice
Faisons un petit tour d’horizon sur les entreprises, sociétés de formations ou encore les
acteurs de l’éducation sur leurs pratiques et utilisation de la tablette en présentiel.
Dans le milieu scolaire, l’utilisation des iPads dans les établissements n’est pas nouvelle.
Déjà en 2010, le département de la Corrèze avait choisi d’équiper ses 2500 élèves de
sixième et 800 enseignants d’un iPad. Suite à cette opération unique en France, Pascal
Cagni, vice-président EMEIA d’Apple a réagit : "L’iPad est de loin la meilleure manière pour
 

28  

les élèves d’expérimenter le web, l’email, les photos et la vidéo, et avec plus de 40 000
applications iPad disponibles, l’iPad transforme la façon dont les professeurs enseignent et
dont les élèves étudient."1
Cette opération fut unique en France en 2010, mais aujourd’hui, les nouvelles pratiques et
usages de la tablette numérique agitent les milieux éducatifs. De plus en plus d’écoles dans
le monde s’équipent d’outils pédagogiques numériques.
Aux Etats-Unis, plusieurs groupes scolaires ont adopté les programmes « Digital learning
day »2, qui consistent à mettre en place un modèle d'apprentissage basé sur les nouvelles
technologies.
Selon les écoles, ils utilisent, ordinateurs, tablettes et téléphones portables dans les
différents cours enseignés. Pour cela, des « ambassadeurs de l'innovation » sont présents
pour travailler avec les enseignants sur la meilleure façon d'utiliser la technologie comme
outil d'apprentissage.
L’objectif de ce programme est de faire participer au maximum l’élève dans son propre
apprentissage mais aussi de pouvoir personnaliser la formation à chaque enfant. Les
professeurs prônent une utilisation intelligente de la technologie dans les salles de classe
afin de préparer aux mieux aux métiers de demain. Des systèmes d’évaluation numérique
sont mis en place, ce qui permet de suivre l’évolution de l’élève à travers plusieurs
composants, et permet de lui donner des corrections de manière moins moralisatrice.
Une étude américaine a mis en exergue l’efficacité de l’outil dans l’apprentissage : « Deux
groupes d’élèves ont été constitués : un premier groupe a utilisé un manuel d’algèbre
classique, l’autre un iPad avec une version numérique du même programme de calcul. Le
résultat a été net : à la fin de l'année, 78% des élèves utilisant le support interactif ont
obtenu une évaluation "expérimenté" ou "avancé", contre seulement 59% des élèves ayant
appris le même programme sur un livre scolaire standard. 3»
Au delà, de l’efficacité reconnue en matière d’éducation, il reste des limites à l’utilisation de
la tablette en milieu scolaire. Encore une fois le coût, qui soulève aussi les questions
d’inégalité, où les éléves les plus aisés pourrait s’équiper et ceux ne pouvant pas se payer
de tablette restant aux manuels papiers. Egalement tout ce qui est logistique et qui
demanderait des équipements informatiques suffisamment puissants pour gérer des
classes entières. A cela, s’ajoute la maintenance, avec tous les risques de panne, de casse
ou d’usure, notamment dans les mains des plus jeunes.
                                                                                                               
1  « iPad et éducation : bientôt 3300 iPad distribués dans les collèges de Corrèze », in vipad.fr, 15 novembre 2010
2  digitallearningday.org  
3  « Les tablettes numériques sont-elles l’avenir des manuels scolaires ? », in atlantico, 16 aout 2012.  

 

29  

Concernant la formation professionnelle, j’ai choisi dans un premier temps d’analyser les
acteurs de l’événementiel digital à travers le monde afin de mettre en exergue les bonnes
pratiques qui pourraient être adaptées aux usages de la formation1.
La plupart des acteurs se sont tournées vers le business model de la BYOD avec des
applications assez basics (agenda, news, personnes présentes, messages, cartes, etc.)
avec un niveau de customisation très varié entre chaque concurrent.
Toutefois dans ce business model on peut différencier ceux qui font de l’application basic et
ceux qui rajoutent des modules comme le Q&A et le vote.
En BYOD, la grille tarifaire est souvent un abonnement, soit par événement, soit sur la
durée (mois, année) et les agences (ou clients) peuvent être, en plus, rémunérées grâce
aux sponsors mis en place sur l'application.
Ensuite nous avons les entreprises plus proches de Magency qui proposent la location de
tablette, un serveur dédié et des techniciens. Ces entreprises ont également des
applications basics incluant l'interaction (Q&A, votes, présentation sur la tablette) et une
customisation plus développée comme ; My Qaa, Event Pad, Concise, Spot Me, ou encore
Weblib.
En analysant, nous pouvons remarquer que la plupart des concurrents en place n’ont pas
d’innovation probante par rapport à Magency et qu’aucun d’entre eux n’a développé d’outil
spécifique à la formation présentielle.
Ce qui peut paraître étonnant, quand on sait que des problématiques similaires se
recoupent aux deux secteurs et quand on connaît également les besoins actuels en
formation.
Explorons tout de même quelques best practices…
La société Event Pad, basée à Londres, propose une solution globale relativement proche
de celle de Magency. On peut tout de même remarquer dans son offre évènementielle, la
possibilité d’adapter les applications à la formation afin de créer de l’interaction. Ce qui est
intéressant dans leur solution, c’est le « après événement ». Ils fournissent évidemment
tout le reporting et apportent également un accompagnement. Event Pad va aider le client
à regarder l'événement dans son ensemble pour savoir si les objectifs ont été atteints, ce
qui demande à être amélioré et ce qui fonctionne bien, grâce à des outils de reporting très
poussés.
Par ailleurs, Urban Gaming, récemment arrivé sur le marché, propose des jeux grandeur
                                                                                                               
1  Vous trouverez en annexe, le mapping de cette concurrence.  
 

30  

nature à l’aide de tablette tactile dans le cadre de réunion professionnelle.
Le jeu, permet de renforcer la cohésion d’équipe mais sert également à faire passer des
messages et valider des acquis, notamment sur des sujets complexes. La ludification
permet ainsi une meilleure mémorisation. Cette solution fonctionne très bien, mais la
politique de prix d’Urban Gaming peut paraître cher au regard des entreprises qui
souhaitent former ses salariés, puisque le coût par participant se situe entre 50 et 70 euros.
Un autre acteur, la société Storm arrivée sur le marché parisien en Mars 2012, propose une
plate-forme Web de brainstorming. Comme Magency, elle offre un service clefs en main en
installant un réseau Wi-Fi et en fournissant l'application interactive, mais ne fournit pas le
hardware.
Face à l’ennui que certaines réunions peuvent créer, la start up a choisi de lancer des
modules ludiques où la méthodologie de travail est maître du jeu afin d’impliquer les
collaborateurs et ainsi obtenir de meilleurs résultats. L’objectif est de passer d’idée en idée
grâce à un affichage sur différents écrans en instantané afin de mieux réfléchir en groupe.
Afin de fidéliser et donc inciter leur client à utiliser cette solution régulièrement, Storm
propose des forfaits au mois s’adaptant à une petite ou grande assemblée.
Que pouvons-nous conclure de ces start up innovantes ? Y a t’il des fonctionnalités à
adapter pour la formation présentielle ?
Au delà des acteurs proches du cœur de métier de Magency, les organismes de formation
professionnelle sont nombreux sur le marché, mais nous remarquons tout de même que
celui-ci est dominé par les « gros » du secteur. Notamment, CEGOS (leader international
de la formation professionnelle et continue) qui comme nous avons pu le voir tout au long
de ce mémoire est très au fait des tendances et nouveaux besoins qui émergent sur le
marché mondial en terme de formation.
Demos, organisme mondial, est axé sur la formation clé en main et sur-mesure, mais ne se
démarque pas par ses techniques novatrices ou innovantes.
Futurskills par Manpower, a quant à lui une approche et un regard sur les compétences
très intéressantes puisqu’il développe des outils d’évaluation et de certification très poussés
en fonction de chaque secteur (entité, filiale, business units, etc.). En effet, comme nous
l’avons vu précédemment, c’est aujourd’hui ce qui peut manquer dans la formation
professionnelle en France.
Je souhaite faire un focus sur HR Valley,

organisme de formation appréhendant la

formation sous l’angle du leadership et du management. La manière dont ils communiquent
 

31  

est très différente et innovante pour ce secteur jugé parfois trop sérieux. En revanche, en
terme de technique employé, rien d'original, alors que le public ciblé est très au fait des
NTIC.
Ensuite, la plupart des organismes se concentre au niveau régional. Certains sont
spécialisés dans le distanciel avec les techniques d’e-learning, et d’autres restent très
classiques dans leur approche au présentiel.
De ce petit tour d’horizon des acteurs en présence, nous remarquons, que beaucoup
proposent du e-learning et qu’ils sont peu à proposer de réelles solutions innovantes pour
le présentiel. L’idée n’est donc pas de remplacer ces acteurs dont la légitimité est certaine
dans la formation professionnelle, mais de compléter leurs offres grâce à un savoir-faire en
développement d’application mobile qui répondent aux besoins actuels développés
précédemment.
Par ailleurs, nous allons explorer d’autres terrains en découvrant des entreprises dont le
créneau est l’expérientiel.
Tout d’abord le serious game qui est comme nous l’avons vu, une technique de plus en
plus exploitée en formation, et en cela les acteurs sont nombreux. A ce titre, se tiendra le
18 juin la conférence annuelle du serious game et de la gamification, ce qui prouve un
engouement et une demande certaine pour le SG.
Interaction Games, acteur majeur de ce marché en France ou encore Dæsign et Serious
Factory sont des sociétés reconnues, qui proposent des solutions complètes allant de la
conception interactive, en passant par la pédagogie et les contenus jusqu’à la réalisation
3D.
La demande est telle, que les acteurs se multiplient, avec pour certains des échecs cuisant
dû, en partie, à un manque de légitimité par rapport à l’accompagnement des entreprises
sur cette technologie.
Faisons maintenant un petit focus sur les acteurs de la réalité augmentée en France et
ailleurs.
Les leaders mondiaux de la RA sont Total Immersion, entreprise française et Metaio qui est
Allemande. Ils détiennent des technologies très avancées en la matière et proposent ainsi
aux marques de faire vivre une expérience nouvelle. Tous deux, ont principalement des
clients de la grande distribution ou de l’automobile avec une demande essentiellement
axée sur l’événementiel ou le packaging. Ainsi, la RA développée par ces deux prestataires
n’est, à ce jour, pas utilisée pour des produits de formation.
 

32  

Augment, c’est cette petite start up qui a décidée en 2011 d’ouvrir la réalité augmentée au
grand public avec une application mobile (iOS et Android).
Son modèle économique est très simple : une application gratuite où Augment se rétribue
sur la base d'un forfait calculé sur le nombre de visualisations. En avril 2013, les trois
créateurs ont fait une levée de fond de 200 000 euros pour recruter des développeurs et
s'implanter aux USA1.
D’autres petits acteurs de la RA gravitent à Paris et ailleurs, mais aucun ne propose de
solution pour la formation présentielle. Le coût de cette technologie, serait-il un frein ?
2-3 Mes préconisations
Suite à l’exploration des pratiques de formations autour des outils numériques, nous
pouvons voir des opportunités pour Magency de se développer sur ce secteur. En France,
le distanciel est moins apprécié, avec le e-learning moins pratiqué en comparaison de nos
voisins européens. Les français s’attardent davantage sur le suivi des apprenants, en
cherchant un management de proximité. Par ailleurs, l’évaluation va prendre une part de
plus en plus importante dans la formation professionnelle, point sur lequel, les outils
numériques sont adaptés, particulièrement la tablette mais pas uniquement.
Nous allons dans cette partie, voir comment Magency va pouvoir tirer profit des profonds
changements dans les pratiques de formations.
2-3-1 Quels secteurs ?
Malgré de forts besoins identifiés dans le système éducatif, ainsi que toutes les best
practices de l’utilisation de la tablette en milieu scolaire, je ne préconise pas à Magency de
se lancer sur ce marché. Il ne s’agit pas du même secteur d’activité que Magency et la
majorité du « marché » scolaire en France dépend de l’éducation nationale, ce qui
engendre une relation différente. Néanmoins, le travail effectué pour la cible étudiante a
permis de mettre en exergue des besoins propres à la formation présentielle.
Ainsi, je recommande à Magency de rester dans son cœur de métier en exploitant une
cible de professionnel mettant en œuvre des solutions digitales pour la formation
présentielle.
Du coté du marché de la formation professionnelle, nous trouvons donc les organismes de
                                                                                                               
1  GONGUET, Jean Pierre « Augment, start up parisienne à peine née et déjà mondialisée », in latribune.fr, 22 juillet 2012
 
 

33  

formation et les entreprises elles-mêmes qui forment en interne leurs salariés. Nous
pouvons remarquer que les principaux organismes de formation dans le monde étudient en
permanence les besoins et tendances de ce marché et sont très réactifs par rapport au
digital. Par conséquent, je préconise à Magency de proposer ses produits MTP (Magency
Training Plateforme) principalement aux entreprises elles-mêmes sans passer par un
intermédiaire. En effet, les entreprises de tailles importantes ont bien souvent les
ressources nécessaires pour former, ce qui leur manque ce sont les bons outils.
2-3-2 Quelle stratégie ?
En terme de stratégie commerciale, je préconise à Magency d’attaquer directement le
marché européen de la formation car la demande en solutions nouvelles et innovantes se
trouvent partout et Magency a déjà cet avantage de travailler au niveau européen. En effet,
l’erreur de certaines Start up françaises est de s’attaquer en premier lieu au marché
français et lorsqu’elles souhaitent s’étendre à l’international, il peut être trop tard car les
concurrents sont déjà là. Il s’agit donc de ne pas se limiter et voir loin dans la stratégie mise
en place.
Quelle offre ?
Afin d’être en accord avec le marché actuel mais également en prenant le pas sur l’avenir,
je recommande à Magency de proposer 2 offres.
La première dans la continuité de ce qu’elle propose aujourd’hui avec une solution globale
comprenant software, hardware et accompagnement. Mais je ne vais pas m’étendre sur
cette proposition qui est déjà mise en place.
La seconde offre est en réponse au BYOD. La mobilité prend une telle part dans les
entreprises que demain tout le monde aura sa propre tablette, où l’utilisation sera aussi
bien personnelle que professionnelle. En outre, à l’avenir, investir dans un parc complet de
tablettes n’aura pas de sens puisque celles-ci évolueront très rapidement (aussi tôt acheté,
aussi tôt dépassé)
Aujourd’hui ce qui fait la force de Magency dans l’évènementiel, c’est d’être capable de
proposer une solution complète. Cette solution répond aux problématiques d’événement à
grande échelle. Or, pour la formation présentielle, il s’agit de s’adapter à de plus petits
groupes. En prenant en compte le phénomène grandissant du BYOD, je préconise à
Magency d’adapter ses solutions software, en proposant du clé en main, avec pour modèle

 

34  

d’exploitation commerciale SaaS (Software as a Service)1.
Bien que les concurrents sur le marché de l’événementiel soient déjà nombreux à proposer
ce type de solution, aucun acteur en Europe ne propose une solution de type SaaS
adaptée au domaine de la formation présentielle.
Aujourd’hui le SaaS séduit bon nombre d’entreprise concernant surtout les logiciels de RH
ou financier, mais cette solution devient incontournable

au détriment des offres «

classiques » dîtes progicielles.
De plus, en fonction du secteur d’activité, les besoins en formation peuvent être différents.
Magency avait, par exemple, développé une application spécifique à l’automobile.
Je suggère ainsi, d’étudier la demande du secteur de la grande consommation et celui de
la finance (banque/assurance), qui ont une demande importante en formation et qui
pourrait avoir besoin de logiciel spécifique.
Développer des applications spécifiques aux secteurs d’activité est une possibilité qu’il ne
faut pas négliger.
Au delà de ces offres qui s’inscrivent dans la continuité du secteur d’activité, je suggère à
Magency d’exploiter sa maîtrise du digital pour développer de nouvelles offres axées sur
l’expérientiel. Mes propositions sur ce sujet seront développées dans la partie suivante.
Comment ?
La stratégie à adopter dans la manière de vendre ces solutions est d’être en adéquation
avec la nouvelle façon dont les managers voient la formation : davantage orientée vers
l’apprenant et ses besoins en utilisant des modalités d’apprentissage complémentaires,
rationnelles et émotionnelles.
Ce qui fait la force de l’offre de Magency, c’est la relation humaine qui est renforcée grâce à
l’outil digital. La tablette va permettre à l’individu d’explorer et d’exploiter du contenu, tout
en engageant le participant grâce à des outils ludiques, mais également en lui permettant
d’échanger avec ses pairs.
Insérer le digital en présentiel renforcera l’efficacité pédagogique tout en optimisant le
temps. L’engagement étant prioritaire pour avoir une formation efficace, la tablette renforce
l’implication individuelle et collective et injecte l’innovation au cœur de celle-ci.
                                                                                                               
1  « Modèle d'exploitation commerciale des logiciels dans lequel ceux-ci sont installés sur des serveurs distants plutôt que sur la machine
de l'utilisateur. » Wikipédia

 
 

35  

2-3-3 Par quels moyens ?
Dans un premier temps, l’idée serait que les entreprises téléchargent directement depuis
un site Internet la solution clé en main et ainsi répondent aux besoins immédiats de former
un petit groupe ou encore de brainstormer de manière efficiente grâce à des applications
dédiées.
En première intention, cela pourrait être un package comprenant la location d’un serveur,
les tablettes et le software sur mesure choisi sur le site Internet. Nous pouvons imaginer
que le client ait juste à cocher les cases avec ses besoins du jour, de la semaine, du mois,
etc. Ainsi, le logiciel du site Internet pourra identifier quelles sont les applications utiles, puis
le client pourra uploader son contenu qui s’insérera directement aux applications et ses
éléments graphiques qui permettront immédiatement de personnaliser les interfaces.
Le conseil et l’accompagnement se ferait au début pour laisser place à une solution clé en
main et autonome. On pourrait imaginer des référents Magency présents dans les capitales
du monde entier, capables de livrer le hardware pratiquement instantanément après avoir
choisi sa solution sur un site Internet dédié.
La solution SaaS en réponse au BYOD
L’évolution de cette solution ira donc de plus en plus vers un service uniquement software.
L’entreprise pourra ainsi choisir ses fonctionnalités et uploader son contenu sur le même
principe, et les apprenants auront juste à télécharger depuis leur tablette le lien dédié à
cette formation. Lien qui sera éphémère, afin de protéger Magency contre l’utilisation
abusive. Ce qui me permet de rebondir sur le type d’application à développer pour une
utilisation BYOD. Entre application mobile native, web ou hybride, ici la meilleure solution
me semble être l’application web. En effet, la web app est accessible depuis n’importe quel
navigateur Internet et si besoin une simple mise à jour au serveur de production est
nécessaire.
Enfin, avec l’arrivée de la 4G, les apprenants pourront se connecter aux applications online
et jouir de celles-ci.
Dans cette continuité il serait possible de créer des formations virtuelles à travers le monde.
Certaines entreprises présentes dans plusieurs pays ont besoin de former leurs salariés
(même services, business unit, etc.) en une période donnée. Mettre à disposition un
formateur dans chaque pays, avec une base de travail commune, matérialisée par les
fonctionnalités de Magency pourrait permettre une productivité intéressante. En temps réel,
les participants et les formateurs pourront se servir simultanément des mêmes outils (vidéo,
 

36  

quizz, application de brainstroming, etc.) en différentes langues. Cette façon de travailler
permettra de créer des communautés de métier interactives au sein d’une même entité.
Allons plus loin avec les technologies immersives
Compte tenu, de la légitimité de Magency dans le digital, je lui suggère d’agrandir son
champ d’action en proposant de nouvelles technologies qui permettront de répondre à la
demande toujours plus poussée de la formation en ayant un seul et même prestataire.
Rendre l’environnement de travail plus attractif pour les salariés et ainsi fidéliser les
équipes est possible grâce à l’alliance de plusieurs outils.
Pour compléter l’utilisation des tablettes, je préconise des tables interactives où il sera
possible de fournir un contenu visuel élaboré qui permettra à l’apprenant de se plonger
dans un univers en faisant appel à tous ses sens.
Mais la tablette peut aussi être adaptée pour recréer des environnements spécifiques.
Par exemple, il sera possible de former des salariés à des sites dangereux, en recréant le
lieu avant même que le stagiaire y soit allé. Cela donne la possibilité de recréer des
situations qui serait trop dangereuse ou trop coûteuse si le stagiaire se rendait sur place.
La réalité augmentée pourrait également être un bon créneau car elle permet pléthores de
possibilités en matière d’immersion du participant. Il est ainsi possible d’intégrer à de la 2D
ou 3D, des éléments en simulation pour des salariés qui se forment sur le terrain. Prenons
l’exemple d’un salarié qui se trouve devant un problème, et qui doit réaliser un diagnostic. Il
pourra avec la tablette avoir l’information nécessaire pour effectuer la réparation sur une
machine (par exemple), mais il pourra également grâce à l’interface de la RA apprendre à
effectuer les opérations qu’il ne maîtrise pas.
Bien que la RA soit en train de se démocratiser, elle reste une technologie onéreuse à
développer, c’est pourquoi si Magency ne souhaite pas investir dans du personnel
compétent à cet effet, je lui suggère de faire un partenariat avec une entreprise qualifiée.
La société Augment pourrait, par exemple, développer une application spécifique pour
Magency adaptée à la formation. En effet, cette Start up s’inscrit dans la même dynamique
que Magency avec une vision novatrice et un rayonnent qui tend vers l’international.
Mais si nous voulons aller loin dans les idées prospectives, nous pouvons imaginer que
Magency développe ses propres « Magency Training Glasses », qui permettraient de
former n’importe quel salarié à un besoin précis en lui faisant vivre une formation courte en
immersion totale grâce aux lunettes, voir même à des lentilles.
En réponse au fait que la formation soit de plus en plus tournée vers l’apprenant lui même,
on pourrait intégrer une kinect à la tablette qui permettrait de décrypter l’humeur du
 

37  

participant grâce à ces traits de visage. L’application proposerait ainsi les éléments de la
formation les plus adaptés à son humeur.
Avec l’expansion des objets connectés, on peut imaginer que Magency développe une
application qui permettra de détecter toutes sortes d’objets connectés avec la tablette et
ainsi interagir pour matérialiser la pédagogie à l’aide du ludique et de l’immersif.
La réponse à un besoin précis
Lors de mes interviews auprès des professionnels, j’ai pu identifier qu’il manquait des outils
pour mesurer la progression de l’apprenant sur le long terme. Je préconise donc à
Magency de développer une application qui permettrait d’estimer le niveau du salarié en
amont de la formation et après celle-ci. Plus qu’un quizz de connaissances, il s’agirait de
mettre en exergue les points précis à retravailler et ainsi utiliser tous les outils immersifs
correspondant aux besoins personnels du salarié.
Magency a donc toutes les qualités requises pour se lancer sur le marché de la formation
professionnelle en adaptant son offres aux besoins précis mais surtout en mettant
l’innovation au cœur de sa stratégie et de ses produits afin de rester compétitif.

 

38  

Pour conclure, j'ai pris beaucoup de plaisir à traiter ce sujet issu d’une demande
concrète de Magency : « que l’agence puisse développer une nouvelle offre ».
L’enjeu était d’analyser en profondeur le marché de la formation présentielle et de
faire ressortir les besoins et attentes des acteurs de ce secteur afin de préconiser
une stratégie. Aujourd’hui, je peux dire que le digital et plus particulièrement la
mobilité avec la tablette numérique a un avenir certain dans la formation
présentiel. Cet outil n’est d’ailleurs pour moi qu’aux prémices de tout ce qu'il
contribuera à apporter à l’apprentissage.
Au delà du fait que le sujet traitait du milieu de la formation, j’ai renforcé mes
connaissances du secteur numérique grâce aux nombreuses recherches et
analyses effectuées. Je me sens aujourd’hui beaucoup plus à l’aise avec certains
termes qu’il me sera plus facile d'employer quotidiennement dans mon travail.
Je me suis découverte un attrait pour le milieu de la formation et suis certaine que
travailler dans ce secteur d’activité m'intéresserait fortement il est en adéquation
avec mes qualités d’écoute et d’organisation.
Ma formation MMI m’a permise d’aborder ce travail d’un œil plus aiguisé et averti,
apportant à ma synthèse d’expérience professionnelle un angle d’attaque axé sur
l’innovation. Développer une réflexion innovante a été la clé de ces 9 mois
d’alternance et ceci grâce à la diversité des intervenants et à la richesse de
l’apprentissage.

# Conclusions

Par ailleurs, tout au long de cette année, j’ai renforcé mes compétences en

 

marketing, ce qui me sert beaucoup lorsque je dois construire des
recommandations autour du digital.
Au final, je cherchais dans ce Master II en Marque et Management de
l’Innovation, à renforcer mes connaissances en Marketing en abordant
l’innovation comme clé de la réussite. Tout cela a été confirmé et je peux y
ajouter une plus grande ouverture d’esprit me permettant d'aborder sereinement
et hâtivement mon futur professionnel.
Après avoir été récompensée et validée par un CDI chez Magency, je reste avide
de nouvelles expériences et défis à partager avec cette agence.
 

39  

Ouvrage
HODGES, Jacques, « Mobile Learning Environment project » (MoLE),
janvier 2013
Articles internet
CHARBONNIER, Eric, « La formation professionnelle en France : et si on en
parlait ? », in Le blog du Monde, 2 mai 2013.
PIETRI, Antoine, « Formation à distance : m-learning, rapid learning ou
social learning ? », in lenouveleconomiste.fr, 21 mars 2013
« Nomadisme et Mobile learning », in elearning-actu.org
OLIVES, Ludivine, « Les élèves français sont-ils les plus malheureux au
monde? », in Slate, 7 septembre 2012

# Bibliographie

ROPARTZ, Sébastien, « La mobilité : le monde de l’entreprise entre
prudence et expérimentation », in lesechos.fr, 13 juin 2013

 

VASCO, José, « BYOD, quelles sont les tendances en 2013 ? », in
journaldunet.fr, 13 mars 2013
GONGUET, Jean Pierre « Augment, start up parisienne à peine née et déjà
mondialisée », in latribune.fr, 22 juillet 2012
Etudes :
Observatoire Cegos « Enquête sur la formation professionnelle en Europe »,
mars 2013
Etude Deloitte, « Mobility Survey 2012 », in deloitte.com
Etude Enders Analysis, « Mobility, next step », in endersanalysis.com, mars
2013
Flurry Five-Year Report « It’s an App World. The Web Just Lives in It », in
comScore, mars 2013
 

40  

# Annexes

 

 

41  

Formation Salariés Citroën Mai 2013: C4 Picasso
Résultat de l’enquête que j’ai réalisé sur plusieurs jours de formation auprès d’une
cinquantaine de salariés Citroën (commerciaux en concessions).
1- Dans quel état d’esprit, partez-vous en formation professionnelle ?
1- Enjoué (à l’idée de se former)
2- Sans avis / Neutre (passage
obligatoire)
3- Ennuyé / Contraint

72 %
7%
21 %

2- Etes-vous, de manière générale, satisfait des formations Citroen ?
1- Très satisfait
2- Satisfait
3- Plutôt insatisfait
4- Pas du tout satisfait

17 %
65 %
18 %
0%

3- Que pensez-vous des méthodes de formation classiques que vous avez eu jusqu’à
lors ?
1- Efficace
2- Ennuyeuse / Manque de dynamisme
3- Pas adaptées

33 %
40 %
27 %

4- Quelle a été votre réaction en découvrant que vous utilisiez une tablette pour cette
journée de formation ?
1- Craintif (par rapport à l’utilisation)
2- Ennuyé (d’être contraint à l’utiliser)
3- Enjoué (de découvrir)

44 %
17 %
39 %

5- Avez-vous apprécié l’utilisation de la tablette numérique ?
1- Très satisfait
2- Satisfait
3- Plutôt insatisfait
4- Pas du tout satisfait

 

41 %
47 %
12 %
0%

42  

6 questions à Franck Stouls – Renault Academy
1- Pourquoi avoir choisi le mobile learning pour vos formations ?
Les contraintes de déploiement à l’international, sur des populations très différentes
(commerce et technique) ont conduit à faire des choix de technologie et de stratégie de
formation très pointues et différenciantes. Il était tout à fait normal que RENAULT Academy
se positionne sur ces nouveaux modes de déploiement afin de coller au mieux aux besoins
des personnes ciblées qui sont elles-aussi de plus en plus mobiles.
2- D’autres solutions s’offraient-elles à vous ?
Oui évidemment, des solutions plus traditionnelles que nous avons éprouvé depuis les 7
dernières années suite à la création de RENAULT Academy. Ces stratégies ont toutes
connues un fort essor mais nous devons sans cesse renouveler notre offre de formation
afin d’éviter l’ennui de nos stagiaires et compléter nos dispositifs de formation au mieux de
leurs besoins.
3- Quel(s) avantage(s) aussi bien pour les formateurs que pour les participants ?
Une rapidité de mise en place et la diffusion de contenus de formation à grande échelle
dans un délai record. La portabilité des contenus facilite la mise en situation dans nos
organisations (showrooms, concessions, ateliers réparation, etc…) et nous permet
également de diffuser des contenus moins longs mais de façon plus régulière afin de
maintenir le niveau de connaissance/compétence des stagiaires.
4- Y-a-t ‘il eu un ou des frein(s) à faire évoluer les moyens utilisés dans vos formation ?
Les freins sont les mêmes que ceux rencontrés dès qu’il y a une nouvelle technologie qui
change les modes de fonctionnement et d’apprentissage mais nous avons accompagné ce
changement et préparé cette stratégie en amont de son déploiement.
Le second frein est évidemment budgétaire car les nouvelles technologies sont souvent
couteuses et il nous a fallu manager l’innovation tout en respectant les contraintes QCDB
(Qualité-Coûts –Délais-Bénéfices) fixées par l’entreprise

5- Quels sont, pour vous, les critères importants dans la formation des salariés
Renault ?
La fierté et surtout le message de la Marque qui souhaite être homogène quelque soit la
 

43  

formation et le mode de déploiement sélectionné. Le coût de déploiement et d’usage de
ces technologies car il s’agit de former plus de 155 000 personnes tout en prenant en
compte des contraintes de temps, de développement des pays, de distance, de génération,
de langues, d’accessibilité, d’analphabétisme, etc… Adapter les stratégies de formation à
chaque contexte devient dès lors une évidence.
6- Utilisez-vous les techniques de e-learning classique et de serious game ?
Nous disposons d’un LMS dans 81 pays du monde avec 52 administrateurs pays, plus de
350 elearning sur étagères pour certains traduits dans 22 langues et également d’un panel
de 5-6 Serious Games qui couvrent l’ensemble du spectre des collaborateurs RENAULT en
contact avec des clients.
D’après vous, quel avenir pour ces techniques de formation ?
Ces techniques de formations vont continues d’évoluer et ne seront qu’un média parmi
d’autres pour former et préparer les stagiaires à leurs métiers de demain. Les images HD,
la 3D ou encore la mise en situation virtuellement sont autant de pistes qui actuellement
orientent nos réflexions sur la formation du futur de RENAULT.

7- Que pouvez-vous me dire par rapport à la tendance de l’expérientiel dans la
formation professionnelle ?
Cela devient une évidence et nos techniques de formations ne sont plus simplement TOPDOWN, les mises en situation par des jeux pratiques nourrissent la totalité de nos
conceptions actuelles Nous avons remis le stagiaire au milieu de nos formations, cela fait
bizarre de dire que nous remettons l’humain au centre mais la technologie ne sert pas si
l’humain n’y trouve pas son compte.

8- Quel regard portez-vous sur la mobilité dans le secteur de la formation ?
La mobilité va s’accentuer mais le réel enjeu de demain va être de sans cesse innover au
point éventuellement former le client en plus de former le vendeur.

 

44  

Mapping concurrence

Web/Software only!

Functional!

Engagement!

Hardware + Software!

 

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