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le conte créole
jean-pierre jardel

JARDEL Jean-Pierre, Le conte créole, Centre de Recherches Caraïbes, Fonds
Saint-Jacques, Sainte-Marie, Martinique, Université de Montréal, 1977, 42 p.
bibliographie

Le conte créole

Table des matières

NOTE SUR LES CONTES CRÉOLES DES PETITES ANTILLES
1. Les grandes catégories de contes créoles

3
3

A/ Les contes d’animaux

3

B/ Les contes créoles à personnages humains et surnaturels

5

2. Conditions et techniques de narration du conte créole

6

3. Universalité et spécificité des contes créoles

9

A/ L’universalité des contes créoles
B/ Spécificité des contes créoles
BIBLIOGRAPHIE DES CONTES FABLES ET PROVERBES CREOLES

9
10
14

Index géographique

33

Abréviations

34

2

Le conte créole

NOTE SUR LES CONTES CRÉOLES
DES PETITES ANTILLES

« Réciter un mythe est un acte religieux qui ne s’accomplit que dans certaines conditions.
Réciter un conte est beaucoup moins grave et peut n’avoir pour seul but que la distraction des
auteurs » écrivait Marcel Mauss1.
De nombreux contes n’ont effectivement pour seul but que de divertir leur auteur ainsi que
d’éventuels auditeurs ou lecteurs, d’autres, par contre, remplissent plusieurs fonctions. C’est
le cas de la majorité des contes créoles des Petites Antilles.
Après avoir présenté succinctement les principaux types de contes créoles, il convient donc
de rappeler comment s’exerce leur fonction de divertissement et de montrer à la fois leur universalité et leur spécificité. Cette spécificité se rapporte à une fonction essentiellement culturelle indépendante des circonstances et du cadre immédiat de la communication. Il ne faut pas
oublier, en effet, que ces contes ont été construits ou transposés pendant l’époque esclavagiste
et coloniale et qu’ils peuvent, de ce fait, être considérés comme une réponse à une situation
contraignante de domination-subordination.

1. Les grandes catégories de contes créoles
On peut classer schématiquement la majorité des contes créoles des Petites Antilles en
deux grandes catégories établies en fonction des types de héros qu’ils mettent en scène.
On relève, d’une part, des contes d’animaux, d’autres part, des contes romanesques ou
merveilleux à personnages humains et fictifs2.

A/ Les contes d’animaux
Les contes d’animaux constituent des cycles dont chacun est centré sur les aventures d’un
héros. Il existe, entre autres, un cycle de la Baleine, de l’Eléphant, de la Tortue, du Colibri, de
l’Araignée et surtout celui de « Compère Lapin ». Quelques fois, certains de ces personnages

1

Marcel MAUSS, Manuel d’ethnologie, Paris, Payot, 1967.
On pourrait établir d’autres divisions à partir par exemple, des types d’intrigues ou bien distinguer les contes
chantés des contes parlés ou tirés. Anca Bertrand les divise en récits d’animaux, récits fantastiques et récits de la
vie quotidienne. Toutefois, ces tentatives de classement sont très souvent arbitraires.
2

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Le conte créole

se trouvent associés dans un même récit qui devient alors le cadre d’une vaste intrigue où
triomphe le plus malin.
Le cycle du lapin est sans conteste le plus populaire. Il peut être comparé au cycle du
Lièvre très répandu en Afrique Occidentale, et à celui de « Renard » en France. Lapin a les
mêmes traits de caractère que Lièvre et Renard. Il est rusé, malin, débrouillard et souvent fort
sympathique. Par contre, son protagoniste le plus fréquent « Compère Tigre » est crédule,
lourd d’esprit et de corps au même titre que le Loup et l’Hyène des contes métropolitains et
africains.
On sait que dans le bestiaire des contes créoles certains animaux appartiennent à la faune
antillaise. Il y a, en effet, aux Antilles, des araignées, des colibris, des manicous, des serpents,
des lapins par exemple. D’autres, par contre, n’ont jamais eu d’existence réelle dans cette
région tropicale : l’éléphant, le lion, le tigre vivent, normalement en Afrique ou en Asie.
Quant au singe, chassé, exterminé, il n’est plus qu’un souvenir lointain dans la plupart des
îles.
force -bêtise

ruse

FRANCE

Le Loup

Renard

AFRIQUE

L’Hyène

Lièvre

HAÏTI

Bouqui

Malice

PETITES

Le Tigre

Lapin

ANTILLES

Zamba

La présence ou l’absence de tel héros-animal dans les récits ne saurait donc apporter de
précisions sur l’origine probable des contes, bien qu’on se doute que l’éléphant, le lion ou le
tigre ont été intégrés à la littérature orale de la Caraïbe par l’entremise des esclaves, des
« libres Africains » ou peut être par les « Coolies » installés dans cette région au milieu du 19e
siècle.
Il semble cependant que l’on puisse mesurer les apports européens et africains dans les
contes créoles en recherchant des analogies dans les trames des récits et des correspondances
dans le rôle des héros qui les animent, de part et d’autre de l’Atlantique. Ainsi on relève
l’influence probable de l’Afrique dans le déroulement de l’intrique et la conclusion de
plusieurs contes antillais. Ces correspondances sont très nettes, par exemple, dans le conte
Malinké3 et dans un conte créole transcrit par Thérèse Georgel4. Dans le premier se trouvent
confrontés compère Lièvre et L’Hyène ; dans le second, compère Lapin et Tigre.
Dans les deux contes, Lapin et Lièvre sont attachés à un arbre. La situation paraît sans
issue lorsque arrivent dans le conte malinké « dame Hyène » et dans le conte créole
« compère Tigre ». Par un habille mensonge les deux héros se font détacher et mettent à leur
place Hyène et Tigre, trop crédules et trop gourmands. Ces correspondances concernent non
seulement le triomphe de la ruse sur la force et la crédulité, mais aussi les structures
dramatiques des deux récits.
3
4

Voir Roland COLIN, Les contes noirs de l’Ouest africain, Présence Africaine, 1957, p. 129.
« Compère Lapin et compère Tigre » in Contes et légendes des Antilles, Paris, Nathan, 1965.

4

Le conte créole

Objets ou personnages des contes d’animaux africains et créoles sont nombreux à se
répondre ainsi. On peut encore citer le « bonhomme de glu » ou « bébé goudron » signalé par
Herskovits5 et très connu dans tout l’ouest de l’Afrique. De même, il existe dans cette région
un cycle de l’Araignée et un cycle de la Tortue, animaux familiers des récits antillais.
L’influence européenne sur les contes créoles d’animaux est moins nette. Elle est plus
difficile à discerner aux Antilles qu’en Louisiane, par exemple, où Jeannot Lapin est
directement opposé à Renard6. A malin, malin et demi, c’est Jeannot qui triomphe. Aux
Petites Antilles, Renard n’apparaît jamais dans les récits. Il y a une confusion entre les deux
héros aux dépens de Renard qui n’a pas ici d’existence physique réelle. Bien que Lapin se
trouve quelquefois dans des situations analogues à celles de Renard dans les contes
d’Ysangrin, l’influence européenne se fait plutôt sentir dans les contes à personnages humains
ou surnaturels transmis par les colons.

B/ Les contes créoles à personnages humains et surnaturels

Ces contes romanesques ou merveilleux sont relativement nombreux dans la littérature
orale des Petites Antilles. Il est d’ailleurs possible de distinguer des sous-catégories. On
relève, par exemple, des contes d’amour, des contes d’inspiration morale et religieuse, des
contes romanesques d’inspiration historique, etc. Quelquefois, les animaux y jouent un rôle
mais, en général, celui-ci n’est qu’épisodique. Tous ces contes transportent l’auditoire ou les
lecteurs dans un monde où s’entremêlent la fiction et le quotidien, et où la faiblesse, associée
à l’intelligence et à l’esprit d’initiative, se trouve opposée à la force souvent cruelle.
Dans ces récits, le diable, les diablesses, le monstre ou bien encore une vieille femme
« Gagée » symbolisent, le plus souvent, la force mauvaise. Inversement, des fillettes ou des
jeunes filles, telles « Cecenne », « Ti-Choute », « Médèle » ou « Petite-Marie » etc.
représentent la faiblesse, l’innocence ou la pureté. Pour lutter contre les forces du mal,
intervient, souvent avec l’aide d’un objet magique, un jeune garçon « Féfène » qui « n’était
pas grand mais il était très malin7 » ou « Cétoute » ou bien encore « Ti-Jean » qui, lui aussi,
« était plein de malintrie8 ».
De même que le cycle de Lapin dans les contes d’animaux, celui de « Ti-Jean » est le plus
répandu parmi les contes à personnages humains. Ti-Jean a d’ailleurs bien souvent le même
rôle que compère Lapin. Ce petit garçon débrouillard, qui n’hésite pas à affronter plus
puissant que lui, utilise pour forcer la chance des procédés quelquefois réprouvables ; mais TiJean, comme Lapin, ne gagne pas toujours car le Bon Dieu est là pour rétablir la justice.
L’importance de ce héros est telle qu’on le retrouve dans les contes créoles de pays aussi
éloignés que l’île Maurice, la Guyane ou le Missouri.
Dans ces contes à personnages humains ou surnaturels les analogies avec certains récits
africains ou européens sont nombreuses. Ainsi, dans plusieurs contes du Soudan et de l’Ouest
5

Melville HERSKOVITS, L’héritage du Noir, Présence Africaine, 1966, p. 278.
Voir Florence HOULET, Jeannot Lapin diablotin de la brousse, Paris, Nathan, 1961.
7
« Plus fort que le Diable » in Thérèse GEORGEL, Contes et Légendes des Antilles, pp. 67-78.
8
In Thérèse GEORGEL, op. cit.

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africain, le héros est également un jeune garçon précoce qui étonne par les prodiges qu’il
accomplit et par sa sagacité. C’est le cas aussi des « jeunes héros soudanais qui manient des
éléphants en guise de projectiles9 ».
Ces enfants-héros, ces jeunes garçons, ces jeunes filles si souvent introduits dans les
histoires merveilleuses des Antilles ne sont pas sans rappeler le Petit Poucet ou Cendrillon.
E. C. Parsons a d’ailleurs recueilli des versions du conte de Cendrillon dans presque toutes les
îles de l’archipel. Quant à Ti-Jean, venu d’Europe, on le retrouve non seulement au Canada10
et aux Antilles, mais aussi en Louisiane11 et au Brésil12. En outre, dans de nombreux contes
romanesques et merveilleux le cadre dans lequel se déroule l’action rappelle plus souvent
l’Europe que l’Afrique.
Toutefois, il serait imprudent de vouloir privilégier l’apport européen ou l’apport africain
car, au-delà de ces influences, les contes créoles contiennent à la fois une certaine universalité
propre à ce genre de récit et une spécificité antillaise, l’une soutenant l’autre dans un rapport
constant entre la forme et le contenu.

2. Conditions et techniques de narration du conte créole
Les contes créoles des Petites Antilles peuvent être dits en diverses occasions : réunions
d’amis, fêtes de famille et surtout lors des veillées funèbres à la campagne, dans les
« mornes ». Pendant ces soirées des conteurs plus ou moins spécialisés viennent pour distraire
les parents, voisins ou amis du défunt. Toutefois, cette tradition se perd peu à peu.
Aujourd’hui, la majorité de ces histoires où se mêlent le réel et le merveilleux n’est transmise
d’une génération à l’autre que par l’intermédiaire des grands-parents, quelquefois des parents
ou bien encore par la lecture occasionnelle de quelques recueils de contes transcrits en
français.
Dans les familles blanches créoles, c’était la « Da » ou nourrice de couleur qui transmettait
les récits aux jeunes enfants. De nos jours, seules quelques familles de Békés ont encore une
« Da ».
Les voies traditionnelles de transmission et de diffusion des contes créoles se désagrègent
peu à peu au profit d’auteurs et de groupes plus engagés politiquement et culturellement13.
Le conte créole traditionnel des soirées mortuaires se présente sous la forme d’un dialogue
entre le conteur et l’auditoire. Le conteur, appelé autrefois « craqueu », « diseur de cracs », ou
bien encore « majolé », doit en effet retenir pendant de longues nuits l’attention des
deuilleurs. A cette fin, il utilise divers procédés tout au long du récit.
9

Voir Roland COLIN, op. cit., p. 105.
Se reporter à Marius C. BARBEAU, « Contes populaires canadiens », J.A.F.L., XXIX : 136 et XXX : 140.
11
Alcée FORTIER, Louisiana Folk-tales, American Folklore Society, 1895.
12
Voir A. RAMOS, O folclores negro do Brasil, Chap. IX et O. GOMES, Tradicoes populares colhidas no Baixo
Sào Francisco, I.B.E.C.C., Anaïs II, 1951.
13
. Voir à ce propos Roland SUVELOR, Folklore, exotisme, connaissance, 1971, pp. 21-41.

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Dans le début du conte, la communication avec l’assistance est établie par un appel
introductif : « cric » ; l’auditoire répond : « crac ». Quelquefois le dialogue se poursuit par
l’échange d’expressions onomatopéiques telles que : « misticri », « misticra », « abou-bou »,
« bia », « la cour dort », « non, la cour dort pas », « bonbonne fois », « trois fois bel conte ».
Les variantes de cette introduction sont multiples. Le conteur peut commencer par un
proverbe ou annoncer d’abord le héros et définir ses traits de caractère dans une ou deux
courtes phrases avant de lancer l’appel. C’est ainsi que commence le conte « compè Lapin et
compè Tigre ».
« Lapin cé en ti bonhomme qui bien malin. Pas ni gros bête qui ni l’esprit qu’on Lapin.
Cric. Crac. Trois fois bel conte, conté Ii ». (Lapin c’est un petit bonhomme bien malin. Il n’y
a pas de grosse bête qui ait l’esprit de Lapin. Cric. Crac. Racontez-moi un beau conte).14
Certains contes commencent également par la formule « Tim-tim », l’assistance répond
« Bois sec ! ». D’autres fois, l’introduction peut être suivie d’une chanson qui annonce le
récit, mais aujourd’hui ces contes sont assez rares. La plupart d’entre eux sont introduits par la
formule plus prosaïque « ité ni an foi » (il y avait une fois).
Le corps du récit est très souvent parsemé de « messiézédames » et d’onomatopées qui
représentent des bruits particuliers produits par des humains, des animaux ou des objets
magiques. Ces images phoniques reproduites dans les transcriptions telles que « quia-quiaquia » (rire), « to-to-to » (coups frappés à la porte), « roï-roï-roï » (plusieurs voix ensemble)
etc15 jointes à des mimes expressifs du conteur provoquent toujours les rires de l’assistance.
En outre, l’essentiel pour le conteur est de garder pendant quelque temps un débit rapide, au
besoin même en supprimant des mots entiers ou des parties de mot. Puis, pour attirer à
nouveau l’attention des auditeurs, le « majolé » casse le rythme en introduisant des chansons
brèves, construites également à partir d’images phoniques.
Les chansons du conte créole reviennent en leitmotiv dans le corps du récit. Dans le conte
« You Glan Glan »: l’oiseau se mit à chanter :
« Collé ou collé moins, you glan glan !
Collé ou collé moins, you glan glan !
Mi ou focolé, you glan glan
Mi ou focolé, you glan glan »16.

Dans la reprise de la chanson, une ou deux strophes peuvent changer pour suivre et
s’adapter à la trame du récit. Ainsi, dans cet exemple, le majolé chante la seconde fois :
« Touné, touné, you glan glan
Touné, touné, you glan glan
Ou focolé, you glan glan
Ou focolé, you glan glan ».
14

CASSIUS de LINVAL, Mon pays à travers les légendes. Contes martiniquais. Paris, Revue Moderne, 1960,
p. 109.
15
On relève aussi des « flip », des « chouah », des « zimms », des « vlapp », des « pan », des « bloutoutoum »,
des « blogodo », etc. Jules Faine notait dans sa Philologie créole : « il faudrait un fort volume pour citer toutes
les interjections du créole. Pour chaque action, il en effectue une ou plusieurs » (1937 : 180).
16
Thérèse GEORGEL, op. cit. pp. 102-103.

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Le conte créole

Dans le conte « Tambou Lapin ka palé épi Bon-Dié 17 », les refrains sont composés presque
exclusivement d’onomatopées :

« Epi, i commencé chanté
Bonjoubondié, bonjoubondié
Tamtiquidicdam
Titac, titac, dlo
Titac, titac, lapli
Vréyé ban ou
Vréyé ban ou
Tam tam »


A trois reprises, le conteur introduit dans le récit une courte chanson centrée sur la
répétition des onomatopées articulatoires : « Tamtiquidam », « Tic-tac », et « Tam-tam »18.
Ces répétitions, ces changements de rythme retiennent l’attention du public, des deuilleurs
dans les veillées funèbres en permettant au conte de remplir sa première fonction, celle de
tenir éveillé en divertissant, celle de détendre une atmosphère empreinte de gravité.
La fin des contes créoles est plus variée que leur introduction. Le conteur peut, par
exemple, terminer par un proverbe ; ainsi le conte Soucouyan, publié par L. Hearn, se termine
par le dicton « Cabritt bouè, mouton sou ». D’autres fois, le conteur reprend seulement la
formule introductrice : « et cric ! et crac ! aboudou-dia » (tout cela n’était qu’imagination).
Cette formule peut aussi conclure une courte phrase explicative qui donne, en quelque sorte,
la clef d’une situation ou d’un comportement affectant le genre humain ou animal. Messieurs,
c’est pour cela que depuis ces temps, les filles n’arrivent pas à rester fidèles à leur mari, et
cric ! et cric ! et crac ! « ou bien : C’est depuis lors que Macaque et Chien ne parlent plus »19.
Plus traditionnelle, mais plus rare aujourd’hui, est l’utilisation de la formule transcrite par
Mme Schont : « J’y suis allé pour voir si on s’amusait bien, mais on ne me jeta qu’un os et on
ne me donna qu’un coup de pied qui m’a fait tomber ici pour vous raconter cela ». En fait,
cette finale ne semble usitée que lorsque le conte se termine par un repas.
Enfin, le conteur peut terminer le récit soit en faisant savoir à son auditoire que la vie
reprend son cours normal : « Et le père reprit son travail et tout le monde continua à vivre
comme auparavant20, soit en faisant un commentaire personnel du contenu : Mais pour an bel
17

U.F.O.L.E.A., Jeux Floraux An 1, Fort-de-France, 1958, p. 30.
On remarquera l’alternance des voyelles a/i respectivement large et mince avec cependant une prédominance
du tam/dam large et sonore. Or, d’après P. Guiraud : « les racines onomatopéiques s’organisent au sein de la
langue en un champ de relations. Relations, en fait, si cohérentes, si structurées qu’elles suggèrent la possibilité
d’en dégager un système » (in Structures étymologiques du lexique français). Par suite, si l’on considère
l’ensemble des images phoniques introduites dans les contes créoles, il semble que le locuteur et son auditoire
perçoivent un rapport étroit entre le phonème et le ton d’une part, et le sens de l’expression d’autre part. Le
phonème et le ton répondent au sens si bien qu’on peut relever les oppositions suivantes : - un ton haut avec une
voyelle claire i/a/ et une consonne sourde m/n/q/ et forte décrivent ce qui est intense, petit, clair, aigu (« quiaquia-quia » (un rire), « blap » (chute légère), « pimme » (un soufflet) etc. - un ton bas avec une voyelle sourde/o/
et une consonne sonore et douce b/c/t/ ou b/g/d/ suggèrent ce qui est large, massif ou sombre (« bloucou-toum »
(on dégringole), « blogodo » (un vacarme), « boum » (une chute massive) etc.
19
Madame SCHONT, Quelques contes créoles, Basse-Terre, 1935, p. 110.
20
Madame SCHONT, op. cit. p. 8.
18

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Le conte créole

conte, c’est an bel conte, chè doudou ma commè ! »21. Selon S. Comhaire-Sylvain cette
dernière conclusion est assez fréquente en Haïti, pour les récits de Bouqui et Malice22.

3. Universalité et spécificité des contes créoles
A/ L’universalité des contes créoles
La logique des contes créoles est semblable à celle des contes d’Outre-Atlantique. On y
retrouve ces voyages qui transportent les auditeurs ou les lecteurs d’un lieu à un autre dans le
temps d’un éclair. Le temps du conte, que ce soit aux Antilles, en Afrique ou en Europe n’est
pas le temps historique. Le monde changeant, les transfigurations, l’utilisation d’objets
magiques se trouvent dans les contes créoles des Petites Antilles comme dans tous les
contes23.
Le dragon vert devient un beau jeune homme dans Cétoute24, la pierre se transforme en
douce jeune fille dans la Table du Diable25.
L’impossible devient facile, d’un seul coup, car l’obstacle d’abord invincible, cède soudain
sans qu’il y ait de proportion entre le travail et l’effort. Le héros ne combat jamais à
proprement parler. Il se sert seulement avec confiance d’un objet magique comme la baguette
de Médèle dans le conte « Ti-prince épi Médèle »26, ou bien le fouet qui, d’instrument de
coercition dans la société esclavagiste, se transforme en objet magique au service du mal dans
« Cétoute ». Le Tam-tam enchanté de Mano guérit ses enfants et la pipe à bulles de Félicia lui
permet de traverser les océans pour délivrer son prince charmant. Il y a finalement assez peu
d’imprévu car tout arrive d’après des prévisions formulables du moment que l’on connaît les
propriétés de l’objet magique.
En outre, il existe entre les contes créoles d’animaux et les contes merveilleux une
différence qu’on relève dans les contes européens et africains : les contes d’animaux sont plus
proches des fables que les contes merveilleux.
Dans les fables, en dépit de la fiction, tout se termine selon les lois naturelles qui sont le
recours du fabuliste. Le monde extérieur ramène aux réalités physiques. Dans les fables,
comme dans les contes d’animaux, la tortue se traîne, le fromage tombe et le chat monte à
l’arbre, ce que lapin, lièvre ou renard ne peuvent faire. Par ce côté, les contes créoles
d’animaux n’échappent pas à la règle et s’apparentent à la fable car le merveilleux est
supporté par des éléments obéissant aux lois physiques universelles.
C’est ainsi que dans le conte « Zagrignain kiou fait fil », l’araignée lâche la tortue dont la
carapace éclate en treize morceaux en tombant sur une pierre.
21

Thérèse GEORGEL, op. cit., p. 39.
Les contes haïtiens, Port-au-Prince, 1937.
23
Voir ALAIN, Les idées et les âges, Livre III, Les contes, Paris. Gallimard, 1960, pp. 72-74.
24
Thérèse GEORGEL, op. cit., p. 111.
25
. E. MONTPLAISIR, Cric... crac... Martinique, Paris, 1957, p. 49.
26
Thérèse GEORGEL, op. cit., p. 228.
22

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Le conte créole

Faiblesse des petits, mais aussi revanche des faibles et des opprimés constituent la morale
apparente de tous les contes créoles. Toutefois cette opposition entre force et faiblesse, bêtise
et intelligence, crédulité et ruse, n’est pas spécifiquement antillaise. Elle appartient aussi aux
contes européens, africains ou asiatiques. Il y a donc dans les contes — ainsi d’ailleurs que
dans les proverbes — des éléments du contenu qui dépassent le cadre de référence de l’aire
culturelle des Petites Antilles27.
En outre, les caractères des personnages sont généralement durcis et immuables dans leurs
vertus et dans leurs vices. Le monde des contes paraît tranché entre les bons et les méchants.
Cela constitue une des armatures essentielles de la morale des contes en général et du conte
créole en particulier. Cependant, dans le monde moral des contes créoles, ce n’est pas tant
l’opposition entre bons et méchants qui semble primordiale, mais celle qui apparaît entre
débrouillards et puissants.

B/ Spécificité des contes créoles

Une lecture attentive des contes créoles révèle l’univers physique et quotidien d’une
société rurale : le monde tropical, avec ses plantes spécifiques (bananiers, cocotiers,
manguiers, canne à sucre), ses bêtes sauvages (serpents, manicous, araignées), ses animaux
domestiques et familiers (chiens, chats, cabris, cochons, etc.), apparaît en toile de fond. On
décèle aussi l’organisation de la société et la nature des relations entre les personnes, en
fonction de leur statut ou de leur appartenance à l’un ou l’autre groupe ethnique et social en
présence.
Le sens profond des contes créoles, malgré l’intégration dans le corps du récit d’éléments
qui procèdent à la fois des contes populaires européens et africains, doit être recherché en se
référant avant tout à l’histoire particulière des sociétés esclavagistes et coloniales des Antilles.
Ainsi, de nombreux contes d’origine française ou africaine ont été adaptés à la réalité
antillaise. Ils traduisent des phénomènes de relation et des rapports de pouvoir qui existaient
et qui existent encore, toutes proportions gardées, entre, d’un côté, les petits, les faibles, les
esclaves et, de l’autre, les forts, les maîtres, les Blancs.
Il est aisé de reconnaître sous le masque du lapin ironique et débrouillard le « Noir créole »
qui lutte sur deux fronts comme le fait ressortir Marcel Goldenberg. Il se défend d’une part
contre la tentation de la « nature sauvage », d’autre part contre le travail, les règles, les lois et
les contraintes des puissants, des Békés.
Le Noir, le petit, l’opprimé, c’est encore « Ti-Jean » ou « Cétoute ». Ti-Jean a perdu son
père ou plus exactement il s’est perdu en voulant se promener sans autorisation. Il n’a plus de
famille et doit lutter contre le diable que l’on peut identifier au maître, au colon. C’est une
fillette qui le sauvera. On assiste non seulement à l’alliance des faibles pour triompher du
puissant mais aussi au recours à la magie et au sur-naturel. Personnages importants dans la
27

Voir B. DAVID et J.-P. JARDEL, Proverbes créoles de la Martinique, Langage et société, Fort-de-France,
C.E.R.A.G., 1971, 355 p.

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Le conte créole

société créole les spécialistes du sur-naturel apparaissent dans les contes, témoin ce « bon
quimboiseur » qui, au moyen d’une boisson spéciale, transforme « Hermancia » la boiteuse en
une jolie jeune fille28.
Dans les contes d’animaux, la nature sauvage est le plus souvent symbolisée par compère
Tigre. D’ailleurs, compère Tigre, ainsi que le fait savoir Marie Berte dans son recueil
« Nouveaux ombrages », habitait autrefois la Martinique. C’est compère Lapin qui l’obligea
par ruse à fuir vers la Guyane. Ce dernier chassa également compère Léphant. C’est le
triomphe de la culture sur la nature.
Cette culture n’est pas tout à fait celle des maîtres dans la mesure où les systèmes de
valeurs ne coïncident pas toujours. Ainsi, la « débrouillardise », qui entraîne de la part des
héros des actes non conformes au système dominant, est valorisée. L’expression « débrouilla
pas pêché » est devenue une maxime dont il est fait usage pour clore certains récits des cycles
de Lapin et de Ti-Jean.
Lapin, Ti-Jean, ou leurs substituts, doivent affronter non seulement la nature sauvage mais
aussi la culture réglementée des maîtres. Dans ce système très contraignant, le Noir ou
l’esclave est voué au travail. Or Lapin implore Lion de lui faire remplir n’importe quelle
mission mais de ne pas lui imposer « la loi du travail ». Pour ce faire, il n’hésitera pas à offrir
au Lion, juge suprême et détenteur du pouvoir légal, une griffe de Tigre et une dent de
Caïman.
Dans le conte de « Yé » recueilli par Lafcadio Hearn et commenté magistralement par
Roland Suvelor, « Yé » le vieux nègre refuse aussi le travail de la terre. Ce refus est marqué
surtout « par l’absence d’outils de débroussaillage ou d’instruments aratoires ». Il est certain
que, dans la société esclavagiste antillaise, le Noir-esclave essayait pour survivre de travailler
le moins possible, mais le combat était difficile car « nègre né malhéré ».
Une certaine fatalité pèse en effet sur lui. L’origine de cette fatalité est expliquée dans un
récit à plusieurs variantes qui raconte sous une forme mythique la genèse des sociétés
esclavagistes antillaises et la mise en place de ces hiérarchies. Le nègre convié à la table du
Bon-Dieu arriva le dernier et reçut les instruments de travail en cadeau. Le mulâtre eut
l’intelligence tandis que le Blanc, premier arrivé, obtint la richesse29
Cette fatalité ou malédiction s’exprime encore à travers quatre thèmes que l’on retrouve
d’une manière constante dans les contes créoles des Petites Antilles. Il s’agit des thèmes de
« la faim » et de « la peur », de « la défaite » et de « la ruse ».
Nombreux sont les contes créoles où l’on décrit avec force détails des repas plantureux.
« Pas un conte où ne revienne vision de ripailles ou de saouleries. Cette obsession des ventres
vides » écrivait à ce propos Aimé Césaire dans son « Introduction au folklore martiniquais30.
Il ajoutait dans une note très précise qu’il fallut une loi, une ordonnance, une circulaire
ministérielle et un arrêté du gouverneur en 1845-1846 afin que le maître donne à chacun de
ses esclaves six livres de farine de manioc et un kilo et demi de morue par semaine.

28

E. MONTPLAISIR, op. cit., p. 228.
« Nég né malhéré » in Thérèse GEORGEL, op. cit., pp. 20-27.
30
In Tropiques, Fort-de-France, n° 4, janvier 1942.

29

11

Le conte créole

Malnutrition, sous-alimentation étaient donc des phénomènes normaux et les contes sont là
pour le rappeler. Le rusé fils de Yé n’avait qu’un désir, ramener l’abondance sous le toit
paternel. Il y arriva, « lors la mère prépara un bon calalou-crabes, deux ou trois calebasses de
couscayes, un ou deux régimes de « figues » (bananes). Enfin, elle avait préparé un grand
repas qu’accompagnait une chopine de tafia, pour fêter ça comme on dit31 ».
C’est aussi par des promesses de festin que compère Lapin « attrape » compère Tigre dans
un conte publié par Th. Georgel32.
De même, Médèle, pour sauver le Petit Prince, prisonnier du Diable, lui demande de
manger : « pas pléié, pas pléié, mangé toujou plein vente ou, après nous ké oué » (ne pleurez
pas, ne pleurez pas, mangez beaucoup, après nous verrons). La nourriture devient alors
l’élément magique qui permet au faible de triompher du fort et d’oublier sa peur.
Le thème de la peur est associé étroitement à la situation d’esclave. Cette dernière,
acceptée bon gré, mal gré par la majorité, était refusée radicalement par les nègres marrons.
Mais alors c’était le retour à la nature sauvage et la fuite continue devant les chiens et les
hommes, dans une nature hostile. C’était le temps de la peur pour les marrons mais aussi pour
les esclaves. On devait se méfier de ses voisins, de ses amis, car la délation assurait la liberté
au traître. Contexte terrifique où apparaît et intervient constamment le zombi.
« Tout est zombi ; lisez, méfiez-vous de tout, leurs formes rassurantes ou charmantes ?
Leurre, piège ! Attention au crabe qui claudique dans la rue, au lapin qui détale dans la nuit, à
la femme trop aimable et trop aguichante »33.
« Zombi, écrit aussi Lafcadio Hearn, le mot est plein de mystère, même pour ceux qui le
créèrent. Le zombi vous trompe sous l’apparence d’un compagnon de voyage, d’un vieux
camarade, comme les esprits du désert des arabes »34.
La crainte était donc un sentiment dominant. C’est pourquoi dans cette atmosphère de
suspicion, Lapin, Colibri, Ti-Jean, etc... pris entre la force légale et la force sauvage, ne
peuvent opposer qu’une solution de ruse. Cette solution, toutefois, ne réussit pas toujours et la
défaite est de temps en temps au bout du récit.
Colibri, contre qui se liguèrent le Bœuf, le Cheval, le Poisson-armé et Dieu sera finalement
défait.
Marcelline devint la prisonnière du roi Volcan : quant à Ti-Jean l’Horizon, il mourut broyé
par les roues d’un moulin.
Quand la solution de ruse est employée contre la nature sauvage elle triomphe le plus
souvent. C’est pourquoi Lapin se joue constamment de compère Tigre ou de Zamba. Mais
l’idéologie que véhiculent les contes veut que lorsque la ruse s’exerce à l’encontre de la
31

« Yé » in Lafcadio HEARN, Trois fois bel conte, Paris, Mercure de France, 1939, pp. 132-141.
« Compère Lapin et compère Tigre », op. cit., pp. 159-167.
33
A. CÉSAIRE et R. MÉNIL : « Introduction au folklore martiniquais », in Tropiques, Fort-de-France, n° 4, janvier
1942.
34
Voir Esquisses martiniquaises, Paris, Mercure de France, 1924, pp. 90-95.
32

12

Le conte créole

culture des maîtres cela peut aboutir à la défaite. Ti-Jean l’Horizon n’aurait pas dû se moquer
des « Békés », il sera châtié. Il vaut mieux composer pour assurer sa survie ainsi que le fait
Marcelline. Par contre, Yé, le nègre marron, a choisi la mauvaise solution; il va d’échec en
échec ce qui n’est pas le cas de son fils Ti-Fronté qui, tout en acceptant sa situation, utilise la
solution de ruse. Cela lui permet de profiter, aux dépens du diable, de la formule magique du
Bon Dieu pour assouvir sa faim et celle de sa famille.
Il en est de même pour Grand-Jean qui malgré sa force ne réussit pas à délivrer son père
prisonnier du géant. C’est Ti-Jean avec son ingéniosité qui réussira l’opération.
*
* *
Mais le conte fait émerger aussi un nouveau système de valeurs où l’identification au
Blanc, au maître, n’est plus de mise. Au contraire on le ridiculise comme le fait Ti-Jean
l’Horizon.
Les héros qui se tournent vers la solution de ruse sont des éléments médiateurs, situés entre
la nature sauvage et la culture réglementée des maîtres. On ridiculise également la solution de
force, celle du nègre marron, celle du Tigre ou de Grand-Jean.
C’est ce double refus d’assimiler les valeurs des uns et des autres qui singularise la culture
de Lapin et de Ti-Jean. Il s’agit là du message culturel d’une véritable contre-culture et c’est
là leur fonction essentielle, masquée quelquefois par la fonction de divertissement.

13

Le conte créole

BIBLIOGRAPHIE DES CONTES
FABLES ET PROVERBES CREOLES35
(Amérique, Océan Indien)

1
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2
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50 p.
3
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(13 contes avec, en annexe, une explication du système graphique pancréole utilisé).
4
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5. « Deux contes populaires seychellois » (texte, traduction et notes), Te-Reo, 16 : 60-86,
1976.
6
ANDRE
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7
35

(N.D.T). Dans l’édition originale quelques erreurs d’année, tomaison, numéro, inversion de nom et de prénom
s’étaient glissées dans cette longue liste. Elles ont été corrigées en août 2006.
36
L’auteur est BRICAULT, Maurice et l’éditeur est l’ACCT (Agence de Cooperation Culturelle et Technique.

14

Le conte créole

ANONYME
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8
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Réédité par Loys Bruèyre, in Mélusine, 1 : 495-498, 1878.
9
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donné au Palais du Gouverneur à Basse-Terre le 21 décembre 1935, Basse-Terre, Impr.
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10
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11
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12
ANONYME
« Le sang ka palé », in France-Antilles, 29 mai 1968.
13
ANONYME
« Linge sale ka lavé en fanmi », in Aujourd’hui Dimanche, n°494, Fort-de-France, février
1972.
14
ANONYME
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15
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16
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ANONYME
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Le conte créole

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19
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(Proverbes : pp. 147-168).
20
BAISSAC, Charles
Conférence sur les contes populaires de l’île Maurice, Port-Louis, Typ. du Cernéen, 1885,
52 p.
21
BAISSAC, Charles
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in Revue des Traditions populaires, 1 : 14-17, 1886.
22
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23
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24
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25
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26
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de fin d’études, Paris, Éditions Ch. Lavauzelle, 1963, 242 p. (Contient des contes de
plusieurs auteurs).
27
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31
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32
BERTE, Marie
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33
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34
BERTRAND, Anca
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35
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36
BIGELOW, John
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37
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43
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49
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53
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84
DORET, Frédéric
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85
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86
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FAINE, Jules
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(Proverbes : pp. 182-189 ; Conte : pp. 189-195).
88
FÉDÉRATION DES OEUVRES LAÏQUES DE LA MARTINIQUE
Jeux floraux An I, Fort-de-France, UFOLEA, juin 1958.
(Contient plusieurs contes en créole).
89
FERY, Alibée
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(Traduction française de 6 contes : pp. 154-170).

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90
FORTIER, Alcée
« Louisiane Nursery-Tales », in J.A.F.L., n° II : 140-145, juillet-septembre, 1888.
91
FORTIER, Alcée
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92
FORTlER, Alcée
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Houghton Mifflind and Co., 1895, 122 p.
Réédité, New York, Kraus Reprint Co., 1972 (30 contes transcrits en anglais).
93
FORTlER, Alcée
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94
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(Contient des histoires et des fables en créole réunionnais).
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Voyage autour du monde... pendant les années 1817, 1818, 1819 et 1820, Historique, tome I,
2e partie, Paris, Impr. Pillet ainé, 1825, pp. 342-686
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96
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99
GEORGEL, Thérèse
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100
G.E.R.E.C. (Groupe d’études et de recherches de la créolophonie)
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101
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102
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103
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105
HAURICOT, Georges
« Littérature orale de la Guyane française », in R.T.P., 8, 1893
(5 contes créoles avec traduction, 2 textes, 3 adaptations, 84 proverbes en créole).
106
HEARN, Lafcadio
Gombo zhèbes. Little Dictionary of Creole Proverbs Selected from Six Creole Dialects, New
York, H. Coleman, 1885, 42 p. (Contient des proverbes de Guyane, d’Haïti, de Louisiane, de
Martinique, de l’île Maurice et de Trinidad).
107
HEARN, Lafcadio
Youma (roman martiniquais), Paris, Mercure de France, 1923, 234 p.
(Contient le conte de « Dame Kelement », pp. 64-76).
108
HEARN, Lafcadio
Contes des Tropiques, Paris, Mercure de France, 1926, 246 p.

24

Le conte créole

109
HEARN, Lafcadio
Trois fois bel conte, traduit par S. Denis, Paris, Mercure de France, 1939, 174 p. (Contient 6
contes créoles avec traduction en français).
110
HEARN, Lafcadio
Two Years in the French West Indies, Réimpression, Literature House, Gregg Press, U.S.S.,
1970, 429 p. (Contient le conte créole : « Zhistouè Piment » avec traduction anglaise et le
conte « Yé » en anglais).
111
HERY, Louis Emile
Fables créoles dédiées aux dames de l’île Bourbon, Saint-Denis, Impr. de Lahuppe, 1828, 15
p. (5 pièces en créole).
112
HERY, Louis Emile
Esquisses africaines. Fables créoles et explorations dans l’intérieur de l’île Bourbon, SaintDenis, Impr. de Vital Delval, 1849, 117p. (11 contes créoles, pp. 3-29).
113
HERY, Louis Emile
Nouvelles esquisses africaines, Saint-Denis, 1856 (Contient 7 fables en créole).
114
HOROWITZ, Michaël M.
« Humor and Riddles in Martiniquan Folk-Literature », in Midwest Folklore, Vol. 9 : 149159, printemps 1959.
115
JANVIER, Louis
« Zangui » (conte), R.T.P., vol. 1 : 107, 1886.
116
JARREAU, Lafayette
Creole Folklore of Pointe Coupée Parish, M.A. Thesis, Louisiana State University, 1931, 67
p. (37 contes).
117
JEANTY, Edner
Parol gran moune : 999 provèb, Port-au-Prince, Éditions L.C.M.C.L.
118
JOURDAIN, Elodie
Du français aux parlers créoles, Paris, Librairie C. Klincksieck, Thèse de doctorat ès Lettres,
1956, 325 p.
(En annexe des contes créoles et des fables avec traduction, pp. 241-280).

25

Le conte créole

119
JULIEN LUNG-FOU, Marie-Thérèse
Fables créoles transposées et illustrées, Fort-de-France, Édit. Dialogue, 1958, 49 p. (21 fables
en créole martiniquais).
120
JULIEN LUNG-FOU, Marie-Thérèse
Nouvelles fables créoles, Fort-de-France, Impr. Saint-Paul, 1968, 22 p.
(12 fables en créole martiniquais).
121
KERGUELEN, Klen
Contes des Sept Isles, Paris, Editions Louis Soulanges, 1975, 222 p.
(Contes en français).
122
LABETAN, Richard
« An combat bien mare », in Jeux floraux An I, UFOLEA, Fort-de-France, Impr. L’Estampe
moderne, 1958, p. 34.
123
LABROUSSE, Paul
Deux vieilles terres françaises. Guadeloupe et Martinique, Paris, 1935,
(80 proverbes : pp. 123-138).
124
LAHAYE, Marie Ann Theresa
French Folk Material from St. Landry Parish, M.A. Thesis, Louisiana State University, 1946.
125
LAUPA, Edward
« An Capon ka promnin lan Nuit », in Jeux floraux An I, UFOLEA, Fort-de-France, Impr.
L’Estampe Moderne, 1958, p. 33.
126
LAURENT, Joelle et Ina CESAIRE
Contes de mort et de vie aux Antilles, Nubia, Paris, 1977, 252 p.
(22 contes de la Martinique et de la Guadeloupe regroupés en « contes sorciers », « contes
érotiques », « contes animaux » « contes humoristiques » et « geste de Ti-Jean ».
Texte créole et traduction française).
127
LEJUGE de SEGRAIS, Xavier
Vingt zolies zistoires Missié Lafontaine dans créole Maurice avec 74 zolies zimages,
(Maurice), La Typographie moderne, 1939, 64 p.,
Réédition, 1972, 2 vol. : Vingt nouveaux zolies zistoires dans créole Maurice et 63 zolies
zimages par Missié Lézize de Segré, Mauritius, General Printing, 119 p.

26

Le conte créole

128
LERO, Yva
Doucherie, Fort-de-France, Éditions des Horizons Caraïbes, 1958,
(On y trouve le conte de « Mère Poule » et de « Dame Mangouste »).
129
LOHIER, Michel
Légendes et contes folkloriques guyanais, en patois avec traduction en français par l’auteur,
Cayenne, Paul Laporte, 1960, 346 p.
130
LOUPE, Sylvain Robert
Acadian Folklore of « La côte française », M.A. Thesis, Louisiana, State University, 1932,
84 p. (17 contes).
131
MARBOT, François Achille
Les bambous, fables de La Fontaine travesties en patois martiniquais par un vieux
commandeur, Fort-Royal (Martinique), Édit. E. Ruelle et Ch. Arnaud, 1846, 140 p.
Réédition : Paris, Peyronnet et Cie, 1931, 242 p. Réédition : Tournai, Casterman, 1976, 234 p.
132
MARCELLIN, Milo
« Proverbes créoles », in Optique, n°10 : 45-53, 1954 (100 proverbes avec traduction).
133
MERCIER, Alfred
« Etude sur la langue créole en Louisiane », in C.R.A.L., 1e série, 5 : 378-383, 1880 (Contient
un conte créole).
134
MERCIER, Alfred
« Fables d’Esope traduites en patois créole », in C.R.A.L., 4e série, 1 : 74-86, 1890.
135
MERCIER, Alfred
« La cigale et la fourmi, fable traduite en patois créole », in C.R.A.L., 5e série, 3 : 478-479,
1896.
136
MERCIER, Alfred
« Compère Lapin et compère Bouki », conte créole, texte et traduction, reproduit dans Eugène
Rolland : Faune populaire de la France, Tome V, p. 259.
137
MICHELSON, Paul
Contes dramatiques haïtiens, tome I : Port-au-Prince, Impr. de l’État, 1951, 197 p.; tome 2 :
Port-au-Prince, Impr. de l’État, 1956, 169 p.

27

Le conte créole

138
MICHELSON, Paul
Une étude sur le folklore haïtien, Port-au-Prince, Impr. de l’État, collection du Cent
cinquantenaire de l’Indépendance d’Haïti, 7 janvier 1954.
139
MICHELSON, Paul
Littérature populaire haïtienne, Port-au-Prince, Impr. de l’État, Collection Haïtiana, 1950.
140
Mili
« Pouki yo ka tchoué kochon la nouel ? », in DJOK, le Journal de la communauté antillaise,
n° 7, Paris, décembre 1976.
141
MIRABEAU, Roch Lucien
Contes folkloriques de Port-au-Prince : étude linguistique et littéraire, Ph. D. diss.,
University of Illinois, 1967, 409 p. (43 contes recueillis à Port-au-Prince avec traduction en
français).
142
MONDESIR, Luxembourg
Creol haïtien ; causemen paysan ; souveni, conte provèbe ak gnou roman dramatik, Port-auPrince, Impr. du Commerce, 1948, 144 p. (Contient 33 contes et histoires en créole).
143
MONPLAISIR, Emma
Cric... crac... Martinique, Paris, Impr. La Productrice, 1957, 93 p. (14 contes transcrits en
français).
144
MORGAN, Raleig (jr)
Playing Dead Thrice, Journal of African Linguistics (Conte en créole louisianais avec
traduction anglaise).
145
MOUKINBÉ (pseud.)
« An nhomm qui prend fê », in Le Clairon, n°1737, samedi 31 janvier 1948, Fort-de-France.
146
NAY-REINE, Lucien
Sous le foulard créole, Fort-de-France, Impr. du Gouvernement, 1938, 246 p. plus XVI
(Contient des maximes).
147
NOURRY, Pierre
A la Martinique, Ant-isle de l’Amérique, Paris, Édit. Plon, 1967, 220 p. (Proverbes et 3
fables : pp. 134-146).

28

Le conte créole

148
ORJALA, Paul
Istoua ti moun yo rakontè-m, Port-au-Prince, Comité protestant d’alphabétisation, 1961, 24 p.
149
PARSONS, Elsie-Clew
Folk-lore of the Antilles, French and English, New York, American Folk-lore Society, 2 vol. :
Memoirs of American Folk-lore Society. vol. XXVI. (Ouvrages essentiels pour une vision
d’ensemble de la littérature orale des Antilles).
PART I. 1933. 521 p. : Trinidad, p. 1; Grenadines. p. 71 ; St-Vincent, p. 96 ; St. Lucia.
p. 113 ; Martinique. p. 158 ; Dominique, p. 374.
PART II. 1936, 596 p. : Guadeloupe, p. 1 ; Les Saintes, p. 233 ; Marie-Galante, p. 254 ;
Montserrat, p. 284 ; Antigua, p. 308 ; Nevis, p. 321 ; St. Kitts, p. 352 ;
St-Eustache, p. 376 ; Saba, p. 387 ; St-Barthélémy, p. 392 ; St-Martin. p. 399 ; Ste-Croix,
p. 415 ; St-Thomas, p. 454 ; Haïti, p. 472.
150
PA SARLES (pseud.)
Contes créoles inédits, Tamatave, 1969, 68 p.
151
PAUL, Emmanuel Casseus
Notes sur le folklore d’Haïti : proverbes et chansons, Port-au-Prince, Impr. Telhomme, 1946,
80 p.
152
PAUL, Emmanuel Casseus
Panorama du folklore haÏtien, Port-au-Prince. Impr. de l’État, 1962, 325 p.
153
PAURIS, Jean-Baptiste
Kout flach sou 250 provèb, Port-au-Prince, Édit. Bon Nouvèl : 1975 ;
Impr. La Phalange : 1974.
154
PAURIS, Jean-Baptiste
Deziem kout flach sou 300 provèb, Port-au-Prince, Édit. Bon Nouvèl, 1975.
155
PIERRE, Louis Ulysse
Sortilèges afro-haïtiens (contes et légendes), Port-au-Prince, Impr. de l’État, 1961, 120 p.
156
REBOUX, Paul
« Récits des vieilles négresses », in Le paradis des Antilles françaises, Paris, Librairie de la
Revue française, 1931, pp. 107-118.

29

Le conte créole

157
ROMAIN, Jean-Baptiste
Quelques moeurs et coutumes des paysans haïtiens, Port-au-Prince, Impr. de l’État, 1959,
261 p. (Contient : 5 contes en français, 34 proverbes créoles, et des chants créoles).
158
ROWE, Charles et Auguste HARTH
« Dolos : Creole Proverbs of French Guiana », in J.A.F.L., 64 : 253-264, 1951.
159
SAINT-QUENTIN, Alfred et Auguste SAINT-QUENTIN
Introduction à l’histoire de Cayenne, suivie d’un recueil de contes, fables et chansons en
créole avec traduction en regard, Antibes, J. Marchand, 1872, 206 p. (Contient : 3 contes et 7
fables inspirées en majorité de La Fontaine).
160
SAUCIER, Corinne Lelia
Traditions de la paroisse des Avoyelles en Louisiane, Québec, Université Laval, 1949,
Memoirs of the American Folklore Society, vol. 47, 1956, 162 p. (Contient 4 contes :
pp. 140-146, et signale des variantes).
161
SAXON, Lyle, Edward DRYER et Robert TALLANT
Gumbo ya-ya. A Collection of Louisiana Folk-Tales, Material gathered by the workers of the
W.P.A. Louisiana writers’ project, Boston, Houghton Miffin et Co., 1945, 581p.
162
SCHOELCHER, Victor
Des colonies françaises, abolition immédiate de l’esclavage, Paris, Pagnerre, 1842, 443 p.
(Proverbes et locutions : pp. 417-434, collectés en Haïti).
163
SCHONT (Madame)
Quelques contes créoles. Ouvrage publié à l’occasion du tricentenaire des Antilles, BasseTerre, Impr. Catholique, 1935, 110 p. (21 contes créoles transcrits en français).
164
SHILLINGFORD, Toni Christine
French Creole Folktales from Dominica. An Analysis of Their Content and Form, M.A.
Thesis, Univ. of West Indies, Mona, non publiée, 1970, 259 p. (Contient 11 contes).
165
SEYCHELLES
« Contes populaires des Seychelles », in Cahiers de la Réunion et de l’Océan Indien, 3 :
126-132, 1973, (4 contes en créole seychellois).
166
SIGALONY, Marraud (de)
« Le grand diable » in France-Antilles, n° 564, mercredi 20 mars 1968.

30

Le conte créole

167
SIMMONS, Harold F.
« Notes on Folklore in Saint.Lucia », in Edw. Braitwaite (éd.), Ionanaloa : Recent Writing
from St. Lucia, Castries, St. Lucia, Dept. of Extra-Mural Studies, 1963, pp. 41-49.
168
SUVELOR, Roland
« Yé et les malédictions de la faim », in Acoma 3 : 39-70, Paris, Maspero, 1972 (Conte en
créole avec traduction en français et commentaires).
169
SYLVAIN, Georges
Cric ? Crac ? Fables de La Fontaine racontées par un montagnard haïtien et transcrites en
vers créoles, Paris, Ateliers haïtiens, 1901, 246 p. ; 2e édition : Port-au-Prince, 1920, 163 p. ;
3e édition: New York, Kraus Reprint Co., 1970.
170
TESSONNEAU, A. Louise
Les proverbes créoles de la :Guadeloupe (essai d’analyse), Mémoire de maîtrise d’ethnolinguistique, Univ. Paris X, octobre 1976, 180 p.
171
THOMAREL, André
Les mille et un contes antillais, Casablanca, Impr. Cigefram, 1951.
172
TI-RORO (pseud.)
« Conte créole : On chabin à chance », in Revue guadeloupéenne, 11 : 36-41, 1947.
173
TOYNBEE, Mary W.
A Visitor’s Guide to St.Lucia, Castries, St. Lucia Tourist Board, 1968, 46 p. (Contient des
proverbes).
174
TRAPPEY, Adams Shelby
Creole Folk-lore in Phonetic Transcription, M.A. Thesis, Louisiana State University, 1916,
47 p. (14 chansons et 14 contes avec transcription).
175
TROUETTE, Emile
« Le conte du Chat botté en patois créole de l’île de la Réunion », in R.L.P.C., 16 : 64-71,
1883.
176
TURIAULT, Jean
Étude sur le langage créole de la Martinique, Brest, Impr. J. B. Lefournier aîné, 1874, 238 p.
(Contient un conte : pp. 48-49).

31

Le conte créole

177
Ulrich, SOPHIE37
Le cultivateur guyanais, Cayenne, Impr. Paul Laporte, 1958, 192 p. (Un conte : « Maître
Elphage Tortue, notaire du roi », pp. 149-155 et 30 proverbes).
178
VAUGEOIS (Madame)
« Fanny et le pêcheur. Conte créole de la Guyane », in R.T.P., 12 : 229-232, 1897.
179
VENDEROSA, Constantin
Les chaines du passé. Légende en Guyane, Paris, éd. L. Soulanges, 1961, 46 p.
180
VERIN, Pierre Michel
« Littérature orale de l’île de Sainte-Lucie », in Revue guadeloupéenne, 45 : 23-26, 1961
181.
VERIN, Pierre Michel
« Les croyances populaires de Sainte-Lucie (Antilles) », Annales de l’Université de
Madagascar, série Lettres et Sciences humaines, 4 : 87-112, 1965, (Contient quelques
maximes).
182
VOIART, Marcel
« Fables créoles et explorations dans l’intérieur de l’île Bourbon », par M. Hery, in B.S.A.S.R.,
pp. 134-144, 1856.
183
WAKEFIELD, Edward
« The Wisdom of Gombo », in Nineteenth Century, 30 : 575-582 (Proverbes de Louisiane).
184
WAUGH, Alec
Love and the Caribbean : Tales, Characters and Scenes of the West Indies, New York, Farrar,
Straus and Cudahy, 1959, 310 p.
185
ZAGAYA (pseudonyme de BARBOTIN, Maurice)
Proverbes créoles en Guadeloupe, Madrid, Ediciones Castilla, 1965, 275 p.
(Proverbes et 2 contes)
186
ZANDOLI MURAILLE (pseud.)
« Zagrignain quiou fa-fil », in La Paix, n° 254-259, mercredi 20 octobre – samedi 6 novembre
1915, Fort-de-France.

37

(NDT) Il y a une inversion. Le nom de famille est SOPHIE.

32

Le conte créole

Index géographique
ANTILLES : 3, 26, 39, 68, 69, 72, 77, 78, 80, 81, 99, 100, 121, 149, 171, 184.
DOMINIQUE : 37, 149, 164.
GUADELOUPE : 9, 23, 28, 33, 45, 59, 100, 123, 126, 163, 170, 172, 185.
GUYANE : 25, 41, 42, 71, 76, 105, 129, 158, 159, 177, 178, 179.
HAÏTI : 2, 4, 6, 15, 27, 35, 39, 45, 47, 60, 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67, 70, 73, 74, 79, 80, 81,
83, 84, 87, 89, 99, 104, 107, 117, 132, 137, 138, 139, 141, 142, 148, 149, 151, 152, 153, 154,
155, 157, 162, 169.
LOUISIANE : 7. 8, 10, 24, 40, 48, 49, 50, 51, 54, 55, 56, 57. 58, 80, 90, 91, 92, 93, 116,
124, 130, 133, 134, 135, 136, 145, 160, 161, 174, 183.
MARTINIQUE : 11, 12, 13, 14, 16, 26, 30, 31, 32, 33, 34, 44, 46, 71, 77, 80, 81, 82, 88,
95, 96, 98, 99, 99, 101, 102, 103, 106, 107, 108, 109, 110, 114, 118, 119, 120, 122, 123, 124,
125, 126, 128, 131, 143, 145, 146, 147, 149, 156, 166, 168, 171, 176, 186.
MAURICE : 19, 20, 21, 22, 78, 127.
MISSOURI : 43, 85.
RÉUNION : 29, 53, 94, 97, 111, 112, 113, 150, 175, 182.
SAINTE-LUCIE : 75, 149, 167, 172, 180, 181.
SEYCHELLES : 1, 5, 165.
TRINIDAD : 76, 149.

33

Le conte créole

Abréviations

B.S.A.S.R : Bulletin de la Société des Arts et Sciences de la Réunion.

C.E.R.A.G : Centre d’Etudes Régionales Antilles-Guyane.
C.R.A.L. : Comptes rendus de l’Athénée Louisianais.
G.E.R.E.C : Groupe d’Etudes et de Recherches sur la Créolophonie.
J.A.F.L. : The Journal of American Folk-lore.
L.C.H.C.L. : Learning Center on Haitian Culture and Language.
P.M.L.A. : Publications of the Modern Language Association of America.
R. L. P.C. : Revue de Linguistique et Philologie Comparée.
R.T.P. : Revue des Traditions populaires.

Dépôt légal, 4e trimestre 1977 — Bibliothèque nationale du Québec. Tous droits de
reproduction, d’adaptation ou de traduction réservés. Copyright — Centre de recherches
caraïbes de l’Université de Montréal.

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