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Kirschos goes to Compostelle.pdf


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de multiples madeleines, quatre-quarts et plus surprenant pour un homme de mon âge : des Princes au
chocolat. Pour une dizaine d’euros j’étais nourri pour
deux ou trois jours. Il m’est arrivé de faire des courses
pour manger dans la cuisine de l’albergue. Surtout de
partager quelques salades et les incontournables pâtes.
Au sujet des cuisines, notez que certaines ne disposent
pas du tout d’accessoires ou si peu . Le but étant visiblement d’inciter le pèlerin à cuisiner pour fréquenter
les restaurants du coin et ses Pelgrims Menus à 10€.
Ce tarif comprend : une entrée, un plat principal, un
dessert et une boisson.

Dans la catégorie boisson, on vous sert carrément un
litre de vin pour une ou deux personnes. Je me suis
surpris, comme beaucoup, à picoler bien plus que
chez moi sans être saoul. La ration du marcheur de
force ! Certains se douchent dès leur arrivée, d’autres
laissent passer le rush et attendent la nuit 20H00 environ, après le repas, on se retrouve de nouveau autour
d’une table pour refaire le monde devant une bière,
écouter toutes les joies et les misères de chacun sur
ce chemin. En parlant de misères, c’est aussi l’heure
de soigner ses bobos . Après une très longue étape,
comme je vous l’ai dis plus haut , je me découvrais
une très grosse ampoule au talon droit . Un truc tout
à fait inhabituel chez moi qui prend un soin méticuleux à se talquer les pieds (et le reste) , de choisir des
chaussettes haut de gamme, d’ajuster son laçage de
chaussure au millimètre près, etc.. Mais la distance
avait eu raison de toute ces précautions . Percer ne pas
percer .. ? Telle est la même question que ce pose des
générations de marcheurs depuis des lustres. Ayant vu
les bons résultats chez mon amie Carmella opérée par
Kim , j’optais pour la voie radicale. Seul problème, je
ne possédais pas l’intégralité de l’équipement requis.
Arrivé à Léon, je me mis en quête de trouver une
mercerie pour acheter une grosse aiguille et un bon fil
de coton en guise de drain. Comment expliquer à une
employée, sans parler Espagnol, que je ne suis pas là
pour investir dans un matériel de broderie mais pour
percer et drainer une saloperie d’ampoule ? Sympa

et attentive, elle me déballa sa collection complète
d’aiguilles et une demi-douzaine de bobines de fil. J’ai
adoré sa dernière question : quelle couleur le fil ?!
Le soir même je m’opérais sous le regard dubitatif ou
dégoûté de mes congénères. Je recouvrais le mal d’un
fameux Compeed puis d’une couche de bande autocollante. Du solide. Inutile de faire le malin, le premier
kilomètre du matin fut une gentille torture . Ce mal
sans gravité provoque un réel déséquilibre de marche.
Durant un ou deux jours, mon corps montra une
vilaine inclinaison à droite, surtout en fin de journée
avec la fatigue. Je craignais que ce déséquilibre engendre des maux plus graves dont une tendinite beaucoup plus invalidante. Fallait redresser le bonhomme.
Je commençais par déplacer du poids dans le sac à dos
et notamment le kilo du bidon d’eau que je mutais du
côté droit vers le côté gauche. Je m’en sortais bien et
boitillais encore durant quelques jours avant d’oublier
ce bobo.

2

2 heures ou 22h30 , extinction des feux comme
il est stipulé dans le règlement . C’est le moment
ou chacun sort sa tablette ou son Smartphone au lit
pour Skype à la famille. A conditions que le Wifi soit
opérationnel. Ça marche plutôt bien. D’ailleurs le
Wifi « gratuit » est un argument commercial important. Dans le moindre bar où il s’arrête le pèlerin high
tech demande le code de connexion pour envoyer ses
mails ou s’informer sur la météo .etc… Le soir dans
les albergues, tout cet attirail pendouille aux prises de
courant souvent multiples pour être rechargé . Une
belle guirlande de Noël .