Promenade dans Paris 18ème .pdf



Nom original: Promenade dans Paris 18ème.pdfTitre: Microsoft Word - Promenade dans Paris 18. Départ mairie Jules JoffrinAuteur: user

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Promenade
dans le
ème
XVIII
arrondissement
de Paris

Départ devant la mairie du 18ème
1 place Jules Joffrin

En 1885, le préfet Eugène Poubelle fit acheter un terrain dans le quadrilatère formé par les
rues Duc, Hermel, du Mont Cenis, et Ordener, face à l'église Notre-Dame de Clignancourt.
L'architecte Marcellin Emmanuel Vercollier (1829-1895), élève de Baltard, fut chargé, en 1887,
d'édifier la mairie. Le plan présenté par l'architecte séduisit les édiles et le jury. Il consistait à édifier
une cour couverte autour de laquelle s'organisaient les services, de plain-pied au rez-dechaussée, desservis par des coursives à l'étage. Ce grand hall donnait aussi accès à la
bibliothèque, à la salle des Fêtes et aux deux salles des Mariages initialement prévues. Il n'y eut
finalement qu'une seule salle des Mariages, mais le conseiller municipal Simoneau déclarait
qu'elle devait "contribuer au sentiment de luxe qui accompagne la plupart du temps la cérémonie
de mariage et qui ne se trouve pas toujours satisfait en raison de la simplicité qui règne dans les
mairies." "Il est donc nécessaire d'avoir une belle et vaste salle des Mariages où l'on pourra au
besoin trouver un confort qui ne gênerait en rien la majesté de la Loi."
La mairie fut inaugurée le 8 juillet 1892 ; l'architecte Salleron, qui travaillait à la mairie du
XXème, était venu assister son confrère Vercollier, vieillissant. De nouveaux crédits furent votés
pour compléter l'édifice. Salleron entreprit la vaste salle des Fêtes. Les travaux ne s'achevèrent
qu'en 1905. L'architecte Claës en termina le décor ; il dessina le grand plafond peint, les boiseries
sculptées et dorées.

Photo internet

Photo internet

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Immeubles Art déco

1
6 et 8 boulevard Ornano, métro Marcadet-Poissonniers. Ce groupe d’immeubles construit
de 1926 à 1929 annonce les jeux volumétriques de l’Atrium Casino et du Splendid Hôtel
de Dax. Voir page 7
André GRANET (1881-1978)

2
7 rue Trétaigne, métro Jules Joffrin.
1904
HBM (Habitation à Bon Marché). Structure en béton et remplissage en brique
Henri SAUVAGE (1873-1932)
Après avoir étudié à l'École nationale supérieure des Beaux-arts, il collabora avec l'architecte
Charles Sarazin de 1898 à 1912, avec lequel il fonda en 1903 la Société anonyme de logements
hygiéniques à bon marché. Il construisit de nombreux logements sociaux.
Ami d’Hector Guimard, c'était un architecte à la fois Art nouveau et Art déco, ses recherches
fonctionnelles n'excluaient nullement un goût persistant pour le décoratif et la dimension humaine
avec des constructions en gradin. Artiste très éclectique, il prend un malin plaisir à déconcerter les
amateurs de classification. Beaucoup de ses œuvres Art nouveau ont été détruites.
De l'immeuble à bon marché à l'immeuble de luxe (rue Vavin Paris 16ème), de l'hôtel au grand
magasin, il a presque tout fait et toujours de manière originale.
C'est un esprit brillant, libre et curieux, doublé d'un architecte de génie.

Page : 3

3
17 rue Simplon.
1910
Immeuble de rapport
F CLABAUX 68 boulevard Ornano
Permis déposé le 24 mars 1910 par Mme Lemelle résidant au 99 boulevard Voltaire
4
23 rue du Simplon
Eglise Orthodoxe Serbe
La Paroisse orthodoxe serbe Saint Sava à Paris est à la fois une paroisse au sens propre du terme
et le siège épiscopal du diocèse de France et d'Europe occidentale de l'église orthodoxe serbe.
Fondé en 1994 et placé depuis 1999 sous l'autorité de Mgr Luka Kovacevic, ce diocèse comprend
outre la France, le Bénélux et la Péninsule ibérique.
C'est un ancien temple protestant, de style néo-roman, converti en église orthodoxe serbe en
1984.
L'intérieur comprend un narthex et une nef dont les murs portent encore des inscriptions bibliques.
On y voit, de gauche à droite : les icônes de saint Nicolas, de saint Sava, de saint Stéphane, de la
sainte Mère de Dieu et de l'enfant (selon une icône du monastère Chilandar, sur le Mont Athos),
L’archange Gabriel et la Mère de Dieu (sur la Belle Porte), les icônes de Notre Seigneur JésusChrist, de l'archange Michel, de saint Jean le Baptiste et de saint Georges.
Sur les murs de la nef se trouvent de nombreuses icônes. Chaque jour, l'une d'entre elles est
placée sur un présentoir devant l'iconostase (celle du saint dont on célèbre la fête).
Sur le tympan du portail se trouve l'icône de saint Sava, premier archevêque de l'église orthodoxe
serbe, devenue autocéphale en 1219.

Page : 4

5
3 rue des Amiraux, métro Simplon.
1922
Henri SAUVAGE (1873-1932)
Sur un financement de logement social, il construit une unité d’habitation collective, dotée
d’une piscine, d'une université populaire, d'une coopérative alimentaire, d'un restaurant à
prix doux. Ces services sont rationnels et regroupés. I'immeuble est de forme pyramidal
avec de larges fenêtres permettant à la lumière de pénétrer à plein dans les
appartements. Les terrasses sont vastes et transformable en petit jardin. Le revêtement
des sols est en carrelage pour une plus grande salubrité. La façade est carrelée style
métro, un aspect général étonnamment moderne pour son époque.

6
4 rue André Messager
HBM 1933
Habitat social. Structure en béton et remplissage en brique. Différents styles de fenêtres et
balcons

Page : 5

En 1914, l'office public de la ville de Paris et les services techniques de la ville sont créés.
A eux deux ils vont construire 8000 HBM entre 1920 et 1928. De 1922 à 1928, une régie
construit pour les classes moyennes 2000 ILM. Ces 10000 logements sont loin de
satisfaire une demande 5 fois plus forte. C'est pourquoi la loi Loucheur permet en 1928 de
lancer un vaste programme de 13000 logements.
Les HBM sont presque toujours en brique car peu coûteuse. Les architectes Art déco
utilisent différentes couleurs car on sait désormais les teinter dans la masse.
Pour éviter l'uniformité, les architectes varient la forme des ouvertures, des balcons ou des
loggias. Enfin les porches, souvent arrondis, introduisent ça et là des notes de créativité et
de fantaisie que l'on n’attendait pas forcément sur des immeubles bon marché.

7
Le square de Clignancourt
Ouvert en 1912 et reçut son nom en 1914, il a une superficie de 4093 m2. Les beaux
immeubles sur le coté droit sont de l'architecte Paul Morice.

Page : 6

Un grand architecte Art déco
André GRANET (1881-1978)
Il naquit à Paris le 6 mai 1881. Son père, Antoine-Louis Granet (18521935), originaire d’Arlanc dans le Puy de Dôme, était lui-même architecte. Sa
mère, Marie Ouvrié, était la fille du peintre Justin Ouvrié et la nièce d’Eugène
Scribe.
Après des études au Lycée Condorcet, à Paris, Granet entra à l’Ecole des
Beaux-arts en 1901, dans l’atelier de Gaston Redon. Il y rencontra Roger-Henri
Expert (1882-1955), avec lequel il devait nouer plus tard une étroite
collaboration. Diplômé en 1907, il épousa en 1922 Geneviève Salles, petite-fille
de Gustave Eiffel.
Les deux tiers de la carrière de Granet correspondent à des constructions pour des
commanditaires privés. En 1919, il réalisa la villa de style anglo-normand de Roger Martin du Gard,
puis, en 1920, la villa La Trirème, près de Trouville (dont il fit une de ses maisons de vacances).
En 1928, il construisit pour des ingénieurs de la Société des Torpilles de Saint-Tropez une cité
de villas résidentielles très variées dans leur plan et leur composition. Trois cités ouvrières
importantes datent aussi de cette période : Villacoublay (1923), Lomme (1923) et Wambrechies
(1932). Constituées d’habitations individuelles juxtaposées, elles privilégient dans leur mode
constructif les matériaux locaux.
Granet est également l’auteur de nombreux immeubles de rapport bâtis à Paris :
- immeuble en 1914 au 30 avenue Marceau Paris 16ème
- immeubles au 32 à 38 rue Desaix Paris 15ème, métro Dupleix
- immeuble de prestige au 31 boulevard Suchet Paris 16ème, métro Ranelagh, dont les façades
évoquent le Splendid Hôtel de Dax.
- le groupe d’immeubles des 6 et 8 boulevard d’Ornano Paris 18ème, métro Porte de Clignancourt,
annonce les jeux volumétriques de l’Atrium Casino et du Splendid Hôtel de Dax.
- et enfin les immeubles aux 32 et 34 rue des Jeûneurs Paris 2ème, métro Sentier
Le laboratoire national d’essais du Conservatoire des Arts et Métiers, qu’il réalisa entre 1940
et 1960, lui donna l’occasion de développer les multiples facettes de sa personnalité. Les
ferronneries d’art des portes et des escaliers de la bibliothèque, réalisées par Subes (qui est l’auteur
des grilles de la faculté des Sciences à Talence) contribuent à la qualité d’un ensemble qui compte,
avec les édifices dacquois, parmi les grandes réussites d’André Granet.
Au salon de l’automobile et de l’aviation de 1926, Granet conçut le plafond comme une
succession d’éléments rectilignes, éclairés par transparence (qui ne sont pas sans évoquer le hall du
Splendid Hôtel de Dax). L’année suivante, il mit en place de grands lustres horizontaux disposés sur
des axes, et associés à des réflecteurs suspendus. Dès 1929, on vit apparaître de grands lustres
verticaux, qui deviendront sphériques en 1930, en fort relief sur un plafond orné de motifs
géométrisés. Progressivement, la lumière devint prépondérante dans la scénographie de ces
manifestations orchestrées par Granet.
A Dax, le Splendid Hôtel et l’Atrium Casino illustrent le style particulier de cet architecte qui
sut donner au style Art Déco une expression particulièrement séduisante.
Réalisation :
Jean Pierre DENIS Cormeilles-en-Parisis
Photographies : Internet, ville de Paris - Jean Pierre DENIS
2008

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