AnalyseIntensiteCollaborationQuebecEurope .pdf



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Titre: Grand titre de présentation d’une demande
Auteur: frgagne

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Analyse de l’intensité de la collaboration
entre le Québec et les pays européens
Analyse des intrants et des extrants de
la recherche universitaire québécoise

Traitement de données

Pascal Gélinas
Guy Therrien
Direction des politiques et analyses

Rédaction et coordination

Christian Villeneuve
Direction des politiques et analyses

Sous la direction de

Mawana Pongo
Direction des politiques et analyses

Collaborations

Direction de l’innovation et du transfert
Direction des collaborations internationales

Mise en page

Sophie Blanchard
Direction des politiques et analyses

Relecture

Catherine Couture
Direction des politiques et analyses

Remerciements

Gabriel Clairet
Direction des politiques et analyses

CRÉDITS

POUR NOUS JOINDRE

Direction des politiques et analyses

Téléphone : 418 691-5973 poste 6185

Ministère du Développement économique,
de l'Innovation et de l'Exportation

(sans frais) : 1 877 511-5889
Télécopieur : 418 646-6889

1150, Grande Allée Ouest, R-C

Site Internet : www.mdeie.gouv.qc.ca

Publié par la Direction des communications
Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2012
ISBN : 978-2-550-64042-4 (PDF)
© Gouvernement du Québec, 2012

TABLE DES MATIÈRES
Introduction ...................................................................................................................................................... 1
Notes méthodologiques ................................................................................................................................... 2
Faits saillants ................................................................................................................................................... 4
Résultats .......................................................................................................................................................... 8
La diplomation au doctorat, en sol européen, du corps professoral universitaire québécois ..................... 8
Les diplômés européens ayant gradué dans un établissement d’enseignement universitaire
québécois .................................................................................................................................................. 14
Le financement de la recherche universitaire en provenance de l’Europe ............................................... 17
Le programme PSR-SIIRI – Initiative de recherche en collaboration internationale ................................ 24
Les congés fiscaux admissibles pour les chercheurs et les experts européens en entreprise ................ 26
Les publications scientifiques en collaboration avec l’Europe .................................................................. 28
Les brevets USPTO réalisés et détenus en collaboration avec l’Europe ................................................. 35
Conclusion ..................................................................................................................................................... 37
Annexes ......................................................................................................................................................... 38
Annexe 1 – Moyenne des facteurs d’impact relatifs (MFIR) ..................................................................... 38
Annexe 2 – Moyenne des citations relatives (MCR) ................................................................................. 40

TABLE DES ILLUSTRATIONS
TABLEAUX
Tableau 1 :

Lieu d’obtention des doctorats du corps professoral universitaire québécois .......................... 9

Tableau 2 :

Répartition, par cohorte d’âge, du corps professoral universitaire québécois diplômé
au doctorat d’une université européenne ............................................................................... 10

Tableau 3 :

Répartition, par domaine de recherche, du corps professoral universitaire québécois
diplômé au doctorat d’une université européenne .................................................................. 11

Tableau 4 :

Répartition, par établissement d’enseignement universitaire, du corps professoral
universitaire québécois diplômé au doctorat d’une université européenne ............................ 12

Tableau 5 :

Collaborations scientifiques européennes des chercheurs québécois diplômés d’une
université européenne ............................................................................................................ 13

Tableau 6 :

Part des diplômés européens selon l’établissement d’enseignement universitaire
québécois ................................................................................................................................ 16

Tableau 7 :

Répartition, selon les sanctions décernées, des diplômés européens ayant gradué
dans un établissement d’enseignement universitaire québécois ........................................... 16

Tableau 8 :

Répartition, par domaine de recherche, du total des subventions octroyées à des
projets du PSR-SIIRI réalisés en collaboration avec l’Union européenne (2005-2009) ......... 24

Tableau 9 :

Part, selon les territoires, du financement total octroyé dans le cadre du programme
PSR-SIIRI ................................................................................................................................ 25

Tableau 10 : Répartition des chercheurs et des experts étrangers européens admissibles au
congé fiscal selon la citoyenneté (période du 01/01/2005 au 31/08/2009) ............................ 26
Tableau 11 : Répartition des professeurs et des stagiaires postdoctoraux étrangers européens
admissibles au congé fiscal selon la citoyenneté pour la (période du 01/01/2006 au
31/12/2008) ............................................................................................................................. 27
Tableau 12 : Évolution du nombre de publications scientifiques réalisées en collaboration
internationale pour la période 2000-2007 ............................................................................... 29
Tableau 13 : Évolution du nombre de publications scientifiques réalisées en collaboration avec les
pays européens (UE-27) pour la période 2000-2007 ............................................................. 30
Tableau 14 : Répartition, par établissement d’enseignement universitaire, du nombre de
publications scientifiques réalisées en collaboration internationale avec les pays
européens (UE-27) ................................................................................................................. 31
Tableau 15 : Impact des publications scientifiques réalisées en collaboration internationale ..................... 33

FIGURES
Figure 1 : Mesure d’intensité de la collaboration du Québec avec l’Europe selon cinq indicateurs
RSTI pour la période 2001-2007 ................................................................................................... 4
Figure 2 : Répartition du corps professoral universitaire québécois selon le lieu de diplomation
(doctorat) ....................................................................................................................................... 8
Figure 3 : Ampleur des diplômés européens ayant gradué dans un établissement d’enseignement
universitaire québécois ............................................................................................................... 14
Figure 4 : Répartition, par pays, des diplômés européens ayant gradué dans un établissement
d’enseignement universitaire québécois ..................................................................................... 15
Figure 5 : Financement de la recherche universitaire québécoise selon la catégorie d’organismes
pourvoyeurs de fonds (dollars constants de 2007) ..................................................................... 17
Figure 6 : Financement de la recherche universitaire provenant de sources étrangères selon la
catégorie d’organismes pourvoyeurs de fonds ........................................................................... 18
Figure 7 : Répartition, par juridiction, du financement (dollars constants de 2007) provenant de
sources étrangères ..................................................................................................................... 20
Figure 8 : Répartition du financement provenant de sources étrangères selon la juridiction de
provenance ................................................................................................................................. 21
Figure 9 : Répartition du financement (dollar constant de 2007) de la recherche universitaire
provenant de sources étrangères selon l’établissement d’enseignement universitaire
québécois .................................................................................................................................... 22
Figure 10 : Répartition, par domaine de recherche, du financement (dollars constants 2007) de la
recherche universitaire octroyé par les pays européens UE-15 ................................................. 23
Figure 11 : Évolution du nombre de publications scientifiques québécoises pour la période
2000-2007 ................................................................................................................................... 28
Figure 12 : Évolution, par domaine de recherche, de la part des publications scientifiques réalisées
en collaboration avec l’Union européenne .................................................................................. 32
Figure 13 : Évolution du nombre de brevets triadiques (USPTO, EPO, JPO) québécois ............................ 35
Figure 14 : Évolution européenne de la part des inventions brevetées réalisées en collaboration
internationale ............................................................................................................................... 36
Figure 15 : Évolution européenne de la part des brevets d'invention dont la propriété est partagée
avec un collaborateur international ............................................................................................. 36

INTRODUCTION
Les échanges internationaux, dans un contexte de mondialisation de l’économie, s’accroissent et se
diversifient dans le monde entier. La recherche scientifique, maillon important des nouveaux modèles
économiques fondés sur les sociétés du savoir, catalyse sur plusieurs plans l’intensification des
collaborations internationales, que ce soit pour des raisons financières, de visibilité, de spécialisation ou
d’instrumentation. L’internationalisation apparaît comme une réalité nécessaire et utile à plusieurs nations.
S’intensifiant depuis le début des années 80, la collaboration internationale fait maintenant partie
intégrante de l’activité scientifique québécoise. Le présent document a pour objectif d'étayer les
collaborations du Québec avec les pays de l’Europe. Ces derniers sont conscients que le Québec,
comparativement aux autres provinces du Canada, présente une intensité de relations plus importantes
avec l’Europe.
Afin d’établir la situation des collaborations du Québec avec les pays européens, une évaluation sera
menée relativement à la présence et à la progression des chercheurs ayant séjourné en Europe et des
étudiants européens dans le réseau universitaire québécois. La présence de représentants européens au
sein de ces cohortes est un premier outil de promotion de l’internationalisation de la recherche en Europe.
Aussi, une analyse sera réalisée relativement aux données détaillant le financement de la recherche
universitaire par des entreprises ou des organismes européens.
Largement répandue comme indicateur de mesure de l’intensité des collaborations scientifiques, l’analyse
bibliométrique et technométrique des publications scientifiques et des brevets d’invention québécois sera
contextualisée à l’Europe. La plupart des données utilisées proviennent de l’Entrepôt de données sur la
recherche universitaire (Expertise recherche Québec – ErQ), administré par le ministère du
Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE).
Des faits saillants permettront une lecture rapide des points forts de l’analyse. Enfin, des constats généraux
feront ressortir les résultats qui apparaissent importants. Le document ne propose pas d’appréciation
d’ensemble de l’intensité et de la qualité des relations qu’entretient le Québec avec l’Europe. L’objectif
étant de regrouper, dans un même document, plusieurs mesures qualifiant la collaboration du Québec avec
l’Europe.

1

NOTES MÉTHODOLOGIQUES
Ce document utilise principalement les bases de données ministérielles d’Expertise recherche
Québec (ErQ) permettant de circonscrire la recherche universitaire au Québec. Toutefois, quelques
données détaillant les initiatives gouvernementales ont été intégrées à l'analyse (données dont deux
directions de la Direction générale de la recherche, de l’innovation, de la science et société sont
mandataires). Ce document présente, sous plusieurs angles, les initiatives de collaborations que le
Québec entretient avec l’Europe.


Le traitement des données suit les règles spécifiques prescrites par les fournisseurs de données.
Pour chacun des systèmes, les variables permettant de déterminer l’ampleur et la part de la
collaboration avec les pays européens ont été utilisées.



Les diplômés; GDEU (MELS) : utilisation de la variable caractérisant le pays de citoyenneté. Le
regroupement créé caractérisant l’Europe est défini par l’UE-27.



Les professeurs-chercheurs; EPE (MELS) : utilisation de la variable caractérisant le pays de
diplomation du doctorat. Le regroupement créé caractérisant l’Europe est défini par l’UE-27.



Le financement de la recherche universitaire; SIRU (MELS) : utilisation de la variable PAYS
caractérisant la localisation des pourvoyeurs de fonds. Le regroupement créé caractérisant l’Europe
est défini par l’UE-15 et représente 98 % du financement octroyé par l’UE-27.



Les publications scientifiques; BDBC (OST) : utilisation de la variable PAYS de l’adresse des auteurs.
Les publications peuvent être dénombrées plusieurs fois lorsque plus de deux pays collaborent avec
le Québec. Les parts et les ratios sont alors toujours calculés sur la base des totaux réels de
publications afin d’éviter les biais causés par les doubles comptes. Le regroupement créé
caractérisant l’Europe est défini par l’UE-27.



Les brevets; USPTO (OST) : utilisation des variables PAYS des dimensions inventeurs et titulaires.
Le regroupement créé caractérisant l’Europe est défini par l’UE-27.

Les mesures et les indicateurs utilisés :


La fréquence et la sommation : fait simplement référence au dénombrement distinct de peuplons et à
l’addition de ceux-ci pour en comparer l’ampleur.



La part : ratio permettant de comparer l’ampleur relative. Les ratios s’appliquent sur les totaux.
= (valeur d’un élément/total de l’ensemble)* 100.



Le taux de croissance : variation calculée entre deux périodes à partir des fréquences et sommations.
= (période récente – période historique)/période historique)* 100.

2



La moyenne des facteurs d'impact relatifs (MFIR) : mesure de la visibilité et de la qualité des revues
où paraissent les publications scientifiques (normalisées selon la spécialité disciplinaire), la valeur 1
représentant la moyenne mondiale.



La moyenne des citations relatives (MCR) : mesure d'impact de chaque article dans la
documentation scientifique ultérieure (normalisée selon la spécialité disciplinaire), la valeur 1
représentant la moyenne mondiale.



Les brevets triadiques : les brevets triadiques représentent un ensemble de brevets actifs dans trois
offices de propriété intellectuelle : le United State Patent and Trademark Office (USPTO-États-Unis),
le European Patent Office (EPO-Europe) et le Japan Patent Office (JPO-Japon).

1
2

1

2

Définition et historique de la MFIR : voir annexe 1.
Définition et historique de la MRC : voir annexe 2.

3

FAITS SAILLANTS

Part européenne dans le total étranger

Figure 1 – Mesure d’intensité de la collaboration du Québec avec l’Europe selon cinq indicateurs RSTI pour
la période 2001-2007

50%

Part des diplômés européens (UE-15) dans le total

Part du financement étranger provenant de l'Europe

Part européenne des professeurs-chercheurs diplômés
au doctorat à l'extérieur du Canada

Part des publications scientifiques réalisées en
collaboration internationale avec l'Europe

Part
Part des
des inventions
inventions brevetées
brevetéesréalisées
réalisée avec un
collaborateur
européeneuropéen
avec un collaborateur

45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

Période
Source : ErQ
Compilation DPA, 2010-04-12

De façon générale, la collaboration scientifique avec les pays européens se porte bien selon les mesures
d’intensité utilisées, puisque la part occupée par l’Europe dans le total des collaborations internationales
est appréciable et tend à augmenter dans le temps. Cette analyse a aussi permis de caractériser la nature
des relations qu’entretient le Québec avec l’Europe. Voici par thème les grands faits saillants de cette
analyse :

La diplomation au doctorat, en sol européen, du corps professoral
universitaire québécois


La part totale des chercheurs ayant obtenu leur doctorat au Canada est en hausse, ce qui influence à
la baisse la part des diplômés européens et américains (Figure 1).



Le nombre de professeurs-chercheurs diplômés au doctorat des universités américaines ou
européennes est plutôt stable. Toutefois, l’Europe détient une part plus importante que les
États-Unis, et ce, pour l’ensemble de la période analysée (Figure 2).

4



Les disciplines à caractère scientifique attirent maintenant davantage les professeurs-chercheurs
diplômés en Europe (Tableau 3).



Des universités du G3 , seule l'Université McGill affiche une croissance des professeurs-chercheurs
diplômés au doctorat d’une université européenne. C’est le réseau des Universités du Québec (UQ)
qui accueille le plus de diplômés européens au sein de son corps professoral (Tableau 4).



Une plus grande part de la cohorte (59,0 %) des chercheurs ayant obtenu un diplôme d’une
université européenne réalise au moins 40 % des publications scientifiques en collaboration
internationale avec un collaborateur européen, comparativement aux autres chercheurs (52,5 %)
(Tableau 5).

3

Les diplômés européens ayant gradué
d'enseignement universitaire québécois

dans

un

établissement



De façon générale, les diplômés européens connaissent une croissance sur l’ensemble de la période
analysée (Figure 3).



La part qu’ils représentent au sein de l’effectif total est plutôt stable et se maintient entre 2,7 % et
3,1 % du total des diplômés sur l’ensemble de la période, mais leur représentation au sein de l’effectif
étranger baisse (Figure 3).



La grande majorité des diplômés européens sont de citoyenneté française (Figure 4).



Les universités francophones affichent une part d’étudiants français plus élevée que les universités
anglophones. Ces dernières accueillent une clientèle européenne plus diversifiée (Tableau 6).



Le postdoctorat indique une représentation importante des Européens (près du tiers en 2007)
(Tableau 7).

Le financement de la recherche universitaire en provenance de l'Europe


Le financement étranger est relativement stable sur l’ensemble de la période. Les États-Unis
représentent le plus grand pourvoyeur de fonds étranger (Figure 5).



Le soutien financier en provenance des compagnies et des corporations étrangères est la source de
financement étrangère la plus importante pour les universités québécoises (Figure 6 a et b).



Au sein de l’UE-15 , la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suède représentent
plus de 96 % du financement octroyé aux universités québécoises (Figure 8).



Parmi le G3, les universités francophones obtiennent davantage de financement en provenance de
l’Europe (Figure 9).

3

G3 : Université McGill, Université de Montréal, Université Laval et leurs centres affiliés.
UE-15 : France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Irlande, Royaume-Uni, Danemark, Grèce, Espagne, Portugal, Finlande, Suède
et Autriche. Le financement octroyé par lUE-15 représente 98 % de celui octroyé par l’UE-27.

4

4

5



L’Université de Montréal, qui accaparait 45 % du financement européen en 2001, a vu son enveloppe
fondre à l’avantage de l’Université Laval qui, au terme de la période analysée, se hisse au premier
rang (Figure 9).

Le programme PSR-SIIRI – Initiative de recherche en collaboration
internationale


Outre les nanotechnologies, les domaines bénéficiant des subventions les plus importantes dans le
cadre du programme PSR-SIIRI sont en accord avec les domaines de recherche prioritaires du
Québec (Tableau 8).



L’Union européenne et l’Asie sont les deux territoires qui obtiennent potentiellement le plus de
financement (Tableau 9).

Les congés fiscaux admissibles pour les chercheurs et les experts
européens en entreprise


L’émission des certificats est en baisse. La part des certificats délivrés à des Européens régresse
également (Tableau 10).



Les représentants européens ciblant un séjour dans les entreprises québécoises méritent plus de la
moitié des certificats délivrés (Tableau 10).



La France récolte la part la plus importante des certificats délivrés (54,8 % de la cohorte européenne)
(Tableau 11).

Les publications scientifiques en collaboration avec l’Europe


La tendance mondiale est clairement à la hausse sur le plan des publications scientifiques réalisées
en collaboration internationale. À ce chapitre, le Québec affiche une croissance constante depuis
2000 (Figure 11).



La croissance des publications scientifiques réalisées en collaboration avec l’Europe est légèrement
supérieure à la croissance générale des publications en collaboration internationale. (Tableau 12)



La France représente le plus important collaborateur européen du Québec. Toutefois, son taux de
croissance est en deçà du taux de croissance générale des collaborations internationales
québécoises (Tableau 13).



Dans l’ensemble, le G3 récolte 82,3 % des publications scientifiques réalisées en collaboration avec
les pays européens (Tableau 14).



Outre la psychologie, les disciplines qui présentent une augmentation de la part des publications
scientifiques réalisées en collaboration internationale sont des disciplines scientifiques, notamment la
biologie et les sciences de la santé (Figure 12).

6



De façon générale, les publications scientifiques réalisées en collaboration internationale obtiennent
5
un impact supérieur à la moyenne nationale (1,14). La collaboration internationale aurait un effet
positif sur la notoriété des revues dans lesquelles les publications sont acceptées et sur le nombre de
citations réellement obtenues. Les publications réalisées avec les pays européens obtiennent un
impact supérieur aux autres publications réalisées en collaboration internationale (Tableau 15).

Les brevets USPTO réalisés et détenus en collaboration avec l’Europe


La part des brevets d’invention que détient le Québec et qui obtiennent une sanction positive auprès
des trois grands offices de propriété intellectuelle (USPTO, EPO, JPO) est en hausse constante
depuis 1993. L’Europe participe à 40,2 % des brevets québécois partagés avec un partenaire
international pour la même période (Figure 13).



L’Europe participe environ au quart des inventions québécoises reconnues par l’USPTO. L’année
2007 fait place à la plus importante participation de l’Europe (Figure 13).

5

Voir section Notes méthodologiques, p. 2.

7

RÉSULTATS
La diplomation au doctorat, en sol européen, du corps professoral
universitaire québécois
Avant de s’intéresser à la mesure proprement dite de l’intensité des collaborations internationales, il
apparaît intéressant de présenter un portrait des chercheurs ayant obtenu leur doctorat dans un pays de
l’Europe (UE-27). Nous sommes tentés de croire que les chercheurs ayant profité d’un séjour dans les
vieux pays au cours de leurs études universitaires seraient plus enclins à collaborer avec ceux-ci.
L’hypothèse peut se vérifier. Maintenant, est-ce que cette cohorte de professeurs-chercheurs liée à
l’Europe est en augmentation?

Figure 2 – Répartition du corps professoral universitaire québécois selon le lieu de diplomation (doctorat)

Nombre de professeurs-chercheurs

ÉTATS-UNIS

CANADA

AUTRES

EUROPE

5000
4500
4000
3500
3000
2500
2000
1500
1000
500
0
1994

1996

1998

2000

2002

2004

2006

période
Source : ErQ-EPE (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

8

Tableau 1 – Lieu d’obtention des doctorats du corps professoral universitaire québécois
Pays / Continents
CANADA
EUROPE

1993-1994 2006-2007
%
%
42,2
51,5
17,5
16,0

France
Royaume-Uni
Ailleurs Europe de l'Ouest
Ailleurs Europe de l'Est
Belgique

9,2
3,6
2,5
1,2
1,1

8,0
3,3
2,6
1,3
0,8

15,3
0,5
0,1
0,1
24,9

14,1
0,8
0,2
0,1
18,3

Total (%)

100,0

100,0

Total en nombre

8392

8710

ÉTATS-UNIS
ASIE
AMÉRIQUES (autres)
AFRIQUE
AUTRES

Source : ErQ-EPE (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constats (Figure 2 et Tableau 1) :


La part totale des chercheurs ayant obtenu leur doctorat au Canada est en hausse.



Les professeurs-chercheurs diplômés au doctorat des universités américaines ou européennes sont
plutôt stables. Toutefois, l’Europe obtient une part plus importante que les États-Unis, et ce, pour
l’ensemble de la période analysée.



Du côté de l’Europe, la France et le Royaume-Uni affichent un recul au cours de la période analysée
(-1,2 % et -0,3 % respectivement).

9

Tableau 2 – Répartition, par cohorte d’âge, du corps professoral universitaire québécois diplômé au
doctorat d’une université européenne

Groupes d'âge

Part du total européen
1
Tx croissance
1993 (P1) 2006 (P2)

Total (N)

1470

1393

-5,2 %

moins de 35 ans
35-44 ans
45-54 ans
55-65 ans
plus de 65 ans

7,1 %
23,4 %
41,3 %
24,5 %
3,7 %

6,9 %
27,6 %
27,7 %
31,1 %
6,7 %

-7,7 %
11,6 %
-36,4 %
20,3 %
70,9 %

1

Tx croissance = (P2-P1)/P1

Source : ErQ-EPE (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Groupes d'âge

Part du total sans Europe
1993 (P1)
2006 (P2)

Tx croissance

1

Total (N)

6922

6415

-7,3 %

moins de 35 ans
35-44 ans
45-54 ans
55-65 ans
plus de 65 ans

9,6 %
31,4 %
37,1 %
19,5 %
2,4 %

7,3 %
27,5 %
34,8 %
27,2 %
3,2 %

-30,1 %
-19,0 %
-12,9 %
29,4 %
26,4 %

1

Tx croissance = (P2-P1)/P1

Source : ErQ-EPE (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constat :


La cohorte des professeurs-chercheurs détenant un doctorat d’une université européenne affiche une
répartition par groupe d’âge légèrement différente de celle définissant les autres professeurschercheurs, car cette dernière apparaît légèrement plus âgée en 2006 (37,8 % comparativement à
30,4 % pour les 55 ans et plus).

10

Tableau 3 – Répartition, par domaine de recherche, du corps professoral universitaire québécois diplômé
au doctorat d’une université européenne
Domaines
Total (N)
SCIENCES HUMAINES
SCIENCES PURES
SCIENCES APPLIQUÉES
SCIENCES DE LA SANTÉ
LETTRES
SCIENCES DE L'ADMINISTRATION
SCIENCES DE L'ÉDUCATION
DROIT
ARTS
ÉTUDES PLURISECTORIELLES
1Tx croissance = (P2-P1)/P1

Part du total européen
Tx croissance 1
1993
2006
1470

1393

30,2 %
18,6 %
15,1 %
7,2 %
11,5 %
5,6 %
5,6 %
2,8 %
3,3 %
0,2 %

25,1 %
21,1 %
18,7 %
10,4 %
6,7 %
7,2 %
3,7 %
3,4 %
3,2 %
0,4 %

-5,2 %
-21,2 %
7,7 %
17,6 %
36,8 %
-44,4 %
22,0 %
-37,8 %
14,6 %
-6,3 %
100,0 %

Source : ErQ-EPE (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constat :


Les disciplines à caractère scientifique attirent maintenant davantage les professeurs-chercheurs
diplômés en Europe. Cette situation représente un important changement de paradigme puisque les
domaines des sciences humaines, les sciences de l’éducation et les lettres affichent un recul
important (décroissance de la part de 21,2 %, 37,8 % et 44,4 % respectivement).

11

Tableau 4 – Répartition, par établissement d’enseignement universitaire, du corps professoral universitaire
québécois diplômé au doctorat d’une université européenne
Établissements d'enseigement
universitaire
Total (N)
Bishop's
Concordia
HÉC
Laval
McGill
Montréal
Polytechnique
Sherbrooke
Réseau de l'UQ
ÉNAP
ÉTS
INRS
TÉLUQ
UQAC
UQAM
UQAO
UQAR
UQAT
UQTR
1Tx croissance = (P2-P1) / P1

Part du total européen
1993 (P1) 2006 (P2)

Tx croissance 1

1470

1393

-5,2 %

0,7 %
5,8 %
1,1 %
22,0 %
14,2 %
19,7 %
2,6 %
7,4 %
26,5 %
0,9 %
2,2 %
0,1 %
1,6 %
13,8 %
1,4 %
1,9 %
0,1 %
4,4 %

1,0 %
7,0 %
1,6 %
17,7 %
16,4 %
20,1 %
3,2 %
7,2 %
25,7 %
0,3 %
2,1 %
3,2 %
0,6 %
1,4 %
10,3 %
1,7 %
1,9 %
0,8 %
3,4 %

40,0 %
15,3 %
37,5 %
-23,8 %
9,6 %
-3,4 %
18,4 %
-8,3 %
-8,0 %

123,1 %
37,5 %
300,0 %
-20,8 %
-29,1 %
14,3 %
-3,6 %
450,0 %
-25,0 %

Source : ErQ-EPE (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constats :


Des universités du G3, seule l'Université McGill affiche une croissance des professeurs-chercheurs
diplômés au doctorat d’une université européenne.



C’est le réseau de l'Université du Québec (UQ) qui affiche le plus grand nombre de diplômés au
doctorat d’une université européenne au sein de son corps professoral. La concentration de
spécialités dans le domaine des sciences sociales et humaines dans le réseau de l'UQ expliquerait
ce constat (Tableau 3).



Toutefois, la hausse des chercheurs diplômés d’universités européennes dans les domaines à
caractère scientifique pourrait expliquer les hausses enregistrées par l’École des technologies
supérieures (ETS), l’Institut national de recherche scientifique (INRS) et l’École polytechnique,
notamment.

12

Tableau 5 – Collaborations scientifiques européennes des chercheurs québécois diplômés d’une université
européenne

Part des publications réalisées en collaboration internationales avec l'Europe
moins de 60 %
60 % et plus
Diplômés européens
Autres chercheurs
Diplômés européens
Autres chercheurs
Cohorte de chercheurs

277

1321

398

1461

Part de chercheurs (%)
moins de 20 %
20 % et moins de 40 %
40 % et moins de 60 %
60 % et moins de 80 %
80 % et plus

6,2
15,7
9,9
7,0
2,2

7,0
17,7
12,6
6,1
4,1

9,8
15,9
14,5
9,6
9,2

12,3
16,4
9,8
5,2
8,7

Source: ErQ-Thomson Reuters (ISI) (OST)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-14

Constats :


Une plus grande part (28,4 %) de la cohorte des chercheurs ayant obtenu un diplôme d’une
université européenne réalise un minimum de 60 % de ses publications scientifiques en collaboration
internationale, comparativement aux autres chercheurs (24,2 %).



Une plus grande part de la cohorte (59,0 %) des chercheurs ayant obtenu un diplôme d’une
université européenne réalise au moins 40 % des publications scientifiques en collaboration
internationale avec un collaborateur européen, comparativement aux autres chercheurs (52,5 %).

13

Les diplômés européens ayant gradué
d’enseignement universitaire québécois

dans

un

établissement

Première vitrine de la collaboration universitaire, l’accueil d’étudiants étrangers est une pratique qui, à
terme, peut favoriser la collaboration internationale. L’analyse qui suit présente l’ampleur et la répartition
des étudiants européens fréquentant les universités québécoises.

Figure 3 – Ampleur des diplômés européens ayant gradué dans un établissement d’enseignement
universitaire québécois
Nombre de diplômés européens
Part des diplômés européens dans le total

Nombre de diplômés européens

3,2
3,2
3,1
3,1
3,0
3,0
2,9
2,9
2,8
2,8
2,7
2,7

1400
1200
1000
800
600
400
200
0
2001

2002

2003

2004

2005

2006

Part des diplômés européens (%)

1600

2007

Période
Source : ErQ-GDEU (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constats :


De façon générale, les diplômés européens connaissent une croissance sur l’ensemble de la période
analysée.



La part qu’ils représentent au sein de l’effectif total est plutôt stable et se maintient entre 2,7 % et
3,1 % du total des diplômés sur l’ensemble de la période.

14

Figure 4 – Répartition, par pays, des diplômés européens ayant gradué dans un établissement
d’enseignement universitaire québécois

Italie; 2,0 %
Belgique; 3,6 %

Espagne; 1,6 % reste de l'Europe;
5,5 %

Allemagne; 4,7 %
Royaume-Uni;
5,0 %

France;
77,6 %

Source : ErQ-GDEU (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constats :


La grande majorité des diplômés européens sont de citoyenneté française.



Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Belgique suivent respectivement.

15

Tableau 6 – Part des diplômés européens selon l’établissement d’enseignement universitaire québécois
Établissements d'enseignement
universitaire
U. de Montréal
U. McGill
U. Laval
U. Concordia
U. de Sherbrooke
Polytechnique
U. Bishop's
Réseau de l'UQ

France

Part des diplômés 2001-2007
Royaume-Uni Reste de l'Europe
%

83,4
50,7
90,1
48,4
88,5
90,0
45,0
89,2

0,6
17,4
0,4
18,0
0,2
0,0
5,0
0,5

16,0
31,9
9,5
33,6
11,2
10,0
50,0
10,3

Source : ErQ-GDEU (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constats :


Les universités francophones affichent une part d’étudiants français plus élevée que les universités
anglophones.



Les universités anglophones accueillent une clientèle européenne plus diversifiée.

Tableau 7 – Répartition, selon les sanctions décernées, des diplômés européens ayant gradué dans un
établissement d’enseignement universitaire québécois

Sanctions décernées
Baccalauréat
Maîtrise
Doctorat
Post Doctorat

Périodes
2001
2007
(%)
1,6
1,8
5,9
6,5
7,3
10,5
28,5
30,9

Source : ErQ-GDEU (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constat :


La part des diplômés selon les sanctions est plutôt stable, outre le postdoctorat, lequel indique une
représentation importante d’Européens.

16

Le financement de la recherche universitaire en provenance de l’Europe
L’analyse du financement de la recherche universitaire québécoise permet d’évaluer la nature et l’ampleur
du soutien en provenance de l’Europe.

Gouvernement fédéral

Secteur privé canadien

Sources étrangères

)

Autre sources

700

(

Financement en dollars constants 2007 (M$)

Figure 5 – Financement de la recherche universitaire québécoise selon la catégorie d’organismes
pourvoyeurs 6 de fonds (dollars constants de 2007 7)

600

Gouvernement provincial

500
400
300
200
100
0
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Période
Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constats :


Depuis 1998, le financement de la recherche universitaire s’est grandement accru.



On constate toutefois un essoufflement du financement public (fédéral et provincial) depuis 2004.



Le financement de sources étrangères est stable sur l’ensemble de la période. Toutefois, la part du
total du financement passe de 7 % (40,0 M$) en 1997 à 6 % (76,4 M$) en 2006.

6
7

Autres sources : organismes publics et parapublics, établissements d'enseignement universitaire.
Selon l'indice implicite du PIB canadien publié par Statistique Canada.

17

Figure 6 – Financement de la recherche universitaire provenant de sources étrangères selon la catégorie
d’organismes pourvoyeurs de fonds
a) Ampleur en dollars constants 2007 8
Compagnies et corporations

Fondations, associations et sociétés

Gouvernements

Autres Sources

40
35

Financement ( M $)

30
25
20
15
10
5
0
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Période

Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

8

Selon l'indice implicite du PIB canadien publié par Statistique Canada.

18

b) Part du financement étranger total

Part du financement total étranger (%)

Compagnies et corporations
Fondations, associations et sociétés
Gouvernements
Autres
Autres Sources
sources
60
50
40
30
20
10
0
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Période
Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constats :


Dans l’ensemble, le financement de sources étrangères provenant des trois principaux pourvoyeurs
de fonds a augmenté même si la part régresse pour deux d’entre eux.



Le soutien financier en provenance des compagnies et des corporations étrangères constitue la
source de financement étranger la plus importante pour les universités québécoises, et ce, malgré un
fléchissement en fin de période.

19

Figure 7 – Répartition, par juridiction, du financement (dollars constants de 2007 9) provenant de sources
étrangères

Financement
(M $)
financement
(M $)

États-Unis

UE-15

Autres juridictions

60
50
40
30
20
10
0
1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Période
Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constats :


Les États-Unis représentent le grand pourvoyeur de fonds étrangers.



Le financement en provenance de l’Europe s’est légèrement accentué au cours de la période.

9

Selon l'indice implicite du PIB canadien publié par Statistique Canada.

20

Figure 8 – Répartition du financement provenant de sources étrangères selon la juridiction de provenance
Part du financement étranger
provenant de l’UE-15 (2006)

Répartition par pays du financement
provenant de l’UE-15 (2006)

Pays-Bas
Finlande

États-Unis;
78,2 %

UE-15;
15,9 %

Autres
source
étrangères

Danemark
Italie; 1,4 %
Allemagne;
7,2 %
Belgique;
4,2 %
RoyaumeUni; 16,9 %

Grèce

Espagne
Autriche

Luxembourg
Portugal

France;
63,2 %

Suède; 4,8 %

Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constat :


10

10

Au sein de l’UE-15 , la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et la Suède représentent
plus de 96 % du financement octroyé aux universités québécoises.

UE-15 : France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Irlande, Royaume-Uni, Danemark, Grèce, Espagne, Portugal, Finlande,
Suède et Autriche. Le financement octroyé par l’UE-15 représente 98 % du financement octroyé par l’UE-27.

21

Figure 9 – Répartition du financement (dollar constant de 2007 11) de la recherche universitaire provenant
de sources étrangères selon l’établissement d’enseignement universitaire québécois
Montréal

Laval

McGill
Mc
Gill

Réseau de l'UQ

Polytechnique

Sherbrooke

Concordia

HEC

50,0

Part du financement UE-15 total

45,0
40,0
35,0
30,0
25,0
20,0
15,0
10,0
5,0
0,0
2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Période
Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA, septembre 2009

Constats :


L’Université McGill est l’université qui récolte la plus grande part du financement étranger total
(données non présentées). L’analyse du financement provenant de l’Europe permet de mettre en
évidence une autre dynamique. En effet, parmi le G3, les universités francophones obtiennent
davantage de financement en provenance de l’Europe. Il est possible de croire que le retrait de la
France du total européen ramènerait McGill en première place.



L’Université de Montréal, après un parcours marqué par le ralentissement du financement en
provenance de l’Europe vers la fin de la période analysée, voit l’Université Laval la détrôner à la suite
d’une période de croissance importante (2003-2005), et ce, malgré une chute importante de la
représentation des professeurs diplômés au doctorat d’une université européenne (Tableau 4).



Malgré une augmentation du financement européen obtenu, la part accaparée par les universités
hors-G3 diminue.

11

Selon l'indice implicite du PIB canadien publié par Statistique Canada.

22

Figure 10 – Répartition, par domaine de recherche, du financement (dollars constants 2007) de la
recherche universitaire octroyé par les pays européens UE-15

Sciences pures
Sciences humaines et sociales

70,0
60,0
50,0

p

Part du financement européen UE-15 total (%)

( )

Sciences de la santé
Sciences appliquées
Non applicable

40,0
30,0
20,0
10,0
0,0
2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

Période

Source : ErQ-SIRU (MELS)
Compilation DPA, 2009-09-15

Constats :


Le financement de la recherche dans le secteur de la santé explose. Il accapare plus de 60 % du
financement de la recherche en provenance de l’Europe.



Le financement de la recherche dans le domaine des sciences pures et appliquées en provenance
des pays européens recule de façon importante quant à la part que ce financement représente dans
l’assiette totale.



Le financement en sciences humaines et sociales est demeuré plutôt stable quant à la part qu’il
représente pour l’ensemble de la période.

23

Le programme PSR-SIIRI – Initiative de recherche en collaboration
internationale
Tableau 8 – Répartition, par domaine de recherche, du total des subventions octroyées à des
projets du PSR-SIIRI réalisés en collaboration avec l’Union européenne (2005-2009)

Domaines de recherche du projet

Subventions
accordées (k $)

Total PSR-SIIRI (Union européenne)

8 030,70

Technologies de l'information
Santé
Génomique / protéomique
Nanotechnologies
Optique-Photonique
Matériaux de pointe
Changements climatiques
Sciences humaines
AUTRES
Biotechnologies
Géomatique
Aéronautique / aérospatiale
Sciences de la mer
Gestion de l'eau
Génie chimique; Hydrogène
Développement durable
Énergies renouvelables
Aliments fonctionnels
Bioinformatique

1 554,17
992,75
818,92
667,25
659,20
641,25
582,25
574,51
410,21
248,16
246,74
243,05
160,14
83,41
78,20
51,75
10,25
6,00
2,50

Source : DCI-PSR-SIIRI
Compilation DPA, 2009-09-14

Constat :


Outre les nanotechnologies et l'aérospatiale, les domaines bénéficiant des subventions les
plus importantes dans le cadre du programme PSR-SIIRI sont en accord avec les domaines
de recherche prioritaires du Québec.

24

Tableau 9 – Part, selon les territoires, du financement total octroyé dans le cadre du programme
PSR-SIIRI
Territoire

2005

2006

Période
2007 2008

2009

TOTAL

%
Union européenne
Asie
Amérique du Nord
Amérique Latine et Antilles
Moyen-Orient
Océanie
Afrique

73,8
16,5
4,4
9,4

68,0
32,4
12,5
5,1
4,9

43,7
46,9
16,3
5,6
3,3

67,8
8,6
19,8
6,7
10,9

72,3
27,1
39,3
36,8
12,0
6,3
0,2

62,9
24,4
21,2
11,5
8,2
1,7
0,04

Source : PSR-SIIRE (DCI-DGRISS)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-14
Note :

Le total de chaque colonne est supérieur à 100 %, car les projets financés par le PSR-SIIRI impliquent souvent
des chercheurs de territoires différents. Aux fins de cette compilation, le financement accordé à chaque
projet n'a pas été réparti par territoire.

Constats :


L’Union européenne et l’Asie sont les deux territoires participants qui obtiennent
12
potentiellement le plus de financement .



Les ententes incluant plusieurs participants, plus fréquentes en 2009, permettent à quatre
territoires d’obtenir une participation supérieure au tiers des ententes signées.

12

Aucune répartition des ententes multi-participants.

25

Les congés fiscaux admissibles pour les chercheurs et les experts
européens en entreprise
Tableau 10 – Répartition des chercheurs et des experts étrangers européens admissibles au congé fiscal
selon la citoyenneté (période du 01/01/2005 au 31/08/2009)
Citoyenneté
Française
Allemande
Britannique
Suédoise
Belge
Hollandaise
Russe
Irlandaise
Italienne
Suisse
Autres
Total Europe
Total
certificat
délivré

2005
CE
EE
47
9
10
5
10
2
5
1
2
2
2
1
2
5

1

2006
CE
35
9
6
1
3

EE
15
1
2

2
3
3
1
1
2

1

2007
CE EE
22
8
8
8
2
1
1
1
2
1
1
1
4

2

2008
CE
EE
34
12
5
2
3
1
1
2
1
2
1
1
2
1
8
2

2009
CE
EE
26
7
3
1
6
2

1
1
2
1
2

1
1

CE
164
35
33
8
8
2
7
6
6
5
21

Total
EE
Total
51
215
9
44
9
42
2
10
1
9
6
8
1
8
1
7
6
1
6
7
28

Proportion
56,1 %
11,5 %
11,0 %
2,6 %
2,3 %
2,1 %
2,1 %
1,8 %
1,6 %
1,6 %
7,3 %

104

85

62

78

54

295

88

383

62,0 %

154

126

102

131

105

484

134

618



CE = Chercheurs étrangers
EE = Experts étrangers
Les données de l’année 2009 vont du 1er janvier au 31 août.
Compilation DIT-DGRISS, 2009-09-08

Constats :


Les représentants européens se voient délivrer plus de la moitié des certificats.



Les cinq pays dominant le palmarès du financement de la recherche universitaire occupent ici aussi
les cinq positions de tête.



L’émission des certificats est en baisse. La part des certificats délivrés à des Européens régresse
aussi.

26

Tableau 11 – Répartition des professeurs et des stagiaires postdoctoraux étrangers européens admissibles
au congé fiscal selon la citoyenneté (période du 01/01/2006 au 31/12/2008)
Citoyenneté
Française
Allemande
Britannique
Suédoise
Belge
Néerlandaise
Russe
Irlandaise
Italienne
Espagnole
Suisse
Autres
Total Europe
Total certificat
émis

Effectif
SPDE

Total

4
1
7
3
85

182
24
11
3
9
4
4
1
21
20
14
27
320

222
35
21
4
14
5
6
1
25
21
21
30
405

54,8 %
8,6 %
5,2 %
1,0 %
3,5 %
1,2 %
1,5 %
0,2 %
6,2 %
5,2 %
5,2 %
7,4 %
50,40 %

268

535

803

100 %

PE
40
11
10
1
5
1
2

Proportion

PE = professeurs européens
SPDE = stagiaires postdoctoraux européens
Source : MELS
Compilation DIT-DGRISS, 2009-09-16

Constats :


Les professeurs européens représentent une part moins importante (31,7 %) des certificats délivrés,
comparativement aux trois autres statuts analysés (plus de 60 %).



La France récolte la part la plus importante de l’effectif analysé (54,8 % de la cohorte européenne).



Toutefois, l’Europe s’accapare d’une part un peu plus faible des certificats comparativement à
l’analyse portant sur les chercheurs et les experts (Tableau 10). La dynamique universitaire affiche
donc une diversité de provenance plus grande que la dynamique industrielle ou d’entreprise.

27

Les publications scientifiques en collaboration avec l’Europe
Figure 11 – Évolution du nombre de publications scientifiques québécoises pour la période 2000-2007

Source : ErQ-Thomson Reuters (OST/UQAM)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constats :


La tendance mondiale est clairement à la hausse au chapitre des publications scientifiques réalisées
en collaboration internationale.



Le Québec ne fait pas exception à cette tendance. Le Québec affiche une croissance constante sur
le plan de ses publications scientifiques réalisées en collaboration internationale depuis 2000.

28

Tableau 12 – Évolution du nombre de publications scientifiques réalisées en collaboration internationale
pour la période 2000-2007
Pays

Période
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007

Total 1

Tx de
croissance
(%)

Total mondial 1

2 729 2 932 2 957 3 476 3 471 4 197 4 280 4 568 28 610

67,4

Europe
États-Unis
Japon
Chine
Suisse
Russie
Australie
Brésil
Corée du Sud
Israël
Mexique
Inde
Taïwan
Argentine
Iran
Nouvelle-Zélande

1 286 1 300 1 359 1 600 1 616 2 073 2 121 2 223 13 578
1 300 1 423 1 445 1 604 1 646 1 984 1 958 2 116 13 476
169 179 139 177 162 206 224 219 1 475
61
104
93
145 179 247 271 280 1 380
128 128 110 146 132 175 251 223 1 293
87
77
88
104 114 193 167 178 1 008
98
98
95
108 113 138 152 147
949
70
56
76
78
66
116 119 122
703
74
78
57
51
60
119 106 129
674
85
79
78
73
96
84
78
85
658
36
40
34
51
38
69
76
75
419
23
27
29
28
39
56
70
76
348
35
23
25
12
20
46
61
60
282
17
20
20
21
14
50
61
53
256
18
26
20
21
23
47
50
49
254
23
18
19
30
24
23
43
40
220

72,9
62,8
29,6
359,0
74,2
104,6
50,0
74,3
74,3
0,0
108,3
230,4
71,4
211,8
172,2
73,9

part du
total mondial
(%)

47,5
47,1
5,2
4,8
4,5
3,5
3,3
2,5
2,4
2,3
1,5
1,2
1,0
0,9
0,9
0,8

1- La sommation des éléments dépasse le total en raison de la cosignature des publications. Le compte multiple d'une publication est possible.
2- Part du total mondial.
Source : ErQ-Thomson Reuters (OST/UQAM)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constats :


La croissance des publications scientifiques réalisées en collaboration avec l’Europe est légèrement
supérieure à la croissance générale des publications en collaboration internationale (mesure
d’intensité), comparativement à la dynamique calculée pour les États-Unis, où l’on peut conclure,
inversement, à une diminution de l’intensité.



Toutefois, les collaborations avec la Chine explosent. Celles avec le Japon stagnent.

29

Tableau 13 – Évolution du nombre de publications scientifiques réalisées en collaboration avec les pays
européens (UE-27) pour la période 2000-2007
Période
2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

Total
00-07

Total mondial 1

2 729

2 932

2 957

3 476

3 471

4 197

4 280

4 568

28 610

67,4

Europe

1 286 1 300 1 359 1 600 1 616 2 073 2 121 2 223
526
530
537
671
646
835
896
855
309
287
275
324
405
570
575
627
229
257
259
292
315
433
462
482
191
193
178
213
259
316
340
354
87
85
114
133
167
248
227
237
91
80
96
100
182
226
238
256
89
70
103
114
127
154
153
185
60
69
73
73
88
130
131
136
19
28
52
58
83
114
121
105
40
63
40
61
64
95
95
107
68
47
51
65
60
66
54
73
45
41
44
55
42
50
75
67
16
24
28
25
41
46
57
74
23
38
18
20
26
61
51
66
45
38
39
38
38
32
23
29
18
16
20
39
32
33
27
53
4
3
11
15
18
46
48
46
10
11
10
14
21
18
17
19
7
11
10
14
22
10
14
23
8
19
8
13
10
20
12
15
4
3
4
2
8
4
13
28
1
2
2
2
3
4
6
5
1
2
1
2
1
3
2
4
1
1
2
2
5
1
1
1
1

13 578
5 496
3 372
2 729
2 044
1 298
1 269
995
760
580
565
484
419
311
303
282
238
191
120
111
105
66
25
16
12
3

72,9
62,5
102,9
110,5
85,3
172,4
181,3
107,9
126,7
452,6
167,5
7,4
48,9
362,5
187,0
-35,6
194,4
1050,0
90,0
228,6
87,5
600,0
400,0
300,0

Pays

France
Royaume-Uni
Allemagne
Italie
Espagne
Pays-Bas
Belgique
Suède
Norvège
Finlande
Pologne
Danemark
Autriche
République Tchèque
Hongrie
Grèce
Irlande
Portugal
Turquie
Roumanie
Slovaquie
Slovénie
Estonie
Chypre
Luxembourg

Tx de
Part du
croissance (%) total européen (%)





47,5 2 2
40,5
24,8
20,1
15,1
9,6
9,3
7,3
5,6
4,3
4,2
3,6
3,1
2,3
2,2
2,1
1,8
1,4
0,9
0,8
0,8
0,5
0,2
0,1
0,1
0,0

1. La sommation des éléments dépasse le total en raison de la cosignature des publications. Le compte multiple d'une publication est possible.
2. Part du total mondial.
Source : ErQ-Thomson Reuters (OST/UQAM)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-10

Constats :


La France domine le tableau. Toutefois, son taux de croissance est en deçà du taux de croissance
général des collaborations internationales québécoises.



Plusieurs pays européens affichent un taux de croissance des collaborations avec le Québec
supérieur au taux de croissance général des collaborations internationales québécoises.



L’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas se glissent devant la Suède et la Belgique en matière d’intensité
des collaborations scientifiques. Ce constat ne s’applique pas au Tableau 11 et à la figure 7.



La dynamique de collaboration scientifique avec les pays d’Europe de l’Est ne suit pas la cadence
générale mesurée.

30

Tableau 14 – Répartition, par établissement d’enseignement universitaire, du nombre de publications
scientifiques réalisées en collaboration internationale avec les pays européens (UE-27)
Établissement québécois

Total des pubs en collaboration
U. McGill
U. de Montréal
U. Laval
U. Sherbrooke
UQAM
U. Concordia
INRS
UQTR
UQAR
UQSS
UQO
UQAC
ETS
UQAT
U. Bishop
ENAP

2000

2001

2002

Période
2003 2004
%

2005

2006

2007 TOTAL

1 286 1 300 1 359 1 600 1 616 2 073 2 121 2 223 13 578
33,8
31,2
15,6
6,8
3,8
2,1
2,7
1,5
1,0
0,3
0,5
0,6
0,2
0,2
0,1

35,2
29,6
16,5
5,5
4,2
2,5
2,8
1,3
1,0
0,3
0,8
0,4
0,2

33,3
33,4
16,0
5,7
3,6
3,5
2,9
1,1
0,6
0,1
0,6
0,4
0,4
0,1
0,1

31,8
32,6
15,0
5,4
4,5
3,8
3,9
1,3
1,1
0,6
0,8
0,6
0,4
0,2
0,2

35,5
33,8
11,8
5,9
4,2
3,9
2,6
0,6
1,2
0,9
0,6
0,6
0,2
0,2

39,5
32,8
13,9
5,4
4,2
2,6
2,4
1,2
0,7
0,5
0,3
0,5
0,6
0,2

37,2
32,9
12,8
5,0
4,4
2,9
3,3
1,0
1,0
1,0
0,3
0,4
0,6
0,2
0,1

36,7
32,5
13,2
6,4
4,5
2,8
3,1
0,8
1,1
1,0
0,3
0,4
0,3
0,1

35,7
32,5
14,1
5,7
4,2
3,0
3,0
1,1
1,0
0,6
0,5
0,5
0,4
0,1
0,1

0,1

S
E
ti Rrecherche
h h Québec
Q éb (E
Q)
Source
: Expertise
(ErQ)
(Observatoire des sciences et des technologies, 2000-2007)
Compilation DPA, DGRISS, MDEIE, septembre 2009

Constats :


De façon générale, le G3 récolte 82,3 % des publications scientifiques réalisées en collaboration
internationale avec les pays européens.



Cette part a légèrement augmenté depuis 2000 (+ 1,6 %).



L’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal (UQUAM), l’Université Concordia et
l’Institut national de recherche scientifique (INRS) affichent tous des taux de croissance de leur part
des publications scientifiques réalisées en collaboration internationale avec les pays européens
depuis 2000.

31

Figure 12 – Évolution, par domaine de recherche, de la part des publications scientifiques réalisées en
collaboration avec l’Union européenne
2007

2000

variation 2000-2007

Psychologie
Mathématique
Mathématiques
Biologie
Physique
Recherche biomédicale
Médecine clinique
Total
Chimie
Génie
Sciences sociales
Sciences
de la
la terre
Terre et
et de
de l'espace
l’espace
Sciences de
Sciences
de
la
Terre
et
de
l’espace

Santé
Humanités

-30

-20

-10

0

10

20

30

40

50

60

70

80

Part des publications en collaboration internationale réalisées
avec les pays européens (%)

Source : ErQ – Thomson Reuters (OST)
Compilation DPA, 2009-09-09

Constats :


Outre la psychologie, les disciplines qui présentent une augmentation de la part des publications
scientifiques réalisées en collaboration internationale sont des disciplines scientifiques, notamment la
biologie et les sciences de la santé. Ce constat est en accord avec les conclusions du Tableau 3 et
du Tableau 5, qui concluent, d’une part, à la migration de l’expertise européenne vers des domaines
scientifiques (Tableau 3) et, d’autre part, à la plus grande intensité de collaborations européennes
des professeurs-chercheurs détenant un doctorat d’une université européenne (Tableau 5).



Les collaborations internationales, réalisées avec les pays européens dans les domaines liés aux
sciences sociales et humaines, ont chuté depuis 2000.

32

Tableau 15 – Impact 13 des publications scientifiques réalisées en collaboration internationale

Pays

Publications
conjointes (n)

MFIR

MCR

Production nationale

72 779

1,14

1,22

Europe

13 578
282
191
2 044
1 267
760
2 727
3 369
1 297
565
311
419
484
988
303
238
5 459
104

1,32
1,79
1,77
1,64
1,63
1,63
1,61
1,61
1,60
1,52
1,50
1,48
1,45
1,44
1,40
1,29
1,28
1,26

1,73
2,45
3,92
2,37
2,44
3,50
2,67
2,57
2,54
2,94
2,73
2,41
1,90
2,32
2,05
2,17
1,62
2,42

15 032
282
1 008
674
658
1 289
1 475
13 467
947
1 380
702
419
147

1,25
1,92
1,73
1,67
1,66
1,57
1,48
1,45
1,42
1,41
1,32
1,24
0,92

1,46
3,50
2,76
2,74
2,90
2,36
2,25
2,02
3,05
2,20
2,53
2,36
0,61

Hongrie
Irlande
Italie
Pays-Bas
Suède
Allemagne
Royaume-Uni
Espagne
Finlande
Autriche
Danemark
Pologne
Belgique
République Tchèque
Grèce
France
Roumanie
Autres que l’Europe
Taïwan
Russie
Corée du Sud
Israël
Suisse
Japon
États-Unis
Australie
Chine
Brésil
Mexique
Maroc
Source : ErQ-Thomson Reuters ISI (OST)
Compilation DPA, 2009-09-15

13

MFIR : Moyenne du facteur d’impact relatif. Les facteurs d’impact des revues (journaux) qui sont assignés aux articles sont ceux publiés chaque
année par l’ISI dans le Journal Citation Report (JCR). Le facteur d’impact correspond au nombre moyen de citations reçues en un an par les
articles publiés dans une revue donnée au cours des deux années précédentes. Ainsi, les revues les plus fréquemment citées se voient
attribuer un facteur d’impact plus élevé. Cet indicateur correspond à l’impact appréhendé d’un article. Tout le processus de présentation et de
qualification d’une publication auprès des éditeurs caractérise cet indicateur.
MCR : La moyenne des citations relatives, par opposition au MFIR, correspond à l’impact réel d’une publication. L’adhésion de la communauté
aux travaux publiés, peu importe la réputation des journaux dans lesquels ils sont publiés, caractérise cet indicateur.

33

Constats :


De façon générale, les publications scientifiques réalisées en collaboration internationale obtiennent
une MFRI et une MCR supérieures à la moyenne de la production nationale. La collaboration
internationale aurait un effet positif sur la notoriété des revues dans lesquelles les publications
scientifiques québécoises sont acceptées et sur le nombre de citations obtenues par ces mêmes
articles.



Les publications scientifiques réalisées avec la France, principal collaborateur du Québec, affichent
une MFIR et une MCR plus basses que la plupart des pays collaborateurs.

34

Les brevets USPTO réalisés et détenus en collaboration avec l’Europe
Figure 13 – Évolution du nombre de brevets triadiques (USPTO, EPO, JPO) québécois

Brevets triadiques (n)

Part du total
des brevets québécois (%)

( )

30,0
25,0

ébé

200

20,0
b

150
ld

15,0
100

d

10,0
50

5,0

0
1993

Part du total des brevets québécois (%)

Nombre de brevets triadiques

250

0,0
1995

1997

1999

2001

2003

Période
Source : ErQ-USPTO (OST)
Compilation DPA, 2009-09-14

Constats :


La part des brevets d’invention que détient le Québec et qui obtiennent une sanction positive auprès
des trois grands offices de propriété intellectuelle (USPTO, EPO, JPO) est en hausse constante
depuis 1993.



Les brevets triadiques détenus conjointement avec un partenaire international représentent 7,8 % du
total (93-03). L’Europe participe à 40,2 % des brevets québécois partagés avec un partenaire
international pour la même période (données non présentées).

35

Figure 14 - Évolution européenne de la part des inventions brevetées réalisées en collaboration
internationale

Source : ErQ-USPTO (OST)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-16

Figure 15 - Évolution européenne de la part des brevets d'invention dont la propriété est partagée avec un
collaborateur international

Source : ErQ-USPTO (OST)
Compilation DPA-DGRISS, 2009-09-16

Constats:


L'Europe participe environ au quart des inventions québécoises reconnues par l’USPTO. L'année
2007 fait place à la plus importante participation de l'Europe.



La propriété des brevets d'invention est très rarement partagée. Ce fait explique la tendance plus
chaotique de la part des brevets d'invention partagés à l'international.

36

CONCLUSION
Les relations de collaboration qu’entretiennent le Québec et l’Europe sont bien réelles lorsqu’il est question
de recherche et développement. Cette analyse, bien qu’elle soit tournée davantage vers les collaborations
universitaires, démontre clairement la place importante qu’occupe l’Europe dans ses relations
internationales avec des chercheurs québécois. Plusieurs indicateurs démontrent une croissance des
dynamiques de collaboration entre le Québec et l’Europe. Les relations avec la France comptent pour une
part importante des collaborations réalisées avec l’Europe par le Québec, mais on remarque tout de même
une grande diversité des collaborations, alors que la plupart des pays européens sont cités à plusieurs
chapitres.
Ce document permet aussi de relativiser l’importance des relations québéco-américaines par rapport à
l’Europe. Les Américains accaparent une portion importante à certains chapitres (notamment le
financement étranger), mais l’Europe devance les États-Unis à plusieurs chapitres. Il est impossible de
comparer les résultats obtenus avec d’autres données canadiennes. Toutefois, il est fort à parier que le
Québec fait mieux que les autres provinces lorsqu’il est question de collaboration avec l’Europe, compte
tenu de l’intensité des relations avec la France.

37

ANNEXES
Annexe 1 – Moyenne des facteurs d’impact relatifs (MFIR)
Créé dans les années 1960, le facteur d’impact (FI) est un indicateur qui, depuis quelques années, fait
couler beaucoup d’encre dans la communauté scientifique. En effet, cette mesure de l’impact scientifique
des revues (utilisée à l’origine par les bibliothécaires pour choisir leurs abonnements) est graduellement
devenue, au cours des années 1990, un indicateur servant à évaluer la recherche et les chercheurs.
Thomson Reuters compile chaque année le facteur d’impact de chacune des revues qu’il recense de la
façon suivante :
Nombre de citations reçues par la revue X en 2007 pour les documents parus dans la revue en 2005 et 2006
Nombre d’articles, notes de recherche et articles de synthèse parus dans la revue X en 2005 et 2006
Malgré son utilisation fréquente en évaluation de la recherche, le FI ainsi calculé n’est pas exempt de
problèmes. En fait, cinq limites importantes ont été relevées dans la documentation. On note premièrement
une asymétrie entre ce qui est inclus au numérateur et ce qui l’est au dénominateur. En effet, alors que
Thomson Reuters compte au numérateur les citations reçues par tous les types de documents publiés
dans la revue (articles, notes, mais aussi éditoriaux, lettres, éléments de nouvelles, etc.), il ne compte au
dénominateur que les articles, les notes et les articles de synthèse. Ainsi, une revue qui publie beaucoup
d’éditoriaux et de lettres cités dans les autres revues augmente son FI par rapport à une revue qui ne
publie que des articles. Il semble d’ailleurs que cette lacune ait été exploitée par certains éditeurs qui, afin
d’augmenter indûment le FI de leur revue, ont changé simplement le nom de certains articles pour les
transformer en lettres et les retirer ainsi du dénominateur.
Deuxièmement, la probabilité pour un article d’être cité n’est pas la même dans les différents champs
disciplinaires. Par exemple, la moyenne des FI des revues en recherche biomédicale est beaucoup plus
élevée qu’en chimie ou en physique, ce qui va de soi puisque le nombre de références moyen par article
est beaucoup plus élevé en recherche biomédicale que dans les deux autres champs disciplinaires
mentionnés. Ajoutons qu’à l’intérieur même des disciplines, on observe aussi, d’une spécialité à l’autre,
des différences marquées dans les pratiques de publications et de citations qui font en sorte qu’on ne
saurait comparer directement entre eux les FI de différentes spécialités.
Troisièmement, le FI des revues inclut les autocitations, c’est-à-dire les citations qui sont faites à des
articles publiés dans la même revue. Bien que cette inclusion ne pose pas de problèmes a priori, elle est
devenue plus préoccupante récemment lorsque certains éditeurs ont commencé à suggérer fortement aux
auteurs de citer certains travaux précédemment publiés dans leur propre revue.
Quatrièmement, la fenêtre d’observation pendant laquelle les citations sont comptées (deux ans) est
souvent considérée comme trop courte pour mesurer l’impact général des articles puisque, dans certaines
disciplines où le rythme de la recherche est plus lent, les articles ont besoin de plusieurs années avant de
recevoir un nombre important de citations.
Finalement, étant donné que la distribution des citations reçues par les articles d’une revue est
asymétrique ou non paramétrique (une minorité d’articles recevant la grande majorité des citations), le FI
de la revue ne possède qu’un faible pouvoir prédictif sur le nombre de citations susceptibles d’être reçues
par chacun des articles eux-mêmes.

38

Ces limites sont en grande partie corrigées par la moyenne des facteurs d’impact relatifs (MFIR) utilisée
dans le présent rapport. D’abord, l’Observatoire des sciences et des technologies (OST) de l’Université du
Québec à Montréal (UQAM) recompile les facteurs d’impact de chacune des revues recensées 1) en
corrigeant le problème d’asymétrie du numérateur et du dénominateur (seules les citations reçues par les
articles, notes et articles de synthèse sont comptées ici) et 2) en calculant ces FI pour des fenêtres de
deux, cinq et dix ans. Bien que la fenêtre de deux ans soit suffisante pour la très grande majorité des
recherches en SNG (dotées d’un rythme de publication et de citation assez rapide), nous devrions plutôt
utiliser une fenêtre de cinq ans pour les disciplines à caractère plus social où la publication et la diffusion
sont plus lentes. Cela dit, comme le présent rapport s’intéresse aux sciences pures et appliquées, la
fenêtre de deux ans utilisée ici apparaît tout à fait adéquate.
Ensuite, de façon à rendre les données comparables entre les différentes spécialités, la valeur de chacun
des FI est normalisée par la moyenne des FI des revues de sa spécialité. Par exemple, un article publié
dans une revue ayant un FI de 2 dans une spécialité où la moyenne des FI est de 4 obtiendra une valeur
de facteur d’impact relatif de 0,5. Pour calculer ensuite l’impact global d’un groupe de chercheurs, il suffit
simplement de faire la MFIR attribuée à chacun de leurs articles. Ainsi, lorsque la MFIR est supérieure à 1,
les publications de ce groupe de chercheurs ont un impact supérieur à la moyenne mondiale. À l’inverse,
une MFIR en deçà de 1 signifie que cet impact est inférieur la moyenne mondiale.
En ce qui concerne les autocitations des revues, nous avons choisi de les conserver dans le calcul du FI,
car 1) autrement que par le biais d’anecdotes, nous ne connaissons pas l’importance réelle des stratégies
de certains éditeurs qui incitent les auteurs à citer les articles de leurs propres revues et 2) cela pourrait
désavantager certaines revues qui concentrent une majorité de la production scientifique de domaines de
taille modeste, revues dans lesquelles les chercheurs doivent publier et qu’ils doivent nécessairement citer
puisqu’elles contiennent une part importante de la documentation pertinente.
Finalement, le fait que le FI a une valeur prédictive assez faible sur le nombre de citations reçues par
chacun des articles de la revue ne nous apparaît pas ici comme un problème puisque, justement, nous ne
considérons pas cet indicateur comme un tel prédicteur, mais plutôt comme une mesure de l’impact
scientifique des revues et de leur prestige, un impact « appréhendé », en quelque sorte, tandis que
l’impact « réel » des articles sera plutôt mesuré par les citations effectivement reçues par chacun (MCR
décrites ci-dessous). Mentionnons finalement que le facteur d’impact a néanmoins un avantage sur les
citations reçues. En effet, puisqu’il est fondé sur les articles précédemment publiés par la revue, il est offert
dès la publication complète du volume, alors que, comme nous l’expliquons plus bas, les citations
effectivement reçues prennent un certain temps avant de s’accumuler et, par conséquent, de pouvoir être
mesurées.
Source note méthodologique et données : ErQ-BDBC ; OST-UQAM ; 2000-2007.

39

Annexe 2 – Moyenne des citations relatives (MCR)
Les citations reçues par les articles sont généralement considérées comme une juste mesure de l’impact
scientifique des articles. Les mesures de citation comportent cependant certaines limites, bien que moins
nombreuses que celles du FI.
Premièrement, tout comme le FI, les comptes de citations ne peuvent être comparés directement d’une
discipline ou d’une spécialité à une autre. De la même manière, cette limite est toutefois corrigée en
normalisant le décompte des citations de chacun des articles par la moyenne des citations reçues par les
articles de sa spécialité. Au terme de cette normalisation, nous obtenons donc pour chaque article un
indice de « citations relatives » dont il suffit ensuite de calculer la moyenne arithmétique afin d’obtenir la
MCR d’un ensemble donné de publications appartenant à un groupe de chercheurs. Comme pour la MFIR,
une MCR supérieure à 1 signifie que les publications de ces chercheurs obtiennent un impact supérieur à
la moyenne mondiale. À l’inverse, une MCR en deçà de 1 signifie que cet impact est inférieur à la
moyenne mondiale.
Deuxièmement, puisque les citations à un article donné ne s’accumulent qu’au fil des ans, il va sans dire
que les textes plus anciens sont nécessairement avantagés par rapport aux plus récents lorsqu’on
comptabilise l’ensemble des citations reçues par chacun. Afin de corriger ce problème, l’OST utilise des
fenêtres de citations fixes, c’est-à-dire que pour chaque article, nous ne dénombrons que les citations
reçues à l’intérieur d’une certaine période de temps suivant sa publication. La largeur d’une telle fenêtre
doit être adaptée en fonction des pratiques de publication propres à chaque champ disciplinaire. Alors
qu’en SNG, une fenêtre de deux ou trois ans suivant la publication permet d’obtenir une bonne mesure
d’impact fondée sur les citations, dans les sciences sociales et les humanités, il faudra généralement
recourir à des fenêtres beaucoup plus larges de cinq ans, voire de dix ans. Dans le cas du présent rapport,
nous avons retenu une fenêtre de trois ans suivant l’année de publication. Pour un article publié en 2000,
par exemple, nous comptons donc les citations reçues jusqu’en 2003, alors que pour un autre publié en
2001, nous compterons les citations reçues jusqu’en 2004 et ainsi de suite. Cette mesure suppose bien
sûr que les MCR des années 2006 et 2007 sont calculées à partir de fenêtres incomplètes, mais cela ne
pose pas ici de problèmes importants dans la mesure où toutes les publications de la même année sont
traitées de la même manière et que les MRC présentées ici sont calculées pour une période relativement
longue (2000-2007).
Les mesures de citations réalisées par l’OST peuvent, au choix, inclure ou exclure les autocitations (le fait
pour un chercheur de citer ses travaux antérieurs). Généralement, lorsque les mesures bibliométriques
portent sur de petits ensembles (département, groupe de recherche, laboratoire, etc.), on voudra en effet
contrôler l’effet des autocitations en produisant les deux types de MCR. Toutefois, lorsqu’on étudie de
grands territoires comme c’est le cas ici, leur effet sur la MCR demeure très marginal et on préférera donc
les conserver. Finalement, notons que les citations ne sont comptabilisées que pour les publications
indexées dans la base de données.
Source données : ErQ-BDBC ; OST-UQAM ; 2000-2007

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