MEMOIRE RAPPORT H NATURE DANS LA PERMACULTURE.pdf


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INTRODUCTION
La permaculture est un objet d’étude très peu connu en anthropologie : à la fois
mouvement social et écologiste, elle propose un ensemble de principes éthiques, de pratiques,
de techniques, de manières de penser son environnement et de modes de vie différents du
reste de la société. Marginaux, militants altermondialistes, écologistes de tous bords,
agriculteurs et agronomes de renom s’y côtoient pour former un réseau d’acteurs très riche et
hétéroclite. À la fois fortement ancré dans le local et totalement cosmopolite, la permaculture
constitue un terrain de recherche inépuisable.
Premièrement, le choix d’y étudier le « rapport de l’homme à la nature » me permet
d’inscrire ma recherche dans une optique écologique : thématique omniprésente dans la
permaculture, et qui propose, selon moi, une perspective tout à fait inédite.
Deuxièmement, ce sujet constitue une porte d’entrée pour étudier les acteurs de la
permaculture, puisque « les rapports de l’homme à la nature sont l’expression des hommes
entre eux »1. En effet, on constate que les rapports qu’entretiennent les hommes avec leur
environnement dépendent principalement des représentations, croyances et valeurs propres à
chaque société2 – autant d’éléments qui jouent un rôle également important dans les relations
sociales entre les individus ! Mon but est donc d’étudier les rapports sociaux présents dans le
milieu de la permaculture, et ce via l’angle environnementaliste.
La méthode de recherche que j’ai choisie est une méthode inductive, basée sur le travail de
terrain : les questions de recherches et hypothèses apparaitront spontanément au fur et à
mesure du travail d’enquête, via des allers et retours incessants entre le terrain et la théorie.
Dans la première partie de ce mémoire, je définirai mon objet d’étude (la permaculture),
aborderai mes objectifs principaux et détaillerai mes outils et méthodes de recherche.
Dans la deuxième partie, je présenterai les matériaux récoltés lors du travail d’enquête,
selon une série de catégories élaborées par mes soins.
La troisième partie abordera l’aspect plus analytique du mémoire : après avoir dépeint les
ressources mobilisées par les acteurs, ainsi que les pratiques et stratégies qui en découlent,
j’aborderai la question du sens et des logiques d’actions chez les permaculteurs.

1

PICOUET, Michel & al., 2004. « Le renouvellement des théories population-environnement », in Picouet
Michel et al. (eds) Environnement et sociétés rurales en mutation. Approches alternatives., pp. 17-43. Paris : IRD
Editions, Latitudes 23, p. 26.
2
GODELIER, Maurice, 1974. « Considérations théoriques et critiques sur le problème des rapports entre
l’homme et l’environnement », Information sur les Sciences Sociales, 13 (6), 31-60. Pp. 45-46.

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