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Nom original: juifs-et-chretiens-dans-le-coran-exegese-historico-critique.pdf
Auteur: Appolinaire KOULAMA

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ÉTUDE PAR L'EXÉGÈSE HISTORICO-CRITIQUE :
QUE DIT LE CORAN À PROPOS DES JUIFS ET DES CHRÉTIENS ?

Exposée par : Djamila
Transcription par : Appolinaire Noël KOULAMA
Date : Mercredi 03 septembre 2014
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AVANT PROPOS
Des versets coraniques attestent la descente du Coran du ciel, autrement dit Allah parla à Mohamed
par l'intermittence de l'ange Gabriel. En d'autres termes, les sourates contenues dans le Coran, sont
des expressions d'Allah en arabe envoyée à Mohamed. Mais de nombreuses obscurités entachent le
Coran, par les expressions de l'oracle, voyons en exemple deux sourates parmi tant d'autres :
[Sourate 2 Al-Baqarah (la vache) Post-Hégire verset 88] :
88. « Et ils dirent : + Nos cœurs sont enveloppés et impénétrables + - Non mais [Allah] les a
maudits à cause de leur infidélité, leur foi est donc médiocre ».
Cette sourate nous montre, aisément, c'est le prédicateur coranique qui réfléchit, donne
l'enseignement et fait croire à son public, que ce message descend de Dieu. En effet, il n'existe pas
de pronom personnel « Je » pour que la sourate soit ceci :
88. « Et ils dirent : + Nos cœurs sont enveloppés et impénétrables + - Non mais « Je » les ai
maudits à cause de leur infidélité et leur foi médiocre ».
[Sourate 9 At-Tawbah (Le désaveu ou le repentir) Post-Hégire verset 30] :
30. « Les Juifs disent : + Uzayr est fils d'Allah + et les Chrétiens disent : + Le Christ est fils
d'Allah +. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant
eux. Qu’[Allah] les anéantisse! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ? »
Ici, également, l'oracle est curieux, on a l'impression c'est pas Dieu qui parle, le ton exprimé par la
sourate le montre assez bien, il s'agit bien du prédicateur coranique qui souhaite, qu'Allah
anéantisse les juifs et les chrétiens, donc, indiscutablement, c'est lui qui réfléchit et c'est lui qui
exprime, et fait croire que c'est Dieu. En cas d'oracle de Dieu, la sourate serait :
30. « Les Juifs disent : + Uzayr est fils d'Allah + et les Chrétiens disent : + Le Christ est fils
d'Allah +. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant
eux. « Je » les anéantirai pour s'être écarter (de la vérité) ? »
Il faut, donc, lire le texte coranique, avec beaucoup d'attention. Si on lit le texte coranique, tel qu'il
est écrit et si l'on compare les différents versets traitant de ces questions, on est amené à constater
qu'il évoque des choses dont le discours officiel ne parle pas. En fait, sur certains points-clefs, le
texte coranique raconte même tout autre chose à propos des juifs et des chrétiens que ce qui est
enseigné depuis le temps des premiers Califes jusqu'aujourd'hui.
Les sourates 2 verset 88 et la sourate 9 verset 30 indiquent clairement, qu'il ne s'agit pas d'Allah qui
parle par l'intermédiaire de l'ange Gabriel, comme le fait croire la tradition islamique, mais c'est
bien le prédicateur coranique qui parle à sa place. Quel est donc, le message que le prédicateur
coranique veut faire passer ? C'est pour répondre à cette question que, je vous propose cette étude
d'exégèse réalisée par Djamila, qui grâce à elle, nous pouvons comprendre du Coran, ce qu'il dit des
juifs et des chrétiens ? Que veut dire « nassara » ?

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Comment s'effectue l'exégèse historico-critique ?
Selon Wikipedia : L'exégèse (exégesis) en grec ancien : est, en philologie, une étude approfondie et
critique d'un texte. On pratique donc l'exégèse comme un travail préalable à l'édition sur les travaux
de tous les auteurs, anciens comme contemporains.
Qu'il s'agisse de textes profanes ou de textes sacrés, le travail est le même depuis le milieu du XIXe
siècle. Elle se pratique en 10 étapes :
- La critique du texte ;
- La traduction du texte (s'il y a lieu) ;
- L'analyse du texte afin de déterminer l'histoire de sa rédaction ;
- La critique littéraire ;
- La critique de forme ;
- La critique traditionnelle, (la Bible, le Talmud, le Midrash sont des collections de documents
d'exégèse traditionnelle) ;
- Les motivations de l'écrivain ;
- L'histoire des courants littéraires (y compris religieux, s'il y a lieu) ;
- L'interprétation.
Dans cette transcription, la traduction des sourates définie par l’exégèse soulignée par Djamila, n'a
pas été prise en compte ici. La traduction utilisée est celle de la traduction officielle des sites
islamique officielle.
Enfin, pour le respect des musulmans, j'ai pris le soin de parler de Mohamed (dans sa traduction
anglaise et saoudienne), que sa vraie traduction française de Mahomet. En effet, la terminaison
« et » du nom de Mahomet signifient en arabe « n'a pas été révélé ».

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SOMMAIRE
Page
PREMIÈRE PARTIE : CE QUE DIT LE CORAN À PROPOS DES JUIFS ? – – – --

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CHAPITRE I : Introduction : Partir de ce qui écrit littéralement ? – – – – – – – – – – – – 06
CHAPITRE II : Sourate 1 et « Colère de Dieu »

– – – – – – – – – – – – – – – – –

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CHAPITRE III : Reproche et falsification et action de Kafari – – – – – – – – – – – – –

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CHAPITRE IV : Nom et réalité de la Oumma des vrais juifs et chrétiens – – – – – – – – – 19
CHAPITRE V : Des grosses manipulations par ajouts – – – – – – – – – – – – – – – – 23
CONCLUSION :

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – --

26

DEUXIÈME PARTIE : QUE DIT LE CORAN À PROPOS DES CHRÉTIENS ? – --

27

CHAPITRE I : Introduction : L'obscurantisme et le polythéisme – – – – – – – – – – – –

28

CHAPITRE II : Rappel et nouveaux exemples d'interférences – – – – – – – – – – – – –

31

CHAPITRE III : La sourate Al-Fatiya et les jeux d'allusion du verset 2 – – – – – – – – – – 39
CHAPITRE IV : La manière dont les chrétiens sont appelés et le reproche qui leur est adressé dns le
Coran – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – 42
CHAPITRE V : Géographie & Chronologie du prot-Islam avant l'hégire vers Médine (622) –

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PREMIÈRE PARTIE : QUE DIT LE CORAN À PROPOS DES
JUIFS ?

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CHAPITRE I :
Introduction : Partir de ce qui écrit littéralement ?
Le Coran est écrit de la sourate la plus longue à la plus petite. Le texte a tout, pour désappointé celui
qui veut chercher l'information. Il est émaillé des passages obscurs.
On ne lit pas le Coran comment on le comprend, mais on le lit à la lumière des commentaires. Or
ces commentaires [Tafsir] sont imaginatifs et vont parfois imposer au texte une lecture qui va dans
le contraire de son sens littéral Question : Sur quoi se baser pour comprendre les textes coraniques ?
Pour peu qu'on essaye de comprendre le texte sur ce qu'il dit lui-même. Le meilleur moyen pour y
arriver consiste à comparer systématiquement, les passages qui doivent l'être. Par exemple : En
recherchant tous les endroits où apparaissent tel mot ou telle expression Cette méthode de
comparaison interne, est particulièrement fructueuse dans le cas, où les mots paraissent avoir un
sens contradictoire, où les expressions semblent être absurdes, telle est la base de toute exégèse.
Aujourd'hui, l'exégèse est grandement facilitée par les moyens informatiques à notre disposition.
Beaucoup des lieux, la peur d'un résultat qui pourrait être inattendu, fait qu'elle guerre pratiquer
encore. Malgré cela, la recherche a aboutit à un certain nombre d’acquis que les deux parties de
notre exposé tenteront d'en exposer : Le Coran mérite vraiment d'être regarder littéralement.
Le texte formel d'où nous partons, c''st celui qui s'est fait édité sous le roi Farad d'Égypte en 1924.
Le discours islamique informe qu'ils est parfaitement conforma aux textes des origines et que celuici est sortit de la bouche de Mohamed. Mais nous garderons sa conversion en français
Comment expliquer que le texte coranique d'aujourd'hui, présente au tant d'obscurités, des
prédications destinées à convaincre les bédouins arabes n'auront-elles pas dues être parfaitement
claires ? De plus le texte coranique fait allusion à une langue arabe claire [Sourate 26 verset 195].
Où est cette langue claire, dans un texte qui est lion de l'être au dire de tous ceux qui l'étudient. Le
contexte historique que l'on observe de plus en plus de nos jours, soulèvent lui aussi beaucoup de
questions.
S'est-on par exemple, avant l'Islam, un nombre important d'arabes savait lire et écrire dans la région
syrienne ? Dans la région syrienne, on a trouvé des témoignages des écritures arabes gravées de la
pierre. Inscription linguistique datée de 512 après Jésus-Christ. Cette écriture au stade primitif, est
comparable à celle du Coran. Or, elle n'a jamais été trouvée ailleurs, absolument pas dans le sud de
l'Arabie, comment cela se fait-il ?
La méthode de notre exposé ne consistera pas de répondre aux questions, qui se posent au grand
nombre, mais, à regarder un certain grand nombre des passages du Coran qui peuvent être une soire
de réponse, même si, à première vue, ils paraissent parfois obscurs ou incohérents. C'est face à de
telles difficultés, qu'on ferra appel à des comparaisons textuels internes et également à certains
éclairages de l'histoire, bien attesté par des sources vérifiables, ce qui est rarement le cas.
Parmi les passages interagissants du Coran, la priorité a été donnée au plus significatifs et il ressort,
il s'agit essentiellement de ceux qui d'une part, parlent des juifs et nous regarderons cette première
partie, et d'autres parts de ceux qui parlent des chrétiens, ou qui sont supposés en parler et qui seront
regardés plus tard, dans la seconde partie de notre exposé.
En effet, le texte coranique parle beaucoup de juifs et des chrétiens, c'est même son objet principal,
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voilà ce qui est étonnant, surtout quand quand on sait qu'il reprend de multiples éléments de la
tradition respective.
Comment un livre peut-il parler autant des juifs, sans y être appliqué lui-même, pourquoi, le Coran
ne cite jamais la sainte Bible (un composé de l'ancien et du nouveau testament). Originalement, le
Coran est apparut, non comme un livre tout fait, mais comme un ensemble de feuillets divers et
séparés, que les traditions islamiques disent elles-même avoir été choisies parmi d'autres et
assemblées plus tard. C'est sans doute, la raison pour laquelle, on ne trouve aucune citation de la
sainte Bible. Or, à l' »poque, les populations juives ou chrétiennes connaissaient les passages entiers
par cœur et dont le texte est attesté par des manuscrits bien antérieurs à l'Islam.
On est donc amené, à constater que le rapport du juif au chrétien, est apparemment, très curieux, ils
semblent à la fois être à l’intérieur et à l'extérieur de leur histoire. A cette incohérence, le discours
de l'Islam n'apporte aucune solution, sinon, en reportant la question sur Dieu : C'est Dieu qui l'a
voulut ainsi.
En vue de réaliser, éternellement, son Coran céleste, est supposé que n'être que la reproduction,
Dieu a décidé d'emprunter aux traditions juives et chrétiennes. Il n'y aurait rien à comprendre, ni à
vérifier, puisque par définition, personne ne peut aller voir au ciel, s'il se trouve un livre en arabe
appelé Coran.
Il existe peut-être d'autres explications, les passages relatifs aux textes aux juifs et aux chrétiens
peuvent nous éclairer. Commençons donc, par ceux qui sont relatifs aux juifs ?

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CHAPITRE II :
Sourate 1 et « Colère de Dieu »
Tant qu'à faire, commençons par la première sourate du Coran, tels qu'il se présente aujourd’hui,
cette sourate 1 qui ouvre, c'est-à-dire « Liminaire » (Fâtiha = ouverture)
[Sourate Al-Fatiya (Prologue ou Ouverture) Pré-Hégire verset 1 à 7] :
1. « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » 'Bismillâhi Ir-Rahmâni IrRahîmi)
2. « Louange à Allah, Seigneur de l'univers ».(Al-hamdu-lillâhi rabbi-l-‘âlamîna) Ou des siècles
selon le sens du mot en Hébreux ou en araméen
3. « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux », (Ar-Rahmâni ir-Rahîmi)
4. « Possesseur du jour du jugement » (Din). (Mâliki yawmi d-dîni)
5. « C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours ». (Iyyâka
na‘budu wa iyyâka nasta‘înu)
En arabe, elle la plus récitée, elle nous servira de lien pendant tout l'exposé, il est question des juifs
et des chrétiens dans le dernier verset, où on lit, une condamnation symétrique des uns et des autres
6. « Indique-nous dans le droit chemin », (Ihdinâ sirâta-l-mustaqîma)
7. « Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère,
ni des égarés » (Sirâta-lladhîna an‘amta ‘alayhim gayri-l-maghdûbi ‘alayhim wa la-ddâllîna)
Cette prière dite Al-Fatiya (la prière d'ouverture est une grande importance dans la vie courante des
musulmans, elle est récitée à toute occasion, et dans les 5 prières par jour et ceci plusieurs fois.
Le texte pose d'emblée, les croyants qui sont dans l'erreur, quoi que pour deux raisons différentes, le
chemin à suivre est défini de façon positive que la par le participe droit [ou rendu droit]. Il apparaît
d'avantage défini par opposition a deux mauvais chemins. Ceci est significatif, pour une prière
répétée à satiété dans la société islamique. C'est comme si l'Islam voulait se définir que par
opposition à d'autres croyances. C'est bien curieux pour une révélation matériellement, voulue par
Dieu lui-même et dictée par l'intermédiaire de l'ange Gabriel. Dieu a t-il besoin de justifier sans
cesse sa position par rapport à d'autres, comme cela apparaît tout au long du texte coranique ?
Selon, le discours islamique, le Coran fut donné à Mohamed, comme une troisième révélation, qui
devrait reprendre, celle qui avait été donnée d'abord à Moïse (Thora) et ensuite à Jésus (l'Évangile)
un mot qui est toujours au singulier dans le Coran : « Il fallait une troisième révélation, car les deux
premières fois, ils seraient falsifiés ». Pour suivre cette logique jusqu'au bout, certains
commentateurs musulmans disent que chaque fois, la révélation avait été la même, pourtant, le
nouveau testament n'est pas du tout comparable à l'ancien testament, ni le Coran aux deux premiers.
De plus, comment imaginer un bédouin ignare (analphabète) condamne tout d'un coup la religion
des juifs et des chrétiens qu'il ne connaît pas et qui soient suivis et compris par des arabes mécquois,
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supposés être polythéistes et donc, tout aussi, ignare que lui. Au reste pourrait-aussi être
polythéistes avec le contact quotidien avec des juifs et des chrétiens et cela à cause du commerce
sans lequel, il serait mort de faim ?
Que signifie toutes ces incohérences ? Pourquoi les répète t-on indéfiniment ? Pour quelles raisons
est-il si importante à les maintenir ?
Poursuivant notre lecture attentive, au dernier verset, ceux qui sont dans la colère de Dieu, sont des
juifs, selon tous les commentateurs et plusieurs versets coraniques le disent clairement. Nous allons
voir, ce n'est pourtant pas si simple. Quand à l'expression, ceux qui se sont égarés, les
commentateurs disent qu'ils s'agit des chrétiens, même si cette expression ne se trouve pas
exactement dans le Coran, à propos des chrétiens. On trouve simplement, une idée qui se rapproche,
nous regarderons ce problème, lors du second exposé.
Dans la Sourate 1, la condamnation des juifs et des chrétiens vient renforcée, l'exaltation des bons
[les musulmans], mais, là aussi le mot n'apparaît pas. En soi, on ne peut pas tirer de leçon de
l'absence du mot musulman, car, si ni les juifs, ni les chrétiens sont mentionnés par leurs noms, il
apparaît que les musulmans ne le soient pas non plus, la question serait plutôt, pourquoi aucun de
ses trois groupes n'est appelé par son nom ? Il y a t-il un problème avec les noms ? En tout cas, c'est
un fait connu par tous les historiens, les muslmanisés ne s'appelaient pas encore ainsi, seulement
ceux qui ont fait l’hégire. Certes, les termes de musulman et de l'Islam sont bien présents dans le
Coran, mais au sens qu'on les entend aujourd'hui, ils apparaissent dans l'histoire qu'après 3
générations après la mort de Mohamed. Dans le Coran, leur sens est simplement celui de « soumis »
pour musulman et « soumission » pour celui de l'Islam. Et ceux qui connaissent l'araméen, la langue
parlée par Jésus et par beaucoup de chrétiens irakiens appelés chaldéens ou assyriens savent qu'avec
les mots de la même racine, ces sens apparaissent plusieurs fois avec l’Évangile selon Mathieu en
araméen, un texte qu'on pourrait tracer depuis les origines, ces significations de « soumission » et
de « soumis » sont aussi moins fortes que dans le Coran. En tout cas,, ces mots ne sont pas des
noms propres, ni là, ni dans le Coran, comme on le lit aujourd'hui.
Pour continuer la recherche, que le texte coranique dit des juifs, regardons où se trouve dans le
Coran, l'expression, « objet de la colère de Dieu », par exemple :
[Sourate 2 Al-Baqarahj (La vache) Post-Hégire verset 61] :
« Et [rappelez-vous], quand vous dîtes : + Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule
nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de
ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons ! + - Il vous répondit : +
Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon? Descendez donc à n'importe quelle ville; vous
y trouverez certainement ce que vous demandez ! +. L'avilissement et la misère s'abattirent sur eux;
ils encoururent la colère d'Allah. Cela est parce qu'ils reniaient [racine Kafara] les révélations
d'Allah, et qu'ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu'ils désobéissaient et
transgressaient ».
Le verset 61 de cette sourate de la vache, se situe dans un contexte très significatif, l'ensemble
forme un petit commentaire de l’épisode du livre de l'exode, où Moïse reproche à une partie des
Hébreux de soupérir après les honneurs d’Égypte, c'est-à-dire qu'il [Dieu] regrette de lui faire
confiance : Il renie les signes de Dieu. En plus d'avoir renier les signes des Dieu, les mauvais
hébreux sont accusés d'avoir tué les prophètes. Le verset qui reproche les hébreux dans le désert,
c'est ce qu’il ne ferra que plus tard aux prophètes.
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Où trouve t-on un tel reproche ? Guerre dans l'ancien testament, mais bien dans le nouveau il s'agit
notamment de Jésus lui-même visant un groupe de juifs, par la suite ce reproche se trouve dans la
tradition chrétienne ancienne, surtout celle des chrétiens araméens. Enfin, il se lit dans le Coran où
celui que parle de cette sourate, devient, tellement, important, qu'il commet un anachronisme
volontaire.
[Sourate 2 Al- Baqarah Post-Hégire verset 90] :
90. « Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes! Ils ne croient pas en ce qu'Allah a fait
descendre, révoltés à l'idée qu'Allah, de part Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de
Ses serviteurs qu'Il veut. + Ils ont donc acquis colère sur colère, car un châtiment avilissant
attend les infidèles ! + »
Le verset 90 reprend ces mêmes termes qui viennent le plus souvent dans le Coran, dans un
contexte un peu différent : Il raconte un autre épisode du livre de l'exode, le Veau d'or. Ici, encore, le
texte de l'exode n'est pas cité, mais on a l'impression de lire, un genre de commentaire biblique. Or,
nous allons faire une découverte, quand on voit le mot [Yahoud], désignant ceux qui sont l'objet de
la colère de Dieu, dans le texte coranique, on le traduit sans réfléchir par les [juifs]., mais, on va le
voir, seule une partie de ceux qui se disent {Juifs], est déclarée, être l'objet de la colère de Dieu.
Certains versets coraniques indiquent clairement, que, quoi que majoritaires, ces juifs ne forment
pas la majeure partie de ceux qui sont désignés par l'expression [Fils d'Israël], ou par une expression
équivalente.
Une autre partie des fils d'Israël n'est pas l'objet de la colère de Dieu, mais, au contraire. Voyons,
cela en d'autres endroits, où il est question de la colère de Dieu, et d'abord dans la sourate 3 intitule
la famille d'Imram, c'est-à-dire du père de Moïse. On découvre un rapport inattendu, de ceux qui
forment la [Oumma], c’est-à-dire, la communauté et les juifs objets de la colère de Dieu :
[Sourate 3 Al-Imram (La famille d'Imram) Post-Hégire verset 110, verset 111 et verset 112] :
110. « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez
le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait
meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers ».
111. « Ils ne sauront jamais vous causer de grand mal, seulement une nuisance (par la langue); Et
s'ils vous combattent, ils vous tourneront le dos, et ils n'auront alors point de secours ».
112. « Où qu'ils se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours providentiel
d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d'Allah, et les voilà
frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux signes d'Allah, et assassiné injustement les
prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé ».
On remarque d'abord au verset 112, l'assimilation de ceux qui ont encourus la colère de Dieu ET
ceux qui ont assassinés injustement, les prophètes. Ce sont bien les juifs qui sont les gens du livre,
qui sont visés là, mais pas tous les juifs qui sont les « gens du livre »
[Sourate 3 Al-Ilram (La famille d'Imram) Pré-Hégire verset 113] :
113. « Mais il ne sont pas tous pareils. Il est, parmi les gens du Livre, une communauté [Oumma]
droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d'Allah en se prosternant ».
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Le verset 113 permet de comprendre facilement, le sens des versets qui précèdent : Parmi les [Gens
du livre], le texte distingue deux catégories, un coté les membres de [Oumma] qui sont les
meilleurs, de l'autre les pervers. Des deux cotés, il s'agit bien des membres du peuple de Moïse,
comme l'indique la sourate suivante :
[Sourate 7 Al-Araf Pré-Hégire verset 159 et verset 110] :
159. « Parmi le peuple de Moïse, il est une une communauté [Oumma] qui guide (les autres) avec
la vérité, et qui, par là, exerce la justice ».
Les musulmans veulent lire, ici, une confirmation de ceux qu'on enseigne, à savoir, la majorité des
gens du livre, formés par les juifs et les chrétiens, est opposée à l'[Oumma] qui serait composé par
l'ensemble des musulmans. Mais ce n'est pas du tout ce que le texte dit, un texte lourd de sens,
revenons au verset 110 :
110. « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez
le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait
meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. » a été
extraite du Coran pour devenir, la devise de la Ligue arabe basée au Caire, puis la devise de
l'islamisme mondial.
Or, les musulmans se sont trompés, l'[Oumma] dont il est question, est un groupe de juifs, auxquels,
les arabes se sont joints, de ce verset, le texte coranique dit : Qu'ils judaïsent, comme on le verra
plus loin à la sourate 5. En d'autre terme, le prédicateur coranique est en train d'expliquer ici à un
public arabe, qui sont les bons juifs et qui sont les mauvais, parmi le grand nombre des tribaux juifs
qu'ils ont rencontré ça et là, du fait de leur déplacement de caravaniers ? Le verset 113 de la sourate
3 et le verset 159 de la sourate 7 précisent en quoi, les bons se distinguent des autres. On voit donc,
clairement, [Les gens du livre] littéralement, [L'attente de la Bible] sont formés seulement, par
l'ensemble des juifs, par les possesseurs légitimes du livre, mais dans cet ensemble, le prédicateur
qui parle aux arabes distingue et oppose un groupe majoritaire à un groupe minoritaire.
Plusieurs remarques doivent être faites à ce stade : Un mot au ses ambiguë émis dans le Coran, le
mot [Juif] possède habituellement, un sens double, ce qui n'est pas de surprise, pour celui qui
connaît le nouveau testament et d'abord les évangiles, où l'on attend Jésus parfois parler
négativement des juifs, ainsi que lui-même l'est ainsi que ses disciples, à tout le peuple qui écoute
attentivement sa parole, ce sont les chefs judéens, notamment [Pharisiens] qui sont alors visés. En
fait, le mot [Juif] vient du mot judéen, c'est-à-dire habitant de la Judée, mais le mot est le même en
hébreux, en latin, en araméen De cette ambiguïté dérive un double sens, qui peut être général, c’està-dire ethnique, mais également restreint et correspond alors à [Judaïque]. On indique ainsi, ceux
qui font partie de la mouvance rabbinique (des pharisiens du temps de Jésus), c'est aujourd'hui, la
religion officielle de ceux qui se disent Juifs.
Le Coran, justement, évite soigneusement cette ambiguïté, c'est toujours dans le dernier sens, qu'il
emploie le terme de Yahud [Juif], il mentionne d'ailleurs, le rabbin. Quand il veut parler des juifs en
général, il recourt à diverses expressions : [Hud] deux fois dans la sourate 2, qui est un nom
collectif, les [fils d'Israël] comme on l'a vu. Peuple de Moïse, sourate 7 verset 148 à 15 et sourate 28
verset 176 OU encore [les gens du livre] ou [le livre] et celui que nous désignons par le terme grec
signifiant [Livre] avec un L (la Bible)

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Oppositions et polémiques entre les deux groupes de juifs :
Dans cet ensemble, des [fils d'Israël], les gens du livre, le Coran distingue deux groupes opposés,
d'un coté la majorité (Les Yahud) qui constitue la plus part d'entre eux et le texte coranique les
maudis et les condamnent d'être dans la colère de Dieu et d'autre part, l'Oumma minoritaire qui est
donné en exemple et qui est constitué des juifs qui portent un nom particulier. On va le voir :
Regardons d'abord deux versets parmi les pus nombreux qui illustrent, l'opposition et la polémique
entre les deux groupes juifs
[Sourate 5: Le Festin (Al-Ma'idah) verset 59, verset 60 et verset 78] :
59 Dis : « Ô gens de l'Écriture, ne nous haïssez-vous pas parce que nous croyons en DIEU, et en
ce qui nous a été révélé, et en ce qui a été révélé avant nous, et parce que la plupart d'entre vous ne
sont pas droits ? »
60 Dis : « Laissez-moi vous dire qui sont pires au regard de DIEU : ceux qui sont condamnés par
DIEU après avoir encouru Son courroux jusqu'à ce qu'Il les rende (aussi méprisables que) des
singes et des porcs, et les adorateurs d'idoles. Ceux-ci sont de loin pires et plus éloignés du droit
chemin ».
78 « Condamnés sont ceux qui mécrurent parmi les Enfants d'Israël par la bouche même de David
et de Jésus, fils de Marie. C'est parce qu'ils désobéirent et transgressèrent ».
Un autre verset apporte une autre précision, là encore le prédicateur coranique fait appel à des
paroles de Jésus, sans le citer, son but est d'inciter les arabes de se rallier aux vrais fils d’Israël,
voyons la sourate 61 verset 14 :
[Sourate 61 As-Saff (Le Rang) Post-Hégire verset 14] :
14. « Ô vous qui avez cru! Soyez les alliés d'Allah, à l'instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux
apôtres : + Qui sont mes alliés (pour la cause) d'Allah? + - Les apôtres dirent : + Nous sommes
les alliés d'Allah +. Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. Nous aidâmes
donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent [Kafara] ».

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CHAPITRE III :
Reproche et falsification et action de Kafari
Nous avons déjà rencontré le verbe [Kafara] dont la traduction hésite entre renier et mécroire par
opposition du verbe croire, comme on le voit par exemple, ici : Il faut dire que l'injure qui en
découle, un qualificatif que l'on trouve souvent dans le Coran, est devenue dans la bouche des
musulmans, une insulte utilisée aussi bien à l'encontre des [chrétiens] et des [juifs Yahud]. Là
encore les musulmans se son trompés ! Pourtant dans le texte coranique, elle caractérise le reproche
fait aux [Yahud] et à aux seuls.
Dès la sourate 2 on trouve cette racine à propos d'eux, ce qui fait comprendre le sens de la racine
Kaffarera employée là à la forme passive, c'est-à-dire avec « 2f » puisqu'on ne peut pas dire de Dieu
qu'ils mécroient et qu'il renient beaucoup. Sourate 2 verset 71 :
[Sourate 2 Al-Baqarah (La vache) Post-Hégire verset 271] :
271. « Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c'est bien; c'est mieux encore, pour vous, si vous
êtes discrets avec elles et vous les donniez aux indigents. Allah effacera [Kafarera] une partie de
vos méfaits. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites ».
[Sourate 3 Al-Imram (La famille d'Imram) Pré-Hégire verset 193] :
193. « Seigneur! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi : + Croyez en votre
Seigneur + et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés [Kafarera nos péchés],
efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien ».
[Sourate 4 An-Nisa' (Les femmes) Post-Hégire verset 31 et verset 37] :
31. « Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits [nous
kafarerons vos péchés] de votre compte, et Nous vous ferons entrer dans un endroit honorable (le
Paradis) ».
Tous les traducteurs traduisent par effacer, ce qui n'est pas du tout correct, car dans la pensée du
Coran, Dieu ne fait pas disparaître les méfaits commis, il ne les efface pas, ils décide, simplement
de pas en tenir compte, en d'autres termes il les couvre du manteau de sa miséricorde, comme on le
dit en franais, je te couvre. C'est un sens semblable, mais qui doit servir de reproche aux [yahud].
Mais que sont-ils accusés de recouvrir, comme en témoigne le verset qui suit et comment :
37. « Ceux qui sont avares et ordonnent l'avarice aux autres, et cachent ce qu'Allah leur a donné de
par Sa grâce. Nous avons préparé [aux Kafareurs] un châtiment avilissant pour les mécréants ».
Ce sont d'autres passages qui vont nous éclairer, notamment, le seul verset du Coran qui parle
explicitement de la falsification par les [Yahud], il n'y en a pas d'autres et ce reproche ne concerne
absolument pas les chrétiens, contrairement la lecture musulmane, veut faire dire aux textes
coraniques :
[Sourate 2 Al-Baqarah (La vache) Post-Hégire verset 75, verset 77, verset 78 et verset 79] :
75. - « Eh bien, espérez-vous [Musulmans], que des pareils gens [les yahuds] vous partageront la
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foi ? alors qu'un groupe d'entre eux, les fils d'Israël, après avoir entendu et compris la parole
d'Allah, la falsifièrent sciemment ».
Les nombreux autres versets invoqués en matière de falsification, disent, en réalité quelque chose de
plus complexe, plutôt, un remplacement qu'une falsification, nous allons en cités les principaux : Le
premier parle de ce qui est dissimulé et de ce qui est divulgué, sourate 2 verset 77 à 79 :
77. - « Ne savent-ils pas qu'en vérité Allah sait ce qu'ils cachent et ce qu'ils divulguent ? »
78. « Et il y a parmi eux des illettrés qui ne savent rien du Livre hormis des prétentions et ils ne font
que des conjectures ».
La vraie traduction : Il y a parim eux des clans [Oummiyu] forme araméenne et pluriel de Oumma,
employé dans le livre biblique de Daniel, c'est-à-dire, certains groupes juifs et non pas des illettrés
comme le dit la traduction islamique, ne savent du livre que des illusions rêvées et des élucubrations
qu’ils fabriquent
79. « Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains composent un livre puis le présentent
comme venant d'Allah pour en tirer un vil profit! - Malheur à eux, donc , à cause de ce que leurs
mains ont écrit, et malheur à eux à cause de ce qu'ils en profitent ! »
Un verset de la sourate suivante vient préciser :
[Sourate 3 Al-Imram (La famille d'Imram) Pré-Hégire verset 78] :
78. « Et il y a parmi eux certains qui roulent leur langues en lisant le Livre pour vous faire croire
que cela provient du Livre, alors qu'il n'est point du Livre; et ils disent : + Ceci vient d'Allah +,
alors qu'il ne vient pas d'Allah. Ils disent sciemment des mensonges contre Allah ».
On voit que le reproche principal, c'est d'avoir constitué des écrits autres que la Bible, et de les
présenter venant de Dieu au même titre qu'elle. Ces écrits sont évidements, les deux talmuds
rabbiniques, qui sont présentés comme étirant une Torah orale, venant compléter, sinon, supplanter
la Torah écrite, c'est-à-dire, les cinq premiers livres de la Bible. On comprend alors, ce que le texte
coranique veut dire :
Ce qui est caché, c'est par exemple : Le livre des prophètes dans la mesure de leurs annonces
messianique, que Jésus s'appliqua à lui-même. Quand à la falsification, il s'agit de modifications,
souvent par des remplacements, portant sur des passages qui offrent une portée messianique
semblable. Tout cela on le sait depuis longtemps, on trouve de tels reproches dans les écrits
chrétiens occidentaux, surtout araméens avant l'Islam. Le prédicateur coranique sait de quoi, il
parle, sourate 2 verset 113 :
[Sourate 2 Al-Baqarah (La vache) Post-Hégire verset 113] :
113. « Et les Juifs disent : + Les Chrétiens ne tiennent sur rien +; et les Chrétiens disent : + Les
Juifs ne tiennent sur rien +, alors qu'ils lisent le Livre ! De même ceux qui ne savent rien tiennent
un langage semblable au leur. Eh bien, Allah jugera sur ce quoi ils s'opposent, au Jour de la
Résurrection [sur ceux qu'ils ont remplacé] ».
Le grand islamologue et traducteur Régis Blachère a finit par comprendre que tous ces versets
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avaient trait au judaïsme rabbinique des [Yahud] et il a perçu que dans les versets suivants, le
reproche caché de [Kaffir] s'est dérobé de s'adresse v=bien au [Yahud] rabbinique
[Sourate 6 Al-Anam (Les bestiaux) Pré-Hégire verset 91] :
91. « Ils n'apprécient pas Allah comme Il le mérite quand ils disent : + Allah n'a rien fait descendre
sur un humain +. Dis : + Qui a fait descendre le Livre que Moïse a apporté comme lumière et
guide, pour les gens ? Vous le mettez en feuillets, pour en montrer une partie, tout en cachant
beaucoup. Vous avez été instruits de ce que vous ne saviez pas, ni vous ni vos ancêtres +. Dis : +
C'est Allah +. Et puis, laisse-les s'amuser dans leur égarement ».
Blachère commente ainsi : L’expression : « On ne vous a enseigné ni vous, ni vos ancêtres » fait
allusion à l'enseignement talmudique. Fin de citation. Pour autant, une partie du sens lui échappait,
[au prédicateur coranique] du fait de sa méconnaissance de l'histoire juive et de ses courants divers
et opposés entre-eux, en particulier, il n'a pas compris ceux qui étaient exposés précédemment, à
propos de l'Oumma des vrais juifs, que le Coran donne en modèle et d'autre part, à propos du
groupe juif majoritaire des [Yahud] qu'il leur est opposé et qui leur est honnis.
Les indications ne manquent pas pourtant dans le Coran, leur compréhension est brouillée par les
commentateurs islamiques successifs. Il faut trouver la bonne clé. Voici encore un passage
instructif, ou faisant allusion de pérégrinations des hébreux dans le désert. Le prédicateur grise
habillement une attaque contre les [Yahud], sourate 7 verset 159 à 162 :
[Sourate 7 Al-Araf Pré-Hégire verset 159, verset 160, verset 161 et verset 162] :
159. « Parmi le peuple de Moïse, il est une communauté [Oumma] qui guide (les autres) avec la
vérité, et qui, par là, exerce la justice ».
160. « Nous les répartîmes en douze tribus, (en douze) communautés [12 Oumma]. Et Nous
révélâmes à Moïse, lorsque son peuple lui demanda de l'eau : + Frappe le rocher avec ton bâton +.
Et voilà qu'en jaillirent douze sources. Chaque tribu sut son abreuvoir. Nous les couvrîmes de
l'ombre du nuage, et fîmes descendre sur eux la manne et les cailles : + Mangez des bonnes choses
que Nous vous avons attribuées +. Et ce n'est pas à Nous qu'ils ont fait du tort, mais c'est à eux
même qu'ils en faisaient ».
161. « Et lorsqu'il leur fut dit : + Habitez cette cité et mangez [de ses produits] à votre guise, mais
dites : rémission [à nos pêchés] et entrez par la porte en vous prosternant. Nous vous pardonnerons
vos fautes; et aux bienfaisants (d'entre vous,) Nous accorderons davantage + ».
162. « Puis, les injustes parmi eux changèrent en une autre, la parole qui leur était dite. Alors
Nous envoyâmes du ciel un châtiment sur eux, pour le méfait qu'ils avaient commis ».
L'attaque est ironique et mordante, ce que les [Yahud] appellent Torah oral, a pris la place de la
vraie Torah, pourtant considérée, dictée par Moïse lui-même, dans la tradition juive.
Un autre dit, tend à primer sur ce qui avait été dit par Dieu, explique le verset 162, effectivement,
ces talmuds sont tardifs, ils datent respectivement du 3ème siècle du talmud dit de Jérusalem et du
4ème siècle du talmud dit de Babylone, on comprend, alors, la porté du reproche exprimé par la
racine [Kafara] qui revient, fréquemment, dans le texte pour qualifier et dénoncer les [Yahud], on le
voit bien dans ce passage de la sourate 2 verset 41 à 42
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[Sourate 2 Al-Baqarah (La vache) Post-Hégire verset 40, verset 41 et verset 42] :
40. « Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos
engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter ».
41. « Et croyez à ce que J'ai fait descendre, en confirmation de ce qui était déjà avec vous; et ne
soyez pas les premiers à le rejeter. Et n'échangez pas Mes révélations contre un vil prix. Et c'est
Moi que vous devez craindre ».
42. « Et ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité ».
On peut encore citer ces deux versets parmi les nombreux versets qui reprochent de [Kafari]
Sourate 4 verset 46
[Sourate 4 An-HNisa' (Les femmes) Post-Hégire verset 46 et verset 89] :
46. « Il en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur sens, et disent : + Nous avions
entendu, mais nous avons désobéi +, + Écoute sans qu'il te soit donné d'entendre +, et favorise
nous + Raina +, tordant la langue et attaquant la religion. Si au contraire ils disaient : + Nous
avons entendu et nous avons obéi +, + Écoute +, et + Regarde-nous +, ce serait meilleur pour eux,
et plus droit. Mais Allah les a maudits à cause de leur mécréance; leur foi est donc bien
médiocre ».
89 « Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru [recouvert comme ils ont tous
recouvert] : alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils
émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que
vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur »,
À nouveau, on voit bien la différence que le prédicateur coranique fait entre la majorité des juifs,
auxquels, il faut s'ajouter à ceux qui s'agrègent à eux, et la minorité des justes, les nazaréens,
auxquels quelques arabes se sont agrégés. L'invitation à tuer les [Yahud], qu'il ne faut pas surtout
prendre comme alliés est significative
Comme dans la littérature araméenne, la racine [Kafara] peut avoir le sens dérivé de renier et le sens
premier de recouvrir conviendrait toujours, chaque fois, qu'elle apparaît dans le Coran, ainsi, un
grand flou est éclairci. En fait, le reproche de [Kafari] a une portée double, c'est d'abord recouvrir le
livre sur l'interprétation que donne les talmuds et surtout c'est recouvrir sur ce qui se rapporte au
messie qui a été envoyé aux fils d'Israël, et auxquels, les [Yahud] refusent de croire, ceux-ci ont
décidé de tuer, ce que le Coran rappelle, en les faisant dire à la sourate 4 verset 157 :
[Sourate 4 An-HNisa' (Les femmes) Post-Hégire verset 157, verset 158 et verset 159] :
157. « Et à cause leur parole : + Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le
Messager d'Allah + ... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant! Et
ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune
connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué ».
Le Coran nie qu'ils ont réussit, jusqu'à quand Dieu a enlevé le messie au ciel et c'est quelqu'un de
ressemblant est dit d'avoir été crucifié à sa place, sourate 4 verset 158 à 159
158. « mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage ».
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159. « Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort . Et au
Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux ».
Cela se lit, dans certains textes, antichrétiens antérieurs à l'Islam, même sans avoir réussit à tuer
Jésus, les [Yahud] sont coupables d'avoir essayés. Ils sont dits, d'être infidèles comme leurs pères
qui ont tués et mis à mort les prophètes, sourate 5 verset 70 :
[Sourate 5 Al-Maidah (La table servie) Post-Hégire verset 70 et verset 60] :
70. « Certes, Nous avions déjà pris l'engagement des Enfants d'Israël, et Nous leur avions envoyé
des messagers. Mais chaque fois qu'un Messager leur vient avec ce qu'ils ne désirent pas, ils en
traitent certains de menteurs et ils en tuent d'autres ».
Ici, encore, le reproche se lit dans les textes antérieurs à l'Islam, dans les évangiles cette fois et dans
les écrits chrétiens de controverse y compris l'idée de la col:ère de Dieu. Mais, les condamnations
du Coran, ont une toute autre portée, elles portent en elles des invitations à tuer, comme ceux qui
sont présentés, comme n'étant pas vraiment humain
60. « Dis : Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès d'Allah ? Celui
qu'Allah a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs, et de
même, celui qui a adoré le Tagut, ceux-là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin
droit ».
Le verset 60 indique clairement, Dieu a transformer certains des [Yahud] en singe et en porc.
Détendons-nous un peu, en prenant des tristes délires qui s'annoncent de cette histoire de
transformation en porc, a provoqué en Égypte en 2009 : Ce verset a été cité en 2009, pour justifier
l'absurde et inutile abattage des porcs élevés par des pauvres chrétiens d’Égypte. L'inspecteur relatif
à la Dawa au ministère égyptiens des cultes, le cheikh Ahmad Ali Othman a émis une fatwa
établissant que tous les porcs d'aujourd'hui descendent des juifs et donc, doivent être abattus. C'est
évidemment, plus facile et mins risqué que d'affronter l'armée israélienne
Othman affirme que les commentateurs des savants musulmans de verset, Ibn Kathir, Al-Tabari et
Al-Qassimi en rapportent les preuves dans leur ouvrage et c'est également, des hadiths, que le
prophète décrit l'un des signes annonciateurs du jour de jugement : « Les juifs se transformeront en
porc, pour ensuite, être avalés par la terre » ; Fin de citation. Le cheikh Ali Abu Al-Hassan, chef
du Comité de la fatwa d’Al-Azhar n'est pas tout-à-fait d'accord : « Quand Allah punit un groupe de
personne parque qu'ils ont éveillé sa colère, soit le verset 60 de la sourate 5, le châtiment ne
s'applique qu'à elle, Allah se fâcha contre le peuple de Moïse et le transforma en singe et en porc,
ce fut un châtiment inhabituel devant devant sa vérité dissuasive pour les autres, mais ces singes et
porcs ont péri et ne se sont pas multipliés ». Fin de citation.
(…)
Le rapport cite Othman en ces termes: « Je tends personnellement à croire que les porcs en vie
aujourd’hui descendent de ces Juifs, et c’est pourquoi Allah nous en a interdit la consommation en
ces termes: + Seront pour vous interdits [à la consommation] les charognes, le sang et la chair du
porc [Coran 5:3] +. En outre, l’une des actions de Jésus quand il reviendra sur terre au Jour du
Jugement sera de tuer tous les porcs, et c’est là la preuve qu’ils descendent des Juifs. Tous les porcs
de la Terre seront détruits par Jésus au Jour du Jugement. »
(...)

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En tout cas, le délire s'est emporté au parlement égyptien, et la police et l'armée ont été envoyées
contre les porcs et contre leurs éleveurs et visant ainsi à la famine, les chrétiens. Il faut savoir, que
les chrétiens forment aujourd'hui 12 de la population de la population égyptienne, ils étaient 81% au
16éme siècle et ne sont pas 4% du chiffre actuel du gouvernement qui ne veut pas faire un
recensement.

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CHAPITRE IV :
Nom et réalité de la Oumma des vrais juifs et chrétiens
Il faut regarder, maintenant attentivement, ce que le texte chrétien dit aux [Yahud], l'Oumma que le
prédicateur coranique donne en modèle, elle qui avance dans la voie, en vérité et en justice comme
on l'a vue. Dans cette communauté juive, il y a des consacrés qui se lavent la nuit pour chanter des
psaumes, comme on le voit une fois encore dans ce verset
[Sourate 25 Al-Furqane (Le discernement) Pré-Hégire verset 64] :
64 « Qui passent les nuits prosternés et debout devant leur Seigneur »;
Ce verset requiert un signe de prosternation et de relavement, c'est bien ainsi, que faisaient les
premiers judéo-chrétiens, une manière assez sportive de prier, qui s'est maintenue parmi les moines
araméens et aussi ceux de l'Oumma (Communauté) dans il est question dans le Coran. C'est à cette
[Oumma] que les arabes sont invités à se joindre, c'est ce qui invite le pronom « VOUS » de la
sourate verset 110 et la sourate 61 verset 114
[Sourate 3 Al-Imram (La famile d'Imram) Pré-Hégire verset 110] :
110. « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le
convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait
meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers ».
[Sourate 61 As-Saff (Le Rang) Post-Hégire verset 14] :
14. « Ô vous qui avez cru ! Soyez les alliés d'Allah, à l'instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux
apôtres : + Qui sont mes alliés (pour la cause) d'Allah ? + - Les apôtres dirent : + Nous sommes les
alliés d'Allah +. Un groupe des Enfants d'Israël crut, tandis qu'un groupe nia. Nous aidâmes donc
ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent ».
D'autres passages du Coran expriment une telle invitation adressée aux arabes, en tant que fils
d'Ismaël, c'est-à-dire que cousins des vrais fils d'Israël et non cousins des [Yahud], tel est le sen du
verbe judaïser, c'est-à-dire s'agréger à l'[Oumma] de ceux qui sont les vrais fils d'Israël et qui n'iront
pas en enfer. Le texte coranique est logique. On lit précisément, un tel verbe dans les versets
suivants :
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 69] :
69. « Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Nassaras [Correction : Les
nazaréens], ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes
œuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés ».
[Sourate 22 Al-Hajj (Le pèlerinage) Post-Hégire verset 17] :
17 « Certes, ceux qui ont cru, les Juifs, les Sabéens [ils adorateurs des étoiles], les Nassaras
[Correction : Les nazaréens], les Mages et ceux qui donnent à Allah des associés [Les chrétiens],
Allah tranchera entre eux le jour de Jugement, car Allah est certes témoin de toute chose ».
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Dans ces deux versets, apparaît clairement le nom de ceux qui depuis le temps des apôtres se
considèrent comme es vrais fils d'Israël et comme les vrais disciples du messie Jésus, donc digne du
ciel, ce sont les nazaréens.
On voit tout de suite que le mot « Nassara » ne peut pas signifier « Chrétien », comme les
musulmans l'ont prétendu par la suite, car le Coran voue à l'enfer ceux qui ont la foi chrétienne, tout
comme les [Yahud], on le verra dans la seconde parie de notre exposé. Aucun traducteur n'ose
traduire ici, le terme de nazaréen [nassara] par chrétien, d'ailleurs, les chrétiens ne se sont jamais
appelés nazaréen, ou alors, durant même pas 10 ans, ils ont pris dès le début le nom « du disciple du
messie ». Le mot messie se dit « Christos » en grec et cela a donné l’appellation de chrétien en grec
et en latin et correspond à celle de Mchiae en araméen, en français, on dirait « messien ». C'est
également, le nom qu'ont porté les arabes jusqu'aujourd'hui. Il y en avait dès le jour de la pentecôte,
conféré les actes des apôtres, chapitre 2 verset 1 : Masrili, nom qui dérive du messie en arabe
Massiye. C'est probablement, dans l'arabe parlé entre les musulmans, le terme de « Nassara »
signifie chrétien et encore cela est dit à l'encontre du texte coranique.
Historiquement, les nazaréens sont reconnus d'être une secte pour avoir été opposés aux chrétiens
dès les le des apôtres ou peu après. On sait par exemple, qu'ils utilisaient, un seul évangile, celui de
Mathieu. Notons que cet évangile fut prioritaire durant les deux premiers siècles des toutes la
littérature chrétienne, même si, l'on connaissait réciter les autres aussi. Celui qu'utilisait les
nazaréens était un Mathieu, légèrement modifié. On le sait par quelques citations fratricides. Est ce
l’Évangile au singulier, évoqué par le texte coranique ? Vue que celui-ci présente plus d'une
vingtaine des références implicites et précisément à l’Évangile de Mathieu en araméen et à lui seul,
jusqu'à certains mots, tel le mot « Soumis », il n'y a guère de doute à ce sujet. La seule exception qui
renverrait vers un autre des quatre Évangiles, apparaît dans un passage, éminemment, douteux, c'est
le centre de la verset 6 verset 61 qui fait parler Jésus
[Sourate 6 Al-Anam (Les bestiaux) Pré-Hégire verset 61] :
61. Et Il est le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs. Et Il envoie sur vous des gardiens . Et
lorsque la mort atteint l'un de vous, Nos messagers (les Anges) enlèvent son âme sans aucune
négligence.
Jésus semble se référé à l’Évangile de Jean chapitre 14, en citant le nom de Mohamed ou plutôt son
équivalent de Ahmed. L'aspect très problématique de ce verset n'a pas échapper à Blachère au verset
du Coran de O'bright connu par des citations : Jésus n'y aurait pas annoncé Ahmed, ceci a été
démontré également depuis longtemps. Même certains sites web islamiques se son mis à évoqué les
nazaréens qu’annoncent si bien l'Islam.
Revenons au verset 69 de la sourate 5, sa lecture littérale fournit une description de ces nazaréens,
ils croient en Dieu et au jour dernier et ils accomplissent les bonnes œuvres. Ils forment la
communauté des bons juifs qui sont données en exemple, ils croient en Jésus, appelés 14 fois
« Messie » d ans le texte coranique, l'expression « Mesie-Jésus » y apparaît même quatre fois, mais
refuse de le tenir pour « sauveur ». Ici, il faut bien comprendre que cette foi n'a rien de chrétien.
C'est une foi hérétique de type arien, comme Saint Jean de Damas, le dit à propos des musulmans,
au sens que l'arianisme reconnaissait Jésus le titre de « Glorieux », mais niait qu'il soit un « Surhomme », un sur-homme qui reste un employé de Dieu si l'on peut dire, pas quelqu'un qui est un
sauveur par lui-même, c'est de cette foi là, dont témoigne le texte coranique et l’Évangile de
Mathieu utilisée par les nazaréens a été modifié dans ce sens là. Néanmoins, le Jésus, auquel, croit
le proto-islam est bien plus qu'un prophète. C'est l'Islam d'aujourd'hui qui le réduit à n'être que cela,
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en vertus du statut des prophètes qui va être plus tard donné au prédicateur coranique sous le nom
de Mohamed, celui-ci, ne pouvant être dit, inférieur à Jésus. Mais, le texte coranique ne dit rien de
ce bricolage, en résumé au verset 69 de la sourate 5, le prédicateur coranique explique aux arabes,
quels sont ceux qui seront sauvés grâce à la vraie foi, dans l'ordre, il nomme d'abord les arabes qui
se agrégés aux vrais juifs, puis les sabéens qui forment une secte juive, avec laquelle, il joui
certaines affinités, puis par dessus tout, les nazaréens qui ont la vraie foi, c'est eux qui forment
l'[Oumma juive] que le prédicateur coranique donne en exemple.
Pour faire, ainsi, et pour être aussi compétent, il faut penser que le prédicateur coranique en est
membre lui-même, on comprend alors, qu'il invite les arabes à être les allié des nazaréens, qu'il
présente comme étant la véritable foi juive, la foi d'Abraham et qui croient en Jésus comme
« Messie ». La, on tient la clé du porto-Islam, quand,les nazaréens ont commencé à endoctriné les
arabes.
Le souvenir de ce proto-Islam, des traditions chrétiens proche-orientales ont gardé quelque chose,
sous l'image de l'hérétique « Bahira » qui a formé Mohamed. « Bahira » est un nom fictif qui
personnifie bien les contacts des nazaréens qui ont entrepris des démarches de gagner les arabes à
leur cause. De tradition islamique, elle même, en ont garder quelque chose, notamment, lorsqu'elles
évoquent un nazaréen Waraqa Ibn Nawfal qui traduit les livres hébreux en arabe et qui a joué un
rôle majeur dans la révélation.

La légende de Bahira : Mohamed rencontre le moine chrétien Bahira.

(…)
Ibn Hichâm rapporte dans sa « Biographie du Prophète » (Sira I, 222-232) que les amis de
Mohamed tenaient des propos de ce genre : « Soyons francs et discrets. Il est clair que notre peuple
est dans l’erreur et qu’il a altéré la religion d’Abraham. Ibn Hichâm précise, d’ailleurs que le propre
cousin de Kadija, épouse de Mohamed, un certain Waraqa Ibn Nawfal, se convertit au nazaeéisme,
ainsi que Ubayd Allah Ibn Jahch, cousin du prophète lui-même. Ainsi donc, dans la propre famille
de Mohamed il y avait des monothéistes nazaréens.
Cet homme, qui était le cousin paternel de Khadîja, avait embrassé le nazaeéisme aux temps préislamiques. Il savait l'arabe par écrit, et avait traduit en arabe des passages de l’Évangile qu'Allah
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avait voulu qu'il transcrivît. A cette époque il était âgé et était devenu aveugle:
Il est dit ceci : « Lorsque Waraqa est décédé, la révélation s'est tarie » (Al Buhârî, al-Jâmi as-sahîh)
(…)
La formation reçue par l'un de ces arabes, Mohamed, mais ces souvenirs n'avaient plus le droit
d'exister, et ont été noyés, lorsque les tardifs récits du prophète sont venus réduire et personnifier le
début de l'Islam, dans le personnage de Mohamed. La sourate 5 n'a pas fini de livrer les indications,
à propos des nazaréens. Elle va en livrer, également, du point de vue du traitement qu'à subit le
texte.

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CHAPITRE V :
Des grosses manipulations par ajouts
Quand, on regarde, les endroits, dans lesquels, apparaît le mot nazaréen sur la sourate 5 (La table),
on tombe, inévitablement, sur l'immense contradiction existants à travers ceux qui présentent tous
les nazaréens comme les amis des arabes, et un autre verset qui semblent les présenter comme les
animaux, sourate 5 verset 82 :
|[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 82] :
82. « Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés
des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent
: + Nous sommes nassaras +. C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne
s'enflent pas d'orgueil. »
[Sourate 98 Al-Bayyinah (La preuve) Post-Hégire verset 6] :
6. « Les infidèles parmi les gens du Livre, ainsi que les Associateurs iront au feu de l'Enfer, pour
y demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires ».
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 51] :
51. « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les nassaras; ils sont alliés les uns des
autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes
pas le peuple prévaricateur ».
Au verset 82 de la sourate 5 citée plus haut, pratiquement aucun traducteur ne traduit le mot « ET
nassara » par chrétien. Si « Nassara » veut dire « Chrétien », comment les chrétiens pourraient-ils
être des amis des croyants, alors qu'ils sont tous voué à l'enfer, comme le sont les [yahuds]. De
nombreux versets établit expressément, un tel parallèle « Juif » et « Chrétien », et l'on est sourate 98
verset 6 par exemple, où l'on voit bien le reproche coranique adressé aux chrétiens à travers
l'expression qui est accolée aux [yahuds], ceux qui assoiffent OU les « Associateurs ». Par « ET les
associer », il faut attendre à associer à Dieu, c'est-à-dire, pour le Coran, reconnaître à Jésus, sa
divinité, ce qui en ferait un deuxième Dieu. Il s'agit d'une autre clé fondamentale pour la lecture du
texte coranique, sur laquelle reviendra la seconde partie de notre exposé.
Revenons au verset 82 de la sourate 5, puisque les nazaréens sont dits être des amis, il ne peut donc,
s'agir des chrétiens, du reste, il est absurde de leur faire dire, nous sommes nazaréens, s'ils ne se
sont jamais appelés ainsi. En fait, le prédicateur coranique enseigne simplement à ses disciples
arabes , « partout où ils rencontrerons les nazaréens, ils ne doivent pas les confondre avec d'autres
juifs, car se sont des amis ».
Le problème, c'est qu'un eu plus haut dans la même sourate 5 au verset 51, un parallélisme est
établit entre le mot de « nassara » et celui de « yahud], dans un contexte de rejet. Ceux qui sont
rejetés tout autant que les juifs [yahud], ne peuvent être que des chrétiens et non des « nazaréens »,
et donc, là, « nassara » devrait signifier « chrétien ». Seulement, en ce verset 51, il ressort que
l’expression « ET les nassaras », a été ajouté après tout, 2 raisons l'indiquent, voici la
première:L'équilibre du phrasé rend cette lecture inconvenante. « ET les nassaras » vient perturber
le phrasé, celui-ci retrouve son équilibre lorsqu'on le supprime, ceci avait été mis en lumière par
23

Antoine Moussalli, dès 1993.
Voici la seconde raison : Le texte du verset continu et annihile, les [chrétiens] et les [yahuds]
seraient amis les uns des autres, certes, il a existé une convivialité séculaire, mais, il n’efface pas
une opposition théologique très vivace de la part des [yahuds] a laquelle, le prédicateur coranique
est très sensible. De plus, ce verset ne peut pas avoir mentionné les {juifs] et les [chrétiens]. Il
continue encore à parler du peuple prévaricateur et non pas de deux peuples prévaricateurs, à
supposer qu'on puisse parler des chrétiens comme un peuple en soit. Il est donc, clair, le prédicateur
parle du seul peuple des [yahuds] et quel terme de « Nassara » a été ajout& après tout, le texte
original du verset est manifestement celui-ci :
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 51] :
51. « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les [yahuds], ils sont alliés les uns des autres. Et
celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas le
peuple prévaricateur ».
Autre versets à corriger, de même, en enlevant le mot [nassara] :
Sourate 2 verset 111
Sourate 2 verset 113
Sourate 2 verset 120
Sourate 2 verset 135
Sourate 2 verset 140
Sourate 5 verset 140
Sourate 5 verset 14
Sourate 5 verset 18
Sourate 3 verset 67
Mais, alors, pourquoi par la suite a t-on ajouté « ET les nazaréens » ? La question vaut également
pour ces autres endroits du texte coranique, écrit une fois au singulier, chaque fois, un parallèle
apparaît entre les termes de « nazaréen » et les « yahuds », de sorte que le lecteur non avertit soit
amenés à penser, l’expression « Et les Nassara », « Ou les Nassara » doivent être appliquées aux
chrétiens, mais, en fait, tous ces cas, constituent des ajouts tardifs semblables à celui du verset 51 de
la sourate 5. Et à chaque fois, il faut enlever, l'expression ajoutée (Nassara), pour que le texte
coranique retrouve son équilibre et son sens évident et original.
En prenant le temps de réfléchir, chacun comprendra toutes les raisons de tous ces ajouts, pour un
empire arabe, il n'est pas très glorieux de n'être que la continuation d'une petite secte juive, ou plus
exactement, judéo-nazaréenne en rigueur de terme. De la part des califes, ce fut une seule et même
démarche et s'affirmer comme peuple arabe, choisit par une intervention directe de Dieu et
d’éliminer les sources nazaréennes, afin de se justifier de subsister, l'empire islamique devrait
occulter ses véritables origines religieuses. Or, pour occulter un souvenir, il n'y a rien de mieux de le
détourner, en imposant un sens nouveau aux mots même qui en parlaient. Des mots non seulement
trouvés dans les mémoires, mais dans les ébauches du texte coranique, qui avait déjà été mise en
circulation.
En effet, les feuillets en arabes, laissées par les nazaréens, mentionnaient quelques fois leurs noms
de « Nassara » et sont ces feuillets qui furent assemblés dans la hâte pour tenter de former le
recueil, dont le nouveau pouvoir arabe, avait absolument besoin. Il lui fallait un livre de référence,à
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exhiber, face à celui des juifs et des chrétiens. Mais, les feuillets des nazaréens n'avaient pas été
écrits pour cela. Les traditions islamiques elle-même signalent plusieurs destructions ds textes
coraniques sur ordre du calife en vue de les remplacer par de nouveaux, on s'en doute contiennent
des modifications ayant pour but, par exemple, de faire dire au texte, que « Nassara » signifie
« Chrétien ».
Pour que les gens puissent croire à la nouvelle signification du terme de « Nassara », l'état
islamique disposait de la force et du temps, le plus important, est leur propre troupe y croit, en
oubliant le souvenir des nazaréens. Elle formait un milieu militaro-religieux fermé, vivant en
garnison, c'est-à-dire isolé des habitants chrétiens, des villes qu'ils occupaient et le Coran n'était pas
montré à ceci, il était interdit aux chrétiens de lire le Coran. C'est plus tard, peu à peu, le nouveau
sens du mot, a été imposé aux non-musulmans, dans la mesure, où ils furent obligés de arabiser,
tandis que la culture respective a été écrasée.
Quand à l'accusation des chrétiens d'avoir falsifié leurs écritures, elle n'a été inventé que pour
convaincre les arabes eux-même selon deux objectifs :
- D'abord, il s'agissait de les expliquer, que les évangiles ont été manipulés, puisqu'il n'annonce pas
la venue de Mohamed.
- Et ensuite de leur faire croire à la fiabilité du texte coranique.
La meilleure manière de dissimulé ses propres manipulations et ses propres mensonges, c'est d'en
accuser les autres. Pour toutes ces raisons, les nazaréens sont peu connus, aujourd'hui encore

25

CONCLUSION :
En regardant un certain nombre de verset de cette étude coranique, nous avons vu, ceux qui
encourent la colère de Dieu, selon l'expression que nous avons d'abord découverte dans la sourate 1,
forme la partie majoritaire des juifs, c'est-à-dire ce que le Coran décrit sous le nom de [yahud].
Nous avons vu aussi, que la partie minoritaire est l'[Oumma], le texte coranique donne en exemple,
et dont les membres s'appelaient « nazaréen », tel est le sens que ce texte requiert clairement dans le
Coran, sauf dans les ajouts,plus ou moins tardifs qui ont été rapportés et qui lui donne alors, le sens
de « chrétien ».
Ces nazaréens croient que Jésus est le « Messie », de sorte que symétriquement, il reproche aux
[yahuds] de ne pas croire au « Messie » et aux chrétiens de croire trop au « Messie », c'est-à-dire de
voir Dieu en son messie Jésus.
Nous avons là toutes les clés qui permettent de comprendre ce que le Coran dit à propos des juifs
quel qu’ils soient, même si nous avons cité qu'un nombre limité des versets. Il reste à parler de
l'autre groupe, ce que la prière musulmane de sourate 1 maudit à chaque fois qu'elle est récitée sous
l'expression de « Ceux qui se sont égarés ». Ce sera l'objet de la seconde lecture de cette étude, elle
fournira d'autres clés à la lecture du Coran qui apparaîtra dégager les inutiles obscurités. La plus
part de celle-ci, ne sont, d’ailleurs, que les résultats de manipulations successives qu'il a subit.

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DEUXIÈME PARTIE : QUE DIT LE CORAN À PROPOS DES
CHRÉTIENS ?

27

CHAPITRE I :
Introduction : L'obscurantisme et le polythéisme
Le classement des sourates en deux catégories. Après avoir parler des juifs, cette seconde partie doit
regarder ce qui est dit des chrétiens dans le Coran. Dans le texte que nous avons suivi, la priorité a
été donnée à sont texte en partant de sa littéralité et non ce que les commentaires veulent faire lire,
nous continuerons de la même manière.
Les sourates du Coran ne raconte pas des histoires essentiellement, elles cherchent à convaincre
souvent de manière très polémique, n'existe qu'une exception manifeste, c'est la [Sourate 12
Youssouf (Joseph) Pré-Hégire], c'est-à-dire Joseph. Elle raconte l'histoire de ce Joseph biblique et
de ses démêlés avec les pharaons, en fait,il ne s'agit pas seulement d'un récit, mais, d'un
commentaire enjolivé d'un récit biblique à la mort d'un médrage, c'est-à-dire de la tradition juive. Si
l'on ne comprend pas le texte biblique, on comprend difficilement, les éléments que la sourate fait
allusion,ceci se vérifie en d'autres endroits du Coran, les passages parfois longs sont constitués de
l'histoire de Moïse, procède par allusion et sont donc, incompréhensibles, sauf par ceux qui
connaissent déjà les récits bibliques, ceci pose également question, comme le grand islamologue
français Alfred-Louis de Prémare l'a fait remarquer :
L'obscurantisme pré-islamique et le polythéisme arabe à la Mecque. Les deux piliers du discours
islamique relatif à la révélation arabe. Selon les dogmes islamiques, les arabes auxquels s'adresse le
prédicateur coranique sont supposés être ignorants. Le thème de 'obscurantisme pré-islamique est
appelé « Djiharia » est absolument central dans le discours musulman et c'est pourquoi qu'on a
parlé du polythéisme des arabes, au moins de ceux de la Mecque dit-on. Dans ce cas, aucun de ces
arabes auraient pu des ce que la prédication coranique voulait leur dire. Or selon le récit coranique,
il l'a comprendre tous, certains pour la suivre, d'autres pour s'y opposer, quelle est la clé de cette
contradiction fondamentale, nous en auront bientôt une idée.
L'islamologie, en tant que discipline scientifique et supposée telle est née en occident au 19ème
siècle, elle est marquée par l'esprit scientiste de l'époque, la plus part des chercheurs tenaient pour
acquis, le postulat suivant : « Toute religion selon le concept qu'il mette (inventé lui aussi en
occident) est nécessairement spirituelle au point de départ, c'est ensuite qu'elle se corrompt en
divers excès », en vertus de ce postulat, ils ont crée 2 ensembles opposés des sourates à l'intérieur
du Coran, les sourates anciennes qu'ils ont appelées « mecquoise » et qui seraient constituées des
sourates spirituelles et gentilles et d'autre part, les sourates qui seraient considérées postérieurs
appelées « mecquoise » où il est question de faire la guerre et de tuer
Le classement des sourates en « mecquoise » et « mecquoise », un classement islamologique gratuit.
Cette répartition des sourates, on la trouve aujourd’hui, répartie dans le Coran, même dans ceux qui
est dite de l'Arabie Saoudite. Parfois, sous la différenciation de pré-Hégire (ou sourate mecquoise)
ou opposée aux sourates post-Hégire (ou sourate médinoise).
Sur la base du postulat occidental, il apparaît inconcevable, qu'une pensée religieuse, ait fait de la
« soumission », c'est-à-dire « Al-Islam » en arabe, une fin en soi et même la seule. Mais, ces
intellectuels, imbus de scientisme, savaient-ils ce qu'est une pensée théologique. Contrairement à
leur postulat, il est tout à fait impensable que, sous le regard de Dieu, la finalité de la pensée entière
soit présentées comme étant l'Islam, et donc, tous les moyens qui peuvent servir la volonté de ce
Dieu soit tenu de digne d'être employé, il va en effet, des droits de Dieu. Il paraît, donc, illusoire de
vouloir opposer certaines sourates à d'autres,comme c'est le cas du texte coranique et cela ne
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correspond à rien. Prenons, l’exemple de la sourate 105 verset 19, qui ne compte que 5 courts
versets :
[Sourate 105 Al-Fîl (L'éléphant) Pré-hégire verset 19] :
« N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Éléphant ? N’a-t-Il pas rendu
leur ruse complètement vaine ? Et envoyé sur eux des oiseaux par volées, qui leur lançaient des
pierres d’argile ? Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée [une feuille déchiquetée] ».
L'éléphant auquel, il est fait allusion, a beaucoup marqué les commentaires islamiques orientaux ou
occidentaux. Les premiers on en fait un titre de la sourate les seconds, l'année de naissance de
Mohamed ou de toute autre indication. Aucune source ne permet de savoir, l'âge qu'il avait à sa
mort, en 632 probablement.
Qu'à cela ne tienne, on a inventé un calendrier sud-arabique où l'année de l'éléphant correspondrait
à l'an 570, de sorte que l'on peut descendre l'inspiration de Mohamed en 610, autres chiffes ronds, à
l'âge de 40 ans. Ainsi, il n'est ni trop vieux, ni trop jeune pour la mission qui suivra. Mais toutes ces
données supposées que l'on trouve aujourd'hui, dans le discours islamique sont sortis de l'imaginaire
rationaliste occidental. En réalité, la seule datation historique que l'on possède relativement à la vie
de Mohamed, concerne l'expédition qu'il mena non pas contre la Mecque, mais bien loin de la, vers
Jérusalem, en 629. Il fut d’ailleurs battu près du Jourdain par les byzantins qui en ont gardé la
mémoire.
Cette sourate de l’éléphant est considéré comme paisible, le mot « tuer » c'est-à-dire « Katara » ne
se trouvant sous aucune forme, elle donc classée comme « mecquoise ». Notons, cependant, qu'elle
fait probablement allusion à une guerre légendaire et que Dieu lui-même ait dit y prendre part à
cette guerre, cela n'est pas anodin.
Regardons d'autres verset de sourate plus longue et également cataloguées de mecquoise, sourate 74
verset 18 à 20
[Sourate 74 Al-Muddattir (Le revêtu d'un manteau) Pré-Hégire verset 31 à 32] :
31. « Il a réfléchi. Et il a décidé. Qu'il périsse! Comme il a décidé! Encore une fois, qu'il périsse;
comme il a décidé! »,
32. « Nous n'avons assigné comme gardiens du Feu que les Anges. Cependant, Nous n'en avons fixé
le nombre que pour éprouver les mécréants [ceux qui kaffarent], et aussi afin que ceux à qui le
Livre a été apporté soient convaincus, et que croisse la foi de ceux qui croient, et que ceux à qui le
Livre a été apporté et les croyants n'aient point de doute; et pour que ceux qui ont au cœur quelque
maladie ainsi que les mécréants disent : + Qu'a donc voulu Allah par cette parabole ? + C'est ainsi
qu'Allah égare qui Il veut et guide qui Il veut. Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, à part Lui.
Et ce n'est là qu'un rappel pour les humains ».
Cette sourate ne parle pas directement du verbe « tuer », le verbe est au passé, elle est donc, classer
comme sourate « mecquoise », on peut se demander tout de même, selon le texte, ceux qui
[kafarent] seront tués, qui, va s'en charger, serait-ce Dieu comme dans la sourate 105 verset 19.
Seraient ce les croyants soumis qui vont s'en charger ? La question est ouverte et elle n'est pas
paisible. Dans les sourates dites « medinoises » le choses apparaissent plus explicitement, par
exemple dans la sourate 61 verset 4 où le verbe « tuer » apparaît à la troisième forme, elle a alors, le
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sens de combattre à mort, allant jusqu'à tuer.
[Sourate 61 As-Saff (Le rang) Post-Hégire verset 4] :
« Allah aime ceux qui combattent jusqu'à tuer [verbe qâtala] dans Son chemin en rang serré
pareils à un édifice renforcé ».
Ce verset qui a fournit le nm de la sourate 61 « Le rang », est remarquable. Il allie le verbe « aller »
et le verbe « tuer ». Il exprime une vision de Dieu que l'islamologie a faussement nommée, un
monothéisme stricte, alors qu'il est tout simplement un monothéisme guerrier. Comme elle porte sur
Dieu, elle conditionne tout le reste, de même que la vision que, les chrétiens ont de Dieu forme,
nécessairement, le cœur de la foi chrétienne.
Ce n'est pas une question de bonne ou de mauvaise volonté. Le texte coranique exprime d'un bout à
l'autre, un texte cohérent, même si à la base, il est une compilation des textes disparates, même s'il
est fréquemment devenus obscur il n'existe pas 2 Corans, un avant l'Hégire et l'autre qui sera fait de
sourates postérieur (après l'hégire), amis, un ensemble de texte, exprimant la même pensée et
développée de manière diverse.
C'est la compréhension de l'Islam, comme tel qui est en jeu ici et l'histoire de ses textes disparates et
de leurs origines ne peuvent aucunement être réduits à ceux d'un seul homme (ou d'un seul auteur),
a moins que de faire intervenir directement Dieu, en cela, les discours islamiques sont plus logiques
et plus cohérents, que l'islamologie habituelle. Malheureusement, dans les limites de ces études, il
sera possible d'évoquer qu'indirectement le personnage de Mohamed selon l’orthographe arabe
[Mahomet en français]. Un seul des 5 passages coraniques où apparaît son nom ou l'équivalent de
son nom pourrait être analysé.

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CHAPITRE II :
Rappel et nouveaux exemples d'interférences
La première partie de notre exposé nous a conduit à découvrir, ce le texte coranique veut réellement
dire, à propos des 2 communautés juives antagonistes, dont il parle et à découvrir, également, qui
est celui qui s'exprime. Nous avons pris pour point de départ, la sourate 1, cette sourate, est appelée
Al-Fatiya et le jeu d'allusion, c'est-à-dire l'ouverture selon un titre et une fonction qu'elle portait très
certainement déjà, avant de se retrouver en tête du Coran, car justement, pourquoi, se retrouve t-elle
en tête du Coran, alors qu'elle ne compte que 7 verset, alors que le 114 sourates du Coran sont
classées en ordre décroissant de longueur ?
Un autre argument va dans le même sens, au mot « Fatiya » correspond un mot hébreux « Petiya »,
le « P » en hébreux est équivalent au « F » en arabe, et les voyelles ne font pas partie de la racine du
mot, or ce mot désigne une prière qui ouvre, précisément, une célébration hébraïque, c'est une
coïncidence curieuse qui se répète le plus souvent dans le Coran avec d'autres mots, qui sont pour la
plus part des mots araméens que les mots hébreux. L’araméen est la langue la plus dominante à
l'époque de Mohamed et depuis 10 ans auparavant, c'est la langue utilisée par le Christ et celle des
chrétiens de l'empire perse et au delà.
Dans cette langue (l'araméen), le mot équivalent à Coran désigne un lectionnaire, c'est-à-dire un
ivre fait pour l'utilisation en assemblée de prière, en particulier pour la messe au saint mystère,
comme disent les chrétiens assyro-chaldéens, or, c'est exactement, un tel usage qu'en font les
musulmans Le mot s'inscrit dans une fonction liturgique de prière, de cet usage, l'emploie du mot
« Qur'ân » dans le texte coranique atteste une soixantaine de fois, mais de quel Coran s'agit-il dans
le Coran. Ces nombreuses mentions du mot « Qur'ân » envoient à un livre existant déjà et il ne peut
pas être lui-même, puisque le Coran n'est pas encore compilé et n'existe pas encore. Seuls 3
passages expriment une telle désignation absurde, et, ils manifestent tous des caractéristiques de
manipulation. La doctrine musulmane est, d'ailleurs, plus subtile : Il dit que le livre en arabe appelé
antérieurement « Qur'ân », auquel le texte coranique se réfère comme un texte déjà employé, c'est
le Coran éternel qui est au ciel, ainsi, avec cette explication, le texte coranique parle de lui-même
tout en ne parlant pas.
L'analyse attentive fait apparaître une autre explication, le texte de ce qui est appelé aujourd’hui
Coran, parle tout simplement d'un livre en arabe, correspondant, quand à son contenu, quand à son
titre, au livre utilisé [les feuillets nazaréens] par la minorité juive exaltée dans de nombreux versets,
comme nous avons vu. Ce groupe juif minoritaire appelé dans leurs lectionnaire « Qur'ânun »
équivalent en arabe « Qur'ân » et en hébreux « Mî'qrâ », Mî est un préfixe, et ils ont simplement
traduit en arabe, pour ceux qu'ils avaient gagné pour leur cause,en ne conservant la même
appellation. C'est le lectionnaire qui devrait être en usage au temps de la communauté protoislamique, c'est-à-dire, durant la vie de Mohamed et même au delà encore, jusqu'au jour de la
rupture de ceux qui furent à l'origine de ce lectionnaire de qui s'agissaient-ils ? Rappelons, les
réponses qui sont données par le texte coranique lui-même. Il distingue très fortement, les bons juifs
qui sont donnés en modèle et ceux qui sont les mauvais qui sont désignés par le terme de [yahud] ou
sous d'autres termes moins flatteurs. Voici quelques-uns des versets déjà regardés :

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[Sourate 3 Al-Imram (La famille d'Imram) Pré-Hégire verset 110, 111, 112, 113]
110. « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez
le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait
meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. »
111. « ls ne sauront jamais vous causer de grand mal, seulement une nuisance (par la langue); et
s'ils vous combattent, ils vous tourneront le dos, et ils n'auront alors point de secours ».
112. « Où qu'ils se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours providentiel
d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d'Allah, et les voilà
frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux signes d'Allah, et assassiné injustement les
prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé ».
113. « Mais il ne sont pas tous pareils. Il est, parmi les gens du Livre, une communauté [Oumma]
droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d'Allah en se prosternant ».
(Sourate 2 Al-Baqarach (La vache) Post-Hégire verset 61 et verset 90] :
61. « Et [rappelez-vous], quand vous dîtes : + Ô Moïse, nous ne pouvons plus tolérer une seule
nourriture. Prie donc ton Seigneur pour qu'Il nous fasse sortir de la terre ce qu'elle fait pousser, de
ses légumes, ses concombres, son ail (ou blé), ses lentilles et ses oignons ! - Il vous répondit : +
Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon ? Descendez donc à n'importe quelle ville;
vous y trouverez certainement ce que vous demandez ! +. L'avilissement et la misère s'abattirent
sur eux; ils encoururent la colère d'Allah. Cela est parce qu'ils reniaient les révélations d'Allah,
et qu'ils tuaient sans droit les prophètes. Cela parce qu'ils désobéissaient et transgressaient ».
90. « Comme est vil ce contre quoi ils ont troqué leurs âmes! Ils ne croient pas en ce qu'Allah a fait
descendre, révoltés à l'idée qu'Allah, de part Sa grâce, fasse descendre la révélation sur ceux de
Ses serviteurs qu'Il veut. Ils ont donc acquis colère sur colère, car un châtiment avilissant attend
les infidèles ! ».
Nous avons aussi vu, l'expression « les gens du livre » équivaut à peuple de Moïse, ou de fils
d'Israël, c'est-à-dire ceux qui méritent légitimement, le livre. Un mot qu'on a vu désigner la Bible ?
Rien d'autre, Bible signifiant d’ailleurs livre, les possesseurs u livre ne sont pas les chrétiens, selon
le texte coranique et encore moins les musulmans, comme on le voit, ceux qui sont appelés [Yahud]
sont dits « avoir encourus la colère de Dieu », c'est de cette manière, qu'on parle d'eux dans la
sourate Résumons les 2 clés de compréhension du texte coranique, qui avait été mis en lumière :
Primo : Les fils d'Israël donnés en exemple, se nomment les « nazaréens », c'est eux qui ont formé
les arabes à leur espérance politico-religieux, dès le temps de l'enfance de Mohamed.
Secundo : Des manipulations ont été subies par les textes pour suggérer que le mot « nazaréen »
désignerait en réalité les chrétiens, ce qui découle de sa place après le terme de « juif » dans des
expressions telle que des [yahuds] et des [nazaréens], or, on l'a vue, cette place n'est pas plausible,
en particuliers, au regard de la contradiction, qu'une telle expression entraîne dans la sourate 5
verset 82, à travers ceux qui présentent les nazaréens comme les vrais amis des arabes et un autre
verset qui semblent les présenter comme des ennemis.

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[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 82 et verset 51] :
82. « Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés
des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent :
+ Nous sommes nassara + C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent
pas d'orgueil ».
51. « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Nassaras; ils sont alliés les uns des
autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide pas le
peuple prévaricateur ».
La sourate corrigée donne :
« Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs; ils sont alliés les uns des autres. Et celui
d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide pas le peuple
prévaricateur ».
Antoine Moussali décédé en 2003, qui a contribué à la formation des moines de tibérines en
Algérie, durant son long séjour, en Algérie, publia un article retentissant, il y a 10 ans, après s'être
retiré de l'Algérie en France. Ans cet article, il montrait qu'au verset 51, la mention des
« nazaréens » étaient tout simplement, un ajout, il montrait, également, ce même type d'ajout ou
d’interpolation se retrouvait dans tous les passages, où on trouve soit « Et les nazaréens » soit « Ou
les nazaréens ». Nous en avons vu la liste dans la première partie et nous avons écouté un exemple
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 51] :
51. « Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les [yahuds], ils sont alliés les uns des autres. Et
celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas le
peuple prévaricateur ».
Autre versets à corriger, de même, en enlevant le mot [Nassara] :
Sourate 2 verset 111
Sourate 2 verset 113
Sourate 2 verset 120
Sourate 2 verset 135
Sourate 2 verset 140
Sourate 5 verset 140
Sourate 5 verset 14
Sourate 5 verset 18
Sourate 3 verset 67
Que veut dire, ici, le prédicateur coranique ? Il explique simplement, à ses disciples arabes, que
partout où ceux-ci rencontreront les « nazaréens », ils ne doivent pas les confondre avec d'autres
juifs, et qu'ils sont des amis et au verset 51, il explique, qu'ils doivent se détourner aux [yahuds]
(juifs rabbiniques) qui forment un peuple prévaricateur et l'idée d'un peuple n'a aucun rapport avec
les chrétiens.
Le souci du prédicateur coranique est celui-ci, évitez que les [yahuds] rencontrés inévitablement ç
et là , lors des pérégrinations caravanières, ne détournent les arabes de la cause qu'il leur a enseigné
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et qui st appelé le « sentier de d'Allah » dans le Coran. Plus rarement, ils rencontreront les juifs
appelés « nazaréens » explique le prédicateur coranique et « Eux sont des amis », notamment à
Medine, où il y avait d'autres juifs qu'eux. Il apparaît clairement, que le prédicateur qui parle et qui
est bien instruit de la Bible et de la littérature juive, fait lui-même partie des « nazaréens ».
Pourquoi a t-on ajouté par la suite, la mention « Et les nazaréens » au verset 51 ? On l'a vu, la
raison de cet ajout et des autres du même type est lié à l'histoire du peuple arabe islamique, qui dès
le départ, a tout fait pour cacher ses propres origines. Il s'est même érigé sur cette base, il ne fallait
plus qu'apparaisse le petit groupe juif des « nazaréens »qui était l'initiateur de ce mouvement.
Pour occulter un souvenir, ; il n' rien de mieux en le détournant en imposant un sens nouveau au
mot qui en parle.Faute de faire disparaître du texte, l’appellation de « Nassara », qui était présent
dans la mémoire, il n'était que possible de la détourner, si l'on impose au besoin, par la force, l'idée
que le terme de « Nassara » possède en arabe, le sens de « Chrétien », à la longue, les musulmans
finiront par le croire. Il suffit d'interdire aux non-musulmans de lire le Coran, discuter avec des
musulmans et de pousser les musulmans à vivre entre-eux, coupés des populations dans un système
des castes mlitaro-religueuse fermée. Plus tard, c'est à peu à peu à toute la population, que le
nouveau sens du mot s'est imposé, dans la mesure même, où elle était obligée de s'arabiser. Et
pourtant et en même temps, les chrétiens arabes n'ont jamais cesser de s'appeler Masrihi, c'est-à-dire
« Messien » ou « Chrétien » en arabe. Cette clé, que nous appelons ici st capitale, elle ouvre en
grand, la compréhension du texte coranique, en le libérant de ces obscurités, qui sont parfois les
contradictions apparentes, comme on vient d'avoir un exemple, pour que des passages entiers en
deviennent cohérents. Voici apparemment, un passage difficile de cette même sourate 5, dont nous
avions déjà rencontré le verset suivant dans la première partie de cet étude, sourate 5 verset 69 :
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 69, verset 64 et verset 65] :
69. « Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les nassaras [nazaréens], ceux
parmi eux qui croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de
crainte sur eux, et ils ne seront point affligés ».
On voit bien, ici, ces « Nassara » ne sont pas des chrétiens, puisqu'ils méritent le paradis, au terme
d'une liste significative, en premier, le prédicateur mentionne habillement ceux des arabes qui se
sont ralliés à sa cause, donc, qui croient et qui se mettent à certaines pratiques juives, c'est le sens
du mot judaïsé, puis, il nomme la secte des « sabéens » pour laquelle la secte des « nazaréens »
éprouve une sympathie, probablement, très ancienne et enfin, les nazaréens qui sont les modèles.
Regardons, les versets qui précédent :
64. « Et les [yahuds] disent : + La main d'Allah est fermée! + Que leurs propres mains soient
fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes
: Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton
Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi
eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour
la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime
pas les semeurs de désordre ».
65. « Si les gens du Livre avaient la foi et la piété, Nous leur aurions certainement effacé leurs
méfaits [nous couvrirons leurs péchés (Kafara)] et les aurions certainement introduits dans les
Jardins du délice ».
Ce dernier exprime encore un rapport d'identité entre l'ensemble des fils d'Israël et les gens du
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livre,dont les [yahuds] forment une majorité, ces derniers sont invités à s'aligner sur les vrais
croyants que sont les nazaréens, eux qui verront leurs péchés couverts par Dieu, voir le verset 55, et
qui font partie de ceux qui mériteront le jardin, c'est-à-dire, le paradis, et non l'enfer verset 62 et 69.
Comment doivent-ils s'aligner sur les nazaréens ? Les versets suivants l'indiquent par 2 fois
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 66, verset 67, verset 68 et verset
59] :
66. « S'ils avaient appliqué la Thora et l'Évangile et ce qui est descendu sur eux de la part de
leur Seigneur, ils auraient certainement joui de ce qui est au-dessus d'eux et de ce qui est sous
leurs pieds . Il y a parmi eux un groupe (une Oumma] qui agit avec droiture; mais pour beaucoup
d'entre eux, comme est mauvais ce qu'ils font! ».
67. « Ô Messager, transmets ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisait
pas, alors tu n'aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protégera des gens. Certes, Allah
ne guide pas les gens mécréants ».
68. « Dis : + Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la
Thora et à l'Évangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur. + . Et certes, ce
qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d'entre eux en rébellion et en
mécréance. Ne te tourmente donc pas pour les gens mécréants ».
59. « Dis : Ô gens du Livre [les yahuds)! Est-ce que vous nous reprochez autre chose que de
croire en Allah, à ce qu'on a fait descendre vers nous et à ce qu'on a fait descendre auparavant ?
Mais la plupart d'entre des pervers ».
Pour rejoindre, la véritable [Oumma] du juste milieu, Moktacita, traduit également par modéré, les
[yahuds] doivent « se conformer à la torah et à l’Évangile », selon l'expression toute faite, qu'on
retrouve plusieurs fois dans le Coran, plus « ceux qui est descendu sur eux de la part de leur
seigneur », les versets 66 et 68. Voila ainsi, une énumération de 3 écrits de référence, ce nombre de
3 fait problème, on ne trouve jamais, de telles énumérations primaires dans le Coran. Or, on y
trouve encore, la plus surprenante encore, celle de la sourate 29 verset 111 qui est carrément
explicite : La torah, l’Évangile et le Coran. Ce nom de « qu'ran », on l'a vu est repris au lectionnaire,
antérieurement, en usage, celui que désigne les mentions authentiques et assez nombreuses dans ce
qu'on appelle aujourd'hui, le texte coranique. Ici, dans le verset 66 à 68 de la sourate 5, le troisième
terme est une longue périphrase : « Ce qui est descendu pour vous de la part de leur seigneur »,
plutôt que de nommer, elle désigne en suggérant, le nouveau livre de l'Islam, que les califes veulent
placer à la suite de la torah et de l’Évangile. Pour habile qu'il soit, en évitant l'énumération de 3
termes, cette périphrase suscite un malaise répété aux versets 66 et 68 de la sourate 5, elle paraît
inspiré du verset 69, elle fait penser à un copier/coller répétitif.
Tous ces ajouts paraissent manifestes, et ont pour but de dire aux musulmans, que leur livre doit être
une référence pour tous les croyants et autre. Si l'on enlève les ajouts, le texte de ces versets
redevient rapidement limpide, ils témoignent de ce les feuillets en arabe, laissée par « le », « les »
enseignants judéo-nazaréens sont bien des notes ou des brouillons de prédication. Ici, le prédicateur
promet d'expliquer aux arabes, comment polémiquer avec les [yahuds], sourate 5 verset 59 :

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[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 59 verset 64, verset 65, verset 66,
verset 68 et verset 69] :
59. « Dis : Ô gens du Livre [les yahuds)! Est-ce que vous nous reprochez autre chose que de
croire en Allah, à ce qu'on a fait descendre vers nous et à ce qu'on a fait descendre auparavant ?
Mais la plupart d'entre vous sont des pervers ».
64. « Et les [yahuds] disent : + La main d'Allah est fermée ! + Que leurs propres mains soient
fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes
: Il distribue Ses dons comme Il veut. Et certes, ce qui a été descendu vers toi de la part de ton
Seigneur va faire beaucoup croître parmi eux la rébellion et la mécréance. Nous avons jeté parmi
eux l'inimité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Toutes les fois qu'ils allument un feu pour
la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime
pas les semeurs de désordre ».
65. « Si les gens du Livre avaient la foi et la piété, Nous leur aurions certainement effacé [nous
couvrions leurs péchés] leurs méfaits et les aurions certainement introduits dans les Jardins du
délice ».
66. « S'ils avaient appliqué la Thora et l'Évangile et ce qui est descendu sur eux de la part de leur
Seigneur, ils auraient certainement joui de ce qui est au-dessus d'eux et de ce qui est sous leurs
pieds. Il y a parmi eux un groupe qui agit avec droiture; mais pour beaucoup d'entre eux, comme
est mauvais ce qu'ils font ! ».
68. « Dis : + Ô gens du Livre [yahuds], vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez
pas à la Thora et à l'Évangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur +. Et
certes, ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur va accroître beaucoup d'entre eux en
rébellion et en mécréance. Ne te tourmente donc pas pour les gens mécréants ».
69. « Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui
croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de crainte sur eux, et
ils ne seront point affligés ».
[Sourate 9 At-Tawbah (Le désaveu ou le repentir) Post-Hégire verset 111] :
111. « Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis.
Ils combattent dans le sentier d'Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C'est une promesse authentique
qu'Il a prise sur Lui-même dans la Thora et l'évangile. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son
engagement? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait : Et c'est là le très grand
succès ».
Il faut signaler toutes-fois, si l’Évangile de Mathieu, base de l’Évangile des nazaréens raisonnent les
promesses de Jésus, concernant, le salut éternel, on y lit au verset 52 chapitre 26 :
[Sourate 26 As-Shuaraa (Les poètes) Pré-Hégire verset 52] :
52. « Et Nous révélâmes à Moïse [ceci] : + Pars de nuit avec Mes serviteurs, car vous serez
poursuivis + ».
Les nazaréens ont retourné son sens. Dans le texte coranique, un parallélisme particulier apparaît,
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entre les 2 messagers de Dieu, qui sont Moïse et Jésus et donc, également, entre les 2 livres et non
pas 3, que les vrais croyants doivent se référés. On trouve cela par exemple, dans la sourate 28 qui
et une longue catéchèse sur Moïse ». Le parallélisme porte sur 2 caractéristiques communes aux
deux messagers, le fait que tous les deux étaient, faussement, accusés d'être des magiciens et le fait
que tous les deux soient à l'origine d'un écrit.
De fait, dans certains textes connus de la tradition rabbinique, Jésus est accusé de magie, ceci ne fait
que prolonger l'accusation élaborer par les pharisiens, comme on peut le lire dans l’Évangile de
Mathieu chapitre 12 verset 24, voir aussi Marc 3 verset 22 et Luc 11 verset 15. Quand à Moïse, ce
n'est pas dans la Bible, mais dans certains commentaires, qu'on raconte que ses miracles ont été
l'objet de calomnies. Le prédicateur coranique est, donc, bien au courant sourate 10 verset 76 :
[Sourate 10 Yindus (Jonas) Pré-Hégire verset 76] :
76. A propos de Moïse : « Et lorsque la vérité leur vint de Notre part, ils dirent : + Voilà certes, une
magie manifeste ! + ». confère aussi : [Sourate 27 verset 13]
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 110] :
110. A propos de Jésus : « Et quand Allah dira : + Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait
sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout
comme en ton âge mûr. Je t'enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l'évangile! Tu fabriquais de
l'argile comme une forme d'oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma
permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l'aveugle-né et le lépreux. Et
par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d'Israël pendant
que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d'entre eux qui ne croyaient pas dirent : + Ceci n'est
que de la magie évidente + ». confère : [Sourate 61 verset 6]
Voici le passage de la sourate 28 verset 43 qui parle évidemment des 2 écrits :
[Sourate 28 Al-Qasas (Le récit) Pré-Hégire verset 43, verset 47, verset 48 et verset 49] :
43 « Nous avons en effet, donné le Livre à Moïse, - après avoir fait périr les anciennes générations,
- en tant que preuves illuminantes pour les gens, ainsi que guidée et miséricorde afin qu'ils se
souviennent ».
47. « Si un malheur les atteignait en rétribution de ce que leurs propres mains avaient préparé, ils
diraient : + Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé un Messager ? Nous aurions alors
suivi Tes versets et nous aurions été croyants + ».
48. « Mais quand la vérité leur est venue de Notre part, ils ont dit : + Si seulement il avait reçu la
même chose [à Jésus] que Moïse! + Est-ce qu'ils n'ont pas nié ce qui auparavant fut apporté à
Moïse? Ils dirent : + Deux magies se sont mutuellement soutenues ! + Et ils dirent : + Nous
n'avons foi en aucune + »
49 « Dis-leur : + Apportez donc un Livre venant d'Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là
[la Thora et l’Évangile] , et je le suivrai si vous êtes véridiques + ».
Dans ce passage, le prédicateur coranique polémique avec les [yahuds], ils les accuse de faire
comme leurs pères qui n'ont pas cru directement à Moïse et qui ont exigé un messager qui ferait
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d'avantage de signes encore, verset 43 à 47, or, quand celui-ci est venu, verset 48, il refuse de le
reconnaître et de croire à son message de vérité, que l'on trouve dans l’Évangile, et ils accusent ce
messager [Jésus] de magicien, comme leurs pères avaient fait à l'égard de Moïse.
Quand au fait Jésus et Moïse sont deux sorciers [magiciens], c'est ce que le prédicateur coranique
fait dire aux [yahuds], mais, il s'agit d'une caricature de la position de ceci, on ne lit cela, dans
aucun écrit rabbinique, dans le Coran, le style est fréquemment ironique, l'argument du prédicateur
est celui-ci : « Qui refuse Jésus, refuse Moïse », l'utilisation du mot « vérité » au verset 48 ne doit
pas nous tromper, le prédicateur coranique désigne ainsi, l’Évangile, car il sait bien que Jésus n'est
auteur d’aucun Évangile, comme Moïse est dit être l'auteur de la Thora selon la tradition juive.
Il dit que, « Jésus a apporté la vérité qui vient compléter la direction et la miséricorde, que le verset
43 dit avoir apporter par la thora.
Le grand reproche fait aux [yahuds] s'exprime dans le verbe [Kafara] qui signifie,
fondamentalement, recouvrir. L'allusion au talmud se précise au verset 49, car aux yeux du
prédicateur coranique, ils recouvrent la parole de Dieu. Le prédicateur coranique est ce prédicateur
nazaréen interpelle les [yahuds] de cette manière : leur : « Apportez donc un Livre venant d'Allah
qui soit meilleur guide que ces deux-là [la Thora et l’Évangile] ». Ici, c'est 2 et non 3, il y a la
aucune allusion au Coran, ni même au lectionnaire originaire du même nom (les feuillets nazaréens
appelés qur'an), qui était justement une traduction de la Thora et de l’Évangile des nazaréens, fait à
l'usage des arabes, ralliés à la cause des nazaréens.
Le verset 49 est le verset, que les manipulateurs du Coran ont oublié de trafiquer, faisons le point :
À la suite de la première partie de notre étude, des notions clés sont apparues, concernant les deux
catégories des « fils d'Israël », dont parle le Coran, l'un d'elles est celle des nazaréens qui a déjà une
longue histoire, quand à la fin du 16ème siècle, elle entreprend de gagner ses voisins arabes à sa
cause, en espérant que ceux-ci, leur donneraient un coup de main, pour réaliser leurs objectifs
politico-religieux, le lieu précis de ce voisinage, on le verra tout-à-l'heure. Pour l'instant, avec ces
clés, revenons à la sourate 1 avec la question : Si dans le texte original du Coran, les chrétiens ne
sont jamais appelés de nazaréens, comment sont-ils appelés ?

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CHAPITRE III :
La sourate Al-Fatiya et les jeux d'allusion du verset 2
[Sourate 1 Al-Fatiya (Prologue ou ouverture) verset 1 à 7] :
1. « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux »,
2. « Louange à Allah, Seigneur de l’univers »,
3. « Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux »,
4. « Maître du Jour de la rétribution »,
5. « C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours ».
6. « Guide-nous dans le droit chemin »,
7. « Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère
[yahuds], ni des égarés [chrétiens] ».
On remarque aussitôt, la longue opposition sur le mot chemin, qui constitue la fin de la sourate, elle
compte à elle seule, autant de syllabe, ou de balancement rythmique, que chacune des
parties qui précèdent. Écoutons, la sourate, récitée par groupe de 3 en langue arabe :

Sourate 1 Al-Fatiya
Bismillahi
Rahime

RIME

Rahmani Im

Alhamdoulillahi
l'alamine

BALANCEMENT
4

rabi Im

4

A rahmani Rahime

Im

2

Maliki yawmiddine

Im

3

wa Im

4

siratal Im

3

Iyaka na'abodo
iyaka nasta'ine
Ihdina
mostakime

TOTAL

Siratal ladina an'amta
'alayhime,
Rayri
l'maRdobi
'alayhime
wa la da line. Amine

10

10

10

N'importe quel chercheur habitué à l'histoire des textes ou à l'exégèse biblique, que la sourate se lit
bien mieux, sans le gros verset 7 qui la termine. Comme dans toutes les constructions orales, c'est
au centre que se trouve le message principal, il apparaît alors, clairement, c'est un appel à la
miséricorde d Dieu ;, entendu comme attente du jugement. Le mot « miséricorde » n'a pas un sens
général. Le Dieu du Coran n'aime pas tous les hommes, mais, seulement, certaines catégories
d'entre-eux, que le jour du jugement déterminera.

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La miséricorde coranique, c'est le temps qui est donné par Dieu pour se convertir, avant ce jour
terrible. La majorité des islamologues reconnaissent, qu'il s'agit là d'un message premier et central
du Coran.
« Aux miséricordiant, miséricordieux, possesseur du jour de jugement », le verset 7 est de trop. Si
cette prière d'ouverture est une vielle tradition qui a été traduite en arabe et conservée dans l'usage
musulman quotidien, on peut imaginer, qu'on s'est servi à un moment donné, pour faire passer un
message jugé important, en imposant sur le verset 6, une suite basée sur le mot « chemin » OU
« sentier ». Il s'agit d'une double malédiction et elle exprimée de manière assez grossière. « Le
chemin de ce que tu favorises sur eux » et « autre que ceux du lieu de colère contre les [yahuds]
(juifs rabbiniques) comme les s'égarants » : Comme cette construction est accolée à celle des
[yahuds], elle signifie les chrétiens.
La construction de la phrase pose un problème, ceux qui sont favorisés sont autres que ceux qui
méritent la « colère de Dieu », c'est-à-dire, les [yahuds] sont-ils autres que ceux qui s'égarent ? Ou
autres que ceux qui ne s'égarent pas ? Bien sûr, selon le sens coranique, on comprend bien que la
malédiction porte sur ceux qui s'égarent et les favorisés sont ceux qui ne s'égarent pas. Mais, cela a
fait tiquer un islamologue pointilleux comme Régis Blachère, cette double malédiction vise à la fois
les [yahuds] qui sont dits, plusieurs fois, être l'objet de la colère de Dieu et maudis par la bouche de
David et de Jésus (voir la sourate 5 verset 78) ET les chrétiens, puisque la catégorie des gens qui
sont mentionnés près des [yahuds] ne peut être que celle des chrétiens.
Mais, pourquoi, sont-ils appelés « les s'égarants » ? Régis Blachère en bas de sa traduction du
Coran, parue Édition ; Maison neuve, fait remarquer que la tradition dit que les égarés désignent les
chrétiens. Cette interprétation est insoutenable, à cause de la négation, en tête de la seconde
expression. Fin de citation. En fait, nous avons vu, qu'il s'agit simplement d'une construction
maladroite, que le prédicateur coranique, n'aura probablement commise. Blachère a sentit qu'il y
avait là un problème, sans penser directement à un ajout, pourquoi un ajout ? Pourquoi dire que
Dieu ne favorise pas les « s'égarants » ? pourquoi employer une formule tarabiscotée qui ne nomme
ni les [yahuds], ni les [chrétiens] sous le nom des [nazaréens] comme le font d'autres ajouts ?
L'hypothèse envisagée ici, il s'agit d'une manipulation intervenue plus tard, que celle qui porte sur la
notion de « nazaréen » et en plus de maudire subtilement, les juifs et les chrétiens, veut répondre à
une difficulté interne du texte coranique.
Raisonnons froidement, selon la fin de la sourate 1, les [s'égarants] sont donc, nécessairement, les
[chrétiens]. Or, il existe un verset coranique, où le verbe s'égarer revient 3 fois et où il est question
du « droit chemin », comme dans la sourate 1 et ce verset 77 de la sourate (la table) ou se trouve le
fameux verset 51 si manipulé, commence, justement, par une interpellation des gens du livre
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 77] :
77. « Dis : + Ô gens du Livre, n'exagérez pas en votre religion, s'opposant à la vérité. Ne suivez pas
les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se
sont égarés du chemin droit + ».
[Sourate 1 Al-Fatiya (Prologue ou ouverture) verset 6 à 7] :
6. « Guide-nous dans le droit chemin »,
7. « Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère
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[yahuds], ni des égarés [chrétiens] ».
Si l'on met la fin de la sourate 1 verset 6 à 7 en rapport avec la sourate 8 verset 77 les « égarés »
sont des « Tu as chrétiens » et donc, les gens du livre, conformément au discours théologique
islamique. Ceci est important, car jamais, dans le Coran, les chrétiens ne sont dits être des « gens du
livre », or, pour la théologie islamique, ils doivent l'être, pourquoi ? Parce que les musulmans se
disent par excellence, les « gens du livre », et que le Coran dit cela pour les « enfants d'Israël », il
est, donc, indispensable, que les chrétiens le soient aussi, puisque la théologie islamique se situe
entre les juifs et les musulmans. Ceci est suggéré habilement, à la suite du verset 7 de la sourate 1.
Par contre coup, le verset 77 de la sourate 5 donne l'impression, qu'effectivement, les chrétiens sont
ceux qui se sont ceux qui s'égarent sont des « gens du livre ».
En fait, l'ajout du verset 7 à la sourate 1 faisait une pierre de coups, d'une part, faire maudire,
journellement, les juifs et les chrétiens par tous les musulmans et d'autre part, ancré dans la tête de
ces derniers, qu'il y 3 religions du livre et que parmi celle-ci, la meilleure est évidemment, celle qui
arrive en troisième et en dernier lieu.
Ces multiples manipulations ont obligé plusieurs fois, le pouvoir califal a retirer le texte en
circulation, à les brûler et à diffuser de nouvelle version, selon ce que rapporte les traditions
musulmans elles-même. Une autre conséquence, c'est de rendre le texte de moins en moins clair. Au
point de départ, il était aussi clair peut-être au point de prédication, destiné à convaincre. Il est
aujourd'hui, un texte parsemé de nombreuses obscurités

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CHAPITRE IV :
La manière dont les chrétiens sont appelés et le reproche qui leur est adressé dns le Coran
Si la sourate 1 présente les chrétiens comme les gens qui s'égarent, ce n'est pas un choix, tout-à-fait
arbitraire, il existe un rapport logique que le texte coranique reproche constamment aux chrétiens,
aux [yahuds], on l'a vu, le reproche principal qui leur est fait, est d'avoir falsifier les livres et surtout
de ne pas croire en la messianité de Jésus annoncée par les prophètes. Le reproche fait aux
chrétiens, c'est d'avoir tout compris de contraire, reconnaissant la divinité de Jésus, au sens propre,
ce reproche n'est pas exactement de celui de « s'égarer » dans le Coran, ce verbe est employé à
propos des [yahuds], mais, presque, c'est le fait de ne pas savoir et de tout mélanger. Sourate 43
verset 81 :
[Sourate 43 Azzukhruf (L'ornement) Pré-Hégire verset 81 et verset 83] :
81. « Dis : + Si le Tout Miséricordieux avait un enfant, alors je serais le premier à l'adorer + ».
83. « Laisse-les donc s'enfoncer dans leur fausseté et s'amuser jusqu'à ce qu'ils rencontrent le jour
qui leur est promis ».
En d'autres termes, le reproche fait aux chrétiens c'est d'associer à Dieu, ce qui n'est pas Dieu
[Sourate 9 At-Tawbah (Le désaveu ou le repentir) Post-Hégire verset 6 et verset 5] :
6. « Et si l'un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu'il entende la parole d'Allah,
puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas ».
5. « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les,
assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat
et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ».
[Sourate 98 Al-Bayyinah (La preuve) Post-Hégire verset 6] :
6. « Les infidèles parmi les gens du Livre, ainsi que les Associateurs iront au feu de l'Enfer, pour y
demeurer éternellement. De toute la création, ce sont eux les pires ».
Selon la tradition nazaréenne qui est celle du prédicateur coranique, la foi chrétienne est présentée
comme « associationniste », celui-ci s'en moque, en la traitant de bêtise, mais ne l'excuse pas pour
autant. Les chrétiens méritent d'être tués, comme le témoigne le verset 5 de la sourate 9 et iront en
enfer, comme les [yahuds]. Indubitablement, il s'adresse aux arabes qu'il veut détourner de la foi
chrétienne qu'ils partagent. Pourtant, vous entendez habituellement, le contraire à savoir les arabes
associateurs ont été les polythéistes qui se seraient attardés jusque dans le septième siècle. Le
dogme de la prédication coranique est obligée de postuler cela, en effet, pour pouvoir dire que Dieu
a directement, créer, une religion nouvelle et parfaite, qui ne doit rien aux homes et tout à Dieu, il
fallait affirmer que Dieu s'est directement adressé à des arabes étrangers à toute tradition juive et
chrétienne, des traditions qui sont des faussées, sinon, Dieu n'aurait pas eu besoin de tout reprendre
à zéro. C'est logique, même si la logique fonctionne à 'envers, donc, on dirait que Dieu a choisit les
arabes qui étaient restés aux conceptions religieuses de 6 siècles avant, ce que la tradition islamique
appelle « État d'ignorance » pour obscurantisme pré-islamique. Cependant, le texte coranique ne dit
pas cela, ceux qui sont traités d'« associateurs » n'apparaissent pas pourtant des arabes ignorants.
42

[Sourate 43 Azzukhruf (L'ornement) Pré-Hégire verset 87] :
87. « Et si tu leur demandes qui les a créés, ils diront très certainement : + Allah +. Comment se
fait-il donc qu'ils se détournent ? »
Le Coran prévoit les réponses et les réponses à donner aux réponses
[Sourate 6 Al-Anam (Les bestiaux) Pré-Hégire verset 23 et verset 24] :
23. « Alors il ne leur restera comme excuse que de dire : + Par Allah notre Seigneur! Nous
n'étions jamais des associateurs + ».
24. « Vois comment ils mentent à eux-mêmes! Et comment les abandonnent (les associés) qu'ils
inventaient ! »
Voila des associateurs qui nient associer et qui croient à Dieu unique, c'est bien contre la fi
chrétienne, que la polémique est façonnée. Le texte coranique va jusqu'à,indiquer à l'avance es
réponses qu'il faut donner aux chrétiens, qui refusent d'être traités de tri-théiste,puisque c'est de cela
qui sont constamment accusé sous le terme d'« associateur ». Le tri-théisme se serait d'enseigner
l'existence de 3 Dieux, ce qui évidemment, n'a aucun fondement, du point de vue chrétien. Une
polémique caricaturale et aussi élaborée, suppose une longue tradition. Cette polémique antitrinitaire est très présente dans le Coran, voir les sourates 23 verset 86 et 89, sourate 31 verset 32,
sourate 43 verset 84 etc …
Sous une forme plus subtile, on voit cette polémique à l’œuvre, en ces 2 versets qui appartiennent à
nouveau à la sourate 5, l'astuce de la polémique, consiste à faire condamner la foi chrétienne par
Jésus lui-même :
[Sourate 5 Al-Ma-Idah (La table servie) Post-Hégire verset 72 et verset 116] :
72. « Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : + En vérité, Allah c'est le Messie, fils de
Marie. + Alors que le Messie a dit : + Ô enfants d'Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre
Seigneur +. Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son
refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! »
116. « (Rappelle-leur) le moment où Allah dira : + Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux
gens : + Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allah ? + Il dira : +
Gloire et pureté à Toi! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire! Si je
l'avais dit, Tu l'aurais su, certes. Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu
es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu + ».
Le second verset est un peu plus difficile à comprendre, la lecture islamique littérale accuse ici, les
chrétiens d'avoir pour trinité Dieu, Jésus et Marie, une telle trinité n'a vraiment pas de fondements
dans aucune tradition chrétienne que ce soit, ni même dans les traditions dérivées et les chrétiens
ont toujours rétorqué que cette accusation est sans fondement, elle n'a d'ailleurs que cours dans les
pays musulmans, où il y a peu des chrétiens, de sorte que la population musulmane, peut se répéter
à elle-même cette absurdité sans être jamais démentie. Le sens originel de ce verset, certains
commentateurs musulmans le savaient encre très bien, ce n'est pas Marie qui est désignée ici sous le
terme de Mère. Pour les chrétiens de langue araméenne, le mot esprit est un mot féminin, ainsi
qu'en hébreux. C'est traditionnel chez eux, jusqu’à aujourd'hui de désigner l’esprit saint par
43

l’appellation de mère OU mère de Jésus.
Et cette manière de parler était partagée par des chrétiens arabes, proche d'eux par la culture et dont
nombre de tribus avaient été évangélisés par eux, certains l'avaient été par l’Église syro-araméenne
d'Antioche. Parmi, ses tribus, certaines étaient basées jusque dans le nord de la Syrie, on va y
revenir. Ainsi, le verset 116 de la sourate 5 a le vrai sens de l'ironie, visant les tribus arabes et
faisant de dire de Jésus « Non, Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de
dire ! ». Le sens du texte est limpide, le problème, c'est qu'il n'a pas été dit à la Mecque, loin de la
zone d'influence araméenne, à supposer qu'on est parler l'arabe dans cette région de la péninsule
plutôt que le sud-arabique.
Le polythéisme des arabes est une invention pour des raisons dogmatiques, bien sûr, comme chez
nous à l'époque, la foi chrétienne ne fait disparaître rapidement les superstitions, surtout parmi les
populations baptisées de fraîche date. Le Coran y fait allusion, là encore, il ne s'agit jamais de
polythéiste ; Quand au verset qu'on lit, on nous parle des filles vouées à Dieu, comme s'il s'agissait
de déesse, c'est une supercherie non sans ironie. Le prédicateur coranique vise la les jeunes filles
chrétiennes selon leurs pères vouent à Dieu, comme si elles n'avaient pas choisies elle-même de se
vouer à Dieu en devenant des moniales, voir la sourate 16 verset 56 à 57 :
[Sourate 16 An-Nahl (Les abeilles) Pré-Hégire verset 56 et verset 57] :
56. « Et ils assignent une partie [des biens] que Nous leur avons attribués à (des idoles) qu'ils ne
connaissent pas. Par Allah! Vous serez certes interrogés sur ce que vous inventiez ».
57. « Et ils assignent à Allah des filles. Gloire et pureté à Lui! Et à eux-mêmes, cependant, (ils
assignent) ce qu'ils désirent (des fils) ».
Car, il y avait alors de nombreux monastères des moniales arabes, selon leur idéologie, les
nazaréens ne pouvaient que condamner la moniale religieuse féminine, il reste cependant, un verset
coranique à regarder, il est excessivement long et dans sa seconde partie, il insiste lourdement sur le
supposé tri-théiste des chrétiens, or, il s'adresse aux « gens du livre », sourate 4 verset 171 :
[Sourate 4 An-Nisa' (Les femmes) Post-Hégire verset 171] :
171. « Ô gens du Livre, n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le
Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un
souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas + Trois +.
Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir
un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit
comme protecteur ».
Si, on regarde que la première partie du verset 171 de la sourate 4 qui,est déjà longue, on voit
qu'elle s'adresse aux [yahuds], l'adverbe « Innâ mâ », contrairement à l'usage imposé par la lecture
légendologique du texte ne veut pas dire « ne que » comme on le voit dans les phrases précédentes
où on lit littéralement « ne dîtes pas Dieu, sinon la vérité », « Innâ mâ » comme l'araméen « Annâ
mâ » veut dire « assurément » et tel est le seul sens que peut avoir cet adverbe dans tous les versets
du Coran, sous peine d'absurdité, comme dans la sourate 2 verset 107, verset 137, verset 181 verset
275, sourate 49 verset 10 etc …
Ce que, le prédicateur coranique fait : C'est polémiquer avec les [yahuds], en les enjoignant de
croire que le messie Jésus est un messager de Dieu comme Moïse, et de plus, il a été conçu de
44

manière miraculeuses en Marie La soubattre 19 prend plus longuement encore la défense de Marie
face contre les calomnies qui ont été inventées contre elle parmi les[yahuds], comme en témoigne
d'ailleurs, certains de leurs livres, voir sourate 19 verset 17 à 34.
Mais, voici qu'arrive une seconde partie du même verset qui le rend deux fois plus long, que les
autres versets du passage et plus long, qu'aucun autre de la sourate, sourate 4 verset 171, reprenons
la à nouveau :
[Sourate 4 An-Nisa' (Les femmes) Post-Hégire verset 171] :
171. « Ô gens du Livre, n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le
Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un
souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas + Trois +.
Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir
un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit
comme protecteur ».
Cette seconde partie ne peut s'adresser qu'aux chrétiens, qui dès lors, apparaissent comme des
« gens du livre » et ce sous verset se garde bien de les traiter d'« associateur », car dans l'endologie
mise au point par l'Islam, ce mot doit désormais désigner les mythiques polythéistes de la Mecque.
Quand au style il trahit aux petits emprunts à d'autres versets du Coran, en amont, il s'agit d'un
subtil ajout tardif, une recherche intérieure permettra sans doute de déterminer s'il est antérieur ou
non l'ajout du verset 7 à la sourate 1 et ceci termine sur ce qu'il y avait à dire, concernant la manière
dont le texte coranique parle réellement des chrétiens ou n'en parle pas. Il reste à avoir où se situent
les lieux de toutes ses polémiques [anti-yahuds ] et [anti-chrétienne].

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CHAPITRE V :
Géographie & Chronologie du prot-Islam avant l'hégire vers Médine (622)
Le Coran parle du ralliement à la cause des nazaréens, de la part de certains arabes, en particulier,
parmi ceux de la tribu des Qoréchites, la tradition islamique les évoque, tel est le nom même
qu'indique la sourate 105, comme on l'a vu. C'est d'ailleurs, un des rares noms propres, qu'on trouve
dans le Coran. Beaucoup d'islamologues, ignorant l'histoire nazaréenne, et donc, dépourvus de clés
de compréhension, se plaignent, de ne pouvoir accroché le début de l'Islam à l'histoire réelle. La
lecture du Coran les désoriente, au point, il manque même les indications topographiques ou
historiques qui s'y trouvent. Par exemple, la mention des Qoréchites qui n'est pas totalement
inconnue de l'histoire pré-islamique. Elle est impasse, si l'on veut les situer à tout pris dans la région
mécquoise, où les Califes font venir Abraham. Bien entendu, ni Abraham, ni Ismaël n'ont jamais
mis les pieds à la Mecque, ni les Qoréchites, ils étaient ailleurs.

Carte qui montre l'hégire, immigration ou exode en 622

Une première carte permet de situer la problématique géographique. Cette position inclinée, afin
d'inclure Rome et Byzance, reflète une situation géographique postérieure à la vie de Mohamed, la
ville de Bagdad est indiquée à titre de repère, elle n’existait pas encore dans son temps, la Mecque
non plus, dont, il n'existe aucune référence à la fin du 7ème siècle, ni trace archéologique. On
remarquera que la Mecque est située au sud de Médine, dans une région appelée « SIjihese », où
l'on a jamais trouvé une seule inscription arabe ancienne, qu'on appelle erronément « Ijihasi »,
alors, on a découvert plus nombreux du côté opposé vers la Syrie.
Quand on entre dans l'histoire réelle, c'est à, propos de l'oasis de Médine qui fut le lieu de l'Hégire,
« immigration » ou « exode »» en 622, mais où étaient les nazaréens et leurs alliés proto46

musulmans, avant leur exode dans le désert ? Venaient-ils de la Mecque, ou de l'autre côté, loin de
là ? Pourquoi, la Mecque, ville fictive d'Abraham a t-elle été construite dans un endroit totalement
vide, sinon, pour situer et accréditer, loin des lieux originaux véritables, un passé supposé d'être
totalement arabe et polythéiste. Le passé à occulter se situait dans des régions précises, dont les
Califes s'évertueront à occulter le souvenir, dont la topographie a, néanmoins, gardé les places très
parlantes. Voyons de plus près la région, où l'essentiel s'est joué, avant l'Hégire de 622 :

Carte topographique de la Syrie (1924)

C'est en Syrie, où les judéo-nazaréens ou juif-nazaréens s'étaient maintenus en nombre, le plus
durablement, depuis le premier siècle, et, en particuliers dans le nord autour des villes de Homs,
Alep et Lataquié, quand ? Vers la fin du 6ème siècle, ils ont pensé faire appel aux arabes, pour
réaliser leur vision du Royaume de Dieu, ils se sont dressés, d'abord, à leur voisin, les Qoréchites,
avec lesquels, ils faisaient, sans doute, le commerce. Ils s'étaient rendus compte, qu'ils n'arriveraient
jamais de rien sans l'aide des tribus arabes, qui étaient, alors, régulièrement, engagés comme troupe
supplétif, aussi bien par l'empire romain Byzantin, que par l'empire Perse. Leur but était politicoreligieux depuis toujours et c'est à ce sens, que le titre de « Messie » donné à Jésus, apparaît 13 fois
dans le Coran et à lui seul. Ils ont, toujours, cru, à la messianité de Jésus, mais ne le considéraient
pas comme sauveur. Ils le voient, seulement, comme un genre de sur-homme (le messie), qui a été
enlevé de la croix vers le ciel, voir la sourate 4 verset 157 et 158 et qui doit en revenir, pour établir,
le royaume de Dieu sur la terre.
Même si, divers sens ont été inventé en arabe, à la racine « Massara » du mot « Messie », le sens
original qui s'impose est celui qui a reçu l'onction, le oin, c'est-à-dire « Roi » et ce sens est central
de la vision du royaume de Dieu sur la terre, qu'avait développé les nazaréens. Les problèmes de
confusion politico-religieux et théocratiques s'enracinent là.

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Le « Khan » (caravane Serail) et la rivière des Qoréchites. Sur la cote, plus au sud, Tartous.

Parmi, les détails de la carte topographique de la Syrie du nord, on remarquera en particulier, la
rivière appelée des Qoréchites qui se jettent dans la grande rivière, qui est un petit fleuve qui aboutit
à la méditerranée à Lataqué. Au confluent des deux, on relève un lieu, traditionnellement, appelé
« caravane Serail des Qoréchites ». Il s'agissait de leur base arrière, où,ils stockaient de la
marchandise,n avant de les amener vers l'est, dans la première étape de la route vers la soie.
D'autres indications inintéressantes et révélatrices se donnent également à voir, sur la carte, pour
ceux qui sont attentifs : Idéalement, situé seulement à 1 Km du grand port de Lataqué, les
Qoréchites ont du simplement profité du commerce des caravaniers, qui s'offraient à eux, jusqu'au
jour, où un certains d'entre-eux prête à l'oreille, un prédicateur nazaréen décidait à les embarquer
dans une aventure politico-religieuse guerrière. L'avenir de cette région du monde en a été
transformé. Et, de grenier à blé de l'empire Byzantin, qu'elle était, la Syrie est bientôt devenue, un
vaste désert. Les bases communes de dialogue qui seraient faites de faux semblants, tuent, tout
dialogue.
Libre musulman de croire que le Coran éternel est descendu du ciel et se retrouve dans l'édition du
roi Farad en 1924, le non-musulman, lui, a le devoir moral de s'en tenir à l'histoire réelle, c'est celleci qu'évoquait les feuillets coraniques avant qu'ils ne fussent activement compilés pour former la
première, version du Coran des Califes et bientôt, modifié durant plusieurs générations.
Par ailleurs, la tradition islamique fait croire que le prédicateur coranique était un illettré, qui, par
conséquent ne savait pas les écritures saintes antérieurs, justifiant ainsi, la descente miraculeuse du
Coran sur le prédicateur coranique. En réalité, ils ont faussé par exemple, la traduction de la sourate
5 verset 25 :

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[Sourate 25 Al-Furqane (Le discernement) Pré-Hégire verset 5] :
5. « Et ils disent : + Ce sont des contes d'anciens qu'il se fait écrire! On les lui dicte matin et soir !

En effet, cette traduction qui consiste à faire croire à l’illettrisme du prédicateur coranique, ne
convient pas : L'expression « qu’il se fait écrire » n’est pas fidèle au texte, le mot employé en arabe
est « iktatabaha » qui veux dire « qu’il a réécrit [de ses propres mains] » et non pas « qu’il se fait
écrire [par quelqu'un d'autre] »
Une recherche dans le Coran, nous permet de découvrir, des sourates qui attestent, que le
prédicateur coranique était bien lettré, en dépit de la tradition islamique en cours :
[Sourate 17 Al-Isra (Le voyage nocturne) Pré-Hégire verset 45 et verset 106] :
45. « Et quand tu lis [Mohamed] le Coran, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en
l'au-delà, un voile invisible ».
106. « (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu [Mohamed]
le lises lentement aux gens. Et Nous l'avons fait descendre graduellement ».
[Sourate 29 Al-Ankabut (L'araignée) Pré-Hégire verset 48] :
48. « Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n'en n'écrivais aucun de ta main droite. Sinon,
ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes ».
Alors, pourquoi, donc, a t-on entrepris de dissimuler le caractère lettré du prédicateur coranique ?
Une réponse paraît évidente : Dire que Mohamed est un illettré, permet, probablement, d'occulter le
passé des nazaréens et magnifier le Coran, pour affirmer, que le texte coranique est descendu tout
droit du ciel. Les premiers Califes, qui ont compilé la première version du Coran, avaient tout
intérêt de cette manipulation.
L'exposé de cette partie de cette première étude ne livre qu'une seule partie de ce que l'on sait
désormais, mais, il s'agit d'éléments clés qui permettent de comprendre de ce qui se donne à lire,
réellement, dans le texte coranique, loin de ses innombrables incohérences et obscurités apparentes.

49

FIN DE L'EXPOSÉ

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