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Fisheries Management
Récifs artificiels :

Nouvel outil de gestion intégrée
des pêcheries au maroc
Par : Mr. Abdellah EL YASSIMI

Les récifs artificiels sont
des structures immergées
volontairement, dans le but
de favoriser les pêches, la
conservation de la nature, la
protection et la gestion de
l’habitat, l’application des
réglementations en matière de
pêche, les activités récréatives
et la recherche scientifique,
en réponse aux problèmes de
dégradation des écosystèmes
et d’épuisement des ressources
littorales et halieutiques. Ces récifs
protègent et attirent aujourd’hui
des dizaines de millions de
poissons et de crustacés.
Le Japon est le leader en la
matière. Il utilise cette technique
depuis le moyen âge, suivi
aujourd’hui par le reste du
monde. Les premiers récifs
artificiels largués dans les eaux
marines de ce pays remonte

au 17ème siècle. Actuellement,
c’est le seul pays à avoir réussi
à quasi-stabiliser et localement
restaurer sa ressource halieutique
marine. Selon Sylvian .Pioch
(Expert en aménagements
intégrés sous-marins, habitats
artificiel), environ 350 modèles
de récifs, répondant aux besoins
de différentes espèces et aux
conditions du milieu, ont été
recensés sur environ 20 000 sites,
soit 12 % du plateau continental
de l’archipel japonais.
De nos jours, nombreux sont les
pays qui ne montrent plus de
réticences à engager des fonds
dans la recherche et la gestion,
et qui dirigent davantage
leurs politiques de pêche
vers une gestion durable de
l’habitat en investissant pour le
développement et l’installation
de récifs artificiels. Ces pays

considèrent les fonds ainsi alloués
d’importants investissements
en raison des bénéfices
potentiels à engendrer sur les
plans économique, social et
politique.
Le Japon reste toujours en tête,
il s’est engagé dans un véritable
programme de récifs artificiels
avec un investissement annuel
de l’ordre d’un milliard d’Euros.
En Europe, se sont surtout le
Portugal, l’Espagne, l’Italie
et la France qui immergent
d’importants récifs. En Afrique
du Nord, la Tunisie est le
premier pays à initier ce genre
d’aménagement.

Expérience Marocaine
dans les récifs artificiels :
Au Maroc, la pêche artisanale
constitue la principale source de
revenus de la population riveraine.
Auparavant, cette pêche était
conduite selon un système de
pêcherie traditionnelle et un
savoir faire faire local qui s’est
traduit par un maintien d’équilibre
entre besoins et ressources.
Toutefois, l’intrusion de nouvelles
techniques et modes de pêche
ainsi que le chalutage dans les
zones côtières de façon illégale,
ont contribué à la surexploitation

INFOSAMAK International - N°3/2010

Vu l’accroissement de la population côtière, les changements
climatiques, l’industrialisation et la pression sur les ressources
naturelles qui amplifient la dégradation des écosystèmes marins,
les scientifiques, gestionnaires et acteurs des secteurs concernés
étudient quel serait le rôle approprié pour les récifs artificiels dans
le cadre d’une gestion littorale intégrée. Dans plusieurs pays,
les récifs artificiels et le repeuplement sont déjà des éléments
importants dans les plans de gestion intégrée. Il s’agit en fait de
nouveaux outils de gestion et d‘aménagement des pêcheries.

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Fisheries Management
des richesses halieutiques et à la dégradation
alarmante de la faune et de la flore marine.
A travers la mise en place des récifs artificiels,
le Maroc s’est fixé pour objectif de soutenir une
pêche durable et respectueuse des ressources
naturelles dont elle reste tributaire, et ce, en
réponse à la nouvelle stratégie de développement
intégré du secteur halieutique « Plan Halieutis » qui
a été présentée à SM le Roi Mohammed VI, au
mois de septembre 2009 lors de l’ouverture des

travaux du Conseil Supérieur Halieutique, par M.
Aziz AKHANOUCH, Ministre de l’Agriculture et de
la Pêche Maritime.
La nouvelle vision sectorielle s’appuie sur trois
principaux axes à savoir durabilité, performance et
compétitivité. Pour les concepteurs de la stratégie
Halieutis, il s’agit à travers l’aspect de durabilité
d’assurer la reconstitution des stocks et la pérennité
de la ressource pour les générations futures.

Le premier projet expérimental d’immersion
des récifs artificiels au Maroc a été mis en place
au niveau d’Essaouira Kdima sur la façade
Atlantique dans le cadre de la coopération
Maroco-Japonaise sachant que la première
phase est initiée en 2009 par l’immersion des blocs
en béton de production et anti-chalutage.

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Il concerne une superficie de 4 km2, à 7 milles
marins au large des côtes du village des
pêcheurs d’Essaouira Lkdima, province de Safi
pour la préservation des pêcheries de la pêche
artisanale contre le chalutage illicite, formation et
protection des lieux de reproduction des poissons,
notamment le poulpe et l’augmentation et la
stabilisation de la production halieutique.

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Les récifs artificiels permettent de créer un
nouvel habitat hétérogène, plus productif
donnant naissance à une biomasse riche et
diversifiée, leur architecture doit être établie de
manière à s’adapter au mieux à la faune et à la
flore que l’on désire développer.

Blocs de production et anti-chalutage

Chargement des blocs de production

Ces récifs permettent de créer des lieux de
pêche fixes et productifs, leurs établissement
est qualifie maintenant de méthode d’élevage
extensive.
Une enveloppe de 510 000,00 Dh a été consacrée
à cette phase et un comité adhoc a arrêté une
série d’actions pour la mise de cette mesure
d’aménagement.

Immersion des blocs

Fisheries Management
Outre le rôle d’écloserie, de nourricerie et d’abri,
les récifs servent de milieu relais. Ainsi, dans une
deuxième phase de ce projet, 40 000 alevins
de loup bar produits en écloserie par le centre

aquacole de l’Institut National de Recherche
Halieutique (INRH) de M’diq sont relâchés en eau
libre dans ces récifs artificiels pour continuer le
developpement jusqu’à l’âge adulte.

Production d’alevins et des juvéniles de loup bar par l’INRH-M’diq

La réussite de l’action de préservation de
l’écosystème et de la biodiversité marine,
dans laquelle s’est investie volontairement la
communauté des pêcheurs de Souiria K’dima va
servi d’exemple à travers le Maroc. L’expérience
sera dupliquée sur d’autres sites, cette fois –ci, en
Méditerranée. Il s’agit des villages de pêcheurs
de Sidi Hsein à Nador et Calairis à Al-Hoceima.
La prise de conscience des marins pêcheurs
quant à l’importance de cette mesure a suscité
certaines organisations professionnelles de la

pêche artisanale de solliciter le Département de
la Pêche Maritime pour l’installation des récifs
artificiels dans leurs zones d’actions.
A cet égard, l’INRH est mandaté par le Département
de la Pêche à planifier la mise en place et le suivi
de deux autres récifs artificiels, de dimensions plus
importantes, pour un coût global de 52.5 millions
de dirhams. Le premier récif concerne la baie de
Martil en Méditerranée dans le but de préserver
la biodiversité (mérous, posidonies, etc…) et
promouvoir les activités récréatives (plongée sousmarine). Le deuxième récif sera immergé dans
la baie d’Agadir pour la promotion de la pêche
artisanale. La réalisation de ce projet est prévue
entre septembre 2010 novembre 2011.

Mr. Abdellah EL YASSIMI
Ingénieur en Chef - D.P.M M’diq
Délégation des Pêches
Maritimes de M’diq - Maroc
E-mail : elyassimi28@yahoo.fr

INFOSAMAK International - N°3/2010

Une telle expérience n’aurait pu voir le jour sans
la conjugaison des efforts de l’ensemble des
intéressés notamment le Département de la
Pêche Maritime, l’ Institut National de Recherche
Halieutique, l’Agence Japonaise de Coopération
Internationale (JICA), la Wilaya de la région,
l’Office National des Pêches, le Ministère de
l’Intérieur (Autorités Locales), le Ministère de
l’Équipement (ANP, Marsa Maroc et Direction
des Ports), le Ministère de l’Environnement la
coopérative des marins pêcheurs de Souiria
K’dima et et la commune rurale dont relève ce
village de pêche.

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