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HISTOIRE – SUJET D’ÉTUDE 1
Être ouvrier en France (1830-1975)
Ce chapitre est le premier sujet d’étude relatif aux mutations de l’Europe au
XIXe siècle, qu’elles soient économiques, sociales ou politiques. On étudie ces mutations à travers l’histoire de la France, de 1830 à nos jours. Elles ouvrent une phase
nouvelle dans l’histoire de l’humanité. Les instructions officielles demandent de rappeler l’évolution du monde ouvrier de 1830 à la fin des Trente Glorieuses. On étudie
la constitution d’une culture ouvrière et d’une conscience de classe. On présente les
luttes sociales et politiques (grèves, syndicalisme, partis) et le processus d’intégration républicaine des ouvriers et des ouvrières.

Le monde ouvrier en France est un monde hétérogène en construction, en évolution constante.
Le titre du chapitre, « être ouvrier », invite à réfléchir à l’évolution de la condition ouvrière dans son
rapport au travail, à la société et à la politique. Il
s’agit de montrer que ce monde n’est pas figé
autour d’une figure, l’ouvrier masculin en bleu de
travail louant sa force de travail. Il s’agit de rompre
avec cet imaginaire qui ne donne pas à voir et à
entendre l’ouvrière et le travailleur immigré. En
effet, le monde ouvrier est diversifié, il s’homogénéise et se structure peu à peu à travers des luttes
sociales qu’il s’agit de présenter dans leur dimension
collective, sociale et politique. Celles-ci participent
largement à la construction d’une culture spécifique
et d’une conscience de classe en opposition à celle
du patron.
Le monde ouvrier s’organise et s’affirme à travers le
syndicalisme et les partis politiques. La dimension
révolutionnaire des débuts s’estompe pour laisser la
place aux négociations et à une dimension réformiste  : la participation aux élections, les grandes
grèves de 1936 et de 1968 illustrent ces évolutions.
Les ouvriers développent des formes de lutte spécifiques, grèves et manifestations, se dotent d’organisations syndicales, d’associations sportives et
culturelles, de partis qui permettent aux ouvriers
de s’affirmer et de prendre pleinement leur place
dans la société française, de passer d’une catégorie sociale mise à l’écart à une frange de la population qui influence durablement la société. On passe

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notamment d’une culture ouvrière à une culture
pour tous. Il ne s’agit pas d’étudier seulement l’affaiblissement du monde ouvrier à travers ses organisations mais de montrer dans quelle mesure il a participé à modifier les rapports sociaux, à conquérir des
droits pour tous qui perdurent encore aujourd’hui :
congés payés, contrat de travail, délégués syndicaux.
La mémoire des hommes et le paysage sont marqués par cette histoire faite par des acteurs individuels et collectifs, le patrimoine industriel est
vivant : écomusées, pavillon de la mémoire… C’est
l’objet des situations qui accordent une large place
aux acteurs individuels et collectifs.
Ainsi la démarche adoptée s’appuie sur les éléments encore présents dans notre environnement
et notre imaginaire afin de problématiser au mieux
les séances et de les confronter au passé. On s’appuie sur une démarche comparative  diachronique
(évolution dans le temps) et synchronique (simultanéité).
Enfin, les exercices et entraînements s’appuient
sur des documents variés, et peuvent être utilisés
pour l’étude d’une situation supplémentaire sur le
Creusot.
Les exercices permettent de travailler des capacités
spécifiques pour l’étude des documents en histoire
et des capacités rédactionnelles faisant appel au
français.

Ouverture (p. 4-5)
L’objet de la page d’ouverture est de réaliser un lancement de séquence qui permet de travailler sur les

© Éditions Foucher

Problématique générale
du chapitre