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L’Empire
L’Empire est le plus vaste et le plus puissant des royaumes
humains du Vieux Monde. Il s’étend des Montagnes Grises à
l’ouest jusqu’aux Montagnes du Bord du Monde et Kislev à l’est.
Cette grande nation est divisée en plusieurs provinces et états,
chacun quasiment indépendant. Ces provinces ont toujours
guerroyé entre elles au cours de la longue histoire de l’Empire.
Des dynasties rivales se sont opposées, des alliances ont été
forgées et brisées, et il est rare qu’un seul souverain ait pu
étendre son autorité à tout le pays. L’Empire d’aujourd’hui est
presque totalement unifié sous le commandement du Prince
d’Altdorf, Électeur du Reikland, c’est-à-dire le souverain
héréditaire de la province occidentale du Reikland. Seul le grand
port de Marienburg, dans le Pays Perdu, reste indépendant, sous
la tutelle de sa riche et puissante communauté marchande.

Hallebardiers : L’arme de fantassin la plus répandue dans tout
l’Empire est la hallebarde. Dans l’est, les soldats lui préfèrent
souvent une lance, mais les provinces plus prospères trouvent
cela vieux jeu. Certains régiments portent un autre type d’arme,
comme une épée et une rondache ou un espadon, mais c’est
généralement le fruit de la tradition plus qu’autre chose. La
plupart des soldats sont protégés par une armure consistant
souvent en une cuirasse dotée de tassettes. Les troupes des
provinces modestes doivent se contenter d’un gilet de cuir ou
d’un haubert de mailles.
Arquebusiers : Les arquebuses sont des armes rares, aussi seules
les provinces les plus riches peuvent-elles en équiper leurs
troupes et les doter de suffisamment de poudre noire. Ce sont
des armes bruyantes qui souffrent terriblement de l’humidité,
mais elles donnent à l’Empire un avantage considérable lorsqu’il
doit affronter des troupes bien protégées.

Les armées de l’Empire sont levées et commandées par chaque
province. L’armée de l’Empereur n’est de fait rien de plus que
l’armée du Reikland. Ceci dit, le Reikland étant la région la plus
prospère et la plus populeuse du pays, son armée est plus vaste
et mieux équipée que les autres.

Arbalétriers : L’arme de tir la plus répandue dans l’ouest de
l’Empire reste l’arbalète, et il est n’est pas rare que des régiments
entiers en soient équipés. Dans l’est, les archers sont plus
fréquents, mais dans la pratique les deux types d’armes
accordent les mêmes capacités balistiques à une armée
impériale. Les troupes de tir les plus inhabituelles sont les
halflings du Moot. Bien que courts sur pattes et fauteurs de
troubles, ce sont des archers experts.

L’Empereur est davantage le plus puissant de ses pairs qu’un
monarque absolu. Dans la pratique, le titre d’Empereur passe de
père en fils, mais en théorie, les dirigeant des différentes
provinces élisent l’Empereur parmi eux. Ce dernier peut en
appeler aux troupes des comtes électeurs pour renforcer sa
propre armée et, en contrepartie, les comtes électeurs peuvent
demander l’aide de l’Empereur et de leurs voisins en temps de
guerre. Mais jalousies, rivalités et politique impliquent que
certaines provinces s’opposent systématiquement à d’autres ou
au contraire les appuient toujours. Même au sein de l’Empire,
des disputes de frontières mineures, ou des querelles
concernant les droits de péages mènent à des conflits armés.

Flagellants : Dans l’Empire, la vie est difficile, particulièrement
dans les campagnes où la loi et l’ordre n’ont que rarement voix
au chapitre. Les bandits y pullulent, de même que les bandes de
peaux-vertes. Du coup, il est peu surprenant que beaucoup de
citoyens trouvent quelque réconfort dans les sermons de
fanatiques religieux, de prétendus prophètes et autres haruspices
inspirés. Ces zélotes forment des bandes de flagellants déments
qui parcourent les routes de l’Empire en portant leurs
prédictions apocalyptiques aux hameaux qu’ils traversent.
Contre le gré des généraux, ces bandes se joignent parfois à des
armées avant de se jeter dans la bataille à corps perdu, afin de
vouer leur chair à la fin du monde annoncée.

Bien que les habitants de l’Empire parlent la même langue et
partagent le même héritage, il existe entre les provinces des
différences significatives qui affectent les types de troupes,
l’équipement et les tactiques de leurs armées. Ceci est
particulièrement reflété par l’organisation des ordres de
chevalerie tels la Reiksguard, les Chevaliers Panthères ou les
Chevaliers du Loup blanc, qui sont généralement composés des
fils de la noblesse d’une région particulière. Les états de l’ouest,
comme le Reikland, le Nordland et le Middenland, sont souvent
plus prospères que les provinces orientales telles que l’Ostland
ou l’Ostermark. Leurs soldats sont par conséquent mieux
équipés. Dans la plupart des provinces, les troupes régulières
portent un uniforme défini. Chaque province et bon nombre de
cités disposent de leur propre schéma de couleurs. Les
Reiklanders portent toujours du blanc, par exemple, tandis que
les troupes d’Altdorf - la capitale - arborent du rouge et du bleu.
Les troupes du Middenland se vêtent de bleu, celles du
Hochland de rouge et de vert, les Ostlanders portent du noir et
du blanc, etc. Les différents régiments d’une même province
sont généralement différenciés par des rubans ou des ceintures
d’une couleur précise. Dans les régions les plus pauvres, les
soldats vont en guerre avec leurs vêtements quotidiens, souvent
gris ou bruns, et leur aspect est alors des plus irréguliers.

Tirailleurs : Les régiments d’infanterie incluent souvent des
compagnies de tirailleurs dont le rôle est de harceler l’ennemi à
courte portée et d’appuyer les fantassins. Ce sont des bretteurs
experts, équipés de rapières et de rondaches, et beaucoup
portent également des pistolets.
Pistoliers : Ce sont des cavaliers très mobiles à l’équipement
léger constitué de pistolets, d’arquebuses à canon court et
d’épées. Ces régiments sont en général recrutés parmi les classes
supérieures et équipés à leurs propres frais ; ce sont souvent des
fils de notables, de marchands ou d’aristocrates. Ils portent une
armure, dont la qualité peut énormément varier d’une province à
l’autre et même au sein du même régiment. Ils peuvent harceler
l’ennemi de loin ou l’engager au corps à corps et sont souvent
chargés de missions de reconnaissance et de patrouille. Sur la
frontière orientale de l’Empire, ces pistoliers sont parfois appuyés
par des archers à cheval et des rangers montés, dont l’équipement
plus rustique remplit toutefois les mêmes fonctions.

Les armées de l’Empire sont vouées à défendre les frontières du
pays et combattent rarement à l’étranger, encore que l’ancienne
alliance entre l’Empereur et les Tzars de Kislev les amène parfois
dans le grand nord pour repousser les incursions du Chaos ; ces
armées-là ne reviennent pas toujours. De fait, les pires ennemis
de l’Empire sont tapis en son sein, car la population du pays est
éparse, et les villes sont séparées par des lieues et des lieues de
sombres forêts ou de montagnes qui servent de repaires aux
peaux-vertes ou aux hommes-bêtes. Les montagnes du sud et de
l’est abritent aussi des gobelins cavernicoles et des skavens. Les
états qui bordent ces régions dangereuses entretiennent
d’importantes armées mobiles prêtes à repousser les armées
d’invasion qui se déversent des cols à chaque printemps.

Chevaliers : L’Empire abrite plusieurs ordres de chevalerie, et
tout comte électeur aspire à héberger au moins l’un d’eux dans
son fief. Certains ordres sont on ne peut plus réduits et peinent
à aligner ne serait-ce qu’un régiment, mais d’autres sont de
véritables institutions, fortunées et influentes, avec des chapitres
dans maintes cités. Chaque ordre a son propre style de combat,
mais tous alignent des cavaliers lourds armés de lances, encore
que les célèbres Chevaliers du Loups Blanc manient à la place de
pesants marteaux de guerre. Ces ordres sont théoriquement
sous l’autorité du comte Électeur local, mais dans la pratique
leurs grands maîtres sont des personnages politiquement
puissants qui commandent parfois des armées entières.
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