Fichier PDF

Partage, hébergement, conversion et archivage facile de documents au format PDF

Partager un fichier Mes fichiers Convertir un fichier Boite à outils PDF Recherche PDF Aide Contact



Drogues et Ostéopathie [2010 Tomatis Franck] .pdf



Nom original: Drogues et Ostéopathie [2010_Tomatis Franck].pdf
Titre: Protocole de mémoire
Auteur: Tomatis Franck

Ce document au format PDF 1.5 a été généré par Microsoft® Word 2010, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 03/01/2015 à 12:33, depuis l'adresse IP 2.4.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 828 fois.
Taille du document: 3.5 Mo (98 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)









Aperçu du document


Franck, COP Marseille, A6

Drogues et Ostéopathie

Drogue
Mémoire en vue de l'obtention du certificat de qualification en
ostéopathie

Soutenu publiquement devant un jury au
COLLÈGE OSTÉOPATHIQUE DE PROVENCE
Marseille – octobre 2010

Maître de mémoire

Auteur

Galopin

Tomatis
1

Table des matières
Table des matières….………………………………………………………………………………………………….. 02
Remerciements….……………………………………………………………………………………………………….

04

A. Introduction………………………………………………………………………………………………………….

05

A.1.Généralités……….…………………….………………………………………………………………… 06
A.2. Le rôle de l'ostéopathe……………………………………………………………………………… 06
A.3. Entrée au centre………………………………………………………………………………………

07

B. Rappels anatomiques et physiologiques…..………………………………………………………….

09

B.1. Effets toxiques sur la physiologie et la mobilité du corps………………………….. 10
B.2. Le liquide céphalo-rachidien [LCR]…………..………………………………………........

11

B.2.1. Définition classique...………………………………………………………………..

11

B.2.2 Définition ostéopathique…………………………………………………………….

11

B.2.3. Composition………………………………………………………………………………

12

B.3. Illustration schématique………………………………………………………………

13

C. Etude pratique……………………………………………………………………………………………………….. 21
C.1. Mesure des effets à long terme des substances psychoactives………………….. 22
C.2. Protocole de tests…………………………………………………………………………………….

23

D. Résultats Groupe A……………………………………………………………………………………………….. 24
E. Résultats groupe B…………………………………………………………………………………………………

28

F. Analyse statistique…………………………………………………………………………………………………. 32
Symptomatologie générale….…………………………………………………………………………

34

Rachialgies………………………………………………………………………………………….………….

35

Dysfonctions vertébrales…………………………………………………………………………………

36

Mécanisme crânio-sacré…………………………………………………………………………………

37

Crâne/SSB……………………………………………………………………………………………………..

38

Temporaux/Membranes…………………………………………………………………………………

39

2

Diaphragme thoraco-abdominal………………………………………………………………………. 40
G. Interprétation/discussion……………………………………………………………………………………….. 41
G.1. Au niveau des symptômes généraux………………………………………………….…….

42

G.2. Au niveau des rachialgies et dysfonctions vertébrales……………………………..

42

G.3. Au niveau du mécanisme crânio-sacré…………………………………………………….. 42
G.4. Au niveau du crâne, SSB et membranes intracrâniennes……………………..…… 43
G.5. Au niveau du diaphragme thoraco-abdominal……………………………………….…. 43
H. Conclusion……………………………………………………………………………………………………………… 44
I. Bibliographie……………………………………………………………………………………………………………. 47
J. Lexique……………………………………………………………………………………………………………………

49

K. Annexe…………………………………………………………………………………………………………………… 53
K.1. Groupe A : patients toxicomanes………………………………………………………………

54

K.2. Groupe B : patients témoins…………………………………………………………….………. 75
Résumé……………………………………………………………………………………………………………………

96

3

Remerciements
Mon médecin préféré et amie chère, Annie.
Mme Bellot, sans qui ce mémoire n’aurait pas eu lieu.
Mimi, qui m’a permis d’avoir un nombre de patients suffisant.
Christiane Leclaire, qui m’a très gentiment prêté son superbe livre de dissection.
Et enfin tous les patients du centre, pour leur disponibilité et la confiance qu’ils m’ont accordée.

4

A. Introduction

5

A.1. Généralités
La drogue de nos jours est un signe de mal-être, tout comme les tentatives de
suicide, les fugues, ou encore l'anorexie. Les toxicomanies aux produits illicites depuis les
années 1960 concernent en particulier les jeunes. C'est pour cela que ces toxicomanies ne
sont pas perçues comme le tabagisme ou l'alcoolisme.
Les drogues telles que la cocaïne ou l’héroïne qui induisent une dépendance, exercent leurs
effets addictifs en détournant le circuit cérébral dit "de la récompense", dont la dopamine
est un acteur majeur.
Cette hyperstimulation participe au besoin sans cesse accru, et irrépressible chez les sujets
dépendants, de reproduire les conduites ayant amené à la prise de drogue.
L'augmentation de la fréquence d'usage de produits toxiques représente un très gros
problème de santé publique, du fait de son influence sur le développement ainsi que sur
l'adaptation sociale, puis de la mortalité et de la morbidité qui y sont liées.
Au niveau médical, la drogue est définie comme un ensemble de phénomènes
physiques et psychiques. Des effets psychiques peuvent être induits par des drogues, et être
vécus positivement, comme un renforcement. Un état de dépendance physique peut aussi
en être une conséquence, caractérisée par une envie de recommencer la consommation du
produit toxique afin de dissiper un sentiment de malaise, ou pour éprouver un meilleur état
mental.

A.2. Le rôle de l’ostéopathe
Le rôle que pourrait jouer l’ostéopathie dans ce domaine est encore mal perçu de nos
jours. Pour nous ostéopathes, une circulation correcte du liquide céphalo-rachidien couplé
d’un mécanisme cranio-sacré fort, ample, régulier et synchrone est synonyme d’une bonne
capacité d’adaptation du sujet aux multiples contraintes, chocs ou autres traumatismes
extérieurs que nous amène la vie sportive, professionnelle et sociale. Par ailleurs, il joue
également sur le phénomène de « récupération » ou « auto-guérison » du sujet.
Ces substances, quelles qu’elles soient, filtrés par le foie ou les reins, entraînent un relargage
d’une grande quantité de déchets toxiques dans tout le corps, déchets qui viseraient à
faciliter la fibrose des membranes cérébro-spinales et de ce fait à perturber la diffusion des
liquides (sang, lymphe, LCR) dans tout l’organisme.

6

L’écoute et les tests ostéopathiques sont en mesure d’évaluer l’état de tension
membranaire ainsi que cette baisse de fluctuation liquidienne, notamment sur l’axe craniosacré. Il va donc être question, ici, de tester les zones évoquées sur 20 patients afin de noter
les dysfonctions membranaires, liquidiennes et articulaires en rapports pouvant être à
l’origine de symptômes systématiques chez ces personnes souffrant des addictions
précédemment citées. La récurrence de certaines dysfonctions ou zones « fixes » pourra
alors orienter l’ostéopathe vers un traitement adapté, traitement qui sera établi en vue
d’améliorer voire corriger cet état de « vulnérabilité » dont peuvent souffrir les
toxicomanes, mais ne sera pas proposé dans l’immédiat. Pour avoir un effet à long terme
voire définitif, il faudrait alors bien évidemment que ce travail soit accompagné d’une
réduction progressive de l’ingestion de substances si possible jusqu’au sevrage.

A.3. Entrée au centre
Suivant les conseils de mon amie médecin Annie Guillard exerçant au centre de soins
méthadone La Gavotte à Marseille, je me suis rapproché du centre Protox, bâtiment annexe
établi au sein de l’hôpital Sainte Marguerite.
Ce pavillon est défini comme un « lieu d’accueil et de soins aux usagers de drogues ». Il
regroupe deux grands dispositifs dans le même espace :
1) Le centre Protox
Il est constitué de plusieurs infirmiers, aides-soignants et d’une assistante sociale. C’est un
lieu de pause où les patients viennent s’assoir, prendre un café, se renseigner, laver leur
linge ou se doucher. Des moyens de préventions tels que des brochures sur les différentes
addictions ou des préservatifs sont mis à disposition. Un climat de confiance est instauré par
tous les soignants, toutes les questions peuvent être abordées, la réponse la plus adaptée
possible sera donnée.
2) Le centre méthadone
Il est lui composé de médecins, d’infirmiers et d’assistants. L’objectif principal n’étant pas de
sevrer les patients mais plutôt de leur administrer un traitement substitutif comme la
méthadone ou le subutex, dans le but final de favoriser leur réinsertion sociale et de leur
obtenir un accès aux droits communs (sécurité sociale, travail…).
La méthadone est un opioïde analgésique visant à apaiser le patient et à diminuer les effets
de manque. Son potentiel d’addiction est largement inférieur à celui de l’héroïne ou de la
cocaïne. Elle est prescrite sous forme de sirop.

7

Le Subutex en comprimés est une substance similaire mais sa prescription est plus risquée
car son administration peut être détournée. Certains patients étant également en manque
du « rituel de l’injection », fondent parfois les pastilles et s’injectent le liquide obtenu par
intraveineuse, dans les membres supérieurs ou inférieurs.
Les médecins du centre se doivent donc d’être très attentifs à ces usages détournés pour
pouvoir prescrire le bon médicament au bon patient.
Le travail synergique de ces deux dispositifs assurés par une équipe attentive et dynamique
permet au patient de faire le point mentalement, chimiquement, socialement et
psychiquement. Le centre est un « marchepied » qui tente de rééquilibrer le toxicomane
dans tous les domaines à l’aide d’un traitement adapté et d’une ambiance rassurante.
Mon intervention s’est déroulée sur 4 semaines à raison de 1 à 2 fois par semaines. Tous les
patients ont été testés dans les mêmes conditions, sur une table d’examen médical. Le
protocole de test dure environ 20min.
Je propose maintenant un bref rappel anatomique et physiologique des zones de
l’organisme et des principaux éléments crâniens et rachidiens dont il sera question par la
suite.

8

B. Rappels anatomiques et
physiologiques

9

B.1. Effets toxiques sur la physiologie et la mobilité du corps
L’ostéopathe parle toujours de modifications structurelles réversibles. C’est-à-dire celles qui
n’affectent pas irrémédiablement la forme. S’il y a une modification de la forme, c’est parce
qu’un processus physiologique sous-jacent la provoqué. Ces modifications de forme seront
dues à des tensions ou des relâchements des tissus de soutient, des dépôts dans les tissus,
des stases liquidiennes, des hyper ou hypotrophies, des restrictions de mobilité.
Il serait insuffisant de considérer l’organisme comme une unité structurelle sans se
préoccuper de quoi est constituée cette structure. 70% du poids du corps est représenté par
les liquides intra et extra cellulaires. L’ensemble des liquides organiques est dénommé le
terrain. Celui-ci est le support de la nutrition des cellules, de l’élimination des produits, de
leur métabolisme et de la transmission des messages intracellulaires qui assurent la
coordination de l’ensemble.
Tout changement quantitatif ou qualitatif de ces liquides fait le lit au développement
potentiel des maladies puisqu’il entraine une perturbation de la physiologie. Dans ce cas,
l’organisme lutte en priorité contre ce changement pour rééquilibrer les constantes
physiologiques. En premier lieu, il tentera de neutraliser et de rejeter vers l’extérieur les
substances perturbatrices du milieu intérieur : déchets, toxines, microbes… Cette épuration
est assurée par les organes dits « émonctoires » : le couple foie / intestin, les reins, les
poumons, la peau et l’utérus par l’intermédiaire respectivement des selles, de l’urine, de l’air
expiré, de la sueur et des règles.
Les cellules et, par extension, les organes que baignent les liquides surchargés de déchet,
seront les premiers à présenter des signes de dysfonctionnement. Selon son hérédité, donc
sa vitalité, la toxémie, c’est-à-dire l’intoxication du milieu de vie de la cellule, apparaîtra plus
ou moins rapidement, et sur les organes les plus faibles ou les plus sollicités. Dans la vie
courante, l’organisme est toujours en situation toxémique momentanée, même si l’apport
de toxines extérieures est inexistant ou faible.
L’état de pureté cellulaire n’existe pas. En effet, du fait même de la vie et du métabolisme
cellulaire, des toxines se forment continuellement. Leur quantité acceptable provoque la
stimulation nécessaire au déclenchement des phénomènes de transformation et
d’excrétion. Ce qui importe est de pouvoir maintenir le taux de toxines à un niveau
acceptable pour la sauvegarde l’organisme.
Les toxines seront stockées, en fonction de leur prédilection, dans les tissus : le tissu adipeux
si elles sont lipophiles, et le tissu de soutien si elles sont hydrophiles. Elles affecteront la
physiologie des organes que ces tissus composent.

10

Le taux est largement dépassé par le toxicomane qui absorbe quotidiennement une forte
dose de toxine, ce qui va directement altérer la physiologie et donc la mobilité des organes
émonctoires, puis des tissus alentour.
Le système cérébro-spinal est entouré des méninges qui forment une enveloppe rigide.
Celle-ci a été dénommée par W.G. Sutherland « core link » ou lien fondamental, car dans la
pensée de l’auteur ce lien primait sur les autres. La tradition a fait perdurer cette
dénomination dans le jargon ostéopathique sans qu’il soit démontré que ce lien soit le
fondement mécanique de l’organisation du corps. Néanmoins, le rôle de ce manchon fibreux
est indéniable dans la mécanique rachidienne. Il existe en effet des relations fibreuses entre
le canal rachidien et le tractus ponto-médullaire. Ces fibres participent, dans une certaine
mesure, à la stabilisation de la colonne vertébrale. La diminution de leur élasticité aura
d’autant plus de répercussion sur la mobilité rachidienne que ces fibres sont situées près de
l’axe de mouvements des vertèbres.

B.2. Le Liquide céphalo-rachidien [LCR]
B.2.1. Définition classique
La définition classique reconnait le LCR comme le liquide baignant le névraxe et contenu
dans le tissu arachnoïdien, à l’intérieur de l’axe osseux cranio-rachidien.
Cependant, certains anatomistes et physiologistes admettent maintenant que le LCR circule
dans les gaines périvasculaires et dans les ganglions juxta-vertébraux, cervicaux et
lombaires.

B.2.2. Définition ostéopathique
La définition ostéopathique donne une notion plus étendue du LCR. En effet, en plus du
liquide qui baigne le nevraxe et qui est contenu dans le tissu arachnoïdien, le concept
ostéopathique reconnait le liquide qui circule a travers les gaines nerveuses et les fibres
collagènes du tissu conjonctif et, d’une manière globale, tout le liquide interstitiel
plasmatique et lymphatique circulant comme issu du LCR.
Leur composition est en effet pratiquement identique. Ils forment avec le sang les deux
composants du milieu intérieur.

11

B.2.3 Composition
C’est un liquide transparent et jaunâtre. Il a une capacité de quelques gouttes à la naissance,
à 100/150cc chez l’adulte, pour le LCR du névraxe.
Le LCR est renouvelé toutes les six heures, soit 3 à 4 fois par jour dans les conditions de
normalité physiologiques de l’homéostasie corporelle.

12

B.3. Illustration schématique

13

14

15

16

17

18

19

Passons maintenant à l’étude pratique, dans laquelle seront présentés les deux groupes de
patients testés ainsi que le protocole de test.

20

C. Etude pratique

21

C.1. Mesure des effets à long terme des substances
psychoactives

Evaluation, tests membraneux/liquidiens ostéopathiques et état général du patient sur deux
groupes de 20 individus.

Groupe A
Critères d’inclusion :
 Fille ou garçon entre 18 et 55 ans.
 Aucun antécédent traumatique important sur le bassin, rachis et crâne, du type AVP
ayant nécessité une hospitalisation, chutes ou chocs ayant entraînés une fracture
conséquente sur l’axe cranio-sacré ces 10 dernières années.
 Patient ayant ingéré pendant plusieurs années une substance psycho-active du type
héroïne ou cocaïne, la dernière prise remontant à maximum 10ans.
 Actuellement sous traitement substitutif (méthadone ou subutex), avec prise
quotidienne ou quasi-quotidienne.
Critères d’exclusion :
 Tout patient ne répondant pas à l’ensemble des critères d’inclusion.

Groupe B
Critères d’inclusion :
 Fille ou garçon entre 18 et 55ans.
 Aucun antécédent traumatique important sur le bassin, rachis et crâne, du type AVP
ayant nécessité une hospitalisation, chutes ou chocs ayant entraînés une fracture
conséquente sur l’axe cranio-sacré ces 10 dernières années.
 Patient n’ayant jamais ingéré de substance psycho-active, ou tout traitement
substitutif en rapport.
Critères d’exclusion :
 Tout patient ne répondant pas à l’ensemble des critères d’inclusion.

22

C.2. Protocole de tests

Anamnèse
 Etat général du patient :
 état de forme/fatigue actuelle
 anxiété
 sommeil
 nervosité
 instabilité d’humeur
 maux de tête
 rachialgie et sa localisation
Rq : Le but de cette anamnèse succincte n’étant pas par la suite de traiter ces
symptômes mais seulement de trouver des douleurs similaires entre les patients de ce
même groupe.

Tests
 Test D7/D8/D9
 Test L5
 Test sacrum
 Ecoute cranio-sacré
 Ecoute et palpation crânienne (degré de densité)
 Evaluation des tensions membraneuses intracrâniennes :
 Faux du Cerveau
 Tente du cervelet
 Test SSB
 Ecoute au niveau des temporaux.
 Test du diaphragme (coupoles et piliers)

23

D. Résultats Groupe A

24

Sexe : 75% hommes 25% femmes
Forme / fatigue : 30% des patients sont en forme, 70% présentent une fatigue permanente.
Anxiété : 75%
Sommeil : 85% voient leur sommeil perturbé (difficulté à s’endormir, réveils fréquents,
insomnies…)
Nervosité : 70%
Instabilité d’humeur : 80%
Maux de tête : 20%
Rachialgies
10% n’ont aucune douleur
35% présentent des dorsalgies
15% présentent des cervicalgies
70% présentent des lombalgies
30% des patients présentent donc plusieurs zones rachidiennes douloureuses.
D7 : 65% du temps en dysfonction
D8 : 75% du temps dysfonction
D9 : 40% du temps en dysfonction
L5 : 85% du temps en dysfonction
Sacrum : 95% du temps en dysfonction

Mécanisme crânio-sacré (force, amplitude et synchronisme)
25% du temps ralentit au sacrum
25% du temps ralentit au crâne
45% du temps asynchrone
35% du temps normal.
Etat du crâne : 50% dense, 50% normal.

25

SSB :
30% en flexion
00% en extension
15% en SBR
20% en compression
25% en torsion
10% sans dysfonction, contre 90% en dysfonction.

Temporaux : 75% du temps temporal gauche en dysfonction
20% du temps temporal droit en dysfonction
10% du temps aucune dysfonction

Faux du cerveau :

30% des patients ne présentent aucune dysfonction.
50% dysfonction partie antérieure
45% dysfonction partie postérieure
25% des patients présentent une double dysfonction

Tente du cervelet :

30% du temps mobilité restreinte à droite
45% du temps mobilité restreinte à gauche
25% du temps ne présentent aucune dysfonction

26

Coupoles diaphragmatique :
05% du temps les patients ne présentent aucune dysfonction
85% coupole droite en dysfonction
50% coupole gauche en dysfonction
25% des patients présentent une double dysfonction
Piliers diaphragmatiques :
60% du temps pilier droit en dysfonction
65% du temps pilier gauche en dysfonction
25% des patients présentent une double dysfonction.

On peut dès lors remarquer, au niveau de l’état général du patient :
Entre 70% et 85% des patients répondent aux symptômes connus, à savoir
-

Fatigue permanente
Anxiété
Perturbation du sommeil
Nervosité
Instabilité d’humeur

En revanche, seulement 20% des patients présentent des maux de tête, on peut donc en
déduire que ce symptôme n’est pas exacerbé par la prise de substance psycho-active.

27

E. Résultats groupe B

28

Sexe : 55% hommes 45% femmes
Forme / fatigue : 75% des patients sont en forme, 25% présentent une fatigue permanente.
Anxiété : 50%
Sommeil : 05% voient leur sommeil perturbé (difficulté à s’endormir, réveils fréquents,
insomnies…)
Nervosité : 40%
Instabilité d’humeur : 10%
Maux de tête : 20%
Rachialgies
30% n’ont aucune douleur
25% présentent des dorsalgies
10% présentent des cervicalgies
45% présentent des lombalgies
10% des patients présentent donc plusieurs zones rachidiennes douloureuses.
D7 : 40% du temps en dysfonction
D8 : 55% du temps dysfonction
D9 : 50% du temps en dysfonction
L5 : 65% du temps en dysfonction
Sacrum : 55% du temps en dysfonction

Mécanisme crânio-sacré (force, amplitude et synchronisme)
00% du temps ralentit au sacrum
05% du temps ralentit au crâne
10% du temps asynchrone
85% du temps normal.
Etat du crâne : 35% dense, 65% normal.

29

SSB :
15% en flexion
05% en extension
15% en SBR
00% en compression
30% en torsion
35% sans dysfonction, contre 65% en dysfonction.

Temporaux : 30% du temps temporal gauche en dysfonction
20% du temps temporal droit en dysfonction
50% du temps aucune dysfonction

Faux du cerveau :

50% des patients ne présentent aucune dysfonction.
45% dysfonction partie antérieure
10% dysfonction partie postérieure

Tente du cervelet :

20% du temps mobilité restreinte à droite
30% du temps mobilité restreinte à gauche
50% du temps ne présentent aucune dysfonction

30

Coupoles diaphragmatiques :
60% des patients ne présentent aucune dysfonction
25% des patients présentent une coupole droite en dysfonction
20% des patients présentent une coupole gauche en dysfonction

Piliers diaphragmatiques :
60% du temps pilier droit en dysfonction
25% du temps pilier gauche en dysfonction
25% des patients ne présentent aucune dysfonction.

Dans le chapitre suivant plusieurs schémas illustreront les résultats obtenus ci-dessus, et une
rapide analyse schéma par schéma sera effectuée.

31

F. Analyse statistique

32

33

 Comme l’on s’y attendait, on peut déduire de ces résultats comparatifs que la toxicomanie joue un rôle important dans cette
symptomatologie : fatigue chronique, perturbation du sommeil, anxiété, nervosité ainsi que de changements d’humeur sans
raisons apparente sont augmentés voire démultipliés chez certains patients.
 En revanche, il est à noter que la prise de substances psycho-actives ne semble ni provoquer ni aggraver les maux de têtes.

 On peut voir ici que les lombalgies sont augmentées d’une fois et demie par la prise de drogue.
 Par ailleurs, pour les personnes qui à la base n’ont aucune douleur sur l’axe vertébral, l’addiction semble multiplier par trois le risque
d’apparition de douleurs rachidiennes.
 On ne peut rien déduire de concluant sur les dorsalgies ou cervicalgies.

 On remarque ici que la prise répétée d’opiacés augmente d’environ 20% les dysfonctions sur D7, D8 et L5.
 D9 ne parait pas touchée par le phénomène.
 D’autre part, les dysfonctions sacrées se voient presque doublées entre les patients du groupe B et ceux du groupe A.
=> Le sacrum serait donc la pièce la plus réceptive et la plus sensible de l’axe vertébro-sacré.

 Globalement, 85% des patients sains ont un mécanisme crânio-sacré correct, contre seulement 35% chez les toxicomanes. Le mouvement étant
conduit et entretenu par les membranes, on peut alors supposer que le relargage de ces substances au niveau membraneux a pour effet de
diminuer leur élasticité et ainsi d’altérer de manière conséquente le mouvement global des différentes pièces osseuses de l’axe.
 L’asynchronisme (+35%) ainsi que le ralentissement au crâne (+20%) ou au sacrum (+25%) viennent renforcer cette théorie.

 Globalement, la toxicomanie multiplierait par trois le risque de dysfonction crânienne pour les patients qui à la base n’en présentent pas.
D’après l’histogramme, elle pourrait également entraîner une augmentation de la densité crânienne, un risque plus élevé de dysfonction
de flexion et de manière plus conséquente de compression osseuse ou membraneuse (00% contre 20%).
 Les déductions sur l’extension, le SBR ou la torsion crânienne ne sont pas concluantes.

 A nouveau, la prise répétée de drogues semble augmenter radicalement les tensions membraneuses notamment sur la partie postérieure
de la faux du cerveau (moins remarquable sur la partie antérieure), sur la partie gauche de la tente du cervelet (moins sur la partie droite), ce qui
semble avoir un rapport certain avec l’augmentation des dysfonctions de l’os temporal gauche.

 On remarque ici une augmentation certaine des restrictions de mobilité sur les deux coupoles, notamment la coupole droite, en rapport
direct avec le foie. Même phénomène pour le piler gauche, mais pas pour le droit. Un seul patient toxicomane présentait une mobilité
diaphragmatique correcte.

G. Interprétation / discussion

41

J’essaie maintenant de mettre en relation les différentes conclusions établies lors de
l’analyse statistique.

G.1. Au niveau des symptômes généraux :
L’action chimique des opiacés sus-cités sur le système nerveux central, l’état de manque ou
la toxicité des substances pour le foie ou les reins sont les plus simples explications pour les
problèmes de nervosité, anxiété, fatigue permanente, instabilité d’humeur, etc…
En effet, le corps étant habitué à être apaisé par le produit, quand les effets s’estompent le
patient devient nerveux, passe d’un stade euphorique à angoissé, le manque lui provoque de
l’anxiété jusqu’à ce qu’il trouve de nouveau de quoi retrouver son état de bien être absolu et
éphémère.

G.2. Au niveau des rachialgies et dysfonctions vertébrales
Le diamètre du canal vertébral étant rétréci en D7/D8/D9, il est logique que la perte
d’élasticité membranaire provoque une augmentation de la fréquence des dysfonctions, à ce
niveau, surtout sur D7/D8.
L’extrémité inférieure membranaire (L5 et sacrum) paraît néanmoins la plus sensible à la
fibrose membranaire. Cela pourrait se comprendre car cette zone lombo sacrée est bien
plus mobile que les dorsales, lors de la locomotion par exemple, ce qui la rendrait plus
expressive quand sa mobilité est altérée.
La symptomatologie en rapport est cohérente car on voit que seules les lombalgies sont
augmentées de manière marquée.

G.3. Au niveau du mécanisme crânio-sacré
Si l’on suit la même théorie « membraneuse », on comprend aisément que le ralentissement
du mouvement crânien, sacré ou la perte de synchronisation entre les deux découle de la
rigidification membranaire précédemment évoquée.

42

G.4. Au niveau du crâne, SSB et membranes intracrâniennes
On remarque que de manière globale la prise de drogue rend le crâne plus dense, moins
souple et moins mobile (les dysfonctions de compression confirment en partie ce résultat).
En revanche, même si la fréquence de dysfonction de flexion crânienne est augmentée, il
n’apparait pas de dysfonction précise en particulier, seulement cet état global de crâne
« pierreux », sans amplitude, sans rythme, presque sans mouvement.
Encore une fois, les tests membraneux confirment ce point de vue, car toutes les fréquences
de dysfonctions de la tente du cervelet ou de la faux du cerveau sont augmentées, plus ou
moins selon la latéralité.

G.5. Au niveau du diaphragme thoraco-abdominal
On peut déduire que le duo coupole droite – pilier gauche est le plus touché, probablement
à cause de l’absorption et filtration hépatique se faisant à proximité. La quasi-totalité du
temps (95%) les toxicomanes voient leur mobilité thoraco abdominale altérée, contre 60%
pour les patients dits « sains ».

43

H. Conclusion

44

Cette étude m’a permis de confirmer en grande partie ce que j’ai appris lors de ma
formation, notamment dans les cours de Mr Pradal, enseignant au Collège ostéopathique de
Marseille. Toutes les manières et positions de tests crâniens sont dérivées de ce cours-là.
En effet, les membranes jouent un rôle essentiels au niveau du mouvement crânien,
sacré, ainsi que dans la mécanique crânio-sacrée. Quand leur structure est altérée par des
substances toxiques, les zones clefs de l’organisme comme le diaphragme, le bassin ou le
rachis perdent une partie plus ou moins importante de leur mobilité.
Les dysfonctions qui en résultent sont diverses et variées dans leur nature, mais mises en
commun elles réduisent considérablement le mouvement global, ce qui provoque de
nombreux effets négatifs sur le patient, symptômes qui ne contribuent pas à la récupération
d’une vie sociale et professionnelle normale et d’une santé correcte.
Par ailleurs, j’ai volontairement choisi les vertèbres D7/D8/D9 pour leur rapport
membraneux (attaches plus fortes dues au rétrécissement duremérien) mais j’aurais
également pu les choisir en tant que lien neurologique hépatique. Les substances toxiques
étant en grande partie éliminées par le foie, les dysfonctions retrouvées ne sont peut-être
pas seulement dues à ces attaches membranaires mais aussi à un foie engorgé, hypomobile,
présentant une usure précoce causée par une sur-sollicitation et une filtration continue de
substances toxiques.
Le viscéral n’a donc pas été traité en profondeur ici, mais il serait judicieux de penser
qu’avec un foie travaillant plus que la normale et un tel manque de « souplesse
diaphragmatique », c’est toute la digestion qui perd sa dynamique et les conséquences ne
tarderont pas à apparaître.
Afin de cibler au mieux l’étude pratique sur les membranes de tensions réciproques, je n’ai
pas abordé ce domaine mais il pourrait être intéressant de le faire au cours d’une prochaine
étude.
J’aurais également aimé proposer et suivre l’évolution d’un traitement ostéopathique sur les
zones en dysfonctions mais par manque de disponibilité et de temps principalement je n’ai
pas pu le faire.
Je précise aussi que j’aurais aimé pouvoir établir mon protocole de tests en double
aveugle afin d’objectiver davantage mes résultats mais aux vues des difficultés rencontrées
pour entrer au centre, je n’ai pas pu y intégrer un second praticien. Ces difficultés à entrer
au centre d’aide aux toxicomanes sont bien réelles car beaucoup pensent que l’ostéopathe
est tout à fait inutile parce qu’il n’a aucune action de substitution ou de sevrage.

45

L’inverse a été prouvé car, même sans faire de séance complète et sans réel traitement, les
patients (en grande majorité) étaient très satisfaits de ce que je leur ai proposé et ont
demandé une nouvelle séance. Je n’ai pas eu de retour de la part des patients restants.
Certains comptent plusieurs années de solitude et d’addiction, le seul fait de les toucher
allongés sur une table les apaise et leur procure un peu de bien-être. L’équipe soignante a
été tout simplement géniale, m’a aidé à toutes les étapes et ma même proposé de prolonger
mon intervention, ce qui prouve encore une fois que prendre soin du « drogué » n’exclut pas
prendre soin de l’humain.

46

I. Bibliographie

47

Livres d’anatomie

NETTER F.H., 2009. Atlas d’anatomie humaine. Editions Masson, page 103.
ROHEN W.J, YOKOCHI C., LÜTJEN-DRECOLL E., 2000. Atlante a Colori di Anatomia Umana.
Piccin, page 66 et 87.

Ouvrages ostéopathiques

CAPOROSSI R., PEYRALADE F., 1992. Traité pratique d’ostéopathie crânienne. Editions de
Verlaque, page 290.
JAVERLIAT P., 2008. Précis de matière ostéopathique. Sully, page 97, 99, 100, 101, 102, 174.
MAGOUN H., SUTHERLAND W.G., 1976. Osteopathy in the Cranial Field. 3ème édition, The
Cranial Academy, page 27.
MCCATTY R.R., 1988. Essentials of Craniosacral Osteopathy (tome I). Ashgrove Bath, page 18.
SUTHERLAND W.G., 1990. Teachings in the science of osteopathy. Rudra Press, page 40.
ZILBERMANN S., 1991. Architecture Cranio-sacrée - Application au concept ostéopathique.
Verlaque, page 45.

Articles scientifiques

GIRAULT J.A. et a.l, (page consultée le 10 octobre 2008). Effets durables des substances
addictives : un nouveau mécanisme mis au jour [en ligne]. Communiqué de presse publié
dans la revue Nature, international weekly journal of science.
http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/girault_220508.html
OFDT - Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies, (page consultée le 15
octobre 2008). Héroïnes et autres opiacés [en ligne]. http://www.ofdt.fr/ofdtdev

48

J. Lexique

49


Documents similaires


Fichier PDF 3 introduction a la terminologie osteopathique
Fichier PDF reaneuro anainf
Fichier PDF insuffisance cardiaque chronique
Fichier PDF osteopathie cas clinique chat troubles digestifs constipation
Fichier PDF programme dg et ttt des clvf lyon 2012
Fichier PDF insuffisance cardiaque chronique arce


Sur le même sujet..