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quartier général prés de Bougie et dans les montagnes environnantes. Dans celui
d’Oran, elle est suscitée et encadrée par la confrérie religieuse des Derquaoua. Les
révoltés s’emparent de Mascara puis font le siège de la ville d’Oran .Un autre Bey est
nommé à la place de Mustapha. Après plusieurs combats, il vient à bout de la révolte
(p147).
L’ouvrage de H.Khodja est sans doute redevable au contexte
et à la conjoncture crée par le débarquement des troupes françaises près d’Alger.
L’argumentation qu’il développe s’oppose à la conquête et aux premiers actes de
gestion de la ville d’Alger. Son objectif premier est bien celui-là. Une image de l’Etat
et de la Régence d’Alger, diamétralement opposé à celle de H.Khodja se trouve dans la
Réfutation de l’ouvrage rédigée et publiée (10) par l’entourage du maréchal Clauzel
(11).
Il reste que l’ouvrage de H.Khodja, au delà de la polémique et de son hostilité à la
conquête, est synthétique et construit, probablement, une des rares légitimations de
l’Etat d’Alger du 16e au 19e s.
Son apport est double. H.Khodja met en oeuvre les deux notions d’équité et de justice
de l’Etat. Elles sont des notions anciennes de la pensée politique. Elles ne sont pas
absentes dans la conduite de l’Etat en Algérie du 16e au 19e s.
H.Kodja décrit également les mécanismes d’articulation de l’Etat et de la population.
La connaissance du pays, les relations de mariage et les alliances avec les notables
régionaux et locaux sont essentielles au fonctionnement et à la durée de l’Etat.
Seule la rupture dans ces deux domaines provoque la crise et la décadence du
gouvernement. Elle est bien datée de la fin du 18e s et n’a, aux yeux de H.Khodja,
aucun caractère structurel.

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