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Hémorragies graves.pdf


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Hémorragies graves au cours de la grossesse et du post-partum. Choc hémorragique ¶ 5-082-A-10



Points essentiels

• Le choc hémorragique reste la principale cause de mortalité maternelle en France.
• L’urgence hémorragique obstétricale constitue une situation spécifique qui impose une prise en charge multidisciplinaire
immédiate où obstétricien, anesthésiste-réanimateur et radiologue interventionnel sont impliqués.
• La majorité des hémorragies du post-partum surviennent chez des patientes ne présentant aucun facteur de risque identifié.
• Les anomalies de la placentation, en particulier le placenta accreta, constituent des situations particulières et réclament un
dépistage et une prise en charge spécialisée.
• Le bilan obstétrical initial doit être complet, assurant la vacuité utérine, le massage utérin, la suture exhaustive des lésions
éventuelles de la filière. Les lésions de la filière génitale qui sont parfois méconnues ou sous-estimées peuvent être à l’origine d’un choc
hémorragique.
• L’utérotonique de première intention est l’ocytocine. Le Cytotec® et le Méthergin® ne sont actuellement pas recommandés pour la
prise en charge des hémorragies du post-partum en France.
• La chronologie de prise en charge initiale est primordiale. La réalisation concomitante des gestes obstétricaux et anesthésiques
passe par une prise en charge multidisciplinaire immédiate. L’administration de sulprostone doit être effectuée dans la première demiheure.
• La prise en charge invasive conservatrice dans les formes graves, par ligatures ou capitonnage chirurgical ou par embolisation, ne
doit pas retarder la réalisation d’une hystérectomie d’hémostase en cas d’instabilité hémodynamique non contrôlable.
• Dans les formes graves, une réanimation basée exclusivement sur le remplissage (cristalloïdes ou colloïdes) augmente possiblement
les pertes sanguines, l’hémodilution et la mortalité en l’absence de transfusion. Le remplissage a donc pour but, en attendant les
produits sanguins, d’éviter le désamorçage hypovolémique et de maintenir une pression « suffisante » pour la perfusion des organes
« nobles » (coronaires et cerveau).
• La transfusion sanguine est incontournable en cas d’hémorragie importante car elle seule est capable de maintenir le transport en
O2. Dès que du sang est disponible, la normalisation de la volémie devient un objectif prioritaire car l’hypovolémie est rapidement
délétère, en particulier par le biais de la souffrance hépatosplanchnique et myocardique.
• Les catécholamines vasoconstrictrices (éphédrine, noradrénaline, adrénaline) sont indiquées en cas de collapsus après l’induction
de l’anesthésie, ou de choc hémorragique incontrôlable. Elles sont toujours associées au remplissage et à la transfusion.
• Les recommandations émises par le CGOF en 2004 définissent clairement les principes organisationnels en matière de prise en
charge initiale des hémorragies du post-partum.
• Devant une hémorragie persistante en milieu obstétrical, malgré une prise en charge initiale optimale, il faut, si l’état de la patiente
le permet, la transférer vers un centre tertiaire doté d’un plateau technique complet (en particulier avec possibilité de réanimation
lourde et de radiologie interventionnelle).
• La réflexion sur la prise en charge de l’hémorragie du post-partum doit se faire en amont avec la mise en œuvre de toutes les
mesures préventives et la recherche de facteur de risque.
.

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