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Nom original: Juliette PAQUET RAPPORT DE STAGE.pdfTitre: RAPPORT DE STAGE ANKAMA FEVRIER 2012Auteur: Juliette

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PAQUET
Juliette
1ère S5

RAPPORT DE STAGE
ANKAMA
FEVRIER 2012

SOMMAIRE
Présentation de l’entreprise ANKAMA
L’entreprise Ankama
Les différentes activités
Histoire de l’entreprise

Mes activités pendant le stage
Planning de la semaine
Création des figurines
Réalisation des dessins animés

Le métier d’animateur 2D/3D

Bilan
Déroulement du stage
Projet pour l’avenir
Remerciements

L’entreprise ANKAMA
Ankama est un groupe indépendant de création numérique créé en 2001 par trois amis issus de la même
agence.
Il est actuellement basé au 75 boulevard d’Armentières, à Roubaix.
Le groupe Ankama œuvre dans différents secteurs et se divise donc en plusieurs entreprises :
Ankama Games :
Créée en 2003, cette division d’Ankama a pour but de produire des jeux vidéos.
La première tentative fut un jeu de plateforme pour Gameboy Advance, mais ne vit pas le jour. La société fut reconnue
grâce au jeu en ligne Dofus, sorti en 2004. Suite au succès de celui-ci, deux autres jeux furent élaborés. Dofus Arena et
Wakfu.

Ankama en
quelques chiffres :

Ankama Editions :
Créée en 2005, cette division couvre un large domaine : manga, BD, livres pour enfants, art-book…
Elle ne se limite pas à Dofus et à Wakfu, mais édite des livres aux thématiques très variées.
Elle possède deux labels, le label 619, et le label araignée.
En 2009 est créée CFSL ink, une filiale d’Ankama Editions. C’est une communauté en ligne d’illustration et de
graphisme, qui rassemble amateurs et professionnels.

10 000 m2 de
locaux

Ankama Animation :
Cette section a été créée en 2007, à l’origine pour diffuser une série d’épisodes sur l’univers de Wakfu, un jeu vidéo en
cours de développement. C’est finalement un dessin animé, Wakfu, qui est diffusé, et ce avant même la sortie du jeu
puisque ce dernier n’est qu’en bêta-test.
Ankama Presse :
Fondée en 2007, cette division tire partie de la notoriété des jeux pour faire connaître les autres univers d’Ankama,
avec Dofus Mag et IG Magazine.
Ankama Music :
Cette division créée en 2009 se charge de la production musicale et sonore liée aux projets d’Ankama.
Ankama Products :
Cette société d’Ankama se charge de l’élaboration et de la création de tous les produits dérivés.

450 personnes y
travaillent

2008 : Dofus
franchit le cap des
10 millions de
joueurs
2009 : plus de
700 000
exemplaires des
livres Dofus vendus
2009 : record de
connexion pour le
jeu Dofus avec
700 000 joueurs
connectés sur la
journée, et 175 000
simultanément

Les différentes activités d’Ankama
Jeu vidéo :
Dofus est un jeu de rôle en ligne massivement multi-joueurs (MMORPG).
Le joueur peut incarner un ou plusieurs personnages, et les faire évoluer
dans un monde où il peut combattre tour à tour, monstres ou autres
joueurs. Dofus est un jeu dont une partie est accessible gratuitement, le
reste est réservé aux abonnés (99% du jeu n’est accessible qu’aux
abonnés). En France, Dofus possède plus de joueurs que World of
Warcraft, le leader mondial des MMORPG.
Wakfu est un MMORPG du même genre que Dofus, mais possédant
quelques changements, avec notamment l’apparition de nouveaux
personnages, et une interface différente. La version bêta a été mise en
ligne, mais le jeu terminé vient de sortir (février 2012).
Animation :
En parallèle à la sortie du jeu, Ankama a créé un dessin animé nommé Wakfu, diffusé depuis 2008 sur
l’émission jeunesse Toowam (France 3). L’histoire est celle d’un garçon possédant certains pouvoirs, et
qui, accompagné de plusieurs compagnons, vit une aventure. La série est composée de deux saisons,
ce qui représente au total 52 épisodes de 22 minutes environ. La série est intégralement réalisée dans
les studios d’Ankama, à Roubaix. Un long métrage est actuellement en cours de préparation et devrait
sortir au cinéma en 2014.
Edition :
Il existe une bande dessinée du nom de Dofus, et qui reprend les personnages du jeu. Les scénarios
sont de Tot, et les dessins de Ancestral Z. Plus de 1.5 millions de bandes dessinées Ankama ont été
vendues, et Dofus est aujourd’hui le manga français le plus lu.
Presse :
Ankama Presse est une entreprise du groupe Ankama qui a développé 2 magazines : Dofus Mag et IG
magazine. Dofus Mag est à la fois guide du jeu officiel, et livre d’illustrations, IG Magazine est un
bimestriel consacré aux jeux vidéos.
Produits dérivés
Il existe une grande gamme de produits dérivés issus de l’univers de Dofus et Wakfu, comme des
peluches, cartes, T-shirts, goodies…

Histoire de l’entreprise
Le nom Ankama provient du début des prénoms des trois
fondateurs : ANthony, CAmille, et MAnu (Emmanuel).
Camille et Emmanuel, diplômé de l’ENIC, ont rencontré
Anthony dans une société de communication, pour
laquelle ils ont travaillé pendant trois ans, avant de fonder
ANKAMA.

2001 : Fondation d’Ankama Web, une agence de
communication interactive, par Anthony Roux
(directeur artistique), Camille Chafer (directeur
technique) et Emmanuel Darras (directeur commercial
et financier), qui élabore un projet de jeu en ligne, à
l’origine appelé Duel.
2003 : Création d’Ankama Games
2004 : Sortie de Dofus MMO, un jeu en ligne multijoueurs, et premier MMORPG français
2005 : Sortie de Dofus en anglais, et création
d’Ankama Edition
2007 : Création d’Ankama Animations, et d’Ankama
Presse
2008 : Diffusion du dessin animé Wakfu sur France 3
et parution de IG Magazine
2009 : Lancement d’un jeu de carte, Wakfu TCG, et
création d’Ankama Music
2010 : Sortie du jeu Dofus Arena, parution de Dofus
Mag, et déménagement de l’entreprise à Roubaix.
2011 : Arrêt de Wakfu TCG
2012 : Sortie du jeu en ligne multi-joueurs Wakfu,
après 4 ans de bêta ouverte

Planning de la semaine
Lundi :
Visite de l’entreprise Ankama, et présentation rapide des
différents métiers.
Découverte de quelques métiers, notamment illustratreur,
peintre, animateur, et chargé de communication.
Mardi :
Recherche sur l’entreprise Ankama, son histoire, ses activités…
Consultation de livres sur l’infographie.
Mercredi :
Découverte des différentes étapes concernant la réalisation des
figurines Dofus et Wakfu.
Jeudi :
Découverte des différentes étapes de production d’un dessin
animé, notamment dans les secteurs de l’animation, des décors,
des layouts, des effets spéciaux, de l’animation traditionnelle et
du compositing.
Vendredi :
Découverte d’autres métiers : dans l’animation, le montage et les
animatiques, et dans les jeux vidéos, le designer son et le
compositeur.
Découverte d’Ankama Editions.

Création des figurines
Ankama réalise de nombreux produits dérivés : peluches, figurines, sacs, stickers… Les figurines sont des produits qui attirent à la fois
les collectionneurs et les enfants, ce qui en fait un bon produit (toutefois moins rentable que les peluches).
Ankama a élaboré 34 figurines différentes, dont 21 sont en cours de production.
La production de figurines se déroule en plusieurs étapes. Il faut compter environ 6 mois entre la conception et la mise sur le marché.

La conception :
On réalise tout d’abord des dessins, des croquis de l’aspect global de la figurine (position,
proportions, tenue…), et qui servent de base pour les prochaines étapes.
Puis le personnage est modélisé en 3D grâce à un logiciel afin d’obtenir un visuel. A l’aide
d’une imprimante spéciale, on effectue un prototype qui permet de se rendre compte des
défauts, des modifications à apporter (par exemple, un manque de stabilité, des
proportions fausses…).
La figurine est ensuite mise en couleur pour trouver le résultat parfait.
Plusieurs prototypes sont ainsi créés, jusqu’à ce que l’on arrive à un résultat final qui
convienne et qui soit validé.
Le contrat :
Les figurines ne sont pas produites à Ankama, mais en Chine, ce qui permet un coût plus
faible . Un contrat est tout d’abord rédigé avec l’usine qui va se charger de la production des
figurines. On y définit le prix à payer, qui prend en charge quoi (qui va se charger de
l’acheminement du produit par exemple).
Un fois le contrat rédigé et signé par les deux entreprises, Ankama envoie à l’usine le
prototype effectué, ainsi que les fichiers concernant le produit. L’usine va alors pouvoir
effectuer ses premiers prototypes.

La production :
Il faut d’abord créer un moulage des différentes parties de la figurine. En effet, celle-ci n’est pas produite d’un seul bloc, mais en
plusieurs parties, qui sont ensuite assemblées et collées. Ankama, à l’aide de photos envoyées par l’usine, peut réaliser un suivi
du produit, signaler les défauts et les retouches à effectuer. Il faut compter en général trois retouches pour que le moulage soit
parfait. Cette période dure environ 35 jours.
Le produit est ensuite poli, pour retrouver la forme finale, et corriger certains défauts. Le polissage dure de 2 à 3 jours.
Puis des masques sont créés. Un masque est un morceau de métal qui, appliqué sur la figurine, permet d’en isoler une partie et
ainsi de la mettre en couleur proprement. Cette technique est utilisée pour des pièces comportant plusieurs couleurs. Si un
morceau de la figurine est unicolore (un bras par exemple), on se contente de le passer dans une machine qui vaporise la
peinture souhaitée.
Dans un même temps, des graphistes d’Ankama se chargent d’élaborer le packaging du produit, c’est-à-dire l’aspect de
l’emballage qui le contiendra. L’emballage est très important, puisque c’est ce que voit l’acheteur en premier, et qui va donc
l’attirer et l’inciter à acheter le produit. Comme pour les figurines, un prototype est élaboré par l’usine, puis validé par Ankama.

Cette figurine montre l’utilité de l’emploi de masques, pour l’anneau,
ou la sacoche par exemple, sans quoi la finition serait beaucoup
moins jolie.

Packaging du produit : le couvercle est emboité, ce qui
permet de ranger le produit. Au dos sont annoncés les
autres figurines existantes.

La mise sur le marché :
Avant de pouvoir être commercialisés, les produits sont testés. Un employé
d’Ankama est envoyé en Chine pour tester et vérifier les produits. Il contrôle la
qualité et la sécurité du produit.
Concernant la qualité, il existe deux fautes pouvant être commises par l’usine :
faute majeure et faute mineure.
Une faute majeure rend le produit invendable. Il peut s’agir d’un produit qui se
casse facilement par exemple, ou de l’oubli de l’inscription CE ou du nom du
producteur (ce qui empêcherait l’exportation du produit à la douane). A partir de
deux fautes majeures repérées dans un lot, la production est refusée. Il faut alors
refaire une production en prenant soin de ne pas laisser de défauts aux figurines.
Une faute mineure n’est pas trop grave, parfois peu visible, et ne rend pas le
produit invendable. Il peut s’agir d’une trace, d’un léger défaut dans la mise en
couleur, ou d’une ligne de coupe visible, par exemple. A partir de 15 fautes
mineures sur un lot, la production est refusée. Ankama bénéficie alors d’une
remise sur le coût de la production, ou peut demander à l’usine de la refaire.

Concernant la sécurité du produit, trois tests différents sont effectués : un test
physique, un test anti-flamme et un test d’éléments chimiques. L’âge minimum
d’utilisation du produit peut ensuite être inscrit sur le produit.
Une fois les tests terminés, la production des figurines à grande échelle peut être
lancée. Il s’agit en général de 1000 pièces.
La production terminée, elle est acheminée dans un entrepôt en attendant que la
douane effectue un contrôle des papiers, parfois de la marchandise. Puis, elle est
placée dans un conteneur et acheminée par transport maritime vers l’Europe, ce
qui prend de 35 à 40 jours. Si les délais sont très courts, et que Ankama a besoin de
la production au plus vite, il est possible que le transport soit aérien. L’arrivée de la
production se fait en Belgique, pour des coûts de douane moindres. Elle est
ensuite stockée dans un entrepôts à Bondues, avant d’être redistribuée dans les
différents magasins.

Réalisation des dessins animés
La production du dessin animé s’effectue en plusieurs étapes. La chaîne de fabrication se décompose en trois grands
pôles : la pré-production, la production, et la postproduction. Ceux ci se divisent ensuite en plusieurs étapes.
De la conception à la diffusion du dessin animé, il faut compter jusqu’à 6 mois de travail.
La réalisation du dessin animé est gérée par le réalisateur, qui est le directeur artistique du projet. Il supervise toute
les étapes, et valide le travail de chacun. C’est toujours lui qui a le dernier mot en cas d’un changement à effectuer.

Il n’était malheureusement pas possible pour Ankama de me fournir des illustrations, certaines des images qui vont
suivre ne sont donc pas tirées du dessin-animé Wakfu.

La pré-production
Il s’agit de l’élaboration du projet. Cette période se compose de plusieurs étapes qui
ont pour but de bien définir le projet à réaliser, et ainsi de guider au mieux les
personnes de la production dans leur travail.
Le script
Plusieurs auteurs se chargent de l’écriture du script, qu’ils transmettent ensuite à des
designers chargés de dessiner les personnages, les décors.
Exemple de story-board
Le pack boarder
Ils effectuent un pack boarder, qui recense tous les personnages, les décors et les objets,
et qui sert de référence pour les personnes qui vont par la suite travailler sur le projet.
Le story-board
Il s’agit, d’un dossier qui recense les images, intentions et actions du dessin animé. Il
définit donc le déroulement du dessin animé.

L’animatique
C’est une sorte de story-board animé. Les images, fixes, défilent les unes après les autres,
avec le temps qu’elles occuperont réellement dans le dessin animé. On y trouve
également les premiers cadrages, et les premiers sons. L’animatique est très importante
pour les animateurs pour qu’ils connaissent exactement la durée de chaque scène, et
donc le temps qu’ils doivent passer sur les animations.

Animatique d’une scène du film Tarzan

Les Layouts
Le layout, c’est le lien entre le story-board et les autres sections dans la chaîne de
production. Le layout est une image corrigée, redesignée du story-board, et qui donne
énormément d’indications sur le décor, sa structure, ainsi que sur le cadrage, les
différents mouvements et effets.
Une fois toutes ces étapes terminées, la production peut commencer.
Exemple de layout

La production
Il s’agit de l’étape de fabrication du dessin animé.
On y construit les animations des personnages, ainsi que les décors.
Les personnages sont animés sur fond blanc, sans ombres, ni jeux de couleurs. Les décors sont faits à part, par d’autres équipes.
Cette étape dure environ 1 mois
Les décors
Les personnes chargées des décors se servent du layout comme base. Le layout est en noir et blanc. Les décorateurs peuvent
apporter des modifications si nécessaire, puis ils apportent les couleurs.
Le plus important n’est pas de faire une belle image. En effet, ce qui prime est l’histoire racontée, les personnages. Le décor ne doit
que servir un propos, la narration. Il doit augmenter le réalisme de la scène, tout en restant « invisible ».
Les décorateurs se servent également du timing des animatiques. En effet, un décor qui occupe 3 secondes du dessin animé n’est
qu’un plan suggéré, alors qu’un décor occupant 10 secondes est plus important.

Recherches pour un décor de Wakfu

L’animation des personnages :
Pour animer les personnages, l’ animateur se sert principalement des layouts et de
l’animatique.
Il effectue d’abord un rough d’animation. C’est une version brouillon, une première
approche de ce que donnera l’animation finale.
Puis, le rough est mis au propre, et la couleur est ajoutée.

Build d’un personnage

Les animateurs peuvent utiliser des « builds », des personnages déjà construits en plusieurs
vues, et découpés en plusieurs morceaux. Il est donc possible de recréer une nouvelle
position du personnage à partir de la même image. De même, les éléments de la tête
peuvent être bougés indépendamment, il est donc possible de créer de nombreuses
expressions. Les builds sont donc un précieux gain de temps pour les animateurs, qui n’ont
pas à redessiner les personnages à chaque fois. Toutefois, il est souvent nécessaire d’y
apporter un changement.
Les animations sont faites sur un logiciel appelé Flash. Sur Flash, on travaille avec des
images vectorielles. A l’inverse des images bitmap, les images vectorielles ne sont pas
faites de pixels, mais de formules mathématiques. L’image reste donc toujours nette,
même en zoomant à l’infini. La création de personnages se fait par la manipulation de
vecteurs. On créé une droite, que l’on peut par la suite courber, étirer, de manière à obtenir
la forme souhaitée.

Recherche de personnages pour Wakfu

Rough d’animation pour le film Tarzan

Scène mise au propre de Tarzan

L’animation est une succession d’images, qui défilent assez rapidement pour que notre cerveau ait l’impression de mouvement.
On travaille donc avec la dimension temps. Sur la time line de Flash, l’animateur doit indiquer qu’à tel moment, un objet se situe à tel
endroit.
Il faut 12 images par seconde pour que notre cerveau ait l’impression du mouvement. Mais la plupart des films ou séries d’animation
de qualité sont faits à 24 images par seconde, pour que le mouvement soit plus fluide, et donc plus réaliste.
L’animation se fait grâce à des poses clés. Les poses clés sont les principales pauses du mouvement, les plus importantes. Entre
chaque pose clé, se trouvent des poses intermédiaires.
Dans l’animation traditionnelle, toutes les poses intermédiaires sont à dessiner à la main. Sur flash, on indique les pauses clés, et le
logiciel interprète le mouvement (selon des données déjà indiquées, comme l’axe de rotation), et créé les poses intermédiaires.
Toutefois, afin que le mouvement reste fluide et naturel, l’animateur doit toujours apporter des modifications, comme ajouter de la
vitesse afin de dynamiser l’action.
Pour Wakfu, l’animation se fait à la fois sur Flash, et à l’aide d’animation traditionnelle.

Poses clé pour l’animation d’un personnage de Wakfu

Poses clé pour l’animation d’un ours dans Frères des Ours

La postproduction
Durant cette étape, on ajoute les effets spéciaux, on monte toutes les scènes en ajoutant les jeux de lumières, et
on rajoute finalement les dialogues et les sons.

Effets spéciaux :
Une équipe spéciale se charge des effets spéciaux (flammes, explosion,
effets de vitesse…)
Ils doivent trouver les meilleures textures pour un rendu final réaliste.
Compositing :
Il s’agit de créer l’image qui sera diffusée à la télévision. Les personnes qui
se chargent du compositing regroupent et assemblent les décors et
l’animation, puis elles ajoutent les ambiances (ombres, lumières…). Elles
effectuent également les mouvements de caméra qui accompagnent une
action. Elles doivent parfois ajouter certains effets spéciaux.

Les météorites sont dessinée par l’équipe
des effets spéciaux.

Montage :
Cette étape consiste à réunir et à monter en un même plan, toutes les
séquences créées au compositing, pour n’avoir qu’une seule animation,
qui constitue alors le dessin animé final.
Musiques et sons :
Il ne reste qu’à ajouter les musiques et les sons, qui sont créés à partir du
dessin animé, afin d’en respecter l’ambiance. Puis l’épisode part à Paris où
les personnages seront doublés.

Ici, l’effet de lumière sur le bras du
personnage a été réalisé au compositing.

Le métier d’animateur 2D/3D
Présentation du métier :
L’animateur 2D/3D est chargé d’animer une image par ordinateur. Il doit travailler la fluidité des gestes des personnages qu’il anime afin de
recréer un mouvement réaliste.
A la différence d’un dessin animé traditionnel, la plupart du travail de l’animation s’effectue sur ordinateur.
En 2D, l’animateur part d’un dessin papier, mais utilise des logiciels pour donner le mouvement. Le rendu est le même que pour l’animation
traditionnelle.
En 3D, l’animateur ne dessine presque pas sur papier, car il se sert d’images de synthèse, directement créées sur ordinateur. Il met en
mouvement un squelette habillé de textures (peau, vêtements…) en transmettant à l’ordinateur les coordonnées de départ et d’arrivée, selon
le déplacement souhaité.
Compétences nécessaires :
Pour devenir animateur, il est nécessaire d’avoir un très bon sens artistique, et une grande créativité. Pour la 2D comme pour la 3D, être très
bon en dessin est indispensable.
Il faut également avoir une parfaite maîtrise de l’informatique, et être capable de manipuler différents outils technologiques (tablette,
logiciels…), car l’animation repose sur des technologies qui nécessitent beaucoup de pratique.
Enfin, il faut aimer le travail en équipe, car l’animateur travaille en collaboration avec d’autres personnes, producteur, animateurs…
Avantages/Inconvénients :
L’animateur a l’avantage de pouvoir vivre d’une passion, et de travailler sa créativité. Il apprend de nouvelles choses, et les projets qu’il
effectue sont toujours différents. De plus, les débouchés sont nombreux car il existe différents secteurs (cinéma, télévision, publicité…), et la
France connaît également une relocalisation de l’animation (après une délocalisation en Asie), car la maîtrise technique est maintenant plus
importante que la main d’œuvre.
Toutefois, sa créativité est parfois limitée, car il doit se plier aux exigences du producteur, et respecter le styles des personnages créés par
d’autres personnes, par exemple. De plus, l’animateur travaillant généralement sur des projets, il possède le statut d’intermittent du
spectacle, ce qui n’est pas toujours bien vu et pose des difficultés pour louer un appartement, ou effectuer un prêt.
Formations :
Bac +2 : Diplôme des métiers d’art (DMA)
Bac +3 : Diplôme de conception et réalisation de films d’animation
Bac +4 : Diplôme de dessinateur concepteur, avec une option animation
Bac +5 : Diplôme de spécialiste en cinéma d’animation

Bilan du stage
Déroulement du stage
Pendant ce stage, j’ai eu l’occasion de découvrir de nombreux métiers issus de secteurs différents (communication, animation, illustration,
sons…).

J’ai découvert certains métiers qui ne m’intéressaient pas forcément, comme designer du son, mais même si je ne souhaite pas travailler
dans ce secteur, cela m’a permis d’apprendre des choses très intéressantes.
J’ai fait ce stage à Ankama, pour pouvoir découvrir l’animation, un secteur qui m’intéresse, et dans lequel j’envisage de travailler. Pendant
cette semaine, j’ai eu la possibilité de découvrir toute la chaîne de production d’un dessin animé, ce qui était extrêmement intéressant, et
qui m’a permis de me faire une meilleure idée de ce qu’était le métier d’animateur.

Je n’ai malheureusement pas pu passer toute la semaine en animation, où je suis allée les deux derniers jours. De ce fait, les deux premiers
jours ont été assez longs, et moins intéressants.
Ce stage était également très fatiguant, du fait du temps passé devant un ordinateur.
J’attendais de ce stage de pouvoir découvrir l’animation, et ainsi de me faire une meilleure idée du métier pour me permettre d’effectuer
un choix de métier en ayant bien connaissance de celui-ci.

Je pense que stage m’a surtout ouvert les yeux sur la difficulté des métiers artistiques. En effet, la concurrence est rude, et il faut se
démarquer parmi d’autres personnes extrêmement douées. Il faut énormément travailler et sans cesse améliorer son travail. Mais il faut
également pouvoir se remettre en question, et savoir accepter les critiques.
Ce stage m’a donc amené à me poser certaines questions, quant à ma capacité, et à mes chances de pouvoir réussir dans ce métier.
Je pense qu’avec la volonté et grâce au travail, cette voie est difficile mais possible. Gagner sa vie avec sa passion pour le dessin est
gratifiant et me donne envie de suivre cette voie.

Projet pour l’avenir
Ce stage a conforté mon choix. Je souhaite toujours travailler dans l’animation, même s’il faut énormément travailler pour cela. J’ai
donc décidé de dessiner beaucoup plus qu’auparavant.
Bien que le métier d’animateur m’ait paru difficile pendant ce stage, je souhaite toujours m’engager sur cette voie.
Mon souhait serait de pouvoir intégrer une grande école d’animation, qui m’ouvrirait des portes pour trouver un emploi par la suite.
J’ai notamment l’intention d’essayer d’entrer dans l’une de ces écoles d’animation, éventuellement après avoir effectué une année de
mise à niveau en arts appliqués (MANAA) :
Supinfocom, à Valenciennes, qui fournit un diplôme de réalisateur numérique.
L’ESAAT, à Roubaix, qui fournit un DMA (diplôme des métiers d’arts) en cinéma d’animation.
Les Gobelins, à Paris, qui fournit un diplôme de concepteur et réalisateur de films d’animation.
Remerciements :
Je remercie toutes les personnes qui ont pris le temps de m’accueillir, et de me faire découvrir leur métier, ainsi que l’équipe d’Ankama
Products, dans laquelle j’ai été accueillie.
Je remercie plus particulièrement Jérôme Peschard, Directeur Artistique d’Ankama Products, sans qui ce stage n’aurait pas été possible.

PAQUET Juliette, ANKAMA, février 2012


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