L'accès à la végétation en ville (2).pdf


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INTRODUCTION
GENERALE
Lorsque l'on observe attentivement les photos satellites de la terre, on peut aisaiment
distinguer le bleu des océans du vert des continents. Ce "vert" est aussi celui des végétaux, c'est à
dire, d'après l'encyclopédie Larousse: " De l'ensemble des Êtres vivants généralement
chlorophyllien et fixés au sol, doués d'une sensibilité et d'une mobilité extrêmement discrètes,
capables de se nourrir principalement ou exclusivement de sels minéraux et de gaz carbonique, et
dont les cellules sont habituellement limitées par des membranes squelettiques de nature
cellulosique, et semble assez uniforme vue du ciel, même si l'on distingue plus nettemment les
différents massifs montagneux. C'est le cas pour la France avec les Alpes, les Pyrénnées et le
Massif central. Pourtant, d'après l'INSEE, seul 35 % du territoire correspondrait à une surface
naturelle en 2006, soit 1/3 du Paysage Français. Dans le Numéro 246 de l'Agrest Primeur de
juillet 2010, on peut y lire la chose suivante: "Les sols agricoles représentent encore en 2009 plus
de la moitié du territoire. Ils perdent en moyenne 93 000hectares sur les trois dernières années. Les
espaces dits naturels en occupent plus du tiers. Parmi eux, la forêt, qui a longtemps progressée, ne
semble plus gagner de terrain. Les espaces artificialisés progressent donc et atteignent désormais
9%. La part de la végétation sur le territoire Français est donc à relativisée, car sa situation
semble assez complexe.
En effet, en allant plus loin dans les statistiques de l'INSEE, on se rend compte que 59 % de ces
surfaces naturelles sont situées dans les campagnes sous la forme agricole . Les 3/4 des Français
vivant en ville, on peut statistiquement dire d'une manière générale que leur accès à la végétation
est moindre. Seulement, il est regretable que ce constat s'impose comme une inéluctabilité dans
l'imagerie collective. Une autre étude, celle de L'UNEP (Union Nationale des Entrepreneurs du
Paysage), menée en partenariat avec IPSOS démontre qu'ainsi,“un quart des Français n’ont pas
accès à un jardin privé, qu’il soit individuel ou collectif. Dans les grandes villes, ils sont 1 sur 3
dans ce cas, et jusqu’à 1 sur 2 en région parisienne". Mais on peut y lire d'autres informations très
intéressantes, révélatrices de cette carance végétale en ville:“près d’un Français sur trois juge
insuffisant les budgets que les collectivités consacrent aux parcs et jardins, et plus de la moitié
réclame que soit instaurée l’obligation d’un pourcentage minimum d’espaces verts dans chaque
projet immobilier ou commercial”.
Aux vues de ces statistiques, on peut donc dire que la végétation en tant que ressource, c'est à dire
en tant que potentialité offerte par le milieur physique (d'après le Petit Larousse)et la ville
entretiennent des relations plus ou moins antipodiques et tendues. Il parait simple de dresser un
portrait favorable à la végétation dans le milieu urbain, mais cette dernière amène des questions
urbaines beaucoup plus complexes, puisque la ville se doit de répondre positivement aux enjeux
contemporains. A juste titre, la population étant croissante (+1,2% par an), nous atteindrons
d'après les démographes, près de 10 milliards d'habitant dans le monde en 2050. une population
croissante qu'il faudra loger. La ville devra donc davantage se rendre disponible aux hommes.
Comment alors, accorder une place à la végétation, dans des villes qui sont de plus en plus
habitées, et où l'espace au sol ne cesse de se restreindre ?
Il sera necessaire pour répondre à cette question de montrer que la ville et la végétation sont à
l'origine très opposées par une compétition des besoins qui n'a de cesse. La ville par un processus